Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4138

  • L'Etat français complice de trafic d'enfants

    Car c'est bien de trafic d'enfants qu'il s'agit en l'occurrence. Benoît Dacre-Wright sur le site d'Alliance Vita :

    "L’avis de la cour de cassation rendu le 22 octobre sur l’adoption d’enfants nés de GPA à l’étranger, et le refus  du chef de l’état de faire appel de l’arrêt de la CEDH concernant l’inscription à l’état civil d’enfants nés de GPA, font clairement entrer la France dans une logique de marché procréatif. En effet, la justice accepte le contournement de la loi Française en autorisant l’adoption d’enfant conçus à l’étranger dans des conditions exclues par la loi  car contraires à l’intérêt de l’enfant. En s’inclinant devant le fait accompli, l’Etat français légitime un système de production et de marché où l’enfant subit le jeu de l’offre et de la demande.

    Il ne s’agit pas de nier le désir d’enfant, ni la réelle souffrance de voir ce désir insatisfait. Mais cela ne doit pas faire oublier que l’adoption a pour rôle d’offrir une famille à un enfant, et non d’offrir un enfant à un couple. L’insatisfaction des adultes, quelle qu’en soit la cause et aussi pénible qu’elle soit, ne justifie pas de sacrifier l’intérêt premier de l’enfant. Or c’est ce qui se passe lorsqu’une PMA est réalisée non plus pour compenser une infertilité médicale, mais pour satisfaire la revendication d’un droit à l’enfant par un couple qui n’offre pas des conditions d’accueil reconnues par la loi comme conformes à l’intérêt de l’enfant. La suite inéluctable est la GPA qui s’inscrit strictement dans la même logique, si ce n’est qu’elle met en pleine lumière le marchandage dont l’enfant est devenu l’objet, et dont le parent  biologique se trouve délibérément exclu.

    C’est pourquoi il est urgent de dénoncer fermement ces pratiques et proclamer solennellement que l’humain n’est pas un objet de tractations. C’est une urgence morale face à la multiplication des transgressions éthiques et à leur impunité délibérée. C’est aussi une urgence politique tant le gouvernement  pourrait être tenté de se servir des revendications sociétales pour redorer son blason passablement terni aux yeux  de sa propre majorité, mais redoute pour la même raison que ne se rouvre un front de contestation sur les sujets sociétaux.

    C’est pour toutes ces raisons que nous devons être nombreux à manifester le 5 octobre pour exprimer notre désapprobation tout autant que notre détermination. Notre devoir, aujourd’hui et face aux générations futures, est de nous lever pour mettre un coup d’arrêt au trafic d’enfants et à la marchandisation de l’être humain."

    Rendez-vous à Paris et Bordeaux le 5 octobre. Rien n'est jamais perdu.

    Marie Bethanie

  • Guaino hostile aux primaires, désapprouve la stratégie de Sarkozy

    Le député UMP Henri Guaino a réaffirmé vendredi son hostilité à des primaires en vue de 2017 et son désaccord avec la stratégie de Nicolas Sarkozy de viser la présidence de l'UMP, une "opération extrêmement compliquée" pour un ancien président.

    Jeudi soir à Lambersart (Nord), M. Sarkozy a déclaré qu'il y aurait "des primaires" à droite en vue de l'élection présidentielle de 2017. Il n'a pas précisé s'il entendait qu'elles soient réservées aux seuls militants UMP ou ouvertes au centre, comme le souhaite notamment Alain Juppé.

    "Je suis sur le fond très hostile" à des primaires, a réaffirmé M. Guaino sur LCI et Radio Classique.

    "Le quinquennat fut une faute majeure dans la Ve république auquel on a rajouté les primaires pour faire comme les socialistes. On a mis sens dessus dessous les institutions. On commence les campagnes présidentielles le lendemain ou le surlendemain de l'élection, de l'entrée à l'Elysée d'un nouveau président", a-t-il déclaré.

    Pour son ancien conseiller spécial à l'Elysée, M. Sarkozy a eu "une mauvaise idée" en se présentant à la présidence de l'UMP.

    "C'est une opération extrêmement compliquée". "Symboliquement, un ancien président de la République qui revient à la tête d'un parti, c'est compliqué à se représenter", a ajouté le député des Yvelines.

