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France et politique française - Page 4527

  • Edwy Plenel devient poujadiste

    Lu dans Minute :

    "La vie est dure. Très dure. La réalité est cruelle. Horriblement cruelle. Notre confrère Edwy Plenel n’a cessé, tout au long de sa carrière de journaliste, de dénoncer la France moisie. Cette France des boutiquiers affalés au comptoir du bistrot qui ne cessent de geindre. Contre les étrangers. Contre les charges. Contre les fonctionnaires. Contre le fisc. Cette France poujadiste qui n’a pas compris que le monde a changé et qui se cramponne égoïstement à son tiroir-caisse. Et puis… Un beau matin, le donneur de leçons a rejoint la cohorte des héritiers du papetier de Saint-Céré. Il a découvert la réalité du contrôle fiscal. Il n’en est pas en core revenu. Dans la France du XXIe siècle, tout contribuable peut être con trôlé par l’administration fiscale. Tous les contribuables. Les petits comme les gros. Les anonymes comme les opposants politiques. Ceux qui ont triché comme ceux qui n’ont rien à se reprocher.

    Le moustachu est furieux. Il considère que la presse en ligne a droit à une TVA au taux de 2,1 %, comme la presse écrite. Les services de Bercy sont d’un avis contraire. D’où une vérification de comptabilité et l’envoi immédiat d’une proposition de rectification. Le tombeur de Cahuzac vitupère. Le contrôle a été bâclé. L’addition s’élève à plus d’un million d’euros. La proposition de rectification a été signifiée pour interrompre la prescription. Les redressements sont assortis d’un intérêt de retard au taux de 4,80 % par an et d’une majoration de 40 % pour « manquement délibéré ». En d’autres termes: pour mauvaise foi. À plus de 60 ans, l’ancien directeur de la rédaction du « Monde » découvre la vie. La vraie vie. Il dénonce « le secret opaque de la haute administration du ministère des Finances », une « offensive fiscale déloyale et partiale », « les montants stupéfiants réclamés par le fisc »! Il y oppose les emplois et la « richesse collective » créés par son site, avec « la seule vertu du travail »! Quelle blague ! Scandaleux, les procédés des services fiscaux contre Médiapart ? On ne voit pas en quoi. Ce sont les méthodes utilisées depuis des décennies contre des dizaines de milliers de contribuables sans qu’Edwy Plenel n’ait jamais senti le besoin de les dénoncer. [...]

    Voici pourtant l’ancien journaliste à « Rouge » au milieu des commerçants et des artisans bougons qui râlent. Il ne les connaissait qu’à travers son prisme idéologique. Il est désormais assis sur le même banc qu’eux. Et sa défense est la même. Le pouvoir de l’administration est arbitraire. L’État veut sa peau. Il est traité comme un voleur. Jamais il ne pourra payer ce que Bercy lui réclame. Son entreprise va mettre la clef sous la porte. Il crie à l’injustice. A la persécution. Il lance une pétition. On croirait entendre du Poujade teinté de Nicoud et de Bloch-Morhange. [...]

    Victime du fisc, Plenel dénonce désormais l’hydre fiscale. Il est assurément sur la mauvaise pente. Une célèbre boutade veut qu’un électeur de Le Pen soit juste un communiste qui se soit fait cambrioler deux fois. A son premier contrôle fiscal, un ancien trotskyste peut-il également devenir un supporter de la bête immonde? Et s’il se fait demain péter la gueule au coin de la rue par un immigré, il va se mettre à dénoncer les méfaits de l’immigration ? [...]"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/01/edwy-plenel-devient-poujadiste.html

  • Vœux présidentiels : des paroles sans actes

    Les discours convenus, doucereux et outrageusement démagogiques vont encore moucheter les ondes et écrans pendant un mois.

