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France et politique française - Page 4193

  • L'"insoutenable feuilleton" du retour de Nicolas Sarkozy

    Nicolas Sarkozy "annonce... qu'il n'a rien à annoncer". Le constat est sévère chez les éditorialistes après l'interview de l'ancien président. Revue de presse.

    Qu'ils manient l'humour ou qu'ils fassent preuve de lassitude, les éditorialistes de la presse quotidienne sont évidemment tous convaincus du prochain retour de Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène politique. 

    "Sarkozy, bientôt le retour ? La réponse va de soi, même si l'intéressé entretient un semblant de suspense", assure ainsi Yves Thréard, dans "Le Figaro". "Le marasme économique français, l'incompétence du pouvoir socialiste, l'impopularité de Hollande, l'incapacité de l'UMP à se trouver un chef incontesté, tout concourt à sa réapparition prochaine sur le devant de la scène. Y compris, bien sûr, la montée en puissance de Marine Le Pen."

    "Revenir, mais pour faire quoi ?" s'interroge l'éditorialiste. "Sur le champ de notre économie, qui menace ruine, l'effort devra être le maître mot pour retrouver le chemin de la croissance. 'No pain no gain', disent les Anglais."

    Et le journaliste de lister : "Cela passe par la suppression des 35 heures, la révision du régime d'assurance chômage et de l'âge de la retraite, la réduction de la fonction publique et des déficits. Sans oublier la refonte du Code du travail et de la fiscalité. Mais c'est aussi sur le front de la lutte contre l'insécurité et l'immigration clandestine, qui explosent toutes les deux, que la main ne devra pas trembler. Programme vaste qui requiert courage et détermination pour faire face aux sempiternelles indignations."

    "Il ne parle que de lui"

    "Trop fort Sarkozy", juge Philippe Palat du "Midi Libre". "A peine sent-il le terrain inoccupé, déserté, qu'il s'engouffre dans la brèche. Une couverture de 'Paris Match' par-ci, une interview carte postale par-là : pas question pour l'ex-président de se faire oublier. En politique, il faut exister."

    Et tout ça pour quoi ? "Dans cette atonie politico-estivale, il surgit tel un Zorro hitchcockien. Pour annoncer... qu'il n'a rien à annoncer", tranche sans détour l'éditorialiste.

    Pour Olivier Berger, de "La Voix du Nord", "cette stratégie de 'la carte postale' n'a jamais été aussi bien incarnée par un animal politique français"

    "Quel insoutenable feuilleton !" s'amuse de son côté Philippe Marcacci dans "L'Est Républicain". "Quasiment chaque semaine, il livre un épisode à la Une d'un hebdomadaire. Hier, dans 'Valeurs actuelles', Nicolas Sarkozy a de nouveau manié l'art de l'ellipse pour évoquer un retour dont plus personne ne doute. [...] Tout cela sent le plan de communication."

    "Qui ira croire qu'il n'est animé par aucun sentiment de 'revanche' et obéit seulement à son sens du 'devoir' vis-à-vis de son pays ?" s'interroge Jean-Michel Helvig dans "La République des Pyrénées".

    "Si c'était aussi vrai, il éviterait ces interviews de complaisance et à répétition où, en fait, il ne parle que de lui. A-t-on lu, vu, entendu, de sa part, une seule analyse de fond sur la situation du monde, de la France, de la société qui prenne de la hauteur et dépasse le mépris envers son successeur ? Nicolas Sarkozy demeure fidèle au pire de lui-même en faisant de la mise en scène de soi, le fondement de l'action politique."

    source : Le Nouvel Observateur 

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EupZVFEpVuhJyTDTye.shtml

  • Garches refuse l’accès aux soins pour les enfants malades

     

    E&R TV Île-de-France, s’est rendu à l’hôpital de Garches, le mardi 5 août, suite à l’appel désespéré de Sophie, la maman du petit Hugo 5 ans, qui se trouvait en aplasie (grave dysfonctionnement cellulaire) et à qui le médecin pédiatre qui a repris en charge le service du Dr Delépine suite à son départ à la retraite, refusait les soins depuis le 30 juillet.

    Le lendemain du tournage de cette vidéo, nous apprenions avec consternation que les enfants étaient évacués par la force du service, au mépris des règles de sécurité pour leur santé…

    Communiqué de l’association AMETIST :

    Situation 7 août à 12h30

    Alors qu’à 18h30 hier soir, la direction de l’hôpital s’est présentée aux parents avec un document administratif exigeant l’évacuation immédiate des patients du service ; les parents se sont opposés et ont exigé une décision judiciaire assortie d’un examen par un de leurs médecins référents oncologues pour évaluer s’ils étaient transportables et dans quelles conditions d’accueil.

