Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4187

  • Marseille citée en exemple (pour ses meurtres) par l’Algérie

    La police et la gendarmerie mettent en cause la légèreté des sanctions appliquées aux premiers larcins qui remettent dans le circuit les jeunes délinquants.   

    Selon le quotidien algérien El Watan du 12 août 2014, les crimes de sang augmentent d’une façon tragique à travers l’Algérie. Entre 2012 et fin juillet 2014, c’est plus de 250 meurtres qui ont été comptabilisés. Les criminels recourent dorénavant à l’incinération des corps afin de brouiller les pistes.

    D’après les brigades criminelles de la police judiciaire et de la gendarmerie nationale, rapporte le quotidien algérien, « il est clair qu’aujourd’hui, les malfaiteurs s’inspirent de techniques en vigueur dans les pays les plus touchés par les meurtres, dont la France, particulièrement à Marseille et Paris, où le phénomène a battu des records ».

    Les wilayas (régions administratives) d’Alger, Oran et Blida comptabilisent à elles seules 60 % de ces meurtres. En 2012, les règlements de comptes avaient fait une centaine de morts, dont 35 à Alger. En 2013, le nombre de ces assassinats a augmenté jusqu’à atteindre les 150 cas. En février 2014, les brigades criminelles ont enregistré 24 affaires d’homicides volontaires, dont plus de la moitié des victimes étaient calcinées. Durant le tout récent mois de juillet, pas moins de 17 crimes de sang ont été commis et 24 auteurs ont été appréhendés.

    Lire la suite

  • Réformer la France : Défense, le prix de l’indépendance

    Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier dePolitique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, Mathieu Epinay.

    La perception politique des risques, les stratégies d’équipement et la question des hommes sont trois axes structurants de la politique de défense, essentiels à l’indépendance de notre pays. Analyse en trois points de nos forces et de nos faiblesses.

    La situation géopolitique actuelle offre à la France des opportunités diplomatiques sans précédent en Afrique, en Russie, en Orient, sur les fondements historiques d’une oeuvre encore présente dans les mémoires et sur la réalité géographique d’un ensemble unique de possessions territoriales et maritimes.

    Pourtant, l’étau européen actionné par notre « plus vieil allié », l’Amérique, se resserre sur notre pays. Le projet d’union transatlantique veut créer un « Otan économique » qui risque de nous étouffer. Plus que jamais, la question de notre indépendance est donc posée : au-delà d’un nécessaire sursaut politique, elle impose que nous tenions fermement certaines positions.

    1/Sauvegarder notre indépendance

    Il s’agit d’abord de préserver un système de dissuasion qui est le meilleur au monde en termes de performances, d’efficience et d’intelligence. Les missiles balistiques des sous-marins et les missiles de croisière des Rafale viennent d’être modernisés. Grâce aux
    investissements considérables réalisés naguère, le prix à payer aujourd’hui – 20 % du budget d’équipement des armées – est dérisoire au regard d’enjeux considérables. Car ces capacités nucléaires mettent notre pays à l’abri des chantages et sanctuarisent notre indépendance. C’est aussi un puissant levier diplomatique.

     

    Lire la suite "Réformer la France : Défense, le prix de l’indépendance"

    Paula Corbulon

  • « Hollande Démission » fête à sa façon le 15 août

    HD1

    Voici le communiqué d’Hollande Démission :

    Aujourd’hui la banderole #HollandeDemission a participé aux commémorations du débarquement en survolant la flotte devant St Raphaël.
    «Escortée» par hélicoptère et avions de l’armée de l’air.

    J’ai du m’échapper d’un contrôle d’identité abusif (vidéo disponible) en soulignant son caractère illégal. La police ayant fui devant la caméra j’étais libre de décoller, puis les hélicoptères m’ont intercepté tardivement car j’avais fait un détour

    La police a finalement arrêté les sympathisants #HollandeDemission au sol.

    Me suis pose à Fayence avant de redecoller pour une piste plus discrète au moment même où une camionnette de gendarmerie foncait vers la piste.

    Lire la suite

  • « Hollande Démission » fête à sa façon le 15 août

    HD1

    Voici le communiqué d’Hollande Démission :

    Aujourd’hui la banderole #HollandeDemission a participé aux commémorations du débarquement en survolant la flotte devant St Raphaël.
    «Escortée» par hélicoptère et avions de l’armée de l’air.

