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France et politique française - Page 4135

  • Suspens... vers la fin de la majorité à l'Assemblée nationale?

    Les données sont simples : 

    • Le PS détient la majorité à l'Assemblée nationale à 1 voix près.
    • La loi veut que lorsqu'un député est absent 6 mois, il soit systématiquement remplacé par son suppléant. L'aubaine pour Pierre Moscovici dont le calendrier était presque trop parfait : le 5 mai, il reçoit une mission de 6 mois des mains de Manuel Valls. D'une pierre deux coups : son suppléant prend son siège à l'Assemblée et lui réussit son oral  - au rattrapage pour être sûr de tenir 6 mois? - d'entrée à la commission européenne.
    • Le 5 novembre : ces deux échéances seront atteintes.

    Sauf que voilà : la commission parlementaire va investir Moscovici, le contraignant comme le veut la loi à démissionner de son poste de député, le 1er ou le 3 novembre, soit au plus 48 heures trop tôt. Si cette date est maintenue, le Doubs connaîtra une législative partielle et le PS a toutes les chances de perdre sa voix d'avance à l'Assemblée nationale.

    Le Salon Beige

  • Manuel Valls a soif de pouvoir. Son scénario : un nouveau parti pour contrer Marine Le Pen

    Fidèle à lui-même; Manuel Valls agite une fois de plus le spectre de «l’extrême droite». Cette fois, c’est pour justifier la nécessité de créer un nouveau grand parti de gauche.

    « Si la gauche ne se réinvente pas, oui, elle peut mourir… », déclare-t-il à l’Obs (ex-Nouvel Obs).

    Mais en agissant de la sorte, Manuel Valls confirme une communication d’électron libre qui aurait valu à n’importe quel autre ministre d’être écarté du gouvernement. Valls, sûr de son destin, se voit comme le seul véritable détenteur du pouvoir, tant au sommet de l’Etat qu’à la tête de la gauche. Il en est convaincu, c’est lui qui sera le candidat à l’élection présidentielle. Et pour arriver au second tour, il est persuadé d’avoir la bonne idée, celle qu’il avait déjà avancée en 2007 puis en 2011 : changer le nom du parti, éliminer le qualificatif « socialiste » et parvenir à impliquer tous les courants de la gauche.

    Manuel Valls ne manque donc pas une occasion de brandir la menace que Marine Le Pen – qui elle-aussi veut changer le nom de son parti ! – ferait peser sur la République. Seule une gauche unifiée au sein d’un nouveau parti pourrait la vaincre, une gauche que seul lui pourrait diriger, bien entendu…

    http://www.medias-presse.info/manuel-valls-a-soif-de-pouvoir-son-scenario-un-nouveau-parti-pour-contrer-marine-le-pen/16971

  • [Paris] Cercle du vendredi 24 octobre

    Le prochain cercle des étudiants de l’Ile de France aura lieu le vendredi 24 octobre à 19h00 et aura comme thème : "La cérémonie du Sacre" dans nos locaux parisiens.

    cercle_d_etude_241014-206f0.jpg

  • Autoroutes : Vers une scandaleuse prolongation des concessions ?

    En lieu et place de l’écotaxe, Ségolène Royal veut s’attaquer au “profit des autoroutes”. Voilà un objectif louable. Hélas, les contrats qui lient l’Etat et les autoroutiers sont ainsi ficelés qu’il sera difficile d’y arriver. Peut-être va-t-on vers une autre solution : une prolongation des concessions en l’échange de quelques investissements…

    « La privatisation des autoroutes engagée en 2005 a été une mauvaise affaire pour l’Etat ». Cette fois-ci, ce n’est pas Marianne qui dénonce ce scandale — comme nous l’avons encore fait récemment en couverture  — mais Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie et de l’Industrie a fait état d’un manque à gagner de plusieurs milliards sans le chiffrer. Sans doute une grosse dizaine de milliards. Rien que ça. Mais il y a du neuf : la « nouvelle star » du gouvernement a assuré son auditoire de la volonté de Bercy de faire enfin quelque chose, comme l’y invitait d’ailleurs l’Autorité de la concurrence dans son dernier rapport. Oui mais quoi ? Et comment ?Ségolène Royal, dans la foulée de la « suspension » de l’écotaxe, a expliqué que sa « priorité »était « le prélèvement du profit des autoroutes » arguant que « sur 100 euros de péage payés par l’usager, 22 sont du profit net pour les sociétés d’autoroute » et que cela a « permis la redistribution de 15 milliards de dividendes depuis la privatisation »

