France et politique française - Page 4023
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I-Média bobard complice Claire Chazal et Jean Luc Mélenchon
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TVL : JT du 15/12/2014
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Les profiteurs de la diversité : « La diversité, on a (presque) tous à y gagner ! »
Chronique de Bernard Mazin, essayiste.
♦ « Ce faisant, elle [la presse] ne peut que contribuer à décrédibiliser un peu plus la classe politique, déjà bien affectée, toutes tendances confondues, par les “affaires” en tout genre où des politiques pas très regardants profitent d’un argent pas très bien gagné. »
Depuis quelques années, les administrations et les grandes entreprises publiques ou privées sont sommées d’inscrire leur gestion des ressources humaines dans le cadre d’une campagne qui les invite à refuser les stéréotypes de tous ordres, reflétant ainsi l’omniprésente influence du lobby des droits de l’homme et de l’antiracisme. Le slogan-phare en est « La diversité, on a tous à y gagner ! ». L’on ne sait si le caractère savoureux de cette expression, prise au second degré, est à mettre au compte de l’inconscience ou de la malice de ses inventeurs. Toujours est-il que, si nous avons du mal à nous persuader des bienfaits pour tous de la diversité au sens où l’entendent ses promoteurs, il est beaucoup plus aisé de se rendre compte que certains en ont bien, littéralement, « tiré profit ». Une fois n’est pas coutume, c’est à notre tour d’invoquer le « devoir de mémoire ».
« Ils n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »
Faouzi Lamdaoui, qui occupait auprès de François Hollande le poste de « conseiller pour les questions d’égalité et de diversité », ce qui constitue en soi tout un programme, a été contraint de démissionner le 3 décembre 2014. L’intéressé venait d’être cité à comparaître dans le cadre d’une enquête préliminaire pour d’éventuels « recel d’abus de biens sociaux » et « fraude fiscale ».
Selon Le Monde, « Les magistrats et les policiers estiment que ce compagnon de route historique de François Hollande, chef de son cabinet pendant sa campagne présidentielle, a été “le gérant de fait” d’Alpha Distributions et d’Alpha (devenue Cronoservice), deux SARL inscrites dans la même société de domiciliation parisienne. La première – dont M. Lamdaoui était directeur logistique – a été liquidée en juin 2010 et radiée du Registre du commerce en mars 2012. La seconde, spécialisée dans la sous-traitance de laboratoires photo, a cessé ses activités en juin 2012 et a été radiée en mars 2014 ».
A l’issue d’une perquisition, les enquêteurs se sont interrogés sur les « rémunérations élevées » perçues par Faouzi Lamdaoui et sur une possible dissimulation de ces sommes au fisc. En 2010 déjà, Alpha Distributions avait été épinglée par la Commission des infractions fiscales pour « dissimulation de recettes imposables ».
Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes préliminaires, en mai 2012, à la suite des plaintes déposées par Mohamed Belaïd, un ex-militant PS d’Argenteuil (Val-d’Oise) et ancien chauffeur de Hollande. La première, qui visait François Hollande et Faouzi Lamdaoui pour « travail dissimulé », « menaces et intimidations », a été classée sans suite, le 29 novembre 2013. Mais la seconde, ouverte pour « faux et usage de faux » devrait donner lieu à l’audition prochaine du conseiller à l’égalité et à la diversité. M. Belaïd estime en effet que Faouzi Lamdaoui a, pour créer la société Alpha, usurpé l’identité de son épouse. « Les investigations, confiées dans un premier temps à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, ne l’ont pas démontré. Mais des questions ont vu le jour sur l’utilisation des fonds de l’entreprise », précise de son côté L’Express.
