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France et politique française - Page 4139

  • « La France périphérique / Comment on a sacrifié les classes populaires » de Christophe Guilluy (2/2)

    «La gauche a-t-elle oublié la France populaire ?»

    Une note de lecture de Pascale Nivelle et Jonathan Bouchet-Petersen.

    «Avec La France périphérique, le géographe Christophe Guilluy dénonce le désintérêt du PS pour une frange entière de la société, éloignée des centres urbains et tentée par l’extrême droite.»

    Ces derniers temps, le journal Libération est devenu (malgré lui) une mine de réinformations. Ci-dessous un article du 16 septembre 2014 au sujet du dernier opuscule de Christophe Guilluy. Polémia avait présenté son essai Fractures françaises (*) dans ses colonnes lors de sa parution en 2010. Cet essai avait donné lieu à polémique avec une certaine gauche. (Hyman Rickover, contributeur Polémia)


    Les vraies classes populaires, celles de la France périurbaine mais aussi rurale, ne votent plus pour la gauche. Une gauche bobo-diversité qui l’aurait bien mérité, à force d’oublier le peuple au profit des métropoles et des banlieues, affirme Christophe Guilluy, qui, après Fractures françaises en 2010, publie ce mercredi La France périphérique /Comment on a sacrifié les classes populaires. Jusque-là rien de très nouveau ni de très polémique. Mais le propos dérange quand, au nom du peuple et sous couvert d’une étude sociospatiale des inégalités, le géographe articule sa démonstration avec un «constat» clairement ethnicisé et identitaire. Réel contre idéologie bien-pensante, ce credo est aussi porteur que clivant, à coups de formules chocs, comme celles-ci servies au Figaro : «Le multiculturalisme à 5 000 euros, ce n’est pas la même chose qu’à 500 euros par mois.» Ou encore : «Le 93 n’est pas un espace de relégation mais le cœur de l’aire parisienne.»
    Sur le même sujet

    Radars – D’ouvrage en ouvrage, Christophe Guilluy a pulvérisé l’image d’une France tranquille des pavillons. Et d’une classe moyenne, certes paupérisée, mais qui passait globalement entre les gouttes. Brossant les contours d’une nouvelle géographie sociale, axée sur la notion de «France périphérique», où vit 60% de la population.

    1 La-france-peripheriqueOuvriers, employés, commerçants de la petite classe moyenne composent cette France populaire, qui habite les zones désindustrialisées, en grande banlieue pavillonnaire, à Guéret (Creuse) ou à Brignoles (Var). Ce sont eux qui souffrent : «La question sociale n’est pas circonscrite de l’autre côté du périph, mais de l’autre côté des métropoles, dans les espaces ruraux, les villes moyennes, dans certains espaces périurbains qui rassemblent aujourd’hui près de 80% des classes populaires», affirme Guilluy, qui se pose en porte-voix d’une France déconnectée, privée de services sociaux, de transports collectifs ou d’enseignement de qualité. Dans des zones non ou mal desservies par les services publics, où aller en voiture au travail à 20 km coûte 250 euros par mois – un quart du Smic. Exclus des grandes villes et des petites couronnes sous la pression immobilière, une partie de ces classes populaires a aussi choisi un certain entre-soi culturel, dans des zones de plus en plus éloignées des centres villes dynamiques et créateurs d’emplois. Dès lors, constate Guilluy, «les catégories populaires, déjà peu mobiles, sont piégées», isolées, décrochées. Dans des territoires objectivement sortis des radars.»

