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France et politique française - Page 4245

  • Les condamnations dérisoires des casseurs de la manifestation pro-palestienne interdite

    Trois peines de prison avec sursis et une relaxe ont été prononcées ce soir par le tribunal correctionnel de Paris lors des premiers procès en lien avec la manifestation pro-palestinienne interdite samedi dans la capitale, théâtre de violents débordements.

    La peine la plus lourde, 10 mois avec sursis, a été prononcée contre un ingénieur de 33 ans, reconnu coupable de rébellion et de participation à un attroupement malgré les sommations de se disperser. L’homme, un père de famille au casier judiciaire vierge, qui comparaissait vêtu notamment d’une veste de costume beige, a été qualifié de « meneur » par le procureur de la République, qui avait requis six mois de prison ferme et un mandat de dépôt.La chambre 23-2 du tribunal correctionnel a prononcé la non-inscription de sa condamnation au casier judiciaire.

    Un autre homme, informaticien de 33 ans et père de trois enfants, a écopé de 4 mois de prison avec sursis pour les mêmes délits ainsi que celui de dissimulation de son visage lors de la manifestation. Il a également été condamné à verser 1.150 euros à un policier, blessé à la suite de son interpellation. Le procureur avait requis quatre mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, à son encontre.

    Devant la chambre 23-1 du tribunal correctionnel, une femme de 31 ans résidant à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) a été condamnée à six mois de prison avec sursis et 105 heures de travaux d’intérêt général, notamment pour violences sur les forces de l’ordre, en l’occurrence un jet de bombe lacrymogène.
    Enfin, un prévenu, arrêté place de la Bastille alors que la manifestation avait lieu à Barbès, dans un autre quartier de la capitale, a été relaxé des faits de rébellion qui lui étaient reprochés.

    Les quatre prévenus étaient jugés en comparution immédiate, une procédure accélérée. Sept autres personnes placées en garde à vue devaient être jugées mardi, toujours en comparution immédiate, pour des violences à l’encontre des forces de l’ordre lors de cette manifestation. Tout le monde pourra reconnaître la relative clémence de ces jugements en comparaison des 9 mois de prison ferme d’Anne-Sophie Lecrère ou du traitement des opposants au mariage homosexuel. Ce n’est pas tout de prôner la fermeté, encore faut-il s’en donner les moyens !

    http://medias-presse.info/les-condamnations-derisoires-des-casseurs-de-la-manifestation-pro-palestienne-interdite/13176

  • Non à la justice stalinienne de Mme Taubira !

    Le jugement qui vient d’être prononcé par le tribunal correctionnel de Guyane à l’encontre d’Anne-Sophie Leclère, ex-candidate Front National aux dernières élections municipales, soulève l’indignation générale, du moins si l’on en croit les réactions postées sur différents sites internet, même si certains de nos compatriotes s’en réjouissent, ... 

    ...annonçant des lendemains qui ne chanteront guère pour les défenseurs de la liberté d’expression…

    Pour avoir comparé Christiane Taubira, Garde des Sceaux, à un singe en transférant sur sa page Facebook une image qui circulait déjà sur la toile, l’intéressée a été condamnée à neuf mois de prison ferme et à 50 000 € d’amende, à la suite d’une plainte déposée par une association antiraciste guyanaise. [...]

    Laure Fouré - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Non-a-la-justice-stalinienne-de

  • "La situation économique du pays est catastrophique"

    Selon Pierre Gattaz, patron du Medef :

    "Il n'y a plus d'investissement et plus d'embauche. Ce que je vois surtout chez les chefs d'entreprise, c'est de l'attentisme, de la méfiance. La situation économique du pays est catastrophique.»

    «Manuel Valls a pris conscience de la situation du pays. On attend maintenant de la constance, que le gouvernement arrête sa politique de zig et de zag. Les entrepreneurs sont des héros, il faut le leur dire! Nous sommes à un moment charnière où soit nous tombons dans le précipice, soit nous nous relevons.»

    Michel Janva

  • De Gaza à Barbès

    Aligner sa politique sur cette d’Israël d’un côté, encourager une forte immigration arabe et majoritairement musulmane pendant des décennies de l’autre… puis s’étonner.

