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France et politique française - Page 4283

  • Le FN premier parti de l’Europe identitaire. Le système battu refuse toujours de comprendre

    Il y a eu dans presque toute l’Europe une poussée populiste. En France cette poussée a fait craquer les digues du système et la vague Bleu Marine a emporté le PS et submergé l’UMP même dans ses terres du sud est. Le parti de Marine Le Pen est arrivé largement en tête, dimanche 25 mai, aux élections européennes en France, selon des résultats quasi définitifs (les résultats des Français de l’étranger n’étaient pas encore connus lundi en début de matinée). Avec 24,96% des voix, il devance l’UMP (20,8%) et le PS (13,98%). Viennent ensuite les listes UDI/MoDem (9,9%), puis EELV (8,92%) et Front de gauche (6,34%). Aucun autre parti n’atteint la barre des 5%, nécessaire pour que soient élus des eurodéputés.

    Ce résultat français a occulté dans toute l’Europe tous les autres avec cependant une évidence, la poussée populiste est générale. Il y aura au total plus de 140 députés refusant l’Europe de Bruxelles, une Europe au système économique soumis au mondialisme. Tous ces partis veulent une Europe où chaque nation conserve le droit d’être elle même.

    Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) restent en tête avec 212 sièges sur 751, contre 185 pour les socialistes. Les Libéraux obtiendraient 70 eurodéputés, suivis par les Verts (55). Les quatre partis pro-européens passent de 612 à 523 sièges. Il est vrai que les anti- Bruxelles qui sont les grands vainqueurs du scrutin ne sont pas unis. Il y a d’abord le groupe des europhobes, emmené par l’Ukip britannique de Nigel Farage et qui devrait obtenir 23 sièges, soit 14 de plus que dans le Parlement sortant. Il y a ensuite les non-inscrits du Parlement sortant, comme le Front national français (24 sièges), le FPÖ, arrivé en troisième position en Autriche avec 20% des suffrages ou le PVV néerlandais, qui disposaient déjà de députés et pourraient parvenir à former un groupe d’extrême droite. Alors qu’il faut au moins 25 députés dans sept pays pour former un groupe, ce bloc pourrait être constitué de 40 députés, dont plus de la moitié du FN à l’issue de son triomphe aux élections en France… avec des élus danois, parti du peuple danois ( premier parti), hongrois , grecs, finlandais (parti des vrais finlandais) italien avec la ligue du nord et Lettoniens.

    Mais l’événement bien sûr c’est la France

    Le pays qui a voulu l’Europe est le pays où le vote contre l’Europe de Bruxelles est le plus fort avec un Fn premier parti de France et premier parti anti système d’Europe. La France va prendre la tête de ceux qui veulent en finir avec cette Europe là. Quand au FN sur le plan national, premier parti de France, il est renforcé. Le Ps est humilié et l’Ump également. Manuel Valls,  les yeux exorbités sous le choc, a fait une intervention surréaliste. Quant à Sarkozy, on ne peut pas dire, comme nous l’avions prévu, que sa sortie du bois dans Le Point ait eu un impact. Ils ne peuvent rien faire sauf à ne pas prendre en compte la réalité. L’UMPS existe bien, elle l’a démontré comme jamais le soir du vote dans tous les médias. Elle existe mais elle est battue et rejetée. Vont-ils le comprendre ?

    Quand aux médias ils devraient s’interroger. Peut-on éternellement faire la guerre à ses auditeurs qui ne votent pas comme le voudraient des journalistes si peu représentatifs des sensibilités politiques du pays. L’audiovisuel est un grand journal de gauche, une Pravda pour les bobos. Au delà des mines consternées et fermées, des avis personnels dont tout le monde se fout, et des commentaires haineux il y a un problème de fond, l’objectivité de l’information ou au moins une impartialité sinon un minimum de décence.

