Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4136

  • La loi Taubira, faute originelle du quinquennat Hollande

    Écrite en vitesse avec le secret espoir de diviser la droite, votée en urgence dans le but avoué de passer à autre chose, la loi Taubira revient dans le débat. Pas étonnant, quand on sait toutes les ambiguïtés du texte. L’actualité récente s’est donc chargée de lever le voile sur les intentions cachées du législateur : la Cour de cassation a rendu un avis favorable aux adoptions, par deux femmes, d’enfants conçus à l’étranger par procréation médicalement assistée (PMA) ; l’Europe oblige, désormais, la France à reconnaître les enfants conçus par mères porteuses (GPA). Pour les opposants à la loi, cela n’a rien d’une surprise, tant ils ont tenté d’alerter l’opinion publique sur cet engrenage inévitable.

    On est, en revanche, en droit de se demander si François Hollande avait tout bien prévu, lui qui, l’an dernier encore, jurait ses grands dieux être opposé à la GPA, et à l’écoute du Comité national d’éthique sur la PMA. Une fois de plus avec ce président, on oscille entre inconséquence et dissimulation. Comme lui, les tartuffes de tous bords qui affirmaient être favorables au mariage homosexuel, mais opposés au reste, en sont pour leurs frais. N’ont-ils vu, dans ce mariage, que la reconnaissance par la société de l’amour homosexuel, quand c’est toute la filiation biologique qui est remise en cause ? Auraient-ils oublié que lors d’un mariage en mairie, l’essentiel des articles de loi cités concerne les enfants ?

    Lire la suite

  • Procès du Dr Xavier Dor (reportage vidéo)

    L’équipe vidéo de Médias Presse Info accompagnait le Dr Xavier Dor lors de son procès. Reportage à la sortie de l’audience.

    http://medias-presse.info/proces-du-dr-xavier-dor-reportage-video/15609

  • Ouverture des magasins le dimanche : nouveau bras de fer entre Bricorama et FO

    Force Ouvrière et Bricorama reprennent leur guerre de com. Adressée fin août à ses salariés, une lettre du PDG de l’enseigne de bricolage, Jean-Claude Bourrelier, a relancé la polémique sur l’ouverture des magasins sept jours sur sept.

    Force Ouvrière y voit l’aveu que « le dimanche, ça ne paie pas », d’après un communiqué publié vendredi 19 septembre. Jean-Claude Bourrelier crie aujourd’hui à la « mésinterprétation ». Dans un éditorial paru dans le magazine interne, le rival des enseignes Leroy-Merlin et Castorama fait un bilan d’activité des mois de juillet et août. « Le mois de juillet a été très difficile. Août aussi, à cause de la météo », explique-t-il lors d’un entretien lundi 22 septembre.

    MOBILISER LES SALARIÉS

    A ses salariés, le bouillonnant patron de Bricorama écrit alors « que depuis le début de l’année, [l’enseigne n’a pas] reçu le même nombre de clients qu’en 2013, alors que nous avons le bénéfice de l’ouverture du dimanche ». « Je voulais les mobiliser. Les magasins doivent faire savoir à leurs clients que nous sommes ouverts ce jour-là. Ils croient que nous sommes fermés », explique-t-il.

    Il n’en fallait pas plus pour que Force Ouvrière reprenne son argumentation contre l’ouverture des magasins le dimanche. « Il faut voir là de pures raisons nationales », pointe M. Bourrelier. Le timing tombe, il est vrai, à pic. Le débat sur l’ouverture du commerce sept jours sur sept fait actuellement l’objet d’une étude approfondie de la Ville de Paris, au sein de la Mission d’information et d’évaluation mise en place par Anne Hidalgo.

    Comme d’autres syndicats, Force Ouvrière a été auditionné jeudi 18 septembre par ses membres. Ce fût deux semaines après Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, qui soutient une réforme de la loi à Paris. Le gouvernement Valls a promis une réforme d’ici à la fin de l’année.[....

