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France et politique française - Page 4105

  • Adieu, Libération !

    Ce journal dont le seul nom m’a fait croire que j’étais libre, ouverte au monde et à toutes les idées, tente vainement aujourd’hui de me phagocyter et piétine mes illusions, mes aspirations, toutes mes belles années.   

    Hier encore, j’avais 20 ans… Et de mes années d’étudiante pleine de rêves, de mélancolie, d’espoir et de doutes, je retiens mon pas décidé sur le chemin de la fac avec U2 dans mon Walkman (devenu ensuite baladeur, iPod, etc.) et le journal Libération sous le bras.

    Les années ont passé, certes, mais que reste-t-il de cette jeunesse dépassée ?

    Il y a quelques jours, Libération, mon journal illustre, jadis symbole de ma liberté, titrait « La France rance de Zemmour », pas moins qu’une première page avec un dessin caricatural du journaliste écrivain digne de la propagande antisémite sous l’Occupation, suivie de 7 pages (7 pages !) entièrement consacrées à démolir un seul homme et ses idées.

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  • Migrations : le livre que les nuls de la presse n'ont pas lu

    Consultant international sur l'Afrique et les migrations, docteur en sciences de l'information et de la communication, Jean-Paul Gourévitch vient de publier un ouvrage qui a reçu un accueil polémique par la presse. Et pour cause, il vient de signer dans la collection “Pour les nuls”, qui vise le grand public sans rien lâcher sur l’exigence scientifique, une somme sur Les Migrations. Jean-Paul Gourévitch répond à L'Action française 2000 :

    "Vous et votre éditeur avez été victimes d’une tentative de déstabilisation. Pourquoi, alors que vous êtes un spécialiste internationalement reconnu de la question ?

    NComme il était difficile de s’en prendre à l’ouvrage, on a cherché à diaboliser l’auteur, et ainsi à discréditer à la fois le propos et la collection. Tout est parti d’un seul article très “militant” d’une journaliste de l’AFP, repris in extenso le jour même et le lendemain par cinquante et un journaux parmi les plus célèbres qui n’ont ni consulté l’ouvrage, ni interrogé l’auteur ou l’éditeur. Cela peut laisser rêveur sur la déontologie d’une certaine presse qui, pourtant, ne se fait pas faute de donner des leçons. Quand mon avocat et moi-même avons demandé à l’AFP comment elle comptait réparer le préjudice subi, l’Agence a répondu qu’elle ne voyait pas où se trouvait ce préjudice. Pourtant, dix millions de lecteurs de cette presse ont bien été “informés” qu’il s’agissait d’un ouvrage écrit par un auteur “très à droite” donc suspect. La preuve : ses thèses avaient été citées par le Front national, et des sommités de gauche et d’extrême gauche, les seules interrogées par la journaliste, en contestaient la teneur. Pourtant, aucune n’avait lu l’ouvrage, puisqu’il était sorti le jour même et qu’elles n’avaient pas reçu de service de presse. Bien entendu, on s’attardait sur les événements organisés par la droite ou l’extrême droite au cours desquels l’auteur avait donné des conférences, en oubliant ceux organisés par la gauche ou l’extrême gauche au cours desquels il était également intervenu, voire en niant qu’ils aient existé, alors qu’ils sont parfaitement consultables sur Internet et ont donné lieu à des publications. On en est même venu à contester ma qualité de consultant international sur l’Afrique et les migrations. Pourtant, en vingt-cinq ans de carrière dans ce domaine, j’ai fait plus de trente-cinq missions, dont certaines ont duré des mois, voire des années, notamment en Afrique, pour des organismes aussi divers que l’Unesco, l’Union européenne, Le ministère des Affaires étrangères, la Banque mondiale, des ONG ou des cabinets d’expertise. Et mon rapport sur les migrations subsahariennes a été voté par le Conseil de l’Europe à l’unanimité (moins deux abstentions), ce qui n’est quand même pas courant. On ne peut résister seul à cette lapidation organisée. J’ai obtenu des droits de réponse de la part de trois journaux qui en avaient rajouté jusqu’à la diffamation. Mais je constate avec amertume que, dans un pays profondément divisé où l’opinion publique n’est plus en phase avec ses représentants, il est difficile, sur un sujet sensible et qui pourtant concerne son présent et son avenir, de porter une parole documentée, indépendante, aussi impartiale que possible, qui donne les sources de ses données et explicite sa démarche."

