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France et politique française - Page 4412

  • Roms : Paul-Marie Coûteaux demande la suspension des accords de Schengen

     

    Comme son texte à propos des Roms et de Schengen a été lu de travers, Paul-Marie Coûteaux prend soin de préciser :

    C"Je suis sidéré par la façon dont on utilise les développements complets et précis que j’ai consacrés dans mon blog à l’installation de familles Roms dans les rues et les places de Paris, qui me choque comme elle choque un grand nombre de Parisiens – dans le VIe arrondissement notamment. Étant l’un des très rares députés européens à avoir refusé l’élargissement de l’Europe à la Roumanie et à la Bulgarie, parce que j’en prévoyais les conséquences dès l’application à ces deux pays des accords de Schengen, je suis décidé à dénoncer publiquement, au cours de ma campagne à Paris, les conséquences inhumaines de ces accords, et à demander leur suspension, au moins pour appliquer la loi élémentaire sur la protection du domaine public.

    La première conséquence de Schengen, comme je l’écris dans mon blog, est l’impuissance générale de la prétendue « puissance publique » ; chose grave. Une autre conséquence est le choix impossible entre deux solutions également insupportables : soit laisser des familles entières vivre dans les rues et les places de Paris, exposées aux intempéries, et qu’il est impossible de secourir, soit, comme me le demandent des habitants, recourir à des camps, ce qui, hélas, pour qui connaît la réalité, est déjà le cas en maints endroits.

    Quiconque me connaît sait que, catholique attaché aux principes essentiels de notre civilisation, je ne peux que redouter et bannir les solutions extrêmes, et c’est bien pourquoi, je crois sincèrement, que la seule solution à la fois légale, rationnelle et humaine est de suspendre immédiatement les accords de Schengen.

    Par ailleurs, je persiste à penser que cette situation, absurde en elle-même, est de surcroît  préjudiciable à l’image de la France et à ce qu’elle se doit à elle-même – serait-ce seulement, en l’occurrence, l’image de Paris. Je conçois que la campagne électorale se prête aux polémiques, y compris les plus artificielles, mais le sujet est trop sérieux pour que j’accepte qu’une élection se transforme en champ de foire, où les commentateurs se croient autorisés à manipuler des développements graves et solennels, quand on n’en vient pas à raconter n’importe quoi."

    Michel Janva

  • La jeunesse est-elle passée à droite ?

