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France et politique française - Page 4193

  • Les mauvaises idées du Medef

    Le Medef évoque la suppression de 2 jours fériés et la création d'un salaire inférieur au Smic, complété par des aides de l'Etat.

    L'organisation préconise encore l'ouverture accrue de commerces le soir et le dimanche.

    En avril, le Salon Beige s'était interrogé sur la proposition de Pierre Gattaz de réduire le SMIC, juste avant une allocution de Manuel Valls qui s'opposait fermement à cette réduction... mais imposait 50 milliards d'économies aux parlementaires socialistes. Cinq mois après, le même timing "opportun" se reproduit. Pierre Gattaz propose de réduire le SMIC et le nombre de jours fériés... la veille d'un nouveau vote de confiance à l'Assemblée Nationale.

    Etonnant, non ?

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/les-mauvaises-id%C3%A9es-du-medef.html

  • « Le plus difficile est de poursuivre, mais c’est indispensable »

    Entretien avec Ludovine de La Rochère par Charlotte d’Ornellas.

    Ce week-end, la Manif pour tous tenait sa deuxième Université d’été à Palavas-les-Flots sur le thème de la manifestation nationale du 5 octobre prochain : « Genre, PMA, GPA, le changement de civilisation, c’est toujours maintenant ! »

    Quels étaient les objectifs fixés pour cette deuxième Université d’été ?

    Le but premier est de se former et de mettre à jour les connaissances déjà acquises, mais c’est aussi l’occasion pour les sympathisants et les bénévoles de se retrouver.

    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons choisi un camping à Palavas-les-Flots, pour aller à notre tour vers les sympathisants du sud de la France qui sont venus tant de fois à Paris et de se rapprocher des jeunes par un cadre peu conventionnel !

    Vous consacrez beaucoup d’énergie à la formation, donc. Que deviendront ces gens formés ?

    Le combat que nous menons nécessite une formation rigoureuse, la question du genre est complexe et ne peut supporter l’approximation. Si nous ne faisons pas cet effort-là, nous perdrons en crédibilité et il nous sera impossible de gagner.

    Les personnes formées sont amenées, ensuite, à prendre des responsabilités dans cette société et le combat n’est pas d’abord législatif : il est culturel, social, spirituel…

    Mais il faut également maîtriser les modes d’action, il est important de savoir gérer un projet, d’avoir une bonne connaissance des institutions européennes… Deux jours ne suffisent pas à devenir compétent sur tous les modes d’action mais nous commençons toujours par le plus nécessaire.

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  • La GPA au programme de la gauche pour les sénatoriales

    Les élections sénatoriales ont également lieu pour les Français de l'étranger, pour lesquels une élection anticipée est organisée le 20 septembre. Parmi les 4 sénateurs sortants à se présenter Robert DEL PICCHIA est le seul à s'être opposé clairement à la loi Taubira. Claudine LEPAGE et Richard YUNG (PS) ont voté pour et Christophe FRASSA (UMP - UDI ) a voté Pour en commission et Contre en séance. Le texte a été voté en commission à 23 voix Pour (dont les 2 voix de MM. FRASSA et COINTAT, UMP) et 21 Contre.

    La liste PS-ADFE menée par Claudine LEPAGE et Richard YUNG inclut une proposition militante qui encourage à la fraude de la loi française 

    ''Permettre l’accession à la nationalité française aux enfants nés légalement par Gpa à l’étranger et adoptés par un couple dont l’un au moins est français''.

    Une des priorités de la profession de foi prévoit de ''faciliter le mariage des couples de même sexe''.

    Le programme de la liste UMP-UDI-UFE menée par Christophe-André FRASSA ne se positionne pas sur les questions de société. 

    Michel Janva

  • Alors pourquoi être royaliste ?

