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France et politique française - Page 3961

  • Juppé veut refaire le coup de l'ouverture à gauche

    Lu sur le Figarovox :

    "Alain Juppé est favorable à ce que le pouvoir soit exercé par un large arc républicain allant de la droite modérée à la gauche modérée. Et s'il est élu président de la République, il est prêt à ouvrir son gouvernement jusqu'à la gauche modérée.

    La gauche est au pouvoir. Son président sortant va vraisemblablement se représenter. Par effet pendulaire de rejet sur le bilan, la droite part donc favorite lors de l'élection présidentielle de 2017. Pour la primaire UMP de 2016, les deux favoris actuels sont Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. La probabilité que l'un ou l'autre soit le prochain président de la République est donc très substantielle. Par conséquent, que l'un d'eux envisage un quasi-gouvernement d'union nationale constitue en soi un petit événement dans notre vie politique."

    Gouverner avec la gauche, c'est à la base une idée de Sarkozy. Nous savons ce que cela a donné.

    Michel Janva

  • Pour une aristocratie militante – par Louise d’Espagnac

    Le fléau de notre temps réside dans la perversion des idées et dans notre difficulté à contrer cette décadence. Il existe bien des penseurs isolés, aux idées clairvoyantes et à l’esprit lucide. Mais face au diktat mental de l’idéologie gauchiste dominante issue des théories néomarxistes de Mai-68, leur voix solitaire est souvent vite étouffée, faute de relais dans les médias traditionnels.

    « Les idées mènent le monde plus que les infrastructures économiques », a déclaré récemment Guillaume Faye. On juge la puissance d’une civilisation non seulement à son aptitude à durer dans le temps, mais aussi à la richesse de son apport intellectuel au monde. Si la France est aujourd’hui encore nimbée d’une aura à l’international, c’est bien grâce à son glorieux passé et de à son élite intellectuelle qui a illuminé la théologie médiévale, l’art de la Renaissance, le théâtre classique, la philosophie des Lumières et la littérature romantique. La France est une terre où souffle l’esprit, foisonnante de penseurs, de créateurs, de grands hommes et de nobles femmes. Elle est la mère des élites de demain. Malheureusement, le drame mondial de 14-18 à éradiqué son “élite biologique”, décimant sur les champs de bataille la jeunesse montée en première ligne afin de défendre un pays pour lequel elle estimait encore légitime de se battre, voire de mourir.

    La France et l’Europe traversent une période trouble, similaire à la stasis théorisée par les Grecs anciens, à savoir une crise politique, morale et sociale qui résulte d’un conflit interne à une cité-état. Les traditions multicentenaires de notre pays sont bafouées, son essence est méprisée. Pourtant, il n’en fut pas toujours ainsi.

    Il y a à peine cinquante ans, le Général de Gaulle, lors d’un entretien avec Alain Peyrefitte le 5 mars 1959, tenait ces propos : « La France est avant tout un peuple de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »

    Jadis maîtresse de son destin, fière et glorieuse, la France est aujourd’hui soumise, humiliée, victime d’une élite mondialisée sans scrupules, décidée à laisser périr voire anéantir des siècles de civilisation triomphante au profit d’un magma mondialiste, sans racines et donc sans avenir. Victime aussi d’une politique d’immigration massive incontrôlée, qui amorce le Grand Remplacement, c’est-à-dire la substitution d’un peuple autochtone et d’une civilisation historique par une population afro-maghrébine.

    Nous refusons pourtant de croire que tout espoir est perdu

    Suite à ce constat sur l’état pathétique mais non sans espoir de la France, nous en venons donc à l’idée qui anime notre résistance : l’aristocratie militante. « L’histoire est là pour nous dire que ceux qui ont été minorité la veille de la révolution, deviennent force prédominante le jour de la révolution, s’ils représentent la vraie expression des aspirations populaires », indiquait Pierre Kropotkine dans Paroles d’un révolté.

    Nous devons adopter une “logique de guerre”. Le laxisme actuel, la victimisation constante et la culture du repentir nous ont affaiblis, dévirilisés. L’engagement se vit dans un retour aux racines et dans la perpétuation de l’identité. C’est l’essentiel du combat militant, qui commence dans nos cœurs et se continue dans la rue.

    Nous vivons aujourd’hui dans une société faible. Retrouvons notre essence guerrière, notre idéal du sacrifice pour une cause qui nous dépasse et que nous savons juste. Nous ne mourrons pas tous en martyrs au front, c’est certain. Mais par notre discipline quotidienne, par notre travail régulier, infaillible, nous posons les bases d’une communauté saine, solide pour affronter les séismes à venir.

