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France et politique française - Page 4031

  • Quand le gouvernement taxe en mode express

     

    Début novembre, lors de son émission Face aux Français, François Hollande avait fait une promesse : “Que les choses soient bien claires, il n’y aura pas d’impôt supplémentaire sur qui que ce soit” (à partir de 2015, ndlr).

    Il y a une semaine, son ministre des finances, Michel Sapin, a confirmé la promesse dans une interview accordée au journal Le Monde. Plus qu’un mois pour voter de nouvelles taxes… alors que les textes budgétaires sont quasiment bouclés.

    Le gouvernement a donc dû accélérer le mouvement et la scène s’est jouée mardi soir dernier à l’Assemblée nationale. Les députés réajustaient pour la dernière fois le budget de l’Etat. Le gouvernement en a profité pour faire passer en priorité un amendement visant à augmenter de 50% la taxe que paient les grandes surfaces. Est-ce un renoncement à la promesse présidentielle ?

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Entretien avec Didier Patte, président du Mouvement normand – Réforme des régions : “Une formule technocratique” (Présent 8247)

    Didier Patte est le président du Mouvement normand depuis sa création en 1969. Enseignant en sciences humaines et en culture normande, il a présidé la Caisse d’allocations familiales de l’Eure du 1984 à 2006. Il a siégé au Conseil économique et social de la région Haute-Normandie de 1984 à 2006. Que pense-t-il de la réforme des régions, grand chantier socialiste de l’automne ?

    Eric Zemmour, dans Le Suicide français, affirme que la décentralisation/régionalisation est l’une des étapes du déclin suicidaire de notre pays. Qu’en pensez-vous ?

    Contrairement à la réponse que vous attendez peut-être de la part d’un régionaliste, j’estime qu’Eric Zemmour a, à la fois, tort et raison…

    S’agit-il d’une autre formulation du fameux adage normand « P’tet ben qu’oui, p’tet ben que non » ?

    Nullement. Seulement l’expression de l’esprit de nuance que le politologue havrais, André Siegfried, reconnaissait aux Normands pour lesquels « La vérité n’est jamais entièrement du même côté » ! Je m’explique : Eric Zemmour, avec juste raison, part d’une réalité : la France est un Etat-nation et non une nation-Etat. Par suite, toute remise en cause de la toute-puissance de l’Etat est une menace pour la cohésion de la France et le fameux « effort multiséculaire de centralisation » a longtemps été constitutif de l’espace français. Nos rois, nos empereurs, nos républiques ont tous tiré dans la même direction : renforcer le pouvoir de l’Etat afin d’unir « l’agrégat inconstitué de peuples désunis » de ce qui est devenu l’Hexagone. Au Mouvement normand, nous avons le parti pris d’assumer notre histoire, toute notre histoire, et nous relevons qu’à toutes les époques, même aux temps de la Normandie ducale (911-1204), la Normandie a été terre de France, terre du royaume de France…

    Même quand les ducs de Normandie étaient rois d’Angleterre ?

    Les ducs-rois étaient pairs de France… et, en y regardant bien, ce furent, la plupart du temps, les monarques français qui cherchèrent noise à ces vassaux trop puissants, ducs de Normandie et rois d’Angleterre. Bref, pour en revenir aux propos d’Eric Zemmour, toute remise en cause de l’Etat par des tendances plus ou moins centrifuges est un danger pour la France et, si Eric Zemmour considère que la décentralisation/régionalisation est un démantèlement des prérogatives régaliennes de l’Etat, alors il a raison. Si, à l’inverse, les régions n’ont pas la prétention d’empiéter sur ces prérogatives régaliennes de l’Etat, il faut voir dans les « trois actes de décentralisation » (nous en sommes présentement au troisième depuis 1969) une volonté de plus grande efficacité dans la gouvernance du pays (premier point), de souci d’un aménagement équilibré du territoire (second point), de participation de tous les citoyens dans la gestion à leur niveau des affaires quotidiennes.

     

     

    Une du numéro 8247 de "Présent"

    Une du numéro 8247 de “Présent”

    C’est bien beau tout cela, mais l’Ecosse, mais la Catalogne, mais la Ligue du Nord en Italie, mais, peut-être, demain, la Corse, le Pays basque…

     

    Ne comparons pas ce qui n’est pas comparable. Sous l’égide de l’Etat tutélaire, il existe un « peuple français » issu de toutes les composantes ethniques et régionales enracinées de l’espace France. Nous, Normands, nous en faisons partie, ce qui signifie que, bien que nous ayons une identité particulière, un passé singulier, nous avons un présent et un avenir obligatoirement dans la cohérence de l’ensemble. Et c’est là qu’Eric Zemmour a tort : il confond régionalisme et séparatisme. Le Mouvement normand est régionaliste, il n’est pas nationalitaire. Je tiendrais le même raisonnement si j’étais Poitevin, Alsacien ou Provençal. Notre régionalisme est participatif, nullement exclusif. Nous ne faisons pas du jacobinisme au petit pied…

