France et politique française - Page 3957
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TVL : Marc Fromager: en France, la tolérance religieuse se dégrade
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Concernant l'expression "Fnps"
Le moins que l'on puisse écrire, si l'on veut bien me passer la trivialité de l'expression, c'est qu'en inventant la formule « Fnps », Nicolas Sarkozy ne s'est pas foulé.
1/ La source du problème.
On sait que le Front National a inventé le terme Umps. Par là, les dirigeants frontistes, ainsi que tous ceux qui partagent leurs idées, veulent signifier que le système bicéphale droite/gauche, a vécu. Nous assistons depuis maintenant plusieurs décennies à des alternances politiques entre droite et gauche, dont la première durant la cinquième république, s'est déroulée en 1981. A l'origine, il y eut changement, en 1981, tout comme ce fut aussi le cas, même si on restait alors dans un cadre droitier, avec Giscard en 1974. Depuis 1981, plus on avance dans le temps, moins les alternances en terme de sigles, sont flagrantes d'un point de vue politique. Et pour les Français, c'est de plus en plus clair. Après tout, c'est Lionel Jospin premier ministre (1997-2002) qui stabilisa et même fit baisser la dette, alors que le magistère sarkozyste, ce fut 500 milliards de dette supplémentaires. La gauche eut beau fustiger les toujours plus nombreuses taxes sous Chirac puis Sarkozy, qu'aujourd'hui et ce depuis 2012, elle en fait tout autant.
De cela, les Français sont de plus en plus conscients. Ce n'est pas la formule « Umps » qui leur a réellement fait prendre conscience es données du problème mais leur vécu au quotidien. A quoi bon voter Ump quand la gauche tient si bien les cordons de la Bourse ? A quoi bon voter parti socialiste puisque ce dernier n'empêche nullement le grand recul social ? Il n'est d'ailleurs pas impossible que le tandem Hollande/Valls soit le meilleur en matière de développement du capitalisme en France, ce depuis les débuts de la cinquième république. Le précédent allemand (Loi Haartz – Spd) aurait pu à ce titre nous éclairer.
Fatalement, aujourd'hui les Français n'ont plus l'envie d'en découdre pour des raisons politiques : ils ont, ces trois dernières décennies, trop vécu les alternances qui en fait n'en étaient pas, pour aller dans la rue, se battre comme des chiffonniers. En revanche, le Front National ne laisse plus indifférents. Et ce avec la complicité – malgré eux et imbécile – des chefs de droite et de gauche. En diabolisant le Front National comme ils le font, à droite comme à gauche, ils montrent de facto aux Français qu'ils appartiennent, au moins sur ce point, au même camp. On peut ajouter, que droite et gauche font preuve du même intégrisme économique. Mais aussi qu'ils sont sur la même ligne américano-sioniste. Les Français ont désormais très bien compris que pour entendre une autre mélodie, il fallait écouter ce qui se trouve à « droite » de l'Ump ou à « gauche » du parti socialiste.
Par voie de conséquence, le slogan Umps (« tous pareils ») n'est nullement une figure de style mais bien une réalité que les Français, de plus en plus nombreux, ont comprise. D'où le danger de la formule pour le Système. D'où les réactions agressives de Sarkozy, comme de Valls ou Cambadélis.
2/ La formule « Fnps » a t-elle un sens ?
Si d'aventure le Front National avait les mêmes opinions que le parti socialiste en matière d'économie, de politique générale et de diplomatie, on pourrait alors valider l'expression « Fnps ». Si le Front National avait été au pouvoir en pratiquant la même politique, alors en effet, le terme aurait un sens. Mais dans les deux cas, c'est faux. Et les Français le savent. Et il y a d'ailleurs une contradiction : comment expliquer le traitement de défaveur – voir à contrario les critiques assez réservées de l'ump vis à vis du parti socialiste actuellement au pouvoir - dont fait l'objet le Front de la part de la droite, et énoncer dans le même temps que parti socialiste et front national, c'est la même chose ? Se pose un autre problème, c'est que par réflexe conditionné, même si les Français assimilent de plus en plus droite et gauche, ils continuent d'avoir une représentation linéaire de la politique. D'où la lecture droite gauche suivante : extrême droite, Fn, Ump, Udi, Modem, Ps, Fg, extrême gauche. Dans un tel cadre, la formulation Fnump a un sens en raison de la proximité topologique des deux mouvements. En revanche, le terme Fnps n'en a pas. On comprend dès lors l'échec de Nicolas Sarkozy à faire passer son message auprès des Français. Quant au problème du report des voix ou du maintien du Front National lors du second tour, il peut se traduire aussi bien par une victoire de l'Ump que du Ps ou du Fn. Faudrait-il alors évoquer « Fnump » ou « Fnps » ? Le fait est que l'Ump et le Ps sont tellement égocentrés, qu'ils ne peuvent l'un et l'autre accepter la présence d'une troisième force politique qui, au vu des sondages récents, est justement devenue la première.