    « Il y a surtout un désir de refondation, l’espoir d’une nouvelle perspective, qui n’a pas encore trouvé de moyen d’expression.»
    FIGAROVOX - Le maire adjoint de Versailles (sans étiquette) François-Xavier Bellamy et le docteur en sciences-politiques Gaël Brustier analysent le décalage croissant entre la jeunesse de France et les partis politiques. Ils s’interrogent sur la possibilité d’un renouvellement idéologique à gauche comme à droite.
    François-Xavier Bellamy est maire adjoint de Versailles (sans étiquette). Ancien élève de l’Ecole normale supérieure et agrégé de philosophie, il enseigne en classes préparatoires.
    Gaël Brustier est docteur en sciences-politiques et membre du Parti socialiste, il est notamment l’auteur de Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2010) et de La Guerre culturelle aura bien lieu (Mille et une nuits, 2013).
    Figarovox : Un certain nombre de signaux témoignent d’un renversement idéologique qui ferait souffler le vent à droite, notamment dans la jeunesse. Gaël Brustier, vous parlez même d’une «domination culturelle» de la droite. N’est-ce pas prématuré ?
    Gaël Brustier : La première chose à noter, c’est l’extraordinaire confusionnisme idéologique de la période. Le cadre de cette confusion date de la fin des Trente Glorieuses où on a vu le consensus social-démocrate s’effriter en Europe. Il y a eu une reconfiguration des gauches et des droites, mais les droites, au sens large, ont bénéficié d’une capacité à donner un sens à l’expérience quotidienne des citoyens supérieure à celle des vieilles social-démocraties ou à la gauche radicale. C’est comme ça que Thatcher émerge et arrive à reconfigurer le conservatisme britannique, à la fois avec de l’ancien, la nostalgie de la grandeur du Royaume Uni, et puis du nouveau: une nouvelle conception de l’organisation sociale. Face à la mutation du monde les gauches sont en véritable crise.
    À quoi correspond cette domination culturelle des droites en Europe? Je soutiens l’idée que c’est la peur du déclin, l’idée que la société «occidentale» serait menacée qui détermine les paniques morales, véritables moteurs de la reconfiguration du débat public. Il y a une vague droitière en Europe, même si l’on ne peut pas mettre Geert Wilders (leader du parti populiste néerlandais PVV) et la «Manif pour tous» sur le même plan. Pourtant ils correspondent, chacun à leur manière, à des angoisses de populations différentes face à une même idée, celle du déclin supposé de la «civilisation occidentale».
    François-Xavier Bellamy : Je suis d’accord avec Gaël Brustier pour dire qu’il y a une transformation en profondeur des catégories dans lesquelles se construit la conscience politique contemporaine. Il est donc bien difficile de lire la domination de l’une de ces catégories traditionnelles aujourd’hui. On voit bien qu’il se passe quelque chose autour de la catégorie traditionnellement considérée comme de droite ; et cependant la conscience politique nouvelle qui émerge ne se fait pas autour des structures traditionnelles d’expression politique. Les partis politiques de droite en Europe, et particulièrement en France, ont du mal à comprendre ce qui est en train de se passer dans la conscience politique de leur électorat. Pour reprendre l’expression utilisée par Gaël Brustier, la situation actuelle se caractérise par une forme de «panique morale», une inquiétude qui cristallise cette reconfiguration idéologique. Mais je crois qu’elle est d’abord due au fait que les citoyens ont le sentiment que la politique n’a plus de prise sur le réel. Dans ce discrédit jeté sur la classe politique, il n’y a pas seulement de la peur: il y a surtout un désir de refondation, l’espoir d’une nouvelle perspective, qui n’a pas encore trouvé de moyen d’expression – d’où le fait qu’il se caractérise comme inquiétude.
    Comment analysez-vous le phénomène Manif pour tous ? Est-ce un mai 1968 à l’envers ? Le dernier cri d’un monde qui meurt ? La naissance d’un Tea party à la française ? La reprise en main culturelle de la droite par la rue ?
    F-X B: Rien de tout cela. Je pense là encore que nous sommes d’accord pour dire qu’on assiste à un phénomène nouveau. La conscience politique qui émerge chez la jeune génération, notamment à droite, reconduit paradoxalement toute une famille de pensée vers une forme d’héritage qui était plutôt lié à la gauche: le refus de l’individualisme, la volonté d’une liberté qui soit accolée à une exigence de responsabilité devant l’avenir, la prise en compte d’une forme d’écologie intégrale authentique et cohérente.
    Une autre transformation inédite dans cette nouvelle conscience politique, c’est le primat de l’intellectuel et du culturel, qui étaient là encore, dans les dernières décennies, l’apanage de la conscience politique de gauche. Au XXème siècle, les mouvements de gauche avaient compris que les mutations politiques se jouent d’abord sur le terrain culturel ; alors que la droite a toujours cru – du moins une partie de la droite, celle qui est aujourd’hui institutionnellement majoritaire – au primat de l’économie dans la vision politique. De ce point de vue-là, une évolution très profonde est en train de se jouer à droite : à la faveur des récents débats de société, toute une partie de l’opinion prend conscience de l’importance déterminante de l’engagement culturel.