    Le Dr Delépine est venue à Garches à la demande expresse des parents mais n’a pas été autorisée à franchir l’entrée de l’hôpital.

    Parallèlement, devant la présence de médias devant l’hôpital également, radios et télés, M. Poimboeuf, directeur général adjoint est venu rencontrer en huit-clos les journalistes sans rencontrer les familles. Il a pourtant exprimé que le « dialogue » se poursuivait mais que les familles refusaient les soins. Ce qui a entraîné, quand les journalistes ont raconté leur entrevue aux parents présents devant l’hôpital dont des mamans d’enfants encore hospitalisés, une vague de colère et de désespoir devant tant de mensonges donnés à la presse sans présence des parents .

    Les parents ont précisé que le refus de soins c’est le Pr Chevallier qui le pratique ; c’est lui qui interdit les admissions indispensables le 5 août en les traitant de « pipo », dénonciation calomnieuse à l’égard des parents concernés et du médecin qui a prescrit ces hospitalisations. C’est lui qui enlève les perfusions de force d’un patient en soins, c’est lui qui interdit aux infirmiers de pratiquer les soins réclamés de façon répétitive.

    C’est lui qui raconte que les quatre parents présents sont le noyau résistant comme si tous les autres avaient accepté cette fermeture. Ils ne sont pas hospitalisés parce que le Pr Chevallier a refusé leur admission depuis une semaine en fermant à clef chaque chambre après une sortie et en faisant déménager le six août l’essentiel du matériel médical.

    Croit-il que ses décisions iniques seront irréversibles par des artifices matériels ?

    À cet instant, 12h30, les enfants sont toujours dans le service, sans nouvelles.

    Il a été dit à un patient venu en demande de consultation, qui demandait où il devait aller : " Débrouillez-vous. "...

    Les patients sont en errance médicale et appellent leurs docteurs sur leurs portables car les médecins référents de l’unité sont de fait injoignables depuis plus d’une semaine sur ordre du Pr Chevallier.

    Est-ce ce que l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP), la direction et le Pr Chevallier entendent par " continuité des soins et sécurité assurée " ? Ils auront à en répondre en justice mais en attendant les parents et enfants hospitalisés, mais aussi la grande cohorte de patients suivis depuis longtemps, souffrent !

    Point sur les faits et les demandes des parents

    Les parents revendiquent les soins qui leur sont refusés par l’hôpital depuis la semaine dernière (refus d’hospitalisation d’enfants nécessitant des chimiothérapies et des soins en fonction de leur état, refus de soins du Pr Chevallier pour les enfants hospitalisés contrecarrant les prescriptions des pédiatres référents sur place même avant de les avoir débarqués).

    Le pédiatre, non oncologue, M. Chevallier a dit que ce sont de " faux-malades ", des admissions « pipo » en conférence de presse de l’APHP le 5 août Organisation volontaire de la non-possibilité d’assurer les soins par l’APHP en mettant à pied les médecins actuellement en service afin de pouvoir évacuer les patients. La direction a prévenu les parents qu’elle interdirait la venue d’un huissier mandaté par l’Association pour faire un constat. Pourquoi la direction, si tout est clair, refuse-t-elle la venue d’un huissier ? Les camions de déménagement ont commencé à enlever du matériel dans le service dès hier, alors que des patients sont toujours dans le service. Quatre vigiles sont en fonction 24/24 devant les entrées du service, personne ne peut entrer sans être « accrédité » par la direction chaque jour via une liste de personnes habilitées.

    Tout au long de la journée du mercredi 6 août 2014, on notait la présence de policiers en civil, de personnes des R.G. sur le site de l’unité d’oncologie pédiatrique de Garches. Le SAMU était présent dès le matin (déclaration par personne assermentée).

    En résumé l’APHP poursuit la fermeture à la hussarde de l’unité de Garches contre toutes les procédures légales et a fortiori humaines. Est-ce là la vocation de l’Hôpital Public ? 

    Marche pour la liberté thérapeutique samedi 9 août

    Nos enfants sont les pigeons de l’APHP et de la république qui se moquent de satisfaire correctement à la continuité des soins qui leur est nécessaire ! La direction demande désormais que les enfants soient renvoyés vers n’importe quelle structure hospitalière du moment qu’ils ne sont plus à Garches ! Nos médecins malmenés par l’administration et le Pr Chevallier sont désormais interdits dans le service.

