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France et politique française - Page 3955

  • Valls ou le degré zéro de la pensée

    Monsieur Valls se saisit de la philosophie. Il le fait à sa manière, limitée et expéditive, comme aurait dit le Général. Celle dont il a usé face aux frondeurs (qui ne méritaient par ailleurs pas tant d’honneur). Celle dont il abuse pour supprimer des débats qui le dérangent. Monsieur Valls a donc décidé d’attaquer Michel Onfray. Que lui reproche-t-il ? Le mieux est ici de laisser la parole à la victime[1].

    « Valls quant à lui n’a pas même pris le temps de lire l’entretien du Point à partir duquel il extravague. Qu’y ai-je dit? La question était la suivante: «Quels sont les intellectuels de droite dont vous vous sentez le plus proche?». Voici ce que j’ai répondu: «Je ne me sens pas proche de BHL ou d’Alain Minc, ni de Jacques Attali qui, me dit-on, sont de gauche. Faudrait-il que je me sente proche pour cela d’intellectuels de droite? Qui sont-ils d’ailleurs? Concluez si vous voulez que je préfère une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL et que je préférais une analyse qui me paraisse juste de BHL à une analyse que je trouverais injuste d’Alain de Benoist … Les Papous vont hurler! Mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu’il dit qu’il est de gauche et que Pierre Bergé, Libération, Le Monde et le Nouvel Observateur, pardon, L’Obs affirment aussi qu’il le serait…». Les papous ont donc hurlé, jusqu’à Matignon. »

    D’une certaine manière, on pourrait en rester là et laisser le Premier Ministre à sa honte. Mais, ce n’est pas la première fois qu’un membre éminent du P« S» se comporte ainsi. Il y a plus d’un an, c’était Pierre Moscovici qui s’était répandu en bavant à mon propos. Il y a du système dans la méthode. Et cette méthode, elle se dévoile chaque jour un peu plus dans la posture prise par le Premier Ministre qui se veut un apparent rempart face à l’extrême-droite. Des doutes ont été exprimés sur cette stratégie, mais je le rassure tout de suite : oui, il elle est efficace, mais comme fourrier !

    De la confusion des genres.

    En fait Manuel Valls reproche à Michel Onfray de faite son travail d’intellectuel, qui implique rigueur et honnêteté, deux mots qui ne figurent pas au vocabulaire de Béachel, ni de certains autres. Il l’accuse de perdre ses repères. Venant d’un homme qui a systématiquement brouillé les siens, qui déclare qu’il « aime l’entreprise », sans préciser laquelle, ni même établir de différence entre les entrepreneurs et l’entreprise, qui étale ainsi au grand jour ses insuffisances cognitives mais pas sa suffisance discursive, il y aurait de quoi rire.

    Mais, nous vivons une période de confusion des genres. Un candidat à la Présidence de la République peut ainsi dire en public que son « ennemi c’est la finance » et, une fois élu, renoncer à toute mesure qui limiterait le pouvoir cet ennemi, nommer ministres des hommes inféodés à cet ennemi, et en un mot faire le contraire de ce qu’il avait dit. L’exemple vient donc de haut. Alors, bien entendu, dans un monde où un ministre de « gauche » peut se permettre de révoquer des mesures clés de protection sociale, où un Premier-Ministre peut décider de faire passer cette loi aux forceps (l’article 49, alinéa 3), on peut estimer qu’il n’y a plus de repères. Ou bien, plus précisément, que ce gouvernement et ce Premier Ministre, sont les premiers responsables de cette « perte de repères ». Car, les désastres électoraux se préparent et, quoi qu’on en dise, les électeurs ne sont pas stupides. S’ils se détournent des soi-disant « socialistes », qui ont tout fait pour cela, sans aller dans les bras d’une droite dont ils ont expérimenté les mauvaises recettes, ce n’est pas sans raison.

    Le seul point sur lequel je serai en désaccord avec Michel Onfray, c’est quand il compare le microcosme politicien et médiatique aux Papous. C’est très injuste pour ces derniers. La consternante jobardise de politiciens aux abois, la prétention renversante des serviteurs des médias, tout ceci ne serait pas de mise dans les forêts de la Nouvelle-Guinée.

