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France et politique française - Page 4482

  • L'Académie de médecine s'oppose à l'euthanasie et au suicide assisté

    Elle demande de ne plus être tenue à l'écart des débats et rappelle à cet effet sa position - s'en tenir à la loi Léonetti sur la fin de vie :

     "I- L’arrêt de vie, en réponse à une demande volontaire à mourir alors que la vie en elle-même n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée ne peut être assimilée à un acte médical. Sans équivoque, quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans  la mission du médecin de provoquer délibérément la mort. Aucun médecin ne saurait  consentir à donner la mort. Aucun médecin ne saurait se voir imposer par la loi de transgresser cet interdit fondateur.

    II- Le terme « fin de vie » recouvre des situations humaines bien distinctes qui n’autorisent aucun amalgame avec la situation précédente.

    En toutes circonstances, au-delà des traitements devenus inefficaces, refusant tout acharnement thérapeutique, auquel doivent alors être substitués des soins palliatifs, les médecins et les personnels soignants doivent savoir refuser également toute obstination de soins et y substituer l’accompagnement de la fin de vie, désormais imminente et inévitable.

    Cette démarche est du devoir du médecin, quelle que soit la diversité des situations individuelles, quel que soit l’âge auquel survient la fin de vie, du fait de la maladie où d’accident.

    Il en est de même dans toutes les circonstances de l’inéluctable fin de vie du grand âge. C’est là un problème de santé publique devenu majeur dans notre Société du fait de l’accroissement de la longévité.

    La démarche médicale première de « l’accompagnement » est le soulagement de la douleur, la sédation. Elle doit également comporter un accompagnement humain, affectif et spirituel, tant de la personne que de son entourage."

    On regrettera en revanche que l'Académie de médecine prenne fait et cause pour les médecins souhaitant cesser d'alimenter et d'hydrater Vincent Lambert, qu'elle considère dans une situation de "survie".

    Louise Tudy  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le soutien de l’UMP à Bayrou jette le trouble et fait fuir les adhérents

    Il y a des choses qui passent vraiment mal. L’UMP a décidé de soutenir la candidature de Bayrou à la mairie de Pau. La liste UMP, emmenée par Eric Saubatte, s’est désistée pour apporter son soutien à l’ancien candidat Modem de la présidentielle. Le but est évidemment de faire perdre la gauche et Bayrou semble mieux armé pour l’emporter.

    Si la colère est vive, c’est bien parce que Bayrou a voté Hollande en espérant dans un coin de sa tête qu’il aurait une place dans le gouvernement. Au lieu de ça, les centristes se sont écroulés aux législatives et ils ne pèsent guère dans le paysage politique français. Depuis Bayrou déchante et on peut dire désormais qu’il n’est guère en accord avec la politique de Hollande et qu’il peut se ranger du côté de l’opposition. Mais à l’UMP, on ne lui pardonne pas d’avoir appelé à voter pour le candidat socialiste. Guaino est un des plus remontés contre cette alliance : « Le soutien apporté à François Bayrou ! C’est moralement inadmissible. La morale en politique, ça compte. Non, je ne soutiens pas Bayrou. C’est scandaleux. Il faut prendre l’habitude qu’on ne gouverne pas l’UMP derrière le rideau par de petits arrangements entre notables. » Même écho du côté de Bruno Lemaire : « Les militants, les sympathisants de l’UMP sont comme moi : ils ne comprennent pas. C’est un accord qui ne fait honneur ni à l’UMP ni à la politique en général. Je préfère une défaite dans la clarté à une victoire dans la confusion. »

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  • Grand remplacement : Valls multiplie les régularisations et les naturalisations mais freine les reconduites à la frontière

    Le Figaro publie une enquête s’appuyant sur les chiffres de la police aux frontières. Ils démontrent que les éloignements d’illégaux étrangers ont diminué l’année dernière.

    L’heure du premier bilan de plein exercice a sonné pour Manuel Valls.

    Or concernant l’immigration clandestine, les chiffres auxquels Le Figaro a eu accès ne sont guère rassurants. Ceux que nous publions sont tirés pour l’essentiel du logiciel Pafisa, l’outil de travail de la police aux frontières (PAF). [...]

