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France et politique française - Page 4263

  • Manifeste des 343 fraudeuses

    Lors des grandes manifestations, le gouvernement affirmait que la loi Taubira ne concernait que la légalisation du « mariage » gay et n’ouvrait pas le débat de la PMA, mais ça c’était avant !

    Alors après le Manifeste des 343 salopes en 1971 pour la légalisation de l’avortement, celui des 343 salauds contre les lois anti-prostitution, (il faut croire qu’en ce moment c’est la mode) , voici les 343 fraudeuses !

    Ces 343 femmes reconnaissent avoir eu recours à la PMA à l’étranger. A l’origine de cette initiative on retrouve deux membres de l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (évidemment!) qui estiment que la loi Taubira est incomplète.

     

    Cette dernière autorisait le « parent 2 » à adopter l’enfant du « parent 1 » une fois mariés, mais cela sans précision sur le mode de conception de l’enfant : une aubaine pour les militants invertis qui profite de cette faille pour crier à l’injustice : « le mode de conception de l’enfant ne fait pas partie des éléments demandés quand une adoption concerne un couple hétérosexuel et la loi sur l’adoption est la même pour tous» !

    Stéphane Cola, à l’origine de l’« annuaire des avocats gay-friendly », explique pour le Figaro : « de nombreux couples de femmes ont du mal à trouver, en France, un médecin acceptant de les accompagner dans leur désir d’enfant». «Mais contraindre les couples à se rendre à l’étranger, obliger les médecins à agir en marge du cadre légal et faire peser sur les familles et sur l’enfant une incertitude juridique insupportable est la plus mauvaise des solutions, martèle-t-il. Il est grand temps que le législateur se saisisse du dossier. Et que la ministre de la Justice rappelle à l’ordre ses procureurs qui utilisent le prétexte de la PMA pour faire obstacle à la loi sur le mariage pour tous.»

    Alors en fait, les 343 fraudeuses c’est un raisonnement sain et cohérent: elles vont à l’encontre de la loi, en sont conscientes (fières ?) mais ce n’est pas facile pour elles alors il faudrait légaliser tout ça !

    Une réclamation légitime n’est-il pas ? En plus, si avec un peu de chance ça fonctionne, on pourra l’appliquer à de nombreux autres cas : le vol, la fraude, le meurtre, le viol… ! Pratique, non ?

    Marie de Remoncourt

    http://www.contre-info.com/manifeste-des-343-fraudeuses#more-32960

  • Crise à l’UMP : bonjour les tontons‑flingueurs

    Dire que l’UMP est en crise est un doux euphémisme.
    Pour François Fillon « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible : voilà l’enjeu des prochaines semaines ». Ajoutant : « Est‑ce qu’on peut mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents et des sympathisants, et ensuite prétendre représenter la France et les Français ? ».   D’ores et déjà, le triumvirat installé en catastrophe le 27 mai dernier pour pallier la démission forcée de Jean‑François Copé est contesté par l’aile sarkozyste du mouvement, qui redoute la concurrence précisément de MM. Fillon et Juppé pour la présidentielle de 2017.

    Pendant ce temps‑là, chacun y va de sa petite phrase assassine

    Hier matin, au micro de Radio Classique, Eric Woerth a reconnu que le nombre d’adhérents du mouvement était en chute libre et ses finances dans un état catastrophique. Il a instamment demandé un cessez‑le‑feu à ses petits camarades. Il faut dire que les jours précédents avaient été particulièrement riches en mots goûteux. La palme revenant à Jérôme Lavrilleux, l’âme damnée de Copé : « Le problème dans ce milieu (sic), c’est qu’il y a des gens morts de l’intérieur : Baroin, Juppé. Copé ne l’est pas. Fillon, non plus. Lui, il est complexé de l’intérieur, il est dans l’auto‑émasculation tout en ayant besoin de prouver sa virilité. Wauquiez, c’est une raclure. NKM, ce n’est pas une belle personne. Le Maire est très sympa et vivant, alors qu’il a l’air d’un poisson froid. Sarkozy, c’est le plus vivant de tous, mais à quoi ça sert ? ».

