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France et politique française - Page 4414

  • A défaut de prendre Paris, l'UMP pourrait gagner le Grand Paris

    Lu dans Libération :

    "C’est le scénario qui affole la gauche et prend de court la droite: même si Paris reste à gauche après le deuxième tour des municipales, la métropole du Grand Paris, qui verra le jour au 1er janvier 2016, sera probablement à droite. La présidence de la structure deviendrait ainsi, selon le mot d’un spécialiste «le plus beau poste d’opposition en France». Ce que personne n’avait prévu.

    Les 337 membres du futur conseil métropolitain étant issus des conseils municipaux, le premier tour des élections dans les 124 communes de la métropole a d’ores et déjà dessiné l’esquisse générale, peinte en noir pour la gauche. Il faudrait qu’elle ne perde aucune des villes difficiles à garder, type Bobigny, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Villepinte, Saint-Ouen ou Livry-Gargan pour espérer un petit 51% des conseillers. Hypothèse peu vraisemblable. [...]

    Le système de désignation des conseillers offre, dans chaque ville, une forte prime majoritaire au camp qui emporte la municipalité. Paris, cas à part, enverra à la métropole 90 conseillers reflètant le rapport gauche-droite au sein du Conseil de Paris. Mais dans les autres communes, le nombre de conseillers, lié à la population, sera au maximum de cinq dont minimum quatre pour la majorité et un pour l’opposition. Avec quelques villes qui basculent, c’est vite plié. [...]"

    Michel Janva

  • "La théorie du genre, cauchemar de la gauche dans le 9-3"

    Et ce sont les musulmans de Seine-Saint-Denis qui l'affirment :

    "L’effondrement de la gauche dans le 9-3 a surpris tout le monde. La droite est arrivée première dans six villes de gauche, et elle va récupérer sans grande surprise, le dimanche 30 mars,  deux villes à la gauche : Aulnay-sous-Bois et Villepinte. Cet exploit a été possible aussi grâce à l’utilisation de la théorie du genre, comme arme redoutable pour neutraliser l’électorat musulman acquis à la gauche.

    Nous avons vu parlé dans notre site du cas de Bondy et Aulnay-Sous-Bois, là on découvre le cas de Blanc-Mesnil où la droite a réussi à déstabiliser la majorité sortante en mettant en avant ce poison de la gauche. [...]"

    Michel Janva

  • L’Action française sur Radio Courtoisie : l’émission

    Le français en partage du 24 mars 2014 : “L’Action française, les royalistes et les langues du royaume”

    Par Albert Salon | 24 mars 2014 | Le français en partage | Mots clés : Action française . Carrefour des acteurs sociaux . François Marcilhac . Joël Broquet . L’Action Française 2000 . Olivier Perceval . royaliste

    Albert Salon, assisté de Lydie, recevait Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française, François Marcilhac, essayiste, directeur éditorial de L’Action Française 2000 et Joël Broquet, président du Carrefour des acteurs sociaux sur le thème : “l’Action française, les royalistes et les langues du royaume”.

    Ecouter ici l’émission

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-Action-francaise-sur-Radio,7299

  • Le gender à l'école a pour but d'inculper les enfants contre la famille

    Lundi 24 mars, lors de l’ouverture du Conseil permanent de la Conférence Episcopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, qui la préside, a abordé l’idéologie du genre :

    « La préparation au synode sur la famille, en deux phases en 2014 et en 2015, ainsi que le récent consistoire sur ce même thème ont providentiellement mis l’accent sur cette réalité tant ‘méprisée et maltraitée’, termes qu’a utilisé le Pape même : j’irais jusqu’à préciser « méprisée » sur le plan culturel et « maltraitée » sur le plan politique ».

    « Il est frappant de constater que la famille est devenue un bouc émissaire, à l’origine des maux de notre époque, plutôt que la défense universelle d’une humanité meilleure et la garantie d’une pérennité sociale. Ce ne sont pas les lois qui garantissent la vie commune – mais elles sont plus que nécessaires – mais c’est la famille, une crèche naturelle d’humanité et de justice ».