    J’ai du m’échapper d’un contrôle d’identité abusif (vidéo disponible) en soulignant son caractère illégal. La police ayant fui devant la caméra j’étais libre de décoller, puis les hélicoptères m’ont intercepté tardivement car j’avais fait un détour

    La police a finalement arrêté les sympathisants #HollandeDemission au sol.

    Me suis pose à Fayence avant de redecoller pour une piste plus discrète au moment même où une camionnette de gendarmerie foncait vers la piste.

    Lire la suite

  • Réformer la France : crise économique, trois propositions pour en sortir

    Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier dePolitique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, François Reloujac.

    Dans un monde globalisé où règne le libre-échange et où les textes qui régissent le fonctionnement de l’économie s’écrivent essentiellement au niveau européen, c’est une vraie gageure que d’imaginer trois mesures nationales qui pourraient améliorer la situation. Il est cependant possible d’amorcer un redressement avec des décisions dont la portée symbolique
    dépasse la simple conséquence immédiate.

    1/ Donner une nouvelle mission à l’Académie française
    La plupart des textes européens sont d’abord écrits et discutés en anglais, puis plus ou moins bien transposés dans les diverses langues des pays de l’Union européenne. C’est sur ces traductions approximatives que l’on demande aux Parlements nationaux de se prononcer. C’est, ensuite, sous l’unique contrôle de la Cour de justice de l’Union européenne que ces textes sont interprétés et ils le sont dans une optique téléologique.
    Autant dire que les parlementaires nationaux se prononcent sur des textes dont ils ne mesurent pas les conséquences. Ainsi, à partir du dernier trimestre 2014, le nouveau calcul du PIB intègrera obligatoirement les chiffres de « l’économie non observée », même si, en France, pour ne pas effrayer la population, l’Insee continuera à « communiquer » uniquement sur un PIB n’incluant pas ces chiffres. Cette « économie non observée » recouvre en fait les « transactions » occultes, c’est-à-dire, entre autres, la prostitution, le trafic de drogue, le travail au noir, la vente clandestine des produits volés…

     

    Lire la suite "Réformer la France : crise économique, trois propositions pour en sortir"

    Paula Corbulon

  • Wissous-Plage : pas sexy, mais bien voilé !

    Ce qui devait arriver arriva : deux musulmanes expulsées de la plage ont fait appel à la justice.   

    Wissous-Plage, de prime abord, ça sonne pas sexy. T’as fait quoi, pendant les vacances ? J’étais à Wissous-Plage. Dur. Un peu comme le couple qui passerait sa lune de miel au Creusot.

    C’est pas sexy, OK, mais c’est chaud. Parce que Wissous-Plage (Essonne), c’est un nouveau Munich en puissance dans la France de l’abandon, une nouvelle part de gâteau (halal) que la République du renoncement va jeter dans la gueule des islamistes.

    Pourtant, Richard Trinquier, le maire UMP du coin, n’avait pas manqué de courage : le 7 août, au grand scandale des apôtres de Bisounoursland, il avait promulgué un arrêté sans ambiguïté. Un coup de trique à la Clemenceau. Fini les femmes voilées sur le sable chaud, fini cette provocation permanente au pays des Lumières.

    Lire la suite

  • Écologie : la France défigurée (2/3)

    En ville également, l’inconscience et l’utilitarisme font des ravages…   

    La défiguration progressive de nos campagnes ne procède pas seulement d’une tolérance à la laideur, à la saleté ou aux infractions municipales. Elle est également le résultat d’une politique publique totalement déconnectée des préoccupations esthétiques.

    Au nom de la transition énergétique, on implante partout dans notre pays des éoliennes : il s’agit là d’un crime esthétique aussi grave que la floraison des lignes à haute tension, qui défigurent les paysages et sillonnent nos campagnes. C’est ainsi que Valeurs actuelles pouvait titrer, il y a quelques semaines, « La France défigurée » sur fond de champ éolien. Lorsque le pays en sera couvert, inutilement la moitié du temps, que restera-t-il de l’unité paysagère ? Il s’agit de faire plaisir à un groupuscule extrémiste, pour qui les centrales nucléaires sont le mal absolu. Et à enrichir de façon scandaleuse des industriels intéressés par la chose, aux frais du contribuable et du consommateur. Il paraît qu’enterrer les lignes à haute tension représente un budget considérable : et les éoliennes, quel est leur coût ? Pourquoi aucun écolo ne s’insurge-t-il contre cette grave atteinte à l’environnement ? Sans doute parce que l’environnement n’intéresse pas les écologistes, et que l’unité esthétique de la France participe de son identité…