    D’autres rafales de Kalachnikov :

     

    Debré sur Guéant : « Il est rien ». Juppé sur Wauquiez : « C’est un connard ». Debré, encore : « Qui est Nadine Morano ?! », etc. etc. Ambiance. Quant à la prestation de Christian Jacob mercredi au micro de BMFTV, elle tient du pathétique confiné. A Jean‑Jacques Bourdin qui s’étonne que le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale ignore que ce dernier a versé 700 000 € en 2012 de la société Bygmalion, Jacob finit par répondre, excédé : « Arrêtez dans la démagogie et le populisme (sic !) ». Pour Jacob, dire la vérité serait donc « populiste » : bel aveu…

    http://fr.novopress.info/168846/crise-lump-bonjour-les-tontons‑flingueurs/#more-168846

  • Procès du comité d’entreprise d’EDF-GDF : entre emplois fictifs et financement du Parti communiste

    Alors qu’une procédure a été lancée, il y a 10 ans maintenant, ce n’est que cette semaine que s’est ouvert le procès autour du détournement de fonds du comité d’entreprise d’EDF.

    Avec un budget annuel de 400 millions d’euros, le comité d’entreprise de la société semi-publique EDF, dénommé « Caisse centrale des activités sociales » (CCAS), est l’un des plus importants de France. La Cour des comptes avait alerté sur les pratiques dispendieuses de l’organisme. Les fonds de la structure auraient été utilisés pour financer des prestations de service au profit du Parti communiste français, ainsi que des emplois fictifs mis à disposition de la CGT et du même PCF. On relèvera notamment le financement de la traditionnelle fête de l’Huma entre 1997 et 2005 pour un coût avoisinant 1,2 million d’euros.

    Qui trouve-t-on parmi les prévenus ?

    Seize entités sont impliquées dans cette affaire, notamment la CGT, la société du journal L’Humanité, et la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin. Cette dernière est soupçonnée d’avoir bénéficié d’un emploi à la CCAS alors qu’elle exerçait son activité au Parti communiste. Ce qu’elle nie, reconnaissant cependant « ne pas avoir beaucoup mis les pieds à la CCAS car j’étais sur le terrain, au parlement, à l’Unesco, dans des colloques, le but étant d’avoir toujours un coup d’avance ».

     

    La CCAS s’est portée partie civile sur l’affaire…

    Et cela, bien que le président de la CCAS, contrôlée depuis la Libération par la CGT, ait affirmé « ne pas avoir subi de préjudice ». Ce dernier élément est pourtant essentiel pour pouvoir se porter partie civile dans une affaire. La CFDT, SUD, la CGC et FO se sont également portés partie civile au côté de GDF. Redouteraient‑ils de se retrouver, eux aussi, sur le banc des accusés ? A noter qu’EDF a retiré sa plainte pour « absence de préjudice subi ». Le verdict est prévu le 24 juin.

    http://fr.novopress.info/168912/proces-du-comite-dentreprise-dedf-gdf-emplois-fictifs-financement-du-parti-communiste/#more-168912

  • Compte rendu du procès de Varg Vikernes (3 juin 2014)

    Varg Vikernes est passé mardi 3 juin en jugement, à la fameuse 17ème chambre correctionnelle. Il est  cette fois accusé d’incitation à la haine raciale et d’apologie de crimes de guerre, par la LICRA et SOS Racisme.

    Fatigué par l’acharnement judiciaire qu’il subit depuis son arrestation en Juillet 2013, il a dû subir également l’acharnement des journalistes, tant norvégiens que français. Le procès a démarré en retard, ce qui n’a pas découragé les nombreuses personnes venues soutenir Varg Vikernes : la salle d’audience était pleine, à tel point que certaines personnes n’ont pas pu assister au procès.

    Débutant par un rappel des faits et des charges retenues contre lui, la défense a rapidement mis en lumière un vice de forme : en effet, la plainte a d’abord été adressée au TGI de Tulle, juridiction qui n’existe pas. Les faits reprochés concernent certains articles soi-disant publiés sur le site de Vikernes, Thulean Perspective, dont les propos seraient racistes et antisémites. Il n’a pas reconnu avoir tenu ces propos ou les avoir publiés. Par ailleurs, la défense a rapporté que le délai de 3 mois était dépassé pour de nombreux prétendus propos incriminés, rendant toute procédure irrecevable.