    Pour lui, il est "difficile de confondre l'exercice de la campagne présidentielle et l'exercice de la campagne pour la présidence de l'UMP. Dans un cas, on parle aux militants, on doit reconstruire une identité politique pour sa famille politique dans l'autre on s'adresse à tous les Français".

    "Je ne souhaite qu'une chose, c'est qu'il réussisse", a dit encore M. Guaino. "Il est vrai que le vide depuis son départ n'a pas été rempli et que le spectacle donné par l'opposition a été pathétique". "Je le soutiens, je lui ai accordé mon parrainage", a-t-il précisé.

    source : Afp via nouvel obs

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuEElEyFlEYEHeRyhd.shtml

  • « Pas d’amalgame » : pourquoi le message ne passe plus ?

    Dès le lendemain de l’assassinat d’Hervé Goudel, la classe politico-journalistique n’a pas manqué de s’inquiéter des risques d’amalgame entre les djihadistes affiliés à l’EI et les musulmans français. Outre les grands prêtres de la bien-pensance, nos maîtres ont envoyé sur le front médiatique l’iman Chalghoumi, sympathique recteur de la mosquée de Drancy, et l’incontournable Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. Pour donner crédit aux lassantes imprécations de la religion bobo, ils ont aussi veillé à relayer l’initiative incontestablement courageuse de ces musulmans qui diffusent sur la Toile une photo d’eux même accompagné du slogan « Not in my name », histoire de se désolidariser clairement des crimes djihadistes. À en juger par la tonalité des réactions des lecteurs ou des réactions de comptoir, il semble que le message ait désormais du mal à passer.

    Pourquoi, alors que le Français lambda continue à saluer amicalement son voisin musulman sur le pas de sa porte ou à la sortie de l’école des petits, pourquoi ne supporte-t-il plus ce mantra du padamalgame ?

    Lire la suite

  • Education sexuelle des enfants : nouvelle initiative de dégénérés

    « Baby! Love your body! » est une émission pour enfants imaginée par Fannie Sosa et Poussy Draama.
    Elle souhaite devenir une plateforme participative pour réfléchir ensemble à des « espaces sex-positifs et body-positifs intelligents pour les enfants ».
     
    Le premier épisode (ils n’ont visiblement pas l’intention de s’arrêter là) de cette performance porno-artistique ultra kitsch et aussi coloré qu’un drapeau LGBTQI… a pour ambition d’éduquer nos bambins de 3 à 9 ans à la sexualité en « dédramatisant » le sujet.
     
    Pour mettre les enfants à l’aise et dans l’ambiance, on est dès les premières secondes abreuvé de tous les synonymes possibles du vagin: Minou, Chatte, Vulve, Foufoune, Moule…,  représenté symboliquement par un grand black drag queen d’un mètre quatre vingt dix répondant au nom de Clovis dans lequel rentrera quelques instants plus tard une blonde personnifiant le sexe fort qui lui n’aura pas droit a sa liste de synonymes. Gageons que cet oubli sera réparé au prochain épisode.

  • La justice des juges contre la jurisprudence

    Le Syndicat de la Magistrature est né d'une foi dans la justice des juges et d'une partialité revendiquée des magistrats qui parce qu'ils sont de gauche seraient plus justes que toutes les jurisprudences bourgeoises. Retour sur le discours programmatique de Maître Oswald Baudot.

    « Soyez partiaux. Pour maintenir la balance entre le fort et le faible, le riche et le pauvre, qui ne pèsent pas d'un même poids, il faut que vous la fassiez un peu pencher d'un côté. C'est la tradition capétienne. Examinez toujours où sont le fort et le faible, qui ne se confondent pas nécessairement avec le délinquant et sa victime. Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l'enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l'ouvrier contre le patron, pour l'écrasé contre la compagnie d'assurances de l'écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice. »

    En 1974, dans un célèbre discours à ses pairs, les magistrats du Syndicat de la Magistrature (SM), Oswald Baudot n'y allait pas par quatre chemins. Il demandait aux membres de ce Syndicat controversé, né sur les Barricades en 1968, de ne pas se tenir dans une illusoire distance tant vis-à-vis de la chose jugée que des justiciables, mais d'être clairement et sans état d'âme du côté du faible contre le fort. Ce texte revendique explicitement une tradition qui est monarchique ; on devine aussi des références chrétiennes. D'ailleurs Oswald Baudot, en guise de péroraison, qualifie, sans fausse humilité, sa propre adresse aux magistrats de Discours sur la Montagne, non pas pour dire : Heureux les doux, comme fit le Christ, mais pour improviser un : Heureux les faibles, car le cœur du Juge membre du SM sera avec eux. Il sera de leur côté.

