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France et politique française - Page 4194

  • Les rats(dicaux) quittent le navire

    Où il y avait une majorité plurielle, il n’y a plus qu’une majorité plus rien.   

    Quand M. Jean-Michel Baylet, propriétaire de La Dépêche du Midi, sénateur du Tarn-et-Garonne et président du Parti radical de gauche (PRG), menace de retirer ses ministres du gouvernement, la première réaction, il faut bien l’avouer, est plutôt à la rigolade. Quoi, le PRG existerait encore ? Quoi, il aurait des représentants dans l’équipe de M. Valls ? Renseignements pris, les deux faits sont avérés. Composante de la « majorité » (entre 16 et 20 % des intentions de vote) qui nous gouverne, le PRG compte encore dix-sept députés, treize sénateurs et trois ministres ou secrétaires d’État, et l’occasion est bonne, qui risque de ne plus se reproduire de sitôt, d’apprendre et de retenir les noms et les responsabilités de Mme Sylvia Pinel, de M. Thierry Braillard et de Mme Annick Girardin, respectivement ministre du Logement, secrétaire d’État aux Sports et secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie.

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  • Ni veni ni vedi : Moscovici

    Avec deux jours d'avance, le 29 juillet le chef de l'État a donc envoyé au formateur et futur président de l'exécutif européen le nom du commissaire français qu'il choisit. Il s'agit bien de Pierre Moscovici. C'était prévu, c'est devenu officiel. (1)⇓

    Ancien ministre de l'Économie, il avait été débarqué le 2 avril, lors de l'arrivée au pouvoir de Manuel Valls. La veille de sa mise à pied il avait rencontré François Hollande à l'Élysée en vue de son nouveau plan de carrière. Tracé. "Je pars sans amertume, en bonne intelligence avec le président de la République, déclarait-il alors.Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait naufrage. Nous nous sommes séparés avec l'idée que je puisse être, le moment venu, le candidat de la France à la Commission européenne. C'est un beau projet : je vois cela comme une sortie par le haut et non comme une sanction." Avec un passé d'eurodéputé, d'ancien ministre des affaires européennes, d'ancien vice-président du Parlement européen, M. Moscovici se considère prédestiné "tout à fait préparé pour ce poste". Le 6 mai, un décret publié au J.O. préparait le terrain : une mission lui était confiée auprès du Premier ministre sur la contribution des politiques européennes à la croissance et à l'emploi.

    Certes on avait parlé d'autres hypothèses et candidatures, toutes plausibles. Telle ou telle pouvait même sembler plus convaincante : depuis la très sectaire Mme Guigou apparue dans le sillage de Delors, jusqu'à Pascal Lamy, lui aussi ancien collaborateur du concepteur de Maastricht.

    Mais une fois de plus, s'agissant du personnel hexagonal expédié à Bruxelles, ce qui prévaut ressortit comme par le passé de la cuisine politicienne parisienne. Les gens que propulse Hollande ces derniers temps sortent tous du sérail strauss-kahnien : ainsi Valls, ainsi Cambadélis, ainsi Moscovici, tous "socialistes à la sauce Bilderberg". (2)⇓

    Une fois surmontées les réticences du Parlement européen, où on accuse Moscovici d'avoir pris l'assemblée à la légère, il devrait ainsi se trouver propulsé au nombre des 28 Européens en charge du destin commun de nos pays.

    Ne perdons pas de vue dans cette affaire, d'abord, que l'Union européenne prend un nouveau tournant. Elle aura d'autres chats à fouetter, je le crains, que les états d'âmes carriéristes des recalés de Bercy.

    Nous ne pouvons pas rêver qu'à Lady Ashton succède un grand et véritable ministre des Affaires étrangères du continent. Concevons cependant qu'il est devenu difficilement envisageable de recruter pour cet emploi un personnage plus effacé et plus sinistre que cette vilaine petite militante gauchiste du CND, vice-présidente du Conseil national des familles monoparentales, devenue, par la grâce d'une fournée travailliste de 1999, membre de la chambre des Lords à titre viager. Sa nomination, en 2009, en même temps que l'on reconduisait José Manuel Barroso à la présidence de la Commission, s'est effectuée par défaut. Sa nullité s'est révélée au-dessus des programmations, calculs et prévisions techno-machiavéliennes du "couple franco-allemand". Son successeur pourra difficilement la faire regretter.

    En particulier il est admis par la plupart des États-Membres qu'il s'agira de montrer, dès la nomination de la nouvelle personnalité qui sera choisie une plus grande fermeté collective dans la "nouvelle guerre froide". (3)⇓

    Pour bien marquer la solidarité communautaire dans l'affaire du Boeing MH17 de Malaysia Airlines, on parle ainsi de nommer à ce poste l'actuel ministre social-démocrate des affaires étrangères des Pays-Bas Frans Timmermans, qui vient d'intervenir aux Nations unies de façon très remarquée au nom des victimes néerlandaises.

    La mise en ordre des finances publiques dans un certain nombre de pays de la Zone euro restera cependant une des préoccupations communautaires. Or sur ce terrain les 22 mois passés par Moscovici à Bercy se sont soldés par un échec. Et pour cette raison le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble se situe au premier rang de ceux qui s'opposent à l'idée de lui confier la responsabilité de faire respecter au niveau européen la rigueur budgétaire qu'il n'a pas su rétablir dans les comptes de l'Hexagone.