    G B: La Manif pour Tous est un vrai mouvement social, complet qui a ses intellectuels, ses réseaux économiques, ses cadres politiques, ses nouveaux venus et ses activistes. Il fait renouer la droite avec la rue, ce qui est déjà arrivé dans l’histoire. Comment le catégoriser? Il me semble que c’est bien un mouvement de droite: si on regarde les cadres, que ce soit les Veilleurs, les Hommen, tous ces groupes, je n’ai jamais rencontré un électeur de gauche, même si certains ont basculé politiquement. Il y a une dimension conservatrice au sens philosophique du terme mais aussi une dimension populiste de contestation des élites (sans que ce soit péjoratif). On a aussi une dimension clairement identitaire. Cette question du mariage cristallise des paniques morales, des angoisses civilisationnelles. On voit que le Front National récupère par exemple la question de la disparition des clochers de France, assez déstabilisante dans beaucoup d’endroits. Dans ce mouvement on a des chassés croisés, comme après mai 68 où on a vu des jeunes radicaux devenir maoïstes, et des trotskistes rentrer au PS et devenir des bons sociaux-démocrates, idem là on a observé la radicalisation d’un groupe comme les Hommen et le «recentrage» apparent du Bloc Identitaire qui a refusé de participer à Jour de Colère et opère un mouvement de «respectablisation». Une grande centrifugeuse où ce mouvement très vaste voit ses cartes rebattues à chaque instant. Cette angoisse morale est en fait une angoisse face à l’envahissement du marché, on le voit à travers la question de la PMA, la GPA, la marchandisation du vivant ont conduit à construire ce que vous appelez l’écologie humaine.
    F-X B: «La droite a enfin pris conscience de l’importance du combat culturel»
    Au-delà d’une pensée limitée au ras-le-bol fiscal, au besoin de sécurité et à la laïcité, les manifestations ont révélé une vision anthropologique opposée à la société consumériste et au libéral-libertarisme. Ils rejoignent en cela la pensée de Jean-Claude Michéa et de Christophe Guilly. Est-ce la preuve que le clivage droite-gauche est obsolète ?
    F-X B: Vous avez raison de dire que les cadres de ce mouvement viennent de la droite ; mais, encore une fois, c’est une droite qui s’est découvert subitement une conscience de gauche. Ce mouvement social (l’expression même appartient au vocabulaire de la gauche) s’est formé, non pas par un simple réflexe conservateur, mais contre une forme d’ultra-libéralisme, au nom du refus de l’envahissement du marché. Ce sont là des cadres intellectuels qui étaient plutôt liés à la conscience politique de gauche. Les catégories politiques traditionnelles sont très profondément bousculées, parce que la gauche assume aujourd’hui des combats politiques qui auraient pu ressembler (pensons à la GPA, par exemple) à une forme de libéralisme anglo-saxon très pragmatique, alors que la jeune génération de droite prend en charge les exigences intellectuelles et sociales que la majorité et ses inspirateurs délaisse.
    G B : Sur les sujets que l’on vient d’évoquer, il y a aussi des clivages à gauche. La GPA, par exemple est minoritaire à gauche. Sur la marchandisation du vivant, cela fait longtemps qu’il y a des débats à gauche: il y a avait eu un rapport en 2000 au Parlement européen où on avait vu voter une partie des députés démocrates-chrétiens européens avec une partie des sociaux-démocrates et la gauche radicale qui était contre la marchandisation du vivant. Ce clivage intellectuel profond divise tous les camps politiques.
    Comment expliquez-vous la faible mobilisation de la gauche autour des questions sociétales l’année dernière, qui a laissé la rue à la jeunesse de droite ? Est-ce une gêne due à la présence de la gauche au pouvoir ?
    G B : En effet, le peuple de gauche n’a pas été mobilisé : ils étaient 4000 place Baudoyer pour fêter la victoire, tandis qu’en face ils avaient été 700 000 à manifester !
    C’est moins une question de gêne qu’une mauvaise stratégie dans la défense de la loi. D’abord il est très étonnant de voir la gauche défendre l’institution du mariage. Personne ne s’attendait à ce que la gauche veuille marier tout le monde! C’est l’ironie de l’Histoire…
    D’autre part, il y a la question de l’état des mouvements de jeunesse à gauche. Il n’y a plus, comme au cours des années 80 avec SOS racisme, un espoir qui trouve une incarnation dans un mouvement de jeunesse. Aujourd’hui le projet de la gauche doit consister dans le libre choix de son mode de vie, et pas simplement en l’égalité des droits. Or ce libre choix n’a pas été défendu de manière affirmée par de travail idéologique profond, on en est resté à des réflexions inabouties sur les «droits».