    Seuls nos hommes politiques en sont capables, mais ils sont du même coup responsables des scènes de guerre vues à Barbès et Sarcelles ce week-end.

    Voitures brûlées, synagogue attaquée, policiers agressés… Une violence qui n’est pas nouvelle mais qui s’intensifie d’année en année. Les islamo-racailles se reconnaissent, prennent conscience de leur nombre et donc de leurs forces…

    Ils ne se battent évidemment pas tant pour Gaza que contre la France et c’est ce que refusent d’avouer ou de reconnaitre nos dirigeants. C’est pourtant ça qui devrait les préoccuper.

    Les dégâts sont immenses, les condamnations timides pour nos pros de l’indignation et les manifestations qui avaient été interdites sont désormais … autorisées mercredi prochain. Une récompense pour bon comportement sans doute.

    En face d’un phénomène qu’ils sont incapables d’endiguer, ils baissent les armes, retirent les forces de l’ordre ou les empêchent d’intervenir et ne remettent par ailleurs jamais en cause leur politique internationale… et c’est la France qui subit les dégâts d’un conflit qui s’est étendu sur ses terres sans que son peuple n’ait rien demandé ni voulu.

    http://www.contre-info.com/de-gaza-a-barbes

  • 8175 euros déjà récoltés pour Anne-Sophie Leclère par Solidarité Pour Tous

    Condamnée en première instance par le tribunal de Cayenne à 9 mois de prison ferme, 30.000 € d’amende, 50.000 € de dommages et intérêts et 5 ans d’inéligibilité, pour avoir simplement partagé sur sa page facebook un photomontage sur Christiane Taubira, Anne Sophie Leclère a fait appel et doit faire face désormais à des frais de justice et de déplacement si elle veut assurer au mieux sa défense, contrairement à la première fois. Un élan de solidarité s’est créé sur internet notamment sur le site Leetchi, qui permet d’organiser des cagnottes de manière sécurisée, par Solidarité Pour Tous qui a déjà soutenu de nombreux manifestants contre le mariage homosexuel notamment les Hommen.

    Après quelques jours, c’est déjà 8175 euros qui ont été récolté pour 239 participants soit une moyenne de 34 euros par personne. La cagnotte est encore ouverte pendant 102 jours. De son côté, le Bloc Identitaire lui a fait un don de 1000 euros par chèque. La page de soutien sur Facebook compte 16034 mentions j’aime.

    http://medias-presse.info/8175-euros-deja-recoltes-pour-anne-sophie-leclere-par-solidarite-pour-tous/13159

  • Jérôme Besnard : « L'intérêt de la France doit primer sur celui des partis »

    Jérôme Besnard, 35 ans, est secrétaire général adjoint du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP). Il est également conseiller municipal de la ville de Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Et l'un des animateurs du Cercle Charles Péguy.

    Assiste-t-on selon vous à une recomposition intellectuelle de la droite en France et, si oui, comment la percevez-vous ?

    Pour l'instant, il y a surtout une concurrence entre les structures (UDI, UMP, FN...) et, à l'UMP comme à l'UDI, des querelles de personnes, qui recoupent des sensibilités mais qui sont surtout des écuries politiques en vue des prochaines échéances électorales. On se place pour accéder à la fonction suprême ou pour entrer au gouvernement, alors que l'urgence est de relancer un vrai débat intellectuel. Mais entre des philosophes comme Alain Finkielkraut, Chantal Delsol ou Pierre Manent et les responsables politiques de droite, il y a un abîme devenu presque infranchissable.

    Que pensez-vous de l'attirance affichée pour le jacobinisme (Florian Philippot) ou le bonapartisme (Denis Tillinac, Guillaume Peltier) ?

    J'ai du mal à comprendre cela. Pour moi, la décentralisation est une idée de droite, même si elle a été reprise par la gauche après 1968. Nos régions, nos provinces se confondent avec l'Histoire de France et ont été solidement agrégées à l'Etat-Nation. Nous ne sommes pas dans la situation de l'Espagne avec la Catalogne ou du Royaume-Uni avec l'Ecosse. La preuve? Les gouvernements successifs ont su gérer les revendications de nos compatriotes corses. Le FLNC a définitivement rendu les armes. Donc il n'existe pas actuellement de risques d'éclatement de la France du fait du régionalisme. La réforme lancée par François Hollande va, pour une fois, dans le bon sens ; encore faudra-t-il qu'il passe par-dessus les réticences des barons socialistes, attachés qu'ils sont à leurs conseils généraux et à leurs prébendes.

