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France et politique française - Page 4225

  • Exclusif: David Van Hemelryck nous parle du 14 juillet et de la progression de Hollande Démission

    Cela fait déjà plusieurs semaines qu’on entend parler d’un 14 juillet agité pour François Hollande alors que sa cote de popularité reste toujours au plus bas. On parle de sifflets sur les Champs-Élysées lors du passage de François Hollande mais personne ne sait ce qui va réellement se passer. Nous avons pu interroger David Van Hemelryck, initiateur de Hollande Démission, qui a accepté de répondre à nos questions et de nous apporter des précisions.

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    Pour le 14 juillet, David Van Hemelryck « encourage tout le monde à participer » mais il n’y aura aucune consigne : « il n’y a pas de précisions sur le comment. J’ai confiance dans le courage et la créativité des Français. » Ce sera donc d’autant plus dur pour les pouvoirs publics de se préparer. Mais l’après-midi, une manifestation devrait avoir lieu pour agir dans un cadre juridique : « elle aura le nom symbolique de Fête de la Démocratie. On veut dénoncer le caractère oligarchique du pouvoir qui se moque de l’opinion du peuple. » Pour l’heure, il n’y aucun lieu de prévu et on reste au stade de la discussion avec la Préfecture de Police de Paris. Les possibles manifestants peuvent s’informer sur une page Facebook créée pour l’occasion. David Van Hemelryck veut rassembler : « on invite le plus largement possible de monde à venir à la manifestation. Mais pour le moment, on s’avance seul. On n’a eu aucune proposition des volontaires de nombreux mouvements contestataires traditionnels mais on a un retour de la base. » Toutefois il reste confiant : « on commence à sentir les signes d’une mobilisation. »

    Pour l’été, la banderole aérienne devrait faire son retour : « on attend qu’il y ait plus de monde sur les plages. On a pu faire quatre passages dans le Var car il y a déjà beaucoup de gens. » Le site de Hollande Démission propose désormais des packs militants, à différents prix, vendus à perte : « c’est important que les énergies puissent se mobiliser. On donne aux militants le moyen de le faire. » David Van Hemelryck confirme que le mouvement Hollande Démission est en progression depuis un an : « en partant de zéro, il y a eu un travail de notoriété. On était considéré comme marginal, un mouvement périphérique de La Manif Pour Tous et du Printemps Français. Aujourd’hui, on est connu par au moins un million de Français. » Il se félicite d’autant plus de cette croissance de notoriété qu’il affirme n’avoir reçu aucun soutien financier et qu’il ne peut compter que sur des dons. Mais ce n’est pas sa seule satisfaction : « la rhétorique Hollande Démission commence à s’imposer. Elle devient une hypothèse sérieuse et elle est reprise par des hommes politiques comme François Bayrou ou Hervé Morin. »

    Pour l’instant le gouvernement laisse plus ou moins tranquille David Van Hemelryck : « il se restreint et il est obligé de reculer car il ne peut pas agir de manière trop choquante et impunément même s’il cherche à nous mettre des bâtons dans les roues.» Après plusieurs péripéties judiciaires et menaces d’amende, il a pu récupérer sa voiture Hollande Démission. Pour David Van Hemelryck, le gouvernement : « a plutôt peur des Français en général et qu’ils commencent à se rallier sous le slogan Hollande Démission. »

    Source: Media-Presse-Info

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/exclusif-david-van-hemelryck-nous-parle-du-14-juillet-et-de-la-progression-de-hollande-demission_111150.html#more-111150

  • Bernard-Henri Lévy sous l’emprise de la drogue

    Bernard-Henri Lévy, dit BHL, maître à penser psychédélique ? Sa compagne Arielle Dombasle confirme au cours d’un entretien télévisé que le philosophe préféré des mondialistes a recours à des substances chimiques.

  • Le Pacs, une étape dans la dénaturation du mariage

    À entendre ses promoteurs, le Pacte civil de solidarité (Pacs) n'aurait jamais dû être ce qu'il a été : une étape décisive vers le mariage inverti et l'adoption d'enfants par des homosexuels.

    « Le gouvernement ne veut pas créer un mariage bis, et encore moins permettre à des homosexuels de pouvoir adopter des enfants ou d'avoir recours à la procréation médicalement assistée. » Promis-juré-crachouillé ! Cette affirmation est datée du 17 septembre 1998, quelque temps avant que l'Assemblée nationale n'examine la proposition de loi sur le Pacte civil de solidarité (pacs) et signée par un prédécesseur de Christiane Taubira, Madame le garde des Sceaux Elisabeth Guigou.

