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France et politique française - Page 3963

  • La gauche en soutien au capital par Pierre LE VIGAN

    Charles Robin offre, avec La gauche du capital, un regroupement de ses études sur la généalogie du libéralisme libertaire. Sa thèse est connue des lecteurs de Jean-Claude Michéa. Il n’y a pas un « libéralisme » économique, de « droite », qui s’oppose à un « libertarisme » sociétal, de « gauche ». Il y a un seul mouvement qui transforme la société, et passe par des acteurs socio-politiques qui se partagent le travail mais font, précisément, le même travail. Le libéralisme est en d’autres termes toujours en phase avec le libertarisme car il s’agit de déconstruire tous les liens, tous les enracinements, toutes les communautés pour aboutir à un homme nu, donc désaliéné selon l’extrême gauche, mais aussi totalement ouvert au libre marché, à la consommation mondiale unifiée, selon les libéraux. C’est le même homme suradapté à un monde de plus en plus intégralement marchandisé, postpolitique qui convient aux libéraux (dits de droite) et aux libertaires (dits de gauche).

     

    Le travail de désencastrement de l’homme, de désincarnation (au profit de sa liquéfaction), de « libération » de toutes les valeurs et de tous les liens, est convergent, qu’il soit opéré par la droite « libérale avancée » ou par la gauche « libérale-libertaire », et concoure à un même résultat. Car, de fait, l’homme sans liens devient homme sans qualité, sans spécificité, sans identité culturelle, sans classe, sans syndicat, et est livré au marché, et celui qui est livré au marché est bel et bien « libéré », comme le rêve l’extrême gauche, de la famille, de la durabilité, de la transmission, de la « patrie », de la « solidarité de tribu » (ou de métier), du sexisme, du machisme, au profit de la consommation hédoniste de la sexualité et du relationnel en général (les « amis » que l’on a sur Facebook…).

     

    Résumons. Le libéralisme n’est pas conservateur, il n’y a rien de plus révolutionnaire. Quant à la gauche elle n’est pas socialiste, elle est « la gauche du capital », elle est la pointe avancée de la déconstruction des peuples. Qui profite à qui ? Au capital.

     

    Voilà notamment ce que développe, rigoureusement, Charles Robin. Autant dire que son livre est essentiel.

     

    Pierre Le Vigan

     

    • Charles Robin, La gauche du capital. Libéralisme culturel et idéologie du marché, Krisis, 244 p., 18 €.

    http://www.europemaxima.com/

  • La terreur a de l’avenir par Claude BOURRINET

    Au fond, Valls – si n’était son libéralisme sans « tabous » (comme ils disent) – mais on sait qu’au pouvoir, devant les « réalités » (comme ils disent), n’importe quel animal au pelage rose ou bleu, tout à coup, se pare des oripeaux du perroquet – je disais donc qu’au fond, Valls, ce serait le modèle fantasmé de la plupart des militants du F.N.

    Vous vous souvenez que quand Marine a été élue, elle a traqué l’« extrême droite » et a exclu crânes rasés, nostalgiques « nauséabonds », « néo-nazis »,  « racistes » de tous poils (je place des guillemets car, quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage), pour qu’enfin, comme le font de certaines vaches certains éleveurs peu scrupuleux (et prudents), ses cornes lucifériennes soient coupées à la base.

    Évidemment, dans le même temps, comme le pratique tout chien qui se respecte, on se humait le cul avec entrain, qui entre sionistes, qui entre islamophobes, qui entre anti-fiscalistes, etc. La faune est nombreuse.

    Bref, la Marine – guère royale, pour le coup – s’enticha d’un gay néerlandais, minet un peu hystérique, qu’on considérerait ici comme un membre actif de Ripote laïcarde, (ripote, pour les ignares que vous êtes, c’est le nom vulgaire, en espagnol, d’une sorte de brouet de céréales), en même temps que de l’extrême droite européenne, à l’exception des groupes qui sont vraiment antilibéraux, alternatifs, antisionistes.

    De fait, les journalopes ne la tracassent pas tant que ça pour ces alliances. Pourquoi ? La réponse va de soi, inutile de développer. Marine est donc invitée sur les plateau, devant les micros, les caméras. On fait comme si elle était encore douteuse, mais on sait bien qu’il s’agit d’un jeu de rôles, au même titre que la prétendue bataille entre la droite et la gauche.

    Dans la réalité, l’islamophobie, massivement, dans les rangs du F.N. (bien que Marine arrondissent parfois – parfois, pas toujours – les angles) est l’expression du racisme le plus décomplexé. Inutile de le nier, j’ai vu, entendu. Le musulman, c’est d’abord l’Arabe, le métèque. Si les musulmans ressemblaient aux Nordiques, nul doute que la donne serait autre.

    À ceux qui me rétorquerait : justement !, je ne saurais trop leur recommander de s’interroger sur ce que sont devenus les valeureux Vikings ! Sans doute trouverait-on plus probant, en guise d’enracinement, de virilité, de contestation d’un ordre antinaturel. La Suède, par exemple, tend à devenir le modèle du totalitarisme postmoderne, avec sa moraline à haute dose et ses contrôles ubuesques.

