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France et politique française - Page 4481

  • « Changement(s) historique(s) »: nous y travaillons !

    Le Figaro évoquait hier dans un article mis en ligne sur son site un Front National qui, même s’il semble marquer le pas dans les enquêtes d’opinions, reste comme Marine Le Pen, à un étiage très élevé, jamais atteint dans les sondages. Selon les instituts, le niveau de popularité de la présidente du FN oscille entre 25 % (TNS Sofres) 27 % (OpinionWay), voire 29 %(CSA, IPSOS). Le quotidien insiste sur la difficulté pour le FN de boucler ses listes municipales, puisque au final, les 770 candidats investis ne pourraient permettre de  monter « que » 500 listes en mars prochain. Ce n’est pourtant pas rien, eu égard aux moyens qui sont ceux du FN, des manœuvres et autres pressions que subissent celles et ceux qui veulent nous rejoindre. Cela permettrait presque d’égaler  le record des municipales de  1995  ou près de 600 listes frontistes étaient en lice. D’autant que cette fois,  l’opposition nationale peut espérer conquérir plus de mairies qu’à l’époque (Orange, Toulon, Marignane, puis Vitrolles en 1997) et faire entrer dans les mairies des centaines de conseillers municipaux, des cadres en devenir…

     Le Figaro donne la parole au politologue  Stéphane Rozès : « La séquence Dieudonné marque, de la part de l’exécutif, une certaine fermeté en matière républicaine, ce qui stabilise momentanément la progression du FN » analyse-t-il …sans vraiment  nous convaincre sur la nature réelle de cette fermeté là…

     

     Jérôme Fourquet, de l’Ifop, juge que le FN a été inaudible (?) sur l’affaire Dieudonné et sur la vie privée de François Hollande. Mais tout ce qu’ils ont engrangé auparavant n’est pas perdu, nuance-t-il encore avant de prévoir des niveaux de votes FN élevés au prochain scrutin».

     

     «On est souvent dans l’excessif quand il s’agit du FN, » indique-t-il encore.  Soit sa dynamique est inexorable, soit il dévisse. Mais il faut raison garder, même si on a l’impression que ce mouvement ascensionnel est stoppé pour l’instant.» «Le Front National ne parvient pas à occuper le devant de la scène. Depuis la victoire de Brignoles, sa visibilité est moindre, mais sa progression est arrêtée à un niveau très élevé, jamais atteint».

     

     Dans toutes les enquêtes de l’Ifop sur les municipales poursuit-il, «systématiquement et à quelques rares exceptions près, les prévisions de scores pour le FN sont au-dessus, voire très au-dessus des résultats obtenus par ­Marine Le Pen dans les mêmes villes à la présidentielle.» Le sondeur parle de retournement complet et même de changement historique, car, habituellement, le FN enregistre ses meilleurs scores aux présidentielles.»

     

     Changement historique que Le Monde prend en compte aujourd’hui dans son article consacré à l’enquête d’Ipsos-Steria,  portrait d’«Une société française défiante et repliée sur elle »…comment pourrait-il en être autrement pour ses commentateurs, puisque cette France qui en fait ne veut pas mourir et abdiquer apparaît comme de plus en plus perméable au discours  alternatif, salvateur  du FN ?

     

     Jean-Baptiste de Montvalon, auteur de l’article que nous citons ici, le déplore :  seulement « Un Français sur deux (51 % contre 49 %) considère que le Front National est  un parti dangereux pour la démocratie. La perspective que ce sentiment puisse être minoritaire dans le pays (…) est l’un des enseignements majeurs (de cette enquête).»

     

     « L’entreprise de dédiabolisation engagée par Marine Le Pen a incontestablement marqué les esprits  (…) 47 % de l’échantillon total juge que le FN est un parti utile; une proportion qui atteint 67 % chez les sympathisants de l’UMP. »

     

     « Environ un tiers des personnes interrogées estiment qu’il incarne une alternative politique crédible au niveau national », qu’il « propose des solutions réalistes », et qu’il est « proche de (leurs) préoccupations ». Une proportion qui oscille entre 40 % et 44 % parmi les sympathisants de l’UMP

     

     Cette « droitisation  des esprits qui témoigne de l’influence du FN » est flagrante  comme le prouverait notamment le fait que  87 % des Français  jugent que « l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui ».

