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France et politique française - Page 4106

  • Pourquoi le monde culturel déteste tant la droite en général et le Front National en particulier ?

  • Pauvreté, paupérisation et précarisation. Les nouvelles formes d’organisation du travail et les moyens d’y échapper (Polémia du 23/11/2010)

    Compte-rendu de la Polémia du 23 novembre 2010.

    L’ intervenant dirige un cabinet de conseil en informatique (300 personnes). Son entreprise est directement en concurrence avec l’ « offshore » et le « nearshore ». Polémia poursuit ainsi sa réflexion théorique sur la mondialisation, la délocalisation, la relocalisation.

    C’est un sujet d’inquiétude très forte en France. Le sondage TNS Sofres de Septembre 2010 met en évidence que 74 % des français sont préoccupés par le chômage et l’emploi.

    Qu’est ce que la pauvreté ?

     La pauvreté monétaire est définie par un seuil de pauvreté égal à 60 % du niveau de vie médian des salariés à temps plein du privé et du semi public. Pour l’année 2007, ce seuil de pauvreté s’établit aux niveaux suivants :

    Personne seule : 908 euros

    Personne seule avec enfant : 1182 euros

    Couple sans enfants : 1362 euros

    8 millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté en 2007, ce qui représente un taux de pauvreté de 13,4 % pour l’ensemble de la population.

    Qui sont les pauvres en France ? Dans leur grande majorité, les personnes pauvres sont jeunes, voire très jeunes, et ont souvent un emploi. 49 % ont moins de 30 ans, alors que les moins de 30 ans représentent 36 % de la population. 2,4 millions de personnes de moins de 18 ans sont pauvres en 2006. Presque 2/3 des personnes en situation de pauvreté vivent dans un ménage de travailleur pauvre. 2 millions d’enfants vivent dans des ménages en dessous du seuil de pauvreté, avec une forte probabilité de devenir eux-mêmes des adultes pauvres.

    Ce rajeunissement considérable de la pauvreté en France s’explique par trois raisons principales.

    Une raison sociologique, l’isolement : les jeunes adultes (ayant quitté leur famille) sans conjoint (personne isolée), ou les familles monoparentales (un seul salaire pour le ménage). Ces ménages constituent 23 % de la population et 38 % des personnes en situation de pauvreté. Une famille monoparentale sur trois vit au dessous du seuil de pauvreté.

    Une raison sociale, des prestations sociales insuffisantes pour les familles nombreuses) : Les familles de 5 personnes représentent 15 % de la population et 25 % des pauvres. 34 % des familles de 4 enfants ou plus sont en situation de pauvreté.

    Une raison économique, les travailleurs pauvres :

    Les ménages pauvres (les ménages avec au moins une personne qui travaille) :

    2003 : 3,16 millions de personnes dans ces ménages

    2006 : 3,62 millions de personnes dans ces ménages, donc une augmentation de 500 000 personnes

    Les travailleurs pauvres (un travailleur au sein d’un ménage pauvre) :

    2003 : 1,55 millions de personnes

    2006 : 1,89 millions de personnes

    Cette pauvreté laborieuse se situe essentiellement dans les services à la personne, l’hôtellerie, la restauration, le commerce, le nettoyage, l’intérim, les emplois familiaux, ou dans des emplois aidés. Ces entreprises recherchent plus de flexibilité ce qui se traduit par des emplois à temps partiel contraint, et des emplois précaires (CDD et intérim). Ces travailleurs pauvres ne sont pas pauvres à cause de leur salaire horaire, mais parce que leur nombre d’heures de travail annuel est insuffisant à cause des emplois précaires (CDD et intérim) et des emplois à temps partiel.

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  • La politique familiale n’est pas une politique sociale, c’est une justice élémentaire

    Un fidèle lecteur du Salon Beige, qui plus est célibataire et sans enfant, nous livre quelques réflexions suite à la nouvelle atteinte aux allocations familiales :

    "La politique familiale n’est pas une politique. Je veux dire par là : pas une politique qu’un gouvernement peut choisir de mettre en œuvre ou pas. Il s’agit de justice élémentaire.

    Pour le comprendre, il faut se rappeler que le système de sécurité sociale consiste à mutualiser ce que j’appellerais les « charges de la vie », à savoir : la maladie et le handicap, les retraites, le chômage et, bien sûr, les enfants. Non-pas, naturellement, que les enfants soient un handicap, mais, du point de vue matériel et financier, il est certain que l’on vit mieux sans enfant.