    Évidemment, l’islamiste radical n’est pas forcément un drôle avec lequel on aimerait passer les vacances. Cependant, a-t-on pensé qu’il est, par hypothèse, le reflet symétrique, bien qu’apparemment inversé, comme dans un miroir, des soi-disant « identitaires » indigènes ? Et que certains de ces derniers, au fond d’eux-mêmes, sans prendre conscience de leurs pulsions cachées, ne rêvent que d’imiter Breivik, ce sioniste franc-maçon norvégien, qui a sans doute voulu imiter lui-même Baruch Golstein, cet Israélo-Américain qui massacra des dizaines de musulmans, en 1994, au Caveau des Patriarches, à Hébron ?

    La terreur, quand la politique s’efface, n’est plus alors que le langage de l’avenir.

    Claude Bourrinet

    http://www.europemaxima.com/

  • Nous sommes tous bastiais ! La banderole qui fait enrager Nicolas Sarkozy

     

    Lors du match de foot Bastia-PSG, des supporteurs corses ont déployé une banderole affirmant que le Qatar finançait le PSG… et le terrorisme. Ce qui a mis en boule Nicolas Sarkozy, fervent supporteur du PSG et grand ami du Qatar. Toutefois, à l’UMP, le député Bruno Le Maire réclame une commission d’enquête sur le Qatar et ses relations avec le terrorisme islamiste.

    La commission de discipline de la LFP (Ligue de football professionnel) a convoqué les dirigeants du SC Bastia pour sa séance du jeudi 5 février. Objet de cette « invitation » qui pourrait se solder par une lourde sanction pour le club corse : le déploiement d’une banderole le 10 janvier au stade Armand-Cesari. Ce samedi-là, trois jours après le massacre de « Charlie Hebdo » et au lendemain de la tuerie du supermarché casher de la porte de Vincennes, le SC Bastia, dans le cadre du championnat de France de football, recevait le Paris-Saint- Germain qui est la propriété du cheikh Al-Thani, l’émir du Qatar. Au moment de la minute de silence pour rendre hommage aux victimes des attentats, des supporteurs corses ont déployé une banderole où l’on pouvait lire: «Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme ».

    Après la rencontre, les dirigeants du PSG ont annoncé leur intention de porter plainte pour diffamation. Ils n’en ont pourtant rien fait. Officiellement, les avocats du PSG ont expliqué que leur action ne pourrait pas aboutir : c’est le Qatar qui a été diffamé et c’est à lui de porter plainte s’il le souhaite. Mais il ne le souhaite pas… Car l’émir n’est pas très chaud à l’idée que d’éventuels liens entre son pays et le terrorisme islamiste soient évoqués devant un tribunal français…

    Nasser Al-Khelaïfi, président qatari du PSG, a refilé la patate chaude à Frédéric Thiriez, le patron de la LFP : « J’attends que la Ligue prenne des décisions et des sanctions. » La Ligue a donc convoqué les dirigeants du SC Bastia qui risquent une sanction sportive.

     

    Cette banderole, mieux que les abêtissants « Je suis Charlie », était pourtant un réel hommage à « Charlie Hebdo » et à sa liberté d’expression. Car le journal satirique n’a jamais épargné l’émirat. Dans un tweet posté le 23 septembre dernier, l’équipe de « Charlie » donnait ainsi un précieux conseil: « Peur d’un attentat à Paris? Réfugiez-vous au PSG. C’est le seul endroit que n’attaqueront pas les djihadistes financés par le Qatar. » Hélas, ils n’ont pas suivi eux-mêmes ce conseil. S’ils avaient tenu leurs conférences de rédaction au camp des Loges, là où s’entraîne le PSG, les membres de « Charlie » seraient toujours en vie.

    La boulette de Sarko

    Bien qu’ils aient décidé de ne pas porter plainte, le PSG et le Qatar se sont trouvé un solide avocat. Il s’agit d’un fidèle supporteur du PSG, qui assiste à tous les matches au Parc des Princes, assis dans la loge d’honneur aux côtés du président Al-Khelaïfi. Et d’un amoureux du Qatar où il s’est encore rendu en décembre dernier, invité par la Qatar National Bank à donner une conférence rémunérée. Accessoirement, il a également été président de la République française et est le nouveau président de l’UMP. Grâce à ces indices, vous aurez reconnu Nicolas Sarkozy.