    Il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark[2]

    Il n’en reste pas moins que toute cette affaire est révélatrice à la fois d’un climat et de pratiques délétères. Pourquoi un politique intime-t-il à un intellectuel de parler ou de se taire ? De quel droit ce politique se permet-il de juger en des termes aussi lapidaires du travail d’un intellectuel ? J’entends bien l’objection que l’on fera : l’intellectuel ne travaille pas dans sa tour d’ivoire ; ses positions influent sur le débat politique et justifient cette interpellation. Ceci est juste mais ne serait ici pertinent que si Michel Onfray se fût lui-même positionné sur ce terrain politique. Ce n’est pas le cas. Alors, on peut approuver ou non ses positions, et de toutes les manières ses positions sont et seront l’objet de débats. Encore faut-il pour cela répondre au niveau où il se place, celui des idées. Ce n’est pas ce qu’a fait Manuel Valls, qui s’est situé délibérément sur le terrain de l’interpretation politique la plus instrumentale et qui a, sciemment, déformé la pensée de Michel Onfray.

    Mais ceci est, en lui-même, révélateur d’une conception du débat, ou plus précisément du non-débat, qui caractérise une large partie de l’élite politique française. On cherche à impressionner plus qu’à convaincre, à terroriser plus qu’à échanger des arguments. L’heure n’est plus à la discussion sur des positions rationnelles, mais à l’échange d’anathèmes et d’invectives. Ceci en dit long sur le processus de décomposition de la pensée qui produit un Manuel Valls tout comme il avait produit avant lui un Béhachel. Quand ceux qui vous inspirent vont chercher leurs sources dans les poubelles d’Internet, comme on l’a vu avec l’affaire Botul[3], il ne faut plus s’étonner que l’on raconte n’importe quoi, et pas seulement sur les débats d’idées.

    Le traitement de Michel Onfray par Manuel Valls est enfin révélateur du peu de cas que l’on fait actuellement en France de la réflexion. Je le répète, on peut parfaitement discuter des thèses d’Onfray, comme celles d’autres auteurs. Mais l’attaquer sur ses références est d’une stupidité insondable. A ce titre, nous ne lirions plus grand-chose, et en particulier nous devrions brûler des auteurs comme Carl Schmidt et bien d’autres. Que l’on puisse se construire contre un auteur implique que l’on intègre aussi une partie de sa pensée. On ne se construit contre qu’en se construisant avec. Et c’est pour cela qu’il faut lire des auteurs que l’on peut considérer comme réactionnaire, et que dire que l’on peut trouver des idées intéressantes ne vaut nullement approbation de la totalité du discours et de la démarche. Mais, je sais aussi qu’écrire cela ne sert à rien. Les gens comme Valls et Moscovici, et les petits marquis frisés qui les entourent, se moquent bien du processus de construction d’un raisonnement et d’une pensée. Ils se situent bien en deçà. On a beaucoup glosé sur l’expression « pensée unique » mais en l’espèce cette expression a un énorme défaut : dans « pensée unique » il y a encore « pensée ». Visiblement, pour Manuel Valls, c’est encore trop.

    Jacques Sapir

    [1] « Nouvelle droite, BHL, FN : la réponse de Michel Onfray à Manuel Valls » in FigaroVox, le 8 mars 2015, http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/03/08/31001-20150308ARTFIG00094-la-reponse-de-michel-onfray-a-manuel-valls.php#

    [2] “Something is rotten in the State of Denmark“, W. Shakespeare, Hamlet, Marcellius, acte I, scène 4

    [3] Lancelin A., « BHL en flagrant délire : l’affaire Botul », le Nouvel Observateur, 21 février 2010, http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20100208.BIB4886/bhl-en-flagrant-delire-l-039-affaire-botul.html

    Russeurope :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EukypFuFuyYAnXKAtw.shtml

  • Panique en Hollandie ! Par Vincent Revel

    Comme à chaque événement ressenti comme une menace par le système, nos veilleurs indignés s’emballent. Les barons des partis politiques en place gesticulent et jouent une tragédie dans laquelle ils se présentent en dernier rempart contre la barbarie. Ils brandissent haut les valeurs de la République, alors que ces dernières sont bafouées jour après jour, et ceci depuis longue date, par les mêmes qui s’en servent aujourd’hui comme une arme politique. Ils s’appuient avec force sur des médias aussi inquiets qu’eux.