     

     Le rejet de la mondialisation (61 % considèrent qu’il s’agit d’une « menace »), le souhait de plus de protectionnisme  (58 % estiment que « la France doit se protéger davantage du monde d’aujourd’hui », ou encore « la défiance vis-à-vis de la plupart des institutions démocratiques (en particulier le Parlement, les médias et les partis politiques)», seraient aussi des éléments tangibles de cette droitisation.

     

     79 % des personnes interrogées jugent qu’on n’est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres . 66 % (- 4 points, toutefois) estiment qu’« il y a trop d’étrangers en France »; 62 % qu’«on ne se sent plus chez soi comme avant ».

     

     Lundi,  le Huffington Post faisait aussi état au détour d’un article consacré à la croisade anti FN lancée par le curé d’Hénin-Beaumont, de l’étude  réalisée par Paradox Opinion et  publiée par l’hebdomadaire La Vie début décembre dernier.

     

     «Seulement 7% des catholiques pratiquants en France -contre 13% des Français- (se sentiraient) proches du Front National, alors que 42% se disent proches de la droite».

     

     Cependant, « des fissures apparaissent du côté des plus jeunes. Les catholiques partagent largement les crispations identitaires (sic) des Français concernant la présence immigrée et la peur de l’islam. 67% trouvent qu’il y a trop d’immigrés en France (même pourcentage pour les Français) et 68 % (contre (67 %) pensent que l’islam est une menace pour l’Occident ».

     

    « Les prises de position du FN en faveur d’une régulation anti-avortement ou contre le mariage gay (qui ne date pas d’hier, NDLR) pourraient accélérer ce phénomène (…)».

     

     Notons enfin avec Bruno Gollnisch qu’à trop vouloir prouver que le FN se trompe, trompe les Français et est incapable d’un discours cohérent, les « spécialistes » se prennent souvent les pieds dans le tapis de leur partialité.

     

     Dans Le Point, l’«Ancien diplomate, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et spécialiste de géopolitique, Philippe Moreau Defarges »,  s’échine ainsi à démonter « le programme du Front National en matière de politique étrangère.»

     

     Déjà connu   pour ses charges virulentes contre le protectionnisme économique, favorable à l’européisme bruxellois, M. Moreau Defarges est invité par l’’hebdomadaire à donner son sentiment à l’occasion de « la conférence dédiée à l’international » tenue ce matin par Marine Le Pen et le géopoliticien Aymeric Chauprade ; « quelqu’un d’assez compétent » (sic) concède- t-il. Monsieur est trop bon…

     

     A la lumière du résumé, forcément  succinct des positions frontistes dans ce domaine figurant sur le site du FN, Philippe Moreau Defarges  parle d’un  « programme anachronique ». « Ici il n’y a que des affirmations de ce que la France doit être :souveraine, grande puissance mondiale dont on attendrait les médiations. Un idéal qui renvoie à une certaine littérature des années 1930, celle d’un Drieux La Rochelle (pas de « x » à Drieu, NDLR) ou d’autres auteurs qui méprisaient les États-Unis et rêvaient d’une France indépendante alors que celle-ci était faible et allait être occupée par l’Allemagne».

     

     Pour ce «spécialiste», la France de 2014, soumise aux dogmes iniques d’une Europe de  Bruxelles elle-même largement vassale de Washington, serait donc plus forte et plus indépendante que celle des années 30 ? C’est déjà un scoop en soi !

     

     Et Philippe Moreau Defarges d’expliquer doctement que «la dénonciation de l’impérialisme anglo-saxon» dans le programme frontiste renvoi aussi « aux années 30», car «il était autant le fait de l’Union soviétique que de l’Allemagne nazie. Les extrêmes se rejoignent toujours !».

     

     Les avertissements du  FN contre l’effacement de  la France et la décadence ? : « encore une fois, le discours des années 1930. Celui des anciens combattants style Brasillach (mort à 35 ans en 1945, celui-ci aurait eu du mal à être un  ancien combattant de 14! NDLR) qui regrettent une grandeur passée et dénoncent la décadence actuelle ».