    Le lundi 12 janvier, il était l’invité de la matinale sur RTL. Jean-Michel Aphatie, l’intervieweur politique maison, lui a bien évidemment demandé ce qu’il pensait de la banderole déployée à Bastia. Sarko l’a pris de haut: « Monsieur Aphatie, je ne viens pas au micro de RTL pour commenter les banderoles dans les stades. » Il a toutefois tenu à balayer les doutes concernant le Qatar et le financement du djihad: « Le Qatar est un pays ami de la France, pas depuis moi, M. Aphatie… Est-ce que vous croyez que M. Mitterrand, que M. Chirac, que moi-même hier, que M. Hollande aujourd’hui, vous croyez qu’on aurait cette politique d’amitié avec le Qatar si nous pensions que le Qatar, c’était uniquement le financeur du terrorisme ? » Oh la bévue! Au moment même où il le disait, Sarko a saisi que cet « uniquement » laissait entendre que, pour le Qatar, financer le terrorisme était une activité parmi d’autres. Immédiatement, il a repris la fin de sa phrase ambiguë en supprimant la mention litigieuse: « si nous pensions que le Qatar, c’était le financeur du terrorisme? »

    Et Sarko se lançait alors, tel l’employé zélé d’un office du tourisme, dans un éloge du Qatar, un pays qui concilierait islam et modernité, et qui permettrait à des architectes et artistes du monde entier « Français, Américains, étrangers, par ailleurs juifs ou non juifs » de venir exercer leurs talents à Doha, la capitale de l’émirat. Bref, selon Sarko, le Qatar finance le PSG et les beaux-arts, mais jamais, au grand jamais, le terrorisme islamiste.

    Pour Sarko, les rapports américains, c’est de l’intox !

    Mais depuis, à l’UMP, on a entendu un autre son de cloche. Le 19 janvier, le député de l’Eure, Bruno Le Maire (candidat malheureux à la présidence de l’UMP en novembre dernier) était reçu sur BFM TV par le journaliste Jean- Jacques Bourdin. Interrogé sur les doutes planant sur le Qatar, Le Maire a estimé qu’il fallait tirer l’affaire au clair: « Je ne peux pas accepter qu’il y ait le moindre double jeu de la part de pays qui sont censés être nos alliés. J’ai fait une proposition en 2012, j’ai demandé qu’il y ait une mission d’information parlementaire sur les liens entre le Qatar et les réseaux islamistes. Cette mission d’information parlementaire, elle m’a été refusée. Je refais ma proposition. » Et le député de s’inquiéter d’« un éventuel double jeu du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’un certain nombre d’états du Golfe dont on nous dit, rapports à l’appui, qu’ils pourraient tolérer le financement de réseaux islamistes. »

    D’où sortent ces rapports? Ils émanent de l’administration américaine. Le 30 septembre dernier, le journal anglais « The Daily Telegraph » s’en faisait l’écho: « Alors que le Qatar affirme combattre l’extrémisme et a rejoint la coalition contre l’Etat islamique, différents rapports sur le terrorisme du département d’Etat américain montrent que des Qataris financent, avec l’aval de l’émirat, le mouvement djihadiste en Irak et en Syrie. »

    La presse anglaise n’invente rien. Il suffit de consulter le site internet officiel du département du Trésor des Etats-Unis. Le 24 septembre dernier, il a diffusé le portrait de douze terroristes à surveiller comme l’huile sur le feu. Parmi eux, un certain Al-Harzi, qui recrute des combattants pour le jihad : il est financé par un Qatari, basé au Qatar, à condition que les fonds soient utilisés pour des opérations « militaires ».

    Un président islamiste pour le PSG ?

    Il y a pourtant un supporteur du PSG qui n’y croit pas. Nicolas Sarkozy. Lors de son passage sur RTL, alors que Aphatie évoquait ces rapports américains, Sarko a, à demi-mots, parlé d’intox, en déclarant qu’en matière de renseignements il était « partisan de l’indépendance de la France ».

    Et puis, c’est vrai, même s’il y a au Qatar des gens qui financent le terrorisme, l’émir Al-Thani n’est pas censé les fréquenter. Sauf que. Le 18 décembre 2013, le département du Trésor américain publiait la fiche d’un certain Al Nu’aymi, ainsi présenté: « Nu’aymi est un financier du terrorisme basé au Qatar qui a fourni de l’argent et un soutien matériel à Al-Qaïda et ses affiliés en Syrie, en Irak, en Somalie et au Yémen depuis plus d’une décennie. Il était considéré comme parmi les partisans les plus en vue, basé au Qatar, des extrémistes sunnites irakiens. »

    Et ce financier du terrorisme, l’émir Al-Thani ne peut pas ne pas le connaître. Les deux hommes partagent le même amour du ballon rond. Nu’aymi a même été président du Qatar Football Association, la fédération de l’émirat! Reste à souhaiter qu’un jour l’émir ne nomme pas Nu’aymi président du PSG. On imagine, comme première étape, le Parc des princes transformé en arène islamiste à l’image de ce qui est arrivé ce 18 janvier au Qatar où se déroule le Mondial de handball. Alors que l’équipe de France affrontait l’Egypte, des supporters égyptiens ont déployé deux banderoles en écho aux événements parisiens: « Je suis Mohamed » et « Nous sommes avec notre prophète Mohamed »

    Pierre Tanger

    http://fr.novopress.info/181697/sommes-bastiais-banderole-fait-enrager-nicolas-sarkozy/#more-181697

  • Vous n’êtes « pas charlie » ? Le service civique obligatoire, vite !