    L’accusation a attaqué Varg sur tous les fronts : aussi bien sur sa musique en faisant des rapprochements douteux entre le genre du black metal et le national socialisme, que sur l’assassinat d’Oysthein Aarseth ou sur le survivalisme. Il s’est expliqué sur son mode de vie en autarcie, et la question de l’éducation de ses enfants a été longuement abordée. Sur ce point, aucune des expertises engagées par le juge des enfants n’a conclu à un danger quelconque. L’accusation a également tenté de rapprocher le survivalisme à une dérive sectaire. Vikernes s’est revendiqué de l’odalisme en estimant que « chacun peut défendre sa terre et sa culture ». Élément étonnant, l’accusation semble s’être informée sur wikipedia… ce qui ne peut que laisser perplexe…

    La plaidoirie des avocats de l’accusation a repris tous les poncifs habituel : « idées écœurantes et nauséabondes », « propagateur de la haine », dépeignant Vikernes comme un louveteau, un agneau se cachant derrière une défense « de lâche », et rappelant « les pires heures que nous avons eu à connaître ». Horreur absolue, Vikernes fait l’apologie de Marine Le Pen. La plaidoirie a semblé totalement interchangeable avec n’importe quelle affaire de ce type. L’auditoire présent dans la salle, quant à lui, s’esclaffe de rire lorsque l’avocate des parties civiles prétend que Vikernes a quitté le Black métal car cela ferait référence aux noirs… Elle ose même faire la rapprochement avec la tuerie du musée juif de Bruxelles. Ou comment les pourfendeurs des « clichés » et autres « amalgames » n’hésitent pas à faire de même pour servir leurs intérêts. En tous les cas, la liberté d’expression a ses limites, et internet est devenu ici le « bras armé » à la diffusion d’appels à la haine. C’est bien la question d’internet qui aura occupé une bonne partie des débats et cela illustre bien l’offensive actuelle du système contre ce moyen de communication. La peine requise est de 4 à 6 mois de prison assortis d’un sursis, et de 5 000 € d’amende.

    La défense, quant à elle, a mis l’accent sur les vices de procédures, contestant notamment la nature des pièces apportées, en l’occurrence de simples feuillets imprimés avec les textes incriminés, et non des captures d’écran attestant la publication de ces textes sur le site Thulean Perspective. Par ailleurs, il n’y aurait pas eu de véritable travail d’analyse informatique (pas de traçage d’adresse IP par exemple). C'est donc à l'accusation de démontrer la culpabilité de Varg Vikernes par une procédure approfondie et non à la défense de prouver son innocence.

    Le jugement sera rendu le 8 juillet prochain.

    Le Cercle Non Conforme

    Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

    Relire l'article Terroriste?!, publié le jour même de son arrestation.

    Relire l'entrevue de Marie Cachet et Varg Vikernes adressée au C.N.C

    Revoir l'entrevue video adressée à Scriptoblog

    Varg Vikernes vient de sortir un nouvel album, The Ways Of Yore

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Scandale -- Ces immigrés qui fraudent la CAF !

  • "Autrefois, on aurait dit forfaiture" (à propos du traité de Lisbonne passé par Sarkozy et Fillon -à 7 minutes)


    MARIE FRANCE GARAUD 23 OCTOBRE 2012 par jozecat

  • Peillon : l'héritage empoisonné

    Il a un petit air de chien battu, Benoît Hamon. Et avec une bonne tête de moins que Vincent Peillon, ce Brestois socialiste tendance Montebourg, qui a fait ses premières armes à la tête de l'Economie sociale et solidaire, affiche une insignifiance qui suscite les jugements rapides : après l'idéologue, voici le technocrate chargé de lisser les dossiers, calmer les esprits, et pourquoi pas enterrer les réformes trop radicales. À croire qu'il a suffi de rimer avec Peillon pour qu'Hamon se voie confier les clefs de la rue de Grenelle. Serait-ce l'annonce d'une gestion plus terre à terre ?

    Benoît Hamon est arrivé à la tête de l'un des ministères les plus importants de tout gouvernement socialiste, l’Éducation nationale, le 2 avril dernier. Choix en apparence étrange puisqu'il n'a aucune compétence particulière dans le domaine de l'enseignement, n'ayant derrière lui, à 46 ans, qu'une

    longue carrière de militant socialiste professionnel. Et des cours de « professeur associé » à Paris Vm depuis 2009. Son CV le montre certes intéressé dès le départ par la question éducative : à 19 ans, il descendait dans les rues pour dénoncer le projet de loi Devaquet - la « sélection » à l'entrée des universités. On retrouve chez le nouveau patron de l’« EducNat » les poncifs qui gouvernaient alors la contestation estudiantine et lycéenne : c'est son souci maintes fois réaffirmé de lutter contre les « inégalités sociales ».