    Les socialistes strauss-kahniens français vont s'employer, à savonner la planche de l'orthodoxie financière. Leur homologue allemand, le gros démagogue Sigmar Gabrielvice-chancelier et ministre de l'économie s'active déjà de son côté dans ce sens. Leurs partisans envisagent donc d'opposer aux impératifs monétaires un Moscovici, commissaire français investi de fonctions dessinées en vue d'une politique de gaspillage. On retrouve ici une fois de plus les lubies "néo-keynésiennes" qui ont échoué dans le monde entier, et notamment en France : celles de la "relance par la consommation populaire". Cette doctrine n'a pas varié à gauche depuis le gouvernement Rocard de 1988-1991. Elle subsiste aussi dans certains secteurs politiques classés malheureusement "à droite".

    L'anniversaire lugubre de la guerre "fraîche et joyeuse" de 1914 n'a pas été encore compris de façon convenable de ce côté-ci du Rhin : on va donc faire semblant de jouer à l'éternelle et suicidaire "revanche" franco-allemande, en opposant pour les besoins de la cause, le "gentil" tandem Hollande-Moscovici aux gros méchants successeurs des terribles casques à pointe et autres hussards de la mort. Ce calcul ridicule sous-tend hélas le discours médiatique dominant à Paris, qui frise l'obscénité.

    Une chose peut néanmoins en déjouer le développement : l'intéressé lui-même, voué à décevoir ses propres partisans de gauche. C'est du moins ce que prévoit l'eurodéputé belge Philippe Lamberts, président du groupe de Verts : "Il va vouloir acheter sa crédibilité, en se montrant plus catholique que le Pape, c'est le niveau zéro de la stratégie politique du côté des Français…"(4)⇓

    JG Malliarakis
            Apostilles

    1.  cf. "Le Monde.fr" en ligne le 29 juillet 2014 à 14h59. 
    2.  cf. à ce sujet notre Insolent du 6 février 2012 et le livre de Jacques Bordiot "Une Main cachée dirige". 
    3.  Cette expression n'est malheureusement pas trop forte. Je signale que l'agence russe Novosti, toujours très intéressante à consulter et moins ouvertement poutinolâtre, – car plus subtile, – que les obligés français du maître du Kremlin, n'hésite pas à faire écho du point de vue de ce qu'elle appelle un "expert russe" en la personne de Vladimir Chtol, docteur en sciences politiques à l'Académie russe de l'économie nationale. Celui-ci considère que "la Troisième Guerre mondiale a commencé." Les lecteurs qui auraient la patience d'aller jusqu'au bout du dossier installé sur le site de l'agence moscovite découvriront une formule qui leur semblera sans doute plus correcte et plus branchée : celle de "Guerre froide v2.0" 
    4.  cf. Mediapart le 29 juillet.

    http://www.insolent.fr/

  • Philippe Conrad : « La révolution anthropologique et culturelle qui s'annonce trouvera ses dimensions au-delà du clivage gauche-droite »

    Directeur de la Nouvelle Revue d'Histoire, Philippe Conrad vient de publier aux Editions Genèse 1914. La guerre n'aura pas lieu(1).

    Eric Letty : Existe-t-il selon vous une différence entre la droite et la gauche, l'homme de droite et l'homme de gauche ? Ces notions sont-elles encore d'actualité ?

    Philippe Conrad : La bipolarité droite-gauche est assez récente dans notre longue histoire. Elle oppose globalement l'optimisme individualiste, libéral et progressiste issu des Lumières et conforté par les espoirs de lendemains enchantés portés par le triomphe du scientisme et les possibilités apparemment infinies ouvertes par le progrès technique, et les tenants de la contre-révolution, hostiles ensuite à l'égalitarisme issu de 1794, de 1917 et de 1968 qui se reconnaissent aujourd'hui dans les mobilisations de nature sociétale que l'on a vues à l'œuvre ces dernières années.

    Cela dit, les frontières de la gauche et de la droite se sont souvent déplacées. Le nationalisme jacobin s'est opposé à l'Europe traditionnelle avant que la nation soit « récupérée » par la droite face aux rêves internationalistes issus du socialisme, le libéralisme issu de la gauche est devenu le fait de la droite « orléaniste » et l'on sait ce que sont devenus, un demi-siècle plus tard, les révolutionnaires d'opérette du grand carnaval soixante-huitard. J'ai plutôt tendance à penser que ce clivage vieux de deux siècles a de bonnes chances de s'estomper face aux défis majeurs que nous allons devoir affronter en termes d'identité, de civilisation ou d'équilibre géopolitique du monde. La révolution anthropologique et culturelle qui s'annonce trouvera sans doute ses diverses dimensions au-delà de ce clivage désormais daté.

    La gauche a voulu « faire table rase du passé » mais elle a su très tôt mobiliser l'histoire à des fins de propagande. Existe-t-il une histoire de gauche s'opposant à une histoire de droite ? Dans quelle mesure la science historique est-elle prise en otage par l'idéologie ?

    Il est clair que perdurent des lectures contradictoires du passé, décrypté à partir de préjugés idéologiques ou de paradigmes ne rendant que partiellement compte de la réalité. Aujourd'hui encore, les interprétations de l'Ancien Régime, de la Révolution, de la séquence napoléonienne, de la première guerre mondiale, de l'occupation ou des guerres coloniales révèlent la persistance de clivages dont l'origine est idéologique. Plus généralement, le débat né autour de ce que l'on a appelé « la nouvelle histoire » a révélé des approches notablement différentes. Tout cela n'a rien de choquant et contribue à faire avancer notre connaissance du passé.

    Là où l'histoire est le plus évidemment prise en otage par l'idéologie, c'est dans le domaine de l'enseignement où la doxa universalo-droit de l'hommiste tend à s'imposer aux jeunes générations. La défaillance de notre système éducatif sur ce terrain (et cela vaut tout autant pour la géographie et d'autres disciplines) semble effectivement correspondre à la volonté idéologique de fabriquer ces fameux « citoyens du monde » privés de toute racine et de toute identité spécifique, aptes à devenir les consommateurs dociles rêvés par la World Company. Certains signes laissent cependant penser qu'en ce domaine, les attentes du système mortifère qui domine aujourd'hui « l’Occident » américano-centré risquent fort d'être déçues.