    Selon une l’enquête Ipsos/Sopra-Steria citée hier par Le Monde -mais sur laquelle le quotidien précise qu’elle est a prendre « avec une précaution particulière » car effectuée à partir d’un « sous échantillon »- les sympathisants frontistes se démarqueraient assez sensiblement des autres électeurs français sur les questions des attentats, la mobilisation du 11 janvier, l’islam…Ils seraient ainsi nettement plus enclins à «l’agacement « (23 % contre 12 % en moyenne),  « le malaise » (19 % contre 10 %) et l’«indifférence » (13 % contre 6 %), au sujet de la mobilisation citoyenne contre le racisme et l’intolérance du 11 janvier. Ils seraient aussi plus nombreux à considérer que la France est « vraiment » en guerre (58 % contre 53 % en moyenne), que cette guerre doit être dirigée contre « l’islam en général » (42 % contre 16 %). « Un islam qui  porte en lui des germes de violence et d’intolérance , selon trois sympathisants FN sur cinq, alors que les deux tiers de l’échantillon total estiment que c’est  une religion aussi pacifiste que les autres ». Autre signe de cette méfiance (défiance) seulement  29 % des sympathisants du FN (contre 60 % en moyenne) concèdent avoir été convaincus par les propos des représentants de l’islam condamnant ces attaques terroristes. «S’agissant de la compatibilité des religions  avec les valeurs de la société française , les proches du FN ne se retrouvent à l’étiage moyen qu’au sujet de la religion catholique (94 % la jugent compatible, contre 93 % pour l’ensemble des Français). Quatorze points de moins que la moyenne s’agissant de la compatibilité  de la religion juive (qu’ils sont 67 % à reconnaître, contre 81 % de l’échantillon total), 35 points de moins au sujet de l’islam (12 % contre 47 %) ».

     Dire que l’actualité n’est pas pour rassurer nos compatriotes est un euphémisme. Dans un autre article,  Le Monde rapportait que « l’ombre de l’Etat Islamique » plane  sur Tripoli (Libye),  après l’attentat de mardi qui a fait dix victimes dont un Français dans le dernier hotelde la ville accueillant des étrangers . Une capitale livrée au chaos, à la guerre des milices islamistes, à l’instar de ce qui reste de la Libye après la croisade aux effets désastreux, sous couverture de l’Otan, qui y a été menée par  le trio infernal  Sarkozy-BHL-Juppé.

     Ce sont les mêmes grandes consciences, animées à des degrés divers par le même pervers  messianisme mondialiste, qui vantent (vendent) aux Français depuis quarante ans, les joies de la société (grande) ouverte, plurielle,  métissée et babélisée…mais pas pour eux bien sûr, qui s’en préserve  à tous les niveaux, le mélange c’est bon uniquement pour le populo…0

     Bernard Lugan le rappelait il y a peu sur Radio Courtoisie, convoquant les enseignements de l’Histoire universelle, quand deux peuples en arrivent à occuper  la même terre mais sont  animés par des valeurs, des souhaits, des préceptes,  une vision du monde  antinomiques, l’issue est rarement heureuse.

     C’est cette prise de conscience là ou cette intuition qui explique cette « islamophobie » d’une partie de la population française, quand bien même, répétons le ici une nouvelle fois avec Bruno Gollnisch, s’il n’existe peut être pas d’islam modéré, il y a des musulmans modérés, des citoyens français de confession musulmane parfaitement droits, honnêtes,  respectables et patriotes.

     Il n’en reste pas moins que la poursuite de l’immigration à  haut débit porte en elle des ferments d’éclatement  de notre Etat- nation, voire de guerre civile car  elle rend quasiment impossible l’assimilation et détruit l’identité française. La volonté exprimé par Manuel Valls de poursuivre une politique de dispersion de  l’immigration sur  l’ensemble du territoire pour la rendre moins problématique (?), moins visible (?), pour lutter contre « l’apartheid », mêle à la fois l’hypocrisie la plus écœurante et le cynisme le plus complet.   

     Dans ce contexte,  les médias ont relaté ces dernieres heures « l’affaire » du jeune Ahmed, 8 ans, écolier de CE2 à l’école Nice Flore (Nice), qui, lorsqu’il a été invité par son instituteur à s’exprimer sur les attentats au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, aurait affirmé «Je ne suis pas Charlie, je suis avec les terroristes ». Le garçonnet a en outre  refusé d’observer une minute de silence et de participer à une ronde de solidarité dans son école, a indiqué le directeur départemental de la sécurité publique,  Marcel Authier.

     L’enfant dans le climat actuel, a donc été auditionné avec son père par la police a révélé l’avocat de la famille, Me Sefen Guez Guez, sur tweeter. Ses parents, immédiatement avertis, « ont joué un rôle pédagogique en lui expliquant ce qu’était réellement le terrorisme, et pourquoi il fallait évidemment être du côté des victimes à Charlie Hebdo », a affirmé Me Guez Guez.

