France et politique française - Page 4244
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TVL : Journal du 22/07/2014
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Pogrome, Intifada, une vraie guerre sur notre territoire ! (Présent n° 8150)
C’est une vraie guerre qui s’installe sur notre territoire
Il y a quelques jours, revenant ici même sur les “débordements” (manière lénifiante de dire les choses) provoqués en France (en Algérie, chacals et fennecs font oreille basse…) par les supporters ou supposés tels des Fennecs, j’écrivais qu’ils annonçaient, à terme, une sorte de nouvelle guerre d’Algérie. Sur notre sol.
Un lecteur, qui m’avait alors écrit que j’allais peut-être « un peu loin »,m’a envoyé un courriel après les tentatives de pogrome du 13 juillet et les scènes d’Intifada du 19 en plein Paris : « Des milliers de musulmans occupant le pavé de nos villes, des assauts avortés de justesse contre deux synagogues, des scènes de guérilla, des cris de haine, une police débordée… Je crois que vous avez raison. » (1)Après ces deux (premières) démonstrations de force – et écoutez-moi bien : ce n’est qu’un pâle début –, nous vivons les prémisses de soulèvements islamistes de plus en plus violents. Et qui ne concerneront pas la seule communauté israélite, bien sûr.
Un échantillonnage des slogans lancés place de la République et place de la Bastille le 13 juillet résume bien l’état des lieux : “Mort aux juifs !” ;“Mort aux ashkénazes !” ; “Sales Blancs (sic) ! ” ; “Hitler avait raison ! ” ; “ On va vous cramer ! ” ; “Nique la France !” ; “Jihad ! Jihad ! Jihad !” ; “La Palestine doit finir le boulot (commencé par Hitler) ! ” ; etc.
A l’appel de la prière, place de la Bastille, des milliers de manifestants ont répondu comme un seul homme : « Allah Ouakbar ! ». Rappelons que, pour les musulmans, un territoire, quel qu’il soit, où la prière a été physiquement dite au nom d’Allah devient automatiquement dar al-islam(terre musulmane).
Dans la foule, outre les drapeaux palestiniens, des keffiehs, de nombreux drapeaux algériens (les mêmes que lors des manifs pour les Fennecs ou que celui mis à l’honneur sur les Champs-Elysées), tunisiens, irakiens. Des pancartes à la gloire du Hamas et des Frères musulmans. Une réplique du missile palestinien qui s’est écrasé sur une crèche israélienne. Des femmes à la Belphégor comme s’il en pleuvait.
Cela, c’était le 13 juillet. Le 19, alors que la manif pro-Hamas, pro-Jihad islamique, pro-Frères musulmans, avait été interdite, ils sont passés en force. A partir de Barbès qui, depuis longtemps, est devenu un territoire occupé (2). Avec plus de vingt policiers blessés pour une poignée d’interpellations. « Des scènes de guerre civile », témoigne un policier. « Jamais vu ça en quinze ans de carrière », témoigne un autre. Les émeutiers ? « Des troupes composées largement de Français (sic)d’origine maghrébine et turque ». Aux cris de : « Nous sommes tous des Palestiniens ! ». Vraiment ? Alors qu’ils se tirent et vite !
Avec une mobilité qui ne relève pas de la seule improvisation (3), ils étaient partout : à Barbès, Gare du Nord, rues de Rochechouart, Pétrelle, Faubourg-Poissonnière, jusque dans le jardin des Halles en plein centre de Paris…
J’ai, sous les yeux, des dizaines de photos de ces “événements”. Des femmes voilées qui youyoutent à pleine gorge. Des visages tordus par la haine. Des centaines de “jeunes” (des “Français”, comme les supporters des Fennecs, des bi-nationaux comme dit la grosse presse). A qui il faut poser – et vite – la question : « Musulmans de France, qui êtes-vousd’abord ? Français ou d’abord musulmans ? »
Le nouveau grand rabbin de France, Haïm Korsia, n’a pas tort qui déclare (ce que nous répétons depuis des années et seuls bien souvent) : « Je crois qu’il faut oser dire les choses, sinon c’est l’ensemble du système qui constitue la société française qui s’écroule : c’est une haine de la France, une haine du vivre ensemble. »
Et ce n’est pas, comme le disent Hollande et Valls, ces deux gogols bisounours, « le conflit israélo-palestinien qui s’importe en France ». C’est la mise en place, la terrifiante mise en jambes, la répétition (les manifs pour les Fennecs furent des signes avant-coureurs) d’une véritable armée islamiste. Il va falloir – sinon à choisir de disparaître – l’écraser avant qu’elle nous écrase.