    L’enquête ici.

    Dans le même temps : les naturalisations et les régularisations sont en hausse. Ou comment notre "chance pour la France" de ministre de l’intérieur se prépare des électeurs pour 2017 : ici

    Sans compter sa fausse fermeté sur les Roms... Ici

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Grand-remplacement-Valls-multiplie

  • Valls veut encadrer Twitter

    Pour ceux qui croient encore qu'internet est un lieu de liberté : 

    "Le ministre de l'Intérieur a ajouté que le réseau social américain avait accepté  de collaborer activement  avec les autorités  françaises en matière de surveillance : "Twitter s'engage à procéder au gel des données d'enquête  sur simple courriel, sans aviser les utilisateurs si les enquêteurs demandent expressément à ce que ces mesures restent confidentielles" . Si cet accord est effectivement mis en pratique, il s'agit d'une avancée importante pour la police française, car aux Etats-Unis, Twitter s'est battu contre ce type d'injonctions, avec succès. Après un long combat judiciaire dans le cadre de l'affaire WikiLeaks, il a obtenu le droit de prévenir ses utilisateurs quand le FBI saisit leurs données personnelles, même si les policiers auraient préféré que la saisie reste secrète.  Une fois prévenu, l'internaute visé peut ainsi préparer sa défense plus efficacement.

    En outre, Manuel Valls a précisé que  la police française allait pouvoir  obtenir ces données personnelles très facilement , "sur simple réquisition, pour les affaires (...) d'une particulière gravité, qualifiées de "serious crime" (en anglais dans le discours)Il a également annoncé que Twitter acceptait  d'exercer directement une forme de censure partielle  : "le déréférencement des hashtags à succès, mais illicites, quand ils apparaissent dans les "Tendances" de sa page d'accueil -  l'objectif étant de"limiter leur résonance (...) De telles mesures ont déjà été prises à la demande des autorités ou d’associations françaises telles que SOS Homophobie."

    Enfin, Manuel Valls a fait savoir que le "formulaire de signalement public" ,  permettant à n'importe qui  de dénoncer un contenu considéré comme indésirable, serait rendu plus facile d'accès".

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Avortement : Alliance Vita dénonce une régression pour les femmes

    L'association réclame par ailleurs une meilleure information des femmes enceintes :

    "Pour Alliance VITA la suppression de « la situation de détresse » nie la réalité de ce que vivent les femmes lors des grossesses imprévues : les femmes se retrouvent trop souvent confrontées à un « choix » à sens unique, faute d’une information impartiale et complète et d’une vraie politique de prévention de l’IVG pour celles qui souhaitent pouvoir poursuivre leur grossesse et être soutenue en ce sens.

    Pour Caroline Roux, secrétaire générale d’Alliance VITA et coordinatrice des services d’écoute dont SOS Bébé sur toutes les questions liées à la maternité :   « Comment peut-on croire qu’il suffise de supprimer un mot d’un texte pour faire disparaître la réalité qu’il recouvre ? Les femmes n’ignorent pas que c’est la destinée d’un être humain qui est en jeu. D’où un dilemme souvent douloureux. Nier la détresse déresponsabilise encore plus la société : les pouvoirs publics ont renoncé à une vraie politique de prévention de l’IVG, en cas de grossesse imprévue ou difficile. Les hommes à leur tour sont déresponsabilisés. Beaucoup de femmes nous disent qu’elles seraient prêtes à poursuivre leur grossesse si elles se sentaient soutenues par leur compagnon. Pour les plus jeunes, c’est le soutien des parents qui est décisif. Ce qui nous préoccupe particulièrement c’est le contexte économique et social. Tant de femmes craignent pour leur emploi ou leur avenir. Cette question est si prégnante que le Défenseur des droits a dû lancer des campagnes pour rappeler les droits des femmes enceintes et le devoir de non-discrimination à l’embauche et durant leur carrière. Les mesures concernant l’IVG sont d’autant plus choquantes dans un texte qui prétend faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes. »

    Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA : « Une autre politique est urgente pour soutenir les femmes qui sont nombreuses à vouloir éviter l’IVG : instaurer une vraie prévention quand la grossesse a déjà commencé. La grande surprise révélée par l’INED, c’est que 72% des femmes qui recourent à l’IVG étaient sous contraception lorsqu’elles sont devenues enceintes. Ce qui fait défaut, c’est l’écoute  et l’information. C’est un paradoxe de voir le gouvernement menacer ceux qui donnent une information peu accessible aux femmes quand on sait que, depuis la loi Aubry de 2001, elles ne reçoivent plus le détail des aides publiques qui leur permettraient de poursuivre leur grossesse. C’est pour suppléer cette carence qu’Alliance VITA, sans subvention publique, édite et diffuse un guide des aides aux femmes enceintes très apprécié des travailleurs sociaux. C’est un comble. »

    Alliance VITA demande que soit introduite dans la loi une mesure garantissant une information équilibrée sur les droits, aides et démarches pour les femmes enceintes, seules ou en couple, ainsi que le descriptif de leur protection sociale. Cela pourrait contribuer à résoudre un grand nombre de drames personnels, en présentant aux femmes des perspectives autres que l’avortement."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • « Banquet patriotique » à Paris

    Cliquez sur l’image pour les détails et l’inscription.

    internet-140208

  • Avortement : Alors que le pays légal vient de supprimer la notion de "détresse"...

    Un excellent article sur NdF

    Avortement : la réalité mise à nue

    Le contexte actuel de révision des législations sur l’IVG, en Espagne et en France, a remis la question de l’avortement au cœur des débats publics.

    Les médias aimeraient faire de ce débat un débat partisan, limité à des options philosophiques ou politiques divergentes. Nombreux sont ceux qui, parmi les politiques de droite comme de gauche, considèrent que ce débat est clos, éludant par là même toute réflexion sur les enjeux et conséquences de cette pratique. [...]

    La suite ici

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Avortement-Alors-que-le-pays-legal