     

     Et c’est le FN paraît-il qui, coupable de vouloir redonner à la France toute sa place de puissance indépendante sur la scène mondiale, vivrait avec les yeux rivés dans le rétroviseur et une grille de lecture périmée…

    http://gollnisch.com/2014/01/22/changements-historiques-nous-y-travaillons/

  • La gauche veut mettre la femme aux travaux forcés

    Lu dans L'Homme Nouveau :

    "L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) estimait à 2,1 millions le nombre de femmes au foyer en 2011, contre 3,5 millions en 1991. [...] Le premier motif invoqué par celles ayant cessé de travailler pour rester à la maison est la fin d’un contrat précaire, alors qu’il y a 20 ans les « raisons personnelles » primaient à 59 %, selon cette étude publiée l’an dernier. Elles ne sont plus que 21 % en 2011 à faire valoir ce choix personnel derrière la raison purement économique : la fin d’un CDD (35 % contre 10 % en 1991). [...]

    La vérité est que beaucoup de mères seraient heureuses d’éduquer leurs propres enfants et s’y épanouiraient pour le bien commun de tous si on leur attribuait un statut digne de ce nom. Mais un certain conditionnement idéologique les en dissuade en même temps qu’une politique (anti-)familiale, allergique au salaire maternel, les condamne aux travaux forcés. Il n’y a pas si longtemps, 80 % des femmes travaillant rêvaient aussi d’avoir un enfant de plus mais en étaient empêchées en raison des conditions matérielles et financières présumées.

    N’est-ce pas Nicolas Sarkozy lui-même qui avait parlé d’un « immense gâchis » (sic) à propos des mères qui préfèrent éduquer leurs tout-petits à la maison plutôt que d’aller travailler ? Parité idéologique oblige ! Comme si ces mères n’exerçaient pas le plus beau métier qui soit ! Plutôt que de leur attribuer une allocation parentale de libre choix, l’État préfère aider exclusivement les femmes qui travaillent en payant très cher des assistantes maternelles et des crèches pour garder les enfants des autres. Élever des enfants est un emploi sauf si ce sont les vôtres !"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les professeurs ne sont jamais tenus responsables des résultats de leurs élèves !

    Entretien avec Anne Coffinier

    Les professeurs français sont parmi les moins respectés d’Europe. C’est ce que révèle l’index mondial du statut des professeurs 2013 réalisé par la fondation Varkey GEMS. L’étude, menée dans 21 pays développés, s’intéresse à la perception du métier d’enseignant dans la société. Anne Coffinier, directeur général de la Fondation pour l’école, répond aux questions de Boulevard Voltaire.

    Les professeurs français sont, selon cette étude, les moins respectés d’Europe. Qu’en pensez-vous ?

    Cela ne m’étonne pas. Cette étude a le mérite de mettre le doigt sur un des facteurs principaux de la crise de l’école en France : la dégradation de la condition enseignante. Ne vous y méprenez pas : je ne vais pas vous dire que les professeurs ne sont pas assez payés. Ils le sont un peu moins qu’ailleurs en Europe mais je ne crois pas que ce soit le principal problème. Ce qui est en cause, c’est l’image du professeur. Depuis mai 1968, la place du professeur dans la société n’a fait que se dégrader. L’usage du terme d’« enseignant » montre à l’envi que le professeur est descendu de son piédestal, au terme d’un processus mi-subi mi-désiré.

    Les professeurs seraient-ils responsables de leur mauvaise image ?

    En adhérant à une certaine pédagogie dominante qui veut faire d’eux des animateurs sur un pied d’égalité avec les élèves plutôt que des professeurs qui, du fait de leur savoir, sont clairement dans une position de supériorité face à l’élève, oui certainement.

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  • Le problème en France, c’est la droite !

    Churchill avait coutume de dire que les Anglais n’avaient pas de problème avec les faits, mais beaucoup de difficultés avec les idées. En France, par contre, on a l’impression que nous n’avons aucun problème avec les idées, mais beaucoup de difficultés à intégrer les faits…
    Nous en avons eu un exemple presque parfait lors de la dernière conférence de presse de notre président, où pendant quatre heures (!), il nous a expliqué qu’il avait eu raison d’avoir tort, et qu’il avait toujours été un social-démocrate.