    Vous seriez plutôt girondin…

    Si vous entendez par « girondisme » une sorte de fédéralisme, ma réponse sera négative. En effet, l’éventualité d’un fédéralisme à la française n’est plus concevable si l’on considère qu’à cause de l’hypercentralisation la région parisienne représente le cinquième de la population française et, sans doute, plus du tiers de la richesse produite en France. Voilà le motif premier de notre combat régionaliste : l’hypertrophie de la région-capitale déséquilibre l’ensemble et nous revendiquons un aménagement du territoire plus équilibré. Nous considérons que cette hypertrophie centrale anémie le reste du pays, dont la Normandie. Dans le même temps, nous refusons que la métropolisation au profit des grandes villes instaure une micro-centralisation et crée des sortes de « ploukistans », non seulement dans le rural, mais aussi au détriment des villes moyennes.

    L’Acte III de la décentralisation que l’Etat met actuellement en chantier permettra-t-il de corriger les effets néfastes de l’hypercentralisation, d’une part, de la micro-centralisation, d’autre part ?

    J’en doute, mais il ne faut pas insulter l’avenir. Que voulons-nous ? Qu’à partir des « régions vraies », toutes les parties de la France retrouvent un dynamisme plus ou moins confisqué aujourd’hui.

    Qu’entendez-vous par « régions vraies » ?

    Pour nous, il s’agit de régions à forte personnalité, s’appuyant sur le legs de l’histoire, cultivant une forte identité, jouant de tous leurs atouts, qui ne sont pas les mêmes selon les diverses régions de l’Hexagone, apportant à l’ensemble français la richesse de leurs potentialités. Ce peut être le cas de la Normandie.

    Précisez… et dans le même temps, pensez-vous que l’exemple de la Normandie soit reproductible dans toutes les régions préconisées par le gouvernement actuel ?

    La Normandie est une région essentiellement et originellement maritime. C’est la rencontre de la mer (la Manche) et d’un fleuve (la Seine). C’est la porte océane de la mégalopole parisienne et elle avait besoin d’être redevenue elle-même pour fonder un véritable partenariat avec la capitale.

    Qu’entendez-vous par le fait pour la Normandie de redevenir elle-même ?

    Depuis 1956, la Normandie était divisée en deux mini-régions, la haute et la basse Normandie. Depuis 1969, le Mouvement normand a lutté pour la réunification de la Normandie. Le projet gouvernemental prévoit la fusion des deux mini-régions et l’on peut remarquer qu’aucune voix ne s’élève contre la perspective de la réunification. Ce n’est pas le cas avec la plupart des fusions prévues de régions. Vouloir diviser par deux le nombre des régions est une formule… très technocratique. Cela se justifie pleinement pour la Normandie, peut-être aussi pour la Bourgogne et la Franche-Comté, mais quid d’un ensemble Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon ? La carte proposée par le Sénat (15 régions au lieu de 12) nous paraît mieux adaptée aux réalités de terrain.

    Vous remettez donc en cause le fait que ce soit le pouvoir central qui décide des fusions…

    Pas vraiment. Un Etat centralisé ne peut mener une vraie décentralisation que s’il décide lui-même de la création des nouvelles régions et des pouvoirs de celles-ci. Le problème, c’est l’esprit de système (ou de copinage…) qui a présidé à cette importante mutation. L’intention du projet de loi est bonne, sa mise en œuvre nous paraît ratée… sauf pour la Normandie.

    Propos recueillis par Guillaume Lanfranc

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  • L'interdiction du feu de cheminée c'est de l'absurditude

    Ségolène Royal, ministre de l'environnement, veut revenir sur l'arrêté préfectoral interdisant les feux de cheminée en Ile-de-France. Elle a qualifié l'interdiction des feux dans les cheminées à foyer ouvert en Ile de France de «décision un peu absurde. On était dans le ridicule, je vais faire changer cette décision». Elle a indiqué que de toutes façons, cette mesure ne serait «pas appliquée car il n'y a pas de sanctions». Et elle ajoute :

    «J'encourage le chauffage au bois».

    Elle ne souhaite pas pénaliser la filière biomasse et elle ne souhaite pas que toute la filière bois pâtisse de cette mesure.

    Michel Janva

  • Contrat de désendettement et de développement : François Hollande offre 1 milliard d’euros à la Côte d’Ivoire

    Dans un article du Point du 4 décembre 2014, nous apprenons que Hollande débloque 1 milliard d’euros pour la Côte d’Ivoire, cette somme constituant la deuxième tranche d’un contrat de désendettement et de développement (C2D) conclu entre la France et la Côte d’Ivoire le 1er décembre 2012.