    Les Français s'intéressent pourtant plus que jamais à leur Histoire, ce dont témoigne le succès rencontré par les revues d'histoire ou par des manifestations telles que le Puy du Fou. Devons-nous attribuer cet intérêt à un réflexe « de droite » ?

    Ce serait sans doute réducteur car l'intérêt pour l'histoire dépasse les clivages politiques (Mitterrand ou Chevènement y étaient certainement plus attachés qu'un Chirac ou un Sarkozy, si l'on admet que ces deux-là font partie de la « droite »).

    On ne peut que se féliciter en tout cas des multiples manifestations qui révèlent la permanence d'un intérêt pour l'histoire. Le gros problème demeure le naufrage de la transmission à l'école, au collège et au lycée, à l'inverse de ce qu'avait su faire, malgré ses préjugés et ses insuffisances, l'école républicaine pendant près d'un siècle.

    La nation est-elle, à l'origine, une idée de gauche ? Peut-on dire que la « droite » l'a « réenracinée » ?

    Vous avez tout à fait raison. La « Grande Nation » jacobine qui réunit ses citoyens-soldats contre l'Europe des « tyrans » est à l'évidence une idée de « gauche », qui perdure à travers l'épopée napoléonienne et ce sont les nations ou les nationalités qui se dressent contre l'ordre européen restauré par la Sainte Alliance. Le nationalisme révolutionnaire était porteur d'un messianisme universaliste qui appelait naturellement à un dépassement de la patrie charnelle, mais l'essor, au XIXe et XXe siècles, du socialisme internationaliste a largement détourné la gauche de la nation.

    À l'inverse, la droite contre-révolutionnaire et ultramontaine a retrouvé dans le culte de la patrie l'imaginaire de la tradition auquel elle demeurait attachée et Maurice Barrès a redonné à la nation française, en invoquant la continuité issue «delà terre et des morts » un réenracinement organique d'une nature étrangère aux aspirations messianiques et émancipatrices du nationalisme jacobin. De l'autre côté du Rhin, le romantisme allemand a préparé l'émergence d'une conscience nationale non plus fondée sur de grands principes idéologiques à vocation universaliste mais sur le sang, le sol et la mémoire, ce qui se manifeste, à la même époque, dans le courant slavophile russe.

    Il apparaît clairement aujourd'hui qu'enréaction à la mondialisation marchande incompatible avec la préservation de nos identités traditionnelles, c'est au retour des nations historiques et organiques que nous sommes en traind'assister.

    Propos recueillis par Eric Letty monde&vie

    1) 1914,1a guerre n'aura pas lieu, 200 p. Editions Genèse, 22,50 €.

  • Les délires judiciaires de l’immigration – invasion

    Magistrats de gauche et médias marchent la main dans la main pour promouvoir le Grand Remplacement.   

    Le tsunami migratoire prend de l’ampleur. Des milliers d’Érythréens venus par l’Italie franchissent la frontière à Menton. Les hôpitaux de Lyon sont saturés de « réfugiés médicaux ». Le nombre des (faux) demandeurs d’asile explose. Les départements protègent de moins en moins bien les mineurs français en danger car les services sociaux d’aide à l’enfance prennent prioritairement en charge les (souvent faux) mineurs étrangers.

    Le système est devenu fou : la France (2.000 milliards de dette) ouvre ses droits sociaux à quiconque lui raconte une histoire à dormir debout (persécutions politiques ou sexuelles le plus souvent imaginaires). La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) fournit même des « kits » officiels de rédaction des demandes…

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  • Ebola à nos portes : que faisons-nous ?

    La menace Ebola est à nos portes et que faisons-nous ? A priori, rien de spécial. Pourtant, dès le mois d’avril dernier, les autorités sanitaires avaient été alertées. On ne dénombrait qu’une « poignée » de morts : cinq en Sierra Leone, six au Liberia. Aujourd’hui, la situation serait devenue incontrôlable. D’après l’ONG Médecins sans frontières, l’épidémie risque de s’étendre dans d’autres pays et même de gagner le reste du monde. Les facteurs socio-culturels expliquent en particulier l’explosion de cette épidémie : conditions de vie et d’hygiène, peu de protection sanitaire, tissu rural dense qui favorise le « réensemencement » de la maladie. En plus, les Africains rechignent à se faire soigner, de peur de se faire voler leur âme par les Blancs…

    Ebola-Virus

    À l’heure où ces lignes sont écrites, plus de 1.300 cas ont été recensés et plus de la moitié des personnes contaminées sont décédées, ce qui en fait l’épidémie la plus importante depuis la découverte de cette maladie (encore incurable) en 1976 à Yambuku (République démocratique du Congo). Encore ne parle-t-on que des cas dûment recensés. Combien en existe-t-il d’autres en sursis qui ne se manifestent pas ? Car la maladie incube pendant 21 jours avant de se déclarer et la mortalité approche les 90 %. La menace est estimée très sérieuse par le Premier ministre David Cameron. Des mesures de mises en quarantaine sont envisagées.

    L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a consulté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur ce sujet et des compagnies aériennes africaines ont interrompu leurs liaisons avec les pays en question. Des cas, jusqu’à présent négatifs nous dit-on, ont été signalés en Angleterre, en Espagne et à Hong Kong. Apparemment maîtrisés.

    Je ne suis pas sûr que nous soyons prêts à combattre cet autre virus, certainement plus puissant que le SIDA car, pour le moment, il ne connaît aucun rempart.