    À la même époque, celle-ci déclarait encore plus catégoriquement : « Le pacs est radicalement différent du mariage parce qu 'il n 'est pas question, ni aujourd'hui ni demain, que deux personnes physiques du même sexe, quel que soit leur sexe, puissent se marier. Je soutiens, comme de nombreux psychanalystes et psychiatres, qu'un enfant a besoin pour sa structuration psychique, sociale et relationnelle d'avoir face à lui pendant sa croissance un modèle de l'altérité sexuelle, un réfèrent homme et un réfèrent femme. »

    Renversement de la vapeur

    En 2012, pourtant, le ton avait quelque peu changé. Sans vergogne ni fausse pudeur, la même Elisabeth Guigou avouait qu'elle avait volontairement trompé les Français : «Al 'époque, l'important était défaire passer le pacs. Il y avait une résistance farouche au pacs, mais aussi dans la société avec des manifestations, des débordements verbaux inadmissibles... Donc, l'important, c'était de dissocier le pacs du mariage, sur le plan légal et sur le plan symbolique. (...) Aujourd'hui, j'ai évolué sur le mariage, j'ai considéré, en parlant avec les associations que, dès lors qu'il s'agissait de consentement mutuel entre deux adultes, il n 'était pas possible de refuser une égalité des droits. » Quid, alors de l'adoption ? « La société a beaucoup évolué, moi-même je garde mes interrogations sur l'adoption; il faut trouver comment écrire dans le code civil comment s'organise la filiation d'un enfant qui est adopté par un couple homo », dit-elle. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le ton a changé...

    Une folle rumeur ?

    Contrairement à ce que prétend l'ancien ministre de la justice, la société a-t-elle beaucoup « évolué » ? Rien n'est moins sûr, à en juger par l'immense mouvement de protestation qui s'est levé contre la loi Taubira dénaturant le mariage. Et les importantes manifestations qui avaient à l'époque été organisées contre le Pacs (100000 personnes à Paris en février 1999, des Invalides au Trocadéro) rassemblaient déjà des foules qui ressemblaient beaucoup à celles qui sont redescendues battre le pavé en 2012, jusque dans leurs slogans : « Deux mamans ou deux papas : bonjour les dégâts ! »

    Les élus locaux s'étaient, à l'époque, eux aussi mobilisés et l'Evénement du jeudi, journal de la gauche moderne, libertaire et friquée, s'indignait contre une pétition anti-pacs signée par 14000 maires, que le journal alors dirigé par Georges-Marc Benamou qualifiait d'« intox réac ». Dans son éditorial, ledit Benamou écrivait : « C'était un mensonge qui courait les campagnes et les villes françaises. C'est très vite devenu une rumeur, une panique chez les gens de bonne réputation : "le mariage homosexuel allait être légalisé." Comme toutes les rumeurs, elle est folle, elle est fausse, elle s'insinue, elle enfle jusqu'à faire autorité, depuis six mois, dans les journaux convenables et dans un certain monde politique. » En fait d'intox, la presse de gauche se posait là : les sondages, publiés notamment dans Libération, « montraient » que 60 %, voire 80 % des Français étaient favorables au Pacs. Au cœur du lobby militant en faveur du pacs, se trouvait déjà un certain Pierre Berge...

    Du Pacs au mariage pour tous

    La loi votée, le 13 octobre 1999, et la pression médiatique retombée, les pouvoirs publics ont pu croire que les Français avaient avalé la « pilule » du Pacs. D'autant plus que les « hétérosexuels » paraissaient eux aussi l'avoir adopté : en 2007, Patrick Festy, démographe à l'Ined, estimait que 15 % seulement des pactes civils de solidarité étaient signés par des homosexuels ; en 2008, selon l'Ined, 95 % concernaient les couples hétérosexuels. Entre le concubinage et le mariage, le Pacs était en somme devenu une sorte d'union à responsabilité limitée, qui en venait pour cette raison à concurrencer le mariage : « Il est plus facile de se dépacser que de divorcer », expliquait Patrick Festy dans Le Parisien : une façon de mettre l'amour au conditionnel.

