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France et politique française - Page 4413

  • Insurrection démocratique, Révolution patriotique : aux urnes !

    Combien d’électeurs auront dimanche le bon goût, la sagesse, l’intelligence, le courage aussi, de résister aux pressions, diverses et variées du microcosme et des potentats locaux,  pour élire un maire FN? Sans se livrer au jeu des pronostics, bien  hasardeux puisque lesdites victoires dépendent largement d’une inconnue , la   mobilisation des abstentionnistes parmi lesquels le FN peut aussi trouver de réserves de voix non négligeables, l’opposition nationale a d’ores et déjà réussi son pari. Ces élections municipales resteront comme une étape déterminante de la fin de la bipolarisation inique de la vie politique française, comme une brèche ouverte dans le mur que le Système a érigé pour contenir l’alternative portée par le FN. L’arrivée au pouvoir des idées nationales  est désormais évoquée comme une possibilité sérieuse par beaucoup de  commentateurs, et mieux encore, comme un scénario envisageable par un   nombre croissant de nos compatriotes.

    Un des enjeux des municipales pour le FN était de faire élire un grand nombre d’élus municipaux pour asseoir son enracinement local, se constituer un vivier de futurs cadres et  prouver (à terme)  ses capacités de gestion dans les communes qu’il emporterait. Il s’agissait aussi de se servir de ce scrutin comme d’une caisse de résonnance, un tremplin, afin de  créer une dynamique favorable  pour les élections européennes.

     Placé  au centre de la vie politique française du fait  des excellents résultats engrangés le 23  mars, qui devraient être confirmés voire amplifiées dimanche prochain,  nous pouvons affirmer sans trop nous avancer, que ces objectifs ont été atteints (ou sont en passe de l’être)  par le FN.  Pour peu  que nous ne relâchions pas nos efforts et notre vigilance car nous  devons nous attendre notamment  à une intense propagande, à des coups bas,  des partis euromondialistes pour empêcher le Mouvement national de virer en tête au soir du 25 mai.

    Lors de la réunion d’entre deux tours tenue mercredi soir à Hyères, Bruno Gollnisch a appelé les abstentionnistes à  prendre le chemin des urnes, à ne pas faire de cadeaux aux partis des copains et des coquins. Il a aussi jugé, et ce constat vaut bien sûr dans les autres municipalités où les manœuvres sont identiques,  que les fusions de listes exécutées pour enrayer la progression et/ou la victoire  du Front,  «reposent sur une tromperie des électeurs ».

     La tête de liste  Hyères Bleu Marine et candidat aux élections européennes dans le Sud-Est a tenu également  à préciser que dans cette ville comme ailleurs, les candidats de l’UMP, du PS et leurs partis alliés condamnent leurs électeurs à «une erreur tragique en laissant entendre que les problèmes peuvent se régler dans le seul cadre municipal. C’est faux !».

    François Fillon en a fait l’aveu implicite  dans un entretien accordé  au Figaro et publié hier. Reprenant les éléments de langage de la boutique UMPS, l’ex Premier ministre a réaffirmé mensongèrement que  la gestion des précédentes mairies FN avait été un « désastre ». Mais il a été plus loin : « Moi j’ai toujours combattu le Front National, et je combattrai toujours le FN. Je me suis toujours battu pour qu’il n’y ait pas d’alliances entre mon parti et le FN, et je constate qu’aux municipales c’est ce qu’il s’est produit. Mais il ne faut pas raconter n’importe quoi, il ne faut pas brandir une permanence l’épouvantail de la République en danger ». « Si demain il y avait à la présidentielle ou aux législatives un danger de voir le FN prendre le pouvoir, bien sûr alors que la question du front républicain se poserait, mais elle ne se pose pas quand il y a 3 ou 4 communes qui sont en cause. »

    Comprendre par là que si  les élections municipales sont  une  étape  importante dans notre longue marche,  pour les raisons évoquées plus haut, les européennes un rendez-vous crucial pour ébranler de l’intérieur la dictature des soviets européistes,   ce sont  bien évidemment à l’Elysée et à l’assemblée nationale que sont les vrais leviers qui permettront de stopper la course vers l’abîme.

    Oui, nous pouvons  rompre avec la politique euromondialiste, projet mortifère qui sert de mauvaise boussole à la quasi totalité des adversaires du FN ;  oui le déclin n’est pas une fatalité, nous pouvons   redonner un avenir d’espoir, rétablir la prospérité et la souveraineté de nos compatriotes.