    A partir du moment où les charges sont mutualisées, il faut mutualiser également le financement.

    Et c’est là que l’on comprend qu’en supprimant la politique familiale, ce n’est pas une politique contingente que l’on supprime, mais bien une injustice flagrante que l’on commet à l’égard des personnes ayant des enfants : cotisant comme les autres (au moins dans le privé), les familles consentent en effet de lourds sacrifices financiers pour élever leurs enfants, quand, dans le même temps, les personnes qui n’en ont pas disposent pleinement de leurs revenus. De nombreuses études montrent ainsi qu’un couple dont les revenus sont de l’ordre de 5000 euros par mois se retrouve avec le niveau de vie d’un smicard s’il a cinq enfants.

    Or, plus tard, ce sont ces enfants qui paieront les retraites des personnes n’ayant pas eu d’enfants, et d’autant plus que leurs parents auront consenti à se serrer la ceinture pour leur offrir de bonnes études.

    La sécurité sociale privée de la politique familiale est donc un véritable hold-up sur le budget des familles, carcela revient à privatiser l’investissement (les enfants), et à collectiviser les fruits de cet investissement.

    La politique familiale n’est pas une politique sociale, c’est une justice élémentaire, d’autant plus nécessaire qu’il y a une sécurité sociale.

    Précisons encore d’autres choses :

    • Cette justice élémentaire devient une politique nataliste dès lors que le niveau de vie augmente avec le nombre d’enfants par rapport aux personnes de mêmes revenus sans enfant. A contrario, elle devient anti-nataliste dès lors que ce niveau de vie baisse.
    • Aujourd’hui, la plupart des diverses et complexes allocations familiales sont soumises à plafond de ressources ; demain, la dernière allocation qui restait universelle sera soumise à un tarif fortement dégressif. Elles aboutissent alors à une chute du niveau de vie des couples avec enfants dès lors que leurs revenus dépassent le revenu moyen, et au contraire une légère hausse de niveau de vie dès lors que leurs revenus restent en dessous du SMIC.

    On peut donc dire que, pour peu que les parents travaillent et gagnent plus que 1500 €/mois, la politique actuelle est aujourd’hui fortement anti-nataliste, et qu’elle représente donc une spoliation en bonne et due forme du fruit de l’effort financier consenti par les familles, tandis que cette même politique est au contraire plutôt nataliste pour les personnes aux revenus faibles, et qu’elle devient même outrageusement nataliste pour ceux qui vivent des transferts sociaux.

    La conclusion à en tirer est qu’il est urgent, pour les familles, de sortir de ce système, et de revenir au financement des « charges de la vie » par la solidarité familiale naturelle.Celle-ci est sans nul doute moins sûre qu’un système de Sécurité Sociale respectueux de la justice, mais bien plus juste que le système actuel, et infiniment plus encore que le système à venir.

    Quant à ceux qui profitent de la vie aujourd’hui et bénéficieront de retraites financées par d’autres demain, qu’ils regardent dans les yeux leur collègue de travail qui a des enfants, et qu’ils se rendent compte qu’ils sont purement et simplement en train de lui voler (certes inconsciemment…) une part significative de son salaire."

    Michel Janva

  • Alain Escada : « Du Synode à la Manif pour Tous, les ennemis de l’Eglise et de la Famille infiltrent »

    Le Synode consacré à la Famille s’achèvera ce dimanche 19 octobre. Qu’en restera-t-il ? Un profond sentiment d’écœurement. Comme si un virus avait intoxiqué l’air et contaminé une partie des participants. Ce virus dans l’air, ce n’était pas Ebola. Non, il s’agissait des fumées de Satan. Les comptes rendus des débats, les entretiens accordés par les prélats aux médias, la publication de la “relatio post-disceptationem”, les commentaires des vaticanistes, tout cela confirme le degré d’infiltration du Vatican par des forces occultes qui travaillent à détruire l’Eglise de l’intérieur.
     
    Le phénomène n’est pas nouveau mais il a de quoi étonner par son ampleur. En s’attaquant au sein même des murs du Vatican aux fondements les plus élémentaires de la définition de la Famille, les forces du mal démontrent leur avancée spectaculaire et assumée.
     