    Les hiérarques socialistes ont donc pu croire que la loi sur le pseudo-mariage entre personnes de même sexe passerait sans faire de vagues, dans le sillage du Pacs : en quoi, ils se sont trompés. D'une part, le Pacs n'ouvrait pas immédiatement la porte à l'adoption d'enfants par les homosexuels - même si l'on savait que cette revendication constituerait l'étape suivante; et d'autre part, il ne portait pas aussi directement atteinte à l'institution du mariage. Néanmoins, le Pacs s'inscrivait déjà dans la stratégie progressiste du grignotage et a constitué une étape décisive vers la légalisation du prétendu mariage homosexuel.

    C'est pour cette même raison que l'idée deContrat urbain de cohésion sociale, avancéepar Hervé Mariton dans le cadre de la protestation contre la loi Taubira, n'était pas recevable, ce « Cucs » renchérissant sur le Pacs sansgrande utilité, ni surtout sans en remettre encause la logique dangereuse.

    Hervé Bizien monde & vie  11 juin 2014 

  • Que vaut la vie d’une institutrice pour la caste journalistique ?

    Vendredi soir, le JT a donné plus d'importance à Benoît Duquesne et au foot. Cherchaient-ils à justifier leur réputation de caste nombriliste et déconnectée ?   

    Vendredi 4 juillet au soir, la France est éliminée en quart de finale par l’Allemagne. Le journal de Laurent Delahousse sur France 2, après avoir annoncé ses deux titres – élimination de la France du Mondial et institutrice poignardée à mort par une mère d’élève à Albi – ouvre en réalité sur une autre disparition: celle du journaliste Benoît Duquesne. L’émotion de Laurent Delahousse parlant de son confrère est palpable.

    Puis on passe au foot : près d’un quart d’heure d’hystérie collective en direct de Rio, de Paris, de Marseille, de Berlin, et même du camping de la sœur de Mathieu Valbuena (sic).

    20h13. On passe enfin à Albi, où là aussi l’émotion est au rendez-vous. Figurez-vous que c’est affreux car les enfants ont assisté à la scène qui s’est déroulée dans la salle de classe et qu’en plus c’est la veille des vacances. Mais rassurez-vous, braves gens, on a dépêché une cellule de soutien psychologique de vingt personnes, et surtout, c’est le ministre Benoît Hamon, venu sur place, qui nous le dit : il s’agit d’un acte isolé. La mère de famille, dont on ne saura pas le nom (on me souffle qu’elle se prénomme Rachida), souffrait de « troubles psychologiques ». On interroge ses voisines – des Musulmanes voilées – qui témoignent de leur consternation : « Elle était normale avec nous », « on n’ aurait jamais pu imaginer »…

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  • "Je commence à être fatigué des leçons de M Juppé"

    Henri Guaino a dit tout le mal qu'il pense de l'ancien repris de justice ;

    "Pour donner des leçons de morale, il faut être exemplaire". "Je commence à être fatigué des leçons de M Juppé". "Je croyais que les épreuves de la vie avaient enfin débarrassé Alain Juppé de cette épouvantable arrogance, cet insupportable mépris dont il accable depuis toujours ceux qui sont en désaccord avec lui. Force est de constater que non".

    Michel Janva

  • Pénible avènement du compte pénibilité

    D'excellents auteurs considèrent l'homme comme impropre au travail. Ils en donnent pour preuve qu'une telle activité le fatigue. Que le gouvernement Valls ait donc fait, plus ou moins, machine arrière sur la question de la "pénibilité" n'étonnera que deux catégories de citoyens. Cela surprend d'une part ceux qui, permanents syndicaux ou journalistes, n'exercent plus, depuis longtemps ou depuis toujours, la moindre tâche physiquement astreignante.

    Mais on ne doit pas écarter la deuxième catégorie, qui croit encore au souffle d'énergie de la nouvelle combinaison ministérielle. Soulignons en effet que, coiffée par le surmâle catalan, elle n'a, malgré ses grands airs, n'a rien accompli depuis sa nomination le 31 mars. Elle demeure, quoi qu'on en pense essentiellement arrimée au char mou du successeur d'Armand Fallières, glorieux président de la Troisième république et des derniers Mérovingiens, ceux qu'on appelait les rois fainéants.

    Si l'on entend en revenir au dossier du travail dit "pénible", on doit se plonger dans l'observation du monde réel, ce qui implique de sortir tant soit peu des romans et sermons de Victor Hugo ou Jean Jaurès.

    Le monde réel c'est celui du marché libre, dont la logique économique finit toujours pour s'imposer contre toutes les utopies sociales en chambre.

