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France et politique française - Page 4416

  • Une majorité de sympathisants UMP et FN en faveur d'accords locaux

    Atlantico : Selon un sondage exclusif  Ifop pour Atlantico, les sympathisants UMP (55%) et FN (62%) souhaiteraient la mise en place d'accords électoraux aux scrutins locaux. Après une légère baisse de cette volonté de rapprochement chez les sympathisants UMP depuis la présidentielle de mai 2012, ce chiffre repart à la hausse en mars 2014, comment l'expliquer ?

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    Atlantico : Selon un sondage exclusif  Ifop pour Atlantico, les sympathisants UMP (55%) et FN (62%) souhaiteraient la mise en place d'accords électoraux aux scrutins locaux. Après une légère baisse de cette volonté de rapprochement chez les sympathisants UMP depuis la présidentielle de mai 2012, ce chiffre repart à la hausse en mars 2014, comment l'expliquer ?
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  • L’islam n’est que la partie visible de l’iceberg

    Petite piqûre de rappel pour ceux qui s’imaginent que l’islam est l’unique problème en France.

    En réalité, l’islam n’est que la partie la plus visible de l’iceberg (iceberg, encore un juif !). Les deux femmes présentées dans cette vidéo (voir http://georges-vexincourt.blogspot.fr/2014/03/association-des-francaises-voilees.html, merci à Georges Vexincourt) semblent plutôt distinguées, cultivées et s’expriment dans un français correct. Et pourtant, 3 faits sont indiscutables :

    - la majorité des allogènes sont à l’opposé de ce constat. Il n’est pas envisageable ni souhaitable que ces envahisseurs du désert changent leur comportement de parasite. Ils sont bien trop heureux en vivant sur le dos des autres et surtout bien trop heureux de mettre en avant les quelques exceptions qui sortent du lot et qui cachent bien mal les millions d’égocentriques et belliqueux afro-maghrébins planqués derrière ces pantins.

    - même dans ces circonstances, nous ne voulons pas d’eux chez nous dans les proportions folles qui nous sont imposées. Nous discuterons des conditions EXCEPTIONNELLES de leur présence sur notre sol le jour venu (on ne va pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué). En l’état, ces allogènes, qu’ils soient islamisés ou laïcs, lascars ou réconciliés, ne sont pas la bienvenue pour une seule et bonne raison : ils menacent grandement les Européens que nous sommes. Par simple constat démographique, on peut faire une projection très rapide pour arriver à cette conclusion : les Blancs sont menacés en tant que tels sur leur propre sol et aucune dynamique culturelle n’interfère dans ce constat ETHNIQUE.

    - admirez l’incroyable arrogance de ces deux personnes qui veulent et exigent toujours plus. Eh bien, cette arrogance n’est qu’un début. Au fur et à mesure de leur expansion, elle ne va faire que croitre et, dans la tête de ces malades spoliateurs, elle ne s’arrêtera qu’à un seul moment : lorsque nous serons éteints.

    C’est pour ça que se battre furieusement et exclusivement contre l’islam est une sottise sans nom. Que nous importe l’expansion des mosquées et du halal si tous nos voisins sont des basanés ? 6 millions de non-Européens intégrés et catholiques (nous en sommes loin) resteront toujours aussi les Africains qu’ils sont. A ceci, la solution tient en deux étapes :

    - là-dessus, je pense que tout le monde est d’accord : arrêt total de l’immigration.
    - là on le message passe moins, mais pourtant c’est une nécessité absolue : inversion des flux migratoires et refonte de la nationalité sur plusieurs générations. Et j’anticipe les critiques grâce à l’épatante intervention de Scipion de Salm, tout ceci est tout à fait possible et souhaitable :


    Intervention de Scipion de Salm à Beauvais le... par ThomasJoly60

    http://pierrepetrus.wordpress.com/

  • Municipales: Spectaculaire progression du FN, gifle pour la gauche

    MUNICIPALES 2014 - Marqué par les affaires et le désaveu du gouvernement, ce scrutin voit la montée du Front national, qui pourrait emporter d’autres villes après Hénin-Beaumont…
    Le Front national a réalisé une spectaculaire progression dimanche au premier tour des municipales, marqué par une sanction de la gauche au pouvoir, sur fond d'impopularité record de l'exécutif qui a permis à la droite de progresser. Tour d’horizon des grands enseignements du premier tour.