La nouvelle donne aujourd'hui, c'est que maintenant, la présence au second tour du Front National va devenir courante. Et les Français de s'en apercevoir. Que la présence du Front puisse, tantôt lui bénéficier à lui même, à l'Ump ou au Ps, cela n'est nullement le problème du Front.
Dès lors où il y a suffrage universel, c'est au Peuple de trancher. Et c'est très bien ainsi. Et c'est tant pis pour ceux qui naguère avaient le monopole du pouvoir et qui se plaignent aujourd'hui de bientôt le perdre.Alain Rebours
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Rendez-vous du 14 juillet 2015
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La France a peur de… Manuel Valls
Après les rodomontades et coups de menton en tout genre, voilà maintenant les injonctions thérapeutiques du docteur Valls.
Manuel Valls veut faire peur aux Français, mais ce sont les Français qui ont peur de Manuel Valls.
Après les rodomontades et coups de menton en tout genre, voilà maintenant les injonctions thérapeutiques du docteur Valls, obligation de se soigner. Se soigner de quoi ? Non pas du virus UMPS ni de celui du FNPS, mais du virus de la saison, le FN tout court. Les Français rient tout bas car ils ne supportent plus les antibiotiques que l’on veut leur infliger.
Alors, c’est panique à bord. Manuel Valls menace. Attention ! Le FN pourrait gagner l’élection présidentielle de 2017. Quelle catastrophe pour sa carrière. À court d’argument, il demande maintenant aux élites et, sous-entendu, aux médias de se mobiliser contre cette montée inéluctable du parti qui défend la nation et l’identité nationale, pierre angulaire du mal-être ambiant.
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Le grand bobard de la défense des « valeurs »
Depuis les marches du 11 janvier, suite aux attentats terroristes qui ont touché la France, il paraît que soufflerait un grand esprit sur notre pays : celui « du 11 janvier », comme dit le président de la République. Et ce grand esprit nous inviterait à défendre « nos valeurs » menacées par les extrémistes fachos-islamistes notamment.
On ne reviendra pas évidemment sur la manœuvre politicienne qui se cache maladroitement derrière cette mobilisation dite « républicaine ».
L’escroquerie est plus profonde encore.Car nous faire croire que la promotion de ces « valeurs » ferait reculer l’islamisme procède d’une grave erreur d’analyse.
En réalité, il n’y a plus aucun consensus sur ces « valeurs » : ni au plan mondial, ni même en Europe. Ces valeurs n’apportent donc pas la paix, au contraire : elles provoquent la dissension et la guerre partout, comme la nuée porte l’orage.
A bas ces « valeurs » !
D’abord ces « valeurs » ne sont pas universelles : elles sont désormais marginalisées à l’échelle du monde.
L’oligarchie cosmopolite fait toujours référence à l’humanité ou à la planète pour faire croire qu’elle domine tout. Encore un bobard !
En réalité, seuls les pays occidentaux – c’est-à-dire ceux soumis au diktat idéologique, culturel, économique et militaire américain – sont tenus de croire à ces prétendues « valeurs ».
Il n’y a qu’en Occident qu’on nous oblige à croire, par exemple, que les femmes sont des hommes comme les autres, que les homosexuels doivent se marier devant Monsieur le Maire, que l’avortement est un droit, que les étrangers sont chez nous chez eux, qu’une famille peut être « monoparentale », que la religion n’est qu’une affaire privée, que la drogue doit être en vente libre, que les enfants turbulents ne doivent pas recevoir de fessée ou qu’on doit abandonner ses vieux parents à la « sédation profonde ».