Il y a des millions de musulmans en France. Un bon nombre ayant la nationalité française. Dont, on veut bien le croire, une majorité de gens paisibles et loyaux. Mais si seulement 10 % de ces millions décidaient de passer à l’action le même jour, à la même heure, partout en France, on fait quoi ? On envoie quelques pauvrettes compagnies de CRS qui, on l’a vu samedi dernier, ne font pas le poids ?
Alain Sanders
(1) Des scènes de guérilla urbaine ainsi résumées par Le Nouvel Observateur : « Safari pro-palestinien dans les rues de Paris ». Le problème, c’est que nous sommes le gibier…
(2) Les supporters des Fennecs s’y étaient déjà “illustrés” comme en pays conquis.
(3) Mais aussi des logistiques trotskiste du NPA et stalinienne du PCF. Ce dernier fait partie des organisateurs dont les “autorités” invoquent le « sérieux » pour autoriser le défilé anti-israélien de ce 23/7 !
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Et si on remplaçait Gaza par le Kosovo ?
Ce n'est pas en trouvant refuge dans un vote trop souvent stérile que Français et Européens retrouveront leur fierté et imposeront leur vision du monde sur leur propre sol. C'est en reprenant la rue.
Des milliers de manifestants qui manifestent dans les rues de Paris en solidarité avec Gaza, avec le Hamas, avec la Palestine, malgré une interdiction préfectorale.
Des centaines d’individus qui se mettent à tout casser et à s’attaquer à la fois aux symboles de la République française (policiers blessés, matériel urbain détruit) mais également aux symboles de « l’agresseur » juif (tentative d’attaque contre la synagogue de Sarcelles ou celle de la Roquette la semaine dernière) qui serait forcément pro-israélien.
Ces milliers d’individus qui manifestent pour ceux qu’ils appellent « leurs frères » sont néanmoins rentrés (hormis la petite cinquantaine d’interpellés) bien au chaud dans le confort de la vie parisienne pendant que « leurs frères » continuaient de mourir sous les bombes à Gaza.
Le courage politique, pour ces individus, serait de prendre un aller simple pour la Palestine, et d’y combattre. C’est d’ailleurs ce que font des juifs de France désireux de quitter le pays et d’aller se battre pour Israël.
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Encore une inégalité entre les hommes et les femmes
Mais que fait donc Najat Belkacem ? Dans son édition d’août, le magazineScience et Vie l'affirme sous le titre « Médicaments : ils soignent mieux les hommes que les femmes » : les médicaments n'ont pas les mêmes effets selon le sexe. Ainsi, les femmes seraient davantage victime des effets secondaires que les hommes.
Il faut vite mettre l'industrie pharmaceutique au pas contre ce stéréotype médical.
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Mais surtout pas d'amalgame, hein
Le député socialiste du Val-d'Oise Philippe Doucet réussit la prouessed'amalgamer les émeutiers du week-end dernier avec les manifestants de La Manif Pour Tous :
"Aujourd'hui, il y a des débordements dans toutes les manifestations. Il y a des extrémistes de tous bords dans les mouvements. Il y en a eu lors de la Manif pour tous. Ils profitent des événements pour casser dans les magasins. Après, on peut avoir son point de vue sur chacune des manifs. Mais il faut condamner les débordements, comme lorsque les agriculteurs ont saccagé le bureau de Dominique Voynet lorsqu'elle était ministre de l'Écologie. Quand Civitas manifeste devant l'Assemblée nationale ou quand des jeunes s'en prennent aux forces de l'ordre, je trouve ça inacceptable. Mais si on interdit la manifestation de soutien à la Palestine, pourquoi autorise-t-on celle de la Manif pour tous ? Je pense que dans ce cas précis, Valls et Cazeneuve ont pris en compte la commémoration de la rafle du Vel-d'Hiv qui avait lieu le lendemain."