    Le FN présent dans plus de cent triangulaires

    A Perpignan, Avignon, Forbach, Béziers, Fréjus, Tarascon, le FN est arrivé en tête du premier tour. Il est en mesure d'enregistrer d'autres victoires après celle d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Steeve Briois l'a emporté dimanche, permettant au parti de gagner pour la première fois une ville de plus de 10.000 habitants dès le premier tour. Au second tour, le parti devrait être présent dans plus d'une centaine de triangulaires.
    «C'était inespéré», a salué Marine Le Pen, qualifiant ce scrutin de «cru exceptionnel» marquant «la fin de la bipolarisation de la vie politique». L'autre grand gagnant du scrutin est l'abstention, qui atteignait à 1h du matin 38,62% sur plus de 22,5 millions de bulletins dépouillés, selon le ministère de l'Intérieur, soit le niveau le plus élevé jamais atteint pour ce scrutin.

    L’impact des affaires politiques

    Alors que la campagne a surtout été marquée par des affaires touchant la droite (écoutes Buisson, affaire Sarkozy/Herzog, attaques contre Copé), la gauche a subi de plein fouet les conséquences de l'impopularité d'un exécutif au plus bas dans les sondages, François Hollande restant, au bout de deux ans de mandat, le président de plus impopulaire de la Ve République. Le message envoyé par les électeurs au président de la République pourrait d'ailleurs le conduire à procéder à un remaniement gouvernemental plus large qu'il ne l'avait prévu, après le second tour.
    «Le Front était jusqu'ici un vote national, nous sommes en train de démontrer qu'il est aussi un vote local, un vote qui s'est enraciné», s'est félicité le vice-président du FN, Florian Philippot, qui a obtenu près de 36% à Forbach (Lorraine). Le FN a fait même une poussée dans l'Ouest, alors qu'il y était peu présent.

    Gifle pour la gauche

    Devant cette montée frontiste, la gauche s'est mobilisée sur son registre habituel : le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé «les forces démocratiques et républicaines» à faire barrage au FN au second tour. Le porte-parole du PS, David Assouline, a reconnu une hausse «inquiétante» du parti d'extrême droite, tandis que Pierre Laurent, numéro un du PCF, parlait d'«une alerte pour la gauche tout entière» et Olivier Besancenot (NPA) d'un «système politicien carbonisé». «La gifle attendue est bien arrivée pour la gauche», a commenté le directeur de BVA, Gaël Sliman.
    Résultat spectaculaire: Niort a basculé à droite après près de 60 ans de gouvernance de la gauche, tandis que Strasbourg et Toulouse, villes que le PS avait enlevées à la droite en 2008, pourraient bien lui échapper. Même dans les villes que la gauche ne perd pas, l'hémorragie est souvent considérable : à Nantes, la candidate PS Johanna Rolland, adoubée par Jean-Marc Ayrault, perd 20 points par rapport à son mentor en 2008; à Lille, Martine Aubry en perd 12, à Lyon Gérard Collomb est en ballottage, alors qu'il était passé dès le premier tour la dernière fois.
    Il y a un «tassement incontestable mais pas l'effondrement que la droite espérait», a voulu relativiser Thierry Mandon, porte-parole des députés PS. Dans certaines villes, son parti maintient ses positions, comme à Bourg-en-Bresse, Rodez ou Aurillac.

    Pour la gauche, espoirs déçus à Marseille, bonne chances à Paris

    Mais à Marseille, la ville devrait rester aux mains du «vieux lion» Jean-Claude Gaudin (UMP), qui arrive largement en tête devant le FN Stéphane Ravier, le candidat PS Patrick Mennucci n'arrivant qu'en troisième position dans cette cité sur laquelle les socialistes fondaient de grands espoirs.
    A Paris, la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a fait mentir les pronostics en se classant en pole position sur l'ensemble de la capitale devant Anne Hidalgo (PS). NKM a jugé «le changement possible», «tout proche» après deux mandats de Bertrand Delanoë (PS). Mais mathématiquement la partie s'annonce des plus serrée pour l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy, Anne Hidalgo restant largement en mesure de l'emporter.