    Patron... si tant est que l'on soit jamais patron de ce ministère. À la lourdeur commune à toutes les administrations, compliquée par son surdimensionnement - avec un effectif d'un million, l’Éducation nationale se range parmi les dix plus gros employeurs du monde -, s'ajoute une continuité qu'assure une armée d'inspecteurs, de spécialistes des sciences de l'éducation et autres tenants d'une idéologie qui sait l'importance de « tenir » la culture. Les ministres passent ; la mainmise demeure.

    Un itinéraire tout tracé

    Cependant certains ministres laissent leur marque, lorsqu'ils sont capables d'imprimer une nouvelle dynamique à l'œuvre commune, laïque et républicaine. C'est le cas de Vincent Peillon, pour qui la République est un absolu et la laïcité une table de la loi que l'on enseignera, tel un catéchisme, pour mieux servir ce dieu exigeant et exclusif qui cherche à chasser le vrai Dieu des cœurs et des esprits. Lorsqu'il ira, selon toute probabilité, se reposer de son travail de sape au Parlement européen - où Benoît Hamon siège d'ailleurs déjà - ce sera avec un riche bilan d'action dont les effets se déploieront dans les années à venir. Il n'y a plus désormais qu'à tenir le gouvernail - à bâbord toute. Vu l'orientation, Benoît Hamon n'a plus qu'à se laisser porter par le courant.

    Lors de la passation de pouvoir, Vincent Peillon l'avait dit clairement : « Nous travaillons, nous le savons ici, dans la longue durée. » En remerciant les fonctionnaires qu'il a côtoyés rue de Grenelle, le chantre de la Foi laïque de Ferdinand Buisson l'a rappelé : « Vous n'êtes pas là pour occuper un emploi, mais vous êtes là parce que précisément vous partagez ces valeurs : l'idée que l'école, au cœur de la République, est celle qui peut assurer - elle le fait depuis deux siècles, elle doit le refaire à nouveau - la promesse républicaine. »

    Rythmes scolaires

    Voilà le programme imposé à Benoît Hamon. Sans doute est-il chargé de vider de sa substance la réforme des rythmes scolaires qui a rendu son prédécesseur impopulaire auprès des parents, des enseignants et surtout des communes confrontées aux casse-têtes d'organisation et de financement qu'elle crée.

    Cela a été l'un de ses premiers chantiers : assouplir le système, permettre aux communes d'organiser l'enseignement de manière plus « expérimentale ». Le décret a paru le 8 mai. C'est donc ce que les médias ont retenu prioritairement de l'entrée en fonctions de Benoît Hamon. Mais on passe ainsi à côté de l'essentiel. À côté de constats justes, tels la plus grande réceptivité et la plus grande capacité d'attention le matin qui ont dicté le retour au travail cinq matinées par semaine - que des écoles hors contrat, justement, ont pris en compte depuis longtemps - la réforme du temps scolaire est avant tout un moyen de confier plus longtemps et de manière plus contrôlée les enfants à l'école de la République. Même si ici ou là le diable porte pierre : on a vu des communes passer des accords avec des patronages catholiques pour pouvoir honorer leur obligation de proposer des activités non scolaires...

    Formatage continu

    C'est dans le même esprit que Benoît Hamon ne changera rien au projet socialiste de scolariser les tout-petits dès deux ans : aberration sur le plan humain, pédagogique, social, c'est un sûr moyen de formater les jeunes dès le berceau, ou quasi. Rien de nouveau sous le soleil cependant : Xavier Darcos, du temps de Luc Ferry, parlait déjà de la nécessité de permettre aux enfants de s'affranchir de leurs traditions familiales.

    Mais le plus important de l'héritage Peillon est ailleurs. Il est dans la mise en œuvre de la loi de Refondation de l'école, entrée en vigueur l'an dernier, avec sa « morale laïque », son insistance sur les « valeurs républicaines », la « laïcité », l'« éducation numérique » (ou comment maintenir dans le virtuel des enfants qui y sont déjà trop plongés, corps et âme), l'« éducation à la santé » et le « dépistage psychologique » obligatoire à différentes étapes de la scolarité.

    Benoît Hamon n'aura plus qu'à marcher aupas de ses troupes, au service d'une stratégie quise peaufine depuis des décennies.

