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France et politique française - Page 4442

  • Nouvel Arbitre était à la manifestation de l’Agrif contre les Femens!

    Ce samedi 8 février se tenait pour la quatrième semaine de suite une manifestation. Cette dernière, organisée par l’AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité Française et Chrétienne), rassemblait place Vauban toutes les personnes souhaitant la dissolution du groupuscule ukrainien Femen.

    Nous y avons retrouvé beaucoup de monde et de nombreux confrères étaient présent (Michel Janva du Salon Beige, Corsaire du Rouge et le Noir, Louis-Benoît Greffe de Politicviso, TV Libertés…) [...]

    La suite sur Nouvel Arbitre

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Nouvel-Arbitre-etait-a-la

  • Il est temps d’agir et de reprendre à notre compte l’éducation affective de nos enfants !

    Raphaël Peuchot, délégué de la Vigie des familles, répond au site Objection de la conscience. Extraits :

    "La VIGIE des familles est un collectif de parents d’élèves créé début 2013 à la suite du lancement par le gouvernement français de son « Programme d’actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre » en octobre 2012.

    Le ministre de l’éducation nationale a déclaré vouloir « s’appuyer sur la jeunesse pourfaire évoluer les mentalités » et « changer les représentations » (Libération, 17/12/2012).

    Mais pour imposer quelle vision de la société à nos enfants ? Quelle représentation des relations homme/ femme veulent-ils « enseigner » en primaire ? L’égalité homme/femme se résume-t-elle à l’orientation sexuelle : n’est-ce pas vouloir troubler les plus jeunes jusque dans leur intimité profonde, celle de la construction de l’identité sexuelle, au surplus sans jamais en référer aux parents ?

    Nous voulons rappeler que l’école est là pour instruire et nous parents pour éduquer, le tout dans une communauté éducative en charge du bien des enfants. C’est pourquoi nous souhaitons développer une pensée de la confiance, une vraie relation bienveillante avec les enseignants afin que tous ensemble nous fassions en sorte de respecter la fragilité et la sensibilité des enfants.

    La VIGIE des familles entend informer les parents sur la nature et la réalité du combat engagé par les promoteurs du gender, dont le seul objectif consiste dans la déconstruction (c’est-à-dire la destruction) des représentations familiales (père, mère, enfant) mais également des valeurs morales qui en constituaient le socle. [...]

    Nous entretenons dans toute la France des contacts réguliers avec des parents ayant interrogé la direction de l’école de leurs enfants ou s’apprêtant à le faire. Les situations sont diverses : certains parents sont méprisés et parfois même ridiculisés par le corps enseignant ; d’autres sont écoutés et rassurés par des directeurs de l’école manifestement peu soucieux du sujet.Il existe des cas dans lesquels les parents sont clairement menacés. Nous en sommes là !

    [...] Forts de ces prérogatives, les parents sont fondés à exercer leurs droits d’information en interrogeant, par écrit s’il le faut, le chef d’établissement qui est tenu de leur répondre et de préciser le contenu d’un enseignement sur l’égalité ou la sexualité (Circulaire 2006-137 du 25/08/2006). A défaut, l’établissement et son directeur peuvent être poursuivis devant les tribunaux. Des recours sont en préparation.

    [...] nous invitons les parents à créer des collectifs dans chaque école, chaque académie, avec une seule règle : l’union fera notre force ! Il est indispensable de conduire des démarches collectives : dans la formation, la mise en réseau, l’action à l’égard des directeurs d’écoles. Par ailleurs, il faut bien reconnaître que les structures habituelles ne peuvent être des alliés fiables : les associations de parents d’élèves nous paraissent le plus souvent dépassées par le sujet, ou prises dans des considérations étrangères aux préoccupations légitimes des parents."

    Michel Janva   http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Sémantique : comment Marine Le Pen les fait tourner en bourrique…

    Mettre les bons mots sur les vraies choses : tel est le début de la sagesse.

    Mettre les bons mots sur les vraies choses : tel est le début de la sagesse. On ajoutera qu’en politique, celui qui maîtrise le vocabulaire aura toujours une longueur d’avance sur ses concurrents. D’où le paradoxe d’une Marine Le Pen s’étant appropriée la vulgate républicaine.