    L’équation des triangulaires

    La gauche risque aussi de perdre Amiens, Angers, Reims, Saint-Etienne et Laval. Au Havre, le maire sortant UMP, Edouard Philippe, est réélu dès le premier tour, comme Alain Juppé à Bordeaux ou Xavier Bertrand à Saint-Quentin (Aisne). Le président de l'UMP, Jean-François Copé, réélu dès dimanche à Meaux, a appelé les électeurs du FN à reporter leurs voix sur les candidats de son parti au second tour, estimant que «les conditions d'une grande victoire» de la droite étaient réunies.
    Mais cette éventuelle «vague bleue» dépend pour partie du nombre de triangulaires qui opposeront dimanche prochain gauche, droite et FN et d'éventuelles consignes de désistement pour faire barrage au FN. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a d'ores et déjà prévenu que la majorité ferait «tout pour empêcher qu'un candidat FN emporte une municipalité». Le chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, a, lui aussi, défendu le front républicain pour contrer le FN.
    Pour l’UMP, pas d’alliances avec le FN ni de désistement en faveur de la gauche
    Mais l'UMP restera fidèle à sa ligne depuis 2011, le «ni PS, ni FN». «Nous nous sommes tous mis d'accord à l'UMP pour refuser toute alliance avec le Front national et refuser le front républicain», a annoncé Henri Guaino, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy et député des Yvelines. L'ex-Premier ministre UMP François Fillon a confirmé: «Aucun désistement» en faveur de la gauche, ni «alliance» avec le FN.
    La vice-présidente de l'UDI, Rama Yade, fidèle au mot d'ordre de son parti, a préconisé le front républicain dans les villes où le FN arrive en tête. A Pau, le président du MoDem, François Bayrou, arrive nettement en tête avec près de 42% des voix dans cette ville qu'il tente de conquérir pour la troisième fois. Son bras droit, Marielle de Sarnez, est élue dès le premier tour conseillère de Paris sur la liste du maire UMP du VIe arrondissement. Les écologistes ont des raisons de se réjouir, ayant franchi les 10% dans plusieurs grandes villes (Annecy, Valence notamment) et surtout devançant à Grenoble le dauphin désigné du maire sortant PS.
  • Enracinement local, victoire totale ?

    Une vague, c’est bien, mais encore faut-il avoir un surf solide pour pouvoir bien en profiter ! Depuis 1995 à Orange, Jacques Bompard a montré l’exemple d’une implantation locale réussie. Elu maire, puis conseiller général, puis député, Bompard s’est même payé le luxe d’étendre la « zone libérée » à d’autres communes du Vaucluse.

    Lorsqu’il a fallu défendre dans les médias le bilan des communes emportées par le FN en 1995, c’est d’ailleurs à Oran­ge que les responsables frontistes se sont référés. On imagine que cela a pu faire sourire le député-maire Jacques Bompard quand on sait de quelle manière il a claqué la porte du parti et la profonde inimitié qui l’oppose désormais à Jean-Marie Le Pen. Mais Marine et Marion, plus conciliantes que le Menhir sans doute, ont trouvé un terrain d’entente avec Bompard. Plusieurs candidats aux élections municipales ont ainsi bénéficié du soutien commun du Rassemblement Bleu Marine et de la Ligue du Sud (le petit parti local des bompardiens) et, dans le Vaucluse, chacun essaie de travailler en bonne intelligence. En attendant de pouvoir (re)prendre l’ascendant sans doute… « Politique d’abord » comme nous l’a enseigné Charles Maurras le vieux maître de Martigues !
    Avec sa réélection, à nouveau dès le premier tour, pour un quatrième man­dat, Jacques Bompard pourra sans doute toujours être cité en exemple par les différentes composantes de la droite nationale. Mais il n’en aura désormais plus le monopole.