    Les « juges rouges »

    Dans l'histoire du Syndicat de la Magistrature, il y eut ainsi plusieurs « juges rouges » qui firent scandale en se mettant délibérément du côté de l'ouvrier contre le patron, du côté de la veuve et de l'orphelin. C'est un Charrette, Patrice, de la famille du célèbre Chef vendéen, au temps où il était juge d'instruction à Béthune, qui fit particulièrement scandale en inculpant le 27 septembre 1975 Jean Chapron, le patron d'une petite entreprise, pour homicide involontaire, suite à un accident de travail qui avait coûté la vie à l'un de ses employés. Il y eut beaucoup d'autres engagements de ce genre des juges rouges, les connus et les inconnus, ceux qui ont fait du bruit et ceux que l'on n'a pas retenus...

    Oswald Baudot avait-il raison de vouloir rétablir l'équilibre entre le fort et le faible en avantageant le faible? C'est ce que dit Aristote, au Livre V de son Ethique à Nicomaque : le juge doit être capable, à l'intime de lui-même, de réaliser l'égalité (une égalité de condition qui n'existe pratiquement jamais) entre les deux plaignants, pour pouvoir rendre la justice sans faire acception de personne. Mais le philosophe grec note que ce travail intérieur d'égalisation des deux partis est « presque divin » et qu'il est très difficile à un homme d'y parvenir.

    Au-dessus de la loi

    Dans un autre extrait de son fameux discours, Oswald Baudot vend la mèche : non seulement il faut s'exercer à ne pas faire acception de personnes en avantageant le faible par rapport au fort, mais il faut aussi se passer de la loi elle-même : « Dans vos fonctions, ne faites pas un cas exagéré de la loi, ose dire Baudot, juge d'instruction, et méprisez généralement les coutumes, les circulaires, les décrets et la jurisprudence. Il vous appartient d'être plus sages que la Cour de cassation, si l'occasion s'en présente. La justice n'est pas une vérité arrêtée en 1810. C'est une création perpétuelle. Elle sera ce que vous la ferez. N'attendez pas le feu vert du ministre ou du législateur ou des réformes, toujours envisagées. Réformez vous-mêmes. » Cette fois, ce ne sont pas les références chrétiennes qui prennent le dessus, mais la contestation de l'ordre établi, qui a fleuri au joli mois de Mai, l'an de grâce 1968. Certes il ajoutera, de façon classique : « Consultez le bon sens, l'équité, l'amour du prochain plutôt que l'autorité ou la tradition. » Mais son appel à la désobéissance est bel et bien lancé.

    Révolution et impunité

    Il aurait dû lui coûter cher. Simple substitut du Procureur de Marseille, il subit les foudres du garde des Sceaux de l'époque, Jean Lecanuet. Le Parquet avait demandé une réprimande avec inscription au dossier. Face à la mobilisation du Syndicat de la Magistrature, le garde des Sceaux renonça à sanctionner l'impertinent. Une impunité que ressent aujourd'hui encore le SM, qui est passé à travers le scandale du Mur des cons, sans même faire la moindre excuse aux individus stigmatisés. C'est Clément Weill-Raynal, le journaliste qui a découvert l'affaire et a fait publier des photos sur le site Atlantico qui fut sanctionné par France 3 pour avoir révélé des choses qui n'auraient pas dû être médiatisées.

    Le projet du Syndicat de la Magistrature, quiappelle à une autre société et à d'autres lois, estune survivance du grand élan soixante-huitard.Il peut paraître aujourd'hui passé de mode. Defait, les principaux responsables n'ont pas changé. Ils continuent, presque seuls dans la sociétéfrançaise d'aujourd'hui, à vouloir faire la révolution. Ils croient à un dépassement de l'institution judiciaire et le livre qu'ils viennent de publier pour les quarante ans du SM s'intitule,conformément à l'espérance révolutionnaire quiest la leur : Les mauvais jours finiront. Ce messianisme sans Dieu a démontré partout non seulement son inefficacité mais son pouvoir de nuisance. Les magistrats du Syndicat de la magistrature, nés de cet élan en Mai 68, continuent à le cultiver et s'apprêtent à réformer notre Justice comme si vraiment les mauvais jours allaient finir.Leur partialité affichée et revendiquée devient uninstrument de leur lutte révolutionnaire.