    Apparemment, il est tombé de son cheval et a entendu une grande voix qui lui disait : « Francois, Francois, pourquoi me persécutes-tu ? ». C’est déjà quelque chose.
    Pendant que notre président, tout à son mal être, se tortillait sur sa chaise, je me disais qu’il fallait que je mette à jour mes travaux sur la Grande-Bretagne.
    La Grande-Bretagne, comme le disait Churchill, est un pays de gens à l’esprit simple. Et donc au moment des élections, le citoyen a le choix entre deux philosophies politiques, représentées par deux équipes.
    La première équipe est formée par de brillants sujets (mes oints du Seigneur), ayant été dans les meilleures universités (Cambridge, Edinburg, LSE), et en général cette troupe est financée par les syndicats de la fonction publique. Les joueurs dans cette équipe ont tous une conviction profonde : le « marché libre » ne fonctionne pas et il leur appartient en tant qu’esprits supérieurs de corriger ses dysfonctionnements. En termes simples, pour ces gens-là, l’Etat est la solution.
    De l’autre côté nous trouvons des personnes à l’esprit très limité (un Anglais bien élevé fera tout pour cacher qu’il est intelligent), qui le savent et qui s’en font gloire (parfois ils ont été à Oxford, où ils ont beaucoup fait la fête). Ils sont en en général issus de la petite bourgeoisie campagnarde ou commerciale et sont fanatiquement attachés à leur liberté individuelle. Depuis toujours ils se méfient profondément de l’Etat qui pour eux, en bon « burkiens », est un mal nécessaire, mais un mal. Une nation de boutiquiers, disait Napoléon, mais ce sont ces boutiquiers qui l’ont défait.
    Au moment des élections, l’électeur anglais a donc le choix entre deux propositions : Si vous pensez que l’Etat est la solution, votez Labor. Si vous pensez que l’Etat est le problème, votez Conservateur.
    Et le plus admirable est que ceux qui sont élus font ce pour quoi ils ont été élus, une fois élus. On croit rêver. En France, il est de bon ton de faire campagne sur des promesses qui ne seront jamais tenues. Comme l’a dit de façon immortelle M. Chirac, « mes promesses électorales n’engagent que ceux qui y ont cru ». Et donc, quand le parti travailliste est au pouvoir, le poids de l’Etat dans l’économie augmente, et quand le parti conservateur est au pouvoir, le poids de l’Etat dans l’économie diminue
    Quand les conservateurs arrivent au pouvoir, ils ne font pas dans la dentelle, ils taillent à la hache. Depuis son élection, M. Cameron a viré 600 000 fonctionnaires, ce qui a permis l’embauche de plus de 2 millions de personnes par le secteur privé. Une fois de plus, je retrouve mon ratio habituel: la création d’un job de fonctionnaire détruit trois jobs dans le secteur privé, et la suppression d’un poste de fonctionnaire amène à trois nouveaux emplois marchands.
    Et M. Cameron l’a fait sans trembler et sans essayer de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux et sans demander l’avis d’une commission bidon présidée par un économiste qui a toujours eu tort sur tout et qui a toujours pensé faux ou autres foutaises.
    Il l’a fait, c’est tout.
    Et immédiatement les multiples cours-bénéfices se sont mis à monter à Londres, comme ils le font toujours et dans tous les pays quand le poids du gouvernement recule, tandis que la croissance économique accélérait de façon notable, à la stupéfaction de tous les oints du Seigneur.

    Et la livre sterling, en moyenne pondérée, s’est mise à grimper allègrement.
    Donc faire reculer l’Etat quand son poids est devenu excessif, ca marche !
    Pourquoi raconter tout cela, va se demander le lecteur ? Pour une raison toute simple.
    Je suis très content que M. Hollande soit en train d’essayer de changer de cap pour le pédalo dont il a la charge, maintenant que le pédalo est échoué sur le sable.
    Mais où est la droite dans cet aggiornamento ? Où sont messieurs Juppé, Copé, Sarkozy, Fillon, Raffarin, et où sont les think tanks que financent ces puissants esprits.