    « Cette logique tordue et idéologique, engage une nouvelle initiative de trois volumes intitulés « Eduquer à la diversité à l’école », sur lesquels les écoles italiennes se penchent, notamment destinés aux écoles primaires et aux collèges. En théorie, ces trois volumes visent à mettre fin à l’harcèlement et la discrimination – chose tout à fait juste. Mais en réalité, ils ont pour but d’ « inculper », et j’utilise ce terme exprès, les enfants contre la famille, l’autorité parentale, la foi religieuse, la différence entre un père et une mère… Des mots magnifiques qui semblent aujourd’hui avoir perdu tout leur sens, devenus même gênants, que l’on souhaite même peut-être éliminer de notre vocabulaire ».

    « C’est la lecture idéologique du « genre » - une véritable dictature – qui souhaite écraser la diversité, tout homologuer, jusqu’à traiter l’identité de l’homme et de la femme comme de pures abstractions. Alors, l’on peut se demander avec amertume si l’on veut faire de l’école des « camps de rééducation », d’ « endoctrinement ». Mais les parents n’ont-ils pas le droit de donner l’éducation qu’ils souhaitent à leurs enfants ? Ou sont-ils désormais chassés de ce rôle ? Leur est-il demandé leur opinion ? Les enfants ne sont pas des choses à expérimenter. Les parents ne doivent pas se laisser intimider, ils ont le droit de réagir avec détermination et clarté: il n’y a pas d’autorité qui tienne sur ce point ».

    Michel Janva

  • Comment le PS a perdu le vote des électeurs issus de l'immigration

    Laurent Chalard est Docteur en géographie de l'Université Paris IV-Sorbonne . Il est également membre du think tank European Centre for International Affairs (1).
    Contrairement aux élections présidentielles de 2012, où le parti socialiste avait été le grand bénéficiaire d'un vote massif en sa faveur des populations françaises issues de l'immigration extra-européenne, les mauvais résultats de cette formation politique au premier tour des élections municipales de 2014 laissent penser que cela n'a cette fois-ci pas été le cas, puisque la progression de leurs effectifs dans le corps électoral au fur-et-à-mesure du temps aurait dû lui être favorable. Est-ce cependant le produit de gains électoraux par la droite auprès de ces personnes ou la conséquence d'une abstention généralisée? Les statistiques concernant le vote selon l'origine de la population n'existant pas en France, le seul moyen d'appréhender la question est d'analyser les taux de participation et les résultats de la gauche dans les territoires où les français issus de l'immigration non européenne se concentrent.
    L'analyse de plusieurs territoires tests dans les trois plus grandes métropoles du pays va nous permettre de répondre à cette question. Commençons par le cas emblématique de Marseille, où le candidat du parti socialiste, Patrick Mennucci, a fait un résultat particulièrement médiocre, récoltant à peine plus de 20 % des voix, alors qu'il aurait pu bénéficier de la dynamique démographique locale (une forte immigration internationale et un départ des classes moyennes vers les communes de la périphérie). Dans les fameux «quartiers nord» à l'électorat d'origine maghrébine et comorienne conséquent, l'abstention a atteint des niveaux records, touchant plus d'un inscrit sur deux et progressant fortement en point comme en volume par rapport à 2008 (par exemple, il y a eu + 7000 abstentionnistes dans le 7° secteur de Marseille!).
    A Paris, le même phénomène se constate, puisque les trois arrondissements du nord-est (18°, 19° et 20°), qui concentrent l'électorat d'origine étrangère, plus diversifié qu'à Marseille, ont vu leur taux de participation se réduire entre 2008 et 2014 alors qu'il est stable à l'échelle de la municipalité, pouvant expliquer à eux seul la seconde place d'Anne Hidalgo derrière Nathalie Kosciusko-Morizet. Il en va de même en Seine-Saint-Denis dans des communes comme Bobigny ou Bondy, où les candidats de droite font des scores inespérés, respectivement de 44 et 37 %, arrivant même en tête dans la ville-préfecture, pourtant bastion des bastions du parti communiste.
    Enfin, dans l'agglomération lyonnaise, l'abstention augmente par rapport à 2008 dans les deux banlieues de l'est à forte population maghrébine, Vaulx-en-Velin et Vénissieux, pour atteindre le taux particulièrement impressionnant de 62 % dans la première. Ces différents exemples témoignent donc indirectement d'une abstention très importante des français issus de l'immigration extra-européenne, à l'origine en partie de la perte de vitesse du parti socialiste à l'échelle nationale.
    Cette faible mobilisation est la conséquence de la combinaison de plusieurs facteurs, structurel et conjoncturel.
    Le premier, d'ordre structurel, a trait aux caractéristiques des élections municipales, qui n'a jusqu'ici, en règle générale, jamais beaucoup intéressé les populations d'origine extra-européenne, les enjeux locaux concernant peu les personnes peu éduquées et les jeunes, catégories surreprésentées parmi ces populations, d'autant qu'elles ont parfois un rapport conflictuel avec les autorités locales. La mobilisation dans le cadre d'associations diverses et variées, que ce soit à buts sportif, social ou religieux, ne se traduit guère au moment des élections pour l'instant. L'identification au «quartier» plus qu'à la commune constatée dans ces territoires vient probablement renforcer le processus.
    Le deuxième facteur, conjoncturel, concerne la politique sociétale très à gauche du gouvernement, qui a aliéné une partie non négligeable des français issus de l'immigration extra-européenne et plus particulièrement de confession musulmane, qui, s'ils sont attachés aux valeurs de gauche sur le plan social, sont plutôt conservateurs sur le plan culturel, comme l'a montré le débat sur la théorie du genre qui les a fortement inquiétés. S'ils ne sont pas allés voter, sauf contexte local particulier, pour l'UMP, dont ils jugent la politique, à tort ou à raison, raciste, ils ont manifesté leur mécontentement en s'abstenant.
    Le dernier facteur, dont on ne peut dire encore s'il est conjoncturel ou structurel, tient à la disparition de «l'épouvantail Nicolas Sarkozy», personnage très clivant, qui s'est mis à dos les populations d'origine extra-européenne suite à ses propos tenus à Argenteuil peu avant les émeutes de 2005. L'UMP n'ayant plus de réel leader, étant donné la guerre des chefs qu'elle traverse, aucun ne cristallise complètement la rancœur de ses populations comme ce fut le cas pour l'ancien président.
    La grande énigme désormais concernera les prochaines élections présidentielles. Le parti socialiste récupèrera-t-il mécaniquement l'électorat issu de l'immigration extra-européenne ou le début de désamour s'avérera-t-il plus durable, à l'origine d'une recomposition de l'échiquier politique? A l'heure actuelle, ce dernier scénario paraît peu probable, dans le sens que le succès de l'extrême-droite risque de conduire les dirigeants de l'UMP à faire de la surenchère pour récupérer une partie des électeurs frontistes, alors que le parti socialiste va probablement tirer les conséquences de cette situation en abandonnant les parties les plus polémiques de sa politique sociétale.