    Ce samedi 18 octobre, le pape François dévoilera la “relatio sinodi”, synthèse qui tentera probablement d’apaiser les tumultes tout en conservant les équivoques. Mais le mal sera fait. Les forces de la subversion savent qu’elles peuvent déjà envisager le prochain synode avec l’assurance que le terrain aura été préparé. Pendant les prochains mois, nul doute que médias et organisations LGBT vont s’y atteler.
     
    A ce sujet, nous ne prêtons pas assez attention au travail d’infiltration de l’Eglise catholique par les réseaux financés par les puissantes Gill Foundation, Ford Foundation, Soros Foundation, Arcus Foundation, créées par les milliardaires Tim Gill (homosexuel notoire), Georges Soros et Jon Stryker (homosexuel notoire), ainsi que les Evelyn & Walter Hass Jr Fund et E. Rhodes & Leona B. Carpenter Fund. Une myriade d’associations bénéficient de la générosité de ces fondations afin d’œuvrer à inverser l’enseignement moral de l’Eglise : Catholics United Education FundDignity USA, Catholics for Choice, New Ways Ministry, Women’s Alliance for Theology, Ethics and Ritual, Dignity’s Equally Blessed Coalition, Faithful America, Catholics in Alliance for the Common Good, Fortunate Families (Catholic Parents of LGBT Children),… Des dizaines d’associations de par le monde se prétendent ainsi catholiques tout en travaillant exclusivement à subvertir l’Eglise catholique et à transformer sa doctrine.
    A plus petite échelle, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec la Manif pour Tous. Quantité de braves gens s’y investissent de bonne foi. Mais ici aussi, l’infiltration est manifeste. Elle vise à conserver les défenseurs de la famille sous contrôle et, au final à les neutraliser tout en leur accordant bonne conscience. La fausse droite y trouve son compte. L’UMP y trône comme une alternative alors qu’elle est complice du saccage des valeurs familiales. Ni Sarkozy ni Juppé n’ont l’intention de revenir sur la loi Taubira qui a dénaturé le mariage. Le camouflet se fait encore plus cinglant lorsque l’UMP nomme Alain Milon, pro-loi Taubira et pro-GPA, à la tête de la commission des Affaires sociales du Sénat, et Bernard Saugey, président d’honneur de la Fraternelle parlementaire (l’association des sénateurs francs-maçons) à la questure du Sénat.
    En conclusion, tant que nous ne comprendrons pas que le combat pour la défense de la Famille est eschatologique et se livre dans un contexte mondialiste, nous n’aurons rien compris.
    Alain Escada, président de Civitas

  • Jour de Colère envoie un conseiller municipal à Ronchin

    A Ronchin, dans la région Nord-Pas-de-Calais, le jeune Louis-Marie Ganascia (20 ans), porte-parole régional de Jour de Colère, siégera désormais comme conseiller municipal FN.

    Aux dernières élections municipales, le Front National avait récolté trois élus : Thérèse Lesaffre, Patricia Lefevre et Daniel Trenchant.

    Mais au bout de quelques semaines, Patricia Lefevre a décidé de siéger en tant qu’indépendante, affirmant ne pas se reconnaître dans les positions du parti (il est bien temps d’y penser !) tout en refusant de donner sa démission du conseil municipal.

    Quant à Daniel Trenchant, il a donné sa démission car ce réserviste de la police nationale ne pouvait concilier cette activité avec celle de conseiller municipal. C’est lui qui sera remplacé par Louis-Marie Ganascia, militant très actif parmi tous les réseaux de la mouvance anti-Hollande. Ci-dessous, on le voit avec le sweat « Hollande dégage ! ».

    louis-marie-ganascia-hollande-dégage

    http://medias-presse.info/jour-de-colere-envoie-un-conseiller-municipal-a-ronchin/16635

  • Le Conseil d'Etat suspend la suppression des bourses au mérite

    Le ministère de l'Enseignement supérieur avait décidé, en toute discrétion, de supprimer cette aide complémentaire attribuée aux nouveaux étudiants boursiers ayant décroché la mention "Très bien" au bac. Seulement, explique le Conseil d'Etat,

    "le juge des référés a estimé qu'il y avait un doute sérieux sur la légalité de cette partie de la circulaire attaquée et que son exécution, privant des étudiants d'une part substantielle de leur ressources, créait une situation d'urgence"

    Le Conseil d'Etat a donc suspendu aujourd'hui la suppression des bourses au mérite, en attendant de rendre son jugement sur la légalité de la mesure.

