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France et politique française - Page 4285

  • Garde à vue : comme Félicie, Balkany aussi !

    Le pékin moyen est évidemment en droit de se demander comment un tel couple de Thénardier a bien pu faire pour être réélu malgré d’innombrables mises en examen.   

    Félicie aussi. Ainsi, dans cette chanson, le regretté Fernandel chantait ceci : « J’trouvai la chambre ordinaire. Elle était pleine de poussière. Félicie aussi. Je m’lavai les mains bien vite. L’lavabo avait une fuite. Félicie aussi. Sous l’armoire y avait une cale. Car elle était toute bancale. Félice aussi. Y avait un fauteuil en plus. Mais il était rempli d’puces. Félicie aussi. Et des draps de toiles molles. Me chatouillaient les guiboles. » Et nous de paraphraser : « Balkany aussi ! »

    Bon, là, c’est encore autre chose. Une garde à vue pour Isabelle Balkany, première adjointe à la mairie de Levallois-Perret, dont son époux de maire, lui, fort de son immunité parlementaire, a été, pour le moment, dispensé de ces formalités humiliantes : mais soyons persuadés qu’en honnête citoyen, il fait confiance à la justice de son pays.

    À en croire Le Figaro du 22 mai dernier, « saisis du dossier depuis fin 2013, les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon cherchent à déterminer si le couple Balkany a tenté de cacher une partie de son patrimoine au fisc. Les enquêteurs de l’office anticorruption (OCLCIFF) de la police judiciaire s’intéressent notamment à deux luxueuses villas, à Saint-Martin aux Antilles et à Marrakech au Maroc. Ils se demandent si Isabelle et Patrick Balkany n’en sont pas les véritables propriétaires, dissimulés derrière des sociétés écrans et des comptes bancaires dans des paradis fiscaux. » Voilà pour planter le décor.

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  • Dominique Venner et vous...

    Dans le cadre de l'hommage national à Dominique Venner, les membres du réseau, lecteurs du CNC, nous ont adressé un témoignage de quelques lignes sur le thème "Dominique Venner et vous". Chacun a ainsi pu livrer un souvenir ou un rapport particulier au personnage et à son œuvre. Ces témoignages permettront à chacun de se faire une idée sur l'influence de Dominique Venner, dont le geste final reste gravé en chacun de nous.

    DOMINIQUE VENNER, PRESENT !

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    « Dominique Venner était quelqu’un qui m’était assez antipathique. Sa posture prussienne était trop étrangère à ma nature latine et son anti-christianisme virulent ne pouvait que me heurter. J’avais cependant été marqué par « Un cœur rebelle » et par « Pour une critique positive » qui sont pour moi deux textes fondamentaux. Mais c’est indéniablement son sacrifice qui l’a fait entrer dans un cercle très restreint, celui des hommes qui mettent leur peau au bout de leurs idées. Sa mort a prouvé – ou tenté de prouver- que la politique n’était pas qu’un jeu, que tout cela n’était pas qu’une agitation, qu’un divertissement, que les mots pouvaient avoir des conséquences et les engagements des issues tragiques. Je suis catholique et ne cautionne pas l’idée de suicide, mais tous ceux qui, dans le confort de leurs certitudes bourgeoises, ont dénoncé, raillé ou conspué son geste ultime sont, pour moi, des ennemis intimes. »

    Xavier Eman, journaliste non-conformiste

    "Ce fut en premier lieu un livre sur les armes qui me fit connaître l'oeuvre de Dominique Venner. Ce dernier m'avait alors frappé par sa capacité à sortir des aspects techniques et "fana-mili" de la question pour aborder le rapport de l'homme européen à ses "jouets" favoris, ceci dans le cadre d'une véritable conception du monde où se mêlaient anecdotes signifiantes et références aux travaux d'éthologie d'un Konrad Lorenz. Coïncidence ou pas, quelques temps après, j'achetais mon premier numéro de la revue Eléments, premier jalon dans une longue quête qui allait me mener à l'avant-garde du combat métapolitique pour une certaine idée de la civilisation européenne. Je ne fut pas surpris alors de réaliser que Dominique Venner s'inscrivait peu ou prou dans cette phalange d'éveilleurs dont je dévorais avidement les articles et ouvrages, de Maît' Jean (Mabire) à Guillaume Faye en passant par Alain de Benoist ou Robert Steuckers. La bibliomanie et l'intense curiosité qui sont miennes m'ont mené depuis lors à me procurer la majorité des ouvrages publiés par l'auteur, avec une prédilection particulière pour ceux qui se placent sous l'égide de notre muse commune, la charmante et captivante Clio. Aussi, lorsque je découvris son inspirée Histoire et traditions des Européens, j'eus sur le moment l'impression que son auteur, du haut de sa morgue marmoréenne, m'avait un peu volé le maître-livre que mes tergiversations et un perfectionnisme contre-productif m'avaient empêché de mettre en chantier. Avec Le  Siècle de 1914,  Le Choc de l'Histoire et son posthume Samouraï d'Occident , il forme une tétralogie destinée à occuper les plus belles places dans les bibliothèques de tout "bon Européen". Lorsque mon vieil ami Arnaud de Robert me passa ce terrible coup de fil un funeste mardi de mai, un peu après 17h, une émotion intense et fiévreuse s'empara de moi pour ne plus me quitter pendant plusieurs jours : des mots (sacrifice, devotio), des noms (Mishima, Montherlant, Vieux Romains, Pinguet) émaillèrent la brève conversation avec celui qui m'apprenait la tragique nouvelle et me rappelait cette cardinale vérité que toute pensée digne de ce nom doit être mise en acte. Totalité organique de la plume et du pistolet ressuscitant une des plus belles figures de notre européanité traditionnelle : tout était accompli..."