    S’attaquer à la rente qui prive l’Etat de recettes et dévalise les automobilistes mais remplis grassement les poches des actionnaires des autoroutes à raison de 20 % de marges nettes, est un objectif louable. Hélas, la tâche est extrêmement compliquée. L’équation est d’autant plus complexe que, non content d’avoir brader les bijoux de familles, l’Etat s’est mis dans une telle position qu’il apparaît pieds et poings liés : les contrats avec les concessionnaires sont en effet si bien verrouillés que la marge de manœuvre juridique est étroite.

    Quand Madame Michu peut se voir soumise à de nouvelles taxes sur le poisson, les cigarettes ou encore les ordinateurs (50 milliards de prélèvements obligatoires supplémentaires sur les ménages entre 2010 et 2013), les sociétés d’autoroutes, elles, se sont offertes le « totem d’immunité » façon Koh-Lanta. Les rapporteurs de l’Autorité de la concurrence eux-mêmes peinent à le croire, mais les contrats de concessions ont été rédigés de telle sorte que les rois du bitume sont aussi bien protégés que les émirs du Qatar en France !

    Voici par exemple l’extrait d’un contrat de concession :« En cas de modification ou de création d’impôts, de taxes et redevances spécifiques aux concessionnaires d’ouvrages routiers à péage ou aux concessionnaires d’autoroutes, l’État et la société concessionnaire arrêtent d’un commun accord les compensations, par exemple tarifaires, qui devront être apportées pour assurer la neutralité de ces modifications ou créations sur l’ensemble constitué des comptes sociaux et de l’équilibre de la société concessionnaire, tels qu’ils se présenteraient, à la même date, en l’absence de ces modifications ou créations ». Tout juste l’Etat a-t-il pu récemment augmenter de 100 millions d’euros la taxe domaniale. Une goutte d’eau dans l’océan de leurs bénéfices…

    L’absurdité d’un tel contrat a failli récemment avoir une traduction très concrète avec la mise en place de l’écotaxe sous l’égide d’Ecomouv. Telle qu’initialement paramétrée, la mise en place d’une taxe sur les routes — jusqu’alors gratuites, rappelons-le — aurait naturellement transféré une partie du trafic vers les autoroutes. Ce sont ainsi 400 millions d’euros de péages que les concessionnaires auraient vu débouler dans leurs caisses sans avoir à bouger le petit doigt. Quatre cents millions de la poche des conducteurs à celle des actionnaires sans passer par la case impôts, sinon via l’Impôt sur les sociétés…

    En réalité, il semble que le gouvernement compte négocier un « rééquilibrage du modèle économique en faveur du concédant et des usagers » lors de la signature du plan de relance autoroutier. Et ce n’est pas la moindre des annonces. Puisque ce faisant, Emmanuel Macron entérine la prolongation de la concession contre des investissements, qualifiant même ce pacte de « bonne décision(…) favorable à l’économie française ». Une « bonne décision » ? Les autoroutiers, eux, sont en situation de force (ils ont déjà remboursé leur investissement de départ et se sont assurés encore vingt ans de concessions) tandis que l’Etat, aux abois financièrement, lui, est incapable d’assumer les investissements sur son propre réseau routier. Mais voilà, les boîtes de BTP, patrons des autoroutes, s’engagent, grands seigneurs, à mettre la main à la poche. Est-ce également, comme le dit Macron, un accord « favorable à l’économie française » ? En dépensant 3,5 milliards d’euros, ce sont une quinzaine de milliers d’emplois dans le BTP qui seront assurés : un bol d’air pour le gouvernement en mal de croissance et d’activité. Mais on se trouvera donc dans la situation absurde consistant à donner, en moyenne, trois années supplémentaires (et possiblement jusqu’à six années même) de concession ! Contre quoi ? Une toute petite érosion de la rente des seigneurs du macadam.