    Justement qu'avez-vous pensé du récent débat sur l'Europe à l'occasion des dernières élections ?

    Ce débat a été quasiment inexistant pour plusieurs raisons. La première, c'est que l'UMP ne voulait pas ajouter un fossé supplémentaire dans ses rangs et qu'elle a présenté trop de personnalités qu'il fallait « recaser » à tout prix à Bruxelles. L'autre, c'est que le Front national à une vision « intégriste » de la défense de la souveraineté. Nous ne sommes plus dans la période 1992-1993, vingt ans ont passé depuis le traité de Maastricht. L'euro a eu un effet cliquet : une fois entré dans la monnaie unique, ce qui fut probablement une erreur, en ressortir ne serait pas sans dégâts pour notre économie. Le FN tient un discours assez révolutionnaire sur le sujet : « Vivre libre ou mourir. » Il faudrait mieux rester vivant et repenser notre souveraineté. Oui la France est une grande nation, avec des possessions aux Amériques ou dans le Pacifique. Mais a-t-elle encore les reins assez solides pour assumer d'être « la France, la France seule. »? Il existe des intérêts européens communs. Le problème de l'Europe, c'est qu'elle est jacobine, comme le répétait Philippe de Villiers. Il faut la repenser, pas la nier.

    En 2017, voyez-vous Marine Le Pen au second tour et la droite éliminée ?

    Et si c'était la gauche qui était éliminée ? On peut fort bien assister à un 21 avril à l'envers par rapport à 2002. Surtout si la grogne continue au sein du Parti socialiste, jusqu'à susciter plusieurs candidats PS.

    La lutte va être très dure entre François Hollande, Manuel Valls et les tenants d'un socialisme ancré à gauche. Mais revenons à la droite. L'UMP ne peut se démarquer du FN ou le battre sur son terrain : l'insécurité, l'immigration... Si elle veut survivre, elle doit expliquer aux centristes de droite que l'on peut concilier l'existence de corps intermédiaires (un gros mot pour les étatistes comme pour les libertariens), et une fermeté sociétale et un ordre public auxquels aspire le peuple de droite. Là est la clef de sa survie politique, qu'elle change de nom ou pas. Gardons surtout à l'esprit que l'intérêt de la France doit primer sur celui des partis.

    Quelles sont les attentes de vos concitoyens ?

    Je suis élu dans une ville résidentielle de 20000 habitants en périphérie de Rouen. J'étais candidat sur une liste de la droite et du centre. Nous avons battu les sortants socialistes et verts aux élections municipales en nous alliant au second tour avec l'UMP arrivée largement devant au premier. Le FN n'a pas dépassé la barre des 10 %. Aux européennes il est arrivé en quatrième position après l'UMP, le PS et l'UDI-MoDem. Mais c'est un cas isolé dans la région. Notons que les deux têtes de liste de la droite « modérée » (et moi-même) à titre individuel avaient signé la charte de la Manif pour tous. Donc les habitants me parlent avant tout des dégâts du socialisme, de la pression fiscale, du carcan économique, de l'augmentation des cambriolages. Ils veulent du changement à la tête de l’État. Quant aux quartiers populaires, dans les logements sociaux, ils avouent leur dégoût de la politique, de leur penchant pour l'abstention. En tout cas, personne n'est optimiste sur la situation du pays. Si la droite revient au pouvoir en 2017, il faudra qu'elle tienne ses promesses.

    En sera-t-elle capable? C'est une autrehistoire. Il est nécessaire qu'une nouvelle génération, sûre de ses convictions émerge rapidement.

    Propos recueillis par Antoine Ciney monde & vie  9 juillet 2014

  • Bygmalion en liquidation judiciaire, la démonstration d’un système pourri

    La liquidation du prestataire de services de l’UMP survient un mois après l’ouverture d’une information judiciaire.   