    Cela va très loin… la veille de l’élection, l’attentat du musée juif de Bruxelles dont on ne sait rien a été instrumentalisé de façon obscène pour tenter de faire peur aux électeurs. En gros, partout mais à cause du Fn bien sûr l’ombre terrible de l’antisémitisme meurtrier serait de retour. Il est de retour mais Mohamed Mehra était-il un néo-nazi ? Cette récupération politicienne, dirigée avant l’enquête sur le dos des victimes juives avec hélas parfois la surenchère de leaders communautaires ou même de politiques israéliens sollicités par des journalistes et n’hésitant pas à s’ingérer dans un vote, est une forfaiture journalistique de plus. Même si ce qu’ils souhaitent se révélait vrai. Pourquoi pas en effet. Peut- être que le tueur est un nostalgique d’Hitler. Mais ce peut être un déséquilibré et même un immigré musulman anti sioniste… car il est surtout là le nouvel anti sémitisme.

    Se servir de ça pour manipuler, sans rien savoir de l’enquête, le vote des  électeurs, cela montre à quel point le système médiatique  est comme le système politique aux abois, au bord de la crise de nerf et prêt a tout pour empêcher les expressions démocratiques d’un rejet populaire légitimé par les urnes.

    Mais le plus grave est encore ailleurs. Il est dans une certaine satisfaction du monde politico médiatique qui se console comme il peut. Ils expliquent que cette élection française n’aura aucune conséquence, ni en Europe ni en France. C’est peut être vrai. Mais alors c’est terrible. C’est avouer que le système se moque de la démocratie, du vote des électeurs et dit au peuple  « vous pouvez voter comme vous voulez on n’en tient pas compte »….. Mais alors si le vote et la révolte des urnes est inutile que reste-il ? Ils ne posent jamais la question dans leur insupportable suffisance, ils ont tort !

    Jean Bonnevey et Raoul Fougax – 26/05/2014

    sourceMetamag.

    http://fr.novopress.info/167715/fn-premier-parti-leurope-identitaire-systeme-battu-refuse-toujours-comprendre/

  • La proportionnelle fait son chemin

    Après le FN, les Verts, François Bayrou, c'est au tour de membres de l'UMP de plaider pour la proportionnelle aux législatives.

    Jean-Pierre Raffarin (UMP) a jugé aujourd'hui nécessaire d'"ouvrir le débat" sur la proportionnelle :

    "Je crois que la question est posée d'avoir un parti à 25% dans l'électorat et qui n'est pas au parlement". "Il faut en débattre de manière sereine et républicaine", on "ne peut pas dire: 'maintenant, on passe à autre chose' ".

    Michel Janva

  • Le projet collectif comme substitut à la désétatisation de la sécurité

    Du point de vue collectif, les diverses formes de régionalismes, de séparatismes et de souverainismes qui fleurissent, depuis la fin du 20ème siècle, dans les sociétés européennes, tendent à indiquer que la notion d’autonomie est aussi en train de faire son chemin sur notre continent alors qu’on assiste à l’automne de ce dernier avatar de l’Etat moderne qu’est l’Union européenne. Sous l’écorce supraétatique, ces sociétés se détachent et se recomposent à leur échelle propre. Elles cherchent une cause, un projet apte à les mobiliser et, dans la plupart des cas, celui-ci est synonyme de « fermeture » (séparatisme, souverainisme) afin de retrouver des repères, de se réapproprier son histoire pour faire face au formatage imposé par la mondialisation. Il est d’ailleurs frappant de constater que plusieurs de ces sociétés sont de véritables moteurs économiques au niveau européen, ceci tendant à indiquer le besoin d’un projet collectif fort (au niveau local) pour pouvoir se positionner à l’échelle globale.  

         Autrement dit, un tel projet vise en quelque sorte à la constitution d’une zone autonome temporaire (TAZ) propice à la récréation d’un sentiment d’appartenance, d’une motivation. Au niveau de l’individu, la démarche est moins aisément perceptible. Il faut recourir à la métaphore cinématographique (Fight Club, Matrix) pour essayer d’appréhender le phénomène : derrière les i-pods, derrière les codes vestimentaires, derrière les familles sans père, derrière la figure du mâle doux se profile le retour de l’idéal masculin (force, honneur, courage), en l’occurrence celui qui refuse le politiquement correct, l’abandon de la personnalité et ce que Heidegger dénomme la réquisition de la technique (Gestell). Dans nos sociétés d’ailleurs, ces individus intègrent souvent les métiers de la sécurité – autrement dit les « sociétés d’hommes » – pour tenter d’y retrouver les valeurs qu’ils recherchent.