    Pour que les enfants aient la même chance devant le cancer et que l’autonomie du service perdure : enfants, parents, thérapeutes... venez marchez avec nous le samedi 9 août (Début du rassemblement à 14h30) départ 15h devant l’hôpital Ambroise Paré (9 ave Charles de Gaulle Boulogne-Billancourt), les pigeons symboliseront notre action.

    Point presse : samedi 9 août, 17h30 devant l’entrée de l’hôpital.

    Contact Presse :

    Carine Curtet

    06 08 41 71 12

    carine.curtet@gmail.com 

     

  • Les veilleurs de Carhaix menacés par un élu d'extrême gauche

    Quelle n'a pas été la surprise des veilleurs de Carhaix de se voir publiquement menacés par l'unique élu du NPA, dans la tribune qui lui est réservée dans le journal municipal :

    Carhaix

    Les veilleurs de Carhaix lui adressent cette réponse :

    "Les « Veilleurs » continuent à s’opposer au « mariage pour tous » car, s’il n’a pas fait progresser l’ « égalité » d’un cheveu contrairement à ce qui est proclamé (les homosexuels ne peuvent toujours pas, dans la réalité, former couple et famille sans le secours de l’autre sexe), il a détruit le symbole même du mariage qui est l’institution de l’union à l’autre, fondation de la famille, source de la filiation mais aussi de la cité (ARISTOTE). A partir du moment où il désigne aussi l’union au même, c'est-à-dire exactement le contraire, il a perdu toute signification et n’est plus la référence de fidélité, d’engagement et de responsabilité devant la Nation que nos ancêtres nous ont légué. On est alors dans la « novlangue» d’ORWELL où la destruction du sens des mots qui désignent les symboles prive les enfants d’échelles de valeurs pour construire leur estime de soi et de repères moraux pour vivre ensemble.

    Quant à la famille que ce symbole immémorial fonde et sacralise (en dehors même de toute religion), elle en sort encore plus fragilisée qu’avant. On veut nous faire croire que la famille « moderne » peut se recomposer au gré des désirs de ses membres, devenant progressivement une communauté d’affinités que l’Etat se doit d’institutionnaliser pour ne pas « discriminer ». C’est condamner le ciment des sociétés humaines qu’est la FRATERNITE vis-à-vis de cet autre que je n’ai pas choisi, qui ne pense pas forcément comme moi mais que je chéris et protège parce que c’est mon frère, mon parent ou même mon gendre et son autre famille. Ce n'est pas parce que l'homosexualité existe qu'elle peut prétendre devenir une norme dans une société sexuée, même si l’égalitarisme forcené de ce gouvernement veut l’inculquer de force à l’école primaire.

    Nous inscrivant résolument dans la lignée de ceux qui pensent qu’ils ne sont pas plus intelligents que leurs ancêtres, qui n’ont pas pour mission de refonder tout un système de valeurs ancestral à partir de rien, nous cherchons dans les textes des philosophes d’hier et d’aujourd’hui, dans la littérature et la poésie, de quoi veiller comme CAMUS « à ne pas refaire le monde mais à l’empêcher de se défaire ». Nous chantons aussi, des chants d’espérance et de résistance, sans empêcher personne de circuler, de travailler ou de dormir (sauf LA TOUR D’AUVERGNE peut-être...). Mais, quand on veut tuer son chien on l’accuse d’avoir la rage, l’extrême gauche nous ayant décrétés homophobes, nous nous attendons à ses exactions."

    Louise Tudy

  • Contre l'Enarchie, la Monarchie !

    Ce que l'on peut reprocher à la République, au-delà même des personnes qui se partagent aujourd’hui l’Etat, ce n'est pas tellement d'avoir des énarques ou des technocrates, mais de leur avoir abandonné le Pouvoir, en les laissant maîtres des grandes administrations de l'Etat. L'intérêt de la Monarchie, c'est de les remettre dans le service de l'Etat, de les "ordonner" à l'Etat tout en les empêchant de former de "nouvelles féodalités". A bien y regarder, la Monarchie est, de ce côté-là, "libératrice". Nous ne sommes pas utopistes, et c'est pour cela que nous pensons que la Monarchie, en restaurant l'autonomie du Politique, restaure aussi l'indépendance d'action nécessaire de la magistrature suprême de l’Etat, aujourd’hui prisonnière des jeux partisans.