    Et cette étrangeté voulant que le Front national fasse désormais figure de dernier mouvement gaullien… D’aucuns objecteront qu’à sa naissance, en 1972, il n’était que tièdement gaulliste. Certes, mais n’était aussi que modérément lepéniste, étant, à l’origine, création d’Ordre nouveau, groupuscule issu d’Occident, dont les fondateurs s’en allèrent ensuite essaimer, qui au Parti républicain (Alain Madelin et Gérard Longuet), et d’autres au RPR (Alain Robert et d’autres).

    Lire la suite

  • Bibliothèques idéologiques (suite)

    La polémique sur les ouvrages idéologiques mis à la portée des enfants dans les bibliothèques se poursuit. Ainsi, l'Association des bibliothécaires de France s'indigne :

    "Ces derniers jours, quelques sites web ont mené des appels au retrait de livres achetés par des bibliothèques municipales, dont la liste est également dressée. Les ouvrages incriminés sont ceux d’une bibliographie proposée par le syndicat SNUipp-FSU de 79 livres de jeunesse pour l’égalité et concernent essentiellement l’égalité femme-homme et l’homosexualité. [...]"

    Le SNUipp a droit à plus de considération que les parents.

    J'apprends aussi l'existence de la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse, qui défend son beurre, car, soyons honnêtes : si les bibliothèques n'achetaient plus ces ouvrages idéologiques, qui les achèteraient ?

    "[...] La Charte tient d’abord à exprimer sa colère de voir des auteurs, illustrateurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, enseignants et blogueurs de littérature jeunesse mis injustement en cause dans différents faits d'actualité touchant aux questions des genres ou de l’égalité fille-garçon. Nous ne pouvons laisser ces appels à la censure et à la haine passer pour des opinions acceptables. Nous ne pouvons excuser l’ignorance de ceux qui portent ces attaques. [...]

    Le Monde en perd même son français. A force de se concentrer sur une idéologie, on en perd la grammaire :

    MD'autres bibliothèques sont visées désormais par les parents qui s'inquiètent de la propagande faite contre leurs enfants : Loire-Forez (42), Besançon, Lille...

    Michel Janva

  • Une résistance qui annonce le réveil de la France

    Le Salon Beige a interrogé Geneviève Esquier, qui vient de publier un ouvrage « Ce qu’annonce le chant du coq. On se rendort ou on se réveille ?»   (en lien dans notre colonne de gauche).

    Geneviève Esquier vous êtes journaliste de métier et essayiste. Vous avez publié, entre autres livres, aux éditions F.X. de Guibert (Paris), une « Lettre aux Chrétiens de France sur le baptême de Clovis » où vous évoquiez la vocation de la France. Etant donné l’état actuel du pays, y croyez-vous toujours ?

    Plus que jamais ! La mobilisation de 2013 l’a prouvé. Ce livre veut justement montrer que nous sommes à la veille - ­en tout cas à l’avant-veille - d’une grande aurore métaphysique qui d’ores et déjà devrait nous emplir le cœur d’une immense et joyeuse espérance !

    La machine politique était bien huilée. Tout était en place pour faire changer la France de civilisation sans que l’on s’en aperçoive. Mais un grain de sable est entré dans les rouages…

    De toutes les provinces le pays s’est levé pour rejoindre Paris par trois fois, entre le 13 janvier et le 26 mai 2013… Mobilisation incroyable, inattendue, révélatrice d’une force vive qui couvait malgré le mensonge de medias aux ordres ! La France profonde s’est réveillée !

    CC’est ce que suggère le titre de votre nouveau livre: « Ce qu’annonce le chant du coq » ? 

    Oui, tout-à-fait ! Le coq, sa particularité est d’annoncer l’aurore, dressé sur un tas de fumier dans la nuit encore noire.  Est-ce que ce n’est pas notre situation actuellement ? Nous qui avons entamé une résistance qui ne lâchera rien, le coq gaulois n’est-il pas notre emblème ? l’emblème d’une espérance contre toute espérance ! Une espérance qui a déjà gagné la partie : l’aurore est inéluctable !

    Vous rappelez dans votre livre, le conseil du pape François aux Chrétiens que nous sommes : « les laïcs ont le devoir de s’engager en politique » et vous appelez à incarner  la résistance sur le terrain du Bien commun, en entrant en politique…

    Oui : pourquoi et comment incarner notre résistance dans l’action sur le terrain, en vue du Bien Commun politique ? Ce livre veut répondre à cette interrogation et montrer que pour refonder la politique, les élections municipales qui approchent sont une opportunité providentielle !