     N’ayons pas peur de l’affirmer haut et fort, nous avons d’autres ambitions pour notre pays au potentiel et aux atouts formidables  que la  France déclinante , sous tutelle, vidée de sa substance, étriquée, rabougrie, frileuse, moisie , que cherchent à nous fourguer comme un avenir indépassable les  spécialistes payés par les banques qui  squattent les plateaux médiatiques, les médias sous contrôle de la finance apatride,  les   Sarkozy, Ayrault, Copé, Désir, Borloo, Juppé, Aubry, Valls, Fillon,  Hollande…

    L’insurrection démocratique, la Révolution patriotique que nous appelons de nos vœux  elle se poursuit dimanche prochain,  elle développera son élan le 25 mai, elle devra aboutir en 2017 ! Aux urnes !

    http://gollnisch.com/2014/03/28/insurrection-democratique-revolution-patriotique-aux-urnes/

  • Avignon en rang d’oignons ?

     

    Le directeur du festival veut fermer boutique en cas de victoire du FN

    Depuis dimanche soir, on ne danse plus sur le pont d’Avignon. Et pour cause. À rebours de tous les pronostics, le candidat FN à la mairie de la cité des papes, Philippe Lottiaux, est arrivé en tête, avec 29, 63% des voix, devançant la candidate socialiste Cécile Helle (29,54%) et l’UMP Bernard Chaussegros, successeur désigné de Marie-Josée Roig.

     

    Ici et là, les tractations ont déjà commencé et, une fois n’est pas coutume, l’épouvantail fringant de la bête immonde est ressorti, brandi par des candidats caparaçonnés des valeurs républicaines, prêt à tout pour éviter l’arrivée au siège de premier magistrat de la ville d’un élu bleu marine.

    Comme une écholalie, l’indignation culturelle a succédé à l’indignation politique. Interrogé hier matin sur France Info, le directeur du festival d’Avignon, Olivier Py, a prévenu : si le Front National l’emporte au second tour des municipales à Avignon, le festival n’aura « aucune autre solution » que de partir. Et le chevalier blanc de justifier ainsi sa position : « Je ne vois pas comment, d’ailleurs, le festival pourrait vivre, défendre ses idées qui sont des idées d’ouverture, d’accueil de l’autre. Je ne vois pas comment le festival pourrait vivre à Avignon avec une mairie Front national, ça me semble inimaginable. » Ce n’est pas la première fois que ce militant acharné monte au créneau. Que ce soit pendant la guerre en Bosnie où il avait tenu une grève de la faim pendant 28 jours ou à l’occasion du débat sur le mariage gay avec une tribune qui dénonçait « l’intolérable intolérance sexuelle de l’Eglise », Olivier Py rivalise désormais sans conteste avec une autre sommité en matière d’indignation, Jean-Michel Ribes. [...]

    Théophane Le Méné - La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Avignon-en-rang-d-oignons

  • Villejuif : contre les communistes, les écologistes rejoignent l'UMP

    C'est un front répubicain inversé qui se joue à Villejuif (94), aux mains du PCF depuis 1925, dont Georges Marchais fut le député de 1973 à 1997. La candidate EELV, Natalie Gandais qui a recueilli 10,4% des voix s'est alliée avec le candidat (UMP) Franck Le Bohellec, (17,1%), l'UDI, Jean-François Harel (15,8%) et l'ex-PS, Philippe Vidal (10,6%). Ils affronteront au second tour la maire sortante Claudine Cordillot (PCF-PS) qui est arrivée en tête avec 32,7 %.

    Alain Lipietz, ex-candidat des Verts à la présidentielle de 2002, déclare :

    « Ici, la droite c'est le Parti communiste ! Depuis cinq ans, Villejuif s'embourbe dans la saleté et la délinquance. Ils bétonnent tout ce qui peut rester d'espaces verts. Les HLM sont laissés à l'abandon… Et l'équipe en place a laissé les narcotrafiquants s'installer dans la ville ».

    Cet accord a déclenché les foudres de la direction d'EELV. Emmanuelle Cosse, secrétaire générale d'EELV a suspendu Mme Gandais et M. Lipietz du mouvement et immédiatement accordé le soutien officiel de son parti à Claudine Cordillot. Venue sur le marché de Villejuif, mardi, accompagnée de Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, Mme Cosse s'est attirée les huées de militants écologistes locaux. Certains ont ostensiblement déchiré leur carte du parti. 