    Pascal Lassalle, historien, animateur sur Méridien Zéro et Radio Courtoisie

    « Que ce soit dans ses livres, la Nouvelle Revue d'Histoire ou par ses actes, Dominique Venner incarna un idéal de virtus : intrépide aussi bien par les actes que par la pensée, rebelle mais toujours juste et mesuré, aimant mais sans romantisme ni mièvrerie, dévoué jusque dans la mort et cherchant toujours à dépasser les faux antagonismes pour en revenir à l'essentiel en toute chose : l'être. En cela il nous apprend, comme nous y enjoignait Nietzsche, à être de bons Européens. »

    Mathieu, responsable M.A.S Méditerranée, section Var.

    "Je savais ! Comme beaucoup de camarades, voila quelques années que je ne militais plus au sens littéral du terme. Certes je continuais de lire revues, livres et informations. Je participais parfois à certains événements et prenais toujours plaisir à échanger de belles discutions avec de vieux camarades. Plein de certitudes, et cet orgueil de l'initié recroquevillé sur lui même qui aime à flatter son égo. De belles phrases mises bout à bout, pour étayer un savoir qui s'affinait avec le temps ! Là-dessus il n'y a aucun doute, je savais ! Je savais comme tant d'autres que mon peuple se meurt, et que d'ici moins d'un siècle l'histoire nous aura oubliés. Je savais comme tant d'autres que nos traditions et notre héritage ne survivraient pas au totalitarisme qu'est le capitalisme ni à ses conséquences néfastes que sont l'immigration de masse et l’acculturation. Je savais que partout des Européens étaient exposés à la brutalité et à la cruauté de cette société. Plus je savais, plus je voulais en savoir, me drapant d'ego, persuadé d'être au dessus des masses abruties qui comblent le vide de sens de leur vie à coup d'alcool, de drogue, de consumérisme, de plaisirs faciles ou de télévision. Je savais et inconsciemment cela me suffisait. Mais il fut un jour particulier : le 21 mai 2013, un ancien, de la trempe de ces Hommes que l'Europe a su donner au cours des siècles, a terrassé en moi le dragon égotique. Analogie à Saint Michel et Apollon qu'il aurait fort probablement appréciée. Je me réveillai assommé, mes petites certitudes brisées en mille éclats. Je ne savais plus rien ! Si l'on juge un Homme à ses actions, alors j’étais au mieux un passionné d'histoire, d'économie, et de tradition. Un esprit curieux qui étalait dans son cercle d'amis proches ses quelques savoirs d'autodidacte, glanés au cours de lectures et d'échanges, alors même que les remparts de la cité en flamme étaient en passe de tomber. La mort de Dominique Venner a réveillé en moi la flamme du combattant. Le savoir se doit d’être au service d'un militantisme de combat. Une dévotion totale à une cause qui nous dépasse, et non une collection de petits savoirs pour flatter ses certitudes. Être un Homme européen se mérite ! Effort, rigueur, et ténacité. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de reprendre ma vie en main en rejoignant le MAS et en fondant dans le Gard une section. Finies les excuses, la résignation, ou l'auto-gratification, place à l'engagement personnel, seul à même de changer le cours de l'histoire."

    Thibaut, responsable M.A.S Méditerranée, section Gard

    "Je pense personnellement très souvent et régulièrement à Dominique Venner comme certains de mes proches le font de leur côté. Je pense aussi beaucoup à la seule mais mémorable fois où je l’ai rencontré. Je garde précieusement sa dédicace du « Cœur rebelle » par-devers moi et le souvenir de la soirée et des discussions passées avec lui et mes camarades présents ce soir-là. Les choses les plus importantes dans la vie étant d’abord intimes et non publique et politique comme l’a illustré la vie et l’œuvre de Dominique Venner. Le plus important dans la vie étant au cœur, qu’il soit rebelle ou contemplatif. Celui de Dominique Venner était les deux. Le plus important étant d’être et de durer. Le plus important étant le temps long, le temps de civilisation, comme nous l’a précisément explicité dans son œuvre Dominique Venner. Et le temps de civilisation doit devenir pour nous le temps militant."

    Pierre-Antoine, responsable des Non-Alignés, Nice

    "Si je devais retenir une seule chose chez l’œuvre fournie de Dominique Venner, c'est son livre "Histoire et traditions des Européens". Il porte en lui le feu Prométhéen de la longue mémoire de nos peuples, devenus les lotophages dont parlait Homère dans l'Odyssée. Je crois vraiment au pouvoir de ce livre quant à réveiller la fierté d'être un Européen chez le lecteur, comme il a su le faire chez moi, ainsi qu'inculquer le sens du devoir à tout ceux qui s'imaginent qu'ils n'ont que des droits.