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Rennes : les 4 miliciens antifas ont été relâchés

    Les quatre personnes interpellées samedi soir à Rennes lors de la manifestation violente contre une réunion du Front national ont été relâchées.

    Des policiers avaient été atteints par des jets de pavés, avant de faire usage de gaz lacrymogènes et d’un canon à eau.
    antifa
    Dans un communiqué, le maire PS de Rennes, Daniel Delaveau, a condamné ces violences, tout en portant la responsabilité sur le FN (sic), qui aurait choisi la provocation en organisant la réunion dans un lieu symbolique des luttes sociales à Rennes…

    « Le Front national, qui n’est pas un parti comme les autres, a choisi de tenir un meeting salle de la Cité, avec le sens de la provocation dont il est coutumier. Ses mensonges et son esprit polémique ne sauraient duper personne ».

    Jacques Bompard pose 2 questions écrites au ministre de l’Intérieur et du désordre :
    « M. Jacques Bompard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les violences perpétrées par des groupuscules d’extrême gauche à Rennes le samedi 8 février 2014. Ces groupes violents d’extrême gauche dénommés anti-fas ont pris prétexte de l’organisation d’une réunion publique du Front National dans le cadre de la campagne pour l’élection municipale de Rennes pour ravager le centre-ville de Rennes. Il semble que la violence soit autorisée et légitime aux yeux de Monsieur le ministre de l’intérieur lorsqu’elle est le fait de groupes d’extrême gauche, alors même qu’il organise de véritables rafles de manifestants pacifiques lorsqu’il s’agit d’opposants à la politique gouvernementale, que ce soit lors des nombreuses Manif Pour Tous ou lors du Jour de Colère du 26 janvier 2014. A Rennes, des voitures ont été brûlées, des vitrines saccagées, des pavés et des bouteilles ont été jetées sur les forces de l’ordre, dont cinq membres ont été blessés. M. Jacques Bompard demande à M. le ministre de l’intérieur de condamner enfin les groupuscules d’extrême gauche et de mettre fin à l’impunité dont ils jouissent actuellement, et lui demande combien de personnes ont été placées en garde à vue lors de ces incidents de Rennes. »

    « M. Jacques Bompard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’attaque subie par la librairie Facta dans le neuvième arrondissement de Paris, vandalisée pour la deuxième fois en moins de trois mois. Cette librairie a été vandalisée en marge d’une manifestation d’extrême gauche autorisée par la préfecture de police. Cette manifestation entendait protester contre la montée de la droite. Monsieur le ministre de l’intérieur a condamné de prétendues violences lors de la dispersion de la manifestation du 26 janvier 2014 organisée par le collectif Jour de Colère  » alors même qu’il n’y a eu à déplorer, lors de cette manifestation, ni voiture brûlée, ni vitrine brisée. Le saccage d’une librairie n’est pas un acte anodin. Il s’agit d’une atteinte à la culture qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire. Jacques Bompard est surpris que Monsieur le ministre de l’intérieur, si prompt à dénoncer des violences imaginaires lors de la manifestation Jour de colère du 26 janvier dernier et qui avait alors décidé d’arrêter sans motif plusieurs e 250 manifestants pacifiques, n’ait toujours pas condamné les violences en marge de la manifestation d’extrême gauche du 9 février et que les forces de l’ordre n’aient procédé à aucune interpellation malgré cette attaque d’une librairie. M. Jacques Bompard demande à M. le ministre de l’intérieur d’agir contre les milices d’extrême gauche qui font régner la terreur et vandalisent régulièrement les centre-ville de Paris ou d’autres grandes villes, au lieu de s’acharner contre les manifestations pacifiques de La Manif pour Tous ou de Jour de Colère qui, en seize mois, n’ont donné lieux à aucune violence réelle puisqu’on ne dénombre ni vitrine brisée, ni voiture brûlée, ni commerce saccagé, leur seul tort étant de s’opposer à la politique du gouvernement socialiste. »
    Michel Janva dans Le Salon Beige

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/rennes-les-4-miliciens-antifas-ont-ete-relaches_99368.html#more-99368

  • Accueil de 3 ministres à Angers ce mercredi 12 février…

    Jean-Marc Ayrault se rendra à Angers le mercredi 12 février, accompagné de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et de Michèle Delaunay, Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie.