Quelqu'un peut rappeler combien de voitures ont été brûlées, combien de commerces ont été détruits lors des débordements des Manifs Pour Tous ?
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Mélenchon veut faire une pause, et pense que Marine Le Pen « va y arriver »
Le leader du Parti de gauche annonce qu’il veut prendre, provisoirement, ses distances avec la vie politique. En 2017, Marine Le Pen « a une chance » et « va y arriver », dit-il.
Jean-Luc Mélenchon se faisait très discret depuis plusieurs semaines. En mars dernier, il disait sur RTL à quel point il était « épuisé » par la vie politique. « Là j’ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles », annonce-t-il mardi au site Hexagones.fr, nouveau site d’information. « À un moment, il faut s’arrêter de courir », précise l’eurodéputé. Ce dernier veut que « le niveau de pression sur (lui) baisse. Ça fait cinq ans que ça dure et ce n’est pas bon. »
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Expulsion des émeutiers
Interrogé par Valeurs actuelles sur les émeutes de ce wek-end, le député UMP Guillaume Larrivé demande :
"Au plan opérationnel, la difficulté du préfet de Police à maintenir l’ordre public à Paris est plus qu’une maladresse. Je ne comprends pas qu’il y ait eu à Barbès aussi peu d’interpellations. Des instructions doivent être données par la hiérarchie préfectorale, en temps réel, aux forces de l’ordre. Le dispositif policier doit être adapté en conséquence.
Au plan juridique, des mesures administratives et judiciaires d’une grande fermeté doivent être prises. S’il apparaît que des étrangers ont participé aux émeutes, il appartient au ministère de l’Intérieur de préparer sans délai des mesures d’expulsion pour trouble à l’ordre public. Christiane Taubira, le garde des Sceaux, doit quant à elle sortir de son silence passif. Elle doit prendre une circulaire de politique pénale demandant au parquet de requérir des peines de prison ferme ou d’interdiction du territoire contre les émeutiers."
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L’UMP, un mort vivant : après, le Front national ? Un Mai 68 « de droite » ? Par Guillaume Faye
Inutile de revenir sur l’autodestruction de l’UMP et ses détails sans intérêt, qui allient magouilles financières, détournements de fonds, combats des vieux chefs, avidité des jeunes chefs, opacité, programme politique invisible et déficient, qui part dans tous les sens. Une comédie digne de Feydeau.
Pourtant, face au pouvoir socialiste dévalué, l’UMP avait un boulevard. Mais, quand on ne possède ni talent ni idées claires, et surtout ni honnêteté civique, rien n’est possible. La plupart des dirigeants de l’UMP ne sont pas au niveau de ce que devrait être un parti de gouvernement, surtout face à la situation catastrophique de la France. Ce sont despoliticiens (et non pas des politiques), au niveau de ceux des IIIe et IVe républiques moribondes ; ceux que De Gaulle avait voulu balayer. Et dire, paradoxe tragi-comique, que bien des caciques de l’UMP se réclament du ”gaullisme” …
La chance extraordinaire de la gauche au pouvoir est d’avoir en face d’elle des pieds nickelés dans un panier de crabe. Jamais on n’avait vu cette configuration : un gouvernement et une majorité au pouvoir en plein naufrage face à un parti d’opposition lui aussi en train de sombrer. Évidemment, tout le monde se demande : est-ce que le FN va tirer les marrons du feu ?
Symptôme très intéressant : Le Figaro, qui avait toujours été un soutien assez solide de l’UMP, publie ce billet assassin d’Ivan Rioufol sous le titre« En finir avec l’UMP » (11/07/2014) : « Ne pas compter sur l’UMP pour apporter la contradiction. Les soupçons sur les détournements de fonds liés à l’affaire Bygmalion, ajoutés aux dernières révélations sur les gaspillages dans la gestion du parti achèvent de décrédibiliser l’opposition qui était déjà en panne d’idées. Voir ses dirigeants s’écharper dans de sordides règlements de comptes révèle la petitesse de leurs intérêts. Il ne reste plus à l’UMP et à ses caciques qu’à disparaître. La refondation de la droite est une urgence. Elle l’oblige à ravaler son mépris pour les ”populistes” qui avaient vu juste ». Autrement dit : la véritable opposition, le véritable recours ne seraient-il pas le Front national ? Poser cette hypothèse, de la part d’un journaliste phare du Figaro, qui n’a jamais marqué la moindre connivence avec les idées de l’ ”extrême droite” en dit long sur la dédiabolisation du nouveau FN de Marine Le Pen et sa légitimation.