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  • GPA : pour la 3e fois, la Cour de cassation dit "non" à Christiane Taubira

    Lu ici :

    "Le 19 mars dernier, la Cour de cassation a, pour la troisième fois, invalidé la délivrance de la nationalité française à un enfant né à l'étranger d'une mère porteuse. Une décision qui a fait grincer des dents à la chancellerie.

    Il y a un peu plus d'un an, la garde des Sceaux avait en effet incité par circulaire les greffiers en chef des tribunaux à délivrer un certificat de nationalité française aux "fantômes de la République", ces enfants nés dans le cadre d'une gestation pour autrui (GPA). Alors que ses détracteurs y avaient vu une manoeuvre pour contourner l'interdiction de la GPA toujours en vigueur en France, la chancellerie affirmait au contraire vouloir faire appliquer de manière homogène la loi déclarant "qu'un enfant est français si au moins l'un de ses parents est français".

    Dans ses arrêts successifs, la Cour de cassation a, elle, estimé que les enfants conçus par GPA "ne peuvent figurer dans les registres d'état civil puisque cette technique est interdite en France".

    Pour tous ceux qui s'étaient opposés à la circulaire, le camouflet infligé à la ministre de la Justice par les magistrats de la Cour de cassation est une incontestable victoire. Un succès d'autant plus savoureux que la chancellerie avait renvoyé dans ses cordes le syndicat FO-Magistrats lorsque ce dernier avait contesté la légalité de la circulaire. Motif : les représentants syndicaux n'étaient pas, à en croire le ministère, fondés à agir.

    À Matignon, où l'on considère le dossier de la GPA comme politiquement empoisonné, l'entêtement de la Cour de cassation est vu par certains d'un bon oeil pour contrer celui de la garde des Sceaux... "Après la poussée de fièvre des anti-mariage pour tous, il faut désormais calmer le jeu chez ceux qui ont toujours imaginé que la loi allait ouvrir le chemin à une reconnaissance de la GPA", reconnaît un conseiller du Premier ministre."

    Louise Tudy

  • Chantage et vengeance : les voilà, leurs fameuses « valeurs républicaines » !

    On sait désormais ce que sont ces « valeurs républicaines » que la quasi-totalité de la classe politique ne cesse de jeter à la face du Front national…
    Ça y est, on sait désormais ce que sont ces omniprésentes « valeurs républicaines » que la quasi-totalité de la classe politique ne cesse de jeter à la face du Front national… On en arrivait à se demander si elles existaient vraiment…
    Tout d’abord, grâce à Olivier Py, directeur du festival d’Avignon, indigné par le succès du candidat frontiste Philippe Lottiaux (il a devancé d’une courte tête la candidate socialiste dimanche soir, lors du premier tour des élections municipales) : « 30 % au FN, je ne reconnais pas ma ville. »
    « Sa » ville, allons bon ! Comme étaient sans doute « ses » villes précédentes : Orléans, dont il était en 1997 le directeur du Centre dramatique national… ou encore Paris où il dirigeait le Théâtre national de l’Odéon en 2007 ! « Sa » ville, donc ! Comme « sa » conception du suffrage universel… et « ses valeurs républicaines » : « Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front national. Cela me semble tout à fait inimaginable […] Je n’envisage que deux solutions possibles : soit je démissionne et on nomme un nouveau directeur ; soit on délocalise le festival dans une autre ville. »
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  • Edwy Plenel agent de l'étranger ? C'est ce que François Mitterrand a confié à Roland Dumas

  • La fin du socialisme municipal

    D'Antoine Vouillazère dans Minute :

    "[...] Au-delà du vote sanction contre la politique menée depuis près de deux ans par le gouvernement, c’est le « socialisme municipal » qui s’effondre, ce système à base de clientélisme qui faisait que, par-delà les aléas des scrutins intermédiaires, le Parti socialiste con servait ses bastions.