    Angers Programe :

    •10h10 - Visite d’un L.E.N.A.
    (Logement évolutif pour une nouvelle autonomie)

    •10h50 – Visite de l’espace territorial « Bien Vieillir Robert Robin »

    •11h15 – Intervention du Premier Ministre à l’espace territorial « Bien Vieillir Robert Robin »
    16 bis, avenue Jean XXIII – Angers

  • Pourquoi tant de haine M. Valls ?

    Qui pouvait en douter ? Selon le dernier baromètre mensuel réalisé par Ipsos, François Hollande n’a pas convaincu après l’annonce de sa conversion au sociale-libéralisme: il chute de trois points avec 21 % d‘opinions favorables et parvient à gagner…un nouveau record d’impopularité avec 76 % d’opinions défavorables (+ 2 points), dont 43 % « très défavorables » (+ 3 points). Jean-Marc Ayrault évolue logiquement dans les mêmes eaux avec 22 % de bonnes opinions (- quatre points). La surprise pour un certain nombre de commentateurs vient de la rapidité et de l’ampleur de la dégringolade de la cote de popularité de Manuel Valls. Certes il n’est pas le seul? puisque sur 37 personnalités mesurées par cette enquête Ipsos, 29 sont à la baisse, dont 18 d’au moins trois points. Marine Le Pen est une des rares à progresser gagnant un point avec 30 % de bonnes opinions. Le ministre de l’Intérieur qui expliquait sur France 2 la semaine dernière qu’il «(regardait) les sondages avec intérêt» mais pas «en permanence», perd 11 points sur deux mois. Il reste en tête du baromètre – avec 48 % de bonnes intentions -, mais avec seulement  un point d’avance sur Bertrand Delanoë… contre dix points à la fin de l’automne. Ce dévissage de M. Valls dans l’opinion est confirmé par Harris Interactive ou il chute de neuf points,  mais aussi dans le baromètre mensuel BVA  (-6 points), pour l’institut YouGov (-7 pts) et OpinionWay (-12 points)

     Ce désaveu qui frappe aussi très largement les autres ténors des partis du Système comme le rapporte le sondage Ipsos cité plus haut, fait peur à beaucoup. Jean-François Doridot, de ce même institut, explique que «Cela n’augure rien de bon à un mois et demi des municipales. On ne peut pas vraiment dire que les deux camps se mobilisent. Ça s’annonce difficile pour tout le monde, y compris pour le Front National » croit-il savoir.

     Il faut en effet rappeler à nos compatriotes, comme le fait inlassablement Bruno Gollnisch, que l’on ne peut pas ébranler le Système en faisant la grève du vote, bien au contraire on le conforte en agissant ainsi. L’abstentionnisme est un allié de revers de l’euromondialisme. C’est en déposant un bulletin FN dans l’urne que l’on peut faire bouger les lignes et préparer l’alternative, la politique restant encore et toujours une question de rapport de forces. A bon entendeur…

     Rapport de force que Manuel Valls, a voulu engager contre une partie des Français et qu’il paye comptant dans les sondages, malgré le soutien médiatique bien réel dont dispose ce membre du club Le Siècle. A l’évidence son très médiocre bilan dans le domaine de la lutte contre la délinquance, laquelle touche tous les Français, de gauche comme de droite, les catégories les plus modestes, explique cette forte décrue de bonnes opinions.

     Mais au  delà, son bras de fer contre Dieudonné est aussi une des causes de sa dégringolade dans les sondages .Notamment auprès des électeurs franco-afro-maghrébins, des populations musulmanes de la France des banlieues, considérés jusqu’alors comme une clientèle électorale captive de la gauche et du PS en particulier. A tort ou à raison, le ministre de l’Intérieur  est apparu dans ce dossier comme le défenseur des intérêts d’une communauté tout en fustigeant à longueur de discours officiel  le communautarisme au nom de la république et de la laïcité…

     Dans le domaine des atteintes à la liberté d’expression, il n’est pas anodin non plus que les autorités françaises soient les championnes du monde lorsqu’il s’agit de demander la suppression de tweets. Selon les statistiques rapportées par Le Monde, entre juillet et décembre 2013, des pays comme l’Inde, le Royaume-Uni et la Russie ont demandé respectivement les suppressions de six, huit et quatorze tweets. Or, via  les autorités administratives et ses partenaires, en l’occurrence un certain nombre d’officines subventionnées, gardiennes du dogme progressiste et des luttes contre les discriminations, 306 demandes de censure ont été formulées dans le même laps de temps par le France !  