Bien entendu, le FN se frotte les mains de cette décomposition de l’UMP. Le ” centre ” aussi : mais, hélas pour lui, la planète centriste, UDI et Modem confondus, est un petit astre noir, sans le moindre éclat. Ce ventre mou est illisible : où est le programme ? Où est la stratégie ? De plus les personnalités des Bayrou, Borloo, Morin et consorts s’apparentent aussi à celles de politiciens rad-socs combinards, maniant la langue de coton, totalement déconnectés des enjeux et des attentes du peuple. Inexistants. Avant d’aborder la question du FN comme recours principal, examinons trois autres hypothèses :
La première est celle d’une refondation de l’UMP, avec changement de dénomination (encore une…) autour de Nicolas Sarkozy élu à sa tête, s’employant à nettoyer les écuries d’Augias, et se présentant à la présidentielle de 2017. Problème : même populaire chez les militants UMP, Sarkozy est plombé. Comme une fausse vierge. En France un ancien président battu qui fait son retour est très handicapé, ce que Giscard avait compris. Seconde hypothèse, pas incompatible avec la première : l’UMP explose entre centristes et droitiers, avec plusieurs nouveaux partis à la clé. Chacun dirigés par un cacique ou un quadra, avec sa clientèle. MM. Juppé et Fillon s’agitent beaucoup sur ce scénario, comme bien d’autres petit bras. Troisième hypothèse : la recomposition et le renouveau du PS ? Monteboug et Valls, candidats à la succession de Hollande, ne sont que des brasseurs de phrases impuissants. Mais tout de même, une possibilité existe…Les Français sont si pusillanimes…
Il est peu probable que l’UMP n’éclate pas. Le signe de son agonie est la colère des militants et surtout leur hémorragie : de 370.000 adhérents en 2007, il est passé à 143.000 aujourd’hui, en baisse constante. La cote de Sarkozy s’érode lentement. Il n’est pas du tout évident qu’il gagne les primaires de la droite pour la présidentielle, s’il s’y présente. Surtout que le poids des ”affaires” contre lui continue. Les jeunes loups de l’UMP ont jusqu’en 2017 pour se refaire une santé. Bien sûr, on a le temps, d’ici 2017 ; beaucoup d’eau peut couler sous les ponts.
Pour reprendre l’analyse d’un autre article de ce blog, le Front national bénéficie d’un avantage en quelque sorte ”négatif” : sa force de captation des électeurs UMP et de gauche déçus plus encore que sa dynamique propre. Le FN prospère sur l’effondrement conjoint de la majorité et de l’opposition institutionnelles. Lorsque l’UMP aura définitivement sombré, le FN pourra alors vraiment devenir le « premier parti de France » ; il se prévaut de cette qualité aujourd’hui avec imprudence : il n’est que le premier parti en nombre de suffrages exprimés aux européennes, ce qui n’est pas la même chose et ce qui est très fragile. C’est un slogan, plus qu’une réalité politique. Sous notre régime, le ”premier parti de France” est celui qui réussit à avoir le plus de députés à l’Assemblée nationale, point final.
En revanche, ses faiblesses sont les suivantes : 1) l’impossibilité d’une alliance électorale avec une autre formation, sauf minuscule et marginale, avec des débris issus de l’UMP ; 2) la faible perspective d’un ralliement de leaders issus de la droite d’une UMP éclatée ; 3) une insuffisance professionnelle de cadres pouvant occuper des fonctions électives et gouvernementales de manière déterminante et efficace ; 4) un programme dont le volet économique est impraticable et qui ne rompt pas avec le mal français de l’économie administrée, corporatiste, fonctionnarisée et étatiste. Seule solution pour réduire le chômage.