    Antoine, responsable M.A.S Auvergne

    Que dire à propos de Dominique Venner ? Que je l'ai découvert à 14/15 ans avec un livre sur les armes et qu'à chaque période de ma vie il a été présent par ces livres ! Son suicide me fit prendre conscience que nous devions nous réveiller, nous Européens ."

    Alex, responsable M.A.S Gironde

    "Tant de choses ont été dites sur Dominique Venner, cœur rebelle jusqu’au bout. A moi, il m’évoque des souvenirs de grandeur européenne ; il m’évoque ces après-midi, où, adolescente, je lisais la Nouvelle Revue d’Histoire, fascinée par nos traditions, nos gloires, nos moments de grandeurs et de défaites qui se retrouvaient là, brillamment couchés sur le papier. Il a rejoint le cercle de ces Hommes fiers et invaincus, insoumis du monde moderne, exemples à suivre pour que vive notre âme européenne."

    Blandine, militante au M.A.S Toulouse-Pyrénées

    « Dominique Venner donna corps à la pensée la plus exigeante par l’action. Son geste ultime fut l’achèvement du principe directeur de toute une vie, la puissance de la volonté ; celui qui fut l’un des derniers stoïciens nous montre que cette éthique de la volonté est possible. Son exemple, apparemment écrasant, appelle bien au contraire l’élévation. "La vie est comme une pièce de théâtre : ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée." Sénèque. »

    Ulysse, militant au M.A.S Savoie


    "Au delà de son œuvre, que je connais mal, Dominique Venner représente pour moi un idéal de sérénité face au chaos de la modernité. L'homme qui se tient droit avec la tranquillité du rocher battu par les flots, nous donnant ainsi l'exemple de la forteresse morale que le militant doit édifier pour se prémunir de la corruption du siècle."

    Feric, militant au M.A.S Île de France

    « Jamais résigné, jamais à genou, Dominique Venner incarne la non résignation, le samouraï d'occident n'a pas sacrifié sa vie en vain, il a insufflé un espoir pour les nouvelles générations, espoir qui mène au combat, combat qui mènera à la victoire »

    Capitaine, militant au M.A.S Ile de France

    "Dominique Venner a été le contenant et l'allumette. Il nous incombe d'être la poudre et de faire exploser la grandeur des peuples européens. Ton verbe anime ma pensée, ton geste anime mon action."

    Dandy, militant au M.A.S Nord

    "Pour un homme qui fait de l'intelligence une fin en soi, la valeur d'une action ne se mesure pas à sa réussite, mais à sa capacité à engager encore plus d'action", écrivait Raymond Abellio. Je garderai en mémoire toute ma vie durant le geste de Dominique Venner qui incarne la continuité d'une tradition européenne immémorielle. Sa place est désormais au Panthéon de nos guides. DOMINIQUE VENNER PRESENT."

    Énée, militant du M.A.S Nord

    "Mes pensées vont aujourd'hui aux descendants de ce grand homme. Dans la grande tristesse qu'ils doivent éprouver, ils ne peuvent qu'être fiers d'un patriarche qui, quelles que soient les circonstances, fût valeureux et honorable même jusqu'aux derniers instants. Il est le "grand-père" que je n'ai jamais eu."

    Ghislain, militant du M.A.S. Nord

    "Je n’avais jamais pris le temps de me pencher sur les œuvres de Dominique Venner, ni sur sa vie d’ailleurs, je le connaissais tout au plus à travers son geste ultime et les propos de ceux qui m’entourent et transmettent sa pensée.

    Me rendre au premier colloque à sa mémoire ce samedi 17 Mai a pour moi été un électrochoc. Bon nombre des vertus qui composaient cet homme trouvent un réel écho en moi, à des strates différentes de ma personnalité. Je compte à présent me lancer dans la lecture de ses écrits en espérant y trouver la manière d’exploiter mieux encore ces vertus afin de donner une nouvelle impulsion à ma quête d’élévation personnelle".

    Anne, rédactrice au C.N.C, militante du M.A.S. Nord

    « On comprend aisément pourquoi Dominique Venner affectionnait tant la célèbre gravure de Dürer "Le chevalier, la mort et le diable": il ressemblait à ce chevalier. Comme lui, il poursuivait son chemin sans faillir. Comme lui, il incarnait les valeurs qu'il défendait. Comme lui, il savait qu'il ne reculerait pas. Imperméable aux vices d'une époque vide et sans grandeur contre laquelle il s'était rebellé très tôt, il démontra par sa vie et ses œuvres combien celle-ci ne pouvait atteindre ou corrompre ceux qui avaient réellement la volonté de sortir l'Europe de sa "dormition". »

    Rüdiger, rédacteur au C.N.C, cadre M.A.S Nord

    "J’ai découvert Dominique Venner avec la NRH que je lis régulièrement. Je me suis reconnu dans sa démarche de défense de la civilisation européenne et dans sa vision d‘une histoire structurée par le temps long. Dominique Venner m’est rapidement apparu comme un personnage hors du commun, à la fois admirable et exemplaire. Admirable par son parcours et exemplaire dans son éthique. Il fait partie de ces personnalités qui paraissent vivre dans une époque qui n’est pas la leur et ne les mérite pas. Son geste a résonné avec une puissance que je me remémore régulièrement. J’ai ressenti un choc, celui d’avoir perdu un homme d’exception, pour ne pas dire un maître, mais j’ai aussi, et surtout, ressenti son geste comme un appel, celui de « réveiller les consciences endormies ». Nous tentons de le faire modestement par nos activités militantes. Dominique Venner a allumé une étincelle, à nous tous de faire jaillir les flammes d’où sortira le phénix de l’Europe que nous voulons."