    Laurent Chalard http://www.voxnr.com/cc/d_france/EFAVluuVAuxDepwTTC.shtml

    Source :

    Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/03/25/31001-20140325ARTFIG00389-comment-le-ps-a-perdu-le-vote-des-electeurs-issus-de-l-immigration.php

    (1)Le site de Laurent Chalard : http://laurentchalard.wordpress.com/about/

  • Eric Zemmour à propos du vote FN : « Il y a un thème unificateur, c’est l’hostilité à l’immigration galopante «

    Le premier tour des municipales a été marqué par un score historique du FN. Est-ce le signe d’une recomposition de la vie politique Française? L’analyse d’ Eric Zemmour pour Figarovox.

     

     

     (…) Oui, mais il semble qu’il y ait deux FN qui n’aient rien à voir sociologiquement, celui du Sud et celui du Nord…

     

    Je suis d’accord avec le fait qu’il y ait deux FN: une variante plus ouvriériste dans le Nord et dans le Sud, une classe moyenne pied noir, souvent composée de retraités.

     

    Mais il y a un thème unificateur, c’est l’hostilité à l’immigration galopante et la crainte de voir l’islam changer le mode de vie français. Si ce n’était pas le cas, l’électorat du Nord voterait Front de gauche!

     

    Mais dans le Nord, on ne peut pas dire que le problème principal soit l’immigration…
    Bien sûr qu’il y a des immigrés dans le Nord! Et puis il faut arrêter de croire que les gens votent Front National parce qu’ils ont forcément des immigrés dans leur environnement immédiat.

     

    Au contraire ils votent Front National parce qu’ils n’en veulent pas près de chez eux. C’est un vote préventif.