    « La mystique républicaine, c’est quand on mourait pour la république ; la politique républicaine, c’est à présent qu’on en vit », avait dit Charles Péguy. La « mystique républicaine » n’est plus, quant à la politique elle est moribonde ; cela fait en effet bien longtemps que la république nourrit une large bande de fainéants, de voleurs et d’escrocs dénués de compétences spécifiques et encore moins capables d’inscrire leur action dans le temps historique.

    Bygmalion éclaire d’une lumière noire les pires travers politiciens et affairistes des élites contemporaines. Valeurs Actuelles révélait, ce 17 juillet, que la société Bygmalion est en liquidation judiciaire, selon une source au Tribunal de Commerce de Paris. Comme le veut la procédure en pareille circonstance, un liquidateur sera nommé, celui-ci aura accès à la totalité de la trésorerie, des contrats et des factures de la société depuis l’origine. Gageons que cet homme aura un gros travail à fournir !

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  • Bataille rangée communautariste en plein Paris

    La France n'est plus qu'un vaste cocktail Molotov qui attend l'incident qui allumera la mèche pour l'embraser.   

    Malgré l’interdiction, de nombreux militants pro-palestiniens se sont rassemblés le 19 juillet à Barbès dans le nord de Paris pour exprimer leur soutien aux Palestiniens de Gaza. Munis de pancartes, ils scandaient : « Palestine vivra, Palestine vaincra » ou encore « Israël assassin, Hollande complice ». Certains militants ont brûlé des drapeaux israéliens, ceci sous l’œil impavide des CRS positionnés au lieu de départ dès le début de l’après midi.

    Partie de Barbès, la manifestation s’est dirigée vers Château-Rouge. Les CRS ont alors bloqué l’accès vers la gare du Nord. Vers 16 H, la situation a commencé à dégénérer, des manifestants ont jeté des pétards, cailloux et autres projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Le gros de la manifestation qui comptait un millier de personnes a commencé à refluer mais de petits groupes sont restés sur place pour en découdre avec les fonctionnaires de police mettant la main sur des projectiles plus volumineux (poubelles renversées, pavé, bout de bois de palette). Ils ont incendié un fourgon RATP et cassés des vitrines. L’AFP indique qu’il y aurait au moins cinq policiers blessés, la préfecture de police de Paris, quant à elle, parle de 38 personnes interpellées.

    Quatre enseignements sont à tirer de ces échauffourées :

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  • « Le Défi démographique » du général Jean du Verdier

    Un livre dense et salutaire sur la future défaite démographique de l’Europe et de la France.

     Le Défi démographique est un ouvrage paru en 2012 et écrit par le général de l’armée de l’air (2S) Jean du Verdier. Ancien professeur à l’Ecole supérieure de guerre aérienne, celui-ci s’est penché sur la problématique de la démographie et de l’immigration en strict polémologue, laissant à d’autres les questions également cruciales d’insécurité-criminalité et de coût budgétaire qui sont les suites et les conséquences de sa thématique. En réalité, plus que d’un défi, son livre traite de la Guerre démographique, guerre qui est menée contre le monde blanc, l’Occident et la France. C’est un ouvrage court et aisé à lire, léger en chiffres mais très dense en idées et en faits, qui s’inscrit dans une perspective historique et sociologique nourrie par une grande culture générale.
    Ce livre n’a peut-être pas eu la promotion qu’il mérite. Cassandre, surtout si elle est politiquement incorrecte, doit se taire. Polémia, toujours très concernée par ces questions, se doit de faire connaître l’ouvrage du général Jean du Verdier.


    Le tout premier mérite de l’ouvrage est de remettre au devant de la scène la démographie comme moteur fondamental de l’Histoire. Notre époque est surtout préoccupée d’économie et de finance. Elle a tort d’oublier l’importance des hommes et de leur vitalité qui demeurent une donnée de base de la politique.

