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France et politique française - Page 4281

  • EN DIRECT Crise à l'UMP : Sarkozy « très mécontent »

    + VIDEO - Le bureau politique du parti, au bord de l'implosion suite à l'affaire Bygmalion, se réunit ce matin. Jean-François Copé y joue sa place. Nicolas Sarkozy est « très mécontent de voir son nom associé à cette curieuse actualité » confesse Brice Hortefeux.
    8h11 Sarkozy « très mécontent » - Brice Hortefeux, l’un des plus proches de Nicolas Sarkozy, a assuré que l’ex-chef de l’Etat était « très mécontent de voir son nom associé » à la « curieuse actualité » autour de Bygmalion. Nicolas Sarkozy est « très mécontent de voir son nom associé à cette curieuse actualité », a assuré le député européen, alors que deux protagonistes de l’affaire Bygmalion ont assuré que les « fausses factures » en cause visaient à couvrir des dépassements de frais de sa camapgne en 2012.
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    7h57 Fin des perquisitions - Les perquisitions entamées lundi dans les locaux de l'UMP et dans ceux de la société Bygmalion, dans le cadre de l'enquête sur un système de fausses facturations présumées, se sont terminées tôt mardi matin, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Les perquisitions, menées par le parquet de Paris avec l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, ont pris fin vers 05h30 chez Bygmalion et vers 06h à l'UMP, ont précisé ces sources.
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    6h50 La journée de tous les risques - Les ténors de l’UMP se réunissent mardi matin pour tenter de dénouer l’une des plus grave crise qu’ait connue leur parti depuis sa naissance en 2002, avec une question brûlante: le sort de son président Jean-François Copé. Partira, partira pas ? Le député-maire de Meaux a démontré sa pugnacité lors de la précédente convulsion à l’UMP, l’interminable duel entamé fin 2012 avec François Fillon pour la direction du mouvement. Mais là, estime un responsable du mouvement, « il ne pourra pas sauver sa tête. C’est du lourd, du très lourd ».
    Pour beaucoup, il y a péril dans la demeure UMP. L’affaire Bygmalion - société de communication fondée par deux proches de M. Copé - avait commencé par des soupçons de favoritisme. Elle n’a cessé d’enfler et de proliférer pour atteindre, à l’issue de la folle journée de lundi, l’ancien président Nicolas Sarkozy. L’affaire Bygmalion, « c’est l’affaire des comptes de campagne de Sarkozy », a accusé l’avocat de cette agence, Me Patrick Maisonneuve, parlant de « fausses factures ».
    Tout nouvel eurodéputé - ce qui lui confère une immunité face à la justice, même s’il a dit qu’il n’y recourrait pas - Jérôme Lavrilleux, jusqu’à dimanche directeur de cabinet de M. Copé, a corroboré cette version, reconnaissant en larmes que des meetings du candidat ont été indûment facturés à l’UMP (voir vidéo ci-dessous). Un « dérapage » dans « l’engrenage irrésistible » de la campagne, a-t-il concédé, en exemptant Sarkozy et Copé. En revanche, lundi soir, le trésorier de campagne de M. Sarkozy, Philippe Briand contestait auprès la version de Me Maisonneuve.

    Video

    Folle journée
    Cette folle journée a également vu une perquisition au siège parisien de l’UMP qui se prolongeait au milieu de la nuit et par la garde à vue de l’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy Claude Guéant dans un autre dossier, l’arbitrage Tapie. Le tout au lendemain de la victoire FN au européennes, l’UMP perdant plus d’un tiers de ses 29 élus au Parlement de Strasbourg, et se faisant dépasser de 4 points par le parti de Marine Le Pen. La crise est donc politique, financière, judiciaire et morale, jugent plusieurs caciques. L’UMP « est atteinte dans sa crédibilité » et « son honneur est mis en cause », a déploré l’ex-Premier ministre François Fillon.
    Alors que faire ? Pour certains, de plus en plus nombreux, l’équipe dirigeante doit démissionner collectivement, comme l’a demandé lundi soir sur France 2 l’ancien secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian. « Copé continue à tirer tout le monde vers le bas, il est sur un toboggan qu’il ne peut plus remonter », souligne un important élu régional.
    Certains avancent à l’idée d’une direction provisoire collective, le temps que l’enquête s’achève. Jean-Pierre Raffarin a suggéré la mise en place d’un « conseil d’éthique et de gouvernance » désigné par le bureau politique. Pour Nathaliie Kosciusko-Morizet, chef de l’opposition parisienne, il faut convoquer un congrès « pour interroger les militants sur une alliance avec le centre », un des points chauds en débat.
    « Le BP décidera, je l’espère, un audit rapide des comptes de l’UMP, sous l’autorité de personnalités indépendantes », a souhaité Mme Kosciusko-Morizet. Elle suggère aussi un congrès pour consulter les militants sur notamment l’alliance avec le centre. Ce serait un retour aux sources puisque Jacques Chirac avait voulu une organisation unique afin d’éviter un 21 avril à l’envers. 