    Jean, rédacteur au C.N.C, cadre M.A.S Nord

    "Le geste de Dominique Venner est puissant, immense et lumineux. L’écrivain-guerrier et l’historien engagé ont été fondus dans ce qu’Ernst Jünger appelle une Figure. Figure sacrificielle qui exige de tous ceux qui se reconnaissent en elle honneur, courage, détermination, éthique et volonté. Cette protestation héroïque a claqué comme un ordre impérieux. Ce commandement est simple, indiscutable : Servir, se battre et aimer. Servir notre idéal, notre drapeau, la grande Europe. Se battre, affronter sans ciller ceux qui nous nient, qui violent continuellement les principes du sang et de l’esprit. Aimer enfin, aimer sa patrie, les siens au point de sacrifier sa vie pour eux. Ici résident la noblesse et l’éternité."

    Arnaud de Robert, porte parole du M.A.S

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    Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

    Visuels: Diane du MAS Méditerranée

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2014/05/02/dominique-venner-et-vous-5360127.html

  • « Europe : il faut tout changer » de Laurent Wauquiez (deuxième article)

    « Ce livre ne deviendra pas un ouvrage de référence, mais il met en évidence le trouble qui gagne les partis favorables à l’Union européenne. »

    Polémia, il y a peu, a déjà publié sous la plume de  André Posokhow une note de lecture concernant le dernier ouvrage de Laurent Wauquiez. Nous venons de recevoir de Bruno Guillard, notre contributeur régulier, une nouvelle critique sur ce même livre qu’il aborde sous un jour différent et qui complète celle de son confrère. Nous la présentons ici.

    Polémia

    A l’approche de l’élection des députés du Parlement européen qui va être marquée par une abstention record traduisant un rejet massif de l’Union européenne, Laurent Wauquiez, qui commence à comprendre, semble-t-il, à quel point cette organisation s’est fourvoyée, a publié un livre intitulé « Europe : il faut tout changer ». Ce livre ne deviendra pas un ouvrage de référence, mais il met en évidence le trouble qui gagne les partis favorables à l’Union européenne.

    Europe : une organisation impotente

    De la description que nous fait Laurent Wauquiez des institutions européennes, il ressort que l’Europe élargie que nous connaissons aujourd’hui ne peut pas fonctionner :

    « Plus l’Europe est diverse, plus il devient impossible de dégager des positions communes. Le système institutionnel, à force de ménager tout le monde, a conduit à diluer les droits de vote au détriment des grands pays qui se trouvent de plus en plus paralysés par la voix des petits. (…) Qui plus est, les approches divergent toujours plus. Entre une Angleterre tentée par le grand large, une Allemagne aux ambitions hégémoniques mais frileuse sur la solidarité européenne, des pays nordiques très utopistes dans leur approche, des pays de l’Est qui restent rivés à leur relation avec les Etats-Unis et à leur crainte de la Russie, il est difficile de trouver un ADN commun. »

    Ce constat est intéressant parce qu’il met en évidence les obstacles considérables (insurmontables ?) que constituent les différences culturelles, les intérêts économiques, la diversité des politiques sociales, les liens et les haines hérités du passé, les points de vue divergents en matière de géopolitique… Pour lever ces obstacles il ne suffira pas de sauter comme un cabri et de crier « l’Europe, l’Europe, l’Europe » ; les rémanences liées à l’histoire persistent très longtemps et la genèse d’un peuple est affaire de très long terme. Nous ne sommes ni à la veille, ni à l’avant-veille de la naissance d’un peuple européen. Il est possible de se rassurer en se disant que c’est au bord du tombeau que l’Europe se fera, mais, d’une part, il n’est pas certain que cette prophétie nietszchéenne se réalisera et, d’autre part, on peut penser que, plutôt que d’attendre un très hypothétique miracle, il serait sans doute plus sage de mettre en œuvre une politique européenne réaliste. Quand 3% des Européens se considèrent comme « seulement européens », il n’est pas possible de construire un Etat intégré autrement que par la coercition ; c’est d’ailleurs très exactement ce qu’a écrit David Engels dans son livre intitulé Le Déclin, dans lequel il explique que sans le surgissement d’un nouveau principat, il ne sera pas possible de fédérer les Etats européens.