    « Tout le monde » est paraît-il d’accord sur le montant d’une deuxième tranche de plus d’un milliard d’euros, qui portera sur des secteurs prioritaires pour la Côte d’Ivoire et pour la France : éducation, santé, développement urbain et infrastructures de transports. Tout en poursuivant une coopération en matière de justice, a affirmé le président de la République à l’issue d’un entretien avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara, reçu à l’Élysée le 4 décembre, la France veut encourager et appuyer le développement de la Côte d’Ivoire, insistant sur la nécessité de préserver la “stabilité” du pays (pour oublier le désordre régnant chez nous ?).

    Puis souhaitant que l’élection présidentielle ivoirienne prévue en octobre 2015 puisse avoir lieu dans la transparence et le pluralisme, pour reprendre des termes bien a lui, François Hollande a insisté auprès de son homologue pour que la réforme de l’armée ivoirienne puisse s’accélérer afin de garantir une paix durable. Lorsqu’on pense aux coupes sombres effectuées par lui à l’armée française et à son manque d’égards envers nos militaires…

    O. Guelfucci

    http://fr.novopress.info/179563/contrat-desendettement-developpement-francois-hollande-offre-1-milliard-deuros-cote-divoire/

  • La religion de la République propose 25 mesures laïcistes

    Et c'est l'AFP qui nous en informe :

    G"Modification de la Constitution, sortie progressive du régime concordataire en Alsace-Moselle, interdiction des signes religieux à la fac, neutralité des accompagnateurs de sorties scolaires... Les francs-maçons du Grand-Orient de France ont fait mardi 25 propositions pour un "renforcement" de la laïcité.

    La principale obédience maçonnique française (50.000 membres) a choisi le 9 décembre, jour-anniversaire de l'adoption de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l'Etat, pour présenter ses initiatives "pour une République laïque au XXIe siècle"."

    En pleine polémique autour des crèches de Noël dans des bâtiments publics, l'obédience juge que

    "la notion de laïcité est affaiblie voire dénaturée par tous ceux qui souhaitent en assouplir les règles au nom d'une vision communautariste de la société, ou au contraire la durcir pour interdire toute expression des convictions religieuses dans l'espace civil".

    Le GOF veut graver dans le marbre de la Constitution les deux premiers articles de la loi de 1905, mettre un terme au financement public des activités cultuelles (même musulmanes ?).

    Et la séparation du GOF et de la République, c'est pour quand ?

    Michel Janva

  • La religion de la République propose 25 mesures laïcistes

    Et c'est l'AFP qui nous en informe :

    G"Modification de la Constitution, sortie progressive du régime concordataire en Alsace-Moselle, interdiction des signes religieux à la fac, neutralité des accompagnateurs de sorties scolaires... Les francs-maçons du Grand-Orient de France ont fait mardi 25 propositions pour un "renforcement" de la laïcité.

    La principale obédience maçonnique française (50.000 membres) a choisi le 9 décembre, jour-anniversaire de l'adoption de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l'Etat, pour présenter ses initiatives "pour une République laïque au XXIe siècle"."

    En pleine polémique autour des crèches de Noël dans des bâtiments publics, l'obédience juge que

    "la notion de laïcité est affaiblie voire dénaturée par tous ceux qui souhaitent en assouplir les règles au nom d'une vision communautariste de la société, ou au contraire la durcir pour interdire toute expression des convictions religieuses dans l'espace civil".

    Le GOF veut graver dans le marbre de la Constitution les deux premiers articles de la loi de 1905, mettre un terme au financement public des activités cultuelles (même musulmanes ?).

    Et la séparation du GOF et de la République, c'est pour quand ?

    Michel Janva

  • Le PS disparaît dans l’Aube

    Si l’on tient compte de l’abstention, on est à moins de 4 % des voix !

    On votait ce dimanche dans la troisième circonscription de l’Aube pour élire le successeur du député-maire François Baroin devenu sénateur-maire le 28 septembre dernier. Une élection partielle sans grand risque ni surprise a priori puisque cette circonscription qui englobe une partie de la ville de Troyes est un des vieux fiefs de l’UMP.

    Depuis 1993, François Baroin et son suppléant Gérard Menuel y sont confortablement élus, parfois dès le premier tour. Or, François Baroin est vraiment un archétype de la droite socialo-compatible : fils d’un grand maître du Grand Orient, journaliste à Europe 1 sous la houlette de Jean-Pierre Elkabbach, coopté pour se faire élire plus jeune député de France en 1993 puis plus jeune ministre en 1995, en couple avec Marie Drucker puis Michèle Laroque : une vraie caricature de la classe politique actuelle. Autant dire que cette circonscription, ce n’est pas Hénin-Beaumont ! On n’y attendait guère de surprise lors du dépouillement.

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