    Les aristocrates que nous nous devons d’être ne seront pas les rejetons bâtards d’une lignée maudite et décadente, mais une jeunesse altière, soudée par des valeurs immuables, une morale qui dépasse la vilenie contemporaine et une foi inébranlable en l’avenir. Notre militantisme est l’accomplissement de notre vie.
    Le réveil européen est imminent. Les succès électoraux du Front National en France, la montée en puissance de la Ligue du Nord en Italie, ou bien encore les manifestations PEGIDA en Allemagne montrent qu’un réveil de la conscience identitaire des peuples est en train d’avoir lieu. La lutte échoit à notre génération, la génération identitaire. La guerre vient et nous devons être prêts.

    Louise d’Espagnac
    @LouisedEspagnac
    militante de Rebeyne – GI Lyon

    http://fr.novopress.info/181769/tribune-pour-une-aristocratie-militante-par-louise-despagnac/

  • "Je suis Charlie" : répétition générale avant 2017

    Un sondage de Marianne montre que Marine Le Pen pourrait attendre 30% des suffrages dès le 1er tour de la présidentielle de 2017. Dans Présent, Emmanuel Ratier explique que l'hystérie autour de Charlie n'est qu'une préparation à l'hystérie politico-médiatique qui sera mise en place en 2017 :

    "[...] Une étude de géographie politique montre que la carte des manifestations est exactement l’inverse de celle du vote Front national. Plus le vote FN est élevé, moins il y avait de manifestants. Pourquoi ? Parce que la classe politique UMPS (la fameuse « union nationale ») s’est livrée à une espèce de « répétition générale » (comme Mai 68 était la répétition générale de la révolution qui devait suivre). La caste, qui regroupe quelques milliers de personnes (dont pratiquement tous sont membres du « Siècle »), prépare, en manipulant les affects, l’émotion, l’inconscient et les vielles ficelles de l’antifascisme (Clémentine Autain ou Caroline Fourest ont expliqué vouloir défiler « contre tous les fascismes »), les gigantesques manifestations qui auront lieu en avril 2017 si Marine Le Pen est finaliste du second tour.Le Système fera tout pour se débarrasser d’un parti dangereux pour sa survie. On en arrive donc à défiler exactement contre ce pourquoi on était censé défiler : Valls nous parle de « l’apartheid », et culpabilise donc les Français, alors que c’est le terrorisme qui est en cause et que les Français n’ont jamais été consultés sur l’immigration. Najat Vallaud-Belkacem nous assure que la solution est dans la « laïcité ». Or, pour ne parler que de l’Europe, la « laïcité » est spécifique à la France et pratiquement à aucun autre pays. Parlez à un Américain de la laïcité, il ne comprendra même pas de quoi il s’agit. Or, en matière d’intégration ou de terrorisme, cela ne se passe pas plus mal chez nos voisins, dont aucune constitution n’est strictement laïque. [...]"

    Michel Janva

  • Qui sont les activistes de LMPT ?

    Les mouvements qui étaient à l’origine de LMPT et ceux qui en sont nés ne se recoupent pas, à tout le moins pas parfaitement. A bien des égards, les derniers nous renseignent davantage que les premiers sur l’essence de ce « printemps conservateur » car ils en sont autant le produit que les acteurs et parce qu’ils concentrent, de surcroît, les plus jeunes des militants. Certains de ces mouvements ont été suffisamment visibles pour n’avoir plus à être présentés, de même que l’intensité de leur engagement ne prête plus à discuter. La diversité de leurs modes d’action demande cependant à être interrogée. 
         Roland-Garros, le 9 juin 2013 : un jeune homme, torse nu, s’élance sur le court central. Les anciens se souviennent que les castristes avaient inauguré cette forme de happening politico-sportif en enlevant pacifiquement le coureur automobile Fangio en 1958 à la veille du Grand Prix de La Havane. Le Mouvement du 26 juillet avait ainsi fait la une de la presse internationale. Cette fois, c’est au sein d’une démocratie réputée apaisée qu’une performance encore plus canularesque, mais à la visée non moins politique, perturbe la finale du célèbre tournoi de tennis. Sous le regard de millions de téléspectateurs, les Hommen viennent de s’illustrer. Leur groupe, calqué sur celui des Femen, en détourne les codes pour servir une cause opposée, tout en créant le buzz. Ainsi, trois semaines plus tard, le 29 juin, jour de la marche des fiertés LGBT, la Gay pride, ils apparaissent sur le parcours, exhibant du haut d’un balcon une banderole appelant à lutter contre la « dictature des minorités ». D’un thème récurrent à la droite de la droite, notamment sous la plume de Jean-Yves Le Gallou, un ancien du Club de l’Horloge, et volontiers traité de manière anxiogène, les Hommen réussissent de la sorte, par la satire, à faire un sujet de dérision au retentissement médiatique assuré. 
         Souvent présentées comme le pendant féminin des Hommen, partageant à l’évidence les mêmes préoccupations que les Veilleurs, dont l’écologie, les Antigones revendiquent néanmoins leur singularité. Ainsi que tient à le préciser l’une d’entre elles, Iseul : 
    Les Antigones n’ont pas d’affiliation politique ou confessionnelle. Cependant, notre position est à contre-courant de l’idéologie actuelle, elle dérange. Certains se sont empressés de vouloir nous discréditer en nous collant une étiquette de « réactionnaires » ou « d’extrême droite ». Nos prises de positions, nos actions et le nombre considérable de femmes qui veulent nous rejoindre seront notre réponse à ces allégations complotistes : nous sommes la voix de nombreuses Françaises qui veulent prendre leur place dans le débat public. 
    Gaël Brustier, Le Mai 68 conservateur
     