    Vivier – Cette France des oubliés, à laquelle Marine Le Pen semble être la seule à s’adresser, serait «une contre-société […] en train de naître […] qui contredit un modèle mondialisé “hors sol”». Soit le «meilleur des mondes, sans frontières, sans classes sociales, sans identité et sans conflits» dont rêveraient bobos des métropoles et élus des «villes monde». Au service d’une «machine économique» qui a autant besoin de cadres supérieurs et d’«ouvriers de service», souvent d’origine immigrée. C’est à ces deux seules catégories que profiterait l’économie mondialisée. «Pour la première fois dans l’Histoire, note Guilluy, les classes populaires ne sont pas là où se créent les richesses : 60% de la population n’habite plus là où cela se passe.» Ces «petits Blancs», comme les nomme souvent l’auteur dans ses interviews, seraient davantage les perdants de la mondialisation que les «immigrés» des banlieues tractées par les grandes villes. De quoi faire sursauter sociologues, géographes et habitants des zones urbaines sensibles. […]

    De la géographie, Guilluy passe volontiers à la politique : «L’émergence d’une nouvelle carte électorale, opposant France des métropoles et France périphérique, accélère l’implosion du système politique.» La France populaire – et majoritaire – qu’il décrit serait abstentionniste ou frontiste. Ce vivier électoral en pleine «insécurité culturelle» tiendrait entre ses mains la recomposition d’une classe politique sourde à ses colères et ses peurs. «En milieu populaire, la référence gauche-droite n’est plus opérante depuis au moins deux décennies», martèle l’auteur, tandis que les classes populaires, sur fond d’échec du «vivre-ensemble», ont été sacrifiées «sur l’autel d’une mondialisation volontiers communautariste et inégalitaire». Ces nouvelles classes populaires «portent la vague frontiste», partageant «le même refus de la mondialisation et de la société multiculturelle», affirme celui chez qui le déterminisme spatial et électoral est une constante.

    Garde -Pour Guilluy, ces fractures territoriales redessinent les clivages partisans : «Le vote pour l’UMP et pour le PS est de plus en plus celui des protégés (retraités et fonctionnaires) ou bénéficiaires (catégories supérieures) de la mondialisation, tandis que l’électorat FN est celui des catégories qui sont […] au front de la mondialisation (ouvriers, employés, chômeurs).» Et d’ajouter : «Le PS, parti des jours heureux, se replie lentement sur quelques territoires, ceux des jours heureux de la mondialisation, les grandes villes. […] Le PS disparaîtra-t-il en même temps que la classe moyenne, il en prend le chemin.» Seul le vieillissement du corps électoral permet de «maintenir artificiellement un système peu représentatif, les plus de 60 ans étant en effet ceux qui portent massivement leurs suffrages vers les partis de gouvernement

    Au final, le paradoxe du livre est de vouloir mettre en garde la gauche sur ses impensés, ses abandons coupables, tout en légitimant le discours identitaire d’une partie de la droite et de l’extrême droite : racisme anti-Blanc, peur de ne plus être majoritaire «chez soi», stigmatisation des élites mondialisées…

    Mardi devant les députés, Manuel Valls a évoqué ces «abandonnés de la République», qui «tous essayent comme ils le peuvent de trouver la protection que nous ne savons plus leur offrir». Mais lui parlait aussi bien de la France périphérique de Guilluy que des «quartiers devenus de véritables ghettos urbains». Tenir ces deux bouts, c’est tout l’enjeu pour la gauche.

    Pascale Nivelle et Jonathan Bouchet-Petersen16/09/2014

     Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion, septembre 2014, 192 pages.

    Source : libération.fr

    Communiqué par Hyman Rickover, 24/09/2014

    (*) Voir : Des « fractures françaises » à la guerre civile ? – Polémia
    Voir aussi « La France périphérique / Comment on a sacrifié les classes populaires » de Christophe Guilluy(1/2)

    http://www.polemia.com/la-france-peripherique-comment-on-a-sacrifie-les-classes-populaires-de-christophe-guilluy-22/

  • « La France périphérique / Comment on a sacrifié les classes populaires » de Christophe Guilluy (1/2)

    Polémia présente sous un titre commun deux articles émanant d’auteurs de sensibilité différente pour ne pas dire opposée. L’un et l’autre traitent du dernier ouvrage de Christophe Guilluy, La France périphérique. Le premier, ci-après sous la signature de Franck Ferrand, est prélevé sur le site de lefigaro.fr/vox/histoire, le second sur celui de libération.fr. Il nous apparaît intéressant de jumeler ces deux présentations du livre de Christophe Guilly, en raison notamment de leurs convergences.
    Polémia

    Enfin, on parle de « la France périphérique » !