Pour engranger un maximum de voix dans la France profonde, qui est son vivier, le FN ne devrait pas seulement amender ce programme économique qui n’est plus crédible auprès de l’électorat populaire, mais se concentrer sur quatre thématiques centrales :1) l’immigration, le communautarisme, l’islamisation, la laïcité, avec le souci non seulement de stopper mais d’inverser les flux migratoires ; 2) la restauration de l’Éducation nationale ; 3) le rétablissement de la sécurité et de la dissuasion pénale ; 4) un discours contre l’actuelle Union européenne crédible et argumenté et non pas l’extrémisme de ses actuelles positions, qui rend sceptique la France profonde ; 5) un discours contre l’économie socialisée et corporatiste, première cause de la stagnation et du chômage.
Quoi qu’il en soit, bien malin qui peut prédire ce qui va se passer d’ici 2017. Dans tous les domaines, la situation empire. Des forces nouvelles peuvent surgir. Nous sommes en face d’un champ de ruines. Comme le suggère André Bercoff dans son roman de politique-fiction estival publié par Valeurs Actuelles, un ”Mai 68 de droite”, impliquant des forces en colère issues de la société civile, est parfaitement envisageable. Une chose est sûre : comme toujours en France, c’est du chaos qu’émergent les solutions. Cela s’appelle la révolution, puisque toute réforme est impossible.
Guillaume Faye
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Impuissants, incapables, menteurs
L’histoire ne prend pas de vacances. Aux portes de l’Europe, les manipulations, provocations et autres combats entre « milices » en Ukraine restent une source d’inquiétude, tandis que les conséquences des menées atlanto-américaines au Proche-Orient ces dernières décennies ne cessent de déployer leurs effets pervers et sanglants. En Syrie, la rébellion menée majoritairement par les djihadistes, soutenus jusqu’à il y a peu par les occidentaux, ne semble plus capable de renverser le régime de Bachar el-Assad, élu officiellement président pour un troisième mandat la semaine dernière. Mais une large fraction du pays est toujours sous la domination des terroristes islamistes. En Libye, l’élimination du clan Kadhafi voulue par Washington, Londres et le trio infernal Sarkozy-Juppé-BHL, a précipité le pays dans le chaos et l’anarchie. Nouvelle illustration de cet état de fait, depuis une semaine les combats font rage autour de l’aéroport de Tripoli entre les milices de Zeitan, alliées au général Khalifa Haftar, et les milices islamistes de la Cellule des opérations des révolutionnaires de Libye.
En Irak, le torrent de sang déclenché par l’agression yankee de mars 2003 ayant conduit à l’élimination du régime baasiste de Saddam Hussein ne semble pas prêt de se tarir. Si la population irakienne, dans son ensemble, paye au prix fort la destruction du régime nationaliste, les chrétiens d’Irak sont clairement une communauté en voie d’éradication totale. « Avant l’invasion américaine de 2003 rappelle Le Monde, plus d’un million de chrétiens vivaient en Irak, dont plus de 600 000 à Bagdad, 60 000 à Mossoul, mais également dans la ville pétrolière de Kirkouk (dans le nord) et dans la cité méridionale de Bassora. La population chrétienne de Mossoul était estimée à 5 000 (douze fois moins qu’il y a dix ans, NDLR) avant la prise de la cité par les djihadistes » de l’Etat islamique (EI) le mois dernier.
Des chrétiens d’Irak aujourd’hui « persécutés », «chassés», «forcés d’abandonner leurs foyers sans pouvoir emporter quoi que ce soit avec eux» (pape François) , auxquels les fous d’Allah « ont ordonné (…) de se convertir à l’islam, soit de payer l’impôt spécial de la djizya ,faute de quoi ils seraient tués s’ils restaient dans le califat ».
« Des habitants sunnites de Mossoul, bravant leur peur de s’exprimer, ont signifié dimancheleur solidarité avec les chrétiens et affiché leurs distances vis-à-vis de l’EI. Des responsables des villes saintes chiites de Kerbala et Najaf, accueillant déjà de très nombreux réfugiés chiites, ont déclaré que les portes de leurs cités étaient ouvertes aux chrétiens ».