    Pour notre ministre de la Santé, Marisol Touraine, cette menace n’est pas une priorité majeure. Pas de restrictions de voyage envisagées vers ces pays. Nos professionnels et nos laboratoires ont, d’après elle, les capacités pour faire face.

    Pour ceux qui ont la mémoire longue, le monde a combattu la grande pandémie du SIDA qui, en 2007, avait déjà tué plus de 33 millions de personnes, sachant que de nombreux pays (notamment la Chine) continuent de dissimuler les vrais chiffres des personnes contaminées et décédées. Le monde n’était pas prêt à combattre cette pandémie. Je ne suis pas sûr que nous soyons prêts à combattre cet autre virus, certainement plus puissant que le SIDA car, pour le moment, il ne connaît aucun rempart.

    Manuel Gomez dans Boulevard Voltaire

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/ebola-a-nos-portes-que-faisons-nous_113504.html#more-113504

  • Ecologie : La peste verte ?

    Dans un ouvrage prophétique paru en 1991, La Peste verte, Gérard Bramoullé dénonçait la dérive idéologique de l’écologie. Mais il était malheureusement en dessous de la vérité. Car, devenue une religion, l’écologie se situe désormais au delà de l’idéologie – MG

    Comme religion de l’oligarchie, au même titre que la religion antiraciste, l’écologie se place dans le registre de la révélation, du dogme et des anathèmes contre ceux qui ne partagent pas la foi nouvelle : elle est devenue inaccessible à la raison et en particulier à la raison scientifique.

    La foi écologique consiste à croire que la nature se porterait mieux en l’absence de l’homme occidental, responsable notamment du réchauffement climatique qui résulterait des émissions de CO2. On ne reviendra pas sur le fait que ce diagnostic du réchauffement climatique n’est nullement avéré. Par définition la révélation se situe au-delà de la vulgaire preuve scientifique. Intéressons-nous seulement aux effets concrets du dogme vert.

    Le néant vert

    Quel est le bilan réel des politiques conduites depuis la fin du siècle dernier au nom de cette religion ? Tout simplement nul ou catastrophique pour les Européens.

    Pensons à tous ces « Grenelle » ou conférences internationales censés nous prémunir contre les périls climatiques en faisant diminuer notre empreinte carbone, qui joue le rôle de premier Satan dans cette nouvelle religion. Mais ses adeptes oublient de nous dire que les efforts que cela implique pour nous se trouvent immédiatement annulés par le développement économique de tous les pays émergents et notamment de la Chine. Par conséquent tout ce que l’on nous demande de faire pour diminuer nos émissions de CO2 ne sert absolument à rien par rapport au but affiché.

    L’enfer vert

    Cela rend-il au moins notre vie plus agréable ou plus facile en Europe ?

    On peut en douter car, au concret, le prêche écolo débouche avant tout sur deux choses : une avalanche de réglementations et de normes qui ne font que compliquer l’existence et renchérir le coût des produits et des services, d’une part ; une augmentation continue des prélèvements publics, d’autre part.

    Ces deux fléaux se conjuguent pour réduire la liberté d’initiative des Européens et leur capacité à affronter un monde de plus en plus concurrentiel. Car les adeptes de la nouvelle religion ne se bornent pas, hélas, à proférer des idées bizarres dans des colloques : ils veulent surtout faire le bien de la planète malgré nous.

    Le tableau noir des Verts

    La liste ne cesse de s’allonger, en effet, des méfaits déjà imputables à la nouvelle religion verte en Europe :

    - l’affirmation d’un principe de précaution généralisé qui handicape toute prise de risque ;

    - la lutte active contre l’énergie nucléaire, et plus récemment contre le « gaz de schiste », c’est-à-dire contre ce qui permet d’assurer l’indépendance énergétique à moindre coût ;

    - des dépenses publiques massives au bénéfice de prétendues énergies ou moyens de transport « propres » comme le photovoltaïque, les éoliennes ou les réseaux ferrés dont la productivité est aléatoire et le coût élevé. Grâce aux zélotes écolos, les Européens sont en tout cas assurés de payer leur énergie toujours plus cher !

    - la réduction continue de la liberté de circulation automobile. Car l’auto, inventée par les Européens justement pour faciliter les déplacements, est l’autre grand Satan de la religion verte. Grâce aux écolos, les villes sont ainsi devenues autophobes : des millions d’Européens se trouvent désormais contraints de dépendre de transports collectifs ou de se déplacer à pied ou à vélo pour faire leurs courses, se distraire ou se rendre à leur travail. Retour au XIXe siècle, à la différence notable toutefois que les lieux de domicile et de travail se trouvent aujourd’hui beaucoup plus éloignés !

    - l’apparition d’une « fiscalité écologique » qui représente quand même déjà 1,86% du PIB en France et qui s’ajoute par conséquent à un niveau de prélèvements publics et sociaux élevé (46%) et que les charmants élus verts veulent bien sûr augmenter à des fins « pédagogiques » ;

    - des paysages européens dénaturés par les champs d’éoliennes ;

    - la difficulté croissante d’entreprendre et de conduire de grandes opérations d’aménagement, en raison du harcèlement auquel se livrent les associations au nom de la défense de l’environnement ;

    - le ralentissement de la recherche dans certains domaines (ex : les OGM) ;

    - les troubles d’ores et déjà apportés à l’écologie animale et à l’environnement humain du fait d’une ingénierie « verte » brouillonne, comme en témoignent par exemple les perturbations croissantes apportées par la multiplication des loups et des sangliers en Europe, espèces que les zélotes verts voulaient « protéger ».