    Chronique de Franck Ferrand

    FIGAROVOX/CHRONIQUE – Franck Ferrand éclaire l’actualité par l’histoire. Cette semaine, il salue le nouveau livre du géographe Christophe Guilluy, « La France périphérique » /Comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion).


    Voilà donc le livre que j’attendais depuis vingt ans. Autant l’admettre d’emblée: en 2010, j’étais passé à côté de Guilluy et de ses Fractures françaises (*), alors parues chez François Bourin. Cette fois-ci, Flammarion a pris la mesure des enjeux ; et ce nouveau titre: La France périphérique /Comment on a sacrifié les classes populaires, a réussi son rendez-vous avec la presse et, partant, avec le public. Est-ce parce qu’il explique en grande partie la récente montée du Front national? Impossible ou presque, en tout cas, d’échapper ces jours-ci au point de vue décapant du géographe ; les médias en font leur miel ; ici même, le 12 septembre, Christophe Guilluy accordait à Guillaume Perrault un bel entretien.

    1 La-france-peripheriqueOn y apprenait que les catégories populaires, fuyant les zones sensibles où se concentre une population d’origine étrangère, ne vivent plus «là où se crée la richesse» et se trouvent écartées d’un «projet économique tourné vers la mondialisation». De là à conclure que notre époque aurait sacrifié ces gens-là – autant dire: une bonne part du peuple français – il n’y a qu’un pas, et l’auteur le franchit sans ambages.

    « Il n’est rien de plus fort qu’une analyse attendue par la majorité silencieuse. »

    «Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue»… Paraphrasant la formule attribuée à Victor Hugo, je dirais qu’il n’est rien de plus fort qu’une analyse attendue par la majorité silencieuse. Enfin! Enfin quelqu’un aura osé montrer, chiffres et cartes à l’appui, ce que la technocratie aux commandes s’acharne, depuis près d’un demi-siècle, à nier et à cacher. Enfin! Enfin une étude poussée, objective, argumentée, aura mis en évidence ce que savaient, intuitivement, ce que sentaient, naturellement, les rares intellectuels dans mon genre – c’est-à-dire issus du petit peuple : à savoir, que les classes dites populaires ne se résument pas aux banlieues et à leurs populations difficiles, visées par les «politiques de la ville». Oui, il existe, partout en France, un tissu nourri de bourgs, de villages et de lotissements, tous ponts coupés, ou presque, avec les métropoles. Non, la catégorie des classes moyennes ne saurait englober tous ces gens modestes et précarisés – employés, ouvriers, paysans, artisans, petits commerçants, chômeurs, retraités -, souvent d’origine française ou européenne, presque toujours défavorisés par les règles économiques en vigueur sur notre planète libérale à l’anglo-saxonne. Ce sont ces petites gens qui, après tant d’années d’impuissance et de résignation, commencent à s’organiser. Je le sais depuis longtemps, je voyais le phénomène s’accuser – mais contrairement à Guilluy, je n’ai pas su le dire. A présent, c’est chose faite: merci!

    « Quand on a comme moi, toute sa jeunesse durant, subi l’éviction du petit commerce par la grande distribution, on peine à supporter l’aveuglement acharné de responsables obnubilés par les secteurs de pointe et les créneaux porteurs. »

    Quand on a comme moi, toute sa jeunesse durant, subi l’éviction du petit commerce par la grande distribution, vécu le déclassement de la fameuse classe moyenne engendrée par les Trente Glorieuses, observé le décalage croissant entre la pensée dominante et le point de vue du plus grand nombre, on peine à supporter l’aveuglement acharné de responsables obsédés par les modèles d’intégration et les logiques d’échange, obnubilés par les secteurs de pointe et les créneaux porteurs. Le monde du terroir existe, avec ses pesanteurs séculaires, certes, mais également son bon sens. C’est un univers complexe mais foisonnant, une formidable réserve d’initiatives, qui ne se résume pas à Jean-Pierre Pernaut et à L’amour est dans le pré… Plus on prétend ignorer ce monde-là, plus on ferme les yeux sur ses souffrances, parfois terribles, plus il aura tendance à crier pour se faire entendre.