    A les entendre les uns après les autres, nous pourrions nous demander : « que se passe-t-il ? » Y aurait-il eu une nouvelle attaque islamiste à Paris ? Un nouveau viol d’une jeune fille dans les transports en commun sans que cela n’éveille la réaction et l’indignation de personne ? Un nouveau meurtre à Marseille pour que nos élites prennent enfin conscience de la réalité de la vraie vie ?

    Non pas du tout, la panique collective est simplement due aux sondages annonçant le Front National gagnant pour les prochaines élections départementales ! Comme à chaque fois, le coup de la bête immonde nous est resservie pour tenter de dissuader l’électeur français de tout esprit de résistance au cas où il serait tenté de voter pour le seul parti politique en France ayant encore un peu d’attachement au mot patrie.

    Comme le dit le général Hollande « il faut arracher les électeurs du Front National ». Car le problème est justement à ce niveau. En ce début de XXIème siècle, le Front National, d’un point de vue électoraliste, est la seule formation politique, en France, à ne pas adhérer à une vision libérale du monde. A la suite du philosophe Cornelius Castoriadis, nous pouvons affirmer sans crainte : « il y a longtemps que le clivage gauche-droite, en France, comme ailleurs, ne correspond plus ni aux grands problèmes de notre temps ni à des choix politiques radicalement opposés. »

     

    Le Front National effraye notre élite déracinée, qu’elle soit politique, culturelle, économique, médiatique, car elle a peur pour ses intérêts. L’enjeu repose uniquement sur la remise en cause du capitalisme comme système de gouvernance et nos dirigeants, en bon petits soldats d’une idéologie, font tout pour décrédibiliser ceux qui osent s’y attaquer. Et cela fait longtemps que la Gauche française a abandonné sa base pour épouser sans retenue l’idéologie progressiste libérale.

    Comme nous le dit Jean-Claude Michéa, dans son ouvrage Les Mystères de la Gauche, les valeurs de cette gauche mondialiste ou altermondialiste sont le reflet d’une « métaphysique du progrès » dont les fondements sont à rechercher dans l’héritage du siècle des Lumières avec Adam Smith, Turgot et Condorcet. Malheureusement pour les peuples épris de liberté, de justice et de solidarité, cette idéologie du progrès basée uniquement sur une lecture capitaliste de la vie, « qui n’ a jamais eu pour but de produire des valeurs d’usage » mais uniquement «  de produire toujours plus de marchandises », implique à déconstruire, « à désinstaller, une à une, toutes les traces et toutes les racines » du passé « ou à défaut, à ne devoir s’en souvenir que sur le mode religieux de la repentance. » Les intérêts du Marché ne supportent plus les nations pouvant garantir aux citoyens une protection, une appartenance à une communauté car cette dernière ne cesse d’imposer des limites au libéralisme qui ne désire qu’avoir des consommateurs-travailleurs, des malléables et des corvéables à merci devant se plier à une mobilité incessante qui « contribue à déraciner les individus ».

    L’enjeu se trouve là. Avec « une élite sûre de détenir la vérité », incapable de se remettre en question, jouant dans une cour où la nation France n’existe plus, baignant dans « un cosmopolitisme bourgeois » de plus en plus éloigné des peuples, il est urgent d’avoir une alternative à une politique d’échec menée depuis plus de trente ans par ceux qui ne cessent de nous faire culpabiliser au premier acte de rébellion. « Il faut ainsi admettre une fois pour toute, que le libéralisme économique (celui de Laurence Parisot ou de Jacques Delors) et le libéralisme culturel (celui d’Éric Fassin ou de Caroline Fourest) ne représentent –sous leur apparente opposition inlassablement mise en scène par la propagande médiatique- que les deux profils complémentaires d’un seul et même mouvement historique », pour ne plus se laisser abuser et tromper.