     
     

    À l’instar de la comédie annuelle, hypocrite et plutôt indécente par les temps qui rampent, je reprends des termes utilisés antérieurement qui s’appliquent derechef, puisque aussi bien les mêmes rengaines d’une anthologie républicaine éculée vont tenter d’animer conseils généraux, corps constitués et autres ministères de quelques copier-coller apaisants.

    Les discours convenus, doucereux et outrageusement démagogiques vont encore moucheter les ondes et écrans pendant un mois, tandis que ministres, élus, édiles et autres présidents de commission se complairont à cet exercice qui attire plus les citoyens pour les libations offertes à leurs frais, que pour leurs oreilles blasées et désormais sourdes.

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  • Bonne et heureuse année ! En 2014, libérons la France de la république !

    L’Action française adresse ses meilleurs vœux à Mgr le comte de Paris, duc de France, au Dauphin Jean, au jeune prince Gaston et à toute la famille de France, ainsi qu’à ses lecteurs. Par-delà, c’est à la France, mise en coupe réglée par le régime, que l’AF souhaite un prompt rétablissement. Que 2014 soit pour le pays l’an I de sa libération !

     
  • Changement de nom du FN, impensable ?

    Un parti, un mouvement politique est le véhicule, le réceptacle qui porte les idées de ses dirigeants, cadres, adhérents, sympathisants et électeurs, pour les amener idéalement au pouvoir. Il incarne donc aussi un lieu de rassemblement pour les porteurs desdites idées, dont il est le reflet aux yeux des électeurs à convaincre. Si le fond prime sur la forme, la doctrine sur la structure, le but sur le moyen de l’atteindre, le « parti » ne serait donc qu’un accessoire dont on doit pouvoir changer pour mieux coller à l’air du temps (?), dissiper quelques malentendus et autres ambiguïtés ( ?) dans une stratégie de conquête du pouvoir. A fortiori quand la formation en question est non pas un « parti » mais un Mouvement comme le Front National, avec à sa tête une dirigeante du nom de Le Pen qui incarne la continuité d’un combat politique qui a démarré avec son père il y a près de soixante ans…mais est-ce aussi simple ?

     Vendredi dernier, lors de son blog hebdomadaire, Jean-Marie Le Pen a réagi avec force à toute volonté de changer le nom du FN. Mi-décembre, Marine Le Pen avait réaffirmé que le changement du nom du FN n’était «pas un tabou», tout en se disant  «assez attachée au nom FN». En tout état de cause dit-elle,  «si un jour ce débat devait être ouvert, il serait ouvert auprès des adhérents pour savoir ce qu’ils en pensent».

     Le 13 avril 2012, dans Le Monde, Marine avait précisé que ce sujet pourrait être discuté «après les législatives». «Si le grand Rassemblement Bleu Marine (RBM) est un succès, nous discuterons de cela », « si cet élargissement devient une réalité, c’est une réflexion que l’on aura », «Je suis absolument convaincue d’avoir des arguments qui susciteront une discussion intéressante».

     Deux des vice-présidents du FN, Louis Aliot et Florian Philippot, ont respectivement affirmé pour le premier en décembre qu’«aucun débat n’est à écarter», tandis que le second assurait en juin que le «débat n’est pas tabou». Louis et Florian avaient tenu des propos similaires peu avant les dernières élections législatives, ce dernier précisant comme Marine  que «cela se fera en concertation avec tous les adhérents, parce qu’un parti politique c’est une grande famille».

     Gilbert Collard (élu député sous les couleurs du RBM) avait été plus catégorique en affirmant le 22 avril 2012 qu’« (il était) partisan de changer le nom du Front National ».

     «Je dirais que l’idée de changer le nom du FN, NDLR) c’est complètement débile, c’est scandaleux, c’est indécent. Le changement de nom du FN est impensable», a donc pour sa part affirmé Jean-Marie Le Pen ce 27 décembre.

     «Ce nom a été honoré, il a créé une condition d’existence d’un parti politique français depuis 40 ans, et il a été soutenu par des milliers, des centaines de milliers de sacrifices de militants et adhérents du FN».