    Pour une Europe des nations

    Laurent Wauquiez décrit une Union européenne qui ignore tout de la solidarité ; ainsi le gouvernement italien laisse entrer les immigrants par Lampedusa parce qu’il sait qu’ils ne s’installent pas en Italie mais en France. Le gouvernement allemand et les Allemands ne veulent pas payer les dettes des Grecs mais ils imposent à la Grèce un régime drastique pour que les banques allemandes, qui ont prêté sans compter, puissent être remboursées des prêts inconsidérés et irresponsables qu’elles ont faits aux Grecs. En fait, il n’y a pas de solidarité entre Européens parce qu’il n’y a pas de peuple européen. En France ou en Allemagne la solidarité entre les différentes régions est une réalité parce qu’il existe encore un peuple français et un peuple allemand que l’Union européenne n’a pas réussi à dissoudre.

    « Il n’y a pas un peuple européen et croire qu’une démocratie européenne peut naître dans le seul creuset du Parlement européen est une erreur. Il faut européaniser les débats nationaux. »

    Et il ajoute :

    « L’Europe ne se construira pas sur le dos des nations. Si elle persiste dans cette erreur, elle se condamne (…) Et je le dis clairement, les fédéralistes naïfs sont aujourd’hui les pires ennemis de l’avenir européen. La France doit assumer de dire “non”. »

    Laurent Wauquiez fait donc le constat d’une impossibilité du fédéralisme, tout en considérant qu’il est indispensable de coopérer étroitement mais au sein d’un groupe restreint de six Etats (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, Belgique, Espagne ; il exclut de ce groupe le Luxembourg qu’il considère à juste titre comme un paradis fiscal). Ce groupe restreint, qui produit 65% des richesses européennes, aurait pour vocation première la recherche et le développement industriel.

    Le constat que fait Laurent Wauquiez, à savoir qu’il n’est pas possible de créer une démocratie en l’absence d’un peuple, est pertinent ; l’Union européenne, qui prétend créer une démocratie sans peuple conformément aux idées de Jürgen Habermas, ne peut qu’échouer. On peut d’ailleurs se demander si les dirigeants de l’UE n’ont pas pris conscience de cette impossibilité et si ce n’est pas la raison qui les a poussés à penser en termes de gouvernance (la gouvernance n’étant en fait qu’une forme de despotisme). Seul un régime autoritaire et contraignant peut imposer la cohabitation à des peuples trop différents et il n’y a pas d’exemple dans l’histoire de fusion de vieux Etats indépendants en l’absence de contrainte (c’est la Guerre de Sécession qui a permis l’intégration fédérale des Etats d’Amérique du Nord et c’est la Guerre civile de 1848 qui a permis celle des cantons suisses).

    Union européenne : une organisation sans projets concrets

    L’Union européenne ne porte plus aucun projet industriel, contrairement à ce qui fut le cas du temps de la CECA ; les dernières grandes réussites industrielles européennes, Airbus et Arianespace, sont des projets issus de la coopération interétatique et non pas ceux de l’Union européenne. Ces deux exemples montrent d’ailleurs que la coopération interétatique peut être réellement efficace en matière de politique industrielle, ce qui n’est pas le cas de l’organisation de Bruxelles. L’Union européenne telle que la décrit Laurent Wauquiez n’a plus que deux finalités : la production de normes (parfois ahurissantes, comme celle qui concerne le rayon de cintrage des concombres !), qui occupe une technocratie aussi bourdonnante que stérile, et le contrôle « intégriste » du respect des principes libéraux (l’Europe selon l’UE n’est qu’un marché sans frontières définitives). L’Union européenne n’est plus qu’une gardienne de l’orthodoxie libérale, aussi bien en matière économique qu’en matière sociétale (L. Wauquiez n’aborde pas ce dernier sujet).

    Euro : défense de toucher à la vache sacrée

    Laurent Wauquiez n’a pas osé poser un regard critique sur ce qui constitue la vache sacrée de l’oligarchie. Il aurait pu expliquer que cette monnaie a été une erreur depuis son origine (c’est ce que pense la majorité des « Prix Nobel » d’économie) mais que désormais il n’est plus possible de revenir en arrière compte tenu des incertitudes liées à une éventuelle sortie de ce carcan monétaire. Il aurait pu évoquer les problèmes considérables qui sont générés par cette monnaie. Il aurait même pu évoquer l’éventualité du passage à une monnaie commune. Que nenni ! Pour Laurent Wauquiez la monnaie unique ne mérite pas la moindre critique. Il utilise même le bobard concernant l’augmentation du prix de l’essence comme argument massue ! (Si un nouveau franc était dévalué de 20%, le prix de l’essence n’augmenterait pas de 20% parce que ce prix est constitué, pour 75%, de taxes). Néanmoins, il reconnaît que les « divergences restent fortes et ne permettent pas de constituer un véritable affectio societatis européen ». C’est le moins que l’on puisse dire, compte tenu du fait que la monnaie unique est en train de générer une haine des institutions européennes qui se transforme progressivement en rejet de toute forme d’organisation européenne, ce qui est pour le moins préoccupant.