Quant à l’opération Rocher Puissant menée actuellement par Tsahal contre la bande de Gaza, visant à réduire fortement les capacités opérationnelles, militaires du Hamas, elle s’est d’ores et déjà soldée par plus de cinq cent mort Palestiniens, dont des femmes et des enfants, et d’un civil et d’une quinzaines de soldats Israéliens. En 2009, le Front National avait dénoncé l’offensive militaire de l’Etat hébreu baptisée Plomb durci. Le vice-président du FN Florian Philippot a souligné de nouveau ce matin sur France 2 qu’ « il faut immédiatement qu’Israël cesse son offensive, il y a un drame social, humain, humanitaire à Gaza », rappelant plus largement que « la solution (au conflit israélo-palestinien) à terme doit être équilibrée entre deux Etats ».
Comme nous le notions la semaine dernière sur ce blogue, comme le disent depuis des années Bruno Gollnisch et les dirigeants du FN, comme l’a souligné de nouveau Florian Philippot, l’importation du conflit israélo-palestinien sur notre sol découle largement d’une « immigration de masse non assimilée ». Il réagissait ici aux nouvelles violences commises en marge des manifestations pro-palestiniennes interdites de Barbés samedi et deSarcelles dimanche -ville dans laquelle des commerces juifs ont été mis à sac parce qu’appartenant à des juifs.
Si selon l’adage bien connu les sociétés multiculturelles sont des sociétés multiconflictuelles, le vice-président du Front a relevé que la «détestable » « communautarisation de la société » « est encouragée par l’UMP et le PS ». « Mais je pense que (lesdites émeutes pro-palestiniennes, NDLR) sont très largement un prétexte pourdéfier l’ordre républicain ». « Il y a un an, c’était Trappes qui prenait feu. Il suffit qu’un match de foot ne donne pas le résultat escompté et nous avons une émeute. Qu’une arrestation soit jugée un peu trop brutale et on a une émeute. Qu’il y ait une course-poursuite avec la police dans un quartier et on a une émeute ».
Car les condamnations rituelles et unanimes de la clase politicienne, de l’UMP au Front de Gauche, le déplacement à Sarcelles ce matin du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuvene peuvent camoufler la nécessité de «mettre au pouvoir en France un pouvoir fort qui rétablisse l’ordre républicain, qui lutte contre le laxisme, le communautarisme, ce poison, l’immigration de masse parce que celui qui ne voit pas le lien… ».
Le lien, les Français l’ont fait, s’il en était besoin, en regardant les images des émeutes en question. Au-delà de l’empathie que nos compatriotes peuvent avoir –ou non- avec les gazaouis sous les bombes, ils constatent que cette solidarité avec les « frères palestiniens » exprimée dans nos rues, dans des manifs très majoritairement à composante arabo-musulmane, permet aussi de mesurer la transformation du visage de notre pays, lababélisation de quartiers entiers de nos villes.
C’est le moment qu’a choisi le Premier ministre Manuel Valls, qui dévisse dans les sondages, pour se plonger avec délectation et une bonne dose d’inculture ou de mensonge dans l’esprit de repentance , à l’occasion de sa commémoration hier du soixante-douzième anniversaire de la rafle du Vel’ d’Hiv’.
Comme l’ont fait avant lui Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, M. Valls, osant parler au nom de tous les Français, a ainsi affirmé que « le déshonneur de la France, c’est d’avoir été complice de l’occupant, d’avoir envoyé des hommes, des femmes et des enfants vers la mort parce qu’ils étaient juifs ».
Un discours indigne guère éloigné de celui d’un Chirac –à qui il a rendu hommage hier- ou de François Hollande il y a deux ans au même endroit , qui affirmait lui aussi que la rafle du Vel d’Hiv avait été commise «par la France ». Il s’était alors attiré les foudres du député gaulliste Henri Guaino pour qui la France était alors à Londres et non à Vichy, lui même a son tour alors sévèrement remis à sa place par les dirigeants (sarkozystes) du Crif…
Comment est-il possible constate Bruno Gollnisch que MM. Chirac, Sarkozy, Hollande et Valls ignorent de bonne foi les raisons pour lesquelles Charles de Gaulle et François Mitterrand ont refusé de commémorer cette rafle, estimant qu’elle n’était pas de la responsabilité de la France ?