    Michel Janva

  • Au coeur du libéralisme destructeur

    Le cardinal Billot dénonce la dissolution des liens du mariage, fondement premier de la famille.

    La Révolution détruit d'abord la famille dans son fondement. Car le fondement de la famille est le mariage et celui-ci est indissoluble grâce à l'obligation qu'il impose jusqu'à la fin indistinctement à l'homme et à la femme. À quel point cette obligation s'oppose à la liberté et à l'émancipation de l'individu, cela saute aux yeux. Cependant, il subsiste dans la mentalité des gens des préjugés enracinés, qui ne permettent pas de procéder sur le champ à la réforme projetée. On commencera donc par réduire le mariage au rang d'un simple contrat civil, sanctionné par l'autorité de la seule loi civile. Ensuite on fera un pas de plus pour passer du mariage civil au divorce légal, et non sans motif, car ce qui est lié par l'autorité de la loi civile peut aussi être dissous et annulé par la loi civile. Pour finir, à partir du divorce civil se préparera peu à peu une descente rapide vers un vague concubinage en quoi doit consister l'application la plus complète des principes et où il ne restera pas plus trace de famille que ce qui existe chez les bêtes. On voit donc comment le libéralisme tend de toute sa force à détruire la famille et son fondement premier.

    Cardinal Billot

    Tractatus de Ecclesia Christi  (traité sur l'Église du Christ), tome II, Université grégorienne, 1910

    Un an après la parution de ce livre, le père Billot (1846-1931) fut nommé cardinal par saint Pie X. Il dut déposer la pourpre en 1927 parce qu'il affichait son désaccord avec l'attitude de Pie XI envers l'Action française.

    Personne ne prévoyait, au début du XXe siècle, les conséquences du mariage civil et du divorce, mis à part des penseurs comme Paul Bourget – l'auteur d'Un Divorce (1904) ou le père Billot. Charles Maurras, de son côté, avait analysé le bouleversement de la sensibilité qui se trouve, chez Rousseau, à la base de la subversion révolutionnaire. La Révolution ne veut pas connaître les engagements qui dépassent la volonté immédiate des individus : le mariage indissoluble lui paraît aussi odieux que les voeux perpétuels du moine ou de la moniale.

    Les braves gens qui croient aux bonnes élections et qui fondent des associations de défense de la famille dans le respect des institutions républicaines ne voient pas, par manque de maturité politique, que leur action est condamnée à l'avance par un système dont la destruction de la famille constitue un but essentiel : Marianne, la marâtre infernale, a ôté aux familles la responsabilité de l'instruction des enfants, puis elle a prétendu les éduquer à la place des parents. L'abaissement du mariage au rang de simple contrat révocable lui a laissé les mains libres dans cette tâche.

    Le cardinal Billot avait bien vu que le principe révolutionnaire, qui est asocial, ne s'en tiendrait pas à l'affaiblissement du lien conjugal : « À partir du divorce civil se préparera peu à peu une descente rapide vers un vague concubinage […] où il ne restera pas plus trace de famille que ce qui existe chez les bêtes. » On peut dire que l'éminent théologien avait, non pas prophétisé, mais prévu par déduction le PACS et l'union libre.

    Mais il n'avait pu prévoir que le libéralisme abaisserait l'être humain en-dessous de la bête, par l'extinction, non seulement du sens moral et du plus élémentaire bon sens, mais même de l'instinct, et que le législateur républicain envisagerait un jour la possibilité de liens entre personnes du même sexe ! Cette perspective montre bien que « la démocratie c'est la mort ».