    Joël Prieur monde & vie  9 septembre 2014 

  • Le CSA confirme le tabou médiatique du QI des différentes races

    Le 21 mai 2012, lors de l’émission Le libre journal d’Henry de Lesquen sur Radio Courtoisie, l’animateur avait abordé le quotient intellectuel de différentes races.

    Précisément, il avait déclaré : « quand [Jules Ferry] affirme qu’il y a des ‘races inférieures’ et des ‘races supérieures’, tout est une question d’appréciation. Mais il faut tout de même savoir, ça c’est un fait, que, pour ce qui est des examens et analyses de quotient intellectuel (…), il y a aux Etats-Unis entre les noirs africains et le reste de la population un écart de 15 points. Et la dernière étude publiée dans une revue scientifique anglaise par Jensen nous révèle qu’entre les noirs d’Afrique et les blancs d’Europe ou des Etats-Unis l’écart est de 30 points. Alors, c’est une valeur moyenne, mais c’est considérable. Et quand on parle du développement de l’Afrique et de son retard en matière historique, en matière de développement, il faut avoir à l’esprit cet écart de quotient intellectuel qui est évidement considérable. »

    Ces propos avaient valu à la station une mise en demeure du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel). Radio Courtoisie avait alors décidé de contester cette mise en demeure devant le Conseil d’Etat. Les juges du Palais Royal l’ont débouté et confirmé la décision du CSA, qui n’a pas « commis d’erreur d’appréciation ».

    SourceNdF

    Pour se faire une opinion : http://42mag.fr/2014/05/classement-mondial-qi-moyen-pays/

    http://www.contre-info.com/le-csa-confirme-le-tabou-mediatique-du-qi-des-differentes-races

  • « La France périphérique / Comment on a sacrifié les classes populaires » de Christophe Guilluy (2/2)

    «La gauche a-t-elle oublié la France populaire ?»

    Une note de lecture de Pascale Nivelle et Jonathan Bouchet-Petersen.

    «Avec La France périphérique, le géographe Christophe Guilluy dénonce le désintérêt du PS pour une frange entière de la société, éloignée des centres urbains et tentée par l’extrême droite.»

    Ces derniers temps, le journal Libération est devenu (malgré lui) une mine de réinformations. Ci-dessous un article du 16 septembre 2014 au sujet du dernier opuscule de Christophe Guilluy. Polémia avait présenté son essai Fractures françaises (*) dans ses colonnes lors de sa parution en 2010. Cet essai avait donné lieu à polémique avec une certaine gauche. (Hyman Rickover, contributeur Polémia)


    Les vraies classes populaires, celles de la France périurbaine mais aussi rurale, ne votent plus pour la gauche. Une gauche bobo-diversité qui l’aurait bien mérité, à force d’oublier le peuple au profit des métropoles et des banlieues, affirme Christophe Guilluy, qui, après Fractures françaises en 2010, publie ce mercredi La France périphérique /Comment on a sacrifié les classes populaires. Jusque-là rien de très nouveau ni de très polémique. Mais le propos dérange quand, au nom du peuple et sous couvert d’une étude sociospatiale des inégalités, le géographe articule sa démonstration avec un «constat» clairement ethnicisé et identitaire. Réel contre idéologie bien-pensante, ce credo est aussi porteur que clivant, à coups de formules chocs, comme celles-ci servies au Figaro : «Le multiculturalisme à 5 000 euros, ce n’est pas la même chose qu’à 500 euros par mois.» Ou encore : «Le 93 n’est pas un espace de relégation mais le cœur de l’aire parisienne.»
    Sur le même sujet

    Radars – D’ouvrage en ouvrage, Christophe Guilluy a pulvérisé l’image d’une France tranquille des pavillons. Et d’une classe moyenne, certes paupérisée, mais qui passait globalement entre les gouttes. Brossant les contours d’une nouvelle géographie sociale, axée sur la notion de «France périphérique», où vit 60% de la population.