    Agathe Basset monde & vie 21 mai 2014 

  • Un rappeur du 94 explique sa position sur le vote FN‏

    Durant les élections européennes, plusieurs commentateurs ont été surpris par le résultat du vote FN dans les banlieues dites « sensibles » à forte majorité immigrée. En île de France le parti de Marine Le Pen est arrivé en 1ère position dans le département de Seine-Saint-Denis et dans des villes des Yvelines telles les Mureaux ou Trappes.

    Dans une interview accordée à nos confrères du courrier de l’Atlas, un rappeur du Val-de-Marne explique sa position vis à vis du vote FN qui semble selon lui plus en rapport avec ses propres valeurs plutôt que celle du PS qui sont « le mariage pour tous, les Femen, Edward Snowden, la guerre en Syrie… « . Edel Hardiess explique son point de vue vis à vis des deux partis:
     

    Après avoir trahi les ouvriers qu’il a perdu, le PS semble réussir le tour de force de faire voter les banlieues pour le Front National, les raisons évoquées par Edel Hardiess étant ressenties fortement dans cette frange de la population où les valeurs familiales passent au 1er plan avant toute autre considération

    http://medias-presse.info/un-rappeur-du-94-explique-sa-position-sur-le-vote-fn%e2%80%8f/10985

  • Quel avenir à droite ?

    Au lendemain des élections européennes ayant vu la victoire du Front National, se pose la question de savoir quelle attitude doivent adopter les militants de la droite dite « classique ». La position de tête du parti lepéniste combiné à sa dédiabolisation progressive doit amener chacun à anticiper l’avenir, notamment en cessant de s’arrêter à des obstacles qui n’en sont pas. 

    Le faux problème du libéralisme 

    L’affirmation selon laquelle le Front national serait devenu un parti de gauche en raison de son programme économique fait partie des lieux communs les plus courants. Il est de bon ton dans certains milieux de droite de déclarer en se haussant du col qu’autant il aurait été possible de s’entendre avec le FN libéral du père, autant il n’est pas possible de s’entendre avec celui populeux de la fille. Assénée à grands renforts de niaiseries conceptuelles dont les plus en vogue sont la dénonciation du « #PSFN » et l’opposition manichéenne socialisme VS libéralisme, cette théorie relève de l’escroquerie intellectuelle. 

    « S’opposer à la bureaucratie ou au fiscalisme et demander que l’État se limite aux fonctions dites régaliennes n’équivaut pas à une adhésion au libéralisme. Celui-ci consiste dans une doctrine selon laquelle il n’existe pas de valeurs en soi mais uniquement la rencontre de volontés », rappelle le politologue Guillaume Bernard. Sans nécessairement adhérer à la doctrine sociale de l’Église catholique énoncée par le pape Léon XIII dans son encyclique Rerum Novarum, il n’est pas possible d’être de droite et libéral stricto sensu, à moins d’être motivé par l’égoïsme matériel ou la coquetterie mondaine. Par ailleurs, affirmer que le Front National serait une résurgence du Parti Communiste en raison du fait qu’ils sont tous deux électoralement assis sur les classes ouvrières et précaires est une erreur qui consiste à confondre politique et sociologie. « Entre les communistes et les gaullistes, il n’y a rien » disait André Malraux, rappelant qu’entre les catholiques sociaux et les communistes sociaux il n’y a que les libéraux individualistes. La principale conséquence politique de la crise est justement le repassage à droite des catégories populaires, mis en lumière notamment par le politologue Patrick Buisson pointant « l’homogénéité croissante des électorats cibles » entre le FN et l’UMP. L’accusation de socialisme est enfin réfutée par Jean-Marie Le Pen lui-même, affirmant que sa fille « défend un État stratège, non un État fiscaliste ». 

    Une rapide observation de l’histoire de France permet de mesurer le peu de succès de ceux qui, de Guizot à Giscard et dans une certaine mesure Sarkozy, ont eu la réussite personnelle comme porte étendard. À ceux qui se plaignent que la France n’est pas un pays libéral, répondons que non seulement c’est vrai, mais qu’elle n’a pas vocation à le devenir. 