Cette affaire constitue le dernier épisode – et sans doute pas le dernier – du long feuilleton des démêlés judiciaires impliquant les représentants tant médiatisés de la « pote-génération », et en particulier les pères-fondateurs et les dirigeants successifs de SOS Racisme. En voici, brièvement résumés, les épisodes précédents :
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Elections professionnelles : la FPIP en tête au commissariat du Mans
Parmi les élections professionnelles qui ont lieu début décembre, il est un résultat détonnant pourtant non mis en avant par les médias. Au commissariat du Mans (Sarthe), c’est la FPIP qui est arrivée en tête. Or la FPIP est réputée proche de l’extrême droite. Il faut dire que la préfecture de la Sarthe cumule depuis un certain temps tous les travers qui font du Mans une quasi zone de non-droit.
France Bleu Maine revient sur ce résultat :
Déjà, entre 2001 et 2003, la FPIP avait été majoritaire au Mans. A l’époque, son secrétaire national s’appelait Claude Choplin. C’est désormais lui qui gère le syndicat au niveau national.
Onze ans plus tard, rebelote puisque les policiers manceaux ont voté à 45 % pour cette organisation réputée proche de l’extrême droite. A la tête de la section départementale cette fois, Jean-François Duchene. Un policier très à l’écoute de ses collègues, et qui reconnaît lui même que cette élection est aussi une question de personne.
La FPIP occupera donc trois des six sièges alloués aux policiers au sein du comité technique de proximité, qui s’occupe des conditions de travail et du fonctionnement du commissariat au quotidien. C’est un cas unique en France puisqu’au niveau national, le score de la FPIP reste faible et stable : environ 5 %. Au niveau régional, la FPIP rafle également deux sièges (15 %) dans l’instance qui suit l’avancement des Majors.
>> Pour lire l’intégralité de l’article.
http://fr.novopress.info/179928/elections-professionnelles-fpip-en-tete-au-commissariat-du-mans/
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Conversion
Sur le site des Echos le 10 décembre, le journaliste répondant au pseudo de Favilla se livrait à quelques commentaires sur le congrès FN de Lyon. Si ses éditoriaux n’ont jamais brillé par la profondeur ou l’intelligence de leurs analyses, il recyclait ici un vieux papier de L’Humanité en affirmant que la « première composante historique du FN » se trouve dans l’antirépublicanisme» et «est également teintée d’antisémitisme ». Pour faire bonne mesure, il indiquait aussi que la « vieille garde » du FN « constituée autour de (Jean-Marie Le Pen) et de Bruno Gollnisch, s’efface et est remplacée par des jeunes qui n’ont plus le look rasé des anciens de l’Algérie française » (sic). Certes, c’est ce même Favilla qui en novembre 2010, en plein roman noir, s’amusait à (se) faire peur en décrivant, tel un sous Didier Daeninckx, un Bruno Gollnisch «entouré de burgraves intégristes, antisémites, négationnistes, anciens d’Indochine, d’Algérie ou nostalgiques de Pétain », et qui «serait prêt à quelque indulgence pour les Arabes, comme jadis le grand mufti de Jérusalem, Husseini, en avait pour les nazis ». Ou qui évoquait en janvier 2011, après la victoire de Marine aux congrès de Tours, un « FN » en marche « vers un national-socialisme».
A sa décharge, Favilla à quelques lecteurs « à droite » qui le prennent au sérieux ou partagent sa vision du monde , si l’on en juge par les propos tenus par Nicolas Sarkozy ce samedi 13 décembre lors d’une réunion des cadres UMP. « Nous n’avons pas les mêmes valeurs que le FN», « je n’accepterai jamais aucun accord avec le FN, ni local, ni régional, ni national» a tonné le président de l’UMP, car «la Shoah n’est pas un détail et la torture n’est jamais justifiable. On ne combat pas le terrorisme avec les méthodes des terroristes ».
La débilité (dans toute l’acception du terme) de cette « argumentation » sarkozyste ne mérite guère de commentaires particuliers. Elle ne trompe plus guère les électeurs qui, dans la troisième circonscription de l‘Aube, fief de l’UMP, ont certes élu hier l’homme lige de François Baroin, Gérard Menuel, mais ont aussi voté plus nombreux qu’au premier tour pour notre camarade Bruno Subtil. Au terme d’une belle campagne de terrain, il a gagné près de neuf points entre les deux tours totalisant ce dimanche 36,15% des suffrages. La forte abstention (72,85% , 75,37% au premier tour) ne pouvait guère nous permettre d’espérer mieux.