  • Gollnisch : « Je suis complotiste au sens zemmourien du terme »

    Le dernier sondage Ifop pour  Marianne  qui vient d’être rendu public par le magazine donne Marine Le Pen largement en tête du premier tour de la présidentielle,  quel que soit son adversaire. Marine rassemblerait entre 29% et 31% des intentions de vote. Un cas de figure confirmé par une autre enquête publiée aujourd’hui, CSA pour RTL, selon laquelle la présidente du FN devancerait largement les autres candidats  au premier tour avec un score oscillant entre 29% et 33% des suffrages. Nous l’avons écrit ici, il fallait être bien sot, adepte de la méthode Coué, en pleine pensée magique, bien peu au fait des peurs, des inquiétudes, mais aussi des souhaits et des espoirs des Français, pour croire que les récents attentats, et la  tentative de récupération assez éhontée de ceux-ci de la part du Système tout entier,  seraient à même de faire baisser les intentions de vote en faveur de l’opposition patriotique !

     Il fallait pourtant  les entendre ces dernières semaines les spécialistes, les politiques expliquant que le FN s’était tiré une balle dans le pied en refusant d’aller à la manifestation parisienne du 11 janvier (dont il avait été banni !), en ne communiant pas béatement dans le « je suis charlie », et qu’il serait sinon  rejeté, du moins sanctionné  par les Français au nom de l’unité, de la concorde nationale… Il est donc assez plaisant de voir à quel point l’esprit du 11 janvier  n’a pas détourné nos compatriotes des enjeux fondamentaux, consistant à porter au pouvoir une alternative aux politiques UMPS qui ont conduit la France au marasme social, économique, moral et identitaire.

     N’en déplaisent aux amis de Charlie Hebdo comme à ceux de la Commission européenne (ce sont parfois les mêmes), aux altermondialistes et  aux libéraux-libertaires de « droite » ou de « gauche », l’espoir du rebond, du salut est bien incarné par l’opposition nationale, populaire et sociale.

     Interrogé par le site planet.fr sur les événements de ces dernières semaines évoqués ici par nous,  Bruno Gollnisch a répondu à toutes les questions qui lui étaient  posées, sans langue de bois. Il nous a paru judicieux de  publier cet entretien (mis en ligne le 25 janvier par ce site) sur son blogue.

    Planet : Avez-vous défilé le dimanche 11 janvier ?

     Bruno Gollnisch : Non car je considère que l’émotionnel est le paravent des carences et des fautes criminelles de ceux qui étaient en tête de ce défilé. De toute façon le Front National n’étant pas le bienvenue, il était donc de notre responsabilité de ne pas créer d’incidents.

     Planet : Etiez-vous plus Charlie Martel que Charlie ?

     Bruno Gollnisch : Je n’aime pas le slogan Je suis Charlie qui relève d’un totalitarisme compassionnel. Nous sommes contraints, sous l’effet de l’émotion, de s’identifier à Charlie Hebdo. Ce journal ne représente pas mes valeurs, leurs provocations qu’ils étaient en droit de faire étaient outrancières, irresponsables, injurieuses, insultantes. Je ne les considère pas comme des martyres de la liberté d’expression car ils étaient pour la liberté d’expression de ceux qui pensent comme eux. Je n’ai pas oublié que monsieur Charbonnier, dit Charb, Dieu ait son âme, avait avec Cabu et Val réuni une pétition demandant l’interdiction du FN. C’est une conception assez policière de la liberté d’expression.