    Un projet incomplet

    On ne comprend pas très bien comment seraient articulés le marché commun des vingt-huit, la zone euro des dix-huit et le noyau dur des six. Par contre, les objectifs qu’il fixe à une éventuelle union restreinte sont intéressants :

    « Ce noyau dur pourrait s’accompagner d’un budget européen qui aurait comme vocation de financer de grands projets en matière de recherche, d’environnement et de développement industriel. »

    Ces investissements seraient financés par des eurobonds créés à cet effet. Par ailleurs, il envisage la mise en place d’une taxe carbone aux frontières de façon à rétablir (un peu) l’équilibre entre l’espace européen et certains pays, telle la Chine, qui ne s’imposent que peu de contraintes en matière de politique environnementale. Il aurait pu parler du problème lié à la sous-évaluation de la monnaie chinoise et des dumpings sociaux, salariaux et fiscaux auxquels sont confrontés les pays européens et qui justifieraient la mise en place de taxes compensatrices, mais il ne l’a pas fait.

    Sa proposition concernant la sortie de l’Accord de Schengen est également tout à fait positive, de même que celle qui concerne la restauration de la préférence européenne. Par contre, on regrettera qu’il n’ait pas abordé le sujet du projet de Traité transatlantique (qui à lui seul justifie que l’on vote contre l’Union européenne le 25 mai prochain), ni celui des rapports entre l’Europe et les Etats-Unis. Son livre n’aborde pas la question essentielle de nos rapports avec l’OTAN, ni celle d’un nécessaire système de défense européen indépendant. Il évoque au passage un partenariat avec la Russie mais sans préciser sa nature et en mettant ce partenariat au même niveau que celui qui doit exister avec la Turquie et les pays du sud de la Méditerranée.

     Bruno Guillard, 13/05/2014

    Laurent Wauquiez, Europe : Il faut tout changer, éditions Odile Jacob, avril 2014, 180 pages.

    http://www.polemia.com/europe-il-faut-tout-changer-de-laurent-wauquiez-deuxieme-article/

  • L’Europe c’est la paix ? Non c’est la guerre de Sécession qui vient, par Michel Geoffroy (Polémia)

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    A l’approche des élections européennes toute l’oligarchie bruxelloise et politicienne répète sur l’air des lampions « l’Europe c’est la paix », sans doute pour tenter de retenir un électorat européen de plus en plus réticent. On ne pourrait qu’en rire si le sujet n’était pas si grave.

    Les mouches du coche

    En rire d’abord, parce que l’Union Européenne n’est en rien responsable du fait que l’Europe occidentale n’ait pas connu de conflit armé sur son sol depuis 1945. Si nous avons connu la paix (si l’on excepte les guerres de décolonisation bien sûr) on le doit avant tout à l’équilibre de la terreur qui a définitivement gelé la guerre froide après la présidence Khrouchtchev. L’Union Européenne qui n’a mis en place ni défense autonome, ni Europe de l’armement, ni diplomatie digne de ce nom n’a aucune responsabilité dans cette situation.

    Les mouches du coche bruxelloises voudraient nous faire croire que les différents traités techniques ou commerciaux mis en place en Europe depuis les années 50 seraient à l’origine de cette longue paix, puisque le doux commerce apporterait la paix et la prospérité pour tous. Cette antienne libérale ne résiste pas à l’analyse.

    Les différents accords et « communautés » mis en place en Europe occidentale n’ont que marginalement changé la donne stratégique : l’Europe a été plus sûrement protégée par l’engagement nucléaire américain, par l’armement nucléaire français et britannique ainsi que par l’inexorable déclassement de la puissance soviétique, que par les gesticulations des émules de Jean Monnet.

    Heureux les pacifistes

    Et d’ailleurs quelle belle paix en vérité !

    L’Europe occidentale vit en paix, mais dans nos rues les militaires patrouillent l’arme à la main « contre le terrorisme », comme hier à Alger ou à Belfast. L’Europe occidentale vit en paix mais elle accueille des djihadistes. Elle vit en paix mais elle se trouve partout confrontée à l’explosion de l’insécurité et à des émeutes urbaines récurrentes.

    L’Europe vit en paix mais de plus en plus de ses soldats meurent à l’étranger dans des « opérations  extérieures ». L’Europe c’est la paix mais on a quand même fait la guerre à la Serbie, à l’Irak, en Afghanistan aussi et on a soutenu les insurgés en Lybie, en Syrie et, si l’on avait écouté certains,  peut-être serions-nous aussi en Iran. L’Europe vit en paix mais ses frontières sont des passoires. L’Europe vit en paix mais sa démographie s’effondre. L’Europe vit en paix mais elle est en passe de perdre la guerre économique.

    L’Europe vit en paix mais déjà plus en liberté puisque l’Union Européenne détruit la souveraineté des États, donc la liberté des peuples.

     "La paix en Europe ressemble curieusement à celle des cimetières !"

    La guerre de sécession

    L’Union Européenne non seulement ne nous a pas apporté la paix mais elle risque de nous conduire en  plus à la guerre de Sécession.

    Ceux qui préconisent périodiquement la création des Etats-Unis d’Europe – comme M. Cohn-Bendit par exemple- seraient bien avisés en effet de se souvenir des conditions dans lesquelles la guerre civile américaine –que l’on nomme chez nous la guerre de Sécession- a éclaté.