    Pour résumer, il s'agit d'établir la Monarchie pour limiter l'Enarchie : à l'Etat monarchique les pouvoirs régaliens ; aux énarques les tâches administratives et d'intendance. Cette utilisation des compétences par l'Etat royal évite la féodalisation du Pouvoir.

    Il n'est pas dit que cette "révolution royale" soit facile, mais elle est nécessaire pour libérer l'Etat et redonner des pouvoirs concrets aux citoyens, dans leurs cadres locaux et socioprofessionnels. Nécessaire, et urgente ! Vite, la Monarchie !

    Jean-Philippe Chauvin

    http://www.actionroyaliste.com/articles/republique-et-democratie/1388-contre-lenarchie-la-monarchie-

  • Communiqué de Prenons le Maquis

    L’équipe de Prenons le Maquis apprend avec stupeur que le Parti socialiste a qualifié les formations organisées les 28 et 29 juin derniers et les 30 et 31 août à venir de formations de groupes paramilitairesen se basant uniquement sur des extraits d’une vidéo présente sur la plateforme Youtube.

    La polémique artificielle née de ces déclarations est à la fois absurde et erronée. Cette formation, parmi tant d’autres que Prenons le Maquis organise, est basée sur le concept de Citoyen Responsable, et se propose donc de former les participants aux principes de base suivants :

    1. Premiers soins d’urgence, pour venir en aide à des membres de sa famille ou autres en cas de blessures, d’accidents, etc.

    2. Auto-défense, pour savoir prévenir et, le cas échéant, bien réagir en cas d’agression armée ou non (des armes factices - en plastique - étaient utilisées lors du stage par souci de réalisme) tout en restant dans le cadre strict de la loi.

    3. Le lien social, afin de savoir reconstruire des relations saines avec la communauté des autres citoyens, notamment dans un monde où l’individualisme a mis à mal toute forme d’empathie mais aussi les règles élémentaires du savoir-vivre.

    Nous sommes atterrés de constater que ce descriptif, clairement énoncé, ainsi que des extraits de vidéos pris hors contexte puissent donner lieu à de telles affirmations dont la malhonnêteté n’a d’égale que la bêtise.

    Sans doute le Parti socialiste, en crise et ne représentant plus que lui même, n’a pas d’autres os à ronger que de s’attaquer à une petite PME qui essaye de panser les dégâts économiques et sociaux que ses représentants ont infligés à notre pays depuis des décennies.

    Cette tentative coordonnée de diffamation de nos activités entachant gravement la réputation de la modeste entreprise qu’est Prenons le Maquis, nous nous réservons le droit de saisir les tribunaux afin de poursuivre les responsables du PS et les journaux s’étant fait l’écho de ces informations mensongères et calomnieuses.

    L’équipe de Prenons le maquis

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Communique-de-Prenons-le-Maquis-27140.html

  • Manuel Valls veut la peau d’Egalité et Réconciliation

    Plusieurs médias du système ont été mobilisés pour mener une charge contre Egalité et Réconciliation (E&R) afin d’obtenir son interdiction. Objet de l’offensive du moment : Egalité et Réconciliation organiserait des camps d’entraînement para-militaires !

    De quoi s’agit-il en vérité ? Prenons le Maquis, présentée comme une structure partenaire d’E&R, organise, comme elle le fait depuis longtemps, un stage de survie et de premiers soins. Avec également au programme quelques cours de self-defense. Sur ces quelques maigres éléments, un montage se met en place afin de faire croire que les participants s’entraînaient à prendre d’assaut la République qui en tremble déjà. Le Canard enchaîné a tiré la première salve, le Parti socialiste a suivi par un communiqué indigné, et les médias sont invités à faire du bruit autour de « l’affaire » et à faire frissonner le Français moyen.

    Cela tombe à pic. Pour faire bonne mesure, le ministère de l’Intérieur avait précédemment évoqué la dissolution de la Ligue de Défense Juive (LDJ). Compte-tenu du fait qu’il s’agit d’une milice qui n’a pas d’existence légale en France, Maître Goldnadel avait expliqué l’ineptie d’une procédure de dissolution.

    Médias Presse Info avait également signalé comment la France préparait la censure d’internet. Bien sûr au nom de prétextes plus louables les uns que les autres…

    Qui plus est, il n’est un secret pour personne que Manuel Valls a désigné Alain Soral comme une cible prioritaire. Les discours tenus à ce sujet par l’actuel premier ministre devant des organisations communautaires sont explicites.