    En tout cas, il ne semble pas y avoir le feu au lac. Dans son budget, le gouvernement n’a inscrit aucune recette nouvelle issue des autoroutes. « Mais on pourrait accueillir favorablement un amendement », nous assurait-t-on récemment à Bercy. Quand la marge juridique est faible, reste en effet le pouvoir politique. Pourquoi certains parlementaires n’iraient-ils pas plus loin en reprenant à leur compte l’appel des élus lancé par Marianne ?

    Marianne

    http://fortune.fdesouche.com/359027-autoroutes-vers-une-scandaleuse-prolongation-des-concessions#more-359027

  • Les duettistes Valls Sarkozy, champions de la « taqiya »

    Chacun a le droit de critiquer l’entreprise Total et les orientations de sa direction. Pour autant, Gérard Filoche membre du Bureau national du PS, a prouvé  qu’il était un grossier personnage en ne respectant pas le temps élémentaire du recueillement, en accablant sur tweeter son PDG Christophe de Margerie. Il l’a traité notamment de «suceur de sang» le jour même ou l’on apprenait son décès dans un accident sur un aéroport moscovite, à son retour d’une réunion avec le Premier ministre russe Dimitri Medvedev. L’ensemble de la classe politique française a rendu hommage au patron de Total. Vladimir Poutine a salué mardi la mémoire « d’un vrai ami de la Russie » ainsi que Gennady Timchenko avec lequel il avait noué de profonds liens d’amitiés et qui co-présidait avec le patron français le conseil économique de la chambre de commerce et d’industrie franco-russe (CCIFR). M. Timchenko est le co-propriétaire du groupe gazier privé Novatek, qui en partenariat avec  Total a lancé un immense chantier dans l’Arctique. Une dépêche de l’agence Ria Novosti a rappelé que M. de Margerie « critiquait le conflit en Libye et les sanctions antirusses. Désormais, Moscou a perdu un canal de liaison informel important avec l’élite politique et d’affaires européenne…».

     Gérard Filoche ex responsable de la LCR qui comme beaucoup d’anciens trotskistes a trouvé le gîte et couvert au PS, s’est attiré les foudres de Manuel Valls pour son tweet (« il ne mérite pas d’être au PS »), tandis que le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis indiquait que cet apparatchik  sera bientôt convoqué par la Haute autorité du parti chargée des questions d’éthique.

     Un moindre couac certes pour le PS et le gouvernement au regard de la montée en puissance de la fronde contre sa propre politique. 39 députés socialistes se sont abstenus mardi sur le budget 2015 –des « Prophètes de malheur » selon  le secrétaire d’État à la Réforme de l’ÉtatThierry Mandon-, dont les anciens ministres Benoît Hamon (Education) , Aurélie Filippetti(Culture), Delphine Batho (Ecologie) et l’ «alliée» écolo-gauchiste Cécile Duflot (Logement).

     Le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Agriculture,  Stéphane Le Foll,  a invité M.  Hamon à «(quitter) le Parti Socialiste » ce dernier ayant  affirmé que la politique de l’exécutif « menace la République » et mène vers un « immense désastre démocratique »  en 2017.

     Jean-Christophe Cambadélis, lui, n’a pas incité Benoit Hamon à quitter le PS mais  lui rétorque que « le danger pour la République, ce n’est pas le PS, c’est le FN. » Dialogue de sourds  puisque c’est bien la politique menée par le gouvernement Valls que les frondeurs considèrent comme précipitant le passage au vote  FN des électeurs des classes moyennes rejoignant ainsi celui des classes populaires….

    Jean-Luc Mélenchon, rigolard s’est empressé de son côté proposer d’ouvrir «un camp de réfugiés», d’offrir gracieusement «l’asile politique » à ces  frondeurs, proposant à  Filoche et Hamon de  rejoindre le Parti de Gauche.