    Silence assourdissant.
    On a presque l’impression que les caciques de l’UMP en veulent à M. Hollande de dire que le socialisme et l’étatisme ne marchent pas, et que ce sont les entrepreneurs qui créent les emplois et personne d’autre.
    Eux, à l’évidence, ils sont convaincus et ils le restent que l’étatisme, ça marche !
    Dans le fond, j’arrive toujours à la même conclusion : la France ne crève pas de sa gauche.
    La gauche française est nulle, comme à peu prés toutes les gauches depuis toujours, mais il est bon qu’un pays soit dirigé de temps en temps par des gens nuls. Cela éduque l’électorat et donne aux autres le temps de recharger leurs batteries et d’essayer de comprendre pourquoi ils ont été battus aux élections précédentes.
    Mais il n’est pas bon qu’un pays soit gouverné sans arrêt par des gens nuls, ce qui est le cas de la France depuis la mort de Pompidou.
    En fait, la France crève non pas à cause de sa gauche mais bien à cause de sa droite, étatiste, bonapartiste, interventionniste, corrompue, qui hait viscéralement la liberté individuelle et qui donc n’offre pas d’alternance au peuple.
    Rien de nouveau et aucun progrès à l’horizon de ce côté-là.
    Il y a un danger cependant: si la droite française continue à être encore plus nulle que la gauche, les Français vont finir par croire que le FN a les solutions et là nous aurons vraiment un problème.
    Et donc, une fois de plus, j’en arrive à la même conclusion : ou la gauche réforme, ce qui est l’hypothèse optimiste, ou nous sommes mal partis car la droite française dans sa structure actuelle est irréformable.
    Le problème en France, ce n’est pas la gauche, c’est la droite.
    Espérons, contre tout espoir.

    Charles Gave http://francelibre.tumblr.com/

  • Les néo-pudibonds, ces gens puissants…

    Le 26 janvier ce sera Jour de colère : j’irai sous l’égide de la Liberté guidant le peuple de Delacroix.
    On peut tout faire contre les symboles et les croyances des chrétiens. C’est même encouragé et subventionné ! On peut tout dire et tout montrer en matière de sexe, y compris et surtout les pires déviances. Mais s’agissant de race, d’immigration ou d’histoire, on ne rigole plus ! Les néo-pudibonds veillent.
    Des gens puissants, ces néo-pudibonds : capables d’obtenir en deux heures d’un juge unique du Conseil d’Etat qu’il renverse une jurisprudence libérale séculaire ; capables de rétablir la censure préalable disparue depuis Napoléon III pour museler un humoriste qu’ils ne trouvent pas drôle du tout ; capables de prétendre bouleverser l’économie du Net en voulant y imposer la censure et même la logique du droit puisqu’ils prônent une censure privée.
    Qui sont-ils ces nouveaux pudibonds ?
    Des responsables d’associations subventionnées comme Alain Jacubowicz, président de la LICRA, qui préconise des « mesures coercitives » contre Youtube et les « tweeters déviants ». Des responsables d’institutions communautaristes comme Roger Cukierman, président du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France, qui a saisi le président Hollande du cas Dieudonné, le 16 décembre dernier. Sans parler de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) à l’origine de beaucoup de demandes de censure judiciaire d’Internet à travers les fournisseurs d’accès.
    On trouve aussi des hommes de médias. Patrick Cohen, responsable de la matinale de France inter, se fait psychiatre soviétique et établit une liste noire des « cerveaux malades » à ne pas inviter ; et conteste au passage la liberté de pensée (sic) avant de se corriger et de l’admettre – la liberté de pensée (pas la liberté d’expression) – « dans le cadre des lois qui la règlementent » (re-sic). Son collègue Christophe Barbier de l’Express mérite bien son écharpe rouge : il préconise le contrôle d’Internet avec cet argument impayable : « Les Chinois y arrivent bien » ; et affirme sans rire : « Le doute est un délit », avant de dire : « Les dictatures contrôlent bien Internet, pourquoi les démocraties ne le feraient pas », ce qui lui vaut cette réponse cinglante de Marine Le Pen : « Précisément parce que ce sont des démocraties ».
    Dans un tel contexte, les ministres ne sont pas en reste : Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, adopte la posture d’un ministre des Cultes de Charles X, sous l’œil attendri de Christiane Taubira, tandis que la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, réclame, quant à elle, la censure privée d’Internet. Du côté de l’UMP aussi on est de la partie, de Copé à Juppé, c’est à qui en surajoutera dans le soutien « républicain » aux excellences socialistes. Anastasia et ses ciseaux, voilà leur nouvelle déesse ! Si Daumier revenait, il aurait de quoi croquer tous ces petits esprits sectaires incapables de comprendre que la liberté d’expression est faite précisément pour protéger les idées qu’on juge détestables !
A bas les ordonnances liberticides ! Le 26 janvier ce sera Jour de colère : j’irai sous l’égide de la Liberté guidant le peuple de Delacroix.
    Jean-Yves Le Gallou, 9/01/2014
    Source : Boulevard Voltaire
    http://www.polemia.com/les-neo-pudibonds-ces-gens-puissants/