     Manuel Valls paye aussi «à droite» ses saillies contre la radicalisation de cette frange de l’électorat comparé au tea party américain ont expliqué quelques observateurs. Il révulse aussi nombre de Français par son soutien implicite  à l’activisme anticatholique.  Un tropisme socialo-maçonnique, qui est symbolisé dans un autre domaine par le  très militant Vincent Peillon au sein du ministère de l’Education « nationale» qui couvre de son autorité, entre autres,  une entreprise de lavage de cerveau des enfants avec les  ABCD de l’égalité.

     Nos compatriotes sont excédés plus largement par le règne du deux poids deux mesures, les atteintes à leur foi, et croyants ou non, les coups portés à une religion catholique consubstantielle à notre civilisation française et notre culture nationale.

     Si l’AGRIF (l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) a su mobiliser avec succès samedi  dernier à Paris pour demander la dissolution des Femen, M. Valls a octroyé un passeport français à la dirigeante ukrainienne des Femen, Inna Schevchenko, dont la tête orne un  timbre de  la  république ( !!!). Il a donné son accord pour que  ce  groupuscule d’activistes ciblant notamment les  églises puisse s’installer sur le territoire  national.

     Le ministre de l’Intérieur, nous l’avions souligné, n’a émis qu’une protestation bien molle, de pure forme, devant la dernière profanation en date de ces dernières, en  l’église Sainte-Odile à Paris. Faut-il y voir un lien de cause à effet,  M. Valls est membre  (également de « manière éternelle, quand même » ?)  comme Alain Bauer,  de la loge « L’infini maçonnique » affilié au Grand Orient.

     Cette affiliation est à prendre en compte à la lumière de sa détestation des idéaux portés par le Mouvement national et de sa volonté d’associer le FN à l’extrémisme. Cela explique en partie que les groupuscules d’extrême gauche, éternels idiots utiles d’un Système qu’ils prétendent combattre, soient instrumentalisés par le pouvoir, comme on l’a vu à Rennes cette fin de semaine, avec la manifestation anti-FN qui a dégénéré en scènes d’émeute.

     Il s’agit d’associer, par capillarité en quelque sorte remarque Bruno Gollnisch, le FN à des images de violence, pour faire peur. Les milices anti frontistes sont bien utilisées pas le pouvoir avec beaucoup de cynisme et de malignité. Encore faut-il le savoir.

     Et ne pas se tromper sur la nature des regards  noirs que M.  Valls réservent dans ses  conférences de presse à l’évocation du FN  et dans les  débats à  Marine Le Pen ou dernièrement  sur France 2 à Florian Philippot. Comme le notait finement le cardinal de Mazarin dans son « bréviaire des politiciens», « Si quelqu’un te manifeste sa haine, sache que ce sentiment est toujours authentique : à la différence de l’amour, la haine ignore l’hypocrisie»…

    http://gollnisch.com/2014/02/11/pourquoi-tant-de-haine-m-valls/

  • Jacques Sapir : « Ce que Sartre aurait appelé des saloperies »

    Les temps sont malsains. À force de prétendre que nous sommes dans une situation comparable aux funestes « années 1930 », certains journalistes et hommes politiques sont en train de créer une atmosphère particulièrement délétère. 

    Les insinuations, les amalgames et les mensonges tiennent lieu aujourd’hui d’arguments. On a franchi un nouveau cap avec l’article du sieur Colombani dans Direct Matin et avec les accusations proférées à mon endroit par Pierre Moscovici, Ministre de l’économie et des finances.

    Les deux m’apparaissent liés. On en voit l’origine : la volonté d’un pouvoir aux abois et d’une élite discréditée de sauver l’Euro à tout prix en qualifiant les adversaires de la monnaie unique d’extrémistes. C’est en soi un acte de déni de la démocratie. Mais on pourrait aussi  les comparer à ce que Jean-Paul Sartre appelait des “saloperies”[5].

    Rassurons les; l’histoire ne repasse pas les plats. Ce n’est pas les “années trente” qui nous attendent, mais quelque chose de nouveau. Le raisonnement dans des cadres conceptuels dépassés ne sert qu’à masquer des problèmes d’aujourd’hui, qui eux sont bien réels. L’histoire s’écrit la première fois en drame et la seconde en farce. Reste que cette farce à sa raison d’être. Au mieux le refus d’admettre ses erreurs. Au pire, des intérêts particuliers qui aujourd’hui s’opposent à celui du plus grand nombre.