    La suite sur Le Monde.fr

     
  • L'école d'aujourd'hui tue sur place les enfants de pauvres

    Interrogé dans Le Figaro, Michel Onfray dit des choses intéressantes :

    "L'école se substitue aux familles en matière d'éducation , dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l'instruction. Demander à l'école qu'elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens: elle devient désormais une provocation! Apprendre la maitrise de la programmation informatique, apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris...), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu'il n'est pas inutile d'envisager, bien sûr, mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont ils? Si l'on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J'ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle...

    Le fils d'ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s'en est sorti grâce à une école qui n'existe plus. L'école d'aujourd'hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu'ils ont appris à l'école, mais ce qu'ils ont appris chez eux.Lire ou relire Bourdieu plus que jamais d'actualité ...Si l'on justifie cela, alors il faut continuer et défendre cette école qui massacre tous les enfants de gueux, dont je fus. Sinon, il faut abolir cette usine à éjecter les enfants de pauvres hors du système.

    Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d'être réactionnaire . Que leur répondez-vous?

    Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu'elle n'a plus aucun souci du peuple qu'elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marie Le Pen. Ces journaux transforment d'autant plus en diable Marine Le Pen qu'ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s'occupait du peuple, nourrissent le FN et l'engraissent. Cette presse-là défend le programme économique libéral et européen de l'UMP et du PS. Quand l'UMP est au pouvoir, elle est contre, mais quand le PS l'y remplace, elle est pour. Dès lors, pour laisser croire que droite et gauche ça n'est pas la même chose, la presse dite de gauche s'excite sur des sujets sociétaux en croyant que la gauche est là. Or elle ne s'y trouve que de façon minoritaire. [...]"

    Michel Janva

  • La gauche en recomposition

    Le député frondeur Pouria Amirshahi a réuni samedi les déçus du hollandisme. Tandis que l’ex-MoDem et ex-Vert Jean-Luc Bennahmias lançait une formation de soutien au Président.

    Que reste-t-il de leurs espoirs? Ils l'ont porté au pouvoir, ils y croyaient vraiment. Mais deux ans et demi plus tard, au-delà du bilan amer, ils ne se résignent pas à la "défaite annoncée". Les plus nombreux, acteurs de la société civile, députés frondeurs, dirigeants de partis de gauche veulent apprendre à travailler ensemble et défendre une autre politique, un autre horizon. Ils n'en sont pas encore à trouver un candidat pour les porter en 2017. Une partie du MoDem a, elle, décidé de lancer un Front démocrate pour défendre Hollande.

    Les frondeurs rêvent d'un autre PS

    Il avait écrit l'épopée de la victoire de François Hollande, et Laurent Binet ne se résout pas à la disparition programmée de la gauche. Alors l'écrivain encourage tous ceux qui essaient de renouer avec le fil de l'espoir. Samedi, à La Bellevilloise, une salle parisienne, il assistait à une réunion militante d'un type nouveau. À l'initiative du député frondeur Pouria Amirshahi, 400 personnes ont écouté la société civile raconter pourquoi ils avaient cru en François Hollande, dresser le procès de sa politique et esquisser un chemin pour l'avenir. Avec parfois un côté thérapie de groupe, inéluctable après ces longs mois de déceptions.

    "La gauche ne parle plus comme la gauche"

    L'organisateur prévient d'emblée : "La critique, la liste des exaspérations ne suffisent pas. Il faut lever le voile de tristesse qui habite la gauche depuis de longs mois, renouer le fil de cette grande aventure qu'incarne la gauche." Il est le seul politique à prendre la parole. Les autres, les socialistes Jean-Marc Germain, Christian Paul, Laurent Baumel ou Emmanuel Maurel, les écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse, le communiste Pierre Laurent écoutent et applaudissent. Le premier à mener l'acte d'accusation est le magistrat Serge Portelli. "Quand je pense aux premiers mois de François Mitterrand, qui avait aboli la peine de mort, j'ai un peu honte, honte que cette gauche 2014 n'ait pas eu ce même courage sur la justice."