    Franck Ferrand, 19/09/2014

    Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion, septembre 2014, 192 pages.

    Source : lefigaro.fr/vox/histoire

    (*) Voir : Des « fractures françaises » à la guerre civile ? – Polémia
    Voir « La France périphérique / Comment on a sacrifié les classes populaires » de Christophe Guilluy (2/2)

    http://www.polemia.com/la-france-peripherique-comment-on-a-sacrifie-les-classes-populaires-de-christophe-guilluy-12/

  • Les Français face à l’islam : entre incompréhension et dégoût

    La décapitation mercredi d’Hervé Gourdel par des djihadistes kabyles a provoqué un profond traumatisme dans l’opinion publique française

    Cette décapitation, filmée, répond à un rituel désormais bien rodé. Les Français, tout formatés qu’ils soient par les médias bien-pensants, n’ont pas attendu cet acte abject pour éprouver une répugnance croissante vis-à-vis de l’islam. Dans un sondage Ipsos-Le Monde de janvier 2013, 74 % des Français jugeaient l’islam intolérant et incompatible avec les valeurs de la société française. Un chiffre qui monte à 81 % dans un sondage CSA-Atlantico en date du 30 juin dernier.

    L’égorgement, qui révulse tout individu civilisé, semble être un rituel très prégnant en islam…

    Ainsi, de l’égorgement — en une seule journée — des hommes de la tribu juive des Banu Qurayza (de 600 à 900 hommes selon les sources) à Yathrib (la future Médine). Un massacre qui, par parenthèse, n’a rien à envier à ceux commis par les Hébreux lors de leur conquête de Canaan… Ainsi, de l’Aït‑el‑kébir, la plus importante fête de l’islam, au cours de laquelle le musulman égorge rituellement le mouton devant sa famille. Ainsi, de nombreux témoignages de policiers des quartiers de l’immigration : les menaces de mort dont ils sont quotidiennement victimes s’expriment très naturellement par un index plaqué en travers de la gorge…

     

    Certains musulmans ne tentent-ils pas de nager à contre-courant ?

    Le 9 septembre, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris lançait un appel en faveur des chrétiens du Proche‑Orient. Un appel sans grande portée, puisque la très puissante Union des organisations islamiques de France (UOIF), majoritaire dans les mosquées, ne l’a pas signé. M. Boubakeur récidivait hier, appelant, à un rassemblement ce vendredi à 14 h 45, devant la mosquée, en hommage à Hervé Gourdel, dénonçant des actions qui « pervertissent l’islam et ses valeurs ». Pour savoir si l’islamisme est une « perversion » de l’islam, il convient entre autres de décrypter le coran à la lumière de l’arnaque intellectuelle majeure que constitue la coexistence, sur le même plan, des nâsikhs (versets abrogatifs) et des mansûkhs (versets certes tolérants, mais abrogés par les premiers). La différence entre islam et islamisme n’apparaît-elle pas alors aussi fine que la lame de l’égorgeur ? Pour de nombreux Français, telle semble désormais être la question…

    http://fr.novopress.info/175662/les-francais-face-a-l-islam-entre-incomprehension-et-degout/#more-175662

  • Abrogation de la loi Taubira : Sarkozy décidera plus tard...

    Devant les 4000 personnes réunies près de Lille, pour son premier meeting, Nicolas Sarkozy a promis :

    «De nouvelles idées, de nouvelles solutions, de nouvelles perspectives face aux défis du nouveau monde dans lequel nous vivons ».

    Lesquelles ? On ne sait pas.