    Réactualisation de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous

    source :  Afp via les Echos :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EupEEZFkpuEdnQeZpO.shtml

  • Rencontre exclusive avec les « lapins crétins », ces opposants (très remontés) à Christine Boutin

    Samedi 17 mai dernier, le meeting organisé par Christine Boutin et les têtes de liste « Force Vie » a été perturbé par plusieurs individus affublés d’un masque de « lapin crétin », en référence au célèbre jeu vidéo d’Ubisoft, provoquant l’incompréhension ou les moqueries sur les réseaux sociaux. Comme beaucoup, Nouvelles de France a été choqué par cette initiative, pour le moins étrange. Pour tenter de comprendre, nous avons rencontré le chef de ces activistes, qui se fait appeler « Lapin crétin ». 

    Pourquoi avoir perturbé ce meeting de Christine Boutin alors qu’elle est en pointe contre la dénaturation du mariage ? 

    Il n’y a rien d’extraordinaire à être opposé à la parodie de mariage de deux personnes de même sexe… Les raisons ne manquent pas. En fait, une seule raison sérieuse suffit à cela.

    La raison la plus fondamentale a été fort peu entendue si ce n’est dans les secteurs de réflexion et d’action de la Révolution conservatrice : l’État ne peut pas légiférer sur une matière qui lui échappe – la nature – entendue au sens d’Aristote et non pas de Rousseau – ni sur ce qui le précède – l’institution de la vie, qui a pour autre nom la famille.

    Les leaders autoproclamés de la MPT ont choisi une ligne de défense perdue d’avance, en discutant sur le terrain choisi par nos ennemis – ennemis qu’ils n’ont d’ailleurs jamais identifiés, ni désignés, ni combattu comme l’a lucidement affirmé Frigide Barjot sur les antennes de radiodiffusion.

    Malgré cela, et comme souvent, les pauvres c…s que nous sommes se sont rendus à toutes les promenades dominicales coproduites par Manuel Gaz et Albéric Dumont.

    La fatwa Taubira a été l’occasion d’un indéniable réveil sur les dernières conséquences du système capitaliste. Au train où vont les choses, on en arrive inéluctablement à la mise en vente et à la location des capacités reproductives humaines avant leur industrialisation généralisée. Cela va très au-delà du seul « mariage homo ». Tout cela s’inscrit dans le cadre du transhumanisme qui est désormais notre horizon. Ils feront tout ce qui leur sera techniquement possible de faire… Mais qui s’en préoccupe, sinon nous ?

    C’est dans le cadre de cette guerre à mort déclarée par les segments les plus subversifs de l’oligarchie que nous avons intégré la première ligne de la Manif pour Tous. Nous y avons apporté notre sens tactique et stratégique, notre savoir-faire opérationnel, notre inventivité en matière d’agitation-propagande. Ainsi, le 24 mars 2013, nous n’étions pas avenue de la Grande Armée, nous étions en haut des Champs-Elysées, où nous avons initié le mouvement de levée des barrages de police… nous avons lancé des slogans qui ont connu quelques succès, jusqu’à être repris par les bureaucrates de la MPT - comme « Nous sommes le peuple ! » - …nous avons initié les accueils de ministres dans certaines facultés… Nous étions en tête au Sénat…

    La Manif pour tous n’appartient à personne et certainement pas à ceux qui essayent aujourd’hui de la monnayer alors qu’ils l’ont échoué sur les bancs de sable de leur pusillanimité. Nous avertissons les loutres qui essayent de prospérer sur le dos de la mobilisation que nous ne nous laisserons pas faire sans en rire… Attendez donc qu’on s’intéresse à la comptabilité de la Manif pour Tous ! 