     Metronews précise que selon  «  l’académie de Nice, contactée, l’enfant a tenu en classe des propos inadmissibles. Il y a eu un signalement auprès de la cellule de protection de l’enfance précise le rectorat. Convoqué par le chef d’établissement, le père de l’écolier aurait eu une attitude menaçante. L’école a alors déposé plainte contre le parent d’élève pour intrusions dans l’établissement et menaces ». Un  père  « qui était très défavorablement connu de l’école pour son comportement véhément depuis plusieurs mois », a précisé une source à BFMTV.

     Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF),  présidée par Samy Debah et dont le  porte-parole est Marwan Muhamad, une officine  en cheville avec le lobby immigrationniste européiste, l’European Network Against Racism (ENAR), « réseau d’associations européennes contre le racisme »- a sauté  sur l occasion pour de se faire un peu de pub.

     Dans un communiqué le CCIF attaque bille en tête l’école : « Dans ce dossier, des faits de violence sont rapportés par l’enfant, lequel décrit des humiliations qu’il aurait subi de la part du corps enseignant. Diabétique, il rapporte la privation de son insuline par le corps enseignant suite à l’incident (…) (…)Les parents de Ahmed ont mené un vrai travail de pédagogie auprès de leur enfant pour qu’il comprenne mieux les événements. Mais ce qu’il s’est passé à l’école l’a profondément traumatisé. Il souffre de trouble du sommeil et du comportement (…). Le CCIF suit cette affaire depuis le début de concert avec l’avocat de la famille, que nous continuons à soutenir. Nous allons également alerter les pouvoirs publics afin de faire toute la lumière sur cette affaire et sur les responsabilités du corps enseignant et des policiers en charge du dossier ».

     La vérité commande de dire qu’il est très difficile pour de très nombreux musulmans de s’associer à l’émotion suscitée par les assassinats  des « blasphémateurs » de Charlie Hebdo. Et que les propos que le jeune Ahmed a  répété à l’école rendent compte d’un sentiment partagé par beaucoup, comme le prouve notamment les centaines (en réalité les milliers) de refus de rendre hommage aux victimes qui ont été rapportés lors de la minute de silence  décrétée dans les établissements scolaires.

     Cette réalité d’une éducation familiale, d’un environnement socio-culturel qui imprègnent les individus et que l’instruction  reçue à l’école de la République ne peut (pas toujours)  contrebalancer –et c’est souvent très heureux au vu de la propagande antinationale qui y est souvent déversée- a fini par interpeller François Hollande et ses conseillers.

     Notre Machiavel corrézien, selon RTL, réfléchit ainsi à l’idée d’une consultation référendaire  pour  imposer un service civique obligatoire de six mois à tous les jeunes Français, pour faire reculer dan les têtes la barbarie et l’intolérance. Ce que des années d’école laïque et obligatoire n’a pas su imposer, une demi-année de service civique le fera ?

     Une idée en tout cas que M. Hollande jugerait suffisamment consensuelle dans les têtes, bien dans l’esprit du 11 janvier, susceptible de lui redonner une légitimité bienvenue dans la perspective de 2017. Un OUI à ce referendum et il se verrait  remis en selle, bien dans la course…

     Pour notre part, il s’agit de constater que la faisabilité de généraliser ce service civique est sujette à caution, sachant que le service civique actuel reposant sur le bénévolat, rappelait mi-janvier Le Figaro,  «peine à satisfaire toutes les demandes, par manque de moyens ».

     Un service civique obligatoire (pour y dire, pour y enseigner, pour y faire quoi ?) couterait des milliards d’euros, nécessiterait des infrastructures que l’armée n’a pas, n’a plus. Encore un coup de génie typiquement socialiste.

    http://gollnisch.com/2015/01/29/vous-netes-pas-charlie-le-service-civique-obligatoire-vite/

  • Stop Djihadisme ? Vraiment ?

    Pour lutter contre le terrorisme, notre gouvernement ouvre... un site internet. Il est ici. Il s'agit de "comprendre, agir, décrypter et se mobiliser". Dans le décryptage, se trouve la lutte contre la propagande sur internet. Et le site gouvernemental rappelle que

    "La  loi du 13 novembre 2014 prévoit la possibilité de fermeture administrative de ces sites par l’État."

    Soit. Mais comme le note l'Observatoire de l'islamisation, les livres djihadistes sont toujours en vente dans les librairies.

    "L'Etat Islamique peut se féliciter d'avoir son livre de chevet vendu à la FNAC. Malgré le reportage de LCI , malgré la Une du Figaro en Juillet, l'enseigne persiste: le livre "La Voie du Musulman" , best-seller écrit par le cheikh algérien al Djazairi (né en 1921) connu pour ses prédications à la mosquée du Prophète à Médine, est toujours en vente ce mercredi 28 janvier à la Fnac rue de Rennes à Paris. Que lit-on à l'intérieur (avec cette édition aussi vendue en Fnac) ?