    Jean du Verdier rappelle que l’excès d’êtres humains jeunes à un moment donné de l’histoire de certains pays explique les guerres et les conquêtes comme celles de Gengis Khan ou de Tamerlan. Mais c’est le nombre qui permet l’installation durable et la domination définitive qui écrase les autochtones sous le poids démographique. Ce fut le cas des Anglo-Saxons en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande ou des Noirs en Afrique du Sud. L’auteur évoque la célèbre déclaration de Boumedienne à l’ONU en 1974, il y a 40 ans :

    « Un jour, des millions d’hommes quitteront les parties méridionales et pauvres du monde pour faire irruption dans les espaces accessibles de l’hémisphère nord, à la recherche de leur propre survie. »

    Une très grande originalité du livre est la mise en exergue de l’idée d’instinct vital d’un peuple ou d’un pays. Certes, ce n’est pas un concept en vogue. Les historiens contemporains ne se livrent guère à l’étude de ces forces invisibles qui régissent l’instinct de vie ou de mort d’une nation. Certains historiens, comme J.B. Duroselle ou P. Renouvin, ont refusé d’établir une corrélation entre démographie et puissance.

    Et pourtant Taine a évoqué des époques de santé et des périodes de maladie pour les sociétés comme pour les êtres humains et pensait que celles-ci étaient, le plus souvent, victimes d’elles-mêmes. Quant à Bergson il estimait que l’élan vital, énergie accumulée et tendue, était la condition du développement d’une société.

    Manifestation de cet élan vital, l’instinct sexuel et de reproduction se manifeste pleinement lorsqu’une société a confiance en elle-même et dans son avenir. Jean du Verdier s’est plongé dans l’histoire des nations et des civilisations dans cette perspective : le dépeuplement et l’épuisement des cités de la Grèce antique, le déclin de Rome et de son empire qui fut avant tout démographique, le feu de paille des Vikings, l’histoire de la natalité française de 1789 à nos jours.

    En réalité l’idée d’un défi démographique apparaît largement dépassée. L’Occident fait face à une véritable guerre démographique qui prend des formes violentes. Nous la vivons pleinement et quotidiennement.

    Le Defi demographiqueL’insécurité, si bien éclairée par le livre France, orange mécanique, devient une guérilla urbaine relayée par des mouvements de masse, comme nous venons de le constater au cours de la Coupe du monde. Une stratégie de jeu de go : bruit, menaces, vandalisme, vols, etc., vise à éliminer les Français autochtones de cités entières. Ainsi se créent en pleine France et autour de la capitale des enclaves civilisationnelles. Au sein de ces enclaves les « pérégrins », dénomination que Jean du Verdier préfère à celle d’immigrés, créent une économie parallèle aux dépens de l’économie officielle : recels, reventes, trafics illicites. Demain ces enclaves voudront devenir des entités juridiques et politiques. Il en résulte en partie un très grave phénomène sur lequel Jean du Verdier insiste peu, qui est l’émigration définitive de jeunes Français souvent diplômés vers d’autres horizons plus porteurs d’espoirs : environ 80.000 par an, selon J.P. Gourévitch.

    Cette guerre qui nous est faite nous la subissons. Ou plutôtles politiques que nous élisons ne la mènent pas.
    Il y eut autrefois, à partir de 1920 et surtout après 1945, une politique nataliste qui eut des résultats efficaces pour une France épuisée biologiquement. Jean du Verdier cite des exemples identiques : la Sarre de 1945 à 1956, l’Allemagne de l’Est à partir de 1974. Or cette politique a été systématiquement démolie par tous les gouvernements depuis la fin des années 1960. Ce fut la pilule contraceptive prônée par Lucien Neuwirth et acceptée par le général De Gaulle. Ce fut surtout la loi Veil sur l’avortement, préparée par Pierre Simon, franc-maçon de grand calibre. Ces mesures législatives ne prévoyaient pas de dispositions d’accompagnement destinées à pallier les pertes démographiques qui en résulteraient et à limiter le nombre d’avortements estimé à environ 200.000. Sur près de 40 ans, 200.000 avortements pourraient représenter 8 millions de jeunes Français, aujourd’hui absents. Ne peut-on pas parler de génocide ?

    Au contraire, les gouvernements ont montré un grand désintérêt pour les questions démographiques. L’esprit de 1968, l’influence des groupes de pression homosexuels ou féministes, l’idéologie antinationale constituent des obstacles difficilement surmontables pour rétablir une politique démographique dont Jean du Verdier décrit les composantes et démontre la possibilité.