    Enfin, quand on fait une réforme de cette ampleur, il faut établir un dialogue, composer avec la société. La loi sur l’IVG est faite par Giscard, Chirac et SimoneVeil, comme la loi sur la pilule par de Gaulle et Neuwirth: il y a nécessité d’un dialogue sur ces grandes évolutions qui ne consiste pas simplement à jeter l’anathème sur les opposants ou les réticents. D’abord parce que l’anathème solidarise et radicalise tout un camp politique: on en voit les conséquences aujourd’hui. Il y a eu beaucoup d’erreurs stratégiques, et finalement je pense qu’on peut dire que le mariage pour tous est une cause juste qui n’a pas été justement défendue..
    Alain Finkielkraut a dit que ces manifestations ont montré une chose, que la jeunesse de France n’était pas réductible à Canal plus et aux banlieues… Diriez-vous qu’on a découvert que la jeunesse était passée à droite ?
    G B : Je ne pense pas que la jeunesse soit passée à droite. Aujourd’hui dans la jeunesse, la gauche a tout pour être majoritaire, pourtant elle ne l’est pas. La gauche ne peut pas enclencher une mobilisation si elle ne peut pas enclencher un imaginaire, une représentation du monde qui soit véritablement alternative à «l’idéologie du déclin». Elle ne peut pas mobiliser dans le vide, avec des mouvements de jeunesses exsangues, qui sont des émanations de partis politiques, de jeunes qui veulent légitimement faire de la politique mais sont trop peu suivis par les jeunes citoyens engagés.
    Le Parti Socialiste s’en remet au quotidien à la gestion de la doxa économique dominante: les indicateurs, le pacte de responsabilité, un jargon technocratique. On interroge le président de la République sur la défiscalisation du double vitrage, ça devient consternant. Quant à la gauche radicale, alors qu’elle était portée par l’élan des forums sociaux internationaux, le formidable regain entre 1998 et 2006 autour des mouvements altermondialistes, de pratiques locales émancipatrices, elle s’en est remise au rappel au monde ancien. On veut faire la révolution, mais simplement en protégeant les services publics et le vieux consensus social-démocrate. Même Besancenot fait un programme économique qui est celui de 1981! Le Front de Gauche défend aussi ce socialisme de 1981. On a l’impression que la gauche est incapable d’offrir aux jeunes une vision du monde alternative, des lendemains qui chantent.
    Gaël Brustier : «La gauche est incapable d’offrir aux jeunes une alternative à l’idéologie du déclin»
    F-X B: Les partis ne mobilisent plus les jeunes, et ceux, très nombreux, qui se sont engagés pour la Manif pour tous, n’ont pas été mobilisés par les partis de droite. Fait révélateur: ils se sont structurés à l’intérieur de collectifs créés pour l’occasion. L’UMP n’aurait pas pu aligner des armées de jeunes contre le mariage pour tous, quelque ait été son engagement par ailleurs. Il y a une déconnection entre les partis et les électeurs, aussi bien à gauche qu’à droite. Les syndicats étudiants, par exemple, sont largement déconnectés de la vie étudiante, et ne sont plus des mouvements de masse.
    Je ne dirais pas qu’on s’est rendu compte que la jeunesse était passée à droite ; mais on s’est déjà débarrassé d’une caricature, qui disait que tous les jeunes appartenaient aux partis de gauche! Au début du débat sur le mariage, on avait encore droit à ce poncif récurrent, qui voulait que tous les jeunes soient favorables au mariage pour tous, contre des aînés crispés sur le passé. En réalité, le clivage était inverse: une très large partie de la jeunesse s’est engagée contre l’épuisement des fantasmes de la génération de mai 68, pour dire que cette réforme n’était pas le progrès auquel elle croit. Notre avenir n’est pas écrit d’avance!
    G B : La jeunesse de gauche cherche son grand mouvement. Il existe une jeunesse de gauche, mais elle est privée d’un grand mouvement culturel de masse qui la fasse communier dans l’idée de l’émancipation, d’un nouvelle forme de républicanisme, du libre choix de son mode de vie…Cette jeunesse est cloisonnée dans des organisations qui sont de pures machines électorales. On n’a pas de véritable point de rencontre entre les intellectuels et le peuple de gauche, parce qu’il n’ y a plus de mouvement d’éducation populaire, de mouvement de combat culturel. Il n’y a pas encore de capacité de réaction à la réaction!
    F-X B : Ce qui est difficile pour cette jeunesse de gauche, c’est l’extraordinaire déception que suscite la majorité, à l’image de ce président – qui se présentait comme le président de la jeunesse, et qui de fait ne répond pas du tout aux difficultés réelles de la jeunesse. Il y avait une énorme attente, qui a été déçue par une absence complète de réflexion et d’innovation à gauche sur les questions de jeunesse.
    FigaroVox – François-Xavier Bellamy – Gaël Brustier, 28/02/2014
    Source : Le Figaro ;fr
    http://www.polemia.com/la-jeunesse-est-elle-passee-a-droite/