    C’est donc bien en tant que militants de base de la Manif pour Tous que nous refusons de voir l’élan auquel nous avons beaucoup sacrifié honteusement détourné par des carnes de retour comme Christine Boutin. Ce détournement s’opère avec la faveur des merdias qui ont compris l’avantage qu’il y avait à « boutiniser » le mouvement… Nous étions innombrables dans les rues de France ! Or, Boutin propose à la mobilisation de se ranger derrière elle et de se compter… Son score dimanche 25 mai 2014 sera plus proche du zéro absolu que de un pour cent… En matière de comptage, elle va réussir à faire plus fort que la Préfecture de Police !

    L’inaction de la mère Boutin et ses « prises de position » comme on dit aujourd’hui, au sujet de l’homosexualité nous navrent, soit par leurs excès soit par leur opportunisme. Le plus souvent, elle dessert son « camp » par des propos immédiatement employés par nos adversaires, qu’elle retire aussi vite, jetant le discrédit sur tout, jusqu’à la Parole de Dieu. J’en veux pour preuve  sa dernière reculade.

    Avec des alliés comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis… Elle nous discrédite tous également. C’est elle qui fait de nous des lapins crétins ! 

    Plus grave, si c’était possible, elle égare des gens de bonne foi et de bonne volonté en leur faisant avaler son brouet indigeste, mêlant politique et religion contre toutes les leçons de la philosophie politique.  

    Elle leur propose de la suivre dans une impasse. Demandez à d’ancien collaborateurs de Titine ce qu’ils pensent d’elle ! Les seuls à profiter de ses manoeuvres sont ses compères de l’UMP, pour le compte de qui elle stérilise quelques milliers de voix. En échange de ce service, elle a été grassement rémunérée. Souvenez-vous de ses missions pour Sarko… et de sa « bombe atomique »…  on attends toujours. !  

    Enfin, elle retournera dans le giron de l’UMP comme elle l’a fait chaque fois.

    « Boutin propose à la mobilisation de se ranger derrière elle et de se compter… Son score dimanche 25 mai 2014 sera plus proche du zéro absolu que de un pour cent… En matière de comptage, elle va réussir à faire plus fort que la Préfecture de Police ! » 

    Contrairement à ce qu’on prétendu certaines journalopes, nous ne sommes pas intervenus dans ce meeting sur la question du pseudo-mariage homo mais principalement sur la question européenne.

    Nous refusons de voir l’énergie déployée par les militants de base de la Manif pour Tous servir pour Boutin, qui est une européiste échevelée et, en conséquence, un ennemi politique de tous les patriotes. Elle a toujours été et reste une propagandiste dévouée de la déconstruction européenne qui nous impose le pseudo-mariage pour tous et le gender. Mais aussi, les lasagnes au cheval, l’immigration de masse, la désindustrialisation, la tyrannie bancaire…

    Sur les réseaux sociaux, beaucoup ont ironisé sur le fait qu’il était plus facile de s’en prendre à Christine Boutin qu’à des candidats socialistes, par exemple… 

    Il est plus difficile d’expliquer à des gens supposés dans « notre » camp leurs errements que de les voir s’extasier sur une action contre nos ennemis. C’est pourtant très nécessaire. 

    Contrairement à ce que disent les imbéciles, ça n’a pas été plus simple à mettre en œuvre… Nous y reviendrons. De plus, nous ne nous sommes pas moqués du monde, nous avions préparé une banderole très artistique, des tracts, des masques, nous avions prémédité notre intervention, nous l’avions réfléchie…

    À ceux qui proposent d’intervenir face aux socialistes, nous répondons deux choses. D‘abord, beaucoup d’entre nous sont déjà intervenus contre la gauche du Capital, sans épargner les canailles de l’UMP d’ailleurs… Ensuite, nous nous tenons à la disposition de ceux qui voudront organiser des interventions de ce genre face aux socialistes. Je le dis sérieusement, que ceux qui se proposent de nous guider vers la lumière se mettent en marche, nous leur emboîterons le pas… Écrire à la rédaction qui transmettra.

    Quelles ont été les suites de l’action ? 

    Tout d’abord, il faut rappeler qu’il s’agissait d’une intervention humoristique. Nous étions affublés de masques de « lapins crétins »… Nous n’avons exercé aucune violence lors de notre montée sur la tribune – entre deux tables rondes, je le précise parce que certains ont dit que nous avions interrompu les échanges… Il s’agissait plutôt d’un intermède ludique et politique.