    Il a abordé lui-même la question de la loi Taubira :

    «J'entends les positions tranchées des uns et des autres. Une fois à la tête de notre famille politique, je réunirai tout le monde et nous déciderons. Que chacun dise ses convictions et me laisse préparer le rassemblement qui ne sera ni fade, ni tiède

    Il a explicité ses propositions de référendums : un premier concerne la réduction du nombre de parlementaires, le second la fusion des conseils généraux et régionaux.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/abrogation-de-la-loi-taubira-sarkozy-d%C3%A9cidera-plus-tard.html

  • Patrick Buisson : "Nicolas Sarkozy ne parviendra pas à être de nouveau élu"

    Lors de son entretien sur France 2, Laurent Delahousse avait demandé à Nicolas Sarkozy s'il en voulait encore à Patrick Buisson après l'affaire des enregistrements pratiqués à son insu. L'ancien chef de l'Etat avait répondu : "dans la vie, j’en ai connu des trahisons. Comme celle-là, non".

    Condamné en juillet à 10 000 euros de dommages et intérêts par la cour d'appel de Paris, Patrick Buisson espérait que le couple Sarkozy lui ferait grâce du recouvrement de la somme. L'ancien présient et son épouse ont demandé à un huissier de justice de rendre la sanction exécutoire.

    Patrick Buisson considère cela comme une "mauvaise manière" et a fait savoir qu'il allait retrouver sa "liberté de parole". Du genre :

    "Nicolas Sarkozy ne parviendra pas à être de nouveau élu président de la République. Avant la présidentielle de 2007, il formait un couple politique avec Cécilia. Tout était tendu vers un seul but : la conquête du pouvoir. Aujourd'hui, son problème, c'est Carla : elle l'éloigne trop du peuple et le pousse à l'hédonisme. Après lui avoir offert une montre Patek Philippe à 40 000 euros, voilà qu'elle l'emmène voir la pièce de théâtre de Bernard-Henri Lévy début septembre ! Quelle belle entrée en campagne pour la présidence de l'UMP !"

    Michel Janva

  • L’interview politique d’Emmanuel Ratier (Présent 8196)

    La situation politique est tellement perturbée et la déliquescence du pouvoir si avancée que nous sommes allés consulter Emmanuel Ratier en urgence, analyste percutant, bien connu pour ses enquêtes sur le milieu de la politique et les réseaux de pouvoir, afin qu’il nous éclaire de ses codes de décryptage et de ses prédictions bien renseignées.

    — Est-ce que le retour de Sarkozy change quelque chose ?

    L’interview politique d’Emmanuel Ratier (Présent 8196)— Cela cristallise enfin les véritables enjeux : il manquait un personnage clé sur l’échiquier politique, qu’il s’agisse du roi ou du fou cela n’a pas d’importance. Le retour de Nicolas Sarkozy signifie d’abord la fin des espérances présidentielles de François Fillon et d’Alain Juppé. L’ex-président de la République, absolument convaincu de l’emporter sur Marine Le Pen avec environ 60 % des suffrages, a arrêté une stratégie précise : « Moi ou Marine. » Il va faire disparaître l’UMP au profit d’une nouvelle entité à sa botte (pour réunir ses fidèles, marginaliser ses concurrents et interdire toute primaire).

    Le nouveau modèle de Nicolas Sarkozy est désormais Angela Merkel, dont le parti, la CDU, est passé de la droite conservatrice au centre droit et gouverne désormais avec le SPD, voire dans certains länder avec les Grünen. C’est donc une ligne progressiste et libérale-mondialiste qui sera retenue, l’ex-président n’ayant jamais abandonné l’idée (mise en œuvre durant la première partie de son quinquennat) de récupérer des socialistes accommodants.

    Vous avez très certainement remarqué que Nicolas Sarkozy n’était pas du tout clair sur le « mariage » homosexuel lors de son passage à France 2. Dans Le Nouvel observateur du 11 septembre, on lui prêtait ces propos : « Le mariage pour tous, je m’en fous. Ce n’est pas un sujet. Moi, de toute façon, j’avais toujours défendu une union civile. » Quant à la frange « extrémiste » qui a surgi des rangs de la Manif pour tous, l’an dernier, il la qualifie de « fascisme en loden ».