  • Jacques Testart : avec la PMA, les êtres humains sont sélectionnés comme des bovins

    Le "père" du premier "bébé-éprouvette" est "athée et de gauche". Il le rappelle fort opportunément dans son interview parue dans le JDD d'hier. Si cela l'empêche de développer une pensée totalement cohérente, Jacques Testart ne reste pas moins l'un des principaux scientifiques à mettre régulièrement en garde contre les dérives eugénistes qui découlent des progrès techniques, et notamment de sa propre découverte. Quelques extraits :

    • La fécondation in vitro :

    "Presque un tiers des FIV sont pratiquées sans indications médicales et sont donc abusives. À condition d'attendre un peu, beaucoup de couples pourraient fabriquer un enfant dans leur lit. (...) Les FIV coûtent cher car les labos qui commercialisent les hormones de synthèse injectées aux femmes pour booster l'ovulation les facturent à un prix exorbitant pour notre Sécu surendettée."

    • L'insémination artificielle :

    "Au-delà de la détresse de ces enfants sans origine, la médicalisation de l'insémination artificielle a ouvert la porte à l'eugénisme. Cet "appariement des couples reproducteurs", selon les mots de ses promoteurs, rappelle la sélection pratiquée sur les bovins. Dans le secret, sur des critères non transparents, les médecins choisissent le donneur qui convient pour chaque receveuse avec une obsession de la qualité de l'enfant qui rappelle l'eugénisme, une vieille pulsion humaine. Il ne s'agit pas d'une politique d'État, mais d'un eugénisme mou et démocratique, sans souffrance."

    • Le diagnostic préimplantatoire

    "Un jour, vos petits seront choisis pour éviter la myopie", ai-je écrit en 1986 alors que la génétique était balbutiante. La réalité a dépassé mes craintes. Au Royaume-Uni, on peut faire un DPI sur un embryon conçu par FIV pour éviter le strabisme, aux États-Unis pour choisir le sexe de son futur enfant. (...) [En France], on peut désormais éliminer non seulement des embryons porteurs du gène de telle pathologie mais aussi ceux avec des risques statistiques de cancer. Or nous portons tous des facteurs de risque pour plusieurs maladies graves."

    • L'eugénisme ou le clonage social

    "Je suis de gauche et athée. L'embryon n'est pas ma préoccupation. Ce qui m'inquiète, c'est la fabrication à venir d'un enfant sur mesure. Avec de possibles dégâts psychologiques. Comment le meilleur des bébés, bientôt choisi grâce à des calculs de probabilité complexes, pourrait-il ne pas avoir mention très bien au bac ? Plus grave, tous les enfants vont finir par se ressembler puisque leurs génomes seront de plus en plus normalisés. C'est du clonage social. On s'oriente vers une perte de diversité qui peut s'avérer dangereuse à très long terme. Comme l'a montré Darwin, l'espèce ne survit que par la diversité, car il y a toujours des individus capables de résister à un sort malheureux. De plus, certaines pathologies qu'on élimine sont couplées à des gènes de résistance à d'autres maladies. En voulant se prémunir de tout, on va au-devant de catastrophes. Surtout si ce tri est pratiqué à grande échelle quand on disposera d'ovules en abondance."