    Les résultats obtenus par la droite, UMP ou FN, dans les grandes villes, où le vote est le plus politisé, masquent en effet une autre réalité, bien plus profonde. Dans les communes de moins de 10000 habitants, où 80 % des électeurs ont voté en fonction de considérations locales, la gauche a subi des revers tout aussi cinglants comme si la colère avait, enfin, pris le pas sur la peur. [...] Or jusque-là, sur la « politique locale » ou ce qui en tenait lieu, la gauche (socialiste et communiste) avait un avantage certain, constitué de cadeaux en tout genre pour la population la plus défavorisée (ou qui prétend l’être), de discrets règlements de factures d’électricité ou de gaz sur le budget d’aide sociale – quand ce n’est pas le remboursement d’un train de pneus pour la voiture dont le malheureux, au chômage, ne peut se passer pour trouver un emploi… –, et d’emplois dans les différentes collectivités ou organismes publics ou parapublics. Facile, quand on détient la majorité dans la plupart des assemblées régionales, départementales et municipales, et par voie de conséquence dans tous les syndicats mixtes des rivières, des ordures ménagères, de l’électricité, etc. de se livrer à un traitement collectif du chômage avec l’argent de ceux qui payent des impôts… Et bien pratique pour se constituer une clientèle de redevables d’autant plus enclins à voter pour le bienfaiteur qu’ils n’avaient qu’une peur: qu’un successeur vienne faire le ménage en sabrant dans les sureffectifs qui constituent le lot commun des municipalités de gauche. Cette peur-là, qui assurait depuis les années 1970 des majorités toujours plus confortables à la gauche municipale, n’est plus.

    Mélange de colère devant la suffisance d’élus qui se croyaient inamovibles et de prise de conscience que la gabegie ne peut plus continuer. La gauche, totalement déconnectée du peuple au niveau national, l’est devenue aussi sur le plan municipal, au point de ne même plus faire campagne – voire de dénoncer ceux qui vont à la rencontre des habitants comme des « commerciaux »! –, au point de négliger, y compris en milieu rural ou périurbain, des quartiers périphériques où l’on n’a pas vu d’élu depuis, au mieux, la campagne électorale… de 2008.

    Dans la France de 2014, l’édile socialiste est devenu inaccessible. Vivant en centre ville. Retranchée derrière la secrétaire et les vitres teintées de sa voiture de fonction. Décidant de tout sans rien connaître d’autre que les avis des services techniques départementaux. Allant d’inauguration en vernissage et de réception à la préfecture en assemblée générale des associations. Et paradant, comme si c’était un but en soi d’être maire, une fin, un sommet de sa carrière, et non pas une simple délégation de pouvoirs qui implique bien plus de devoirs que de droits. Bref, des élus qui se servent avant de servir et dont la principale caractéristique est l’inertie, les deux composantes de la rente de situation. [...]"

    Michel Janva

  • Municipales 2014 - Acte 1

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    Le premier tour des élections municipales est toujours un temps politique intéressant car il permet de prendre une photo de la situation politique de notre pays.
    En effet, de nombreuses sensibilités y sont représentées allant de l’Église de la Sainte Consommation aux Identitaires en passant par les partis institutionnels.
    Il permet d’avoir une analyse plutôt fine sur la sociologie des communes et les dynamiques en cours.