     Il est aidé dans sa stratégie de débauchage  par le Premier ministre qui dans un entretien accordé auNouvel Obs  publié mercredi se dit, «pourquoi pas»,  favorable à un changement de nom du Parti socialiste (M. Cambadélis y est opposé) qui symboliserait son souhait d’acter dans les faits le virage idéologique  de la gauche de gouvernement, d’«en finir avec la gauche passéiste».

    Prenant bien soin de ne pas utiliser le qualificatif socialiste et anticipant la disparition de François Hollande de la présidentielle de 2017, M. Valls propose de «bâtir une maison commune» de «toutes les forces progressistes», celle d’une  gauche «pragmatique, réformiste et républicaine». «La gauche qui renonce à réformer, qui choisit de défendre les solutions d’hier plutôt que de résoudre les problèmes d’aujourd’hui, cette gauche-là se trompe de combat», estime notre spécialiste de l’enfumage. Comprendre  surtout dans sa bouche qu’hors la fuite en avant euromondialiste il n’y a point de salut.

     Un constat que Nicolas Sarkozy fait également sien, lui qui veut aussi changer le nom discrédité de l’UMP mais qui,  enregistrant le succès phénoménal du livre de Zemmour -qui vaut tous les sondages-,  a tenu un discours ciblé sur l’immigration mardi soir à Nice.

     « Tu as de la chance, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir. » Cette remarque de M. Sarkozy à Philippe de Villiers, rapportée par Eric Branca et Arnaud Folch dans leur ouvrage consacré au créateur duPuy-du-Fou, pose le personnage.

     Mais mardi soir, le mari de Carla Bruni avait endossé le costume du patriote vigilant :  « les Français veulent rester en France, que la France ne ressemble pas à un autre pays. Nous voulons bien accueillir les autres, mais nous ne voulons pas changer notre pays». «Nos valeurs doivent être défendues, face à un islamisme fanatisé qui rêve de semer la terreur en Occident».

     Un proche de l’ex chef de l’Etat, le député UMP de l’Yonne, Guillaume Larrivé vient aussi opportunément de rendre son rapport cette semaine sur le radicalisme islamique dans les prisons françaises. « Alors qu’environ 60 % de la population carcérale en France, c’est-à-dire 40 000 détenus, peuvent être considérés comme de culture ou de religion musulmane relateLe Figaro,  la radicalisation islamiste est aujourd’hui susceptible de concerner plusieurs centaines de détenus» constate notamment l’étude de M. Larrivé.

     Il affirme que «les signes extérieurs de radicalisation (dans nos prisons)  ont presque totalement disparu, laissant la place à une radicalisation et à un prosélytisme beaucoup plus discrets et, partant, plus difficiles à repérer et précise que cette stratégie de dissimulation ou de camouflage est théorisée par certains radicaux sous le nom de Taqiya.»

     Fort bien mais faut-il rappeler à M. Larrivé qui critique aujourd’hui dans ce même rapport  le laxisme de la réforme pénale de Mme Taubira  que la loi sur les peines planchers du précédentgouvernement Fillon  -qui peuvent être assorties en tout ou partie du sursis…- était sans effetpuisque le texte comporte une dérogation de «circonstances exceptionnelles» systématiquement appliquée par les juridictions (loi du 10 juillet 2007)?

     Faut-il encore lui rappeler que c’est Nicolas Sarkozy qui a supprimé la loi –trop rarement appliquée- permettant d’expulser un criminel étranger du territoire national une fois sa peine exécutée, appelée bien improprement selon la terminologie gauchiste « Double peine » ?

     Faut-il rafraichir la mémoire de M. Sarkozy et de ceux qui vont  à ses meetings  en rappelant que  la délinquance  a continué de progresser entre 2002 et 2012 ?  Qu’entre 2007 et 2012 sont entrés  sur notre territoire et en toute légalité plus d’immigrés non européens (environ 200 000 par an) que sous le gouvernement Jospin ? Que la majorité présidentielle n’a pas souhaité revenir sur le droit du sol, mettre réellement fin au regroupement familial, à la fabrication à la chaîne de Français de papier ?