  • Le renfort de la Brigade Franco-Allemande

    Ce 20 janvier Mme Ursula Von der Leyen, ministre allemande de la Défense s'est rendue à Paris pour s'entretenir avec son collègue français Jean-Yves Le Drian. Parfaitement bilingue, on peut espérer qu'au-delà de son élégance naturelle, deux qualités auxquelles les Français ont toujours semblé si sensibles, elle aura su faire passer le courant entre les deux gouvernements.

    En tout état de cause, on doit regretter que les moyens de désinformation de l'Hexagone aient accordé si peu d'importance à l'événement que représente sa démarche. Une partie de la nouvelle équipe en poste à Berlin, en effet, se propose d'apporter le soutien de la Bundeswehr à l'intervention française de rétablissement de l'ordre au Mali.

    Les réticences ne paraissent actuellement venir que du nouveau titulaire des Affaires étrangères, locataire social-démocrate de la "Maison du Werderscher Markt" (1)⇓, Frank-Walter Steinmeïer. Celui-ci se montre soucieux de ne pas engager les unités combattantes de son pays dans des opérations extérieures à l'OTAN. Actuellement en effet les soldats allemands s'ils interviennent sur 13 théâtres de conflit, notamment en Afghanistan, restent toujours associés à des missions alliées et des mandats internationaux.

    Il nous semble important de rappeler ici que cette doctrine résulte d'une situation quasiment figée depuis 1955. Dans la pratique, elle aura été à peine modifiée par les guerres de Yougoslavie et surtout par les attentats de 2001 inaugurations officielle du XXIe siècle.

    Soulignons donc les origines de ce statut de l'Allemagne, devenu pénalisant pour l'ensemble de l'Europe.

    À partir de la signature du pacte atlantique de 1949, il fallut permettre l'intégration des forces ouest-allemandes dans un dispositif de défense essentiellement destiné à protéger l'Europe occidentale. Le premier projet, d'origine française, tendait à instituer une Communauté Européenne de Défense. Mais ce pilier européen de l'OTAN ne vit jamais le jour, en raison d'un vote négatif du parlement français, le 30 août 1954, résultant de la conjonction des influences, des mots d'ordre et des réseaux du gaullisme et du communisme. À la suite de ce rejet, furent négociés, dans les mois qui suivirent les accords de Paris permettant reconstitution d'une armée allemande. Le vote positif de 184 sénateurs français mit un terme, en mars 1955, à une longue procédure de ratification. L'un des principaux soutiens, à l'époque, venait du parti socialiste SFIO.

    Voila les arguments invoqués par son principal dirigeant.

    Guy Mollet mettait cette réserve : "En dotant l'Allemagne d'une armée nous avons pris un risque grave. J'en ai bien conscience". Et il rappelait le perspectives des années à venir&nbsp: "Après cette ratification tout reste à faire. La négociation avec l'Est est à reprendre entièrement, l'échec de la CED et les atermoiements sur les Accords de Paris sont loin d'avoir créé les conditions les plus favorables."

    Mais, tel me semble le point principal, qu'on retrouve dans l'attitude constante de ses homologues allemands du SPD, il défendait ainsi le vote de ses amis : "Le parti les a endossés parce qu'il a estimé indispensable de maintenir sans faille l'Alliance atlantique et (…) surtout la présence des forces anglaises et américaines sur le continent". (2)⇓

    Les communistes n'allaient jamais le pardonner à vieille SFIO et particulièrement à Guy Mollet. Ce n'est pas avec eux mais avec le "nouveau parti socialiste" créé à partir de 1971 au Congrès d'Épinay par un François Mitterrand, qui n'avait jamais été socialiste, et théorisé par un Chevènement, qui cherche encore à fonctionner, que le PCF négociera et signera, 20 ans plus tard.