    Louise Tudy

  • Editorial de L'AF 2895 : PANIQUE À MATIGNON

    Réduire à un simple signe d’exaspération la manifestation du lundi 13 octobre à Calais qui a rassemblé, à l’appel de FO Police, plusieurs centaines de policiers, mais aussi de commerçants, d’agriculteurs et de citoyens de toutes catégories serait une grave erreur. Elle traduit en effet, au plan local, le problème gravissime auquel toute la France est confrontée : l’explosion de l’immigration clandestine.

    MANIFESTATION À CALAIS...

    « Les fonctionnaires de police n’arrivent plus à assurer la sécurité des Calaisiens et la leur », a simplement constaté — accusé ? — le responsable syndical. Bien évidemment, politiquement correct oblige, il a aussitôt souligné que « ce rassemblement se veut pacifiste, sans aucune connotation raciste » avant, toutefois, de reconnaître « une augmentation exponentielle de la criminalité », alors que « 2 000 à 2 500 migrants » sont déjà à Calais et que « des milliers attendent aux portes de l’Italie pour se diriger vers l’eldorado britannique »...

    ...Un eldorado qui ressemble à un club de plus en plus fermé ! Car ce n’est pas au moment où l’UKIP, l’équivalent anglais du FN, entre au parlement britannique que le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté va ouvrir les vannes de l’immigration !

    Sarkozy avait fait mine de régler le problème en fermant les centres d’hébergement, ce qui avait encore aggravé l’insécurité. Hollande ne fait pas mieux, faute de mener une réelle politique de contrôle des flux migratoires... abandonnée par nos gouvernants à une Europe immigrationniste.

    Cette manifestation a exprimé le fossé existant entre des élites dénationalisées, et hyperprotégées, réfugiées dans leurs palais, et le pays réel, confronté chaque jour sans aucune protection aux conséquences catastrophiques des politiques menées par les premières. Le premier acte d’une révolte salutaire ?

    CACOPHONIE AU SOMMET DE L’ETAT

    Le gouvernement et l’Elysée ne savent apparemment plus quoi inventer pour faire parler d’eux, et si possible en mal. Comme si, la communication devenant une fin en soi, nos gouvernants finissaient par s’y empêtrer, brouillant les signaux que, paniqués, ils envoient, tantôt en direction du parti socialiste et, à l’intérieur du PS, en direction des loyalistes ou des frondeurs, tantôt en direction de leurs alliés politiques — les écolos ou, présentement, les radicaux qu’il convient de retenir désespérément pour assurer le vote du budget —, tantôt encore en direction du MEDEF, des syndicats, des agences de notation, des Allemands, des Britanniques — d’où les voyages humiliants de Valls à Berlin et à Londres — et, bien sûr, de Bruxelles. Quant aux signaux adressés aux Français, ils le sont par défaut, en termes d’insécurité, de chômage, d’immigration, de baisse du pouvoir d’achat, d’attaque frontale contre les familles...

    En quelques jours, et alors que nous ignorons toujours, à l’heure où nous écrivons, si Bruxelles aura la générosité de valider le projet de loi de finances pour 2015, qui lui sera présenté ce 15 octobre — puisque la France a perdu la souveraineté budgétaire en 2012 —, le gouvernement a multiplié des bévues apparentes qui ne sont, en fait, que les manifestations d’une navigation à vue.

    En plein débat parlementaire sur le projet de loi « relatif à la transition énergétique pour la croissance verte » (sic), Ségolène Royal supprime, sans savoir par quoi la remplacer, la taxe poids-lourds, encore présentée il y a quelques jours comme incontournable. Hollande, face à la fronde des transporteurs routiers, craignait-il de subir le sort d’Allende en 1973 ? Et Royal, avant d’être aussitôt désavouée, de demander la gratuité des autoroutes le week-end couplée à une baisse des prix du péage de 10%, comme si elle ne savait pas que l’Etat était pieds et poings liés par les cadeaux somptueux que Chirac et Villepin ont fait aux sociétés gestionnaires lors de la privatisation des autoroutes.