    Lire la suite

  • De la “novlangue” aujourd’hui

    Conférence prononcée au “Club de la Grammaire”, Genève, 9 avril 2014

    C’est à la demande de Maître Pascal Junod, Président du “Club de la Grammaire”, que j’ai composé tout récemment cette conférence sur la novlangue, suite à l’allocution que j’avais déjà prononcée, à cette même tribune en avril 2010, sur la biographie d’Orwell, sur les étapes successives de sa pensée. Cette conférence s’inscrivait dans le cadre d’un cycle consacré aux “romans politiques” (les political novels), où j’ai abordé aussi Soljénitsyne (en 2009) et Koestler (en 2011). A l’évidence, la notion orwellienne et romanesque de “novlangue” correspond aux pesanteurs actuelles de la “political correctness” ou “rectitude politique”, comme on le dit plus justement au Québec. Aborder ce thème de la manipulation systématique du langage, perpétrée dans le but de freiner toute effervescence ou innovation politiques, est, on en conviendra, un vaste sujet, vu le nombre d’auteurs qui se sont penchés sur ce phénomène inquiétant depuis la mort d’Orwell.

    Le point de départ de cette conférence —car il faut bien en trouver un— reste le fonds orwellien, abordé en avril 2010. L’approche biographique et narrative que nous avions choisie, il y a quatre ans, permettait de pister littéralement les étapes de l’éveil orwellien, toutes étapes importantes pour comprendre la genèse de sa théorie du langage, laquelle est sans cesse réétudiée, remise sur le métier, notamment en France par un Jean-Claude Michéa, professeur de philosophie à Montpellier. Orwell, au cours de son existence d’aventurier et d’écrivain, est sorti progressivement de sa condition humaine, trop humaine, de ses angoisses d’adolescent, d’adulte issu d’une classe privilégiée un peu en marge du monde réel, en marge du monde de ceux qui peinent et qui souffrent, pour devenir, grâce à Animal Farm et à 1984, un classique de la littérature et, partant, de la philosophie, tant son incomparable fiction contre-utopique a été prémonitoire, a signalé des glissements de terrain en direction d’un monde totalement aseptisé et contrôlé.

    Le fonds orwellien

    Le fonds orwellien est donc incontournable, est un classique du 20ème siècle auquel on ne peut échapper si l’on veut s’armer pour faire face à un monde de plus en plus déraciné, de plus en plus contrôlé par des agences médiatiques et étatiques qui oblitèrent la luxuriance du réel, veulent empêcher les hommes de voir et d’aimer cette luxuriance et d’y puiser des recettes pour changer ou faire bouger les choses selon les rythmes d’une harmonie toute naturelle. Certes, le contexte, notamment le contexte technologique, mis en place dans l’oeuvre romanesque d’Orwell n’est plus le même. Les périodes du début du 20ème siècle, marquées par le militantisme virulent et les totalitarismes utopiques et messianiques, ne sont plus reproduisibles telles quelles. Néanmoins, la genèse de la situation actuelle, où tout est contrôlé via la NSA, les satellites et l’internet, Orwell l’a bien perçue, l’a anticipée conceptuellement. Notre réalité, plus surveillée que jamais, est un avatar mutatis mutandis d’une volonté politique de contrôle total, déjà mise en place au temps d’Orwell.

    Quel est-il, ce contexte, où émerge l’oeuvre orwellienne? Il est celui 1) du totalitarisme ambiant et 2) de la volonté d’aseptiser la langue pour contrôler les esprits.

    ◊ 1. Le totalitarisme ambiant.