    « Tous les Français sont monarchistes comme moi. Ils le sont sans le savoir, moi je le sais »

    Bernanos

    Depuis Aristote, les éveilleurs de peuple sonnent l'alarme contre les fossoyeurs des nations. Il suffit d'étudier les penseurs contre-révolutionnaires pour s'en convaincre. La liste n'est pas exhaustive : Burke, Bonald, de Maistre, Rivarol, Balzac, Taine, Renan, Le Play, La Tour du Pin, Proudhon, Maurras...

    La raison : La Monarchie est la condition institutionnelle, fonctionnelle pour la réconciliation dans la société, la foule suit les minorités énergiques mais pas de Bastille avant l’Encyclopédie, disait Maurras.

     

    L’écologie

    N’est elle pas en fait la Monarchie, le jardin de France que nous a laissé le roi, la continuité et la famille quoi de plus naturel, l’hérédité par le consensus populaire, la possession du temps. L’écologie qui est un travail sur l’éternité, ne peut se pratiquer qu’avec une politique construisant pour les générations suivantes. Seule la monarchie peut assurer, la continuité politique, stable et solide, pour relever les défis de l’écologie. (Voir annexe 2)

    La France est un héritage.

    « Lorsque les abandons de souveraineté ont commencé, j’ai estimé ce processus dangereux en l’absence d’un régime monarchique en France. La Royauté est en effet, l’élément de stabilité qui permet à l’identité nationale de ne pas se dissoudre dans un melting pot »

    Henri, Comte de Paris

    Eglises romanes, villages de province et Versailles, sont des témoignages. Nous pouvons construire humainement avec les métiers au Rez-de-chaussée.

    Sociaux parce que royalistes

    « Les économistes on les appellera à l’heure des comptes, pas pour parler de l’homme »

    J. Anouilh

    N’oublions jamais, et surtout aujourd’hui, que la vérité se trouve en dehors de ces deux erreurs extrêmes : la liberté accordée à tout et à tous, ou la suppression de toutes nos libertés. De nos jours, ce n’est pas en défendant la démocratie libérale qui, en elle-même, est une erreur, que nous pourrons éviter une erreur encore plus grave : le régime totalitaire. Il faut montrer inlassablement qu’il existe un régime plus vrai. Parce qu’il correspond à la nature de l’homme, à ses besoins. Ce qui ne veut pas dire obligatoirement à ses désirs.

    Région et décentralisation

    « Quand on hait les tyrans, il faut aimer les rois »

    V. Hugo

    Libérer les provinces, faire des referendums comme en Suisse, retrouver le sens de la participation citoyenne intégrale. Nous voulons un Etat minimum avec les milliers de républiques locales et provinciales, familiales, professionnelles, culturelles, associatives…

    Pratiquer une réelle décentralisation, un extrême fédéralisme, une désétatisation

    La stratégie familiale :

    « L’art de la démocratie c’est d’empêcher les hommes de s’occuper de ce qui les regarde et de les faire décider de ce à quoi ils n’entendent rien »

    P. Valery

    Il faut s'intégrer dans les associations de proximité. Les parents d'élèves d'abord, pour la famille et ensuite pour la participation dans la vie locale. Eviter d’acheter au maximum les produits que les pubs cherchent à nous vendre. (Si tout le monde cessait d’acheter les produits sous prétexte justement qu’ils font l’objet de grandes campagnes de publicités, cela ferait longtemps que les pubs n’existeraient plus). Cela ne signifie pas non plus qu’il ne faut plus avoir de loisirs, mais plutôt, orienter ceux-ci vers un art de vivre. Nous considérons tout simplement notre engagement pour la France comme étant une forme de loisir et un sens profond de l'amour du prochain. Le Salaire maternel avec la retraite, une voix par enfant, étendre la propriété, association de quartier, bon scolaire et adoptions, les familles paient la redevance, ils doivent donc avoir le droit de décider des programmes diffusés…

    Bien se nourrir ! Court-circuiter les réseaux de distribution, ce sera d’ailleurs plus sain pour notre santé et celle de nos enfants, en apprenant à connaître des petits producteurs (viandes, fruits et légumes...) et acheter directement chez eux. Vous retrouverez de vrais contacts avec le « Pays Réel » tout en retissant des liens efficaces avec le sens de la parole et la qualité. Faire découvrir aux enfants, la nature, la vraie nourriture. N’oublions pas que la santé passe d'abord par une bonne alimentation et que celle-ci représente la première médecine. C’est cela la vraie résistance dans le développement de la vie communautaire. C’est cela décider, en citoyen au delà des manipulations du système... C’est cela la vraie résistance. La vie communautaire est garante d'indépendance. C’est pour cela que la République détruit : famille, commerce, artisanat, paysannerie...