    Au fond, libéralisme et libertinage appartiennent à la même famille de mots : doctrine qui fait de la liberté le principe fondamental de la pensée et de l'action des hommes, le libéralisme est à la philosophie et à la politique ce que le libertinage est aux moeurs.

    Gérard Baudin

    L’Action Française 2000 du 18 au 31 décembre 2008

  • Inégalités, SDF, chômage : la France devient-elle un pays pauvre ?

    Qui sont les «pauvres» dont parle Emmanuel Macron ? Julien Damon dresse l'état des lieux des inégalités qui se creusent en France.

    FigaroVox: Les propos d'Emmanuel Macron sur «les pauvres» et les autocars ont déclenché la polémique tandis qu'un sondage d'ATD Quart Monde France révèle que les Français sont de moins en moins tolérants avec les plus démunis. Mais qui sont aujourd'hui «les pauvres» en France? La misère progresse-t-elle ?

    Julien DAMON: Au regard de l'indicateur le plus communément employé, la pauvreté monétaire relative (définie comme la part des individus vivant avec moins de 1000 € par mois), 14% des Français sont pauvres. On peut également définir les pauvres comme l'ensemble des bénéficiaires des prestations sociales créées spécialement pour eux: les minimas sociaux (le RSA, l'allocations pour les adultes handicapés, ou le minimum vieillesse). 3,6 millions de personnes touchent actuellement ces prestations ; autrement dit, si l'on élargit à leurs familles, c'est au total 6,5 millions de personnes qui vivent grâce à ces minima sociaux, soit 10% de la population.

    Toutefois, il serait faux de dire que la misère progresse: elle n'a en réalité pas véritablement augmenté depuis 20 ans. Elle a même baissé, dans les années 1970-1980, et s'est stabilisée entre 13 % et 14 % de la population. Le taux a continué à baisser, par exemple, entre 2011 et 2012. Ce constat, surprenant, est lié à l'indicateur employé. Celui-ci est fonction du revenu médian. Or comme le niveau de vie médian a baissé, le seuil de pauvreté a baissé et donc le taux de pauvreté. C'est assez absurde, mais l'indicateur retenu est à la baisse quand les problèmes (augmentation du niveau du chômage, baisse du niveau de vie) sont à la hausse!

    Il faut ajouter que les enquêtes qui déterminent ces chiffres ne prennent pas les sans domicile fixe en compte: l'INSEE se base sur les ménages, c'est-à-dire sur les logements. Toutefois, quand bien même ces personnes seraient intégrées dans les études, le taux ne changerait quasiment pas: on compte 150 000 personnes sans domicile, en France, en 2012, autrement dit qui dorment dans la rue ou dans des centres d'hébergement. Ce nombre, bien que révoltant en soi, est trop faible pour faire augmenter sensiblement le taux.

    La pauvreté a surtout changé de visage: autrefois, le pauvre était âgé, issu d'une famille nombreuse, et habitait dans une zone rurale. Aujourd'hui, il est jeune, vient d'une famille monoparentale, demeure en zone urbaine et ne parvient pas à s'insérer sur le marché du travail.

    La France est-elle toujours un pays riche ?

    Absolument. La pauvreté, contrairement à ce qu'affirment les discours misérabilistes et déclinistes, n'explose pas. De plus, les Français restent solidaires, généreux et tolérants vis-à-vis des pauvres. Ils ne sont pas d'abord critiques envers ces personnes, mais plutôt envers les politiques sociales, constatant leur inefficacité: chaque année, ainsi, malgré l'augmentation des moyens alloués à cette lutte contre la misère, le taux de pauvreté reste le même.

     

    Ceux qui affirment que la pauvreté explose se basent à mon sens sur deux idées. D'une part, ils établissent un lien entre le chômage et la pauvreté: comme le premier augmente, le second suit, à leurs yeux, le même chemin. D'autre part, le fait que la pauvreté soit désormais plus visible va dans leur sens. La pauvreté est incontestablement plus visible car, ces dernières années, elle a continué à rajeunir, à s'urbaniser et à se concentrer géographiquement.