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  • Nicolas Sarkozy vs Hervé Mariton

    Lu ici :

    "La fédération UMP d'Indre-et-Loire a appelé les équipes d'Hervé Mariton pour lui demander de modifier son calendrier, à cause de la venue de Nicolas Sarkozy. Le responsable de cette fédération locale n'est autre que Philippe Briand, l'ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012."

    L'ancien président a prévu de se déplacer à Tours le 15 octobre, la veille du meeting d'Hervé Mariton. A croire que Sarkozy a compris que Mariton commençait à avoir un certain poids au sein de l'UMP.

    De son côté, Xavier Lemoine, Maire UMP de Montfermeil, vient d'annoncer son soutien à la candidature de Hervé Mariton :

    "Avec conviction, clarté et courage, Hervé MARITON, ancien Ministre, Député de la Drôme et Maire de Crest, porte les valeurs essentielles dont l'Union pour un Mouvement Populaire a réellement besoin pour imaginer un projet cohérent à notre famille politique et qui réponde aux véritables enjeux de notre temps. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Hommen de Roland-Garros : les réquisitions du parquet déboutées !

    Quel soulagement de voir ainsi des juges indépendants qui préfèrent appliquer la loi plutôt que de se soumettre aux diktats d'un gouvernement qui semble avoir perdu toute mesure !   

    En juin 2013, lors de la finale de Roland-Garros, retransmise devant 300 millions de téléspectateurs, un homme au torse nu sur lequel était inscrit « KIDS RIGHTS » avait surgi, revêtu d’un masque et portant un fumigène. À deux pas du président François Hollande et de Sa Majesté le roi Juan Carlos, il avait profité d’un break entre deux balles pour attirer, pendant 10 secondes, l’attention du monde sur ce droit fondamental de l’enfant que le gouvernement français voulait ignorer. Pendant ce temps, quelques-uns de ses camarades brandissaient une banderole réclamant la démission du Président.

    Immédiatement interpellés, ils avaient passé une heure séquestrés de manière illégale par les vigiles qui les avait ensuite remis à la police. La garde à vue n’avait été signifiée que 3 heures plus tard et les deux nuits suivantes avaient été passées en interrogatoire comme s’il s’agissait de « terroristes d’Al-Qaïda ». Enfin, quatre fourgons de police accompagnés chacun de plusieurs motards les avait transférés dans les cellules du palais de justice où ils avaient été déférés.

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  • Économie française : alarme à fond et rouge profond

    La fin de l’année 2014 sera marquée par un sérieux risque d’implosion ce qui ne manquera pas de provoquer un conflit sociétal humain d’une violence extrême.

    La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. Le discours politique admet la crise et nous promet cependant un changement, voire une inversion des courbes pour un retour prometteur à la normale.

    Le Président Hollande a confirmé cette tendance le mardi 9 septembre. En quoi est-il réaliste de penser qu’une situation qui dure depuis une quinzaine d’années serait une anomalie ? N’est-ce pas plutôt une réalité ?

    La vérité est que le rythme du progrès technique a ralenti entraînant un ralentissement du rythme des gains de productivité qui entraîne alors le ralentissement du potentiel de croissance de la France. Nos prévisions économiques s’appuyaient sur une prévision de croissance de 1,6 %, la vraie valeur était 0,4 % ou plus basse. Si mon raisonnement est exact, cela signifie qu’il nous faut repenser les équilibres futurs de la protection sociale, l’évolution des régimes de santé. Il nous faudra concevoir autrement les gains de pouvoir d’achat envisageables.

    Moins de gains de productivité

    Il nous faut tout réinventer. Pour simplifier, la définition du gain de productivité correspond à produire plus efficacement avec une meilleure qualification et une machine plus performante, soit produire plus avec moins de travail et moins de capital. La France est très mal placée dans ce défi. Sans une relance concrète de son économie, la France se trouve dans un grave état de stagnation.