    Après une demi-heure de bla-bla sur « l’Europe de la Paix », nous avons été accueillis par un déploiement de violence inouïe, même pour ceux d’entre nous accoutumés à la brutalité de certains groupes ou de la police.

    Les organisateurs et une partie de l’assistance ont dérouté les journalistes par la sauvagerie dont ils se sont rendus coupables, plaquant inutilement au sol plusieurs d’entre nous jusqu’en bas de la tribune !  

    Boutin « 0% » a parlé d’ »attaque », d’autres « d’invasion de lapins crétins ». Nous, on en rigole encore…

    Nous n’avons pas plus fait preuve de violence par la suite, lors de notre dégagement manu militari par un service d’ordre visiblement recruté dans les banlieues de l’immigration qui nous injuriait et nous promettait de faire « descendre la cité ».

    Certains d’entre nous se sont défendus – sans porter le moindre coup - face à des gens qui, visiblement, n’ont pas pris assez de gifles étant enfants… Je pense à un certain directeur de campagne opportuniste et prétentieux mêlé aux violences en réunions qui ont fini par blesser un lapin crétin, qui a une épaule déboîtée avec 10 jours d’ITT… Les lapins crétins ne sont pas des plumeaux avaleurs de sabres, ils n’ont pas porté plainte… alors qu’ils le pourraient.

    Un communiqué de presse hilarant de sérieux a évoqué l’éventualité d’une plainte… Rions encore avec Christine et son équipe de professionnels : pour quelle infraction ? Soyez sûr que si nous avions porté le moindre coup, nous serions déjà en prison !  

    Les lapins crétins interviendront-ils à d’autres occasions ? 

    Nous avons voulu lancer une réflexion collective sur la toxicité de Boutin et des leurres de son espèce, mission accomplie. Nous attendons les arguments de ses partisans – quand ils auront fini d’injurier.  

    Nous voulons imposer dans le débat public la rime riche « Lapins Crétins – Votez Boutin » et nous renouvellerons notre soutien indéfectible à Christine Boutin chaque fois que nécessaire…

    Source : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/23-05-2014/rencontre-exclusive-avec-les-lapins-cretins-opposants-tres-remontes-de-boutin#.U4Mtz47TuJm

    http://www.oragesdacier.info/2014/05/rencontre-exclusive-avec-les-lapins.html

  • Pour éviter la tornade FN, l’UMP, le PS et les médias se sont-ils entendus pour que le scandale Bygmalion n’explose qu’au lendemain des élections ?

    Quel étrange calendrier…

    Dimanche 25 mai, les électeurs étaient appelés aux urnes avec le résultat que l’on sait.

    Lundi 26 mai, Jérôme Lavrilleux, tout juste élu député européen, reconnaît en direct sur BFMTV que des prestations fournies par la société Bygmalion ont été indûment facturées à l’UMP. Auparavant, c’est l’avocat de la société Bygmalion qui, au cours d’une conférence de presse, avait accusé l’UMP d’avoir contraint la société à présenter de fausses factures pour maquiller les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La police perquisitionne le siège de l’UMP.

    Mardi 27 mai, le bureau politique extraordinaire de l’UMP contraint Jean-François Copé à démissionner de la présidence de l’UMP. Toute la direction de l’UMP démissionne dans la foulée, confiant la direction intérimaire du parti à un triumvirat composé de Juppé, Raffarin et Fillon.

    Posons maintenant la question qui fâche. Si les événements des 26 et 27 mai s’étaient déroulés les 23 et 24 mai, quel aurait été le score du Front National dimanche soir ? Il ne s’agit pas de faire de la politique fiction mais de constater que le scandale Bygmalion couvait depuis plusieurs jours et qu’il a été décidé d’attendre le lendemain des élections pour le laisser exploser. Cela s’appelle une manipulation. Car c’est priver les Français d’un élément déterminant pour analyser le paysage politique au moment de se rendre dans l’isoloir.

    Sans le scandale Bygmalion, le résultat des urnes a été qualifié par de nombreux protagonistes de « séisme politique ». Si le scandale Bygmalion avait été révélé auparavant, aucune digue n’aurait résisté et le vote de colère aurait tout submergé. Ni l’UMP, ni le PS, ni les médias du système n’y avaient intérêt…

    http://medias-presse.info/pour-eviter-la-tornade-fn-lump-le-ps-et-les-medias-se-sont-ils-entendus-pour-que-le-scandale-bygmalion-nexplose-quau-lendemain-des-elections/10522

  • Les femmes au travail … à tout prix ?