    • Les risques à venir

    "Les travaux sur les cellules souches reprogrammées permettent de prévoir la création prochaine d'ovules par centaines à partir de cellules de peau. Avec la fin de la pénurie d'ovules, le coût des FIV baissera et leur nombre augmentera. Surtout, il n'y aura plus d'épreuves médicales pénibles pour limiter l'accès à la FIV et au DPI. En prime, les femmes pourront se faire stériliser pour s'affranchir de la contraception… Au moment voulu, il leur suffira de commander au laboratoire un enfant, et pourquoi pas sur mesure, après sélection par les biogénéticiens. Les bébés fabriqués dans des lits seront moins nombreux que ceux issus des éprouvettes."

    Louise Tudy

  • Ukraine: mise au point de Sergeï Lavrov

    Déclaration du ministre russe des Affaires étrangères :

    "Je réitère que nous parlons ici de la protection de citoyens et de compatriotes, de la protection du plus fondamental des droits de l'homme - le droit de vivre, et rien de plus".

    "Ceux qui essaient d'interprêter la situation comme un acte d'agression, nous menacent de sanctions et de boycott, sont les mêmes partenaires qui ont constamment et vigoureusement encouragé les pouvoirs politiques qui leur sont proches, à lancer des ultimatums et à renoncer au dialogue, à ignorer les préoccupations du Sud et de l'Est de l'Ukraine, et en conséquence à polariser la société Ukrainienne."

    Lavrov a précisé que la Russie n'utiliserait pas ses forces militaires pour obtenir des gains géopolitiques sous prétexte de protéger les droits de l'homme. Toute allusion à certaines politiques, des champions auto proclamés de la démocratie universelle, et à un certain nombre de campagnes en conséquence (Bosnie, Kosovo, Irak, Libye, Syrie, au suivant, tiens justement, parlons de l'Ukraine, ...) serait  purement fortuite.

    "Les droits de l'homme sont trop importants pour en faire un outil de marchandage dans les affrontements géopolitiques, pour imposer sa propre volonté aux autres; encore moins pour instiller un changement de régime."

    "Une intervention en force sous le prétexte de protéger les civils entraine le contraire, multiplie les souffrances des citoyens pacifiques, et les prive du droit humain fondamental: le droit à la vie."

    D'autres éléments ici, en anglais.

    Par ailleurs, cet article peut aider à comprendre comment la Russie perçoit son environnement, et notamment ses "partenaires" occidentaux.

    Paula Corbulon

  • "Héro" et Eros (31/08/2012)

    Il semblera plus facile, désormais, pour un chameau de rentrer par le chas d'une salle de shoot qu'à un moustique de pénétrer (si l'on ose dire) dans un bordel de Barcelone.

     

    Nos socialistes, décidément jamais en panne d'une sottise ("les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît", disait Audiard), reviennent à la charge avec leur lubie obsessionnelle des "salles de shoot".

     

    C'est au député Jean-Marie Le Guen, médecin de son état, que revient la rosette de la crétinerie. Sous prétexte que "la consommation d’héroïne augmente à Paris et que le nombre de seringues utilisées dans les distributeurs automatiques progresse de 7% au premier semestre 2012 par rapport à la même époque en 2011", ce Diafoirus suggère tout bonnement d'ouvrir des salles de drogue où l'on se camerait tranquillement avec la bénédiction des pouvoirs publics. Soigner le mal par le mal, en quelque sorte. C'est l'observation de bon sens que formule Jean-Paul Garraud, ancien Député et membre du collectif de la Droite populaire: "injecter en toute sécurité et sous surveillance médicale de l’héroïne acquise illégalement par les toxicomanes afin, dit on, de mieux les sevrer. De l’héroïne pour guérir de l’héroïne ? Intéressant… De l’héroïne, que l’Etat ne peut quand même pas acquérir directement à moins de traiter avec les cartels de la drogue et de devenir un Etat dealer… De l’héroïne acquise grâce à divers trafics et infractions par les toxicomanes dont les personnels des centres, sous tutelle du Ministére de la Santé, devront vérifier la qualité de la « blanche » avant de l’injecter aux intéressés… Tout ceci évidemment financé par le contribuable via des associations « branchées », des collectivités territoriales, comme la région Ile de France ou la Mairie de Paris qui y sont déjà tout à fait prêtes" (Le Salon beige).