Et il faut croire « correctement » à ces valeurs : sinon gare ! Gare aux juges, aux ligues de vertu, aux procureurs médiatiques et bientôt aux « actions de groupe » !
Mais on ne doit pas oublier pour autant que l’Occident constitue désormais une part déclinante de la population mondiale.
En d’autres termes ces « valeurs » bizarres sont condamnées par la démographie mondiale.
Le reste du monde ne veut pas de nos « valeurs » décadentes.
On continue de nous faire croire, pour nous flatter, que nous serions toujours l’avant-garde du genre humain et que, bien sûr, bientôt, le monde entier adhérera à ces sympathiques « valeurs », de gré ou de (l’US AIR)force.
Mais on nous trompe car nous ne sommes plus au XIXe siècle : les papys et les mamies occidentaux n’incarnent plus l’avenir du genre humain : ils représentent seulement désormais une impasse civilisationnelle.
Partout dans le monde les peuples et les civilisations résistent à la prétention occidentale de leur imposer sa définition du Bien.
Les médias de propagande nous mentent encore en mettant l’accent périodiquement sur les révoltes sporadiques que l’on nous présente comme une adhésion croissante aux valeurs occidentales : qu’il s’agisse de manifestations de dissidence politique ou culturelle en Chine, à Hong Kong ou en Iran, ou bien encore des « printemps » arabes.
Mais ces mouvements – en admettant qu’ils ne soient pas téléguidés par ces mêmes Occidentaux – ne changent pas la réalité des rapports entre les civilisations. Ils ne restent qu’à la surface des choses.
Le jeans ou le tchador ?
Certains Occidentaux affirmaient dans les années 1980, pour se rassurer, que le jeans allait supplanter le tchador. Il n’en a rien été car on peut très bien porter les deux ensemble.
Il ne faut pas confondre, en effet, la diffusion mondiale des techniques et des modes de vie occidentaux – qui caractérise la mondialisation au XXIe siècle – avec l’adhésion mondiale aux valeurs occidentales. Il s’agit d’une illusion typiquement anglo-saxonne et une idée de marchand que de croire que la vente des produits permettrait toujours de convertir les autres à ses idées. Le monde ne fonctionne heureusement pas comme cela.
Hier les Européens ont adopté la poudre et la boussole chinoises, sans pour autant devenir mandarins. Aujourd’hui la civilisation chinoise et l’Islam (*) apportent la preuve que l’on peut très bien utiliser la technique occidentale sans pour autant adhérer à son idéologie. Et si l’Inde est la plus grande démocratie du monde par la démographie, il n’en reste pas moins que cette civilisation diffère profondément de la nôtre.
Même les armes occidentales sont impuissantes.
Mais il y a encore plus grave. On nous cache en effet que même les armes occidentales (les fameuses « frappes » plus ou moins « chirurgicales » dont se régalent les médias) sont désormais impuissantes à imposer la pax occidentalis de par le monde. Car elles ont été conçues pour une confrontation Est-Ouest qui ne correspond plus aux rapports de force du XXIe siècle.
Les médias occidentaux font tous leurs efforts pour nous cacher que les échecs se multiplient : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, etc.
Car toutes ces « opérations de maintien de la paix » ou de « lutte contre le terrorisme » débouchent sur un scénario invariable : guerres de moins en moins asymétriques à mesure que les « rebelles » ou « terroristes » contre lesquels on lutte s’arment de plus en plus efficacement et n’ont pas peur de mourir, à la différence des armées de métier des coalitions occidentales :
- Rebelles qui vivent comme des poissons dans l’eau dans la population locale, à la différence des mercenaires occidentaux terrés dans leurs blindés ou leurs camps retranchés ;
- Gouvernements fantoches maintenus sous perfusion par les Occidentaux et les organisations occidentales, qui s’effondrent dès le départ des troupes d’occupation.
- Développement du chaos et des guerres civiles ensuite.
- Situation critique des chrétiens dans ces pays après le passage des « libérateurs » occidentaux.
Nous sommes bien loin du temps où une simple canonnière ou un régiment de la Légion étrangère ou de Highlanders suffisaient à pacifier de vastes territoires !
Le choc des civilisations, mais en direct chez nous.
En d’autres termes, la prétention occidentale à imposer ses lubies idéologiques se heurte de plus en plus durement à ceux qui défendent d’autres valeurs.