Capitalisant sur l’opportunisme et l’absence de convictions réelles, l’UMP s’est félicitée ces dernières heures du «retour au bercail» de Fatima Allaoui, qui avait rejoint le SIEL de notre ami Karim Ouchikh. La jeune femme vivant à Béziers avait quitté l’UMP il y a quelques mois pour protester contre le refus de son parti de l’investir aux futures élections départementales dans un canton gagnable. Elle vient d’être nommée avec l’aval de Sarkozy et surtout le soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet, nouvelle secrétaire nationale de l’UMP à la formation professionnelle. Elle a finalement expliqué qu’elle avait rallié l’opposition nationale «par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue».
Faut-il voir dans cette nomination une réponse de NKM au ralliement au Rassemblement Bleu Marine (RBM) de Sébastien Chenu, qui milita à ses côtés lors des dernières élections municipales à Paris ? Une arrivée qui n’est pas passée inaperçue !
M. Chenu, 41 ans, ex adhérent de Démocratie libérale, très opposé en 1998, lors des cantonales et des régionales en Picardie, à l’accord passé dans l’Oise entre Jean-François Mancel (RPR) et le FN, ex-chef de cabinet de Christine Lagarde (2005-2007), fondateur du mouvement communautariste Gaylib, le mouvement Lesbien Gay Bisexuel et Transexuel (LGBT) de l’UMP (qu’il a quitté en 2012), organisateur de l’Europride à Marseille en 2013, ex adjoint au maire de Beauvais (Oise) qu’il quitta pour faire campagne avec NKM, ex-secrétaire national de l’UMP, cofondateur de Nouvelle Donne, un microparti associé à l’UMP défendant une ligne très libérale, ex soutien de Bruno Le Maire pour la présidence de l’UMP, était encore il y a peu un adversaire résolu du FN. Lors de la campagne présidentielle de 2012 il définissait ainsi dans Paris-Match les relations UMP-FN: « Pas d’alliance, ni de près, ni de loin, ni de discours, ni d’approche. On est capables de se définir autrement ».
Aujourd’hui, Sébastien Chenu qui sera nommé en janvier à la tête d’un futur Collectif culture , aux côtés du secrétaire général du RBM, le député Gilbert Collard, affirme qu’il « partage l’ensemble des propositions de Marine Le Pen, sauf sur le mariage pour tous ». « Ce sera ma petite originalité précise-t-il, il faut bien que j’ai une », soulignant que Marine tient un discours en phase avec les premières positions de GayLib sur le « Pacs amélioré ».
M. Chenu, qui dit de pas être « choqué » par le principe de la préférence nationale et devrait être candidat aux régionales dans la grande région fusionnée Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a également confié aux médias que son ralliement s’explique par son « refus de continuer à alimenter l’ambiguïté ». «L’Europe qu’on nous a vendu et qui consiste à nous faire rentrer à coup de triques dans un système en échec, ce n’est plus possible. Les ambiguïtés de Sarkozy qui tape sur Schengen mais qui rampe à Bruxelles quand il est au pouvoir non plus ». « Quand j’étais au cabinet de Christine Lagarde au Commerce extérieur, j’ai bien vu que l’euro pesait sur nos exportations. Il faut retrouver notre souveraineté monétaire ».
« L’UMP est devenu le parti de tous les conservatismes qui ne parle plus de la France», « je ne rejoins pas le Front National qui n’est pas mon histoire mais Marine Le Pen qui est aujourd’hui la seule à proposer une offre politique alternative aux Français ». Interrogé sur sa capacité d’adaptation il rétorque : « J’ai au moins autant d’atome crochu avec Bruno Gollnisch qu’avec Edouard Balladur (sic). Vous savez, j’ai supporté pendant des années Christine Boutin et Christian Vanneste à l’UMP. Moi, je ne viens que pour Marine ».