    1 La-france-peripheriqueOuvriers, employés, commerçants de la petite classe moyenne composent cette France populaire, qui habite les zones désindustrialisées, en grande banlieue pavillonnaire, à Guéret (Creuse) ou à Brignoles (Var). Ce sont eux qui souffrent : «La question sociale n’est pas circonscrite de l’autre côté du périph, mais de l’autre côté des métropoles, dans les espaces ruraux, les villes moyennes, dans certains espaces périurbains qui rassemblent aujourd’hui près de 80% des classes populaires», affirme Guilluy, qui se pose en porte-voix d’une France déconnectée, privée de services sociaux, de transports collectifs ou d’enseignement de qualité. Dans des zones non ou mal desservies par les services publics, où aller en voiture au travail à 20 km coûte 250 euros par mois – un quart du Smic. Exclus des grandes villes et des petites couronnes sous la pression immobilière, une partie de ces classes populaires a aussi choisi un certain entre-soi culturel, dans des zones de plus en plus éloignées des centres villes dynamiques et créateurs d’emplois. Dès lors, constate Guilluy, «les catégories populaires, déjà peu mobiles, sont piégées», isolées, décrochées. Dans des territoires objectivement sortis des radars.»

    Vivier – Cette France des oubliés, à laquelle Marine Le Pen semble être la seule à s’adresser, serait «une contre-société […] en train de naître […] qui contredit un modèle mondialisé “hors sol”». Soit le «meilleur des mondes, sans frontières, sans classes sociales, sans identité et sans conflits» dont rêveraient bobos des métropoles et élus des «villes monde». Au service d’une «machine économique» qui a autant besoin de cadres supérieurs et d’«ouvriers de service», souvent d’origine immigrée. C’est à ces deux seules catégories que profiterait l’économie mondialisée. «Pour la première fois dans l’Histoire, note Guilluy, les classes populaires ne sont pas là où se créent les richesses : 60% de la population n’habite plus là où cela se passe.» Ces «petits Blancs», comme les nomme souvent l’auteur dans ses interviews, seraient davantage les perdants de la mondialisation que les «immigrés» des banlieues tractées par les grandes villes. De quoi faire sursauter sociologues, géographes et habitants des zones urbaines sensibles. […]

    De la géographie, Guilluy passe volontiers à la politique : «L’émergence d’une nouvelle carte électorale, opposant France des métropoles et France périphérique, accélère l’implosion du système politique.» La France populaire – et majoritaire – qu’il décrit serait abstentionniste ou frontiste. Ce vivier électoral en pleine «insécurité culturelle» tiendrait entre ses mains la recomposition d’une classe politique sourde à ses colères et ses peurs. «En milieu populaire, la référence gauche-droite n’est plus opérante depuis au moins deux décennies», martèle l’auteur, tandis que les classes populaires, sur fond d’échec du «vivre-ensemble», ont été sacrifiées «sur l’autel d’une mondialisation volontiers communautariste et inégalitaire». Ces nouvelles classes populaires «portent la vague frontiste», partageant «le même refus de la mondialisation et de la société multiculturelle», affirme celui chez qui le déterminisme spatial et électoral est une constante.

    Garde -Pour Guilluy, ces fractures territoriales redessinent les clivages partisans : «Le vote pour l’UMP et pour le PS est de plus en plus celui des protégés (retraités et fonctionnaires) ou bénéficiaires (catégories supérieures) de la mondialisation, tandis que l’électorat FN est celui des catégories qui sont […] au front de la mondialisation (ouvriers, employés, chômeurs).» Et d’ajouter : «Le PS, parti des jours heureux, se replie lentement sur quelques territoires, ceux des jours heureux de la mondialisation, les grandes villes. […] Le PS disparaîtra-t-il en même temps que la classe moyenne, il en prend le chemin.» Seul le vieillissement du corps électoral permet de «maintenir artificiellement un système peu représentatif, les plus de 60 ans étant en effet ceux qui portent massivement leurs suffrages vers les partis de gouvernement

    Au final, le paradoxe du livre est de vouloir mettre en garde la gauche sur ses impensés, ses abandons coupables, tout en légitimant le discours identitaire d’une partie de la droite et de l’extrême droite : racisme anti-Blanc, peur de ne plus être majoritaire «chez soi», stigmatisation des élites mondialisées…

    Mardi devant les députés, Manuel Valls a évoqué ces «abandonnés de la République», qui «tous essayent comme ils le peuvent de trouver la protection que nous ne savons plus leur offrir». Mais lui parlait aussi bien de la France périphérique de Guilluy que des «quartiers devenus de véritables ghettos urbains». Tenir ces deux bouts, c’est tout l’enjeu pour la gauche.