     Ces militants «ne toléreraient pas que je ne sais qui ou je ne sais quoi veuillent changer dans je ne sais d’ailleurs quelle intention plus ou moins honnête le nom d’un mouvement qui est très honorable, le Front National».

     «Je suis sûr que les militants du FN feront en sorte que les ambitions qui peuvent se manifester sur d’autres couleurs ou d’autres noms ne puissent pas triompher», affirme-t-il.

     Nous le notions déjà en octobre 2012, la mise en orbite du Rassemblement Bleu Marine a fait craindre à certains un effacement, voire une disparition programmée du Front National. Reste que pour l’instant le FN est bien le navire amiral de l’opposition  nationale, le RBM restant très, très, très loin derrière le FN en terme de nombre de ses adhérents. Les Français qui veulent soutenir matériellement, concrètement Marine et les idées nationales, adhérent très majoritairement et  en priorité au FN, c’est une réalité.

     A cette époque,  le président d’honneur du FN avait été tout aussi catégorique: « Il n’y a que les boîtes en faillite qui changent de nom! ». «On fonde un autre parti quand on a fait faillite, pas quand on a du succès ! ».

     «Est-ce que le champagne Mumm a changé de nom ? Est-ce que Pernod-Rocard, Mercedes ou Ferrari changent de nom ? (…). D’un point de vue  marketing, le Front National est une marque extraordinaire. Seule une maison en faillite change de nom », «ce sont des gens extérieurs au Front National qui proclame cette idée idiote, pour se faciliter les choses. (…). Un parti, ce n’est pas une étiquette, c’est aussi une histoire, faite de chair et de sang, d’hommes et de femmes qui ont souvent consenti de grands sacrifices personnels». «Tant que je serai vivant, le Front National ne changera pas de nom», affirmait encore Jean-Marie Le Pen dans l’hebdomadaire Minute qui consacrait alors sa Une au quarantième anniversaire de la création du Front National.

     Une question essentielle est en effet de savoir si ce changement de nom aurait pour but de matérialiser un virage idéologique, s’il se ferait au détriment des idées nationales, portées historiquement par le FN, idées, valeurs  qui seraient édulcorées, voire pour certaines effacées ? Mais quel serait l’intérêt, même purement et platement électoral, de rallier le troupeau, les rangs des partis du Système ? C’est le tranchant, la singularité de nos idées qui font notre succès croissant, car ce sont les faits qui valident le bien fondé de nos avertissements et de nos réponses à la crise multiforme que nous subissons.

     L’autre interrogation majeure est de savoir aussi si ce changement de nom accélérerait la dédiabolisation du FN, un des arguments parfois avancés par les partisans de ce changement ? Nous en doutons fortement. Tant que les nationaux, les patriotes œuvreront en commun dans une formation politique pour défendre l’identité et la souveraineté nationales, les valeurs de notre civilisation helléno-chrétienne, le refus de l’immigration-invasion, de l’euromondialisme, de la décadence, ils subiront les foudres des grands prêtres du culte cosmopolite qui essaieront de les noircir aux yeux de nos compatriotes.

     Nous avions mis en ligne sur notre blog en octobre 2012, ce message d’un internaute, « Bernard », qui résumait assez bien  la tonalité générale : « J’ai adhéré au  Front National  en janvier 2011 (…). Je précise que j’ai toujours admiré l’œuvre du général de Gaulle tout en comprenant certaines des rancoeurs liées à certains aspects de sa politique (…). Ni ce qui précède, ni le nom Front National, ni l’histoire de ce parti et de ses fondateurs, ni la réputation faite au Front National par ses ennemis ne m’ont empêché d’adhérer au  Front National. .Cette situation faite au Front National est en grande partie le résultat du savoir faire machiavélique de Mitterrand et de ses alliés. Il n’est pas urgent de s’incliner et de paraître leur donner raison alors que l’opinion commence enfin à changer. »