    Vincent Revel

    http://fr.novopress.info/183682/panique-en-hollandie-vincent-revel/#more-183682

  • Les résultats des Bobards d'Or 2015

    « Nous n’avons pas à faire à des médias d’information, mais à des médias de propagande », a déclaré Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia pour l’ouverture de cette sixième cérémonie des Bobards d’Or, ce 10 mars 2015 au théâtre Adyar, dans le 7e arrondissement parisien.

    Parodique, celle-ci distingue les meilleurs bobards des journalistes et met à jour les ficelles de cette propagande globale qui s’impose à tous :

    • simplification et ennemi unique, définit comme ceux qui sont attachés aux permanences anthropologiques et aux valeurs traditionnelles,
    • grossissement et défiguration par la novlangue, et le « recryptage » au lieu du « décryptage »,
    • répétition et orchestration : l’AFP, source quasi unique induit vocabulaire et formules identiques,
    • unanimité et contagion : l’esprit Charlie et les cautions : people, artistes, patrons et experts.

    Face à cette situation, la riposte s’impose : une entreprise de dépollution mentale ! Coupons les robinets financiers, revenons au réel, dénonçons les troupes d’occupation mentale et surtout, usons du rire ! Un rire largement au rendez-vous au fur et à mesure que les bobards étaient exposés au public et que celui-ci, souverain, votait pour ses préférés.

    Les 500 personnes présentes ont donc décerné les prix suivants :

    Le bobard le plus énorme de l’AFP a été décerné au mensonge affirmant que James Foley était otage de Bachar el-Assad. Leur prix leur sera remis à leur siège ce jeudi 12 mars à 18 h.

    Le bobard Balalaïka récompensait les meilleurs détracteurs de la Russie ! C’est Caroline Fourest, qui voyait des pro-russes arracher les globes oculaires, qui remporte haut la main ce bobard !

    I-télé a bien mérité son Kapo d’Or pour avoir viré Éric Zemmour, politiquement non conforme !

    Enfin, c’est à France 2 et son journaliste John-Paul Lepers que revient le bobard du vivre ensemble, pour qui « il n’y a pas de lien entre immigration et délinquance » !

    Le jury a également remis 4 prix spéciaux :

    • La Gamelle d’Or a récompensé les artistes de la Rebellocratie Française,
    • Le Charlot d’or a été décerné à l’ensemble des médias pour la séance d’hystérie médiatique qu’ils nous ont offert début janvier,
    • Le Bob'art pour nous avoir imposé le laid, le vulgaire, le vide et le prétentieux,
    • Le Prix Bruno-Roger Petit du Journalisme de qualité a été décerné à Caroline Fourest : « 98 % des délinquants sont des enfants d’hétérosexuels ».

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • « Christiane Taubira instaure une forme de communautarisme judiciaire ! »

    Entretien avec Philippe Bilger

    Dans les nouveaux locaux en construction de la cour d’appel de Fort-de-France (Martinique), le parquet sera placé au niveau des parties et non plus des magistrats du siège. Une « exception martiniquaise » qui provoque le tollé des magistrats du parquet… Philippe Bilger répond aux questions de Boulevard Voltaire

    En Martinique, les avocats ont obtenu que les procureurs ne soient plus, dans la salle d’audience, au même niveau que les juges du siège. Qu’est-ce que cela signifie ?

    Cela concerne la construction de la nouvelle Cour d’appel de Martinique : dans l’une des chambres correctionnelle d’appel, le parquet ne sera plus situé à la même hauteur que les juges du siège, comme il est pourtant d’usage dans tous les tribunaux du pays. Il sera situé au même niveau que les avocats des différentes parties. On appelle ça une « erreur de menuiserie ».