    Résumé d’une étude plus approfondie sur la difficile articulation travail/vie de famille et une analyse des solutions préconisées par le  ministre du droit des femmes : toutes les femmes au travail pendant que l’État s’occupe des enfants. (Accédez à l’article complet au format pdf en cliquant ICI).

    En France, 60% des femmes de 15 à 64 ans travaillent, cela correspond exactement à l’objectif préconisé par l’Union Européenne. La France se hisse ainsi aux premiers rangs dans l’UE.  De 25 à 49 ans cette proportion s’élève à 84%. De plus, notre pays est reconnu pour être celui où se conjugue le mieux l’articulation travail/vie de famille. Celui aussi où le taux de natalité est le plus élevé.

    Tout semble donc aller pour le mieux! Pas si sûr…

    Le gouvernement, par la voix de Najat Vallaud-Belkacem veut atteindre, dans les dix prochaines années, les 70%  de femmes au travail. Pour commencer.

    Est-ce vraiment le souci de répondre à l’attente des femmes et d’ « améliorer leur conditions » qui dicte la politique militante du « droit des femmes » inspirant nos gouvernements?

    Certes, le problème est bien réel et justifie un plan d’action gouvernemental: question de la retraite future des femmes qui n’ont pas accumulé de points par leur travail, besoin d’autonomie, précarité des femmes abandonnées ou veuves avec enfants, difficile conciliation de la maternité et de l’emploi, problèmes de garde d’enfant, réinsertion aléatoire après une longue interruption de carrière liée à l’éducation des enfant…

    Il reste qu’il y a deux façons d’aborder ces problèmes : l’une, idéologique –autoritaire et constructiviste – L’autre, réaliste. L’une qui profite de ces difficultés bien réelles pour arracher les femmes à leur famille et à leur foyer  sous prétexte de « lutter contre les stéréotypes » en les remplaçant par d’autres comme l’égalité, entendue comme confusion des genres.

    L’autre, essayant de concilier les légitimes aspirations des femmes en respectant leur nature et en reconnaissant le service qu’elles rendent à la société tout entière par la mise au monde et l’éducation des enfants. Non pas dans une dialectique contreproductive les opposant aux hommes, mais dans l’égalité et la complémentarité avec eux.

    Chacun pour soi. L’État pour tous !

    Le travail des femmes est une histoire vieille comme le monde. Les femmes ont toujours travaillé. Il faut donc se garder du dualisme qui consisterait soit à mépriser la femme qui ne travaille pas au motif qu’elle est, au pire, une idiote doublée d’une paresseuse et d’une bonne à rien, ou au mieux, une victime enfermée chez elle par une société machiste, soit à culpabiliser la femme qui,  travaillant, est certainement une mauvaise mère abandonnant ses enfants et les promettant à la délinquance ou à la névrose.

    Si Mme Vallaud-Belkacem veut bon gré mal gré mettre les femmes au travail c’est qu’elle est convaincue, comme l’y porte la culture ambiante, de deux axiomes de base : les êtres n’ont de valeur que marchande et ne sont jugés qu’en termes de PIB, de taxes et de salaires. La femme n’a pas d’identité par elle-même et se mesure à l’aune de l’homme. Le « Droit des femmes » est d’être comme des hommes… puisque les hommes n’arrivent pas à être des femmes !

    Il s’ensuit toute une série de mesures tout juste votées ou en passe de l’être : ouverture de l’école (appelée pré-élémentaire et non plus maternelle !) dès deux ans avec la création d’un grand service public de la petite enfance qui permettra d’ « arracher » les petits à leurs parents pour en faire de bons citoyens et alignera les divers modes de garde sur un modèle facilement contrôlable ; obligation pour le père de prendre une partie du congé parental –à un âge où le petit a surtout besoin de sa mère- sous peine d’en perdre le bénéfice ; restriction draconienne du temps partiel qui jusque-là permet à beaucoup de femmes de concilier vie familiale et vie professionnelle, individualisation de l’impôt pour casser la solidarité familiale et obliger les femmes, par une augmentation d’impôt déguisée, à travailler.