    L’époque d’Orwell est celle où viennent d’émerger en Europe continentale deux formes de totalitarisme, le communisme et le national-socialisme, qui sont, pour reprendre le vocabulaire de Guy Debord, des “sociétés du spectacle spectaculaire”, du spectacle hystérique. Le 1984 le reproduira tout en le caricaturant à l’extrême, lui donnant finalement une “coloration” plus communiste que nationale-socialiste, aussi parce que le communisme soviétique survit à l’élimination du national-socialisme, suite à la défaite allemande de 1945. Orwell ne connaît pas encore le “spectacle diffus”, dénoncé par Debord dans les années 60, ni le “festivisme”, fustigé par Philippe Muray dans les années 90 et les premières années du 21ème siècle, où l’essentiel, le “politique politique” (Julien Freund), est submergé par des “festivités” destinées à amuser, abrutir, décérébrer et dépolitiser les masses. Le monde fictif, né de l’imagination d’Orwell, est durablement marqué par l’agitprop communiste, qui avait d’abord séduit les avant-gardes artistiques (dada, surréalisme, André Breton) dans les années 20 et 30. Pour l’Orwell de la fin des années 40, cette “agitprop” est la quintessence même de ce totalitarisme dur, constat qu’il formule après avoir eu derrière lui une existence de militant de gauche, fidèle et inébranlable, qui a participé à toutes les mésaventures des gauches radicales anglaises, s’est engagé dans les milices anarchistes de Barcelone pendant la Guerre civile espagnole. Cette aventure espagnole le rapprochera d’Arthur Koestler, lui aussi protagoniste de la guerre civile espagnole (cf. Le testament espagnol). Koestler rompt ensuite avec les services du Komintern, qu’il avait pieusement servi, notamment sous l’égide de Willy Münzenberg, un communiste allemand exilé à Paris, chargé par les instances moscovites d’organiser en Occident une propagande soviétique bien conforme aux directives du “Politburo” dirigé par Staline.

    Lire la suite

  • Écologie : la France défigurée (1/3)

    Comprendre à quel point nos campagnes se transforment nécessite une expérience simple : la marche à pied.   

    Puisque l’écologie fait désormais partie de toute action politique – ce dont il faut en soi se féliciter –, intéressons-nous un instant à un de ses aspects fortement négligés : l’écologie des paysages. La France est un pays de cocagne : ses territoires variés, ses magnifiques régions sont le fruit du travail acharné de nos ancêtres, qui l’ont peu à peu modelée. C’est pourtant un pays qui s’enlaidit, faute d’une volonté politique de faire respecter cet héritage d’une beauté à couper le souffle.

    Partout, les campagnes et les villes française s’abîment. Hormis quelques secteurs hautement préservés, de cœurs historiques ou de sites exceptionnels, les pouvoirs publics tolèrent d’innombrables infractions aux règles d’urbanisme, de police locale ou de graves atteintes à l’esthétique ; pire encore, elles y contribuent positivement par une action volontaire. Quand, parallèlement, une réglementation tatillonne bride toute une série d’activités au nom, justement, de l’environnement.

    Lire la suite

  • Réformer la France : politique familiale, une visée trinitaire

    Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier dePolitique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, Pierre Chalvidan.

    Et si l’un des remèdes à la crise que nous traversons se trouvait dans la famille ? Encore faut-il avoir de ce socle de la société une vision positive et non pas chercher à le déconstruire comme le tente, depuis plusieurs mois, le gouvernement.

    S'il y a un point d’appui privilégié pour sortir du marasme, c’est bien celui de la famille. D’abord pour une simple raison de bon sens, même si elle ne semble pas partagée par nos actuels gouvernants, pourtant adeptes du réalisme social : il suffit de faire la liste de nos précarités pour se rendre compte que les remèdes se trouvent à titre principal dans la famille. C’est une évidence, qu’il s’agisse de l’échec scolaire, de l’insertion professionnelle, de la délinquance, de la relance économique, des retraites… etc. Et, plus profondément, de la confiance, de la responsabilité, de la solidarité… La famille ne « reproduit pas seulement les inégalités », elle est aussi, et d’abord, principe de liberté, d’égalité et de fraternité.

    Et c’est encore une évidence que si on laisse se déliter la famille ou, pire, si on poursuit sa déconstruction, on va déclencher un « effet banquise » dévastateur. 

    Cependant – on a déjà eu l’occasion d’y insister – ce serait une grave erreur de se positionner sur ce seul registre de l’utilité sociale car, en partant de lui, on peut justifier toutes les formes de famille et de politique familiale. Comme l’explique Fabrice Hadjadj, la famille est une source, un foyer qui éclaire et fonde les autres choses et qui ne peut pas être lui-même fondé ni éclairé. Il n’y a pas, dit-il, au niveau humain, de principe antérieur à la famille : elle est la communauté originelle source de tous les liens, de l’humain institué. Jusqu’à la Cité. L’institution instituante. Et s’il en est ainsi, c’est parce qu’elle repose sur ce donné anthropologique de l’homme créé dans la différence sexuelle (le couple) et ordonné à l’entretien de la vie : l’enfant.

     

    Lire la suite "Réformer la France : politique familiale, une visée trinitaire"

    Paula Corbulon