    Le problème, c’est que le Parquet général n’a pas seulement à assurer l’intérêt d’une partie et c’est la raison pour laquelle son positionnement topographique était supérieur à celui de la défense. Le ministère public n’est pas le serviteur d’une partie ou d’une autre, le Parquet est le représentant de l’intérêt social et il est l’avocat du général, tandis que la défense se fait l’avocat d’une cause particulière.

    http://www.bvoltaire.fr/philippebilger/christiane-taubira-instaure-une-forme-de-communautarisme-judiciaire,163696

  • Les électeurs pratiquent déjà l’alliance électorale entre le FN et l’UMP

    Lu dans Les 4 Vérités :

    "Dans la pratique, et malgré les « consignes » en sens contraire, les électeurs se reportent davantage sur l’autre parti de droite quand le leur est éliminé au premier tour. Cela signifie clairement que le piège mitterrandien, interdisant l’entente à droite, ne ligote plus que les appareils partisans. Les électeurs, eux, pratiquent déjà spontanément l’alliance électorale entre le FN et l’UMP (y compris contre l’avis de leurs « représentants »), persuadés – à juste titre – que le PS est l’adversaire prioritaire.

    Pourquoi ? Tout simplement, parce que c’est le PS qui, aujourd’hui, détruit concrètement la France et non le FN ou l’UMP. C’est donc lui qu’il faut mettre prioritairement hors d’état de nuire. Notons, au passage, que le fait que certains dirigeants du FN se disent « ni de droite, ni de gauche » ne semble pas avoir d’impact sur les électeurs, qui, eux, sont clairement anti-socialistes – et donc de droite. Ces résultats électoraux ou ces sondages dépendent, en partie, de la situation politique actuelle où la droite, tous partis confondus, se trouve dans l’opposition. Mais ils dépendent aussi de la révolution numérique. Jusqu’à une date récente, les mots d’ordre politiques partaient du sommet d’un parti vers la base, et étaient transmis par les médias « officiels ». Désormais, tout le monde peut donner son propre mot d’ordre politique et le diffuser par le biais d’internet. Raison de plus pour intensifier notre présence sur ces moyens de communication, pour redonner la parole au peuple... que nous sommes – au moins autant que nos dirigeants et que les journalistes bien-pensants. Progressivement, le peuple français, et le peuple de droite en particulier, reprennent ainsi leur destin en mains..."

    Michel Janva

  • Face à l’esprit du 11 Janvier, opposons-leur l’esprit de 732 !

    Plusieurs semaines ont passé depuis les attentats qui ont frappé la France en Janvier dernier. Politiques et médias ont fait feu de tout bois pour mettre en avant « l’esprit du 11 janvier », une sorte de fierté collective qui aurait été acquise dans la douleur –à n’en pas douter- et qui aurait forgé l’unité nationale, renforcée après cette terrible épreuve. Cette opération commando menée par l’Elysée et ses relais (le Parti Socialiste et la gauche en général) est l’exemple parfait de ce que peut être une manipulation médiatico-politique. Les responsables politiques, censés rendre des comptes après un tel échec, ont pris la tête d’une manifestation dont l’objectif était principalement de masquer cet échec cuisant, et de créer un sentiment d’unité factice pour éviter l’implosion du pays. La France avait été attaquée par l’Islam radical, et on manifestait contre l’islamophobie et l’amalgame. La France avait été attaquée par les fils de l’immigration musulmane, et on allait exclure –par l’intermédiaire du Front National- la seule force politique majeure qui remettait en question la politique d’immigration.

    « L’esprit du 11 janvier » se résumant au syndrome de Stockholm, où la victime éprouve de la compassion envers son bourreau. Cette manipulation politique ayant fonctionnée après le choc, Génération Identitaire lance aujourd’hui la campagne « JE SUIS CHARLIE MARTEL », pour mettre en avant un autre esprit, qui plonge ses racines dans la plus longue mémoire du roman national et de la civilisation européenne : l’esprit de 732 !