    Dans son rapport commandé par NVB, S. Lemière dit que « permettre à chaque personne – homme ou femme – de rédiger sa propre déclaration favoriserait en effet un rapport individuel de chaque citoyen à l’État social. Comme l’a exposé Hélène Périvier lors de son audition : « j’ai une préférence pour un contrat social où l’on ne peut être dépendant que de soi-même (et non de son conjoint ou de tout autre personne) ou alors de l’État. Il faut un système où chaque individu soit évidemment le plus autonome mais le moins possible dépendant d’un conjoint. En cas de pauvreté, perte d’emploi, c’est à l’État d’intervenir. »

    Tout cela pour quoi ? Pour que la femme soit «  l’égale » de l’homme ? Car bien sûr, elle ne peut pas exister par elle-même, il faut toujours qu’elle se mesure à l’homme, seul étalon possible ; pour qu’elle soit « autonome » ? L’affirmation d’une personnalité autonome ne pouvant se faire qu’avec un salaire et un compte en banque ; pour qu’elle passe de la colonne statistique des « inactives » à celle, tellement plus noble de salariées ?

    L’intention est clairement affirmée : c’est  l’autonomie contre la solidarité et  l’ « émancipation » contre toute forme de protection à l’intérieur de la famille, c’est chacun pour soi, seul. On ne doit pouvoir compter sur personne, sauf sur l’État : « Le RSA comme tous les droits sociaux familialisés valorise les solidarités intrafamiliales, en particulier entre hommes et femmes au sein des couples. Il joue un rôle protecteur à l’égard des femmes inactives en couple au même titre que l’imposition conjointe et constitue par conséquent potentiellement un frein à leur émancipation par l’activité professionnelle. »

    Quant au temps partiel, S. Lemière explique avec un brin de condescendance que cette demande « est bien souvent une norme intériorisée par les femmes comme une « bonne solution » pour articuler vie professionnelle et vie familiale mais que c’est une « vision à très court terme »parce que lourde de conséquences « sur les salaires, les carrières, les retraites et l’indépendance économique des femmes ».

    En cela et dans l’état actuel des choses elle a d’ailleurs tout à fait raison, surtout si l’on se place encore dans la perspective de la femme qui n’a de valeur qu’à travers sa carrière et son indépendance économique comme nous l’avons  analysé plus haut. Elle a parfaitement raison aussi de souligner qu’à long terme, la femme qui choisit le temps partiel sacrifie sa retraite.

    Là où notre approche est différente, c’est dans la façon de traiter ce problème réel. Dans l’optique gouvernementale et, il faut bien le dire, de la culture dominante, la femme n’a rien de plus important à faire qu’une  carrière aussi belle que possible couronnée par une bonne retraite. Mais si elle trouve que sa présence auprès de ses enfants une partie de son temps est un bon investissement, et si l’état reconnaît les services rendus de ce fait à la société, celui-ci pourrait imaginer un système compensateur en terme de points de retraite qui ne serait que justice, voire même un statut de la mère de famille.

    Et surtout… des taxes pour tous.

    « Il faut avoir à l’esprit les gains considérables en termes d’activité économique et de cotisations sociales d’un taux d’emploi des femmes plus élevé ». Ainsi parlait Najat Vallaud Belkacem[1].

    En termes de cotisations sociales, oui : deux femmes qui, au lieu de garder leurs propres enfants gardent, en tant qu’assistantes maternelles, les enfants l’une de l’autre payent des taxes. Une femme au foyer ne paye pas de taxe pour tenir sa maison et élever ses enfants. Alors que si elle va travailler à l’extérieur, elle paye des taxes, son employeur aussi et elle en génère à nouveau avec l’emploi de la personne qui fera son ménage et gardera ses enfants à sa place.

    Il est certain que pour faire rentrer les taxes et impôts, mettre toutes les femmes au travail est un bon calcul. Et l’on sait que l’État aime bien les taxes.

     Quant à l’augmentation du PIB qui serait la conséquence directe d’un plus grand nombre de femmes au travail, nous expliquons en détail dans l’étude ici résumée comment les chiffres de l’OCDE[2] sur lesquels s’appuie Mme Vallaud-Belkacem disent simplement que plus élevé sera le taux d’emploi – homme ou femme – plus le PIB augmentera.