Ce heurt – qui correspond parfaitement au choc des civilisations qu’évoquait Samuel Huntington – est tout à fait nouveau, puisque depuis le XVIIIe siècle l’Occident vivait dans l’habitude confortable de dominer sans partage, même si ce n’était pas sans effort. Les Occidentaux se sont ainsi habitués à un monde unipolaire – le leur – et à tenir pour quantité négligeable les autres civilisations. Fatale erreur de perspective puisqu’au XXIe siècle, précisément, ces autres civilisations redeviennent des acteurs de premier plan ! Et le djihadisme ajoute une dimension nouvelle dans la mesure où il importe le choc des civilisations sur le territoire des pays occidentaux eux-mêmes.
C’est notamment un très dur réveil pour les Anglo-Saxons qui n’ont pas connu de guerre autre que civile sur leur sol, à la différence des Européens continentaux – et aussi une belle « ruse de l’histoire », comme aurait pu écrire Hegel, puisque l’islamisme en Occident prospère grâce à l’abolition des frontières, que l’oligarchie n’a cessé d’encourager.
Sur ce plan, et contrairement à la doxa officielle, le djihadisme n’est pas qu’une réaction contre des caricatures parues dans des journaux danois ou français et « une attaque contre la liberté d’expression », ou bien la conséquence d’un mauvais « vivre ensemble », fruit d’une « intégration » déficiente ou de l’Internet.
Il focalise une nouvelle étape du choc des civilisations et de la contestation grandissante de la prétention occidentale à imposer partout son idéologie : c’est-à-dire de vouloir injecter à la terre entière sa proprecorruption.
Des « valeurs » contestées en Europe même.
On ne saurait oublier, en outre, que les « valeurs » occidentales sont de plus en plus contestées par les Européens eux-mêmes. Pour la raison qu’elles apparaissent pour ce qu’elles sont : les symptômes d’une maladie de la civilisation, de notre civilisation en l’occurrence.
C’est notamment ce qu’a révélé en France la loi Taubira sur le « mariage pour tous », ou bien encore la tentative d’introduction de la théorie du genre à l’école, qui ont mis brusquement en perspective les attaques permanentes conduites contre l’institution familiale par l’oligarchie : attaques que les familles d’origine immigrée supportent encore plus mal que les autres, d’ailleurs.
L’oligarchie dépeint cette contestation sous le nom de « populisme ». On ne saurait mieux dire que cette contestation monte des profondeurs des peuples européens.
Les « valeurs » de l’oligarchie n’ont plus rien à voir avec la République.
Les valeurs pour lesquelles on nous somme de « résister » (cf Marianne de la semaine 8) n’ont plus rien à voir avec celles de nos pères, ni avec celle des républicains du XVIIIe. Telle est l’autre escroquerie de ceux qui invoquent la République à tout bout de champ.
Les républicains du XVIIIe, beaucoup plus imprégnés d’histoire romaine que d’idéologie des Lumières, croyaient à la citoyenneté, à la souveraineté de la nation et à la patrie. Les oligarques cyniques qui nous parlent aujourd’hui de « valeurs républicaines » conchient la nation, méprisent le peuple français et se rêvent anglais ou citoyens du monde.
Les républicains du XVIIIe croyaient à la vertu des citoyens et non pas à l’idée saugrenue (c’est-à-dire libérale) que l’on pourrait fonder une société durable sur le vice et l’égoïsme individuel. Il est pour le moins curieux, en effet, de voir l’oligarchie nous parler en toute occasion de « valeurs » alors qu’au quotidien elle n’en reconnaît qu’une : la suprématie de son intérêt personnel et de son intérêt de classe.
On ne défend pas les « valeurs » ni la République, mais seulement le pouvoir et les prébendes de l’oligarchie.
Derrière l’écran des « valeurs de la République » on nous requiert en réalité de nous mobiliser une nouvelle fois :
- pour la défense du pouvoir et des prébendes de l’oligarchie, c’est-à-dire pour l’individualisme destructeur de toute société… mais producteur de grands profits pour le marché ;
- pour la défense du droit de caricaturer toutes les religions… mais à la condition qu’elle soit surtout catholique ;
- pour la défense de la liberté d’expression… mais à la condition qu’elle soit conforme à ce qu’autorise l’oligarchie ;
- pour la défense de la création artistique… mais à la condition qu’elle soit moderne et non figurative ;
- pour la défense du droit des minorités… mais à la condition de piétiner celui de la majorité de la population.