« Son ralliement est la preuve de l’ouverture du RBM et que de plus en plus d’anciens adhérents UMP nous rejoignent », a expliqué Gilbert Collard, tandis que Florian Philippot et Steeve Briois ont également salué cette arrivée de Sébastien Chenu.
GayLib a officiellement exprimé «sa profonde consternation » de voir l’un de ses fondateurs rejoindre le RBM dénonçant un « opportunisme à visée électorale » et une « pure politique de casting destinée à donner le sentiment que le Front National a changé ».
Autre son de cloche, celui de Didier Lestrade, fondateur du groupuscule extrémiste Act up, figure du lobby homosexualiste qui sur slate.fr, le site de MM. Colombani et Attali, estime comme il l’a développé dans un ouvrage récent que la « communauté gay » suit une évolution à la néerlandaise qui traduit un bouleversement sociologique plus profond.« Le FN écrit-il, capitalise sur les griefs de la communauté LGBT envers les partis de droite et de gauche. Il encourage un mouvement continu depuis plusieurs années de droitisation du milieu LGBT sur fond de crise économique et de racisme anti-noirs ou anti-arabes ».
« Ce qui est intéressant en France affirme encore M. Lestrade, c’est que ce glissement de droite à l’extrême droite commence précisément par des gays comme Sébastien Chenu. Les gays sont toujours des trend setters –en jargon marketing du Marais, les trend setters sont des personnes qui par leur personnalité, leur position sociale ou professionnelle peuvent avoir une influence sur l’adoption de nouvelles technologies, l’évolution de la mode, et qui sont donc « surveillés » pour détecter de nouvelles tendances, NDLR- –surtout quand il s’agit de trouver un job au Rassemblement Bleu Marine. Leur point commun? Ils sont blancs ».
Cette lecture racialo-ethnico-communautariste très peu républicaine est battue en brèche par la journaliste Béatrice Bouchard qui sur le site de L’opinion, le 12 décembre, affirmait a contrario que selon «un membre de la direction du Front National » qu’elle cite sans le nommer , on aurait assisté avec la nomination de M. Chenu à « une victoire par KO du marinisme et de la ligne républicaine sur les obscurantismes et les rétrogrades ». Est-ce vraiment un frontiste qui utilise ce vocabulaire digne d’un humaniste de la LDH ou du PS pour parler d’autres frontistes ? Il nous est permis d’en douter !
Il faut le dire, des personnalités du FN comme Marion Maréchal-Le Pen ou Aymeric Chauprade, Karim Ouchikh pour le SIEL, ont été en effet plus réservés et ont fait part de leur « étonnement » lors du Bureau Politique qui s’est tenu vendredi. Bruno Gollnisch ne s’est pas répandu dans la presse réservant à Marine et au Bureau Politique ses réflexions. Tout juste a-t-il relevé que M. Chenu incarne a priori «tout ce que nous avons combattu. Il se déclarait européiste, militait contre le rapprochement de la droite avec le FN… Il incarne tout ce que nous avons combattu depuis des années. Je sais bien que saint Paul est subitement devenu un apôtre du christianisme sur le chemin de Damas… mais de là à lui confier un secteur (la culture, NDLR) aussi essentiel ! ». Une rencontre entre les deux hommes serait prévue prochainement.
Lors de la conférence de presse qui s’est tenue vendredi, Marine Le Pen a souligné qu’il y avait eu « un certain nombre d’interrogations » sur le cas Chenu au Bureau Politique, et des « inquiétudes» relatives à son passé avec Gay Lib. Pour autant, « s’il rejoint le RBM, c’est qu’il admet cette partie du projet que je porte » a précisé la présidente du FN.
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Les partis politiques : une plaie pour la France ?
La France a traversé plusieurs régimes politiques. Qu’en sera-t-il de celui-ci et de ses partis ?
Un (trop) grand pan de la politique actuelle est de se soucier de l’intérêt du parti, de l’appareil, bien plus que de l’intérêt de ses militants et – pis !- de la France.