    Je trouve déplaisant dans cet unanimisme imposé de devoir s’identifier à Charlie Hebdo ou de paraître justifier cet abominable assassinat. Je réprouve sans réserve cet assassinat ignoble mais sans éprouver la nécessité de m’identifier à Charlie. Quant à Charlie Martel, c’est une boutade.

    Planet : Avaient-ils un peu de talent ou pas du tout ?

     Bruno Gollnisch : Oui indiscutablement. Cabu était parfois drôle mais le parti pris de dérision orienté de toutes les valeurs que je défends et des corps constitués me semble être un paradoxe. Que des policiers soient morts en tentant de protéger en vain Charlie Hebdo  qui passait son temps à conchier la police me paraît paradoxal.

    Planet : Comment jugez-vous les réponses apportées par François Hollande et son gouvernement après les attentats ?

     Bruno Gollnisch : Sur le plan politique pur, je le trouve habile. Jean-Marie, Marine Le Pen et moi-même étions persuadés qu’il allait connaître une hausse de popularité. Habile sauf sur cette union nationale qui nous excluait… Reste à savoir si cela sera va durer sur le long terme. Tout dépendra des mesures qui seront prises qui pour l’instant sont insuffisantes. Il est incontestable qu’en France on a laissé se développer un terreau hétérogène, par rapport au reste de la société, animé par une religion qui est conquérante. Tous les musulmans ne sont pas des terroristes, l’immense majorité des musulmans réprouve leurs actes mais on ne peut pas dire que ces actes n’ont aucun rapport avec l’Islam.

     Planet : Vous avez beaucoup étudié le Coran ?

     Bruno Gollnisch : J’ai surtout enseigné autrefois le droit comparé. J’ai donc fait un petit peu de droit musulman dans le cadre du droit comparé. Je possède quelques notions élémentaires mais je ne suis pas un expert. J’ai lu le Coran, comme les évangiles et le manifeste du Parti Communiste car ces textes déterminent l’Histoire humaine.

     Planet : Avez-vous été choqué par les thèses complotistes de certains élèves ?

     Bruno Gollnisch : C’est assez extraordinaire qu’on ait retrouvé la carte d’identité d’un des frères Kouachi dans la voiture. Que les jeunes, issus de l’immigration ou non, soient très sceptiques par rapport à ce qu’on leur raconte je trouve ça très sain. Récuser le discours dominant dont on voit qu’il a fait faillite ne me choque absolument pas mais je ne vois pas d’autre complot que celui des assassins.

    Il faut savoir aussi que quelquefois l’invraisemblable est vrai et ce qui prouve d’ailleurs que c’est vrai c’est que c’est invraisemblable. Il est invraisemblable de laisser une carte d’identité dans un véhicule. De la même façon, il est invraisemblable que le 11 septembre aux Etats-Unis on ait pu retrouver le passeport d’un des auteurs de ce forfait dans des tours en feu… Avec Jean-Marie Le Pen nous avons trouvé très surprenant la découverte de cette carte d’identité dans la voiture. Ce qui ne dénonce pas une manipulation des services secrets français.

    Le seul complot c’est sur la sureté intérieure et extérieure de l’Etat qui est l’appel à une immigration massive de personnes qui se trouvent en dehors de notre civilisation depuis 40 ans. C’est un complot contre la France. Je suis complotiste au sens zemmourien du terme : dénatalité, immigration massive, ouverture des frontières, libre échangisme, destruction de l’identité française, etc.

     Planet : La naturalisation de Lassana Bathily, l’employé de l’Hyper Cacher, vous semble justifiée ?

     Bruno Gollnisch : Oui, c’est un garçon qui a fait preuve de courage, cela ne me choque pas. Au Front National, notre slogan a toujours été la nationalité française s’hérite ou se mérit’.

    Planet: Comprenez-vous l’éviction d’Aymeric Chauprade (il évoque dans une vidéo une France en guerre contre des musulmans) de son rôle de conseiller pour les relations internationales auprès de Marine Le Pen ?