    Pour Yves Contassot, conseiller (EELV) de Paris sortant,

    « l'argument localiste mis en avant par Alain Lipietz n'est qu'un prétexte. Il est depuis longtemps animé par une détestation des communistes sans doute liée à sa jeunesse maoïste ».

    A l'UMP, en revanche, le candidat n'a reçu aucune critique de son parti.

    Michel Janva

  • Lyon : les candidats face au lobby LGBT

    En 2 questions :

    1 2

    Monsieur Havard, candidat UMP, a pourtant signé la charte LMPT pour les Municipales (après avoir tenté à plusieurs reprises de l'amender à sa sauce, avant d'y souscrire). 

    Michel Janva

  • Au PS, on se prépare à la déroute

    Bien sûr, le premier tour n’est pas le second. Mais au bureau du parti socialiste, c’est la gueule de bois depuis que les ténors du parti ont pris connaissance des projections réalisées par les experts du parti pour dimanche prochain.

    Si rien ne vient infléchir la tendance du premier tour le PS perdrait environ 150 villes de plus de 10.000 habitants tout en en reprenant une quarantaine à la droite, ce qui fait un total largement déficitaire.

    Selon les mêmes experts du PS, cela signifierait notamment que le Sénat pourrait basculer à droite dès septembre. On comprend mieux pourquoi Jean-Pierre Bel, l’actuel président socialiste du Sénat, a déjà annoncé qu’il n’envisageait pas de se représenter.

    Quant aux élections européennes du 25 mai, tout confirme que le PS arriverait en troisième position, tandis que le FN serait en tête. Seule l’ampleur de la déroute reste une inconnue.

    Enfin, toujours dans le cadre de ces projections présentées par les experts du PS, les élections régionales de 2015 se transformeraient en fiasco complet pour les socialistes, ne leur permettant de conserver que trois conseils régionaux alors qu’ils ont aujourd’hui la main sur 21 des 22 conseils régionaux de métropole.

    Autant dire que le climat à Matignon n’est pas à la joie !

    http://medias-presse.info/au-ps-on-se-prepare-a-la-deroute/8000

  • Français, vous devez savoir que BHL écrit n'importe quoi

    De Bernard Antony :

     

    "Dans le Point de cette semaine, l’ancien maoïste non repenti et ultra-belliciste irresponsable Bernard-Henri Lévy se livre à une série de considérations sur un certain nombre de personnalités du FN. Sur chacune il introduit son propos par la formule : « Français, vous devez savoir… » Sur moi-même et Thibaut de la Tocnaye, il écrit :

    « Français, vous devez savoir que Thibault de La Tocnaye, candidat à Cavaillon et proche de la mouvance ultra du parti, animée par Bernard Antony, se vante d’avoir combattu dans les rangs des milices libanaises coupables, entre autres, du massacre de Sabra et Chatila. »

    Si toutes les informations qu’il prétend révéler sont de même acabit, on doit une fois encore considérer avec commisération ce personnage dont le grand Raymond Aron disait après son livre « L’idéologie française » qu’il était un « philosophe auto-proclamé, un discoureur de café du commerce ». BHL est décidément un aussi piètre informateur que philosophe.

    Il devrait savoir que n’étant plus au Front National depuis dix ans, je n’en anime évidemment pas ce qu’il appelle « la mouvance ultra » ! N’étant par ailleurs aucunement ultra, sinon contre la connerie et la désinformation.

    Quant à Thibaut de La Tocnaye,  il a certes avec courage combattu auprès des héroïques compagnons de Béchir Gemayel. Il n’était ni à Sabra ni à Chatila, massacres effectués sous la responsabilité de l’agent triple libano-israélo-syrien Hélie Hobeika. Quoique, comme moi, nullement hostile à l‘État d’Israël, Thibaut de la Tocnaye n’était pas au moment de Sabra et Chatila auprès du général Sharon. Il était alors, comme aujourd’hui, l’ami de Samir Geagea que l’assassin Hélie Hobeika essayait d’éliminer.

    La vérité, c’est que BHL demeure ce qu’il fut : un roquet tchékiste !"

    Michel Janva

  • Reporter sans frontière se retrouve rue de l'Evangile

    2H30 de vérification d'identité. Cela rappelle la LMPT. Sauf que, à l'époque, le Petit Journal de Canal+ ne venait pas rue de l'Evangile pour interroger les interpellés derrière les barbelés.

    5 camions d'affichage publicitaires ont été arrêtés par la police à cause de l'affiche sur le camion : une photo du président chinois faisant un bras d'honneur.