    Une idéologie au service de l’oligarchie

    Comme toujours en matière de croyances, celles-ci reflètent certains intérêts bien précis.

    La rhétorique écolo sert ainsi à merveille l’oligarchie pour justifier tout à la fois un renforcement du contrôle social de la population et une relance artificielle de la consommation.

    Dans certains pays européens le tri des déchets ménagers, de même que l’utilisation de voitures aux heures de pointe, fait déjà l’objet d’un contrôle répressif des personnes. Et il suffit de penser à la phrase inoubliable de J. Chirac lors du sommet de Johannesburg en 2002 pour qui nous nous rendrions coupables d’un crime contre l’humanité future, pour comprendre tout ce que recèle en puissance cette sympathique philosophie de la culpabilisation de l’action humaine.

    Le mot écologie, capable d’annihiler tout sens commun chez le récepteur, est devenu un argument publicitaire de première importance. L’argument « vert » (dans l’industrie), « bio » (dans l’alimentaire) ou « durable » (dans les services) a eu une fonction capitalistique bien précise : relancer la commercialisation de nouveaux produits. Le système marchand doit impérativement stimuler en permanence le consommateur, en effet. La religion verte y pourvoit.

    Ainsi le consommateur sera tout content d’acquérir une voiture « hybride » dont le coût d’acquisition est en réalité très supérieur à un produit normal et ne sera que très exceptionnellement amorti par l’heureux propriétaire. Bien entendu le discours sur les énergies « propres » convient à merveille aux vendeurs de matériel idoine qui se trouvent par un heureux hasard financer aussi les ONG écolo.

    La justification verte a permis de transférer au surplus sur le consommateur final des charges auparavant supportées par l’entreprise. C’est donc double bénéfice ! Le consommateur peut ainsi acheter des yaourts, des œufs ou des légumes « bio » plus chers, mais il aura le plaisir en plus de ne pas recevoir d’emballage : s’il veut un sac on lui demandera de le payer. Mais heureusement, au nom d’une noble cause : sauver la planète ! Les publicitaires doivent bien rire.

    La religion du déclin européen

    Plus fondamentalement, la religion verte s’analyse comme un des nombreux symptômes de la décadence européenne : cette religion traduit la peur de l’avenir des vieux Européens, au sein du grand hôpital qu’est devenu l’Occident.

    Elle ne présente les évolutions de notre environnement que sous un jour apocalyptique, alors que celles-ci peuvent constituer, au contraire, de nouvelles opportunités humaines.

    Elle sous estime totalement la capacité de l’homme européen à surmonter, grâce à la science et à la technique, qui sont une création de son génie propre, les défis environnementaux.

    La religion verte réussit aussi la performance de promouvoir le paradigme de la décroissance en Europe, alors que notre continent est le seul à souffrir du chômage structurel et de la désindustrialisation ! Elle condamne enfin l’agriculture moderne dont les rendements permettent seuls de nourrir une population croissante.

    A entendre les zélotes verts, notre avenir européen passerait par le vélo, les éoliennes et le chauffage au bois. Un avenir de réserve folklorique.

    Les Chinois et les Indiens, eux, misent sur l’atome, l’informatique, la génétique et la recherche spatiale.

    Merci les Verts !

    Michel Geoffroy, 16/11/2012

    http://www.polemia.com/ecologie-la-peste-verte/

  • Le Refuge agrémenté par le gouvernement pour aller dans les écoles


    Après avoir déguisé les ABCD de l’égalité afin de faire taire les familles engagées dans les « Journées de Retrait de l’école », le gouvernement poursuit sa propagande homosexualiste dans les écoles et lycées au motif de la « lutte contre l’homophobie ».

     Cette fois-ci, ce sont les membres du Refuge qui en profitent : à l’issue de deux années de procédures, le ministre de l’Education Nationale Benoît Hamon vient de leur octroyé l’agrément national des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public.  

    L’association de « lutte contre l’homophobie et la transphobie » pourra donc désormais étendre ses actions de sensibilisation en milieu scolaire, ce qu’elle faisait déjà depuis 2010 sans la reconnaissance du ministère. En 2013 l’association était déjà intervenue dans 15000 établissements soit 400 de plus que l’année précédente.

    Son directeur, Frédéric Gal confie que son but est d’augmenter le nombre d’interventions mais également de développer d’autres activités : « Nous aimerions par exemple lancer un projet avec le ministère dans les quartiers en difficulté, où la question de la sexualité – même pas celle de l’homosexualité – est encore un tabou. Le deuxième objectif, c’est la formation des enseignants et des travailleurs sociaux : quand des jeunes vont mal, c’est vers eux qu’ils se tournent, il faut donc les rendre à l’aise sur ce sujet et leur donner des clés pour qu’ils puissent répondre à leurs interrogations. Et surtout, démystifier et banaliser l’homosexualité ».

    http://www.contre-info.com/le-refuge-agremente-par-le-gouvernement-pour-aller-dans-les-ecoles

  • Urba : la « pompe à fric » du Parti socialiste

    Juin 1971, congrès d’Epinay. Sitôt désigné Premier secrétaire du nouveau PS, François Mitterrand songe à l’étape suivante, l’élection présidentielle de 1974. Et pour cela, il lui faut un solide trésor de guerre. Sur ses instructions, Pierre Mauroy et Guy Marty mettent en place, dès 1973, un bureau d’études, nommé Urba. Si on ne présente plus le premier, qui dirige alors la Fédération socialiste du Nord, il faut dire deux mots du second : membre du Grand Orient (GODF), ancien conseiller ministériel de l’ancien président du Conseil de la IVème République Paul Ramadier, Marty s’est recasé au Conseil économique et social. Entregent garanti. Urba vend une « assistance commerciale » aux entreprises soucieuses d’obtenir des marchés auprès des collectivités locales, essentiellement les municipalités. Le bureau d’étude encaisse entre 1% et 2% du montant des contrats, puis répartit l’argent collecté selon une règle bien établie : 40% pour ses frais de fonctionnement, 30% pour la fédération locale du PS, 30% pour sa direction nationale. 