    La primauté du régalien sur l’économie 

    La question qui se pose aujourd’hui est de savoir quelle est la priorité politique entre le domaine économique et le domaine régalien. À cette question, le politologue Patrick Buisson répond que « il n’y a pas d’économique pur, l’économie est toujours le reflet d’une métaphysique ». Nul besoin d’être un grand démographe pour savoir que d’ici quelques décennies, les mesures prônées par nos laudateurs du libéralisme serviront essentiellement à faciliter l’ouverture de kebabs et de marchands de hijabs. On comprend mal, ou plutôt on ne comprend que trop bien, pourquoi cette évidence n’est jamais évoquée par ceux qui n’évaluent une politique qu’à l’aune de sa capacité à maximiser la quantité de grain dans la mangeoire économique. Ces indiscutables réussites entrepreneuriales que sont les Quick halal et le site de rencontres adultérines Gleeden sont l’angle mort de la pensée politique de ceux pour qui l’entrepreneuriat constitue l’Alpha et l’Omega. 

    De plus, le choix stratégique de Marine le Pen de gauchir son programme économique n’est pas seulement mû par une cohérence électorale visant à capter les voix des masses ouvrières précarisées, mais également par une cohérence militante. Dans nombre de milieux professionnels favorisés, le fait de dénoncer l’immigration et le multiculturalisme amène presque automatiquement à l’ostracisme social. Ainsi, entre conserver son prestige social et son confort matériel, ou y renoncer pour dénoncer une immigration dont celle qu’il côtoie a souvent Bac+5, l’électeur « libéral-conservateur » choisira la première option dans la grande majorité des cas. Ceci explique l’échec de partis tels que le Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers, composé pour l’essentiel d’une sociologie catholique bourgeoise pour laquelle l’entrée dans le monde de l’entreprise aura souvent été une rentrée dans le rang. 

    Le cas symptomatique de l’UNI 

    Le cas de l’Union Nationale Interuniversitaire, mouvement universitaire de droite fondé en 1968, est caractéristique. Défini comme « Politique mais apartisan » par son président-fondateur Jacques Rougeot dans son livre l’École du courage, force est de constater que le mouvement s’éloigne de plus en plus de cette ligne depuis la démission de Rougeot en 2010. Un fait notable aura été le départ au lendemain de l’élection présidentielle de 2012 des responsables nationaux ne cautionnant pas la ligne ouvertement pro-UMP et pro-Copé prise par le mouvement. Plus récemment, le dernier épisode en date aura été le lynchage public sur les réseaux sociaux de certains militants faisant campagne pour le candidat frontiste Aymeric Chauprade en Île-de-France. Or, comme pour leurs aînés du Mouvement Initiative et Liberté, le fait que les militants de l’UNI ne votent majoritairement pas UMP est un secret de polichinelle. De même, personne n’ignore que nombre des sous-Fouquier-Tinville qui se sont livrés à cette chasse aux sorcières ne sont pas les derniers à s’afficher en treillis dans les soirées ni à chanter des chants qui pourraient leur valoir une convocation devant la 17e chambre correctionnelle. Il est néanmoins compréhensible que ceux qui ont massivement mal voté sans l’assumer soient tentés de se refaire une virginité partisane à peu de frais sur le dos de ceux dont le courage leur renvoie le reflet de leur propre lâcheté. 

    La dénonciation du manque de discipline militante et les leçons de stratégie partisane administrées à cette occasion par certains responsables relèveraient d’ailleurs du comique en des circonstances moins écœurantes. Que les pitreries de soirée étudiante soient efficaces pour faire des voix aux élections universitaires en vendant du rêve aux étudiants de première année est une chose. Mais personne ne peut croire qu’un mélange d’ébriété chronique et de servilité partisane puissent constituer le début du commencement d’une pensée politique. S’ils souhaitent éviter de se retrouver à la tête d’une armée mexicaine, les Gentils Organisateurs de colonies électorales doivent commencer par renoncer au fétichisme partisan qui leur tient lieu de cache-sexe idéologique. 

    Conclusion : notre heure arrive 

    Comme pointé par le think-tank socialiste Terra Nova, une convergence idéologique se met progressivement en place entre l’UMP et le FN au niveau des sympathisants et des militants, les dénégations des dirigeants étant l’arbre qui cache la forêt. Le précédent créé dimanche dernier ayant permis de faire sauter une digue psychologique, les responsables de l’UMP et de ses mouvements satellites faisant preuve de pusillanimité doivent s’attendre à voir s’amplifier l’hémorragie de militants et d’électeurs actuellement en cours.

    Nouvelles de France

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