    A la veille de la discussion du projet de loi de finances, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, à la demande d’un PS qui cherche à préserver son unité sur le dos des familles, accepte la mise sous conditions de ressources des allocations familiales ! Hollande croyait peut-être, sur le sujet, obtenir en prime et à bon compte le soutien de la droite molle. Bruno Lemaire et Alain Juppé, ses représentants autorisés, sentant que les classes moyennes, où se recrutent la majorité des électeurs de l’UMP, sont de plus en plus remontées contre de prétendues mesures de justice sociale dont elles font seules les frais, préfèrent prudemment renier leurs positions antérieures sur le sujet.

    DES SIGNES D’ÉPUISEMENT PRÉCOCE

    Des négociations entre les partenaires sociaux se sont achevées en juin sur l’assurance-chômage ? Emmanuel Macron, « Young Leader » (comme en son temps Hollande) de la French American Foundation, et, accessoirement, ministre de l’économie, réclame, dans Le Journal du Dimanche du 12 octobre, un débat évidemment « sans tabou » sur le sujet, à la faveur d’un entretien dont on apprend qu’il a été avalisé par l’Elysée alors même qu’il contredit les propos tenus par le président une semaine plus tôt ! Pris en faute, l’Elysée rappelle, le soir même que, de toutes façons, les prochaines négociations entre les partenaires sociaux ne doivent pas avoir lieu avant 2016... avant que Pierre Gattaz, le patron du MEDEF, qui a, semble-t-il compris le signal — émis par qui ? —, ne réclame dès le lendemain leur réouverture en janvier !

    La réforme des professions réglementées, contenue dans le projet de loi sur "l’activité et l’égalité des chances économiques" présenté devant le conseil des ministres mercredi 15 octobre ? Si le même Macron assume la prétendue nécessité d’une réforme de fond, lancée par un Montebourg faux-nez, en cette affaire, des fonds de pension américains et du droit anglo-saxon — seuls bénéficiaires à terme d’une déréglementation réclamée par Bruxelles —, on commence à s’apercevoir qu’elle pourrait coûter plus cher aux Français qu’elle ne leur rapporterait ! Du reste, Macron n’a pas repris le chiffre de 6 milliards d’euros d’économies avancé démagogiquement par son prédécesseur. L’essentiel ? Détruite les structures de la société française, comme pour le travail du dimanche.

    Quant au BTP, ce ne sont pas moins de 60 000 emplois que la baisse des dotations des collectivités, qui se traduira par une baisse équivalente de l’investissement public, risque de faire perdre au secteur.

    S’il est vrai que, comme le prétend l’adage, quand le bâtiment va, tout va, alors, on est en droit de se demander si le gouvernement passera l’automne, lequel, rappelons-le, se termine avec la discussion budgétaire, juste avant Noël. Le gouvernement est pris en tenaille entre une majorité de plus en plus incertaine, ses propres contradictions internes dont sa communication contre-productive n’est que le reflet, des institutions européennes qui feront payer cher à la France la nomination de Moscovici au poste de commissaire européen à l’économie, et une Angela Merkel d’autant plus rigide qu’elle voit s’amonceler sur son Reich des jours mauvais dont sa politique prétendument vertueuse n’est pas totalement innocente — défaut d’investissement, vieillissement des infrastructures, démographie en berne. Le gouvernement donne en tout cas, à la veille du débat budgétaire, des signes d’un épuisement précoce.

    En revanche, plus grave pour le pays, il faut compter avec de possibles répercussions sur notre sol de la politique extérieure française : des attentats ne sont pas à écarter. Et si le gouvernement pourrait tenter, dans un premier temps, de resserrer autour de lui les Français en jouant sur la corde de l’unité nationale — un comble pour des européistes et communautaristes forcenés ! —, très vite nos compatriotes pourraient s’interroger à la fois sur la cohérence d’une politique initiée par Sarkozy et continuée par Hollande, qui a consisté à favoriser et à armer l’islamisme, notamment en Libye et en Syrie, pour le combattre en Irak, et sur la capacité de la République à prévenir de telles attaques au sein du pré carré.