         Racket ou véritable prestation commerciale ? Pour les entreprises, Urba est le ticket d’entrée des mairies socialistes, un passage presque obligé. Ensuite, tout dépend de la « brutalité » de ses collecteurs locaux éparpillés sur le territoire, résume un élu. Par ce système bien huilé, la direction du PS pense éviter les dérives, comme l’enrichissement personnel d’élus indélicats. Mais la commission prélevée par Urba est répercutée par les entreprises sur leur prix de vente. En bout de chaîne, c’est le contribuable local qui paie. Le PS bénéficie indirectement de cet argent public. En jargon pénal, cela s’appelle un « recel d’abus de biens sociaux ». 

         La vague rose aux municipales de 1977 donne des ailes à Urba et ses satellites (Urba-Conseil, Urba-Technic, Urba-Graco...). Le PS vient d’en confier les rênes à Gérard Monate. Ancien engagé dans les Forces françaises libres (FFL), ancien gardien de la paix, Monate a été le légendaire fondateur de la Fédération autonome des syndicats de police (FASP), qui fut longtemps le premier syndicat policier marqué à gauche. A sa retraite, ce membre du GODF se met à la disposition du PS, qui lui confie Urba. Hommes de confiance et fidèle serviteur, il tient scrupuleusement les cordons de la bourse. Après un aller-retour au cabinet de Gaston Defferre au ministère de l’Intérieur, Gérard Monate devient P-DG d’Urba en 1983. 

         Des courants minoritaires du PS, exclus de cette « centralisation », s’en remettent à une structure parallèle, la Sages (Société auxiliaire générale d’études et de services), fondée par Michel Reyt. Ancien steward à Air France, ancien vendeur de voitures, lui aussi membre du GODF, cet étonnant personnage exerce le même métier que Monate à la tête de la Sages, mais avec une clé de répartition différente des fonds collectés : un tiers pour lui-même, deux tiers pour les élus locaux, rien pour Solferino. De plus, Michel Reyt ne s’interdit pas d’intervenir parfois dans des mairies de droite. Le système ronronne pendant une quinzaine d’années, au vu, au su et à la satisfaction de tous. Sur la seule période 1987-1989, marquée par la réélection de François Mitterrand, Urba finance le PS à hauteur de 107 millions de francs sans que personne ne s’en offusque. Plus pour longtemps. 

         Un grand déballage tient souvent à peu de chose. A Marseille, le décès de Gaston Defferre, le 7 mai 1986, a ouvert les hostilités entre héritiers à la mairie : Michel Pezet, leader des socialistes locaux, et Robert Vigouroux, soutenue par Edmonde Charles-Roux, veuve de Gaston. Antoine Gaudino, inspecteur de police à Marseille, enquête sur une petite affaire de fausses factures. En février 1989, il convainc un entrepreneur local de dénoncer le « racket » des politiques. Pour aller plus loin, il lui faut le soutien de ses chefs. Il l’aura : « Dès que nous avons eu Pezet dans nos filets, notre hiérarchie, et donc Pierre Joxe, à l’époque ministre de l’Intérieur, nous a encouragés et soutenus alors que la justice essayait de freiner. » Gaudino a le feu vert pour perquisitionner, le 19 avril 1989, le bureau régional d’Urba à Marseille. La pêche est miraculeuse : les enquêteurs tombent sur des carnets où Joseph Delcroix, directeur administratif du bureau d’études, notait scrupuleusement toutes les entrées et sorties d’argent. Un coup de chance : Delcroix, à quelques semaines de la retraite, venait de transférer de Paris ses archives. Les « cahiers Delcroix » sont une véritable bombe. Ils contiennent notamment cette mention : « 4 juillet 1987, les premières prévisions de la campagne présidentielle se situent à 100 000 francs. 25 000 000 francs seront pris en charge par le GIE [Urba-Graco]. » 

         La justice fait ce qu’elle considère être son travail : elle verrouille. Pendant dix mois, le parquet de Marseille conserve les carnets sous le coude, dans les attentes des instructions du garde des Sceaux. Antoine Gaudino, finalement lâché par sa hiérarchie, est révoqué en mars 1991, après avoir raconté dans un livre son Enquête impossible. Il faudra la plainte d’un élu écologiste marseillais, après avoir obtenu du tribunal administratif le droit de se substituer à la mairie de Marseille défaillante, pour remette la justice sur les rails. 

         Pendant ce temps, dans la Sarthe, le juge Thierry Jean-Pierre enquête sur un banal accident de travail sur un chantier de la communauté urbaine du Mans. Un coup de fil anonyme lui suggère d’entendre un médecin du travail, Pierre Coicadan, qui se trouve être également premier secrétaire de la Fédération PS de la Sarthe... Le juge Jean-Pierre peut remonter la piste, jusqu’à perquisitionner, le 7 avril 1991, au siège national d’Urba. Le jour même, le tribunal de grande instance du Mans prend la curieuse initiative de le dessaisir de l’enquête. Le juge Jean-Pierre en est réduit à s’enfermer dans les locaux parisiens d’Urba, le temps de mettre la main sur la documentation utile à l’enquête. Son dessaisissement ne lui sera notifié qu’à la sortie, sur le trottoir. La justice française n’est pas sortie grandie de cet épisode rocambolesque. 