    Pascale Nivelle et Jonathan Bouchet-Petersen16/09/2014

     Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion, septembre 2014, 192 pages.

    Source : libération.fr

    Communiqué par Hyman Rickover, 24/09/2014

    (*) Voir : Des « fractures françaises » à la guerre civile ? – Polémia
    Voir aussi « La France périphérique / Comment on a sacrifié les classes populaires » de Christophe Guilluy(1/2)

    http://www.polemia.com/la-france-peripherique-comment-on-a-sacrifie-les-classes-populaires-de-christophe-guilluy-22/

  • « La France périphérique / Comment on a sacrifié les classes populaires » de Christophe Guilluy (1/2)

    Polémia présente sous un titre commun deux articles émanant d’auteurs de sensibilité différente pour ne pas dire opposée. L’un et l’autre traitent du dernier ouvrage de Christophe Guilluy, La France périphérique. Le premier, ci-après sous la signature de Franck Ferrand, est prélevé sur le site de lefigaro.fr/vox/histoire, le second sur celui de libération.fr. Il nous apparaît intéressant de jumeler ces deux présentations du livre de Christophe Guilly, en raison notamment de leurs convergences.
    Polémia

    Enfin, on parle de « la France périphérique » !

    Chronique de Franck Ferrand

    FIGAROVOX/CHRONIQUE – Franck Ferrand éclaire l’actualité par l’histoire. Cette semaine, il salue le nouveau livre du géographe Christophe Guilluy, « La France périphérique » /Comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion).


    Voilà donc le livre que j’attendais depuis vingt ans. Autant l’admettre d’emblée: en 2010, j’étais passé à côté de Guilluy et de ses Fractures françaises (*), alors parues chez François Bourin. Cette fois-ci, Flammarion a pris la mesure des enjeux ; et ce nouveau titre: La France périphérique /Comment on a sacrifié les classes populaires, a réussi son rendez-vous avec la presse et, partant, avec le public. Est-ce parce qu’il explique en grande partie la récente montée du Front national? Impossible ou presque, en tout cas, d’échapper ces jours-ci au point de vue décapant du géographe ; les médias en font leur miel ; ici même, le 12 septembre, Christophe Guilluy accordait à Guillaume Perrault un bel entretien.

    1 La-france-peripheriqueOn y apprenait que les catégories populaires, fuyant les zones sensibles où se concentre une population d’origine étrangère, ne vivent plus «là où se crée la richesse» et se trouvent écartées d’un «projet économique tourné vers la mondialisation». De là à conclure que notre époque aurait sacrifié ces gens-là – autant dire: une bonne part du peuple français – il n’y a qu’un pas, et l’auteur le franchit sans ambages.

    « Il n’est rien de plus fort qu’une analyse attendue par la majorité silencieuse. »

    «Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue»… Paraphrasant la formule attribuée à Victor Hugo, je dirais qu’il n’est rien de plus fort qu’une analyse attendue par la majorité silencieuse. Enfin! Enfin quelqu’un aura osé montrer, chiffres et cartes à l’appui, ce que la technocratie aux commandes s’acharne, depuis près d’un demi-siècle, à nier et à cacher. Enfin! Enfin une étude poussée, objective, argumentée, aura mis en évidence ce que savaient, intuitivement, ce que sentaient, naturellement, les rares intellectuels dans mon genre – c’est-à-dire issus du petit peuple : à savoir, que les classes dites populaires ne se résument pas aux banlieues et à leurs populations difficiles, visées par les «politiques de la ville». Oui, il existe, partout en France, un tissu nourri de bourgs, de villages et de lotissements, tous ponts coupés, ou presque, avec les métropoles. Non, la catégorie des classes moyennes ne saurait englober tous ces gens modestes et précarisés – employés, ouvriers, paysans, artisans, petits commerçants, chômeurs, retraités -, souvent d’origine française ou européenne, presque toujours défavorisés par les règles économiques en vigueur sur notre planète libérale à l’anglo-saxonne. Ce sont ces petites gens qui, après tant d’années d’impuissance et de résignation, commencent à s’organiser. Je le sais depuis longtemps, je voyais le phénomène s’accuser – mais contrairement à Guilluy, je n’ai pas su le dire. A présent, c’est chose faite: merci!