    Dans l'Humanité du 12 octobre 1950, par exemple, on pouvait lire en première page un grand discours de Kim Il-sung, que le journal appelait alors "Kim Ir-sen", président du gouvernement coréen et commandant en chef de l'armée "populaire". Photographié en complet veston il déclarait de façon martiale : "combattez farouchement, malgré toutes les difficultés jusqu'à la victoire finale." En observant aujourd'hui les images de son petit-fils Kim Jong-il héritier du trône nord-coréen et dirigeant inoxydable du parti communiste, on peut se demander quand même quel rapport ces gens-là ont jamais pu entretenir avec le travail "pénible". La réponse se trouve dans les concepts fabriqués par la propagande communiste et ses prolongements littéraires misérabilistes.

    Dans les trois colonnes voisines, en effet, sur cette première page, le lecteur de "L'Huma" pouvait lire l'annonce, d'un "important rapport de Benoît Frachon au comité national de la CGT".

    Rappelons-le, à ceux qui l'ignoreraient aujourd'hui, que le secrétaire général de la Centrale syndicale siégeait à cette époque de façon clandestine au bureau politique du parti communiste. Que recommandait alors, en cet automne 1950, le syndicaliste et militant stalinien ? Certes dans le corps du texte, en page 4 sur 5 colonnes on retrouve, contre le plan Marshall mots pour mots les même arguments que l'on utilise aujourd'hui contre le projet de traité transatlantique. Mais sa première préoccupation allait à la défense de Henri Martin. Et à l'autre bout de la même première page du même quotidien, on apprenait en effet que "les travailleurs parisiens se rendront nombreux, demain soir à la Mutualité, pour attester leur solidarité avec Henri Martin… Ils exigeront que l'on mette fin sans délai à l'expédition inconstitutionnelle contre le Viêt-Nam."  Certains  se demanderont d'ailleurs si la grande salle de la Mutualité, qui ne contient de nos jours 2 500 personnes qu'avec difficulté, n'a pas quelque peu rétrécis en 60 ans, à moins que les "travailleurs parisiens", affectés n'en doutons pas à des tâches [très] pénibles, n'aient, dès cette époque répondu qu'à une définition métaphorique : dans le discours marxiste on a toujours appelé classe ouvrière l'ensemble de ceux qui témoignent d'une conscience prolétarienne, même s'ils n'ont jamais pointé à l'usine usine. Dans "Les Temps modernes", Jean-Paul Sartre, qui lui-même n'avait jamais travaillé de ses mains laissait ainsi le glorieux porteur de valise du FLN Francis Jeanson, qui n'a jamais, quant à lui, pensé qu'avec ses pieds théoriser brillamment le sujet..

    De ce point de vue donc, le concept de pénibilité, tel qu'on cherche à l'introduire en ce moment dans la nième pseudo-réforme des retraites étatisées, doit être tenue pour une simple variante de la même rhétorique.

    Concrètement sur un marché libre et contractuel du travail la rémunération spécifique des tâches les plus difficiles se résout dans le niveau plus élevé des salaires.

    Notre pensée ne doit donc pas aller aux petits bureaucrates du syndicalisme subventionnaire à la française. On citera ici plutôt l'exemple des mineurs de cuivre chiliens. Leur tâche se révèle infiniment plus pénible et dangereuse que celles jamais accomplies par les négociateurs de la conférence sociale française qui se réunira en cette fin de semaine sous la houlette de François Hollande. En contrepartie ils sont les travailleurs les mieux payés de leur pays.

    Arrêtons-nous évidemment, de peur d'être accusé de faire l'apologie d'un pays "ultralibéral". Son économie n'a-t-elle pas été redressée par les [affreux] Chicago Boys de 1975 ? Leurs réformes produisent, cependant, depuis bientôt 40 ans leurs effets positifs, au point qu'elles paraissent intangibles, pour l'essentiel, même aux yeux de la présidente actuelle [socialiste] Mme Bachelet.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/07/penible-avenement-du-compte-penibilite.html