         La mécanique Urba s’est trouvée fort bien décortiquée par les enquêteurs, mais pas forcément bien jugée au fil de différentes procédures. Le dossier a en effet été saucissonné en une dizaine d’affaires locales. Dans deux d’entre elles, celles initiées par l’inspecteur Gaudino et le juge Jean-Pierre, les responsabilités à Henri Emmanuelli, trésorier du PS entre 1988 et 1992 – son prédécesseur à ce poste exposé, André Laignel, a, lui, bénéficié de la loi d’amnistie. Lors des deux procès tenus en 1995, Henri Emmanuelli affirme que les versements d’Urba relevaient simplement du « sponsoring » ou du « mécénat » politique. Bien sûr, « comme tous les responsables du PS », il « connaissait son existence, son activité nullement occulte ni clandestine, et son utilité ». Mais jamais, à l’en croire, il ne se serait mêlé de près ou de loin à la petite cuisine d’Urba. Henri Emmanuelli se pose en bouc émissaire de la contestation judiciaire d’un « mode de financement parmi les plus adéquats, notamment pour éviter d’autres circuits beaucoup plus aventureux ». 

         Condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, Henri Emmanuelli fait appel. La cour lui inflige deux années d’inéligibilité en plus, le 16 décembre 1997. Le Premier ministre Lionel Jospin lui témoigne sa solidarité en proclamant une « responsabilité collective visant l’ensemble du PS ». Les deux moines-soldats, Gérard Monate et Michel Reyt, entament pour leur part un pénible tour de France des tribunaux et cumulent les condamnations sans jamais vraiment se défausser sur le PS. Reyt est ruiné : le fisc lui inflige un redressement fiscal sur les sommes versées par la Sages aux élus. Il dénonce un acharnement sur sa personne – on ne peut lui donner complètement tort. 

    Renaud Lecadre, Histoire secrète de la 5ème République

    http://www.oragesdacier.info/2014/08/urba-la-pompe-fric-du-parti-socialiste.html

  • Métier: Assisté!

    Les peu nombreuses mairies FN/RBM font beaucoup parler d’elles vu qu’elles sont les seules à annoncer des mesures qui divergent un tant soit peu de tout ce que nous sommes habitués à entendre. Récemment, c’est Joris Hébrard, maire du Pontet, qui a déclaré vouloir supprimer la gratuité totale de la cantine scolaire pour les familles « aux revenus les plus modestes » afin de «responsabiliser les parents d'élèves et leur montrer que tout n'est pas gratuit». Horreur ! Robert Ménard, à Béziers, ne veut plus quant à lui, que les élèves dont les deux parents sont au chômage puissent être accueillis avant le début des cours. C’en est trop !

    Levée de boucliers ! C’est horrible ! Stigmatisant ! Scandaleux ! On ose s’attaquer aux « pauvres » du pays ! Certes… mais de quels pauvres parle-t-on ? De ceux qui triment pour un smic ? De ceux qui sont au chômage et qui peinent à retrouver un emploi décent ? Evidemment non, nous parlons ici ceux qui ont été créés par le système ! En majorité, il s’agit de gens qui accèdent à des tonnes d’aides diverses et variées car simplement ils ne travaillent pas. Et qui considèrent la plupart du temps que tout leur est dû et que tout doit être gratuit. Eux n’ont aucune contrepartie à donner, ils veulent, ils exigent, on doit les servir, c’est normal : on les a habitués comme ça depuis bien longtemps. Alors que beaucoup d’entre eux vivent finalement mieux que des familles modestes où les deux parents bossent et ont largement moins d’aides, on arrive encore à les plaindre. Car oui, la France est devenu un pays d’assistés revendicatifs. 

    Cela a été encouragé par un Etat incapable qui n’a ni su ni voulu protéger l’emploi en France pour des raisons qui résident tant dans la forme (son incompétence, sa nullité) que dans le fond (soumission aux dogmes capitalisto-mondialistes). Résultat : des millions de chômeurs et d’oisifs qui ne peuvent compter que sur l’Etat pour subsister ! Comme sous l’empire romain où l’on tenait une bonne partie de la plèbe par du pain et des jeux ! Même chose aujourd’hui : l’Etat, complètement dépassé par ce qu’il a créé, est obligé de tout faire pour ses propres rejetons, ingrats et capricieux  avec ça ! Et comment ? En fournissant lui aussi du pain et des jeux !

    Au lieu de se révolter pour travailler et recouvrer un certain honneur et une certaine dignité (si tant est que ces mots veuillent encore dire quelque chose dans leur esprit…) chaque nouvelle fournée de chômeurs se voit mettre systématiquement des bâtons dans les roues quant à sa recherche d’emploi. Finalement, ceux-ci seront consolés par le miroitement des aides à outrance qui les feront entrer dans la spirale de l’assistanat facile et les rendront encore plus dépendants de l’Etat… Mission accomplie ! L’Etat corrompu que l’on connaît possède une « clientèle » immense qui lui doit désormais tout et ne voudra jamais, sauf cas exceptionnels, le voir tomber… vu qu’il les nourrit, les entretient… et leur lave le cerveau ! Chômage signifie temps libre. Et comment occupe-t-on le temps libre aujourd’hui ? Par la télévision, le shopping (des merdes produites par des esclaves chinois qui sont vendues à des chômeurs français), l’abrutissement constant et massif de la part des médias et des loisirs phares de notre époque. Tout cela est destiné à promouvoir chez ces individus toutes les tares en vogue dans notre belle société libérale (multiculturalisme, pornographie, tolérance maladive, hédonisme incapacitant…)… C’est l’apologie du QI bas, la Ribéry attitude, l’involution totale et assumée !