    Une “saloperie” écrite.

    Commençons par le sieur Colombani, ci-devant ancien directeur du Monde, directeur de Slate.fr, et qui devrait savoir, pourtant, que les mots ont un sens. Il écrit donc, dans le journal gratuit Direct Matin du lundi 3 février [1]:

    « Une France du rejet de l’autre – aussi bien l’immigré que l’Européen, l’Arabe ou le Juif – est en train de s’affirmer. C’est la France du repli identitaire et du refus de l’euro. »

    Venant après les diverses manifestations de ces dernières semaines, ces phrases procèdent à 2 amalgames. Le premier, assez ignoble, entre des expressions de l’antisémitisme (car Juifs ET Arabes sont des sémites…) et un sentiment anti-européen.

    Que des personnes aient manifestées leur haine des Juifs et des Arabes est une chose. C’est stupide, c’est immonde, mais c’est. Et nous savons que ces gens ne sont qu’une petite minorité. Mais, associer dans la même phrase un mouvement anti-Union Européenne et ces illuminés est un amalgame qui non seulement est ignoble, on l’a dit, mais de plus parfaitement irresponsable.

    Le sieur Colombani sait parfaitement, on n’occupe pas les responsabilités qui furent les siennes sans y acquérir quelques rudiments de sociologie, que cet amalgame entre deux mouvements parfaitement différents dont le but est de discréditer le mouvement anti-UE, va aboutir à légitimer la folie des antisémites de tout poil. Notons, d’ailleurs, qu’il y a un amalgame au sein de l’amalgame : c’est de traiter d’anti-Européens des gens qui contestent l’Union Européenne.

    Et je signale au sieur Colombani qu’un récent sondage réalisé aux Pays-Bas montre que 55% des personnes interrogées sont partisans d’un retrait de l’UE[2]. Or, l’Union Européenne n’est pas l’Europe. Une partie des pays européens ne sont pas dans l’UE, et l’on ne confond pas une réalité géographique avec une institution.

    Le second amalgame est clairement insultant et encore plus ignoble que le premier. C’est l’assimilation du rejet de l’Euro (qui progresse à l’évidence dans notre pays et chez nos voisins[3]) aux groupuscules identitaires. Je signale au sieur Colombani que certains groupuscules de cette mouvance sont de plus favorables à l’Euro.

    Mais, ici encore, c’est bien la volonté de diffamer, de nuire, qui se manifeste. Il faut à tout prix montrer que seuls les « extrêmes » s’opposent à l’Euro. Alors, nous avons plus d’un tiers des Français qui sont extrémistes. Est-ce à cela que vous voulez aboutir sieur Colombani ? Non seulement vos propos sont ignobles et insultants, mais ils sont surtout parfaitement et profondément irresponsables. En fait, les positions anti-Euro rassemblent largement, à droite comme à gauche.

    L’appel du European Solidarity Manifesto prouve, s’il en était besoin, que cette opposition vient de tous les milieux, et que des économistes parfaitement connus et ayant exercé des responsabilités importantes les soutiennent[4]. Mais, l’ignoble est un registre qui n’est hélas pas étranger au sieur Colombani. Il avait tenu des propos similaires lors du référendum de 2005 sur le projet de traité constitutionnel. Quelle que soit la manière dont on les entend, ils peuvent constituer une “saloperie” au sens où l’entendait Jean-Paul Sartre.

    Ce genre de propos n’est d’ailleurs pas nouveau. Fin novembre 2013 on y avait été déjà confronté avec le dossier du Point,  reprenant des affirmations fausses et diffamatoires, et dont il fut rendu compte dans la note « La Littérature à l’estomac »[6].

    Les dits de Pierre Moscovici

    Il se fait, par le plus grand des hasards, qu’il y eût ce même lundi 3 février débat sur France 2 entre Pierre Moscovici et Marine le Pen. Or, à cette occasion, Pierre Moscovici a dit que j’étais un économiste d’extrême droite. Notons, tout d’abord, que la formule n’a pas de sens.

    Un économiste peut être classé parmi les différentes écoles de la pensée économique. On peut dire qu’il est « néo-classique », « hayekien », « keynésien », « néo-keynésien », « post-keynésien », « monétariste », « marxiste » ou, en France en particulier, « régulationniste », et j’en oublie certainement. Il s’agit de qualifier l’origine de sa pensée, en se référant aux textes qu’il utilise et qu’il produit.