La vérité consiste à rappeler que le gouvernement de Vichy ne gouvernait pas la zone occupée et que les arrestations furent ordonnées à la police française par le général Oberg, commandant la place de Paris, les agents récalcitrants s’exposant à être fusillé en cas de désobéissance. Oberg exigeait la rafle de 25 000 juifs étrangers réfugiés sur notre sol, mais il n’en obtint que la moitié car plusieurs milliers de familles ont été sauvées par des policiers parisiens qui les ont fait disparaître des fichiers – en l’occurrence des listes de juifs étrangers établies en octobre 1940 sur demande allemande- ou les ont prévenues dans la nuit.
L’historien franco-israélien Alain Michel le notait sur le site du magazine Marianne en juillet 2012, dans un article pointant les sept (grossières) erreurs du discours de François Hollande sur la rafle du Vel d’Hiv, «ce ne sont pas seulement les Justes et les héros anonymes qui ont sauvé les trois quarts des Juifs de France, mais aussi l’action et les choix politiques du gouvernement de Vichy ». C’est le gouvernement du Maréchal Pétain « qui, en tentant de protéger les Juifs français (et en abandonnant à leur sort les Juifs d’origine étrangère), a considérablement ralenti la machine de destruction allemande (voir les historiens Léon Poliakov et Raul Hilberg) ». C’est la France qui accueillit le plus grand nombre de réfugiés de confession juive, et c’est en France qu’ils échappèrent en plus grand nombre à la déportation.
Cette volonté de tordre le cou à la réalité, d’instrumentaliser également l’histoire à des fins partisanes, ne contribue pas peu, elle aussi, à retirer tout crédit aux gouvernements UMPS, impuissants et incapables, et à démonétiser encore plus leur(s) parole(s).
http://gollnisch.com/2014/07/21/impuissants-incapables-menteurs/
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Les condamnations dérisoires des casseurs de la manifestation pro-palestienne interdite
Trois peines de prison avec sursis et une relaxe ont été prononcées ce soir par le tribunal correctionnel de Paris lors des premiers procès en lien avec la manifestation pro-palestinienne interdite samedi dans la capitale, théâtre de violents débordements.
La peine la plus lourde, 10 mois avec sursis, a été prononcée contre un ingénieur de 33 ans, reconnu coupable de rébellion et de participation à un attroupement malgré les sommations de se disperser. L’homme, un père de famille au casier judiciaire vierge, qui comparaissait vêtu notamment d’une veste de costume beige, a été qualifié de « meneur » par le procureur de la République, qui avait requis six mois de prison ferme et un mandat de dépôt.La chambre 23-2 du tribunal correctionnel a prononcé la non-inscription de sa condamnation au casier judiciaire.
Un autre homme, informaticien de 33 ans et père de trois enfants, a écopé de 4 mois de prison avec sursis pour les mêmes délits ainsi que celui de dissimulation de son visage lors de la manifestation. Il a également été condamné à verser 1.150 euros à un policier, blessé à la suite de son interpellation. Le procureur avait requis quatre mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, à son encontre.
Devant la chambre 23-1 du tribunal correctionnel, une femme de 31 ans résidant à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) a été condamnée à six mois de prison avec sursis et 105 heures de travaux d’intérêt général, notamment pour violences sur les forces de l’ordre, en l’occurrence un jet de bombe lacrymogène.
Enfin, un prévenu, arrêté place de la Bastille alors que la manifestation avait lieu à Barbès, dans un autre quartier de la capitale, a été relaxé des faits de rébellion qui lui étaient reprochés.Les quatre prévenus étaient jugés en comparution immédiate, une procédure accélérée. Sept autres personnes placées en garde à vue devaient être jugées mardi, toujours en comparution immédiate, pour des violences à l’encontre des forces de l’ordre lors de cette manifestation. Tout le monde pourra reconnaître la relative clémence de ces jugements en comparaison des 9 mois de prison ferme d’Anne-Sophie Lecrère ou du traitement des opposants au mariage homosexuel. Ce n’est pas tout de prôner la fermeté, encore faut-il s’en donner les moyens !