    [...] "Il faut que tous les musulmans, formant un seul ou plusieurs états séparés, s'équipent de toutes sortes d'armes. Ils doivent aussi se perfectionner et s'améliorer dans l'art militaire défensif et offensif, pour défendre ou attaquer au moment opportun pour que le verbe de Dieu triomphe" page 267

    "Avant d'entreprendre la guerre contre les infidèles, il faut les convier à l'islam, s'ils refusent on les invite à payer un tribut, s'ils refusent finalement, on recourt aux armes" page 269

    "Celui qui renie les décrets divins concernant la prière, le jeûne, le pèlerinage, l'obéissance aux parents ou le Jihad est un renégat (…) Peines infligées aux renégats: Durant trois jours, on incite le renégat à renoncer à sa croyance et à demander grâce à Dieu, s'il n'accepte pas, il est passible de la peine capitale " page 395

    "Kharaj ou impôt foncier: C'est un tribut que les musulmans imposent sur les terres conquises par la force" page 273

    "Le Prophète est formel: "On ne doit ni édifier d'églises en terre d'islam ni les restaurer" page 271

    "Dieu veut que les musulmans exterminent les polythéistes sans leur donner l'avantage d'être considérés comme prisonniers" page 274"

    Sans parler des prêches dans les mosquées, souvent construites grâces aux municipalités.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nouvelle hausse du chômage, et ça continue, encore et encore… (Présent 8282)

    « Il ne faut pas s’attendre à des miracles », confiait mardi matin Manuel Valls. Et c’est bien ce que nous faisions. Mais avec quelque 8.100 demandeurs d’emplois supplémentaires en décembre dernier et 193.200 sur l’année écoulée, 2014 aura été l’année la plus catastrophique depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Un fiasco monumental pour celui qui nous promettait « l’inversion de la courbe » avant la fin 2013, qui n’empêche pas cependant François Rebsamen de se dire « optimiste ».

    Nouvelle hausse du chômage, et ça continue, encore et encore… (Présent 8282)« Cause nationale »

    Ainsi, selon les chiffres rendus publics par le ministère du Travail mardi soir, le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories confondues s’établissait fin décembre à 5 218 200 en métropole (5 521 200 Dom compris). Un chiffre en hausse de 0,8 % le mois dernier et de 6,4 % sur l’année. Premières victimes de cette énième augmentation : les inscrits âgés de 50 ans ou plus, dont le nombre a cru de 0,6 % en décembre (+5 200 inscrits) et de 10,4 % (+77 700) sur l’année. Mais aussi les chômeurs de longue durée, inscrits à Pôle Emploi depuis un an ou plus, dont le nombre a atteint 2 254 600 inscrits en décembre 2014. Sur un an, il a progressé de 9,7 %, soit 199 700 personnes supplémentaires. Un chômage de longue durée contre lequel François Hollande était là encore parti en croisade, l’érigeant même en « cause nationale » lors de la Conférence sociale de juillet dernier…

     

    Méthode Coué

    Quant au nombre des demandeurs d’emploi de catégorie A, catégorie de référence, il a augmenté de 0,2 % en décembre (+8 100 inscrits) et de 5,7 % sur l’année.

    Bref, des chiffres catastrophiques, mais qui n’ont pas empêché François Rebsamen de se dire « plus optimiste qu’au début de l’année dernière ». En raison notamment de l’entrée en application au 1er janvier du miraculeux « pacte de responsabilité ». Un optimisme qu’est pourtant loin de partager l’UNEDIC, qui prévoyait il y a quelques jours une augmentation de quelque 104 000 chômeurs au cours de l’année 2015 et renvoyait à 2016 au plus tôt une éventuelle inversion de la courbe.

    Franck Delétraz

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  • La loi Macron contre les journalistes

    Lu dans Le Monde :

    "Il y a un loup dans la loi Macron. Le projet de loi actuellement discuté à l’Assemblée nationale contient un amendement, glissé en catimini dans le texte, qui menace d’entraver le travail d’enquête des journalistes et, par conséquent, l’information éclairée du citoyen. Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur instaure comme nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme un « secret des affaires » dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en France.

    Selon le texte, le « secret des affaires » recouvre « une information non publique, qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables » et qui a « une valeur économique ». Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique du pays.

    Le texte, qui a été préparé sans la moindre concertation, laisse la libre interprétation aux seules entreprises de ce qui relèverait désormais du « secret des affaires ». Autrement dit, avec la loi Macron, vous n’auriez jamais entendu parler du scandale du Médiator ou de celui de l’amiante, de l’affaire Luxleaks, UBS, HSBC sur l’évasion fiscale, des stratégies cachées des géants du tabac, mais aussi des dossiers Elf, Karachi, Tapie-Crédit lyonnais, ou de l’affaire Amésys, du nom de cette société française qui a aidé une dictature à espionner sa population. Et on en passe… [...]"

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nantes : un lycéen de 16 ans arrêté pour avoir relayé une parodie de Charlie Hebdo

    La République délire de plus en plus. Le gamin de 16 ans est placé en garde à vue pour avoir relayé sur Facebook une parodie (celle de droite) de la couverture d’un Charlie Hebdo (image de gauche). Les attentats sont désormais de l’ordre du sacré ! Aucune moquerie possible sans crainte d’être accusé de blasphème d’apologie du terrorisme.