    Donner à chaque communauté des pouvoirs concrets dans leur propre domaine

    Souveraineté et politique d’aide au Tiers monde

    « Le premier effet d’une institution saine, c’est d’infléchir l’égoïsme individuel au service du bien commun et de faire coïncider dans la plus large mesure possible l’intérêt privé et le devoir social »

    G. Thibon

    Nous pouvons apporter notre aide aux pays du Tiers Monde. S’il fallait trouver un autre argument que celui qui nous anime de l'aide au prochain, nous pourrions pour convaincre les matérialistes, avancer l'argument qu'en les aidant, nous nous sauvons. Il faut arrêter le désert... (Lire le livre de R. Pernoud : "Le Moyen-âge, pour quoi faire ?") Développer et travailler avec la Francophonie, l’Amérique Française, les Chrétiens d’Orient, l'Alliance latine et les pays gaëliques...

    - Retrouver dans le peuple un dynamisme et alléger l’Etat.

    - En finir avec le règne des bureaux et des fonctionnaires (gâchis et inefficacité)

    Tout désespoir en politique est une sottise absolue disait Maurras. Comme les romains, la charrue et l’épée ou les israélites du temps d’Esdras, d’une main la truelle, de l’autre l’épée.

    F. Winkler

    http://www.actionroyaliste.com/bibliotheque-du-gar/etre-royaliste/1400-alors-pourquoi-etre-royaliste-

  • La fête de L'Huma rendez-vous du pseudo-modèle social

    Ce 14 septembre au soir Le Monde mettait en ligne sa rubrique "les 5 infos à retenir du week-end". Le quotidien plaçait évidemment au premier rang l'atroce traitement d'un de leurs otages par les islamo-terroristes. Mais, une fois passée l'émotion occidentale légitime, il invitait ses lecteurs à considérer, somme toute, que la grande question demeure celle des bleus à l'âme de la gauche européenne.

    On compatit en effet, tout en se demandant s'il n'existe pas un lien, entre les nuisances et les aveuglements du politiquement correct de gauche, depuis et l'affaiblissement de l'Europe face aux dangers qui la menacent de plus en plus. Un dernier point concernait certes l'actualité sportive, mais le centre de ce petit monde nombriliste se situait bien à l'inoxydable Fête de L'Huma.

    Évoquons quand même d'abord nos amis scandinaves. On parle en effet, on va parler du regain électoral de la coalition gaucho-écolo en Suède ce 14 septembre.

    Le quotidien officieux de la politique française observe tout de même que les sociaux-démocrates suédois crédités de 31,3 % des voix, restent dépourvus d'idées. Certes, ils écartent avec horreur toute coopération avec le parti "populiste" des "démocrates suédois" qui vient de doubler son score, 12,9 % contre 5,7 % il y a quatre ans. Il manque pourtant quelque 20 sièges à la coalition qu'ils pourraient former avec les écologistes et le "parti de gauche" pour obtenir une majorité absolue. (1)⇓

    En vérité, après huit ans de pouvoir le cartel sortant de centre-droit subissait le phénomène courant dans toutes les démocraties qui s'appelle l'usure du pouvoir. Et ses adversaires n'ont su développer depuis 2012 que des critiques sur la privatisation de certaines maisons de retraite, l'une d'entre elles était devenu un objet de scandale, sans personne que ne s'interroge sur les conditions réelles des établissements publics du même ordre qu'on ne veut plus appeler des "hospices". Dans une Europe vieillissante et sénescente tout ceci fait peur à un électorat de plus en plus important qui rejette le miroir de sa propre réalité.