    Vous avez écrit plusieurs ouvrages sur les classes moyennes. Celle-ci existe-elle toujours ? Les inégalités de richesses sont-elles de plus en plus criantes ?

    Comparons notre situation avec celle des Etats-Unis. La classe moyenne américaine s'est effondrée, depuis la crise, et a subi une forte baisse des salaires médians et moyens, tandis que la classe moyenne française a résisté à la crise jusqu'en 2012. Depuis, les personnes se situant dans cette classe moyenne à la française connaissent des difficultés, en partie dues à notre système socio-fiscal qui leur est défavorable: les individus de la classe moyenne ne sont effectivement pas assez pauvres pour bénéficier des minimas sociaux, trop modestes pour vivre forcément confortablement et pas assez riches pour bénéficier des réductions fiscales.

    Les inégalités, quant à elles, et contrairement à ce qu'on en dit, restent stables depuis 20 ans. Toutefois, à l'instar de la pauvreté, elles se transforment: on constate ainsi aujourd'hui des inégalités entre les secteurs du privé et du public, entre les centre-villes et les zones urbaines sensibles.

    Selon 71% des sondés par ATD Quart Monde les pauvres obtiendraient des aides plus facilement et pour 63% d'entre eux les minima sociaux encourageraient à l'oisiveté. Cela correspond-il à une réalité ? En quoi ?

    Ces résultats confirment ce dont nous parlions: les Français ne critiquent pas les pauvres eux-mêmes, mais plutôt les systèmes destinés à les aider, dont ils constatent l'inefficacité. Les Français, contrairement aux Américains, ne diront pas que les pauvres ne doivent leur situation qu'à leur paresse. Ils blâmeront plutôt les failles structurelles du système.

    La fraude et les profiteurs existent bien entendu. Ils restent minoritaires par rapport à l'ensemble des personnes pauvres. On constate toutefois une exaspération plus importante des Français vis-à-vis de ces abus.

    Sommes-nous finalement en train d'assister à un début de guerre des pauvres ?

    Les Etats-Unis célèbrent cette année le 50ème anniversaire de la guerre contre la pauvreté du président Johnson, dont les résultats furent spectaculaires, même si certains estiment aujourd'hui que la pauvreté l'a emporté. Cependant, alors qu'on a basculé, en Amérique, de la guerre contre la pauvreté à la guerre contre les pauvres, en France, le lien social et la solidarité demeurent solides.

    Notre système est cependant de plus en plus critiqué, notamment du fait de la diversification de la population française. Dans certains pays, les politiques sociales sont généreuses et acceptées par tous car la population est homogène, tandis que dans d'autres pays, où la population se diversifie, l'Etat providence est de plus en plus critiqué. On donne toujours plus facilement à notre voisin lorsque celui-ci nous ressemble…

    Wladimir Garcin

    Notes :

    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po. Ancien Président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, il a notamment publié, aux Presses Universitaires de France, Éliminer la pauvreté (2010) ; Petit traité de culture économique (2013) ; L'exclusion («Que sais-je?», 2014).

    Source : Le Figaro

    http://www.voxnr.com/cc/d_france/EuEFVupFVZJaFbqaTA.shtml

  • Ils ont tout essayé, sauf le FN…

    Sur un plan politique, le système français n'est sans doute pas à bout de souffle mais surtout à court d'inspiration.   

    [...] Ayant acheté Le Monde – ce quotidien à la fois irremplaçable et, pour certaines de ses pages et rubriques, énervant -, j’ai pu lire qu’il allait être publié une enquête en six volets sur cette interrogation : « Pourquoi le système politique français est à bout de souffle ».

    [...] Il me semble évident qu’il y a toujours eu ce hiatus, ce sentiment d’étrangeté entre le peuple et ses représentants. Les moments où la démocratie n’a pas été écartelée ont été infiniment rares. Cette distance préoccupante est devenue un gouffre, la droite et la gauche paraissent toutes deux victimes de cette morosité républicaine qui dépasse le champ politique pour toucher aux racines même du lien collectif et du vivre ensemble.