    Mais, parler d’un économiste d’extrême droite ou d’extrême gauche n’a tout simplement pas de sens. C’est confondre la position du citoyen avec celle de l’économiste. On ne peut qualifier quelqu’un qu’en référence à ses propos, à l’oral ou à l’écrit. Or, je mets au défi Moscovici et consorts de trouver dans mes écrits et mes paroles quoi que ce soit qui fasse l’apologie d’idées d’extrême droite.

    Quand on se permet d’accuser, on prouve, ou on se tait! Et, de plus, je le renvoie à la  brève note qu j’ai publiée sur ce sujet[7]. Mais, Pierre Moscovici ne se contente pas d’être, au regard des résultats qu’il obtient, ce que certains pourraient considérer comme un déplorable Ministre des Finances[8], Il me connaît personnellement.  Il a donc menti en pleine connaissance de cause. Il faut alors se demander pourquoi.

    La réponse pour moi est claire : ce sont mes positions sur l’Euro, positions que je tiens publiquement depuis 2006, qui sont la cause de ce gros mensonge. Comme les positions anti-Euro sont en train de progresser dans la société française, à l’instar du sieur Colombani, on sort la grosse artillerie. C’est donc l’air de la calomnie qui nous est chanté sur tous les tons.

    Joseph Goebbels, de sinistre mémoire, disait déjà qu’il voulait jouer sur l’émotion et non la raison. Peu importe donc les arguments que j’ai pu avancer, arguments qui peuvent être considérés comme juste ou faux suivant les opinions, mais qui n’en restent pas moins des arguments. Il s’agit de me déconsidérer et, à travers moi, tous ceux qui pensent que l’Euro est une mauvaise chose, et ils sont de plus en plus nombreux que ce soit parmi les économistes[9] ou dans la population. Il s’agit de les associer, dans les représentations collectives, avec ce monstre à cent têtes qu’est « l’extrême droite ».

    La ficelle est donc un peu grosse. Surtout, venant d’un Ministre qui fait son possible pour accroître la désespérance de la population, qui courbe l’échine devant les banques et les banquiers. On attendait autre chose d’un Ministre de la République.  Je le dis publiquement: c’est indigne et c’est scandaleux. Qu’il soit partisan de l’Euro est son affaire. Cela ne prouve qu’une chose, que ses connaissances en économie sont limitées, à l’évidence. Mais, son savoir faire dans la communication est quant à lui expéditif, à l’image de son ambition.

    Pierre Moscovici, Ministre des Finances de la République, a donc commis, un acte bien détestable. Que cela ait été fait dans le cadre d’un débat public et télévisé ne change rien à l’affaire. Je constate d’ailleurs que le meneur de jeu de l’émission, Monsieur Yves Calvi, s’est aussitôt démarqué de ces propos, sachant fort bien qu’ils pourraient, si j’en exprimais l’envie et le désir, donner lieu à une action en justice.

    Une origine présidentielle

    Mais, qu’il s’agisse de Colombani ou de Moscovici, il est clair que l’on n’a pas affaire à des dérapages individuels, qu’une âme charitable pourrait mettre sur le compte d’un aveuglement passager. Ces attaques sont hélas trop coordonnées, et elles reprennent les mêmes thèmes, ce que les « communicants » appellent des « éléments de langage ».

    Cela ressemble fort à une “ligne”  qui serait désormais appliquée. Il faut alors se souvenir des  pratiques qui avaient cours dans l’URSS stalinienne d’antan. Dès que le Bureau Politique avait émis une condamnation, on devait la transcrire en attaques où l’odieux le disputait à l’ignoble, quand elles ne tombaient pas dans le ridicule. On pourrait faire une intéressante comparaison entre ces pratiques, qui sont bien connues des historiens, et l’attitude du journaliste comme du Ministre.