    R

     

    Michel Janva

  • A côté de certains Roms, les Thénardier jouaient petit bras

    Pour avoir utilisé de la main-d’œuvre à pas cher sur le boulevard Barbès, Borijove et Mariana viennent ainsi d’écoper de 8 mois de prison.
    Il faut le dire : à côté de certains Roms, les Thénardier jouaient petit bras.
    Et pourtant, « c’étaient de ces natures naines », nous dit Victor Hugo. « Il y avait dans la femme le fond d’une brute et dans l’homme l’étoffe d’un gueux », tous deux « des âmes écrevisses reculant continuellement vers les ténèbres, rétrogradant dans la vie plutôt qu’elles n’y avancent, employant l’expérience à augmenter leur difformité, empirant sans cesse, et s’empreignant de plus en plus d’une noirceur croissante. »
    Notre époque, ayant viré au rouge comme la carapace d’un crustacé après cuisson, ne reconnaît plus la noirceur des âmes écrevisses. Elle leur trouve généralement mille excuses, les pare d’un doux fumet de court-bouillon assaisonné de rousseauisme. Bref, elle les humanise. L’homme est bon, dit le postmoderne – sauf s’il vote de travers, mais c’est une autre histoire –, et dans l’homme, la femme est encore meilleure. Surtout si elle est mère. (Souvenons nous : pour avoir dit que l’instinct maternel n’étais pas si inné ni si bien partagé qu’on le prétend, madame Badinter s’était attiré les foudres des bien-pensants de tous bords.)
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  • MUNICIPALES : COMMUNIQUÉ DE L’ACTION FRANÇAISE

    L’ACTION FRANÇAISE, sensible au caractère avant tout local des élections municipales, avait invité les Français à privilégier le candidat honnête et compétent, surtout, avait-elle ajouté, s’il s’était montré impeccable sur les questions sociétales ou s’il était un patriote avéré et engagé.

    C’est pourquoi, l’AF tient à féliciter le député de gauche martiniquais Bruno Nestor Azerot pour sa réélection triomphale au premier tour comme maire de Sainte-Marie avec plus de 73% des voix. Il avait, lors de l’examen de la loi Taubira, courageusement défendu la famille et le mariage contre son propre camp politique. L’Action française félicite également Robert Ménard pour les résultats prometteurs qu’il a obtenus à Béziers au premier tour et espère que les Biterrois éliront largement un enfant du pays dont le seul objectif est d’en finir avec un clientélisme ravageur pour sortir la ville de son marasme.

    De façon plus générale, l’Action française observe avec intérêt la déroute du camp socialiste que ces élections ont permis de confirmer. Les Français ont ainsi sanctionné l’incompétence, les mensonges et l’autisme de François Hollande et de sa majorité. Plus profondément, l’abstention du premier tour prouve que le pays réel est de plus en plus déconnecté d’un pays légal incapable de répondre à ses inquiétudes légitimes et d’assurer l’avenir du pays. L’Action française ne saurait donc fonder aucun espoir sur une quelconque vague « bleue », la droite parlementaire n’ayant malheureusement rien appris de son échec de 2012.

    C’est pourquoi, refusant d’appeler à voter pour les prétendus « candidats du moindre mal », ce réflexe pavlovien des conservateurs étant directement responsable du recul des valeurs traditionnelles et nationales depuis des décennies, l’AF appelle les Français à confirmer leur choix du premier tour en favorisant, chaque fois que c’est possible, les candidats qui affichent, tant pour leur ville que pour leur pays, une volonté de changement radical dans le sens de l’honnêteté, de la famille et de la préférence française.

    Le Centre Royaliste d’Action Française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?MUNICIPALES-COMMUNIQUE-DE-L-ACTION