     

    Pour avoir repris sur sa page Facebook un dessin qu’il trouvait amusant, un adolescent nantais a été placé en garde-à-vue et déféré devant le juge pour enfants le 16 janvier dernier pour « apologie de terrorisme ».

    Le dessin représente Charb visé par des balles,Charlie Hebdodans les mains, accompagné du message « Charlie Hebdo c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles ». Une reprise ironique, sous la forme d’une mise en abîme de la couverture du Charlie Hebdo datée du 10 juillet 2013. Ce jour là, suite à une tuerie en Égypte, l’hebdomadaire, avait alors titré « Le Coran c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles », en représentant un musulman criblé de balles, le Coran dans les mains.

    Pour justifier que la décision délirante du parquet des mineurs de Nantes de poursuivre pour apologie du terrorisme un lycéen de 16 ans, Yvon Ollivier, le vice-procureur chargé des mineurs, a expliqué :

    « Le parquet voudrait inciter ces jeunes gens à réfléchir. L’idée est de les responsabiliser et de les conscientiser. »

    Outre la circulaire de Christiane Taubira promulguée le 12 janvier dernier, beaucoup se demandent si la loi du 13 novembre 2014 ne serait pas réotroactivement un « Patriot Act à la française ». En effet, la loi instaure un délit pénal d’apologie du terrorisme puni de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Surtout, l’utilisation d’Internet est considérée comme une circonstance aggravante punie de 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende.

    Source : E&R

    http://www.contre-info.com/nantes-un-lyceen-de-16-ans-arrete-pour-avoir-relaye-une-parodie-de-charlie-hebdo#more-36526