     

    En général, ces gens se retrouvent dans le périurbain parce qu’ils ont été contraints de quitter la banlieue où ils se sont retrouvés en minorité. Et ils votent FN pour qu’ils ne leur arrivent pas deux fois la même chose…

     

    (…) Le Figaro

    http://www.fdesouche.com/437849-eric-zemmour-a-propos-du-vote-fn-il-y-a-un-theme-unificateur-cest-lhostilite-a-limmigration-galopante

  • Le libéralisme avance masqué

    À l'heure où chacun prétend défendre des idées - de grandes, nobles et belles idées, bien sûr - le libéral semble aujourd'hui passer à côté, avec une vision plus pragmatique des choses. Et surtout de la société. Pourtant le libéralisme est bien vivant. Plus que jamais peut-être. Mais il se dissimule...
    Le libéralisme a si mauvaise presse qu'il avance masqué. Il est accusé à raison de tous les mots : mondialisme, financiarisation, émeutes de la faim, chômage, destruction de la famille, amnésie culturelle, télé-réalité, trafics d'organes, achats de votes, marchandisation du vivant... Il s'essaye donc à brouiller les pistes, à changer les repères, et développe des stratégies de joueur d'échec.
    Tout d'abord, en assimilant libéralisme et droite - ce qui permet à la gauche de faire du libéralisme sans le dire. Les accords de libre-échange en train d'être négociés, la promotion d'une Europe systématiquement acquise à la concurrence et systématiquement opposée aux corps intermédiaires, l'individualisation croissante des systèmes de soins, tout est clairement d'inspiration libérale, mais la seule onction d'un gouvernement officiellement socialiste suffit à récuser vertueusement les accusations de libéralisme larvé (déjà proférées en 1983). Le seul défaut du récent tournant social-libéral, si l'on peut dire, est que le masque est tombé.
    La distinction libérale
    Ensuite, en distinguant libéralisme économique et libéralisme culturel, ce qui permet aux bobos de se croire tout à la fois rebelles et généreux. D'un côté une affirmation fanatique des libertés individuelles déréglées (une extension qui aurait d'ailleurs étonné les auteurs libéraux classiques), surtout quand elles permettent d'échapper à un modèle norme d'inspiration chrétienne. De l'autre une volonté marquée de planification étatique, de contraintes sociales fortes, pourvu que cet abandon de libertés soit la contrepartie d'une assurance financière : garantissant les emplois ou des allocations suffisantes, l’État dirigiste ne serait pas libéral.
    Comme l'a fort bien démontré Jean-Claude Michéa, le libéralisme culturel marche de pair avec le libéralisme économique, et les conquêtes du premier font le lit du second : plus l'individu est libéré des contraintes de la famille, de la nation, de la religion, du territoire, plus il est asservi au marché, et son seul-espoir d'accomplissement passe par sa capacité de jouissance, érigée en étalon de la liberté alors qu'elle n'est qu'une promesse de consommation continue. L'État a d'ailleurs tendance, sur le long terme, à aller vers la dérégulation économique - même si le génie français rend sa marche tortueuse ! Mais à défaut de favoriser l'économie et les citoyens français, il ouvre largement ses portes aux autres acteurs.
    Innocent de ses travers
    Enfin, en refusant de considérer tous les développements naturels de sa théorie : père indigne, il récuse tous ses enfants, comme un communiste français expliquant tranquillement que Lénine, Staline, Pol-Pot et Mao n'étaient pas vraiment des communistes. Chaque catastrophique bâtard de l'application de ses principes est tout de suite dénoncé comme une variante si viciée qu'elle ne peut en rien être imputée au modèle. « Le concept est avant tout politique, pourquoi diable cherchez-vous à le déceler dans l'imparfaite réalité ? ! » nous disent ses thuriféraires. Monique Canto-Sperber, dans une courte conférence de 2009 regrette que « cette condamnation qui souvent est sans nuance, surtout en France, laisse sur sa faim et empêche de penser ce au 'a pu être l'apport du libéralisme » (www.les-ernest.fr), tout en reconnaissant que le contexte actuel a pu entrainer le système libéral à développer des pathologies - qu'il ne recèle forcément pas dans son état chimiquement pur.
    Si l'État intervient de plus en plus, y compris dans les domaines les plus privés, c'est assurément pour garantir nos libertés; si le droit est devenu une valeur si sûre, ce n'est pas du tout parce qu'infiniment plastique il justifie chaque abus, chaque oppression et chaque privation; si l'utopie libérale se présente aujourd'hui comme un dogme auquel il faut adhérer, c'est bien sûr pour nous éviter de retomber dans de bien plus terribles errements.
    Bref, si le libéralisme veut modifier la nature humaine, c'est pour accoucher un homme nouveau, pas du tout pour le dénaturer...    
    Hubert Champrun monde & vie  18 mars 2014