     

    La différence entre la France et la Suède est que cette dernière avait eu le courage ces dernières années de remettre en cause ce "modèle suédois" dont on nous avait tant gavé dans les années 1960 et dont les "heureux bénéficiaires" avaient soupé.

    Au contraire le gouvernement Valls, présenté pour réformateur, décrié comme "continuateur" d'une "austérité" qui, en fait n'a jamais commencé s'accroche à la fiction du maintien en l'état du prétendu "modèle social", c'est-à-dire des options périmées remontant à 30, 50, voire 70 ans.

    La deuxième nouvelle soulignée par Le Monde portait en effet sur une décision annoncée, curieusement, par le Secrétaire d'État aux relations avec le parlement. Jean-Marie Le Guen, au lieu et place de Marisol Touraine ministre, elle, des Affaires sociales a cru bon de revenir sur le constat gouvernemental des jours précédents : celui d'une évolution des indices de prix ne justifiant pas l'augmentation des pensions.

    N'importe les règles d'indexation, bienvenue aux "coups de pouce" : tout ceci pour ne pas donner aux Français l'impression

    qu'ils sont entrés dans une phase de rigueur, ne parlons même pas des "réformes structurelles" que réclament nos partenaires européens, devenus nos bailleurs de fonds.

    Tout ceci sert de toile de fond aux remugles venus de La Courneuve où se retrouvait, fidèle au poste chaque année, la "varie gauche", celle des amis et des alliés d'un parti communiste de moins en moins audible en direct mais de plus en plus présent dans les coulisses.

    La nouvelle sociologie de cette organisation, toujours puissante, toujours nuisible, dément de longue date ses propres théories. Ses cadres d'origine ouvrière représentaient il y a 30 ans encore quelque 45 % de l'appareil. Ce pourcentage s'est divisé par 5, tombant à 9 % alors que les ouvriers représentent aujourd'hui 23 % de la population active du pays. Le gros de la troupe des adhérents et cotisants du PCF se recrute chez les enseignants, c'est-à-dire chez les gens qui formatent impunément, aux frais des contribuables, les esprits des jeunes Français de toutes origines, et chez les salariés des collectivités locales, en nombre croissant.

    Qu'un Mélenchon, épaulé cette année par la venue de son nouvel ami Kerviel, ait réaffirmé en cette occasion sa convergence avec un Montebourg, cette écume des choses, est retenue comme un événement par nos médiats. En réalité, déjà en 2011, toujours à la fête de L'Huma, ils avaient fait ensemble exactement la même déclaration que nous relevions alors. (2)⇓

    JG Malliarakis
     Notes : 

    1.  Cette appellation de "parti de gauche" désigne en Suède un parti qui s'est appelé successivement : Parti social-démocrate de gauche de Suède de 1917 à 1921 puis parti communiste de Suède de 1921 à 1967, puis "parti de gauche – les communistes" de 1967 à 1990. Avec ces gens, il n'est pas considéré comme "immoral" de gouverner. .
    2.  cf. L'Insolent du 19 septembre 1971
  • La taxe du jour

    La nouvelle mouture de l'écotaxe rapportera moins que la précédente. D'aprèsles Echos, le gouvernement aurait donc prévu de relever de 2 centimes la taxe (TICPE) sur le gazole. Cette hausse s'ajouterait à la "taxe carbone" qui entrera en vigueur en 2015, et qui devrait, elle, faire grimper de 2 centimes le prix du litre de gazole et de 1,8 centimes celui de l'essence. Une taxe carbone qui est censée augmenter encore l'année suivante.

    Ce gouvernement veut nous mettre au pas.

    Louise Tudy

  • Entretiens non-alignés avec A.Chauprade et F.Philippot.