    Pourquoi tant de hargne ? Il suffit de savoir que le site Egalité et Réconciliation se classe 174ème site internet le plus consulté en France, mais surtout le premier site d’information le plus consulté, bien devant les sites des médias du système, pour comprendre qu’une telle influence est inadmissible pour l’homme de Matignon.

    http://medias-presse.info/manuel-valls-veut-la-peau-degalite-et-reconciliation/13988

  • Abrutir plutôt qu’éveiller le cerveau disponible

    La plus brillante analyse de la tyrannie publicitaire a été effectuée en juillet 2004, par Patrick Le Lay, à l’époque PDG de TF1 : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ‘business’, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. [...] Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » 

    On voit ici qui commande : l’acheteur d’espaces publicitaires, dont Coca-Cola est l’exemple archétypique. Les conséquences sont immédiates sur le fond et la forme. « Vendre du temps de cerveau disponible » est une activité doublement exigeante : il faut aussi que le cerveau de la « cible » soit suffisamment ramolli pour accueillir sans esprit critique le message publicitaire. Cela a des conséquences sur le format et le contenu des émissions. 

         Prenons le journal de 20 heures de TF1 : voilà une succession d’anecdotes et de faits-divers sans grand intérêt, mis peu fatigants pour l’esprit. Un sujet consacré à la politique étrangère doit être simple : impossible d’expliquer la guerre civile en Libye par la division entre la Cyrénaïque, la Tripolitaine et le Fezzan ; impossible d’évoquer les rivalités entre tendances musulmanes et compagnies pétrolières. Mieux vaut miser sur les ressorts du feuilleton à rebondissement (le fameux « cliff hanger » des séries américaines à succès), avec du suspense, de l’émotion et des personnages forts, aux caractères bien tranchés. On présentera les bons d’un côté, les méchants de l’autre : Cosette n’a pas de zones d’ombre et Dark Vador ne fait pas dans le sentiment. D’un feuilleton à l’autre, ce qui vaut pour la Libye vaut pour la Syrie, la Serbie, l’Irak ou l’Afghanistan. 

    Les radios d’information ont les mêmes contraintes : un « grand » sujet d’actualité sur RTL, RMC ou France-Info dépasse rarement 40 secondes et 160 mots. Même les journaux soumettent le contenu et l’analyse aux logiques de l’argent-roi. Porté à la tête du Nouvel Observateur, en 2008, Denis Olivennes diminue le nombre de pages, raccourcit les reportages, mais développe les pages « consommation » et crée une rubrique « mode » - sans doute pour mieux rendre disponible les cerveaux de ses lecteurs aux messages publicitaires ! Quotidien du soir dit de « référence », Le Monde ne cesse d’appauvrir ses contenus pour dégager de la place pour les titres et les photos. Dans n’importe quelle publication commerciale, un sujet, même passionnant ou original, peut être rejeté au motif qu’il ne cadre pas avec les objectifs des partenaires publicitaires. D’où la multiplication des « suppléments », qui permettent aux journaux payants de se distinguer encore un peu des gratuits pour un minimum de contenu. Le sujet « chaud » ou supposé tel est soigneusement mis à l’écart des pages publicité. Celles-ci figurent dans des cahiers à part, au sein d’un écrin d’articles purement commerciaux et vidés de tout contenu. 

         L’exemple le plus emblématique est l’actuelle formule du Monde vendu le vendredi. Pour 3,50 € (en 2012) l’acheteur trouve un exemplaire de son quotidien habituel et... quatre suppléments. Les trois premiers – sport et forme, sciences et techo, culture et idées – sont au format traditionnel : ils comportent des textes de fond (plus ou moins profonds) mais n’ont pas de publicité. Le quatrième supplément est un magazine sur papier glacé au contenu aussi riche que celui d’une brochure d’aéroports : à lire en comatant sur son canapé. A titre d’exemple, feuilletons le numéro du 15 octobre 2011 : en hommage à Steve Jobs récemment disparu, la « Une », titré « ISad », est quasiment publicitaire. Les pages de droite qui suivent ne sont que de la publicité : pour Ralph Lauren, Louis Vuitton, Mercedes-Benz, Gucci, Chanel, Canali, Lanvin, Lacoste, MCS, EDF, Kenzo, Hugo Boss, Bulgari, Cerruti, Aigle, Eden Park, Alfa Romeo, HSBC, Skoda, Volvo. Bref, Skoda et EDF mis à part, essentiellement le monde du luxe ! Ce sont évidemment les publicitaires qui imposent cette séparation entre le texte et la publicité : car un texte de réflexion ne favorise pas la soumission au message publicitaire. 