    Tout ceci remonte, qu’on le veuille ou non, au Président. Qu’il l’ait voulu ou pas, cette “ligne”, à n’en pas douter, est issue de son discours, de son affirmation violente, presque désespérée, que l’Euro c’est l’Europe n’en laisse pas douter. Que l’on regarde les mots choisis [10]:

    « Je ne laisserai pas faire, au cours des prochains mois, ceux qui veulent en terminer avec l’idée européenne. Pas seulement en France, il y en a d’autres, parfois même aux gouvernements. Je ne laisserai pas faire ceux qui veulent en terminer avec l’idée européenne ou ceux qui veulent briser l’acquis communautaire, c’est-à-dire tout ce qui a été fait depuis des générations et des générations. Je ne laisserai pas non plus faire ceux qui veulent sortir de l’euro, qui pensent ainsi sauver la Nation alors qu’ils la mettent en péril. Parce que notre avenir, c’est dans l’Europe… »

    On retrouve, là aussi, l’assimilation de l’Euro à l’Europe, et ce alors que tout le monde sait que des pays importants, la Grande-Bretagne et la Suède par exemple, font partie de l’Union Européenne mais pas de la zone Euro. On retrouve l’expression de ce sentiment d’exaspération avec la répétition du « je ne laisserai pas faire… », qui permet à Emmanuel Todd de montrer avec brio comment l’inconscient vient ici affleurer le dit[11].

    Il est aujourd’hui clair que voyant le projet européiste confronté à des attaques nouvelles, convergentes, et qui montent en puissance, confronté à une réalité qui diverge de plus en plus de son idéologie, François Hollande ne trouve plus que dans la politique du mensonge d’issue.

    Mais, il ne peut que savoir que cette issue ne fonctionne qu’à court terme. On retrouve ici la trace des méthodes du « fascisme doux » décrit par nombre de romanciers, dont évidemment Aldous Huxley dans le « Meilleur des Mondes ». Il faut aussi se souvenir de ces lignes de Gunther Anders, dans l’Obsolescence de l’Homme[12], qui m’ont été communiquées par un correspondant :

    « En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. »

    Mais que tous le sachent et ce quel que soit leur position de pouvoir : tout ce qui est possible sera fait pour mettre leurs projets en échec et les empêcher de rejouer la farce des années trente à leur seul profit. L’analyse des défauts et de l’échec de la monnaie unique est aujourd’hui partagée par de nombreux économistes, dont des prix Nobel, tant en France qu’à l’étranger. Je ne me laisserai pas intimider par des attaques qui déshonorent ceux qui les portent. Mais je les préviens : ils m’en rendront politiquement raison.

    Notes:

    [1] Colombani J-M., « La France du repli et du rejet », Direct Matin, 3 février 2014, p. 5. URL :http://www.directmatin.fr/france/2014-02-03/la-france-du-repli-et-du-rejet-par-jean-marie-colombani-654385?inbound_google_redaction=1

    [2] Sondage réalisé par l’institut de sondage Maurice de Hond auprès de 2.100 Néerlandais âgés de plus de 18 ans. Il sera divulgué dans son entièreté le 6 février 2014.

    [4] Voir la liste des signataires de l’appel du European Solidarity Manifesto, à l’adresse :http://www.european-solidarity.eu/signatories.php

    [5] Et je rappelle que selon Jean-Paul Sartre, le salaud intégral est celui qui sait qu’il est un salaud, et qui persiste et signe dans sa saloperie.

    [6] Publiée sur Russeurope, le 1er décembre 2013, URL : http://russeurope.hypotheses.org/1791

    [7] Sapir J., « À tous et toutes », note publiée sur RussEurope, le 11 novembre 2013, URL :http://russeurope.hypotheses.org/1711

    [8] Voir, « Chez ces gens là… », note publiée sur RussEurope le 15 décembre 2013, URL :http://russeurope.hypotheses.org/1835

    [9] Dernièrement nous avons eu Jacques Généreux, du Parti de Gauche, qui a pris position très clairement dans Marianne du vendredi 31 janvier, mais aussi Jacques Mazier ou Henri Sterdyniak

    [10] Ouverture de la conférence de presse du président de la République au Palais de l’Élysée le 14 janvier 2014. http://www.elysee.fr/declarations/article/ouverture-de-la-conference-de-presse-du-president-de-la-republique-au-palais-de-l-elysee-le-14-janvier-201/

    [12] Anders G., L’Obsolescence de l’homme, t.  1, trad. Christophe David, Editions Ivrea , Paris, 2002 et T-2, Sur la destruction de la vie à l’époque de la troisième révolution industrielle, trad. Christophe David, éditions Fario, Paris, mars 2011.

    RussEurope

    http://fortune.fdesouche.com/328454-jacques-sapir-ce-que-sartre-aurait-appele-des-saloperies