    Remarque

    Un de mes lecteurs et amis, sur Face Book, me faisant remarquer que "les mineurs chiliens sont des salariés du gouvernement, les mines lui appartenant." Je répond que certes dès 1966 la Codelco avait été rachetée à 51&bsp;% par le gouvernement (démocrate chrétien) chilien, avant Allende, pour des raisons indépendantes du prétendu "modèle social". Depuis le XIXe siècle, les revenus miniers (royalties ou bénéfices) constituent une ressource essentielle de l'État chilien. Cela ne change rien au fait que les mineurs ne sont pas considérés en fonction d'un "compte pénibilité en vue de la retraite" mais rémunérés par des salaires élevés et justifiés. Ce sont de véritables travailleurs. Ils n'ont pas été fonctionnarisés. Je citais cet exemple en pensant à l'image très forte de leur navette entre Santiago et le désert d'Atacama, qui me venait à l'esprit au fil de la plume. On pourrait en donner de bien meilleurs, ils sont innombrables dans le monde. On voudra bien excuser la superficialité de cet article de humeur. J'ajoute quand même que la très importante "Mine d'Escondida", par exemple, est privée et rapporte beaucoup d'argent à l'État chilien sous forme d'impôts.

  • Expulsion des grévistes de la faim à l'hôpital de Garches

    Michel évoquait il y a quelques jours, cette initiative lancée par des parents d'enfants hospitalisés au service pédiatrique d'oncologie de l'hôpital de Garches. Cette grève de la faim a pour objectif d'obtenir une issue à la situation dans laquelle se trouve les enfants qui sont suivis aujourd'hui par le professeur Nicole Delépine dans un service qui doit fermer ses portes sans alternative autre que d'intégrer les services classiques qui ne proposent pas le même traitement.

    Ce matin, les forces de l'ordre sont venus les expulser de la chapelle où les quatre personnes étaient venues se réfugier, après 10 jours passés à subir le harcèlement de l'APHP. Les parents sont choqués de voir que la seule réponse à leur demande est désormais la force. Plusieurs enfants en rémission ou guéris par le traitement utilisé par Madame Delépine sont venus soutenir ce matin les grévistes, et se sont retrouvés bloqués aux grilles d'enceintes. Parmi les soutiens, certains parents sont entrés pour voir leurs enfants hospitalisés mais ont été repris par les CRS présents sur place et évacués.

    Ce réflexe d'envoyer la police expulser ceux qui défendent pacifiquement les enfants commence à être récurrent chez ce gouvernement. Espérons que le geste de ces personnes soit entendu, et qu'un réel débat soit mené pour permettre aux parents le choix du traitement qu'ils souhaitent pour leurs enfants, et leur permettre également le refus des expérimentations menées sur les enfants dans le cadre des protocoles proposés partout ailleurs en France.

    Carole d'Hombelois

  • La réforme territoriale : « il faut penser mondial et agir local »

    L’espace Bernanos accueillait mercredi 2 juillet 2014, l’Institut Thomas More et le Cercle Charles Péguy pour une conférence sur « La réforme territoriale : pour quoi faire ? ». L’initiative a regroupé les familles de la droite « libérale conservatrice[1] » et réunissait Hervé Gaymard (Député UMP de Savoie et Président du Conseil Général de la Savoie),Gérard-François Dumont (Géographe, professeur à l’université à Paris 4-Sorbonne) et Jean-Christophe Fromantin(Député-maire UDI de Neuilly-sur-Seine) pour débattre sur les enjeux de cette réforme dont le projet a été présenté au Conseil des Ministres le 18 juin.

    Les intervenants se sont accordés sur la nécessité de réaliser une réforme des collectivités territoriales mais ont également rejeté – de concert – la manière avec laquelle le gouvernement menait actuellement  le projet. La simplification du réseau administratif, les économies attrayantes et une décentralisation des activités peuvent paraître des atouts séduisants de la loi, à condition que cela soit mené de manière intelligible et justifiée.

    Hervé Gaymard a tenu à dénoncer les idées reçues quant aux bénéfices de cette loi ; les économies promises par ce projet de loi seraient un leurre, engendrant surtout des restrictions budgétaires sur les services à la population. Le député, qui sera également rapporteur de la loi à l’automne, souligne qu’elle ne tient pas compte de la diversité du territoire[2] et que la création de tels nano-états fait fi des préoccupations sociales et identitaires ; qui peut, par exemple, revendiquer une identité Rhône-Alpine ? La désignation des élus par les partis s’inscrira également dans cette absence totale d’intérêt de la population locale. Les solutions proposées par l’élu sont le retour des conseillers territoriaux, le renforcement des compétences obligatoires en région et la valorisation de la région suivant son domaine de compétence (culture, tourisme, …) afin que la décentralisation soit active et efficiente.

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