     Faut-il de nouveau souligner que si le droit de vote n’a pas été accordé aux étrangers non communautaires  par l’ex  majorité présidentielle  -alors même que M. Sarkozy et de nombreux cadres UMP y sont favorables- c’est sous la pression des électeurs du FN…et par peur de la sanction des urnes ?

     En fait de Taqiya, constate Bruo Gollnisch, M.  Sarkozy est un champion toute catégorie,  même si son clone Manuel Valls peut  monter lui aussi  sur une marche du podium.

    http://gollnisch.com/2014/10/23/les-duettistes-valls-sarkozy-champions-taqiya/

  • LMPT : la France a plus besoin d’une IIe Révolution que d’une VIème République…

    Entretien avec Alain de Benoist

    La Manif pour tous (LMPT), dans sa dernière édition, a récemment rassemblé entre 80.000 et 500.000 personnes à Paris. Une bonne nouvelle, à votre avis ?

    On ne peut que se réjouir de voir défiler dans la rue des foules hostiles à un gouvernement dont la nocivité n’est plus à démontrer. Mais au-delà du spectacle ? Béatrice Bourges, fondatrice du Printemps français, était à la manifestation. « J’en suis revenue, a-t-elle déclaré, non pas galvanisée comme je l’espérais, mais triste et mal à l’aise ». Je la comprends. Toute la question, en effet, est de savoir si les manifestations sont une fin ou un moyen. Si c’est un moyen, le plus élémentaire des réalismes oblige à constater que celle de ces dernières semaines, tout comme les précédentes, n’a strictement rien obtenu : « La vérité oblige même à dire que nous avons tout perdu », dit encore Béatrice Bourges.

    Je vois à cela deux raisons. La première est l’indécrottable naïveté, typiquement droitière et révélatrice d’une absence totale de sens politique, qui porte les animateurs de la Manif à mettre tous leurs espoirs dans « l’aile droite » de l’UMP – cette même UMP qui vient de porter à la tête de la commission des Affaires sociales du Sénat un partisan résolu du mariage gay, de la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes et de la gestation pour autrui, en l’occurrence le sénateur Alain Milon. En oubliant que pratiquement toutes les réformes « sociétales » dont se plaignent aujourd’hui les membres de la Manif pour Tous ont historiquement été réalisées par la droite ! Qu’on en soit encore aujourd’hui à attendre de l’UMP qu’elle « sauve la famille » est plus que pathétique, c’est consternant.

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  • Hamon, Filippetti, etc. : l’art de cracher dans la soupe quand on est parvenu

    Voilà comment la France court à l’abîme, abrutie par les discours romantico-paléo-marxistes de petits marquis parvenus.   

    Ils sont trois ex-ministres, trois « frondeurs » comme ils disent, à avoir refusé de voter le budget : Delphine Batho, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon, respectivement sortis du gouvernement le 2 juillet 2013 pour la première, et le 25 août 2014 pour les deux autres.

    Avant de se pencher sur leur geste de frondeurs, il est intéressant de se pencher un instant sur leur passé. Aurélie Filippetti, agrégée de lettres, fait sa carrière politique et littéraire sur le passé familial, celui de mineurs lorrains, communistes de père en fils et filles. Pourquoi pas. Delphine Batho comme Benoît Hamon sont « nés en politique » lors des manifs contre le projet de loi Devaquet, en 1986, elle à Paris, lui à Brest. Batho abandonne, avant de les avoir commencées, de vagues études d’histoire, Hamon obtient une licence du même métal à l’arraché, mais comme les Dray, Désir, Julliard et Compagnie avant eux, ils vont faire carrière au PS.

    La suite, on la connaît : députés, députés européens, porte-parole des candidats en campagne ou du parti, ministres… Preuve s’il en fallait encore que les manifs estudiantines vous ouvrent la carrière bien plus sûrement que les diplômes. Même pour enseigner à l’université ! Car en lisant sa fiche Wikipédia, on découvre, fait ahurissant, que Benoît Hamon fut même membre du conseil d’administration de l’université Paris-VIII (ex-Vincennes) en tant que « personnalité extérieure » durant l’année 2008-2009, avant d’y devenir « professeur associé » à l’Institut d’études européennes.