    L’OCDE remarque que les femmes représentent un important réservoir de main d’œuvre et il fait une simulation sur 15 ans montrant que si le taux d’emploi des hommes reste invarié mais que celui des femmes a augmenté, le PIB aura augmenté. Mais ce n’est pas du fait du travail proprement féminin, mais seulement du fait de l’augmentation du taux d’emploi global. Et tant pis pour les hommes qui n’ont, dans cette configuration,  qu’à rester au chômage.

    Le quotient conjugal est le premier visé dans la réforme souhaitée par Najat Vallaud-Belkacem qui s’appuie sur le rapport Lemière : « le quotient conjugal a été pensé en 1945 en cohérence avec une certaine norme familiale, celle de « Monsieur Gagnepain » et « Madame Aufoyer ». Il n’y a plus de chef de famille ni de solidarité familiale : «…Jusqu’en 1982, l’imposition reposait sur les seules épaules du chef de famille, à savoir l’homme, la femme étant perçue comme à la charge de l’homme… »

    La femme n’est pas une charge pour son conjoint, elle est exploité par lui : «…  Or loin de constituer une charge pour son conjoint, elle produit un service gratuit, via le travail domestique qu’elle fournit [….] » et en plus, elle vole le fisc : «…Cette production domestique (…) a une valeur économique qui n’est pas imposée ».

     « Toucher au quotient conjugal a également –et surtout – une fonction symbolique. En effet, le quotient conjugal véhicule une vision conservatrice de la division sexuée du travail domestique et professionnel au sein des couples […] L’individualisation de l’impôt peut contribuer à l’émancipation des femmes en couple. » (Rapport Lemière p. 152)  

    Des solutions existent.

    Il y a pourtant des alternatives à ces solutions radicales.

    Pour pallier à l’absence de retraite et à la précarité des femmes seules avec enfants, reconnaître la valeur du travail de la mère de famille, valeur ajoutée pour sa famille mais aussi pour la société tout entière. Ceci devrait se traduire par un véritable statut de la femme au foyer, des points de retraite, et un accroissement des garderies à horaire souple permettant à la femme au foyer d’avoir des activités hors de chez elle ;

    Pour permettre aux femmes de se réinsérer le jour venu dans le marché du travail, instaurer un crédit formation ; non seulement créer de nouvelles places de garde d’enfants mais en renforcer la souplesse et la diversité et encourager encore davantage la création de crèches d’entreprise ; développer le temps partiel au lieu de le supprimer et encourager les aménagements d’horaire ; valoriser l’expérience des mères de famille au même titre que les VAE ou autres reconnaissance des compétences acquises dans les domaines associatifs et professionnels ; renforcer l’aide à la recherche d’emploi pour les femmes qui ont interrompu leur carrière à cause des enfants.

    Et puis, surtout, reconstruire l’image de la femme et de la mère dans la culture contemporaine et renforcer les solidarités familiales dans la redécouverte de la différence et de la complémentarité de chacun.

    Nous n’en dirons pas plus dans ce résumé et nous nous écrirons avec Anne Brassié et Stéphanie Bignon dans le titre d’un petit livre plein de bon sens : « Cessez de nous libérer ! ».

    Berdiaev disait que « L’importance croissante de la femme pour l’époque historique à venir n’a rien de commun avec le mouvement actuel d’émancipation de la femme qui veut rendre la femme égale à l’homme, et la conduire sur des voies masculines ». Il poursuit : « ce qu’il faut dans le monde ce n’est pas la femme libérée mais l’éternel féminin ». Laissez-nous être des femmes, des mères. Rendez-nous nos maris, nos pères…et mêlez-vous de ce qui vous regarde !

    Claire de Gatellier

    Notes :

    [1] Interview aux Échos le 11 décembre 2013.
     
    [2]  OCDE  pp.28, 29,30 et suiv.
     
  • Quelle leçon tirer des européennes ? La proportionnelle, et vite !

    Notre système électoral a agi comme une cocotte-minute sans soupape de sécurité.   

    J’ai toujours été un chaud partisan du scrutin à la proportionnelle, même lorsque je votais encore pour un parti dit de gouvernement. Les arguments en faveur du scrutin majoritaire m’ont très tôt paru comme des sophismes adaptés à la sauce « républicaine » pour gruger l’électeur et consolider un bipartisme de façade. Depuis le week-end dernier, il n’y a plus de doute. Le scrutin majoritaire non seulement donne une représentation infidèle de l’opinion de la nation mais il produit en plus deux effets pervers redoutables :

    - Il conforte les majorités politiques dans une fausse sécurité qui finit par creuser le fossé avec l’opinion ;

    - Se sentant lésée, l’opinion publique est encouragée dans une attitude de défiance et se radicalise toujours davantage.