    Le moteur principal de cette guerre n’a pas été la question de l’esclavage. Celle –ci fut tout au plus un prétexte moral commode – déjà – pour les « yankees ».

    La vraie raison est de nature juridique, lorsque les Etats du Nord ont refusé aux Etats du Sud –qui regroupaient pourtant plusieurs Etats fondateurs des Etats-Unis- le droit de se retirer d’une Union qu’ils jugeaient conduire une politique économique et commerciale contraire à leurs intérêts. Les Etats du Sud affirmaient que puisqu’ils avaient fondé l’Union ils disposaient du droit de s’en retirer. Les Etats du Nord rétorquaient qu’on ne pouvait sortir de l’Union sans détruire l’Union et par conséquent sans porter atteinte aux droits de ceux qui entendaient y rester. Ceux qui voulaient le faire (pour fonder une nouvelle confédération) étaient donc des rebelles qu’il fallait maintenir dans l’Union de gré ou de force. Résultat : 5 ans d’une atroce guerre civile !

    L'Europe Yankee

    L’Union Européenne ressemble beaucoup malheureusement à la situation des Etats-Unis au XIXème siècle.

    Elle se trouve, comme eux, coupée économiquement entre les Etats du Sud et du Nord puisqu’elle ne constitue pas une zone économique homogène, notamment dans la zone euro.

    L’Union Européenne se présente aussi sous la forme d’une institution autiste qui ne sait pas tenir compte des attentes des européens car elle poursuit un projet mondialiste qui suppose justement la destruction de l’identité européenne. Ce projet global et carcéral ne souffre aucune possibilité d’inflexion et conduit les Etats européens continentaux à se soumettre ou à se démettre.

    Ceux -ci ne peuvent plus contrôler en effet la marche de l’Union Européenne, qui a réussi à se placer hors d’atteinte de la régulation politique : ses vrais décideurs, non- élus, ont érigé l’indépendance vis-à-vis des Etats en principe, comme la Banque Centrale. La cacophonie organisée de l’Union Européenne à 28 dilue enfin inexorablement l’influence des membres fondateurs, au sein d’un « machin » de plus en plus anonyme.

    Les traités européens ne règlent pas clairement en outre la question de la sortie de l’Union : ils ne conçoivent en effet l’Union Européenne que comme un ensemble appelé à s’étendre sans limites, comme l’OTAN !

    La question de l’immigration pourrait enfin jouer le même rôle que celle de l’esclavage lors de la guerre de Sécession et servir  de carburant idéologique aux  « unionistes » contre les « confédérés ». Car bien entendu les partisans de l’Union Européenne se déclarent très favorables à l’immigration de peuplement et au « grand remplacement » des européens.

    Otage ou rebelle ?

    L’Union Européenne place aujourd’hui les Etats et les peuples qui la composent devant une alternative redoutable, comme les Etats-Unis en 1861.

    Soit la fuite en avant dans le projet mondialiste et c’est ce que font la plupart des gouvernements occidentaux faute de pouvoir ou de vouloir réformer l’Union Européenne.

    Soit sortir du machin européen et s’exposer à devenir la cible –dans tous les sens du terme- de tout le Système et sans doute aussi des Etats-Unis, donc de la superpuissance mondiale.

    L’Union Européenne nous oblige à choisir entre le statut d’otage ou de rebelle désormais.

    Si vous pensez que la guerre de Sécession ne se produira pas en Europe occidentale, rappelez-vous donc la mise en quarantaine de l’Autriche, coupable d’avoir accepté des élus « populistes » dans son gouvernement. Rappelez-vous les pressions et les menaces exercées sur la Hongrie, quand elle a voulu renforcer le contrôle du gouvernement sur sa banque centrale.

    Souvenez-vous de la façon dont Bruxelles refusait à la Grèce le droit de sortir de l’euro lors de la crise de sa dette souveraine : on ne sort pas de l’euro répondait la troïka, un point c’est tout. Et elle envoyait la police anti-émeutes contre les manifestants.

    L’attitude européenne vis-à-vis des évènements qui se déroulent en Ukraine nous renseigne aussi sur sa conception yankee du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les gouvernants européens ont décidé en effet de soutenir le nouveau pouvoir ukrainien – insurrectionnel mais c’est un détail – et de refuser aux russophones, tout droit à l’autodétermination. Les médias occidentaux -la voix de son maître – regrettent ainsi que l’Ukraine ait renoncé à son armement nucléaire. Mais pourquoi donc : pour bombarder Sébastopol ? Et ils dépeignent les russophones  comme des « séparatistes » ou des « rebelles ».

    Cela ne vous rappelle rien, vraiment ?

     Michel Geoffroy

    Source, compléments et PDF imprimable: Polémia

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2014/05/24/l-europe-c-est-la-paix-non-c-est-la-guerre-de-secession-qui-5376578.html

  • Marine Le Pen : « nous sommes un parti de gouvernement »

    Marine Le Pen prédit que le FN sera confirmé demain comme le «premier parti de France » et est convaincue que le record du Front National aux élections européennes sera largement dépassé, créant un « séisme politique » et mettant fin au système de bipartisme qui a fait les beaux jours de l’UMPS.