         Dans le cas qui nous occupe ici on peut donc parler d’un projet collectif fondé sur l’autonomie et la réappropriation de son histoire pour faire pièce au nivellement du nouveau pouvoir global et des normes imposées par celui-ci sans égard aux différentes identités. Dans ce projet, l’autodéfense (légitime défense) est concomitante de l’autonomie, selon le principe : pas d’autonomie sans protection, non pas imposée « par le haut », de manière mafieuse, mais assumée en copropriété comme un bien commun géré par les citoyens eux-mêmes. La légitimité peut ainsi se reconstituer autour de ces deux notions – celle d’autonomie et celle de légitime défense – à savoir les deux exigences de base de tout groupe structuré de manière collective. 

    Bernard Wicht, Europe MadMax demain ? Retour à la défense citoyenne

    http://www.oragesdacier.info/2014/05/le-projet-collectif-comme-substitut-la.html

  • Séisme finalement très cool à la télé !

    25 points de suture plantés dans les gorges chaudes des commentateurs.   

    Il y a d’abord eu ce cinéma. De 18 à 20 heures, ce fatidique 25 mai, tous les journalistes durent gloser à l’infini sur le seul malheureux chiffre disponible : celui de l’abstention. Il fallait respecter la sainte loi de l’estimation des 20 heures. Un son de cloche sépulcral retentit alors : le FN faisait exploser le fameux plafond de verre des 20 %, objectif inespéré depuis les années 90.

    25 points de suture plantés dans les gorges chaudes des commentateurs. On imaginait alors Jean-Michel Aphatie la tête enfoncée dans son bol de cassoulet. Mais pas de traces de Jean-Michel !

    On dut se contenter de Michaël Darmon (i>Télé), ce dernier nous racontant sur le ton soporifique et enrhumé qui le caractérise que le vote FN, en réalité, ne servait à rien. Soit !

    Peu avant le choc des premiers résultats, dans la même veine arrogante, on avait déjà pu voir la rock star Audrey Pulvar, sur i>Télé, se lancer dans un pénible discours, très partisan, où elle tentait d’expliquer pourquoi le FN « en cas de victoire » ne « ferait pas grand-chose ». En gros, les électeurs du FN étaient de parfaits glandus qui n’avaient rien compris au scrutin….

    Néanmoins, soyons justes, ces cas ne furent qu’exception. Pendant toute la soirée, les journalistes ont littéralement recadré, parfois sévèrement, les ténors de l’UMP qui tentaient de nier la terrible réalité de la défaite. On le voyait notamment avec Gérard Longuet décrivant l’UMP comme quasi victorieuse : « Le FN n’est plus à 15 % , il est à 25 ! », répliqua Olivier Galzi (i>Télé). Plus tôt dans la soirée, sur la même chaîne, Léa Salamé avait retoqué Thierry Mandon du Parti socialiste, pour qui « les Français veulent en fait plus d’Europe, et ne veulent pas de repli ». « Mais c’est le FN qui a gagné ! », répondit la belle, souriant à pleines dents. La présentatrice ne semblait guère émoussée par le « séisme ».

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  • Claude Guéant placé en garde à vue

    Rien ne va plus à l'UMP. Au lendemain de la défaite aux européennes, l'ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant a été placé ce matin en garde à vue dans le cadre de l'affaire Tapie.

    Les enquêteurs devraient interroger leur ancien patron à l'Intérieur sur son rôle dans la décision de recourir à l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais, dans celle de ne pas contester la sentence, et dans la fiscalité jugée avantageuse appliquée à l'indemnité de plus de 400 millions d'euros octroyée en 2008 à Bernard Tapie.