  • L’insolence des anarchistes de droite

    Les anarchistes de droite me semblent la contribution française la plus authentique et la plus talentueuse à une certaine rébellion insolente de l’esprit européen face à la « modernité », autrement dit l’hypocrisie bourgeoise de gauche et de droite. Leur saint patron pourrait être Barbey d’Aurévilly (Les Diaboliques), à moins que ce ne soit Molière (Tartuffe). Caractéristique dominante : en politique, ils n’appartiennent jamais à la droite modérée et honnissent les politiciens défenseurs du portefeuille et de la morale. C’est pourquoi l’on rencontre dans leur cohorte indocile des écrivains que l’on pourrait dire de gauche, comme Marcel Aymé, ou qu’il serait impossible d’étiqueter, comme Jean Anouilh. Ils ont en commun un talent railleur et un goût du panache dont témoignent Antoine Blondin (Monsieur Jadis), Roger Nimier (Le Hussard bleu), Jean Dutourd (Les Taxis de la Marne) ou Jean Cau (Croquis de mémoire). A la façon de Georges Bernanos, ils se sont souvent querellés avec leurs maîtres à penser. On les retrouve encore, hautins, farceurs et féroces, derrière la caméra de Georges Lautner (Les Tontons flingueurs ou Le Professionnel), avec les dialogues de Michel Audiard, qui est à lui seul un archétype. 
    Deux parmi ces anarchistes de la plume ont dominé en leur temps le roman noir. Sous un régime d’épais conformisme, ils firent de leurs romans sombres ou rigolards les ultimes refuges de la liberté de penser. Ces deux-là ont été dans les années 1980 les pères du nouveau polar français. On les a dit enfants de Mai 68. L’un par la main gauche, l’autre par la main droite. Passant au crible le monde hautement immoral dans lequel il leur fallait vivre, ils ont tiré à vue sur les pantins et parfois même sur leur copains. 
    À quelques années de distances, tous les deux sont nés un 19 décembre. L’un s’appelait Jean-Patrick Manchette. Il avait commencé comme traducteur de polars américains. Pour l’état civil, l’autre était Alain Fournier, un nom un peu difficile à porter quand on veut faire carrière en littérature. Il choisit donc un pseudonyme qui avait le mérite de la nouveauté : ADG. Ces initiales ne voulaient strictement rien dire, mais elles étaient faciles à mémoriser. 
    En 1971, sans se connaître, Manchette et son cadet ADG ont publié leur premier roman dans la Série Noire. Ce fut comme une petite révolution. D’emblée, ils venaient de donner un terrible coup de vieux à tout un pan du polar à la française. Fini les truands corses et les durs de Pigalle. Fini le code de l’honneur à la Gabin. Avec eux, le roman noir se projetait dans les tortueux méandres de la nouvelle République. L’un traitait son affaire sur le mode ténébreux, et l’autre dans un registre ironique. Impossible après eux d’écrire comme avant. On dit qu’ils avaient pris des leçons chez Chandler ou Hammett.Mais ils n’avaient surtout pas oublié de lire Céline, Michel Audiard et peut-être aussi Paul Morand. Écriture sèche, efficace comme une rafale bien expédiée. Plus riche en trouvailles et en calembours chez ADG, plus aride chez Manchette. 
    Né en 1942, mort en 1996, Jean-Patrick Manchette publia en 1971 L’affaire N’Gustro directement inspirée de l’affaire Ben Barka (opposant marocain enlevé et liquidé en 1965 avec la complicité active du pouvoir et des basses polices). Sa connaissance des milieux gauchistes de sa folle jeunesse accoucha d’un tableau véridique et impitoyable. Féministes freudiennes et nymphos, intellos débiles et militants paumés. Une galerie complète des laissés pour compte de Mai 68, auxquels Manchette ajoutait quelques portraits hilarants de révolutionnaires tropicaux. Le personnage le moins antipathique était le tueur, ancien de l’OAS, qui se foutait complètement des fantasmes de ses complices occasionnels. C’était un cynique plutôt fréquentable, mais il n’était pas de taille face aux grands requins qui tiraient les ficelles. Il fut donc dévoré. 
    Ce premier roman, comme tous ceux qu’écrivit Manchette, était d’un pessimisme intégral. Il y démontait la mécanique du monde réel. Derrière le décor, régnaient les trois divinités de l’époque : le fric, le sexe et le pouvoir. 
    Au fil de ses propres polars, ADG montra qu’il était lui aussi un auteur au parfum, appréciant les allusions historiques musclées. Tour cela dans un style bien identifiable, charpenté de calembours, écrivant « ouisquie » comme Jacques Perret, l’auteur inoubliable et provisoirement oublié de Bande à part. 
    Si l’on ne devait lire d’ADG qu’un seul roman, ce serait Pour venger Pépère(Gallimard), un petit chef d’œuvre. Sous une forme ramassée, la palette adégienne y est la plus gouailleuse. Perfection en tout, scénario rond comme un œuf, ironie décapante, brin de poésie légère, irrespect pour les « valeurs » avariées d’une époque corrompue. 
    L’histoire est celle d’une magnifique vengeance qui a pour cadre la Touraine, patrie de l’auteur. On y voit Maître Pascal Delcroix, jeune avocat costaud et désargenté, se lancer dans une petite guerre téméraire contre les puissants barons de la politique locale. Hormis sa belle inconscience, il a pour soutien un copain nommé « Machin », journaliste droitier d’origine russe, passablement porté sur la bouteille, et « droit comme un tirebouchon ». On s’initie au passage à la dégustation de quelques crus de Touraine, le petit blanc clair et odorant de Montlouis, ou le Turquant coulant comme velours. 
    Point de départ, l’assassinat fortuit du grand-père de l’avocat. Un grand-père comme on voudrait tous en avoir, ouvrier retraité et communiste à la mode de 1870, aimant le son du clairon et plus encore la pêche au gardon. Fier et pas dégonflé avec çà, ce qui lui vaut d’être tué par des malfrats dûment protégés. A partir de là on entre dans le vif du sujet, c’est à dire dans le ventre puant d’un système faisandé, face nocturne d’un pays jadis noble et galant, dont une certaine Sophie, blonde et gracieuse jeunes fille, semble comme le dernier jardin ensoleillé. Rien de lugubre pourtant, contrairement aux romans de Manchettes. Au contraire, grâce à une insolence joyeuse et un mépris libérateur. 
    Au lendemain de sa mort (1er novembre 2004), ADG fit un retour inattendu avecJ’ai déjà donné, roman salué par toute la critique. Héritier de quelques siècles de gouaille gauloise, insolente et frondeuse, ADG avait planté entre-temps dans la panse d’une république peu recommandable les banderilles les plus jubilatoires de l’anarchisme de droite. 
    Article de Dominique Venner dans Le Spectacle du Monde de décembre 2011

  • Dans le Doubs aussi, un nouveau printemps des peuples ?

    On vote dans quatre jours, dimanche prochain, à Sochaux et Montbéliard, pour désigner le successeur au palais Bourbon de M. Pierre Moscovici.

    La dernière élection législative partielle s’était déroulée les 7 et 14 décembre derniers dans le département de l’Aube, et plus précisément dans la circonscription tenue depuis vingt ans par François Baroin, parti vérifier de visu, si l’on peut dire, que les fauteuils du Sénat sont plus confortables que les sièges de l’Assemblée.

    Le socialiste éliminé dès le premier tour, comme il est à peu près de règle depuis 2012, ayant appelé à voter pour le candidat de l’UMP, celui-ci, suppléant habituel de M. Baroin, avait effectivement été élu au second tour, en égalant le score précédemment obtenu par son chef de file, 62 % des exprimés, contre 38 % au représentant du Front national. Ces résultats confirmaient la dégringolade, sinon l’effondrement du PS, la bonne tenue du parti tout juste reconquis par M. Sarkozy, sans que l’on puisse pour autant parler de « vague bleue », et la remarquable progression du mouvement présidé par Marine Le Pen, néanmoins insuffisante pour faire échec au front républicain, cette coalition vertueuse, morale et contre-nature des deux grands partis de gouvernement, l’aveugle et le paralytique. On était en droit de considérer qu’ils préfiguraient, avec deux ans et demi d’avance, la présidentielle de 2017.

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