    REDRESSEMENT DES ESPRITS

    Un pré carré qui n’a plus aucun sens pour ceux qui nous dirigent mais qui semble, au contraire, recouvrer une nouvelle jeunesse auprès d’un nombre croissant de Français. Des signes épars mais encourageants d’un redressement des esprits ? Le retour de Sarkozy manifestement moins attendu des Français que ne le croyait vaniteusement l’intéressé ; ou le succès non démenti de la Manif pour tous du 5 octobre dernier ; ou encore, le fait que Le Suicide français, le nouvel essai d’Eric Zemmour, diabolisé par les chiens de garde du système, dépasse les chiffres de vente quotidienne du brûlot politico-impudique de Valérie Trierweiler. Les Français sont de plus en plus nombreux à rejeter la chape de plomb d’un politiquement correct qui n’a eu de cesse de les anesthésier pour mieux les asservir et les faire disparaître comme nation. A nous de faire que leur réveil ne soit pas récupéré par les imposteurs d’une droite parlementaire politiquement et moralement complice de la gauche. Quand elle ne l’a pas précédé dans la voie du reniement de la France.

    François MarcilhacL’AF 2895

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-AF-2895-PANIQUE-A

  • Quand l'Etat socialiste nous organise notre vie de "pauvres"

    Il n'aura échappé à personne qu'Emmanuel Macron a le sens de la formule. Après les "illettrées" de Gad, le voici qui propose aux "pauvres" de voyager en autocar.


    Macron: "Les pauvres voyageront plus facilement" par BFMTV 

    Au fond, on peut admettre qu' Emmanuel Macron emploie les mots justes sans tomber dans la "novlangue", ce qui d'ailleurs lui a valu les foudres des habitués de la périphrase. Plus que les mots employés, ce qui peut chiffonner les Français, c'est que l'Etat socialiste non seulement s'accommode sans moufeter de la présence des "pauvres" en France, mais en plus leur organise sans honte leur vie de "pauvres", avec des Lille-Marseille en autocar, quel bonheur. N'aurait-il pas été plus judicieux de se pencher - aussi - sur les tarifs toujours plus exorbitants de la SNCF, qui confinent au rackett ?

    Marie Bethanie

  • France: 12 millions d'immigrés et d'enfants d'immigrés

    Selon l'Insee, la deuxième génération est plus importante en nombre que la première. Une situation originale en Europe. 

    C'est une position originale en Europe: en France, les descendants d'immigrés sont plus nombreux que les immigrés. Selon l'étude «Immigrés et descendants d'immigrés en France», publiée ce mercredi par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), plus de 5,3 millions d'immigrés vivaient en France en 2008, les deux tiers natifs de pays hors UE. Leurs descendants sont près de 6,7 millions, soit 11% de la population. Au total, plus de 7 millions de personnes nées à l'étranger résident en France.

    «Jusque dans les années 1970, l'immigration est surtout économique, plutôt masculine et reste principalement limitée à cinq origines (Algérie, Espagne, Italie, Maroc et Portugal), note Gérard Bouvier, chef de division au sein du département des statistiques, des études et de la documentation du Secrétariat général à l'immigration et à l'intégration. Puis, l'immigration change avec les motivations des immigrés: de plus en plus de femmes, et une immigration familiale qui signifie l'installation définitive en France, et qui favorise la constitution d'une population de descendants d'immigrés». Tandis que s'opère une diversification des origines, avec notamment une forte croissance de l'immigration d'origine africaine (hors Maghreb), turque et chinoise, la part des immigrés dans la population augmente à nouveau: elle représentait 8,4% en 2008. 

    «Depuis les années 2000, les flux annuels d'immigration sont un peu plus faibles en France que dans les principaux pays européens, poursuit Gérard Bouvier. Cette relative faiblesse, combinée à l'ancienneté de l'immigration, place la France un peu en deçà de la plupart de ses voisins au regard des personnes nées à l'étranger». En revanche, la France figure parmi les pays où la «deuxième génération» est la plus présente, tant en proportion (13,5% des 25-54 ans) qu'en nombre. 

    Dans les zones frontalières, urbanisées et industrielles 

    La première caractéristique de cette «deuxième génération» est sa jeunesse. Les moins de 35 ans représentent plus de 40% des descendants d'immigrés adultes, contre un quart pour les «ni immigrés, ni descendants d'immigrés». 

    La moyenne 2005-2010 des premiers titres de séjour délivrés à des étrangers est de l'ordre de 190 000 par an. Hormis les étudiants (environ 60.000 en 2010), il s'agit de «migration familiale» (85.000), de migrants économiques (20.000) et d'environ 10.000 réfugiés. Parmi ces 190.000 nouveaux bénéficiaires de titres de séjour, quelque 100.000 personnes -des ressortissants de «pays tiers» s'installant durablement en France- signent un Contrat d'accueil et d'intégration (CAI). Ce contrat entre l'État et le nouvel arrivant, qui propose par exemple des formations linguistiques, est très majoritairement délivré au titre de la migration familiale (73%). Moins d'un titre sur dix est accordé pour motif professionnel. 