    Michel Janva

  • Les 6 leçons du scrutin

    D'Eric Martin sur Nouvelles de France :

    "1° Le PS s’effondre, passant sous la barre des 14%. En prenant en compte l’abstention (56,5%), de 6% des Français en âge de voter ont choisi le parti du Président de la République et du Premier ministre… De quoi dissoudre l’Assemblée et y instaurer la proportionnelle, comme le réclamaient dimanche soir Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen ? François Bayrou pose le problème en ces termes : « Le PS et l’UMP ont 95% des sièges à l’Assemblée et au Sénat

    moins

    . Ce soir, ensemble, ils font moins de 35%. Cela ne peut plus durer. »

    2° Le FN réalise un score historique aux élections européennes, et même tout court (25,4%), bénéficiant d’un positionnement anti-UE cohérent (à la différence de l’UMP), d’une dynamique réelle et de l’absence d’un candidat souverainiste d’envergure comme Philippe de Villiers/Charles Pasqua. Faits nouveaux : l’Île-de-France, le Centre, l’Ouest et le Sud-Ouest voient le parti de Marine Le Pen enregistrer des scores très élevés. [...]

    3° L’UMP ressort terriblement affaiblie du scrutin et plus divisée que jamais [...].

    4° Avec 3,7%, Nicolas Dupont-Aignan améliore sensiblement son score de 2009 (1,8%) mais reste loin de Philippe de Villiers en 1999 ou en 2004. Comment ne pas y voir un problème de charisme [...]

    5° Le NPA s’effondre, passant de 4,9% à 0,3% en 5 ans [...]

    6° Avec 0,5% au niveau national, Force Vie échoue à convaincre, malgré une campagne innovante (soutiens d’Alain Delon et du Premier ministre hongrois Viktor Orban) et de bonne qualité. Son positionnement sur l’UE n’a pas été compris et beaucoup d’opposants à la dénaturation du mariage auront sans doute préféré « voter utile » en choisissant le FN."

    Michel Janva

  • Les députés européens du Front national

    Nord-ouest : Marine Le Pen, Steeve Briois, Mylène Troszynski, Nicolas Bay,Sylvie Goddyn

    Ouest : Gilles Lebreton, Joëlle Bergeron

    Est : Philippe Philippot, Sophie Montel, Jean-François Jalkh, Dominique Bilde

    Sud-Ouest : Louis Alliot, Joëlle Melin, Edouard Ferrand

    Sud-Est : Jean-Marie Le Pen, Mareie-Christine Arnautu, Bruno Gollnisch, Mireille D'Ornano,  Dominique Martin

    Massif Central : Bernard Monot, Jeanne Ponthain

    Île-de-France : Aymeric Chauprade, Marie-Christine Boutonnet, Jean-Luc Schauffhauser

     

  • L'onde de choc d'un 21 avril européen

    L’éditorial d’Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro- Le FN s’impose, lors d’un scrutin national, comme le premier parti de France. Le parti de Marine Le Pen campait aux portes du système - dont il n’avait forcé les défenses que par effraction le 21 avril 2002. Dimanche, pour la première fois, il l’a dominé.

    Ce n’était, paraît-il, qu’un mauvais moment à passer. Une formalité pénible qu’on allait prestement « enjamber » avant de revenir aux affaires courantes. Tout avait été prévu, annoncé, anticipé : l’abstention forte ; la percée, chez nous, du Front national et, partout, celle des partis europhobes ou eurosceptiques ; la déculottée des socialistes français et l’humiliation de l’UMP. Mais voici que les résultats tombent, et c’est le choc ! L’orage est là ; le ruisseau qu’on croyait pouvoir sauter à pieds joints se révèle un torrent furieux, qui charrie, pêle-mêle, l’indifférence, l’inquiétude et la colère. Tout à coup, on prend conscience qu’en France comme en Europe, l’onde de choc de ce « 21 avril européen » n’a pas fini de produire ses effets.

    Bien sûr, pour se rassurer, on invoquera la faiblesse de la participation qui relativise la portée de l’élection. On parlera de « vote défouloir ». On maudira la crise économique. On dressera la liste de tous ces partis qui, triomphateurs aux européennes, se sont brutalement dégonflés au scrutin suivant. Tout cela n’est pas faux : en politique, rien n’est écrit, et surtout pas qu’une victoire en entraîne automatiquement une autre. Mais le contraire n’est pas écrit non plus... [...]

    La suite sur Le Figaro

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-onde-de-choc-d-un-21-avril