     

    Aymeric Chauprade

    Florian Philippot

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • « La terre tremble »… encourageant !

    Le sarkozysme, ce sont les ex sarkozystes qui en parlent le mieux. A l’image de Damien Liccia, « militant UMP » qui, dans une tribune publiée le 12 septembre dans Le nouvel obs, dit tout le mal qu’il pense de Sarkozy, une girouette sans convictions réelles. Un «opportunisme qui lui fait aujourd’hui abandonner la ligne politique de la campagne présidentielle de 2012 » - «caractérisée par la prégnance, subtile mais efficiente, des grandes figures de la droite historique comme Maurice Barrès et Charles Maurras» -, «où le président-candidat d’alors, sous l’influence conjuguée de Patrick Buisson et d’Henri Guaino, entendait renouer avec la droite historique et politique. Les discours de Sarkozy promettaient alors le retour du politique dans ses droits, une attitude critique à l’égard du libéralisme et même une remise en cause de la construction européenne. » Mais ça c’était avant. « Faisant fi des valeurs de la droite originaire et historique, le futur candidat à la présidentielle» fustige désormais « le fascisme en loden » des opposants au mariage et l’adoption pour les couples homosexuels, et misant «sur un retour au centre, n’a que faire cette fois-ci des postures conservatrices et traditionalistes». «Puisqu’il lui suffit, face à un Parti socialiste en lambeaux, d’atteindre le second tour de la présidentielle pour l’emporter, l’idéologie doit être écartée au profit de considérations bassement politiciennes et électoralistes».

    «Si l’hypothèse d’un retour au centre de Sarkozy se confirme dans les semaines qui viennent, ce sera non seulement le dernier clou dans le cercueil de la nation, mais aussi et surtout le dernier clou dans le cercueil du politique ». Au-delà du cas Sarkozy , nous souhaitons bon courage à M. Liccia pour trouver un candidat  ayant ses faveurs au sein de l’UMP…

    Marine Le Pen a rappelé hier depuis Hénin-Beaumont sa conviction selon laquelle Sarkozy était « un très bon candidat pour le FN» du fait qu’il « va très vite apparaître comme un homme du passé et d’un passé plombé par ses très mauvais résultats, par les affaires qui se révèlent chaque jour». « Nicolas Sarkozy nous explique qu’il va revenir, mais pour faire quoi d’autre que ce qu’il a fait? Avec quelle autre promesse? On n’a rien vu et on ne verra rien d’autre de plus que ce qu’on a vu hier !».

    Une grille de lecture partagée par beaucoup si l’on en croit même Le Figaro qui, sondant empiriquement « (ses) internautes », rapportait le 12 septembre  qu’une majorité d’entre eux ne voulait plus entendre parler de Sarkozy : «l’antisarkozyme renaîtra dès qu’il reviendra. Quels bons souvenirs a-t-il laissés au pays?», prédit l’un. Un autre  renchérit: Quand va-t-il comprendre que plus personne ne veut de lui et de Hollande? Les Français veulent autre chose

    Les Français certainement, mais Bernard-Henri Lévy, tête de gondole d’un certain microcosme, c’est une autre affaire. Il était invité du journal de France 3 samedi pour parler de la première à Parissur les planches de l’énième  nanar qu’il a pondu, la nullissime et lourdingue pièce, au comique involontaire, Hôtel Europe -pauvre Jacques Weber embarqué dans cette galère! Une occasion offerte à BHL se dire également franchement favorable au «retour de Nicolas Sarkozy dans le débat politique». «Je pense que c’est un bon», plus « énergique qu’Alain Juppé », «je pense que face au Front National et à leur montée en puissance dingue (sic), il est probablement à droite le meilleur rempart » ; « Il faut une droite républicaine qui siphonne les voix de Marine Le Pen », a déclamé le philosophe pipo(le). C’est Henri Guaino qui doit être ravi d’un tel soutien…

     Sur le site du quotidien  Les Echos le 11 septembre, Cécile Cornudet posait assez bien la singularité de cette rentrée politique alors que la marche de l’histoire, toujours lourde d’incertitudes semble s’accélérer.