    Et le reste des intervenants est à l'unisson, passant au tamis la politique menée depuis l'élection du chef de l'État. "François Hollande, il y a deux ans et demi, a dit qu'il était féministe, qu'en a-t-il fait? Aujourd'hui, même son gouvernement en arrive à faire des économies sur le dos des femmes en réduisant le congé parental", s'insurge Anne-Cécile Mailfert, d'Osez le féminisme!

    Puisqu'il y a un côté réunion d'électeurs anonymes, un psychanalyste livre son verdict, auscultant les mots du pouvoir : "Quand François Hollande en campagne électorale dit au Bourget : "mon ennemi, c'est la finance!", il est parfaitement entendu. C'est après qu'il y a eu un problème d'audition par le peuple. Les socialistes ont fait capitalisme en première langue, ils utilisent le terme "coût du travail", ils parlent de charges sociales et non plus de cotisations sociales", dénonce Gérard Miller. Et enfonce le clou : "La gauche ne parle plus comme la gauche ; à force de parler comme la droite, elle agit comme la droite." C'est un rôle que Philippe Torreton n'aurait jamais voulu jouer, celui d'un acteur qui fait ses adieux à la gauche hollandaise et vallsienne. Par vidéo, celui qui a incarné Jaurès à l'écran fustige alors le Premier ministre : "L'intermittence est une chance et Manuel Valls dit que c'est un système à bout de souffle, mais qui est à bout de souffle?" L'acteur pilier des comités de soutien de la gauche accuse : "Un gouvernement qui se dit socialiste qui baisse le budget de la culture de 7 %, les bras m'en tombent." Il appelle à "d'autres réunions comme celle-là".

    La note d'espoir final revient à Edwy Plenel. "Il faut que nous arrivions à faire lien, à trouver, en perçant le brouillard du renoncement, un chemin." Et le fondateur de Mediapart de conclure : "Nous avons besoin, sinon la défaite est assurée, de réenchanter l'imaginaire commun." L'imaginaire au pouvoir comme antidote à la déception. Après la décomposition, vient le temps de la recomposition.

    Naissance d'un parti "hollandais"

    Certains pensaient que depuis longtemps, ce type de pièce ne se donnait plus. Dans un petit théâtre du nord de Paris, un nouveau parti s'est créé hier avec, pour intrigue principale, le soutien à François Hollande. Acteur majeur de ce théâtre inattendu, l'ancien député européen MoDem et ancien Vert Jean-Luc Bennahmias. En juillet, il a été reçu par François Hollande et Manuel Valls, et les a informés de sa démarche. C'est donc avec leur parrainage qu'il a lancé son mouvement, baptisé Front démocrate, en présence du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

    Lors son discours inaugural, Bennahmias ne cache rien : "Nous soutenons le gouvernement Valls et, plus incroyable encore, nous soutenons François Hollande", ajoutant non sans humour, "cela en fait sourire certains". Face aux "fronts des refus", l'ancien soutien de François Bayrou espère pouvoir fédérer. Le Front démocrate compte participer aux prochaines cantonales de 2015 avec le PS comme allié principal.

    Pas de candidat en 2017

    Présent pour cet événement, Jean-Christophe Cambadélis ne boude pas son plaisir. "Dans la période actuelle une formation politique combattant le "hollande bashing" et se disant totalement en accord avec la politique du gouvernement, j'en rêve dans ma propre formation." Puis d'alerter : "Aujourd'hui, s'il y avait une élection présidentielle, le PS ne serait pas au second tour." Nicolas Sarkozy n'étant pas "attractif", poursuit-il, "il y a une possibilité non négligeable que Marine Le Pen soit à deux doigts de gagner". Dans ce scénario catastrophe, le premier secrétaire du Parti socialiste ne peut que se réjouir de ce nouveau mouvement qui n'aura pas de candidat en 2017.