    A cette aune, on comprend mieux l’hostilité de Maurice Lévy au Figaro Magazine dans sa forme d’origine : l’idéologie de ses rédacteurs, implicitement – voire explicitement – critique des valeurs marchandes, ne pouvait que lui déplaire. Sans compter que des textes intelligents, visent à garder l’esprit éveillé, n’étaient pas du tout favorables à l’épanouissement de la servitude commerciale. Or, pour un marchand d’espaces publicitaires, il vaut sans doute mieux 250 000 ahuris que 850 000 lecteurs mettant en œuvre leurs capacités cognitives. Ce n’est pas le public qui tire les médias vers le bas, ce sont les publicitaires. 

    Jean-Yves Le Gallou, La tyrannie médiatique

    http://www.oragesdacier.info/2014/08/abrutir-plutot-queveiller-le-cerveau.html

  • Pas d’état d’âme dans le marchandage

    Nous voici devant l'une des conséquences dramatiques et parfaitement prévisibles de l'autorisation de la GPA.

    Chateau


    Il était une fois un couple d’homosexuels australiens qui passèrent commande auprès d’une jeune femme thaïlandaise, pour leur faire un bel enfant. Des examens en cours de grossesse révélèrent la présence non pas d’un bébé mais de deux : une petite fille en bonne et due forme et un petit garçon atteint de trisomie 21. Ah ben non, alors ! Mais, croyante, la maman porteuse âgée de 21 ans refusa d’avorter, en d’autres termes ne voulut pas subir de triage d’embryon et, comme la nature l’avait prévu, mit au monde les jumeaux.
    Eh bien, non seulement les Australiens mécontents embarqueront la petite fille en abandonnant le petit garçon malchanceux aux bons soin de sa mère, mais ils ne paieront que pour la bonne moitié de la transaction. À la jeune Thaïlandaise de prendre en charge les frais du bébé handicapé.
    Ne pensez pas qu’il ne s’agit que d’argent, confie-t-elle au Sydney Morning Herald. Si quelque chose tourne mal, personne ne vous vient en aide et si le bébé est abandonné de la société, nous devons en prendre la responsabilité. »
    Nous voici donc devant l’une des conséquences dramatiques et parfaitement prévisibles de l’autorisation de la GPA. Mais pourquoi, me direz-vous, être choqué par cette demande d’avortement quand elle émane d’un couple d’homosexuels et la comprendre quand il s’agit d’un père et d’une mère ? Parce que dans le premier cas, qu’on le déplore ou non, on est face à une situation de marchandage : un client, un produit. Alors que pour les seconds, il s’agit avant tout d’un problème de conscience : « Est-on assez solides pour faire face ? » « L’amour suffira-t-il ou trop de difficultés finiront-elles par l’éroder ? » « Et les frères et les sœurs ? »
    Bref, à des questions d’ordre existentiel et moral s’oppose le « satisfait ou remboursé » qui est le critère unique du marchandage.
    La procréation est devenue une pratique consumériste : l’enfant est un produit auquel on a droit », confiait Jacques Testart – l’un des pères d’Amandine, le premier bébé-éprouvette – au journal La Croix, en avril dernier. Un droit qui passe par celui de vouloir obtenir un enfant « de qualité », et de « façon manufacturée » (dérives déjà observées dans des pays étrangers), ne croyait pas si bien dire le professeur de biomédecine. La procréation médicale avec le triage des embryons qui s’ensuit, si elle permet aux couples à risque d’éviter de transmettre de graves maladies génétiques, aboutirait à sélectionner le futur enfant selon le sexe, des critères esthétiques spécifiques, lesquels – dans l’hypothèse pessimiste – engendreraient « une restriction de la diversité avec, à terme, l’anéantissement de l’espèce humaine », prévient encore le professeur.
    Et pas d’élitisme esthétique et physique sans moyens financiers : « Nous irions ainsi vers une humanité à deux vitesses. Certains hommes seraient améliorés par diverses techniques, tandis que d’autres resteraient sur le bord de la route. »
    Exactement ce que vient de faire ce couple d’Australiens homosexuels à leur petit garçon. Pas d’état d’âme dans le marchandage.

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EupZkyAVklokFEKzsl.shtml