    C’est l’espérance et la confiance en demain qui battent de l’aile. Et l’humanité qui attend un sens pour son existence. Les programmes, devant un tel délitement, ne constituent plus un remède suffisant. On les sait provisoires et voués à être, dans le meilleur des cas, trahis par le réel, dans le pire, des illusions de campagne.

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  • 23 novembre : salon du livre de l'AGRIF à Paris

    APlus d'informations et liste des écrivains ici.

    Michel Janva

  • Migrants clandestins : l’invasion de l’Europe

     Est présentée ici la situation actualisée de l’immigration en France, un phénomène absolument pas contrôlé, qui n’est déjà plus maîtrisable.

    Guillaume Faye fournit les chiffres du flux des immigrés irréguliers, des opérations de la police qui ne peut plus faire face, du coût des hébergements, de celui de la charge médicale… Quelle sera l’issue ? Quelles sont les dispositions envisagées par le gouvernement hormis celles de « laisser faire » et de saigner à blanc les pauvres Français qui n’y peuvent mais ?

    Polémia

    La France (comme l’Union européenne) est une passoire. L’année 2014 aura vu une aggravation brutale des flux d’immigrés illégaux, vrais ou faux réfugiés, les seconds étant nettement plus nombreux. Nous vivons une crise migratoire majeure qui surpasse en intensité la vague du « Printemps arabe » de 2011.

    Les flux de clandestins explosent. C’est d’une véritable invasion qu’il s’agit. Prélude à une submersion ? En face, aucune résistance : l’agence Frontex de protection des frontières ne sert rigoureusement à rien, les lobbies pro-immigration (No Borders, etc.), épaulés par l’Église et les médias, désarment toutes les résistances par leur matraquage idéologique. De plus, mieux traités et mieux soignés que des Français de souche pauvres, les « invisibles », les migrants illégaux se savent pratiquement inexpulsables. La pompe aspirante de l’immigration clandestine fonctionne à plein régime et s’emballe. Surtout depuis que le chaos s’installe en Afrique et dans tout le Moyen-Orient.

    La déferlante

    De janvier à fin septembre 2014, 100.000 clandestins sont entrés en France par la frontière italienne ! A Menton, la police submergée voit arriver 10.000 clandestins par mois ; elle en refoule 4.000, qui reviennent. Sur la Côte d’Azur, la police a procédé à 19.000 interpellations depuis le début de l’année. Brièvement incarcérés, ils sont tous ensuite relâchés dans la nature, du fait du laxisme et de la complexité procédurale ubuesque du droit français. Sans compter ceux qui arrivent par les aéroports.

    De l’île de Lampedusa à l’archipel du Dodécanèse (+223% d’arrivants clandestins en 2014) sans oublier Gibraltar, la façade méditerranéenne de l’Europe est le théâtre d’une véritable invasion déferlante qui s’amplifie chaque année. La prophétie de Jean Raspail, dans Le Camp des Saints, se réalise exactement.

    Beaucoup de migrants clandestins gagnent l’Allemagne ou la Suède. La première a fait face en 2014 à 200.000 demandes d’asile, contre 50.000 en 2011 ; la seconde, qui n’a que 9 millions d’habitants, a géré cette année 80.000 demandeurs du statut de réfugié. En France, de 67.000 demandes d’asile en 2013, on passera à 80.000 cette année. Et partout, ils savent qu’ils ne seront jamais expulsés. Les « reconductions à la frontière », en réalité très minoritaires, se soldent en général par des retours.

    Sur les 40.000 déboutés annuels du droit d’asile (on en sera à 50.000 cette année) l’immense majorité reste sur le territoire. Après la vague des Tunisiens, voici les Libyens, les Érythréens, les Soudanais et les Syriens, qui arrivent souvent par familles entières. Sans compter les migrants d’Afrique centrale et de l’Ouest, toujours plus nombreux. Même les Chinois et divers Asiatiques s’y mettent. Tout le monde, en somme.