     

    Ce que nous proposent cette gauche rose-rouge-verte exhale l'odeur fétide de la mort. Les mêmes, en revanche, poussent des cris d'orffraies quand on leur propose de réouvrir les bordels, mesure de santé publique bien moins dangereuse et bien plus prophylactique que ces enfers artificiels asseptisés. A l'heure où la plupart des pays d'Europe reviennent à une législation plus drastique, la France, elle, ferait le choix d'ouvrir un peu plus les vannes de la permissivité à l'égard de produits stupéfiants dont l'extrême nocivité n'est plus à démontrer.

     

    Une politique sensée de santé publique viserait plutôt à considérer les drogues comme des poisons et leurs usagers comme des malades à prendre en charge. La réouverture des lupanars participerait d'une logique similaire, sauf qu'il s'agirait, ici, de ne pas perdre de vue que le proxénétisme resterait une activité criminelle, tout en protégeant les prostituées.

    Robert Massis

    http://lactionpolitique.hautetfort.com/index-6.html

  • La police : un nid de franc-maçons, un exemple avec le haut gradé et corrompu Jean-Yves Adam,

    Le contrôleur général de la police Jean-Yves Adam a été mis en examen, le 7 février, pour « corruption, violation du secret professionnel, banqueroute et abus de biens sociaux  ». Rien que ça.

    Ayant débuté sa carrière aux renseignements généraux, il fut notamment directeur du premier district de la Direction de la Sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) de la Préfecture de police de Paris (avec 2000 policiers sous ses ordres).
    Comme l‘a indiqué l’Express (7 fév. 2014), « il a pu échapper aux poursuite judiciaires pendant plusieurs années grâce à ses « amitiés fraternelles » . Autrement dit, grâce à des complicités nouées avec des policiers franc-maçons. »
    Immatriculé sous le numéro 59022 à la Grande Loge Nationale Française, ce membre de la loge Les noces de Cana puis de la très secrète Loge zéro, il en était jusqu’à ces jours derniers l’un des puissants dirigeants en tant qu’« Assistant Grand Porte-Glaive de la GLNF » (c’est-à-dire le procureur de la justice maçonnique ! ).

     

    Source Faits & Documents n°372

    http://www.contre-info.com/

  • La France Black-Blanc-Beur ? C’est plus M. Le Pen et F.Belghoul que le PS !

    Entretien avec Alain de Benoist

    Entre ce qu’il était naguère convenu d’appeler le « vote musulman », soit celui des « quartiers », et le Parti socialiste, l’heure paraît être au désamour. Effet Dieudonné ? Effet Mariage pour tous ? Ou les deux à la fois ?

    À l’époque de SOS Racisme et de la Marche des beurs, autant dire la préhistoire, les choses vues de gauche étaient simples : il y avait d’un côté une majorité de méchants franchouillards xénophobes et racistes, et de l’autre une sympathique nouvelle France Black-Blanc-Beur qui en était la victime. Trente ans plus tard, la France Black-Blanc-Beur représente l’essentiel de l’auditoire de Dieudonné, tandis que les mahométans, à l’instigation de Farida Belghoul, sont les premiers à retirer leurs enfants de l’école pour protester contre l’enseignement de la théorie du genre. Les choses se compliquent ! Et le PS se retrouve dans la position ridicule de ces antisémites droitards obligés de constater que les plus résolus défenseurs de l’identité française s’appellent aujourd’hui Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy et Éric Zemmour. C’est une belle claque pour les esprits simplistes qui ne parviennent pas à comprendre que la réalité sociale est toujours complexe. Que les Français « issus de l’immigration » aient jusqu’ici surtout voté à gauche n’est pas niable, mais il n’y a aucune raison pour qu’il en aille toujours de même. Le « désamour » dont vous parlez devrait plutôt être considéré comme un signe avant-coureur. « La gauche a perdu le vote dit musulman », estimait ces jours-ci le politologue Olivier Roy (Le Figaro, 19 février). C’est toute la stratégie de la fondation Terra Nova (chercher à séduire les immigrés à la place du peuple, le FN étant devenu le premier parti de la classe ouvrière) qui tombe à l’eau.