    « Quand on a comme moi, toute sa jeunesse durant, subi l’éviction du petit commerce par la grande distribution, on peine à supporter l’aveuglement acharné de responsables obnubilés par les secteurs de pointe et les créneaux porteurs. »

    Quand on a comme moi, toute sa jeunesse durant, subi l’éviction du petit commerce par la grande distribution, vécu le déclassement de la fameuse classe moyenne engendrée par les Trente Glorieuses, observé le décalage croissant entre la pensée dominante et le point de vue du plus grand nombre, on peine à supporter l’aveuglement acharné de responsables obsédés par les modèles d’intégration et les logiques d’échange, obnubilés par les secteurs de pointe et les créneaux porteurs. Le monde du terroir existe, avec ses pesanteurs séculaires, certes, mais également son bon sens. C’est un univers complexe mais foisonnant, une formidable réserve d’initiatives, qui ne se résume pas à Jean-Pierre Pernaut et à L’amour est dans le pré… Plus on prétend ignorer ce monde-là, plus on ferme les yeux sur ses souffrances, parfois terribles, plus il aura tendance à crier pour se faire entendre.

    Franck Ferrand, 19/09/2014

    Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion, septembre 2014, 192 pages.

    Source : lefigaro.fr/vox/histoire

    (*) Voir : Des « fractures françaises » à la guerre civile ? – Polémia
    Voir « La France périphérique / Comment on a sacrifié les classes populaires » de Christophe Guilluy (2/2)

    http://www.polemia.com/la-france-peripherique-comment-on-a-sacrifie-les-classes-populaires-de-christophe-guilluy-12/

  • Les Français face à l’islam : entre incompréhension et dégoût

    La décapitation mercredi d’Hervé Gourdel par des djihadistes kabyles a provoqué un profond traumatisme dans l’opinion publique française

    Cette décapitation, filmée, répond à un rituel désormais bien rodé. Les Français, tout formatés qu’ils soient par les médias bien-pensants, n’ont pas attendu cet acte abject pour éprouver une répugnance croissante vis-à-vis de l’islam. Dans un sondage Ipsos-Le Monde de janvier 2013, 74 % des Français jugeaient l’islam intolérant et incompatible avec les valeurs de la société française. Un chiffre qui monte à 81 % dans un sondage CSA-Atlantico en date du 30 juin dernier.

    L’égorgement, qui révulse tout individu civilisé, semble être un rituel très prégnant en islam…

    Ainsi, de l’égorgement — en une seule journée — des hommes de la tribu juive des Banu Qurayza (de 600 à 900 hommes selon les sources) à Yathrib (la future Médine). Un massacre qui, par parenthèse, n’a rien à envier à ceux commis par les Hébreux lors de leur conquête de Canaan… Ainsi, de l’Aït‑el‑kébir, la plus importante fête de l’islam, au cours de laquelle le musulman égorge rituellement le mouton devant sa famille. Ainsi, de nombreux témoignages de policiers des quartiers de l’immigration : les menaces de mort dont ils sont quotidiennement victimes s’expriment très naturellement par un index plaqué en travers de la gorge…

     

    Certains musulmans ne tentent-ils pas de nager à contre-courant ?

    Le 9 septembre, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris lançait un appel en faveur des chrétiens du Proche‑Orient. Un appel sans grande portée, puisque la très puissante Union des organisations islamiques de France (UOIF), majoritaire dans les mosquées, ne l’a pas signé. M. Boubakeur récidivait hier, appelant, à un rassemblement ce vendredi à 14 h 45, devant la mosquée, en hommage à Hervé Gourdel, dénonçant des actions qui « pervertissent l’islam et ses valeurs ». Pour savoir si l’islamisme est une « perversion » de l’islam, il convient entre autres de décrypter le coran à la lumière de l’arnaque intellectuelle majeure que constitue la coexistence, sur le même plan, des nâsikhs (versets abrogatifs) et des mansûkhs (versets certes tolérants, mais abrogés par les premiers). La différence entre islam et islamisme n’apparaît-elle pas alors aussi fine que la lame de l’égorgeur ? Pour de nombreux Français, telle semble désormais être la question…

    http://fr.novopress.info/175662/les-francais-face-a-l-islam-entre-incomprehension-et-degout/#more-175662