    Le numéro 2 d'EELV, David Cormand, est venu représenter son parti, tandis que François de Rugy et François-Michel Lambert, deux députés écolos parmi les plus hollandophiles, se sont glissés dans la salle. Corinne Lepage est là aussi. "Ce n'est pas anodin", glisse Bennahmias, heureux. Pour cette grande journée de lancement, il compte généreusement sur la présence de 200 personnes. Le soutien à Hollande reste, pour l'heure, une pièce pour initiés.

    Arthur Nazaret et Cécile Amar

    source Le Jdd 

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEElAAZZpMrLwHEEv.shtml

  • Sarkozy, les sans-dents ne lui disent pas merci !

    Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé président du pouvoir d’achat. En un quinquennat, nous avons vu le chômage exploser, la paupérisation s’enraciner, le fossé des inégalités se creuser.   

    En 2007, lors de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était engagé à mieux rembourser les lunettes et les soins dentaires. S’il avait tenu parole, notre Président actuel n’aurait pas pu se livrer à ses petites blagues incisives sur les « sans-dents ». À défaut, Sarkozy a instauré la franchise médicale, qui pénalise en premier lieu les personnes âgées et les « sans-dents ».

    Nicolas Sarkozy avait aussi promis de lutter contre l’insécurité et de réguler l’immigration. En cinq ans, la France a engrangé un million d’immigrés légaux en plus, et sans doute autant de clandestins. Les actes de délinquance n’ont fait que s’intensifier, y compris dans des secteurs jusqu’alors épargnés.

    Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé président du pouvoir d’achat. En un quinquennat, nous avons vu le chômage exploser, la paupérisation s’enraciner, le fossé des inégalités se creuser. Sarkozy a, certes, aidé les salaires modestes en instaurant les heures supplémentaires défiscalisées. Mais il n’a rien fait pour ceux qui étaient en voie de désocialisation, les travailleurs précaires, les chômeurs.

    Lire la suite

  • Bonnes nouvelles au Sénat

    84 sénateurs sortants ont été réélus et 67 sénateurs ont été nouvellement élus, sur les 179 sièges à renouveler. Nous attendons encore 28 résultats.

    MMais parmi les premiers résultats, on notel'élimination de Jean-Pierre Michel, sénateur socialiste de la Haute-Saône depuis 2004, qui se représentait, battu au premier tour, avec seulement 33,83% des voix contre 55% à ses adversaires d'opposition.En tant que vice-président de la commission des lois du Sénat, il avait été le très sectaire rapporteur de la loi Taubira à la chambre haute. Il avait notamment refusé d’auditionner la Manif Pour Tous. Son assistant parlementaire, soutenu par Jean-Pierre Michel, avait traité publiquement Marion Maréchal – Le Pen, sa cadette de 51 ans, de « conne ». En tant que sénateur, ancien magistrat et président du Syndicat de la Magistrature (personne n’a oublié le « mur des cons ») il était très en cour au ministère de la Justice. Voilà une défaite qui signifie vraisemblablement une fin politique et ne devrait laisser aucun regret. Celui qui a déclaré que la loi découlait d'un rapport de force aura été victime d'un rapport de force électoral.

    Fief du président François Hollande, la Corrèze abritait jusqu'alors 2 sièges de sénateurs socialistes. Ils sont perdus au profit de Daniel Chasseing (UMP) et Claude Nougein (UMP).

    Le chef des radicaux de gauche Jean-Michel Baylet, sénateur sortant, a été battu au second tour dans le Tarn-et-Garonne. Il a recueilli 37,4% des suffrages contre 56% pour le sortant divers gauche Yvons Collin et 43,9% pour le candidat divers droite François Bonhomme.