    http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/la-france-black-blanc-beur-cest-plus-marine-le-pen-farida-belghoul-que-le-ps,52084

  • Résistance Identitaire: rendre coup pour coup aux valets du Système!

     

     

    europe,france,identité,mondialisme,résistance,terre&peupleIl va falloir s'occuper des nuisibles  par Pierre Vial Président de Terre&Peuple

    Après l’attentat contre la librairie Facta d’Emmanuel Ratier, c’est le local du MAS et de la radio Méridien Zéro en région parisienne qui a été détruit par un incendie criminel, après vol du matériel technique servant à la réalisation des émissions. Décidément la résistance identitaire fait tellement peur aux gens du Système qu’ils ne trouvent que le terrorisme pour essayer de l’empêcher d’agir. Ils en seront bien sûr pour leurs frais.

    Nous affirmons  notre totale solidarité avec nos camarades du MAS et de Méridien Zéro, dont l’impact est une belle réussite. Et nous invitons tous les militants de la résistance identitaire à prendre les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité car évidemment il ne faut pas compter sur la police et la justice pour le faire puisque contre nous tout est permis et même recommandé. Nous ne devons compter que sur nous-mêmes. Certains vont s’apercevoir qu’un vieux principe est toujours valable : pour un œil, les deux yeux, pour une dent, toute la gueule.
    Source: Terre&Peuple
  • Délinquance : le préfet de police de Paris a un vrai problème avec les chiffres

    Un rapport secret, dont Europe 1 a pu consulter des extraits, dénonce des années de mauvaises pratiques sur les statistiques de la Préfecture de Police de Paris. Dans un rapport remis en février à Manuel Valls, l’Inspection générale de l’administration (IGA) et l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) détaillent comment les chiffres de la délinquance ont été manipulés pendant des années au sein de la Préfecture de Police de Paris (PP). Une pratique qui a perduré l’année dernière encore, malgré le changement de Préfet et les consignes de transparence du nouveau ministre de l’Intérieur.

    Le rapport fait état de trois méthodes permettant de truquer les données :

    • les policiers font carrément disparaître des faits de la base de données. Ils ne sont donc jamais comptabilisés. Une telle pratique concernerait plus de 16 000 faits non consignés en 2011 et plus de 13 000 en 2012.
    • les policiers arrêtent de compter avant la fin du mois, quand ils ont atteint les objectifs fixés à l’avance. Ensuite, tout ce qui survient après le 23 ou le 25 du mois est reporté sur le mois suivant. A l'été 2012, quand la nouvelle équipe de la PP prend ses fonctions, elle découvre un "stock" de 5 000 faits non comptabilisés sur le premier semestre de l'année.
    • la qualification des faits est tout simplement changée. Ainsi, par exemple, une tentative de cambriolage avérée est comptabilisée comme une simple "dégradation" de porte.

    Ces pratiques semblent exister depuis une dizaine d’années, avec une accélération en 2008. Les responsables de deux arrondissements parisiens ont expliqué qu’ils enregistrent toutes les tentatives de cambriolage en simples dégradations. En banlieue parisienne, un commissaire explique qu’il classe en "dégradations" toutes les tentatives de cambriolages lorsqu’il n’y a pas de préjudice.

    Ces mauvaises pratiques policières ont perduré même après l’arrivée du nouveau préfet de police Bernard Boucault.

    Michel Janva