    En somme, notre système électoral a agi comme une cocotte-minute sans soupape de sécurité, d’où les résultats « explosifs » de l’UKIP en Grande-Bretagne et du FN en France lors de cette dernière élection à la proportionnelle, et les résultats beaucoup plus mitigés de l’opposition, observés en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Espagne où ce mode de scrutin est la règle.

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  • Quelle leçon tirer des européennes ? La proportionnelle, et vite !

    Notre système électoral a agi comme une cocotte-minute sans soupape de sécurité.   

    J’ai toujours été un chaud partisan du scrutin à la proportionnelle, même lorsque je votais encore pour un parti dit de gouvernement. Les arguments en faveur du scrutin majoritaire m’ont très tôt paru comme des sophismes adaptés à la sauce « républicaine » pour gruger l’électeur et consolider un bipartisme de façade. Depuis le week-end dernier, il n’y a plus de doute. Le scrutin majoritaire non seulement donne une représentation infidèle de l’opinion de la nation mais il produit en plus deux effets pervers redoutables :

    - Il conforte les majorités politiques dans une fausse sécurité qui finit par creuser le fossé avec l’opinion ;

    - Se sentant lésée, l’opinion publique est encouragée dans une attitude de défiance et se radicalise toujours davantage.

    En somme, notre système électoral a agi comme une cocotte-minute sans soupape de sécurité, d’où les résultats « explosifs » de l’UKIP en Grande-Bretagne et du FN en France lors de cette dernière élection à la proportionnelle, et les résultats beaucoup plus mitigés de l’opposition, observés en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Espagne où ce mode de scrutin est la règle.

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  • Malgré l'effondrement du PS, l'exploit de l'UMP

    Alors que l'effondrement du PS laisse peu de cartes dans la main de François Hollande, qui a déjà utilisé celle du remplacement de Premier ministre, l'UMP commet l'exploit de focaliser l'attention médiatique sur son financement.

    L'ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy a reconnu de fausses facturations au nom de l'UMP pour «absorber» les frais de campagne de l'ex-président. Jean-François Copé va répondre aux critiques lors d'un bureau UMP à l'Assemblée réunissant les ténors du parti.

    Jérôme Lavrilleux a ainsi reconnu que des meetings de Nicolas Sarkozy ont été indûment facturés à l'UMP par la société Bygmalion, au cours d'une interview sur BFMTV, lundi 26 mai, au cours de laquelle on a pu le voir en larmes. 

    "Les dépenses de la campagne (...) ont explosé et (...) ont été beaucoup plus importantes. Tout ceci a coûté de l'argent que ne permettait pas d'absorber des comptes de campagne. Une partie a été mise sur les comptes de campagne (...) L'autre partie a été absorbée par l'UMP. (...) Il y a eu un dérapage sur le nombre, non pas sur la valeur, mais sur le nombre d'événements qui ont été organisés dans cette campagne. J'ai pas eu le courage de dire stop, on en fait trop, on va dans le mur. J'ai commis cette erreur. J'ai fait part de mon sentiment. Je n'en ai fait part ni à Nicolas Sarkozy, ni à Jean-François Copé. Jean-François Copé n'a pas été mis au courant de cette dérive en volume de dépense."

    "La facturation sur ces événements, c'était une manière de ventiler les dépenses qui auraient dû l'être sur les comptes de campagne. On a une législation sur les comptes de campagne qui est totalement à côté de la plaque (...) Tous les partis politiques, notamment les deux qui vont au second tour, sont obligés d'user d'expédients.  Il n'y a pas besoin d'avoir fait sciences-po pour s'en rendre compte. (...) Je note qu'on s'interroge souvent sur nous, et très peu sur l'autre."

    Maître Patrick Maisonneuve, l'avocat de la société Bygmalion qui a lancé les accusations de factures bidons contre Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et l'UMP, est un membre du Parti Socialiste dont il a déjà auparavant défendu plusieurs de ses ténors dont Henri Emmanuelli et Jean-Noël Guérini. Moins de 5 minutes après que ce même Patrick Maisonneuve eut lancé ses accusations contre l'UMP, la police était déjà sur place pour perquisitionner le siège de l'UMP. Le PS sait se défendre.

    Michel Janva