    La Famille, facteur fondamental de la vitalité démographique et de la continuité des nations et des civilisations, connaît une crise profonde. Mai-68, les idéologies antifamiliales ont tenu longtemps et tiennent toujours le haut du pavé du monde des idées. Sa mission éducatrice est en partie confisquée par l’Etat d’une manière voulue et officielle, comme l’a proclamé V. Peillon. Or, « l’échec de ce transfert est patent. L’Etat, représenté par l’Education nationale, s’avère incapable de former des citoyens responsables et prolifiques ».De plus, l’Etat socialiste mène clairement, notamment au plan fiscal, une politique hostile à la famille.Celle-ci peine à remplir pleinement son rôle démographique.

    L’Eglise catholique demeure un point de résistance à la chute démographique et mesure les conséquences graves de la dénatalité. Il est cependant possible de regretter vivement une vision angélique, comme celle du pape François, de « l’immigration-invasion » pour reprendre le terme de V. Giscard-d’Estaing, en venant au secours du mascaret humain qui nous menace à partir des côtes africaines.

    Jean du Verdier estime que la guerre démographique se traduit par une action psychologique inspirée par les méthodes de l’Agitprop marxiste-léniniste et menée par les réseaux qui préparent la submersion des populations européennes. En réalité, cette guerre est une guerre idéologique fondée sur l’oppression de la liberté d’expression par les universités, les médias, l’édition, les groupes de pression et toutes les associations « antiracistes » qui forment ce que l’auteur appelle les ennemis de l’intérieur. Ceux-ci exercent, en liaison avec des juges dont un quart vote pour le Syndicat de la magistrature de même idéologie et sur le fondement de lois mémorielles scélérates, une « police de la pensée pour défendre une anti-morale ». Rares sont les médias qui osent démonter le mécanisme d’une trahison qui brise les consciences et pervertit les intelligences.

    Enfin, Jean du Verdier en arrive au politique, sa veulerie et sa lâcheté. Selon lui, « faute du courage nécessaire pour résister à l’invasion, une partie de la classe politique en vient à prôner le métissage, forme plus progressive, mais pas plus indolore de la disparition ».

    Il est loisible d’aller plus loin que lui et de penser que, depuis plusieurs décennies, les partis politiques institutionnels dominés par le mondialisme et ses organes d’influence comme l’Union européenne, sidérés par l’extrême gauche et le noyautage trotskyste, ont fait le choix politique délibéré et conscient de la trahison et de la disparition de la nation française par la submersion et le mélange. Rappelons les propos qu’a tenus N. Sarkozy sur le métissage souhaité et inéluctable de la France devant les élèves de l’Ecole polytechnique.

    De son livre au contenu très dense, le général Jean du Verdier tire des conclusions très pessimistes et amères. Comme lui on peut penser que « nous sommes sacrifiés sur l’autel des idéologies universalistes »et que « notre défaite démographique sera mesquine, méprisable » et enfin que « notre attitude si passive, si lâche devant l’ennemi n’intéressera pas l’Histoire ». 

    Cependant, pour reprendre le titre d’un livre des années 1970, « L’Avenir n’est écrit nulle part » et l’Histoire n’est que retournements. L’auteur lui-même rappelle l’abîme, notamment démographique, dans lequel, du fait de la guerre et de la peste, l’Europe et la France avaient plongé au XIVe siècle. Et pourtant, quelle renaissance et quelles conquêtes au cours des deux siècles qui suivirent !

    La situation d’aujourd’hui, avec environ 15 millions d’allogènes dont une partie assimilée ou assimilable sur 65 millions d’habitants, peut être comparée à celle de juin 1940 qui vit la France effondrée, isolée et sans alliés être occupée par une armée allemande toute-puissante aux ordres d’un dictateur criminel. Cinq ans après, les dictatures étaient aplaties et l’armée française occupait le sud de l’Allemagne. Le redressement de la Russie n’est-il pas un exemple après 70 ans de socialisme et 10 ans d’ultra-libéralisme ?

    Nous aurions tort de subir la jactance de « pérégrins » qui n’est pas inspirée par leurs vertus mais résulte de la complicité et de la lâcheté de la classe politique, intellectuelle et médiatique de notre pays.

     André Posokhow
    Expert comptable

    Consultant
    10/07/2014

    Jean de Verdier, Le Défi démographique, Muller Editions, 2012,

    http://www.polemia.com/le-defi-demographique-du-general-jean-du-verdier/