     Bruno Gollnisch : La crainte de Marine Le Pen était de se retrouver engagée avec les prises de position d’Aymeric Chauprade. Sa vidéo ne me choque pas. C’est un universitaire qui publie des thèses, des doctrines, des idées. S’il veut continuer à s’exprimer librement, je conçois qu’il ne soit plus le conseiller officiel de Marine et du FN. Concernant le grand remplacement, même si le terme n’est pas très bien choisi, il me semble qu’on assiste à une substitution de population progressive.

    Quant au choc des civilisations, dont j’ai discuté avec Chauprade, cette formule n’explique pas tous les conflits dans le monde mais un certain nombre quand même. En France, il y a un réel problème démographique, la natalité ne pourvoit pas au remplacement des générations et progressivement d’autres populations viennent se substituer à la population primitive.

     Planet : Pensez-vous, comme Manuel Valls, qu’il existe un apartheid en France?

    Bruno Gollnisch : Il y a des communautés hétérogènes qui vivent séparées du reste de la population. Le communautarisme progresse et détruit l’unité de la société française depuis 40 ans. Comme le disait Pétain : Français vous avez la mémoire courte. 

    http://gollnisch.com/2015/01/30/gollnisch-je-suis-complotiste-au-sens-zemmourien-du-terme/

  • De Charlie à SYRIZA : la grande désillusion de la gauche française

    La gauche française, depuis qu’elle ne fait même plus semblant de défendre les classes populaires, s’est enfermée dans la négation systématique du réel.

    La gauche française, depuis qu’elle ne fait même plus semblant de défendre les classes populaires, s’est enfermée dans la négation systématique du réel. Ce réel, elle ne peut s’empêcher de le repeindre en gris ou en rose au gré de son humeur. Rue de Solférino comme dans les studios de France 2, on ne cherche plus à comprendre le monde : on fantasme, on maquille, on délire dans l’entre-soi.

    Il y avait eu l’élection d’Obama, sauveur du monde en 2008, les Printemps arabes, victoire de la démocratie dans le monde musulman en 2011, et en 2013 le mariage pour tous, avancée sociétale que la France entière attendait depuis 2.000 ans. Avec les affaires Charlie et SYRIZA, on a renoué avec les grandioses illusions presque aussitôt déçues.

    Dans l’affaire Charlie, l’illusion ne fut pas dans la rengaine sur l’absence totale de lien entre les terroristes et l’islam, mais dans l’interprétation des manifestations de masse du 8 au 11 janvier.

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  • Envolée du franc suisse : menace sur les communes françaises

    Les taux d'emprunts souscrits par les communes indexés sur la parité entre l'euro et le franc suisse vont parfois être encore bien supérieurs à ceux annoncés (jusqu'à + de 30 % pour l'instant).

    Le barème du fonds de soutien aux collectivités locales ayant souscrit des emprunts toxiques sera "revu" afin de répondre à la "nouvelle donne" provoquée par l'envolée du cours du franc suisse, a assuré le 29 janvier le secrétaire d'Etat au budget. "La brutale appréciation du franc suisse, que personne n'avait anticipée, provoque une inquiétude au sein des collectivités locales", a déclaré Christian Eckert au Sénat. Le coût de l'envolée de la monnaie helvétique pour les collectivités françaises ayant dans leur encours de dette des prêts indexés sur cette devise "peut atteindre plusieurs centaines de millions d'euros, voire un milliard d'euros, j'espère pas plus", a-t-il précisé. Le fonds de soutien doté de 1,5 milliard d'euros sur dix ans "est sous-dimensionné et ne permet pas de faire face aux échéances de remboursements", a estimé Elisabeth Doineau, sénatrice UDI-UC de la Mayenne. Le 21 janvier, le secrétaire d'Etat au Budget avait révélé que "près d'un millier de collectivités" et "plusieurs dizaines d'hôpitaux" ont souscrit de ces emprunts indexés sur la parité entre l'euro et le franc suisse.

    1300 communes seraient concernées. "Avec un taux d'intérêt passé d'un coup de 13,7% à près de 26%, ce sont 700 000 euros d'annuité d'emprunt que nous devrions rembourser jusqu'en 2038", s'alarme par exemple Gérard Gicquel, le maire d'Elven. Serge Brosolo, adjoint aux finances de Quiberon, autre commune morbihannaise dans la tourmente :

    "Avec un taux d'intérêt qui atteint aujourd'hui 29%, c'est comme si on avait emprunté des dizaines de millions d'euros et non 2,8 millions".

    La commune d'Avion au lieu de devoir rembourser un prêt de 3,5M € (montant initial), aura un boulet de 9,5 M€. Chambéry voit le taux de deux de ses emprunts passer de 14% à 26%.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html