En d’autres termes, on nous demande de nous mobiliser en faveur de ce qui nourrit notre déclin. Non merci !
Bienvenue dans le XXIe siècle, les marcheurs !
Les braves gens se sont crus obligés de descendre dans la rue le 11 janvier, à l’appel des médias de propagande, pour manifester leur sympathie avec les victimes des attentats. Dont acte.
Mais ils croyaient sans doute aussi que, ce faisant, tout allait pouvoir continuer comme avant – et qu’ils pourraient paisiblement laisser leur civilisation sombrer, en regardant Michel Drucker à la télé et en votant pour l’UMPS.
Les djihadistes viennent pourtant de leur démontrer que leur décadence, comme la mondialisation, ne serait pas heureuse.
Bienvenue dans le XXIe siècle , les marcheurs !
Michel Geoffroy, 5/03/2015
Note :
(*) Donc quand même la majorité de la population mondiale !http://www.polemia.com/le-grand-bobard-de-la-defense-des-valeurs/
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La crise menace les commerces de proximité
Le boulanger, le coiffeur, le pharmacien… Nous avons affaire à eux tous les jours. Épargnés jusqu’alors, ces artisans-commerçants subissent aujourd’hui les effets de la crise. Avec, à la clé, un placement en redressement judiciaire ou une liquidation.
En 2014, ce sont 63 254 entreprises qui ont mis la clé sous la porte. Parmi ces fermetures, une forte hausse des faillites pour les très petites entreprises. Le constat est amer : les dépôts de bilan des entreprises de proximité ont augmenté de presque 18 % l’an dernier. Du jamais vu !
Envoyé spécial (05/03/2015)
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Fracassant!
Comme d’autres enquêtes parues ces dernières semaines, le sondage Odoxa pour RTL publié ce matin place le Front National en tête des intentions de vote pour le premier tour des départementales avec 31 % de suffrages, devant la coalition UMP-UDI (29 %), le PS (20 %), le Front de Gauche ( 8 %), EELV (4%)… Un autre sondage, Ifop pour le site Atlantico, détaille les motivations de son électorat. Jérôme Fourquet, invité à le commenter, note que l’opposition nationale « (s’installe) à un niveau très élevé, aux alentours de 29 ou 30%. C’est inédit, surtout que nous parlons d’un scrutin local qui n’est pas spécialement réputé comme favorable au FN, celui-ci déploie son potentiel électoral plutôt sur des scrutins nationaux ».Au terme de cette enquête, M. Fourquet souligne que « la palette (des raisons du vote FN) est plus large que l’aspect protestataire ou que les simples questions d’identité ou d’immigration ».
Une empathie grandissante pour le FN, angoissante pour la caste qui donne de la voix pour supplier les Français de ne pas voter en dehors des clous. Dimanche, Manuel Valls a de nouveau confié, lors d’un entretien sur I-Télé/Europe 1/Le Monde, «( sa) peur » de voir (notre ?) pays se (fracasser) contre le Front National », en lançant un appel à la mobilisation électorale.
Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le socialiste Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, a relayé l’appel au secours du Premier ministre en affirmant qu’ « il est temps de reconnaître que la lutte contre le FN est prioritaire ».
Preuve d’impuissance, confirmation que les outils socialistes pour arrêter la fuite de son électorat sont aussi inadaptées qu’obsolètes, M. Le Guen en est réduit à se féliciter d’un énième rapport contre le FN qu’il « vient de rédiger pour la Fondation Jean Jaurès », « une analyse politique de 36 pages ( Front National, le combat prioritaire de la gauche), qui, à gauche, fera date (sic) , s’adressant à l’ensemble du camp républicain (droite, gauche, gauche de la gauche)» selon le JDD.