    L’assistanat, soit vivre « aux crochets de l’Etat », est devenu un mode de vie, away of life, qui, en ces temps de nihilisme et de renversement des valeurs, n’est plus honteux mais même revendiqué haut et fort par de plus en plus de personnes (et pas seulement chez les immigrés, loin de là)… Qui pensent niquer le système alors qu’elles n’en sont qu’un des rouages! Les cassos le revendiquent avec fierté, les « chances pour la France » également ! Quelle allégresse de pouvoir compter sur l’Etat pour pouvoir consommer tranquille chez Lidl et Apple ! Et être oisifs à n’en plus finir ! Ne considérant que leur intérêt immédiat (vivre sans travailler) et se moquant de ceux qui, pauvres fous, continuent à trimer pour un SMIC qui ne leur ouvre aucun droit aux chères aides ni aucune perspective de construction d’avenir (devenir propriétaire de son logement, se racheter une voiture correcte…). Pour notre part, le travail n’est certainement pas une valeur absolue mais nous trouverions logique que celui qui travaille mène une vie plus digne et plus gratifiante que celui qui ne fait rien…

    Nous en avions déjà parlé ici. Il est évident que les salaires de misère accordés par le capital à la majorité des travailleurs aujourd’hui sont quasiment équivalents aux aides accordées par l’Etat et ce pour un temps de travail nul. Et encore ! Sachant qu’un individu percevant le RSA bénéficie d’aides en chaînes car il ouvre des droits à l’APL, puis à la CMU qui débouche directement à une réduction des factures EDF et GDF, sans compter les aides aux vacances, au transport, à la rentrée scolaire, la prime de Noël et une fois par an, le secours exceptionnel renouvelable, les crédits à 0%, les tickets repas et on en passe ! En bref, les allocations perçues sont de l’argent de poche qui permet de consommer largement plus qu’un travailleur. Voyez le nombre de ces familles qui roulent en 7 places flambant neuf, qui vivent dans des logements sociaux spécialement réservés pour eux (bien meilleurs parfois que ceux que peuvent se payer des salariés modestes), qui changent d’Iphone tous les 6 mois et qui passent leur temps (et Dieu sait qu’ils en ont) à claquer leur argent dans les futilités merdiques que le système propose pour la distraction... Et tout cela, sans travailler ! D’autant que lorsque l’on parle d’assistanat, il s’applique à tout. Le référent qui fait tout, qui remplit tous les papiers, tire les ficelles insoupçonnées des aides, qui se fait le « tuteur » au nom de l’Etat bienfaiteur de familles entières qui sont loin d’être véritablement aidées puisqu’elles sont annihilées intellectuellement. Mais contentes avec ça ! Le sentiment de honte ou de gêne, on connaît pas, c’est tellement simple de glisser vers le bas aujourd’hui…

    Quand a-t-on vu une société qui place les fainéants au dessus des gens qui triment durement ? Non contents d’être considérés comme des esclaves par les gros profiteurs que sont les capitalistes, les honnêtes travailleurs sont également discrédités et dépréciés par des millions de petits profiteurs !

    Cette « générosité » maladive et compulsive de l’Etat providence amène depuis longtemps en France une immigration massive et avide venant simplement « prendre le pognon ». Normal après tout, le système le leur offre sur un plateau ! Car on a besoin soi-disant de davantage d’immigrés chez nous… pour l’économie, les retraites et tout ça… C’est bien mal barré vu que 95% d’entre eux vivent aux crochets de l’Etat et que ceux qui les font venir le savent très bien… Mais attention ! Les immigrés ne sont pas les seuls à se servir ! Une multitude de Français « de souche » font de même et leur nombre est croissant, exponentiel, infini ! La démographie des assistés explose suite à une reproduction intensive (pour les allocs et/ou par culture) et le pire dans tout ça, c’est que les générations se succèdent très rapidement, sans transmission de valeurs saines. Tout ce qui compte, c’est procréer quitte à ce qu’on leur retire les gosses, pas grave, les allocs tombent toujours… et le nombre des futurs assistés ne fait que croître… Le futur de la France: immigrés et assistés!

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    Dans l’idéal, le fait d’aider une personne dans le besoin, financièrement parlant, est tout à fait louable mais devrait rester un acte limité dans le temps jusqu’à ce que celle-ci puisse sortir de ses moments difficiles ou ait, au moins, l’intention de le faire ! Aider ad vitam eternam des gens qui ne veulent rien faire est stupide et montre bien qu’aujourd’hui, la société où nous vivons est mortifère.

    On entend déjà les hurlements de prétendus socialistes défendant corps et âme l’assistanat proposé par un système que souvent, ils prétendent dénoncer et combattre. Non, le socialisme ne signifie pas entretenir des cohortes de personnes ne voulant rien faire et vivre dans l’oisiveté. Quelle vision de la société ! Car le problème est là : la volonté. Et elle sépare deux types d’individus : ceux qui veulent réellement s’en sortir et souffrent du chômage, de la précarité et de la pauvreté et ceux qui se complaisent à ne rien faire, à attendre les aides de l’Etat et, le plus souvent, à railler ceux qui travaillent. Cette seconde catégorie pompe un fric et une attention maximums de la part des pouvoirs publics alors que la première comprend une bonne partie des « oubliés » de notre époque… dont l’Etat n’a rien à foutre vu qu’il a tout fait pour que l’on en arrive là, soumis au mondialisme destructeur et désireux de tout sauf du bien-être commun. Le peuple n’est plus considéré que comme un amas d’esclaves potentiels du capital, de consommateurs débiles ou comme une clientèle politique visant à assurer la perpétuation du Système.

    Pour nous, le socialisme, c’est la mise en place de la justice sociale pour les nôtres, pas la subvention à vie de tous les fainéants !

    Rüdiger et Ann / C.N.C.