    Voilà comment, le lendemain, les staliniens répondirent aux socialistes :

    Titre : L'aveu de Guy Mollet

    "Guy Mollet se fait une fois de plus l'avocat du réarmement nazi. Il essaye de justifier l'attitude des dirigeants socialistes en faveur des Accords de Paris (…)

    La sécurité collective ? C'est une curieuse façon de l'assurer que de rendre leurs armes aux incendiaires d'Oradour et aux nazis qui ne rêvent que conquête et guerre de revanche ! À la vérité – et Guy Mollet le sait parfaitement – le réarmement de Bonn porte gravement atteinte à la sécurité du monde en général et à celle de la France en particulier. 75 ans d'Histoire et trois invasions nous l'enseignent.

    En ajoutant qu'il se soucie avant tout de l'Alliance atlantique et du maintien de l'occupation américaine, Guy Mollet montre d'ailleurs que les intérêts vitaux de la France constituent la dernière de ses préoccupations. Washington d'abord, dût la France en périr, voilà sa règle !" (3)⇓

    À tout ces vieux débats, qui continuent de prévaloir, aujourd'hui encore, entre politiciens et radoteurs médiatiques, on pourra préférer le commentaire, beaucoup plus prophétique, de Jules Romains qui écrivait alors : "Nous n'aurons pas si souvent l'occasion de nous réjouir, quand elle se présente nous aurions tort de bouder. Ce qui vient de se passer au Conseil de la République (4)⇓est excellent à tous égards". (5)⇓

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/01/le-renfort-de-la-brigade-franco-allemande.html

    Apostilles

    1. jusqu'à sa destruction par les bombardements anglo-américains de la capitale allemande ce ministère était installé "rue Guillaume" et on l'appelait à Paris "la Wilhelmstraße". La nouvelle adresse n'est pas connue des journalistes de l'Hexagone : faisons la connaître…
    2. in "Le Populaire" du 31 mars 1955.
    3. in "L'Humanité" du 1er avril 1955.
    4. c'était sous la IVe république le nom de la Haute Assemblée, le mot de "Sénat" paraissant trop réactionnaire aux constituants de 1946
    5. publié dans "L'Aurore" le 31 mars 1955.
  • Affaire Hollande-Gayet-Trierweiler : 3 millions d'euros de dégâts à l'Elysée ?

    Le cliché de la scène de ménage ! Alors que Valérie Trierweiler se remet de ses émotions au pavillon de la Lanterne, dans le parc du château de Versailles, après une semaine de repos à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, une folle rumeur court sur le Net et revient sur la rixe qui aurait opposé François Hollande et son ex-compagne, quand celle-ci a appris la liaison du chef de l'Etat avec Julie Gayet. 
    Les couloirs semblent résonner dans le palais de l'Elysée. Une rumeur court depuis ce mardi sur Internet, et revient sur la scène de ménage qui aurait eu lieu entre le président de la République, et la journaliste Valérie Trierweiler. Une dispute qui ne se serait pas déroulée sans casse. Ainsi, le site lecolonel.net relate donc, à partir d'un témoignage, anonyme, évidemment, la dispute entre les deux membres du couple présidentiel. 
    Valérie Trierweiler, dans une colère folle, aurait saccagé le bureau présidentiel 
    D'après ce site, qui rapporte les propos "d'un haut fonctionnaire du Mobilier National, condisciple d'un ami", le Mobilier National aurait été appelé en urgence dans la matinée du vendredi 10 janvier dernier, afin de procéder à quelques aménagements de la déco présidentielle, qui aurait subi des dégradations. Des dégradations, qui selon le fonctionnaire dont lecolonel.net rapporte les propos, auraient été causées par Valérie Trierweiler, qui, emportée dans une colère folle en apprenant la liaison de François Hollande avec l'actrice Julie Gayet - on peut la comprendre - aurait fait voler en éclats quelques vases de la manufacture de Sèvres, des pendules précieuses, ainsi que quelques "objets d'arts de très grande valeur artistique et historique"
    Des dégâts estimés à trois millions d'euros 
    L'ex-concubine du président aurait même cherché à se jeter sur le chef de l'Etat, avant d'être écartée par le service de sécurité, et aurait terminé sa crise de nerfs dans le Boudoir d'Argent, la pièce adjacente au bureau présidentiel, où elle aurait continué "son oeuvre destructrice". L'Elysée n'étant pas équipé de meubles à monter soi-même, achetés chez Ikea, et ne faisant pas appel à Valérie Damidot pour changer la décoration, le Mobilier National aurait estimé le coût des dégâts à trois millions d'euros, meubles précieux et oeuvres d'art obligent... 
    Et le site Internet lecolonel.net de se poser la question : qui paie ? Il y a fort à parier qu'une telle rumeur ne sera sans doute jamais confirmée, et reléguée au rang des secrets de l'Histoire.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/01/affaire-hollande-gayet-trierweiler-3.html