Invitée hier du Brunch politique de Sud Radio, Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat à la Famille, Conseillère régionale de Picardie depuis 1998, a avancé très sommairement deux raisons pour dissuader les Français de voter FN aux départementales : dans les conseils régionaux les élus FN « refusent) toutes les campagnes sur la contraception dans les lycées au motif que la contraception ça concerne les familles. Ça veut dire que demain ils les refuseront dans les collèges ». Et « en matière de culture (…), à chaque fois que sur une manifestation culturelle ils trouvent un tam-tam, un boubou ou une girafe, ils sont contre car ils ne veulent défendre que des manifestations culturelles qui célèbrent l’esprit gaulois et le Moyen Age français » (sic). Voilà de puissants arguments qui devraient mobiliser les foules…
Le prix Nobel de Littérature 2008, «l’écrivain-voyageur » Jean-Marie Le Clezio, a lui aussi tenu à apporter son soutien à la campagne du microcosme pour sauver sa position dominante. Il a ainsi déclaré à un journal argentin, entretien réalisé mi-février mais repéré samedi par BFM-TV : « Quand je vois le FN monter en France, je me sens plus Mauricien que jamais. Je ne comprends pas les Français ». « Si Marine Le Pen gagne, je rendrai mon passeport français, et je ne garderai que mes papiers mauriciens. »
Il est vrai que M. Le Clezio ne vit pas (ou peu) en France et qu’il est lui aussi bien déconnecté du quotidien de nos compatriotes. Déjà Au lendemain du premier tour des élections municipales, il estimait sur RTL « très préoccupante » la montée du FN dans « un pays avec une tradition d’humanisme ». On « se replie on se méfie de l’autre et je pense que ce n’est pas bon. Si on vit dans un air confiné ce sera l’anémie intellectuelle ».
Il ya trois ans, l’auteur franco-mauricien avait fustigé l’essai de Richard Millet, Langue fantôme, suivi de Éloge littéraire d’Anders Breivik , qu’il jugeait « répugnant ». L’écrivain avait riposté sans mâcher ses mots : « Je ne suis pas anti-Le Clézio. Je trouve que sa syntaxe est bête, c’est-à-dire qu’elle est un peu gnan-gnan, qu’elle est le parfait reflet de sa pensée qui va dans le sens de la propagande, pensée multiculturaliste facile, manichéenne. Les Blancs, les Occidentaux sont tous épouvantables, mais les Indiens, etc., sont magnifiques… Le Clézio est le parfait représentant de cet effondrement du style…» affirmait M. Millet. Et oui, M. Le Clezio, n’est pas Paul Morand ou Mircea Eliade qui veut…
Dans ce contexte, l’article consacré aux élections départementales dans le dernier numéro de L’Action française souligne, à note avis très justement, que ce scrutin incarnera aussi la lutte engagée par la caste mondialiste contre l’identité française et notamment la stratégie d’évitement de nos compatriotes qui ont fui vers les zones périurbaines pour échapper à une immigration de masse. Immigration-invasion que Manuel Valls veut imposer à tous par sa politique de peuplement consistant à disperser les flux migratoires sur l’ensemble de notre territoire.
Ce qui s’exprime également, note Aristide Leucate dans l’AF, dans « le dessein concerté des élites françaises et européennes de la métropolisation du territoire, soit la destruction planifiée du tissu rural (pas seulement paysan) sommé nolens volens de s’agréger, ici à une communauté urbaine, là à une métropole, ailleurs à une communauté de communes de plus de 20 000 habitants. »
« Le redécoupage arbitraire des cantons (sans précédent depuis 1986) opéré par Manuel Valls, assorti d’une réforme ubuesque du mode de scrutin (…) a pour conséquence de dissocier délibérément territoires (ou terroirs) et populations. Ce déracinement s’apparente à ce que l’anthropologue Pierre Clastres appelait un ethnocide. Le gouvernement a compris que la France périphérique n’était rien moins qu’une France qui revenait à ses souches primitives, celles de ses repères familiers, qu’ils soient paysagers, comportementaux, culturels, amicaux… ».
« Rendre illisibles –et bientôt ingouvernables –des départements en voie de dislocation pou scier la branche du FN, telle est la méthode délétère de cette anti-France dirigeante ayant opté pour le chaos ». Alors oui réaffirme Bruno Gollnisch, la fracassante option Front National , pour la France et les Français d’abord, est plus que jamais une ardente nécessité: FN, Marine vite !
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12 mars : journée contre la censure sur internet
Lu sur Délit d'images :
"Aussi appelée Journée internationale pour la liberté d’expression sur Internet, cette journée contre la censure sur Internet est célébrée le 12 mars depuis 2008. Elle fut créée par RSF (Reporters sans frontières). Cette journée se veut dénoncer la cybercensure dans le monde, la répression des internautes, blogueurs et des sites, laquelle par ailleurs ne cesse d’augmenter.