     « Ce n’est pas la première fois écrit-elle, que les socialistes se divisent, que la droite se cherche, que le FN progresse. Il y a longtemps que le personnel politique est discrédité, que les Français doutent de leurs mots et ne croient plus leurs promesses; il y a longtemps aussi que la crise économique s’installe. En cette rentrée 2014, rien de neuf dans le paysage français. Rien de neuf sauf une chose : toutes ces failles s’ouvrent en même temps. Et la terre tremble ».

     « En réalité affirme l’éditorialiste,  la situation dépasse tout le monde. L’UMP y compris, qui se prépare à un affrontement de chefs pour 2017. Combien de ralliements pour Nicolas Sarkozy ? Quel niveau dans les sondages pour Alain Juppé ? Deux ans et demi après la défaite, elle n’a défini ni ligne politique ni stratégie. Elle donne même le sentiment de se dérober devant le pouvoir lorsque ses responsables, François Fillon en tête, disent non à une hypothétique cohabitation». « Ce n’est pas tant le désarroi des politiques qui est problématique, mais le sentiment que donnent la plupart d’entre eux de ne pas parvenir à prendre la mesure de ce qui se passe », s’alarmait mi-août le politologue Dominique Reynié ( Le Figaro ) ».

     La phrase de Nietzsche est connue, «Ce qui doit tomber il ne faut pas le retenir mais le pousser». Dans cette situation de crise aigüe, au moment ou la conviction de  nos compatriotes selon laquelle ce Système pervers, à bout de souffle, doit être balayé ne cesse de croître, Mme Cornudet tente de se rassurer ( ?) en affirmant par ailleurs que «le FN reste un parti largement rejeté dans l’opinion».

     Est-ce si certain ? Le nouveau sondage Odoxa réalisé pour i > télé – CQFD  et le Parisien Aujourd’hui en France, publié cette fin de semaine démontre une adhésion en forte hausse des Français vis-à-vis du programme porté par l’opposition nationale.  Notamment si on le compare avec l’enquête d’opinion BVA de même nature (pour Absoluce, Les Echos et France Info), effectuée en mars 2011.

     Certes, selon ce sondage Odoxa65 % des Français considèreraient que le Front National  n’aurait pas la capacité de gouverner, mais les personnes interrogées sont beaucoup plus nombreuses qu’auparavant  (35 %) à estimer le Mouvement national capable de diriger notre  pays.

     C’est à «droite» que cette conviction est la plus ancrée. 54 % des sympathisants de droite (contre seulement 16% des sympathisants de  gauche, 23% de ceux de l’UMP)  estiment que le FN peut gouverner la France. Et si 30% des cadres supérieurs ou professions libérales partagent cette conviction, celle-ci atteint  53 % chez les  ouvriers ou les employés .

     Ce n’est pas une surprise pour Bruno Gollnisch, c’est l’adhésion aux  parties de notre programme concernant l’immigration qui progressent spectaculairement dans l’opinion, qui apparaissent comme les moins clivantes, les mieux partagées. Elles recueillent même un véritable plébiscite.

     65 %  des personnes interrogées souhaitent ainsi le rétablissement  des contrôles aux frontières intérieures de l’UE (+ 19 points) ; 67 % se disent favorables à ce que les aides sociales et les allocations familiales soient réservées aux seuls Français au nom du principe de priorité/préférence nationale (+ 27 points) ;68%  se prononcent pour la suppression du regroupement familial  (+24 points).

     Ce qui importe dans les sondages, c’est la dynamique, l’évolution qu’ils enregistrent assure Bruno Gollnisch.  Celui-ci est donc indubitablement encourageant sachant qu’il  reste deux ans et demi à Marine, et au FN tout entier, pour convaincre nos compatriotes du bien fondé global de nos propositions alternatives.

    http://gollnisch.com/2014/09/15/terre-tremble-encourageant/