  • Un Conseil d’Etat trop politisé

    « Or comment avoir confiance dans une juridiction suprême dont la moitié des membres sont nommés par le président sans conditions et sans réel contrôle ?»
    Cet article a été publié  dans le quotidien « Le Monde » daté du 28/05/2012.
    Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative en France, éloigné du grand public est assez mal connu de ce dernier. C’est pourquoi, nous nous permettons de présenter cette communication de Maître Camille Mialot, avocat spécialisé en droit public, qui rappelle les fonctions du Conseil et les modes de recrutement de ses membres. Ainsi, on comprend assez bien comment le juge Stirn, dans l’excitation du moment violemment entretenue par le ministre de l’Intérieur, a pu rendre sa décision du 9 janvier, validant l’interdiction du spectacle Dieudonné prise par le préfet, décision qui bouscule une jurisprudence suivie depuis environ 80 ans. En complément de ce rappel – bien antérieur au cas Dieudonné – nous invitons nos lecteurs à lire la « consultation » donnée par l’agrégé de droit public, ancien professeur aux universités de Nancy et de Paris X Nanterre, Jack Lang, qu’il est difficile de soupçonner de parti pris en la matière.
    Polémia
    François Hollande l’a affirmé, la réforme de la justice sera la priorité. Beaucoup l’ignorent, mais la justice, en France, est divisée en deux : d’un côté, la justice judiciaire avec ses grands dossiers médiatiques – les « affaires » – et aussi son quotidien (les divorces et les conflits entre personnes privées) ; et de l’autre, la justice administrative, plus discrète. Son rôle est considérable puisque le juge administratif tranche les conflits que toute personne peut avoir avec l’administration au sens large : collectivités territoriales, ministre, Conseil supérieur de l’audiovisuel, etc. Le rôle de la justice administrative est fondamental pour la garantie de la démocratie et de l’Etat de droit, car toute personne concernée doit pouvoir contester les décisions illégales des autorités publiques. Or la réforme de la justice administrative n’a pas été évoquée lors de la campagne présidentielle. Cela signifie-t-il que tout va bien dans la justice administrative ? Comparativement, la justice administrative semble moins souffrir du manque de moyens que la justice judiciaire. Cependant, elle souffre d’un autre mal très particulier : elle est très politisée. Car, si les juges administratifs du premier degré et de l’appel sont des juges presque comme les autres, les membres du Conseil d’Etat, juridiction suprême de l’ordre administratif, sont recrutés pour partie par la voie de l’ENA et pour partie (la moitié) par nomination par le président de la République. Dans ce dernier cas, le président nomme qui bon lui semble au sommet de la juridiction administrative, sans recueillir d’autre avis que celui du vice-président du Conseil d’Etat qui est aussi un ex-secrétaire général du gouvernement. Le président sortant n’a pas dérogé à la pratique instaurée par ses prédécesseurs : il a nommé entre les deux tours de l’élection deux anciens membres de son cabinet au Conseil d’Etat. Aucun des deux ne possède ne serait-ce qu’un diplôme de droit. Chez nos plus proches voisins européens, en Italie, en Espagne, en Allemagne, il est indispensable de justifier des plus hautes qualifications juridiques (ce qui semble évident nous parlons de la cour suprême !) et d’avoir démontré une aptitude à l’exercice des fonctions de juge. Comment expliquer aux citoyens, aux entreprises, aux collectivités territoriales qui ont sollicité du juge administratif une décision impartiale dans leurs litiges avec un préfet, un ministre ou le président de la République lui-même, que la question va être tranchée en partie par des personnes nommées en raison de leur proximité du pouvoir politique et qui ne possèdent aucun diplôme de droit ? Il est normal de s’émouvoir lorsque tel procureur ou tel magistrat judiciaire est nommé en raison de sa proximité avec le pouvoir. Cependant il faut rappeler que cette nomination est soumise à l’avis préalable du Conseil supérieur de la magistrature, et que cette nomination concerne des personnes qui sont déjà magistrats. Pourquoi les nominations qui interviennent au Conseil d’Etat au bon vouloir du président ne provoquent aucune réaction ? De même suscite de nombreuses interrogations la pratique – ancienne – mais à nouveau constatée dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui concerne principalement cette fois les membres entrés au Conseil par le concours de l’ENA, de constituer le vivier des cabinets ministériels. Cela concerne entre 20 et 30 membres en exercice soit environ 15 % des effectifs. A chaque alternance politique la haute juridiction se vide de ses éléments proches de la nouvelle majorité et se remplit des “perdants” par un singulier principe de vases communicants. Cette pratique est la manifestation d’une proximité avec le pouvoir exécutif qui ne nous semble pas compatible avec l’indépendance que doit manifester le juge vis-à-vis des autres pouvoirs. Et ce curieux mouvement de balancier n’est pas de nature à donner au justiciable l’image d’une justice administrative impartiale en son sommet. François Hollande a dit vouloir restaurer un Etat impartial. Il se trouve dans la position rare de ne devoir son élection à personne d’autre qu’aux Français. Il a donc l’opportunité de réformer une institution, le Conseil d’Etat, utile et efficace mais qui cumule aussi des défauts dont son extrême politisation. Cette politisation n’est pas compatible avec sa mission juridictionnelle et ne donne pas aux justiciables l’apparence d’une justice impartiale. Le président pourra penser qu’il y a d’autres priorités que de heurter de front une institution aussi puissante que le Conseil d’Etat. Mais ce serait une vision de court terme, car la confiance des opérateurs économiques tient aussi dans la confiance dans un système juridique. On investit dans un pays car l’on sait à quoi s’attendre en termes juridiques et en cas de litiges avec les autorités publiques. Or comment avoir confiance dans une juridiction suprême dont la moitié des membres sont nommés par le président sans conditions et sans réel contrôle ?
    Camille  Mialot avocat spécialisé  en droit public Le Monde 28/05/2012
    http://www.polemia.com/un-conseil-detat-trop-politise/

  • Camel Bechikh à l'AF : "Le socle des valeurs communes en France est celui du catholicisme"