    Les dirigeants politiques devront savoir expliquer aux Français qu’ils vont avoir à s’habituer à recevoir moins de gains de productivité, s’habituer à une croissance moindre et donc connaître la stagnation des niveaux de vie futurs.

    Je mesure mes mots quand je déclare que l’impact de la croissance zéro sur la dette de la France aura pour effet de diviser de moitié l’enrichissement global annoncé par les dirigeants du pays. Les conséquences seront dramatiques.

    Il nous faut prendre conscience que la dérive naturelle des dépenses de la protection sociale correspond à 1 point du PIB. Cela signifie que la croissance future sera engloutie par les dépenses de protection sociale. La France a opté pour une politique de soutien de la demande, mais la réalité est qu’elle n’aura rien à redistribuer en pouvoir d’achat.

    C’est toute la politique économique qu’il faut remettre en cause et la plus touchée est la politique de protection sociale, de santé, de retraite si on ne peut pas passer à une politique de soutien de l’offre. Cela veut dire que la dernière réforme des retraites qui a été conçue sur des hypothèses de croissance à 1,6 % est à revoir complètement et en extrême urgence. Qui en aura le courage ?

    Finances publiques dans le rouge

    Une grande cassure économique française arrive. Son origine n’est pas d’ordre économique, mais bien provoqué par l’incapacité des dirigeants politiques à repenser les institutions et l’organisation économique et administrative.

    Les finances publiques sont dans le rouge. La plongée de la croissance simplifie les calculs : la moitié des gains de la croissance est dédiée à la protection sociale. Si la croissance diminue comme cela est prévu à 0,4 % on a le choix de maintenir le taux des dépenses sociales au taux actuel ce qui aura pour conséquence d’accroître et de faire exploser les déficits. Dans cette situation, la France ne pourra jamais résorber son déficit et mon estimation est que la dette doublera en 25 ans.

    Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne sait pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays sans croissance. La croissance est le moteur fondamental qui permet de supporter l’état social d’une nation. Notre situation annonce une nouvelle hausse des impôts en France malgré la limite supérieure de la courbe d’impôts déjà atteinte, c’est-à-dire la limite où le rendement est décroissant.

    En ce mois de septembre 2 014, la France est devant un choix de civilisation. Le choix est le suivant : les Français acceptent de renoncer à une augmentation de leur pouvoir d’achat individuel pour redistribuer à la dépense collective (santé, protection sociale…) ou les Français refusent et les dirigeants continueront à motiver les citoyens en soutenant les augmentations de salaire. Dans ce cas, il faudra remettre en cause les grandes dépenses collectives.

    Pas de réduction des déficits

    Les projections pour la fin de l’année en terme de croissance économique et de déficit sont très pessimistes. Non seulement il n’y aura pas de réduction significative du déficit, mais la France ne sera pas loin du déficit de l’année dernière. Soit une année pour rien. 2 015 s’engagera avec un acquis de croissance faible et le défi à relever en terme d’économie visée sera non seulement considérable, mais dramatiquement infaisable.

    La certitude est qu’il y aura davantage d’économies et moins de réductions de déficit que prévu. L’insuffisance de la demande agrégée au niveau européen fait prendre conscience aux gouvernements européens et plus particulièrement au gouvernement français de l’immense gravité de la situation.

    La fin d’année 2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle qui pousse à lancer un véritable cri d’alarme. Depuis 40 ans la France expérimente la même politique qui se résume à faire de la relance par la demande, mais cette politique creuse le déficit, augmente les impôts, concentre surtout les augmentations de l’impôt sur les entreprises accélérant la dégradation de la compétitivité donc de l’investissement et de l’emploi.

    La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures.

    Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme s’est déclenchée. La fin de l’année 2 014 pourrait vraisemblablement être la fin d’une période économique et institutionnelle.

    Les Echos via http://fortune.fdesouche.com/356117-economie-francaise-alarme-fond-et-rouge-profond#more-356117