    Cette nouvelle campagne a pour objectif de briser la fatalité ambiante que nous servent les politiques au pouvoir : l’Islam et les musulmans feraient partie intégrante de notre société, et il va falloir trouver des solutions pour pouvoir « vivre ensemble », et confectionner de toutes pièces un « Islam de France » compatible avec la République. Pendant que ces discours utopiques occupent les politiques, les Français trinquent : attaquent à l’arme blanche à Joué-Les-Tour, en voiture à Dijon et à Nantes, avant le carnage de Charlie Hebdo et de la porte de Vincennes. Génération Identitaire représente ces jeunes Français qui refusent que leur société ait pour seul avenir la violence terroriste. Pour lutter efficacement contre un fléau, il s’agit premièrement de bien le nommer. Le débat politique a trop souvent été tronqué par l’utilisation de mots qui masquent la réalité, notre campagne vient dénoncer ce mal qui ronge notre société : la fracture ethnique.

    Oui, ces actes terroristes sont bien le fruit d’une fracture ethnique qui est en train de diviser la France en deux. Une fracture entre le peuple autochtone (français et européens de souche) et les populations issues de l’immigration maghrébine et africaine, dont l’unité est scellée par le ciment de l’Islam. L’islam radical n’aurait pas frappé la France s’il n’y avait pas eu de musulmans dans notre pays. Il n’y aurait pas eu de musulmans en France si nous n’avions pas subi 60 ans d’immigration massive et incontrôlée. L’Histoire est souvent expliquée par des faits simples, des rapports de force entre peuples différents défendant leurs intérêts, leurs modèles ou s’évertuant à survivre. Alors que les politiques actuels tentent d’apporter des solutions techniques pour « rattacher les banlieues sensibles à la République » à coup de milliard s d’euros, nous avons vocation à pointer la dimension purement identitaire du problème : deux peuples, les européens autochtones d’un côté et les descendants d’immigrés extra européens de l’autre, aux identités si différentes, ne peuvent pas vivre en paix sur une même terre. Renouer avec l’esprit de 732, c’est prendre conscience de cette dimension purement identitaire de la problématique actuelle.

     

    Cette problématique identitaire n’est pourtant pas si compliquée à concevoir. Elle est le fruit de l’observation du réel : dans nos écoles où les jeunes issus de l’immigration musulmane refusent de participer à la minute de silence en l’hommage aux victimes ; sur les réseaux sociaux, où #JeSuisKouachi concurrence #JeSuisCharlie , les signes du refus de l’intégration et de la manifestation de la prédominance de l’Islam sur les « valeurs républicaines » sont systématiques. En plus d’une observation de la réalité, elle est aussi une observation de l’Histoire. L’Europe du sud connait depuis des siècles des affrontements contre ceux qui veulent l’envahir. Que ce soit Charles Martel face aux musulmans, les Balkans envahis par les Ottomans, ou les Maures en Espagne et en Méditerranée, l’Europe a toujours été condamnée à se défendre pour survivre. L’Histoire est un éternel ressac. L’esprit de 732 c’est aussi ça, être conscient que l’Histoire ne s’est jamais arrêtée, et que nous ne sommes jamais « sortis de l’Histoire » comme l’ont théorisé certains. C’est d’ailleurs l’Etat Islamique lui-même qui nous le rappelle dernièrement, en affirmant être « aux portes de Rome » depuis leur installation sur les côtes libyennes.