    La première dynamique, c’est l’effondrement du PS. Seuls 2 Français sur 10 ont voté pour le parti du Président lors de ce premier tour. Quelle légitimité pour ce président et son gouvernement dans ses conditions ? Cette question est une vraie question et non un « relent nauséabond de populisme offensant la sacro-sainte démocratie ». Oui le PS n’est pas légitime, comme il ne l’était d’ailleurs pas en 2012 où il est passé « par défaut », par rejet de l’ancien président Sarkozy. Nous connaissons tous le PS, qui n’a de socialiste que le nom et dont la politique économique actuelle est la même que celle de l’UMP (avec quelques nuances). Le PS nous avait déjà fait le coup en 83 avec Pierre Mauroy qui avait initié le tournant libéral de la gauche, douchant l’optimisme de son camp.
    L’autre dynamique, c’est le retour en force de la droite, très probablement encouragée par la Manif pour tous, qui a (ré)activé le clivage droite/gauche, et qui a concerné un grand nombre de familles qui s‘inquiètent à juste titre de ce qu’on va apprendre à leurs enfants. Bien plus que le mariage homo en tant que tel, c’est la conception de la famille et ce qu’on apprend à nos enfants qui a produit un choc terrible dans la population. Certes il y a une déception de l’électorat de gauche, mais cela n’a pas conduit à faire monter, en réaction, l’extrême-gauche qui continue de s’effondrer lamentablement. Seules quelques vieilles municipalités « communistes » continuent de perdurer, mais pour combien de temps encore ? C’est donc la "droite" et le centre qui engrangent les voix. Même à Paris, souvent dépeinte comme une ville de « bobo cosmopolites », l’UMP arrive en tête, même à Toulouse, dépeinte comme une ville de « gauchistes », l’UMP arrive en tête. Cela ne présage rien du résultat final, mais c’est un signe.

    Évidemment, le phénomène incontournable, c’est l’augmentation de l’abstention, ce qui est assez marquant pour des municipales où beaucoup d’enjeux sont des enjeux locaux. Faut-il y voir un rejet des politiciens ? Ou le fait que l’offre n’était pas suffisante sur l’ensemble du territoire ? Dans certaines municipalités, il n’y avait qu’une seule liste, dans d’autres, les barons locaux étaient annoncés vainqueurs malgré la concurrence… Cette abstention n’est d’ailleurs pas une bonne chose. Alors que nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de la Commune de Paris, il faut rappeler que l’engagement local et communal est primordial. Si ce désengagement électoral se traduisait par d’autres formes d’engagement, il serait plus intéressant, mais la réalité c’est qu’il traduit surtout une dépolitisation de nos concitoyens. Quant à ceux qui pensent qu’il s‘agit d’une arme politique, ils se leurrent. Plus de 50% d’abstention à Lille, croyez-vous que ça empêche Aubry de dormir? Non au contraire, et sa position de "maire de Lille" lui donne même droit à des aspirations nationales. Combattre Aubry en restant chez soi ? La bonne blague.

    C’est surement cela qui explique la désormais fameuse « poussée » du FN/RBM qui a réussi à arriver en tête dans de nombreuses villes. Il ne faut pas la surestimer. On s’amusera d’ailleurs du caractère ultra ciblé géographiquement de ce vote. Les communes majoritairement FN étant entourées de communes où parfois le FN est totalement absent. Preuve que la politique de terrain fonctionne. En effet il n’y a guère de raisons objectives pour que deux communes voisines aient une distribution aussi différente du vote alors qu’elles subissent souvent les mêmes problèmes. Un bémol cependant, la situation locale peut influer, comme à Hénin-Beaumont avec les affaires judiciaires ou à Béziers* avec le bilan désastreux du maire sortant. Il n’empêche que cela est l’illustration qu’il est possible de s’imposer politiquement dans un contexte qui illustre la gabegie de nos gouvernants. Cependant, la route est encore longue, et quelques communes FN/RBM ne sont pas en mesure de changer radicalement la marche en avant de l'oligarchie.

    Autre élément important, la réussite des candidats médiatiques : Bayrou, Copé, Jacob, Wauquiez, Collard, Ménard, Philippot, Dupont-Aignan, Aubry, … tous arrivent en tête ou sont déjà élus. Les Français cherchent peut-être aussi à se rattacher à des personnalités. Et c’est surement le plus étonnant, car cela contredit l’idée de « sanction » de la classe politique puisque les principales figures sont en tête. Il faudra donc voir en quelle mesure il y a une sanction de la classe politique ou si ce n’est pas plutôt un basculement à droite qui se manifeste durablement. D’ailleurs, les résultats des candidats souverainistes et nationalistes sont plutôt bons, si l’on prend un spectre large allant de Dupont-Aignan à Benedetti en passant par les FN, RBM et Divers droite.