    Où s'installent ces immigrés? Principalement dans les zones frontalières et les régions urbanisées et industrielles. Quelque 43% des immigrés et 32% de leurs descendants résident en Ile-de-France, alors que la population francilienne ne représente que 18% de la population totale. La part des immigrés dans la population active est également supérieure à la moyenne (entre 10 et 20%) dans les régions du Sud-Est (Paca, Languedoc-Roussillon, Corse) et en Alsace. 

    L'Afrique en hausse 

    Du milieu des années 1970 au début des années 2000, souligne l'étude de l'Insee, la part des immigrés en France est restée proche de 7,5% de la population totale. Ce chiffre, stable avant de passer à 8,4% en 2008, cache pourtant de multiples évolutions. 

    Entre 1975 et 2008, la part des immigrés venus de l'ensemble de l'Europe a constamment diminué, passant de 66% à 38%. Une grande partie des travailleurs venus d'Espagne, d'Italie ou du Portugal sont rentrés chez eux. Depuis 1999, on note également une diversification des pays d'origine européens: le nombre de natifs du Royaume-Uni a augmenté de 73.000, de Serbie de 51.000 et de Russie de 40.000. 

    L'immigration en provenance du Maghreb s'est elle aussi considérablement développée. De 554.000 en 1975, le nombre d'Algériens a augmenté de 28%, pour atteindre 710.000 en 2008. L'immigration marocaine a presque triplé depuis 1975: les Marocains constituent désormais 12% de la population immigrée. Celle des autres pays d'Afrique est plus récente. Si elle ne représente aujourd'hui qu'un huitième de la population étrangère, elle a contribué à raison d'un quart à son accroissement depuis 1999. Il s'agit principalement de Camerounais, d'Ivoiriens et de ressortissants de la République démocratique du Congo. 

    En ce qui concerne l'Asie, l'immigration en provenance des pays autres que Cambodge, Laos et Vietnam - dont les ressortissants étaient arrivés pour l'essentiel à la fin des années 1970 - a bondi de 51% entre 1999 et 2008. L'immigration d'origine asiatique est aujourd'hui principalement d'origine turque et chinoise. Le nombre de nouveaux arrivants natifs de Chine a plus que doublé depuis 1999, pour atteindre 80.000 en 2008.

    Le poids de l'histoire 

    En 2008, 3,7 millions d'étrangers et 5,3 millions d'immigrés, selon la définition proposée par l'Insee dans son rapport ont été recensés en France. Quatre immigrés sur dix avaient déjà acquis la nationalité française. 

    L'étude porte également sur les descendants directs d'immigrés, ayant au moins un parent immigré. Fin 2008, parmi les plus de 18 ans résidant en France, 4,5 millions de personnes correspondent à cette définition. Parmi les enfants mineurs nés en France, 2,1 millions vivent dans une famille dont au moins un des parents est immigré. Au total, l'Insee estime donc à environ 6,7 millions de personnes le nombre de descendants directs d'immigrés nés en France, soit 11% de la population. 

    La part, dans l'Hexagone, des résidents nés à l'étranger est également d'environ 11%. Cela situe la France, comme d'autres grands pays européens (Allemagne ou Royaume-Uni), et les États-Unis, dans une position médiane. C'est bien moins que dans certains États comme l'Australie, le Canada, le Luxembourg ou encore la Suisse. Mais c'est beaucoup plus que dans bien des pays d'Amérique du Sud ou les géants asiatiques (Chine, Inde, Japon). 

    En Europe, les liens géographiques et historiques sont déterminants : la quasi-totalité des immigrés algériens, par exemple, se retrouvent en France, tandis que les Turcs ont choisi l'Allemagne. Le Royaume-Uni connaît un changement important: alors que ses habitants sont nombreux à être nés en Irlande, en Inde ou au Pakistan, on enregistre depuis 2004 des arrivées importantes de Polonais. 

    Entre 2004 et 2008, le flux annuel de personnes ayant migré pour s'installer dans un pays de l'Union européenne, qu'elles aient la nationalité d'un pays communautaire ou non, est d'environ 3,5 millions.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/10/france-12-millions-dimmigres-et.html