    L’impuissance à endiguer le flux invasif

    Le dispositif Frontex de protection des frontières de l’UE est un échec retentissant. L’opération Mare Nostrum (qui a été remplacée par l’opération Triton en novembre, changement magique de dénomination) de surveillance des côtes méditerranéennes de l’UE n’est pas du tout une protection ni une dissuasion, mais une opération de sauvetage en mer. 70.000 migrants clandestins ont été sauvés de la noyade en 10 mois ! Ce qui encourage les passeurs à augmenter encore les traversées. C’est « un pont vers l’Europe », a déclaré le ministre de l’Intérieur italien.

    Sur la côte d’Azur, l’administration truque les chiffres des entrées clandestines. La police débordée procède à 150 interpellations par jour. Les clandestins ne retournent jamais en Italie et finissent par être relâchés au bout de 4h de garde à vue : ils sont LAP, (libres après procédure). Les OQTF (Obligation de quitter le territoire français) ne sont d’aucune valeur ; et les RLT (Remises à la limite du territoire, c’est à dire les reconductions à la frontière italienne) se traduisent par des retours dans 100% des cas. L’impuissance est totale et les clandestins le savent bien. L’invasion est autorisée, pourquoi se gêner ?

    Un gouffre financier

    A la charge financière énorme, au boulet que représente l’immigration au sens large (voir autres articles de ce blog), même légale ou naturalisée, s’ajoute le coût des clandestins, qui explose. Sur 47.000 places d’hébergement d’urgence disponibles, 22.000 sont des nuits d’hôtels, au prix astronomique, supporté par le budget de l’Etat déficitaire. Le clandestin est beaucoup mieux traité qu’un Français de souche qui perd son traitement et son logis ; il ne risque pas de se retrouver à la rue, lui ! Il en est de même pour la prise en charge médicale et hospitalière.

    Il s’agit de l’Aide médicale d’État (AME), ce dispositif unique au monde, qui est un scandale. Elle assure aux clandestins étrangers une couverture médicale complète dont ne bénéficient pas des millions de Français non-fonctionnaires qui ont pourtant cotisé toute leur vie.

    L’AME a coûté 744 millions d’euros en 2013, en augmentation constante (dérapage), vu l’accroissement des arrivées de clandestins. A mettre en parallèle avec les 700 millions qui ont été retirés des prestations familiales aux Français. A ajouter : un surcoût de 350 millions d’euros dus aux centres d’hébergement d’urgence, aux allocations temporaires d’attente et aux frais d’hôtels pour les (faux) réfugiés demandeurs d’asile. En tout, le coût des sans-papiers dépasse le milliard d’euros annuel. Et le gouvernement a décidé pour 2015 d’augmenter encore les crédits de l’AME de 73 millions d’euros. Rien n’est trop beau ni trop généreux pour les clandestins. L’AME bénéficie déjà à près de 300.000 étrangers irréguliers.

    Sans compter les innombrables fraudes à l’hospitalisation ou à le revente des médicaments obtenus gratuitement en pharmacie par les clandestins. Mais on leur pardonne, ils savent qu’ils ne seront jamais poursuivis. Pourquoi se gêner ?

    Et la criminalité suit

    L’afflux incontrôlé de clandestins fait mécaniquement augmenter la criminalité. Celle-ci déferle d’autant plus facilement que Mme Taubira est en train de déconstruire sciemment l’appareil pénal répressif, ce qui se sait partout. Le clandestin qui arrive en France sait parfaitement non seulement qu’il sera pratiquement inexpulsable et aidé mais que règne un laxisme pénal et judiciaire unique au monde qui laisse pratiquement impunis les exactions et trafics divers.