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  • Tuer les méchants et sales Français.. Tel est le mot d'ordre de l'État islamique

    Lundi 22 septembre, le groupe terroriste « État islamique »(1) a lancé un appel en plusieurs langues à ses partisans à tuer des citoyens, en particulier des Américains et des Français, ressortissants des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre le djihadisme en Irak.

    Cet appel (un long message audio de près de 42 minutes) survient au lendemain des frappes aériennes menées par la France et les États-Unis contre les forces du groupe terroriste dans le nord de l'Irak.

    « La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu 'il soit Français, Américain ou d'un de leurs pays alliés », déclare le porte-parole du groupe, un certain Abou Mohamed al Adnani, dans un message adressé aux musulmans du monde entier.

    Au-delà de l'appel au meurtre, le message donne des détails très précis pour y arriver car tous les moyens sont bons pour mettre à mort un « mécréant » : « Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munitions, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle, ou n'importe lequel de ses alliés. Écrasez-lui la tête à coups de pierres, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le. »

    À défaut de tuer...

    Pour ceux qui ne seraient pas capables de tels gestes, l'Etat islamique a d'autres idées. « Si vous êtes incapable de le faire [tuer], alors brûlez sa maison, sa voiture, ou son entreprise, ou détruisez ses cultures. Si vous êtes incapable de le faire, alors crachez-lui au visage. » Si les destinataires de ce message refusent de suivre cette voie, l'Etat islamique leur conteste le droit de se prétendre bons musulmans : « Si vous refusez de le faire alors que vos frères sont bombardés et tués, (...) alors interrogez-vous sur votre religion. »

    Le message affirme par ailleurs que l'intervention militaire conduite par les États-Unis sera « l'ultime campagne des croisés ». « Elle sera détruite et mise en échec, comme l'ont été toutes vos précédentes campagnes », poursuit Adnani. « Nous conquerrons votre Rome, nous briserons vos croix et nous réduirons vos femmes en esclavage. »

    Vigilance accrue

    Selon le site du Figaro, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a demandé aux préfets dès vendredi dernier, « d'élever le niveau de vigilance des forces de sécurité intérieure, notamment vis-à-vis des édifices sensibles ».

    Fustigeant l'« appel au meurtre », dans une déclaration solennelle place Beauvau à Paris, notre bon ministre a martelé, à plusieurs reprises : « La France n'a pas peur. » Ce « n'est pas la première fois qu'elle est menacée par des terroristes (...) la France n'a pas peur car elle sait pouvoir compter » sur la « solidarité de tous les citoyens de France » et la « vigilance » des forces de l'ordre qui sont la « meilleure réponse ». Les enfants de Bernard Cazeneuve et de l'élite rose prennent-ils le métro ? En fait, la France qui se lève tôt a de bonnes raisons de craindre d'être victime d'attentats dans la rue ou dans les transports en commun...

    Les Français ont aussi raison d'avoir peur de la bêtise de ce ministre : bloquer les djihadistes en France et les laisser revenir alors que c'est exactement le contraire qu'il faut faire !

    « L'Amérique descendra au sol »

    S'adressant à Barack Obama, le message raille la décision du président américain de ne mener que des frappes aériennes et de ne pas envoyer de troupes au contact au sol. L'Amérique et ses alliés sont-ils encore capables de se battre sur le terrain ? Obama est prévenu : « L'Amérique descendra au sol et y sera conduit à sa tombe et à la destruction. »

    L'enlèvement dimanche d'un touriste françaisdans l'est de l'Algérie par le groupe djihadistealgérien Jund al-Khilafa (« les soldats duCalifat ») est la première mise à exécution desmenaces de l'État islamique. Le Quai d'Orsayinvite les Français « à la plus grande prudence »partout dans le monde.

    Henri Malfilatre monde & vie  1 octobre 2014

    I. Par « respect pour l'Islam », le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé à ne pas utiliser l'expression « État islamique » (El) pour désigner le groupe djihadiste qui a pris possession d'une partie de l'Irak et de la Syrie...