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    Le second tour réservera surement son lot de surprises, puisqu’il permettra de valider un grand nombre de stratégie de boutiquiers. En effet il nous permettra non seulement d'observer les secteurs où il y a une porosité entre l’UMP et le FN et ceux où, au contraire, l’UMP fait cause commune avec le PS, voire le PC, dans ce front républicain de carnaval. Pour notre part, nous appelons nos lecteurs à poursuivre leur vote par un engagement militant ou à traduire leur abstention en geste politique en aidant à la création d’une alternative populaire, nationale et sociale.

    Jean

    * à Béziers, Robert Ménard est soutenu par le FN, mais aussi par d'autres formations, comme DLR.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • La vraie surprise du premier tour

     

    140325

    L'Express de ce 24 mars, peut-être pour attirer le chaland, parle des "dix surprises du premier tour" de ces élections municipales. Or, dans l'Histoire politique française il s'est produit, sans doute, plusieurs fois des retournements inattendus entre les deux tours. Mais ce que souligne le scrutin du 23 mars vient de suffisamment loin pour qu'on doive en prendre acte et en tirer els conséquences.

     Remarquons d'emblée que la "surprise" ne vient pas, à nos yeux, de l'effondrement du PS et de la poussée du FN, mais de l'ampleur du premier phénomène dont le second tire naturellement, quoique partiellement, parti.

    Sans doute est-il trop tôt pour discerner quels mouvements réels et durables se sont produits dans l'opinion. Il faut attendre pour cela de disposer de chiffres complets, non plus en pourcentages, mais en valeurs absolues. Au moment de la présidentielle de 2012, on pouvait consulter les chiffres des villages, puisqu'ils ne comportent qu'un bureau de vote : c'est en effet à ce niveau que doit se situer toute étude des évolutions de l'électorat. Elles se révèlent très différentes de ce que disent les commentateurs, et nous le soulignions alors. Or, cette étude ne peut s'effectuer dans le cadre de ce scrutin puisque la France rurale ne vote pas ici sur des listes politisées. Rappelons aussi que les listes urbaines sont beaucoup plus encadrées par le système, beaucoup plus quadrillées par l'idéologie officielle, qu'elles sont subventionnées, etc.

    Constatons que le travail d'implantation locale a fini par porter ses fruits et que ce qui s'observe partout s'est vérifié, aussi, à Hénin-Beaumont et à Forbach et dans pas mal de villes, et pas seulement en faveur de ce parti faut-il le signaler.

    Mais c'est, en plus de tout cela, le sentiment d'écœurement qui a donné un coup de pouce général aux diverses formes d'opposition. On a beaucoup parlé, et à juste titre, des promesses sociales non tenues, de l'échec économique du pouvoir actuel, de l'effacement international et européen de la France etc.

    Tout cela joue indiscutablement.

    Il faut aussi rappeler, cependant, que les plus grandes poussées d'indignation de l'année 2013 ne se sont pas investies sur les terrains auxquels un certain matérialisme voudrait pouvoir les cantonner. Si monstrueuse soit-elle, la pression fiscale, pas plus que le monopole de la sécurité sociale, etc. tout cela n'a pas mobilisé autant que les atteintes à la famille et aux mœurs.

    Au titre de celles-ci on doit inclure aussi le cas, unique au monde, d'un chef d'État, renégat manifeste du catholicisme familial, prétendant instituer le mariage pour tous et s'en dispensant lui-même. Que ce personnage fasse honte à une partie de l'opinion, mériterait une attention plus soutenue des observateurs.

    Qu'enfin le parti de ce politicien dont la capacité à gouverner reste encore à démontrer, et dont le seul métier connu, pour ne pas parler de mérite, se limite aux manipulations, se soit investi ces dernières semaines dans les atteintes judiciaires, effectivement partisanes, contre son prédécesseur et rival n'a fait qu'assombrir le tableau.

    La bonne surprise de ce premier tour semble donc le réveil d'une opinion française qu'on aurait pu croire installée au château de la Belle au Bois Dormant. On ne peut donc que souhaiter la prolongation et l'amplification du phénomène.

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/