  • Maires ou candidats de convictions

    Ils sont issus de la droite de conviction. Ils ne sont ni au FN, ni à l'UMP. Petit tour d'horizon de ces irréductibles indépendants.
    On les a souvent vus aux premiers rangs des manifs pour tous. Ils sont rétifs aux grands partis et pourtant souvent élus depuis plusieurs mandats. Loin d'être des poids-plumes de la politique, ils privilégient simplement l'action locale et leur ancrage dans les territoires aux ambitions nationales. Nous dressons ici, mouvement par mouvement, un panorama, forcement loin d'être exhaustif, de ces hommes de convictions qu'il convient d'élire ou de réélire.
    Du Sud...
    Dans le Vaucluse, la Ligue du Sud compte bien conserver Orange (29000 habitants), détenue depuis 1995 par le député maire Jacques Bompard, et Bollène (14000 habitants) détenue depuis 2008 par son épouse Marie-Claude.
    Comme le révélait notre confrère Minute il y a quelques semaines, l'UMP est en état de mort clinique dans le Nord du Vaucluse du fait du travail d'implantation de la Ligue du Sud, qui contrôle aussi la mairie de Piolenc (5 000 habitants). Rappelons que le Vaucluse est également le département où Marion Maréchal-Le Pen nourrit de grandes ambitions pour le FN.
    Du côté du Centre National des Indépendants et Paysans (CNTP), son président Gilles Bourdouleix se représente dans sa ville de Cholet (55000 habitants), dont il est maire depuis 1995, malgré la reductio ad hitlerum dont il a été victime de la part des médias locaux et nationaux suite à une simple altercation avec des gens du voyage. Parmi les autres élus du parti qui fut celui d'Antoine Pinay, signalons les candidatures d'Hugues Rondeau, très présent dans les manifestations contre le mariage homosexuel, maire depuis 1998 de Bussy-Saint-Georges, en Seine-et-Marne (26000 habitants), de Jean-Christophe Canter qui tentera de regagner la ville de Senlis (16000 habitants) qu'il a perdue lors d'une partielle en 2011 ou encore celle du conseiller général béarnais Hervé Lucbéreilh à Oloron-Sainte-Marie (11000 habitants).
    à l'ouest
    Le Mouvement Pour la France (MPF), toujours orphelin de Philippe de Villiers, qui vient pourtant de publier un Roman de Saint Louis, qui recueille un beau succès, ne détient aucune ville de plus de 10000 habitants, devant se contenter de gros bourgs vendéens comme Chantonnay, Pouzauges, Montaigu ou Les Essarts. Il devrait les conserver et faire alliance dans les grandes villes avec l'UMP.
    Debout la République, dont on ne voit guère ce qui le sépare du Front national, voit son président, le député Nicolas Dupont-Aignan se représenter dans l'Essonne à Yerres (29000 habitants). C'est la seule ville de quelque importance qu'elle détient, si l'on excepte Saint-Prix, dans le Val d'Oise (7000 habitants).
    Désormais présidé par le député des Yvelines Jean-Frédéric Poisson, le Parti Chrétien Démocrate fondé par Christine Boutin ne compte qu'un maire important, il se représente, et il s'agit bien sûr de Xavier Lemoine, ancien militaire, maire de Montfermeil (26000 habitants), une ville sensible de Seine-Saint-Denis. Si le PCD demeure proche de l'UMP et que Christine Boutin vient du CDS, Xavier Lemoine, pour sa part, est heureusement un catholique social plus qu'un démocrate-chrétien.
    À Nice, ville symbole de l'enracinement des militants Identitaires et faute d'accord avec le Front national, réticent à ce qu'ils rejoignent le Rassemblement Bleu Marine, les amis de Philippe Vardon pourraient constituer leur propre liste pour ne pas être absent d'un paysage politique où ces régionalistes pèsent plus de 5 % des suffrages. Peut-être seront-ils en mesure de faire liste commune avec l'ancien maire Jacques Peyrat ?
    Antoine Ciney monde & vie 14 janvier 2014