A l’origine,cette manifestation visait essentiellement la Chine et ses lois concernant le contrôle d’Internet.On ne parlera pas de l’Arabie Saoudite et d’autres ailleurs de la région… Vous savez… Hélas, l’actualité nous a appris que de « grands pays » dits démocratiques n’étaient pas en reste quant à l’oppression des libertés publiques dans ces divers régimes non déclarés totalitaires… entre autres, en France! Alors tant que je peux encore vous parler, j’en profite…
Je ne vais pas bavarder plus longtemps et pour être synthétique, reprendre la pétition des 4 Vérités que nous relayons:
« Le 6 février dernier, Mme Taubira, Garde des sceaux de votre gouvernement, a publié un décret permettant le blocage administratif des sites internet.
Officiellement, ce décret concerne la lutte contre le terrorisme. Cependant, cette décision nous semble extrêmement inquiétante pour les libertés publiques.
L’administration s’arroge ici un pouvoir qui relève de la justice, au mépris de la séparation des pouvoirs.
Et on voit mal pourquoi elle s’arrêterait aux sites faisant l’apologie du terrorisme. Comment ne serait-elle pas tentée de bloquer, de proche en proche, tous les sites internet qui auront le malheur de déplaire au pouvoir en place?
Au demeurant, il est très improbable que ce blocage gêne les terroristes eux-mêmes.
Et, si, par impossible, il y parvenait, quel serait l’intérêt de vaincre les terroristes qui attaquent nos principes et nos coutumes, et, en particulier, notre liberté d’expression, si nous le payions précisément de l’abandon de ces principes?
C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons instamment de retirer ce décret inutile pour lutter contre le terrorisme et dangereux pour nos libertés.
Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute considération. »
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Nicolas Sarkozy : un projet qui ne dit pas son nom ?
Le peuple de France n’a tout simplement pas l’oreille de l’ancien Président, qui fit ratifier par voie parlementaire le traité simplifié de Lisbonne de la Constitution européenne (refusé trois ans auparavant par les Français par référendum)...
De retour au premier plan de l’actualité politique par la (re)prise en main de l’UMP et des sorties médiatiques maîtrisées (FNPS pour contrer le traditionnel UMPS), Nicolas Sarkozy met en place une tactique de parti politique sans regard à long terme pour les intérêts d’un pays dont il fut aux manettes durant plus de dix ans. Une liste de décisions phares de sa politique (ministre de l’Intérieur à deux reprises, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie puis président de la République) nous montre son action néfaste entre 2002 et 2012.
Soutenu par les médias anglo-saxons lors de la campagne présidentielle 2007, il avait été grimé en Napoléon (!) par The Economist d’avril de ladite année, titré « France’s Chance ». Quelle chance ! Même si le magazine britannique, en 2010, avait retourné sa ligne éditoriale en « The Incredible Shrinking President » (« L’incroyable président qui rétrécit »), Nicolas Sarkozy semble rester un obligé des intérêts supranationaux qui régissent de plus en plus le monde. Il s’apparente davantage à Jean Monnet, agent américain, qu’à un personnage public patriote. Une allégeance difficile à digérer pour la France.
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Merci Christiane
Un chrétien doit prier pour ses ennemis. Merci à vous de me permettre de pouvoir faire encore plus : vous remercier de vos erreurs.
Avec un prénom aussi beau que le vôtre qui me rappelle tant mes racines chrétiennes, je savais que vous finiriez par réveiller les foules. Cela méritera que votre béatification soit étudiée lorsque vous quitterez cette terre. Car votre action est un miracle :
– En insultant un député qui vous attaque sur une politique avec véhémence, vous m’avez insulté et venez de me conforter à devenir un électeur du premier parti de France – premier par les suffrages exprimés et dernier par la représentation de ces suffrages.
– Merci d’avoir osé, quand votre époux était ou est encore un terroriste indépendantiste de Guyane (avec un mandat Interpol oublié ?), faire des leçons aux Français.
– Merci d’oser ouvertement employer des moyens de la République à des fins privées comme l’hélicoptère qui vous emmène le week-end visiter votre fils criminel incarcéré.