    En 1989, le FN avait obtenu 11,73 % des suffrages et dix députés. Vingt-cinq ans plus tard, le Front national a gagné 1,6 million d’électeurs entre les présidentielles de 2002 et 2012, et est crédité de 24 % des voix aux élections européennes de ce dimanche. Marine Le Pen affirme déjà : «Nous sommes dans une dynamique et nous allons pouvoir démontrer ce que, dorénavant, chaque élection exprime: nous sommes un parti de gouvernement.»

    http://medias-presse.info/marine-le-pen-nous-sommes-un-parti-de-gouvernement/10422

  • Marine Le Pen : « nous sommes un parti de gouvernement »

    Marine Le Pen prédit que le FN sera confirmé demain comme le «premier parti de France » et est convaincue que le record du Front National aux élections européennes sera largement dépassé, créant un « séisme politique » et mettant fin au système de bipartisme qui a fait les beaux jours de l’UMPS.

    En 1989, le FN avait obtenu 11,73 % des suffrages et dix députés. Vingt-cinq ans plus tard, le Front national a gagné 1,6 million d’électeurs entre les présidentielles de 2002 et 2012, et est crédité de 24 % des voix aux élections européennes de ce dimanche. Marine Le Pen affirme déjà : «Nous sommes dans une dynamique et nous allons pouvoir démontrer ce que, dorénavant, chaque élection exprime: nous sommes un parti de gouvernement.»

    http://medias-presse.info/marine-le-pen-nous-sommes-un-parti-de-gouvernement/10422

  • Européennes : le FN, parti le plus cité sur Twitter

    LE SCAN - Selon une étude, le parti de Marine Le Pen arrive en tête des partis les plus cités sur le réseau social pendant la campagne.
    Quels ont été les partis et les candidats les plus influents sur Twitter pendant la campagne des européennes? Du 19 avril au 19 mai, l'agence image&dialogue, en partenariat avec le site d'information Contexte et le think-tank Rennaissance numérique, a analysé quelque 400.000 tweets concernant les partis et têtes de listes en lice pour le scrutin de dimanche.
    Principal enseignement de cette étude: le Front national est le parti le plus visible sur le réseau social, concentrant à lui seul 22% des citations. Suit l'UMP, avec 15%, le Front de gauche, avec 13%, l'UDI et le Modem, avec 12%, puis le PS et EELV, avec respectivement 11 et 10%.
    Même constat du côté des candidats. Parmi les 11 têtes de liste les plus fréquemment citées, trois sont issues du Front national: Marine Le Pen (32%), Florian Philippot (14%) et Aymeric Chauprade (11%). En seconde position derrière la présidente du FN, les candidas les plus visibles sur Twitter sont Christine Boutin, tête de liste Force Vie, et Jean-Luc Mélenchon, du Parti de gauche, ex aequo à 25%. Nadine Morano est citée dans 13% des tweets. La première candidate socialiste est Pervenche Bérès, tête de liste en Ile-de-France. 

    Chateau

    Bien évidemment, impossible d'établir un lien entre la visibilité sur Twitter et le potentiel électoral d'un candidat. Les citations peuvent en effet être aussi bien positives que négatives, et ces données doivent donc être prises avec précaution.
    Plus exhaustive, une étude de l'agence Augure mesure l'influence sur le web des candidats à la Commission en se basant sur trois critères: l'exposition médiatique, la faculté à créer l'opinion et le niveau de participation dans une discussuion en ligne. Le président de Parlement européen Martin Schulz arrive en tête du classement, suivi de l'ex-premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker et du Belge Guy Verhofstadt .

    Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EupplFyApVLLpoBIAX.shtml

  • Après le porc à la cantine et le petit Jésus à Noël, virons la fête des Mères !

    La République, notre mère à tous, est bien embêtée.   

    Encore un drame ! C’est sûr, avec l’arrivée dimanche de la fête des Mères, il va y avoir besoin de soutien psychologique…

    Les psys nous le disent et nous le répètent : on ne saurait confondre géniteur et parent. Papa et maman sont ceux qui nous nourrissent, nous éduquent (en principe), nous nettoient les fesses quand on s’est gavé de pruneaux, nous balancent une taloche quand ils sont excédés, font un câlin quand on a le cœur gros… Bref, ceux qui nous élèvent. Au quotidien. D’accord, autrefois c’était simple : parents et géniteurs se confondaient. Sauf à de rares exceptions – la sauvagerie de la guerre, par exemple, ou la dure mortalité des femmes en couche –, on ne connaissait pas les affres de la séparation. Aujourd’hui, il en va autrement et la République, notre mère à tous, est bien embêtée : soucieuse, au nom de l’égalité, d’envoyer les petits enfants souhaiter une bonne fête à toutes leurs mamans, elle va bientôt, pour cette même raison, ne plus pouvoir en fêter aucune : il y en a trop. C’est bête, hein ?

    Lire la suite

  • Trahison européiste : une belle intervention

    de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale (quasi vide!) ce jeudi 22 mai 2014.

    Quelques noms de traitres français y sont rappelés, chose utile pour ce dimanche !


    Traité transatlantique : Intervention de N... par dlrtv 

    Paula Corbulon