  • De l’Etat Providence à la Commune Providence

    Michel Lhomme
    Ex: http://metamag.fr
    Administrer, gérer une collectivité territoriale, aujourd'hui, n’est pas simple. Les problèmes à résoudre sont multiples et souvent inopinés. Pour les maires des villes moyennes, il faut parfois réagir rapidement à un problème survenu dans la nuit, programmer les investissements, maîtriser les dépenses, assurer les services et ce quotidiennement. Chaque jour, toutes ces questions s’imposent à la responsabilité des élus municipaux. Il y a, de fait, de moins en moins de candidats au poste ingrat de maire car, dans les années à venir, la tâche des élus sera encore plus délicate. Les contraintes financières vont croissant, l’urbanisme devient, dans les grandes agglomérations, un vrai casse-tête entre l’obligation de densifier imposée par l’Etat et la nécessité de préserver le cadre de vie par la création de jardins et de parcs.
    2014 : un tournant dans la gestion municipale
    Trois domaines vont être directement bouleversés par les décisions du gouvernement et les lois adoptées. Premier domaine, l'intercommunalité. La loi Valls crée les intercommunalités qui doivent regrouper un minimum de 200 000 habitants. Ces intercommunalités seront obligatoirement compétentes pour les règles d’urbanisme, la politique du logement, le développement économique. Nombre de petites villes aujourd'hui autonomes vont devoir, lors de ce prochain mandat municipal, être souvent intégrées dans une intercommunalité et perdre ainsi notamment la maîtrise de la définition de leur urbanisme. C’est là un enjeu majeur pour bon nombre de maires.
    Le deuxième domaine affecté, c'est effectivement l'urbanisme par la loi Duflot de janvier 2013. Cette loi impose, pour nombre de villes, la construction d’au moins 25% de logements sociaux d’ici 2025. C'est une loi irréaliste et pernicieuse pour des municipalités tranquilles qui vont se retrouver avec de multiples cas sociaux à gérer. La loi ALUR (Accès au logement et à un urbanisme rénové), ce n'est pas la rumeur de Niort ou du 9-3, c'est pire ! Elle bouleversera réellement les règles de constructibilité de l'habitat municipal avec un objectif clairement affiché : densifier et socialiser. Cette loi est une menace directe pour le caractère résidentiel de bon nombre de villes françaises.
    Enfin, troisième domaine, les recettes et les finances municipales affectées par des prélèvements directs de l’Etat, équivalents souvent à 12 ou 15 points d’impôts supplémentaires (1 point représentant 200 000 €). Or, se rajoutera à cela la baisse programmée de la dotation globale de fonctionnement (DGF), l'augmentation du fonds de péréquation, la modification de la contribution foncière des entreprises, le financement des rythmes scolaires (réforme Peillon 2013), les pénalités pour le manque de logements sociaux. Bon nombre de villes ou de villages relativement bien gérés et encore à taille humaine vont ainsi vite se retrouver dans le rouge car comment assurer à l'avenir le service public quotidien tout en maîtrisant les dépenses ? Pour certains maires, après les élections, ce sera le vrai casse-tête !
    Les maires ne sont plus maîtres de leurs dépenses où de leurs recettes. Ces recettes seront en diminution en raison des prélèvements constants de l’Etat, de la baisse de la dotation globale de fonctionnement et de la forte augmentation du fonds de péréquation. Pour certaines municipalités qui ne disposent pas du foncier disponible ou des fonds nécessaires pour réaliser des logements sociaux, l'augmentation des pénalités pour le manque de logements impactera leurs ressources.
    La réalité est donc cruelle
    Les maires ne seront plus maîtres de leurs budgets. Que vont-ils chercher à faire ? Probablement le plus d'économies possibles, tout en tentant de maintenir les services indispensables. Ils vont différer des investissements ou réduire leur autofinancement. Ils vont hypothéquer l’avenir des villes et par là, l'avenir du pays.
    Maîtriser l'urbanisme, c'est une question centrale pour les maires. L’urbanisme fonde le caractère d’une ville et la protège. Grâce à la décentralisation voulue par Gaston Deferre en 1982, les villes françaises ont pu établir leurs propres plans d’occupation des sols (POS) qui leur ont souvent permis de préserver leur caractère propre, résidentiel ou non. La loi Duflot bouleverse ces règles et impose que le plan local d’urbanisme, successeur du POS, soit défini, élaboré au niveau intercommunal par les unités créées par la loi Valls. C'est bien toute la donne qui change. Les maires ne maîtriseront plus rien d'où la protestation d'ailleurs de nombreux élus, tous bords confondus. Devant cette fronde municipale, le gouvernement a d'ailleurs introduit une clause transitoire selon laquelle une ville qui lance son plan local d’urbanisme (PLU) conserve la compétence d’élaboration de ce plan pendant trois ans à compter du transfert des compétences à l’intercommunalité. Mais, trois ans cela passe vite, d'autant que, s'il est exact de dire que certaines villes pourront garder cette compétence transitoire, elles ne la garderont que sous la férule de l’Etat. Les futurs maires devront se battre pour protéger leur cadre de vie.
    Aussi, à tous les maires élus dimanche ou le 30 mars, en reprenant Voltaire nous souhaitons un Macte Animo Generose Puer !
    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/03/24/de-l-etat-providence-a-la-commune-providence.html