    RLe FN fait son entrée au Sénat avec Stéphane Ravier (photo), maire d'arrondissement à Marseille, élu dès le 1er Tour, et David Rachline dans le Var. C'est une grande première. Agé de 26 ans, David Rachline est également le plus jeune sénateur. Le plus âgé est le communiste Paul Verges (86 ans). Une génération passe.

    Un bémol : dans le Vaucluse la candidature de Mme Bompard empêche l'élection d'un 3e sénateur FN et permet au PS d'obtenir 2 sénateurs dans un département à droite.

    L'UMP, l'UDI et les divers droite totalisent 180 sièges, la gauche 151 et le FN 2, sur 333 sièges des 348 sièges du Sénat.

    Michel Janva

  • Christian Estrosi ne veut pas revenir sur la loi Taubira

    Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a estimé que si la droite reprenait le pouvoir en 2017, elle ne devrait pas revenir sur la loi Taubira. Ce fidèle de Nicolas Sarkozy a dit avoir plaidé auprès du candidat à la présidence de l'UMP pour "trancher une fois pour toutes" cette question qui divise le parti, afin de "ne plus en faire une affaire de débat". Pour M. Estrosi, la dénaturation du mariage est "une avancée".

    Les électeurs de Christian Estrosi en tireront toutes les conséquences.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/christian-estrosi-ne-veut-pas-revenir-sur-la-loi-taubira.html

  • Alexandre del Valle : Le complexe occidental

    Ex: http://ungraindesable.hautetfort.com

    Emprunté ce livre à la bibliothèque ; j'ai été étonné de le voir dans celle-ci d'ailleurs. Le sujet m’intéresse mais il s'adresse à un convaincu ; je n'ai pas ce complexe occidental. L'intérêt de ce livre est d'y trouver des citations pertinentes, j'en avais déjà relevé que j'ai mentionné sur mon Facebook comme cette citation de Jean-François Revel de son livre " Fin du siècle des ombres"qui dès le printemps 1992 se demandait souvent quelle idéologie aller remplacer le socialisme :

    "elle est déjà là sous nos yeux c'est l'antiracisme" répondait-il. " l'antiracisme dont je parle n'a pas pour but réel de servir de lutte contre le racisme, pas plus que le socialisme n'avait pour du trait de lutter contre la pauvreté et l'inégalité[...] il se propose nom de servir ce qu'il prétend délivrer, mais d'asservir ceux qu'il vise à enrôler [...] Agissant par la terreur et non par la raison ,cette anti-racisme fabrique plus de racistes qu'il n'en guérit. Telle les autres idéologies, celle-ci est à la fois confuse et péremptoire dans la théorie, terroriste et contradictoire dans la pratique.L'antiracisme idéologique, qu' il faut soigneusement distinguer de l'antiracisme effectif et sincère, attise les divisions entre humains au nom de leur fraternité proclamée."

    C'est un des thèmes de son livre ; inutile d'en rajouter...les journalistes, le pouvoir vont tellement loin dans l'antiracisme que plus personne n'adhère à leurs arguments qui se retournent contre eux. Ce pouvoir médiatique et culturelle a du mépris pour notre passé. Il faut renier nos racines spirituelles , religieuses, culturelles.

    Cette citation de Paul Ricoeur me semble aussi pertinente de « Civilisation universelle et cultures nationales » « Qu'arrive-t-il à mes valeurs quand je comprends celle des autres peuples ? La compréhension et une aventure redoutable où tous les héritages culturels risquent de sombrer dans un syncrétisme vague [...] Seule une culture vivante à la fois fidèle à ses origines et en état de créativité sur le plan de la littérature, de la philosophie, de la spiritualité est capable de supporter la rencontre des autres cultures,non seulement de la supporter mais donner un sens à cette rencontre . »

    Cette Tabula rasa, cette haine de soi entraîne une véritable anxiété collective, le géopolitologue Dominique Moisi a défini l'Europe comme le « continent de la peur » ; ainsi d'après le Rapport mondial des Nations unies sur le bonheur, la France en fait Alexandre Del Valle a écrit « un pays assez proche de la France comme l'Italie » serait derrière des pays menacées par des fléaux et problèmes plus graves, comme Israël, le Panama ou même le Mexique.