Les élections départementales de mars 2015 se rapprochent petit à petit et déjà voit-on pointer (comme l’iceberg) le bout des tractations politiciennes pour sauver ou engrosser les différents partis.
Entre chaque élection, les luttes internes se mettent en place, les transfuges se montrent, chacun parti compte ses troupes, ses élus et ses électeurs comme on compte sa monnaie. Cet imbroglio est terrible quand il se fait devant la chute des derniers pans de la société française.
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Avortement, euthanasie, GPA : même logique de la culture de mort
Encore un argumentaire d'un défenseur de la culture de mort qui justifiel'avortement, l'euthanasie et la GPA au nom de la liberté. . :
"(...) les deux députés missionnés sur le sujet délicat de la fin de vie ont proposé la création d’un «droit à mourir», qui permet de contourner les faux débats sur l’euthanasie. C’est en se mettant au service de l’individu et de sa liberté de choix (...) que l’Etat se trouve dans son rôle légitime (...)
Dans la foulée, le Conseil d’Etat a validé la circulaire Taubira, qui permet aux enfants nés sous GPA à l’étranger d’obtenir la nationalité française. Plutôt que de laisser maladroitement émerger une génération de bébés Thalys, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique, en créant non pas un obscur droit à l’enfant, mais un véritable droit à naître, qui s’appliquerait au futur enfant en tant que projet parental? (...)
Plus prosaïquement, il est difficile d’être libéral et de s’opposer à la gestation pour autrui, une pratique qui ne nuit à personne, repose sur le libre consentement d’individus majeurs, et reste dissociée des questions de filiation (...) Après le droit à mourir, le droit à naître remettrait la France, trop souvent condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme, au premier rang de l’innovation politique et sociale. Vive la vie (sic) !
Notez que la GPA est rebaptisée "droit à naître" tandis que l'avortement reste une liberté fondamentale... Allez comprendre la logique de ces tordus.
Pour manifester votre opposition à l'avortement et à toutes les dérives éthiques qui en découlent (euthanasie, GPA etc...), rejoignez nombreux laMarche pour la Vie le 25 janvier 2015 !
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01 - Présentation du colloque Mai 68 en quarantaine (video)
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Les francs-maçons aussi très présents dans la sphère patronale
Loin d’être l’apanage de la fonction publique, comme cela a été le cas dans le passé, la maçonnerie recrute donc désormais dans tous les milieux, y compris dans la sphère patronale. Pour un dirigeant d’entreprise, le passage « sous le bandeau » ouvre les portes de tous les lieux de pouvoir, et des contre-pouvoirs. S’assurer de l’avancement d’une subvention ou d’un permis de construire, repérer le député qui sera prêt à déposer un amendement favorable, obtenir une décoration pour un cadre, prévoir l’évolution de la législation... Dans tous ces actes quotidiens, il est toujours bon d’avoir le bras long. Mais l’appartenance à la franc-maçonnerie présente un autre intérêt, beaucoup moins connu : permettre aux patrons de nouer des contacts à tous les niveaux hiérarchiques de l’entreprise, y compris la base, pour mieux s’informer. Efficace ? Ils le disent. Certains affirment ainsi que le patron du Figaro, Yves de Chaisemartin, a réussi à nouer des liens privilégiés avec les ouvriers du livre grâce à des connexions maçonnes. Difficile à vérifier bien sûr. S’il y a peu de frères à la CGT, ils sont nombreux, traditionnellement, dans tous les métiers du livre.
Maints dirigeants maçons finissent par devenir des obsédés du renseignement. Peu avant sa mort, en 1987, l’ancien Grand Maître du Grand Orient, Michel Baroin, patron de la GMF et de la Fnac (sa filiale), y avait engagé Nicolas Crespelle comme directeur financier adjoint. Quelques jours plus tard, Baroin appelle Crespelle pour lui demander d’avoir la gentillesse de prendre dans son équipe le fils d’un de ses amis. Crespelle n’a aucune raison de refuser. Le garçon est plutôt sympathique. Le courant passe. Au bout de quelques jours, il finit par lui expliquer qu’il a été placé là dans le but de le surveiller : régulièrement, il doit faire un rapport sur les personnes qu’il voit, avec qui il déjeune ou téléphone. De tels procédés sont évidemment rarissimes ; en plus d’être maçon, Baroin était, il est vrai policier aux Renseignements Généraux. Mais ils dénotent un état d’esprit.