    L’esprit de 732, c’est aussi renouer avec la conscience de soi, la conscience du « nous », la conscience de peuple. Nous savons que c’est face à l’altérité et au danger que la conscience de peuple se réveille. Cette conscience de peuple ne saurait se résoudre à un « contrat social », auquel chacun peut adhérer d’où qu’il vienne et dans n’importe quelle proportion. L’esprit de 732 invoque volontairement Charles Martel, car nous savons que la crise identitaire qui frappe notre pays ne peut pas être résolue par des meusurettes emprunts de frilosité politique. Ce sont bien des choix historiques qu’il faudra faire pour envisager un avenir serein et pacifié. Pour ce faire, notre peuple doit se reposer sur ses fondements, son identité, son histoire et sa longue mémoire. Il en va de même pour tous les peuples du monde. Un peuple qui oublie ses racines est un peuple voué à disparaître. Charles Martel est un symbole de résistance face à une invasion violente qui menaçait notre civilisation en voulant en imposer une autre. Les événements de janvier 2015 nous prouvent que des événements similaires peuvent avoir lieu à nouveau sur notre terre. Alors oui, si certains se complaisent dans la posture du « Je suis Charlie », oui, nous nous sommes Charlie Martel. Oui, nous savons que la Remigration –le rétablissement sur leur terre d’origine- de ces populations hostiles à notre civilisation sera au centre du débat politique de demain. Les identitaires sont les seuls à proposer une solution politique durable à ce problème majeur. Les « 26 mesures pour une politique de l’identité et de la Remigration » sont là pour le prouver : seul le courage politique permettra d’en finir avec la crise identitaire qui se déroule sous nos yeux, avant que l’Histoire, parfois tragique, ne ramène à la réalité les plus naïfs d’entre nous.

    Arnaud Delrieux pour Novopress

    http://fr.novopress.info/183663/face-lesprit-du-11-janvier-opposons-lesprit-732/

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    Michel Janva

  • Manuel Valls a-t-il seulement lu Alain de Benoist ?

    source : Boulevard Voltaire-”Manuel Valls a-t-il seulement lu Alain de Benoist ?” 
    Il fut un temps lointain où les politiques lisaient les philosophes, et un temps encore plus reculé où ils les comprenaient. Dans une époque où on lit peu et où ne pas comprendre est encore la meilleure façon de se protéger de la réalité, il n’est plus extravagant de voir un Premier ministre monter en chaire médiatique pour sermonner un philosophe.

    Le crime de Michel Onfray est d’une gravité extrême. D’abord parce qu’il s’agit d’un crime contre la République. De cette République qui n’en finit plus de pourrir sur pied comme une récolte dont nul ne veut plus. En Ve République, l’intelligence est bannie de la cité. Nul ne doit lui donner eau et pain. Même l’évidence est jetée du haut des remparts avec les ordures et les cadavres. Préférer une idée juste à une idée fausse n’est pas une erreur, mais un péché, un mal. Tous les docteurs en républicanisme le savent : on reconnaît une idée juste au fait qu’elle est professée par un savant de gauche. On reconnaît une idée fausse quand c’est un énergumène de droite qui cause.

    Michel Onfray a eu la tranquille audace de dire préférer une idée juste d’Alain de Benoist à une idée fausse de Bernard-Henri Lévy. Il aurait pu, cruel, ajouter qu’Alain de Benoist n’a jamais fait bombarder la Libye ni pousser à la guerre en Ukraine… Émoi et vitupération du Premier ministre. L’œil noir du corbeau tournoyant sur les charniers médiatiques. Et pourtant…

    Hormis d’être de « droite », même si, sur le tard, il s’en défend, Alain de Benoist porte surtout la tare d’avoir mené, en dehors du tohu-bohu soixante-huitard, une œuvre puissante et immense. Mais pour le condamner, encore faudrait-il l’avoir un peu lu. Encore faudrait-il avoir le goût de la pensée, de l’analyse, de la confrontation, du débat. Régis Debray, intellectuel de gauche, l’a compris qui a su parler avec Alain de Benoist.

    Michel Onfray a raison sur un autre point : ce mince épisode médiatique pose la question de la gauche politique. Celle-ci a coupé ses liens avec sa matrice métapolitique. Pour des raisons différentes, mais dans un même but, il en était allé de même pour la droite dans les années soixante.

    Alors, s’il n’y a plus de gauche, s’il n’y a plus de droite, et s’il y a de moins en moins de République, que reste-t-il à leurs orphelins ? La liberté, le courage et le devoir. Quand un cycle s’achève, l’année zéro approche. Et, durant ce compte à rebours, il n’est pas interdit – encore ! – de penser que la lecture de Michel Onfray ou d’Alain de Benoist est d’une urgente nécessité.
    Robert Ménard

    http://fr.novopress.info/183657/manuel-valls-t-il-lu-alain-benoist/