    L'Occident s'accuse de tous les crimes du passé alors que d'autres cultures ont commis autant sinon plus de crimes, même Jacques Derrida avait critiqué cette repentance.

    On occulte l'esclavagisme islamique qui sévit toujours. L'esclavagisme européen fut bien moins mortel que l'esclavage arabo-musulman. Albert Londres, un modèle du journalisme,en1925 a raconté le trafic régulier d'esclaves en Arabie dans « Pécheurs de perles » .

    Actuellement au Qatar, l'esclavage continue sur les chantiers de la coupe du monde de football. Voir à ce sujet ce reportage http://www.france24.com/fr/20140328-reporters-filieres-esclavage-moderne-qatar-nepal-football-mondial-2022/

    La Confédération syndicale internationale estime que si les conditions de vie et de travail ne changent pas, plus de 4 000 ouvriers pourraient mourir d’ici la Coupe du monde de 2022.

    Les origines du mythe de la « dette occidentale » vis-a-vis de «  la science arabe » seraient d'origine nazie , notamment Sigrid Hunke. C'est assez étonnant qu'Alexandre Del Valle utilise lui aussi l'argument de nazisme pour détruire son adversaire.

    « On résiste à l'invasion des armées ; on ne résiste pas à l'invasion des idées. » Victor Hugo, Histoire d'un crime.

    Hélas ce politiquement correct empêche de nommer les problèmes. De plus en plus de sujets ne peuvent être abordés sous peine de subir un lynchage médiatique et judiciaire. Dans ce cas la justice est très vigilante.

    Déjà Sun Tzu au V siècle avant JC avait compris comment vaincre l'ennemi sans le combattre militairement. Ainsi dans «  l'art de la guerre »« Discréditer tout ce qui est bien dans le pays de l'adversaire ridiculiser les traditions de vos adversaires [...] répandre la discorde et la querelle entre les citoyens du pays hostile [...] exciter jeunes contre vieux ; affaiblir la volonté des guerriers de l'ennemi par des chansons et de la musique sensuelle . »

    L'estime de soi est pourtant fondamental chez un individu et pourrait s'appliquer à chaque peuple.

     Dans The human element, le psychologue Shutz « explique que l'estime et la confiance en soi et entre les individus conditionne la santé mentale des groupes humains comme des individus et que les relations que nous avons avec les autres dépend de beaucoup de la façon dont se perçoit soi-même. récit les groupes humains sont peu d'estime de soi souvent tendance non seulement à accentuer la faiblesse Yami minimiser le rejette tout développement ainsi une image déformée de Metz mais ils sont par la correspond à sable de la façon dont ils peuvent être perçu négativement [ ...] Par ailleurs une bonne estime de soi donne envie de développer son propre potentiel, encourage la prise de risque, la confiance en l'avenir et donne aussi envie aux autres de communiquer et d'avoir avoir une bonne image de soi. Ce constat du rôle de l'auto-estime dans le rapport à l'Autre est parfaitement transposable aux nations. » Quand vous ne cédez pas à la déculpabilisation, l'interlocuteur vous respecte plus.