Nombre de patrons célèbres ont ainsi, un jour, « frappé à la porte du temple », selon l’expression consacré. L’aspect philosophique de la démarche y est sans doute pour beaucoup. Mais pas seulement. Christian Blanc, ex-PDG de la RATP et d’Air France, président de Merrill Lynch France et administrateur de Carrefour ? Francis Mer, PDG d’Usinor [ministre de l’Économie de 2002 à 2004] ? Le fabricant de lunettes Alain Afflelou (qui récuse toute appartenance, menace de procès à l’appui) ? Henri Lachmann, [ancien] président du groupe Schneider, membre du conseil de surveillance d’Axa et de Paribas ? Daniel Dewavrin, l’ancien patron d’Epéda-Bernard Faure, ancien patron de la très puissante fédération patronale, l’Union des industries métallurgiques et minières (UIMM) ? Tous ces « enfants de la veuve » qui ont su se frayer un chemin jusqu’au sommet du pouvoir. Sans oublier Jean Bergougnoux, ex-président de la SNCF, Pierre Eelsen, président d’honneur d’Air Inter ou Jean-Claude Levy, ancien président de Framatome (qui dément), Jean Syrota, président d’honneur de la Cogema (qui dément aussi !). Quant à Bernard Esambert, l’ancien président de la Compagnie financière Edmond de Rothschild, aujourd’hui membre de l’Autorité des marchés financiers, il affirme également qu’il n’appartient à aucune loge*.
*Ce dernier a participé à la conférence Bilderberg en 1980 avec Ernest-Antoine Seillère.
Ghislaine Ottenheimer, Renaud Lecadre, Les frères invisibles
http://www.oragesdacier.info/2014/12/les-francs-macons-aussi-tres-presents.html
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Philippe Pozzo di Borgo, qui a inspiré le film "Intouchables", témoigne contre l’euthanasie
Un rapport a été remis au président de la République par deux députés en préparation d’une loi sur la fin de vie.
Alors que les députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP) ont remis au président de la République, vendredi 12 décembre, un rapport préparant l’élaboration d’une nouvelle loi sur la fin de vie, les opposants à l’euthanasie se font entendre. Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique depuis plus de vingt ans et dont l’histoire a inspiré le scénario du film Intouchables, livre, dans Le Parisien, un plaidoyer pour "aider à vivre, pas à mourir".
"Pour l’avoir vécu, le grand handicapé, souvent souffrant, peut connaître des périodes d’abattement, de découragement, de grande solitude", confesse Philippe Pozzo di Borgo, paralysé à la suite d’un accident. Mais pour lui, "la facilité serait de proposer [à la personne handicapée] une fin de vie qu’elle ne pourrait pas refuser dans sa situation de vulnérabilité."
La loi Leonetti a "fonctionné"
L’homme d’affaires estime que la loi Leonetti, qui régit aujourd’hui la fin de vie en France, "a fonctionné", si l’on exclut "quelques cas très extrêmes et surmédiatisés".
Philippe Pozzo di Borgo est le parrain d’un collectif anti-euthanasie, Soulager mais pas tuer. Formé fin novembre, il rassemble, selon Le Parisien, des handicapés, des acteurs des soins palliatifs, mais aussi l’Alliance Vita, un mouvement catholique qui s’était mobilisé contre le mariage pour tous.
S’il ne parle pas d’euthanasie, le rapport remis vendredi à François Hollande évoque pour la première fois la possibilité "d’une sédation profonde et terminale jusqu’au décès" pour certains malades incurables qui en feraient la demande
Vu sur Francetvinfo
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Philippe-Pozzo-di-Borgo-qui-a