    Dans le Nord et sur la Côte d’Azur, on est obligé d’envoyer CRS et gendarmes mobiles pour épauler la police découragée et submergée et tenter de parer à la délinquance endémique des clandestins. Un escadron de gendarmes mobiles coûte 21.000 € par jour en logement hôtelier. A Calais, selon les syndicats de police, on a dénombré de juillet à septembre 2014, 80 crimes et délits, contre 7 pendant la même période de 2013 ! En région parisienne, depuis les vagues d’arrivées de Tunisiens clandestins en 2011, on note une augmentation de la criminalité.

     Guillaume Faye, 15/10/2014 Source : Blog de Guillaume Faye

    http://www.polemia.com/migrants-clandestins-linvasion-de-leurope/

  • Pour Julien Aubert, Orwell s'est trompé de trente ans

    es médias ont avec complaisance relayé la polémique touchant le député Julien Aubert, sanctionné par la socialiste Sandrine Mazetier après l'avoir appelée «Madame le président».

     

    Le député de la cinquième circonscription de Vaucluse vient de publier sur le site FigaroVox un "appel aux citoyens français" (texte complet en cliquant ICI).

    Partant de l'épisode de "la voyelle jugée indésirable au nom de la féminisation des titres", il s'interroge plus largement sur les maux de la démocratie et se dit inquiet de constater que "Nous ne sommes pas en 2014 mais en 1984: Orwell s'était trompé de 30 ans". Il reprend ainsi le titre du Café d'Actualité de juin dernier ("1984, c'est maintenant") animé par Antoine de Crémiers (voir la vidéo ICI).

     

    Voici les dernières lignes de ce texte qui montre à quel niveau est arrivé notre système politique et médiatique. L'analyse est intéressante mais la conclusion logique manque: il faut abattre totalement ce régime pour la Monarchie.

     

    "Citoyen, comment appeler une démocratie où le peuple est volontairement intoxiqué avec de la fausse information pour lui faire avaler des choses énormes au plan des droits, tandis qu'on décrédibilise ceux qui pensent différemment?
    Citoyen, comment caractériser un régime où certains en arrivent à considérer normal qu'un représentant du peuple soit sanctionné comme un délinquant, sans base juridique, sans grief, juste par idéologie?
    Citoyen, comment identifier un régime qui pense qu'il faut éduquer les gens par la langue, en purgeant les mots et en intimidant ceux qui ne cèdent pas?
    Citoyen, tu te tournes vers moi tous les jours, et tu m'interroges: «N'avez-vous rien d'autre à faire?» Je te pose à mon tour la question: ne serait-il pas temps, Citoyen, que tu fasses, toi aussi, quelque chose pour mettre fin au lent déclin de la démocratie représentative?
    Citoyen, combien de temps penses-tu que nous tiendrons sans ton soutien? Il est peut-être temps de leur dire «le mot de Cambronne»".

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  • L’armée aura des crédits en forte augmentation pour la surveillance

    En pleine loi de programmation militaire qui vise à faire des économie en supprimant 7500 postes, l’armée fait exploser son budget de surveillance.

    En effet, selon l’annexe budgétaire (.pdf) relative aux programmes de « gestion et valorisation des ressources tirées de l’utilisation du spectre hertzien, des systèmes et des infrastructures de télécommunication de l’Etat« , le ministère de Jean-Yves Le Drian demande 2 milliards d’euros pour le programme n°762. Il s’agit du programme intitulé « Optimisation de l’usage du spectre hertzien et interception et traitement des émissions électromagnétiques« . L’an dernier, en raisons de ressources exceptionnelles liées à la vente de licences de fréquences hertziennes, la loi de finances n’avait prévu que 11 millions d’euros de crédits pour ce programme en 2014, après une ligne de 698 millions d’euros ouverte pour 2013.

    Sur les 2 milliards d’euros demandés par l’armée pour 2015, 603 millions d’euros concernent des dépenses d’investissement (matériel, logiciels, bâtiments,…) pour l’interception et le traitement des émissions électromagnétiques. Un terme trompeur qui couvre également les interceptions de conversations téléphoniques, ou le déchiffrement de communications sur les réseaux électroniques.

    Source : Numerama

    http://www.contre-info.com/