    Bien aimé cette citation de Winston Churchill :  « Le politicien pense à la prochaine élection, l'homme d'état à la prochaine génération. »

    « Pour l'européen en particulier, le problème n'est pas de participer à une sorte de croyance vague qui pourrait être acceptée par le monde sa tâche  c'est Heidegger qui le dit: « il nous faut nous dépayser dans nos propres origines » ,c'est-à-dire qu'il nous faut revenir à notre origine grecque, à notre origine hébraïque ,à notre origine chrétienne pour être un interlocuteur valable dans le grand débat des cultures ; pour avoir en face de soi un autre que ce soit ,il faut avoir un soi. Rien  par conséquent n'est  plus éloignée de la solution de notre problème que je ne sais quel syncrétisme vague et inconsistant[...]Aux syncrétismes il faut opposer la communication » Paul Ricoeur « Civilisation universelle et cultures nationales »

    La conclusion pourrait se résumer ainsi : la haine de soi est la source de nos problèmes, l'amour de soi sera la solution.

    Le complexe occidental, Petit traité de déculpabilisation, Alexandre del Valle

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/09/20/alexandre-del-valle-le-complexe-occidental.html

  • La bêtise de l’administration fiscale de la République.

    Lors du banquet du Groupe d’Action Royaliste de dimanche dernier, certains ont constaté que j’étais fort en colère : il y a de quoi, me semble-t-il !

    Alors que la situation sociale ne cesse de s’aggraver ; que de nombreux concitoyens sont au chômage (près de 6 millions désormais) ; que les délocalisations se poursuivent dans une indifférence même plus contrariée par les déclarations ministérielles (M. Montebourg, à qui l’on peut reprocher beaucoup de choses et en particulier une certaine impuissance, n’est plus là pour, au moins, dénoncer l’attitude scandaleuse de certaines multinationales...) ; que les légumiers sont victimes de la politique étrangère de M. Hollande (une politique qui n’en a que le nom, et non la réalité, en fait...) qui nous a mis à dos la Russie, pourtant si utile à notre balance commerciale ; à l’heure des menaces géopolitiques et des désespérances sociales, la République de MM. Valls et Hollande répond par les hausses fiscales et par l’intransigeance de ce même fisc à l’encontre, non de M. Thévenoud, éphémère ministre mais administratophobe maladif de longue durée, mais des plus faibles et des moins aisés de nos concitoyens.

    Dans la République de Cahuzac, je demande Thévenoud...

    J’étais en colère car je venais de découvrir la situation faite à une jeune saisonnière de Haute-Savoie et rapportée quelques jours auparavant dans les colonnes économiques du Figaro : « Célibataire, sans enfants et actuellement au chômage, Audrey D., 28 ans, devait régler avant la mi-septembre 1.107 euros d’impôt sur le revenu pour un salaire moyen de 1.400 euros nets en 2013 (…). « Pour payer mes impôts en temps et en heure, j’ai dû vendre ma voiture », précise-t-elle. ». Bien sûr, il n’est pas choquant que toute personne, quels que soient ses revenus, participe à l’effort fiscal : mais, en revanche, au regard de la situation sociale générale actuelle et des particularités de la situation de chacun, il serait juste que l’administration fiscale fasse preuve d’un peu plus de discernement et, surtout, de mesure pour éviter d’aggraver les conditions de vie des personnes en difficulté. Or, dans ce cas précis (qui n’est pas vraiment unique...), l’administration, parfois si tendre (voire obséquieuse) avec les puissants, ne connaît ni « faiblesse » (sic !) ni mesure : ainsi a-t-elle refusé à la jeune chômeuse l’échelonnement du paiement de son impôt et, du fait d’une absurde mesure toute récente (surtout vexatoire pour les personnes à bas revenus ou ne disposant pas -ou plus- de chéquier), lui a-t-elle imposée de revenir quatre fois au centre des finances publiques pour pouvoir payer en espèces la somme exigée par le Trésor public... Les technocrates qui rédigent de tels réglements ont-ils conscience de l’humiliation supplémentaire qu’ils font subir à ceux qu’ils traitent, dans leur humour potache d’énarques, de « sans-dents », équivalent méprisant de « gagne-petit » ? [....]

    La suite sur le blog de Jean Philippe Chauvin