     Interrogé sur ce point par Robert Ménard en mai 2012, Bruno Gollnisch avait dit : « Pour quel nom doit-on changer ? C’est périlleux le FN a été combattu par nos adversaires qui ont suscité des réflexes de craintes de peurs, voire de haine contre le FN. Je ne suis pas contre par principe, le but ce n’est pas le FN c’est l’intérêt de la France. »

     « Mais je crois qu’il y a beaucoup de sacrifices qui ont été consentis par des gens du Front National et je pense qu’il est toujours dangereux d’abandonner une marque qui même si elle a été combattue, est aujourd’hui gratifiée par l’opinion publique d’avoir eu raison dans beaucoup de domaines et pas seulement dans le domaine de l’insécurité et de l’immigration mais aussi dans le domaine économique et financier… ».

     Au sujet du changement de nom du FN, Bruno Gollnisch  rappelait déjà il y a trois ans  que « dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres (il avait) des convictions très fermes » mais « aucun dogmatisme ». « Le Front National est un instrument au service de la France. Si le FN devait s’appeler autrement demain, je ne m’attacherais pas l’étiquette mais à la substance. En revanche, si le Front National devait abandonner ses convictions, il cesserait de m’intéresser comme tel même s’il conservait le nom et la flamme. »

     « Cela étant nuançait-il, je crois que ce n’est pas un hasard si les marques Dior, Louis Vuitton, l’Oréal sont tellement  attachées à leur marque et la défendent bec et ongles (…). Une marque peut focaliser les hostilités, mais elle focalise aussi la fidélité. »

     Bruno estimait donc que «tactiquement, ce serait une erreur de changer de nom ». « Mais, si dans l’avenir, il y a une novation importante dans la vie politique de notre pays, si nous devons donner le signe fort de quelque chose d’autre, on pourra l’envisager. Après tout, quand j’ai été élu député en 1986, un certain nombre de mes collègues élus et moi, à l’initiative de Jean-Marie Le Pen, l’ont été dans un cadre qui n’était pas explicitement celui du Front National  puisque c’était celui du  Rassemblement national… ».

    http://www.gollnisch.com/2013/12/31/changement-de-nom-du-fn-impensable/

  • De la manif de masse au harcèlement du régime socialiste

    Dans Nouvelles de France, Guillaume de Thieulloy annonce qu'il manifestera le 26 janvier :

    "Cette stratégie de harcèlement doit nécessairement être aussi subsidiaire que possible. On n’agit pas de la même façon en milieu rural ou à Paris, selon que l’on proteste contre la spoliation fiscale ou que l’on défend le droit des enfants, ou selon que l’on manifeste à Nantes ou à Lyon. Contrairement à ce que j’entends souvent, je crois qu’il est extrêmement sain et souhaitable que les mouvements soient nombreux et variés. Je ne crois pas aux vertus du « centralisme bureaucratique ». Mais il faut aussi, de temps en temps, montrer que nous sommes capables d’avoir une vision globale de la société et que, pour notre survie, nous sommes capables, par-delà nos différences, de nous réunir pour une gigantesque clameur de protestation. C’est la raison pour laquelle je serai le 26 janvier à Paris pour participer au Jour de Colère qui s’y organise."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/12/de-la-manif-de-masse-au-harc%C3%A8lement-du-r%C3%A9gime-socialiste.html

  • Oui, j'irai à Paris, le 26 janvier prochain !

    Oui, j'irai à Paris, le 26 janvier prochain et, avec moi, tous ceux qui, pour paraphraser de Gaulle, ont encore une certaine idée de la France !
    Déjà, j'entends, ici ou là, s'élever des voix qui parlent d'union de la carpe et du lapin, qui placent en tête de gondoles nos brouilles anciennes ou qui doutent de la pertinence de ce qu'ils considèrent comme une énième démonstration sans lendemain ...
    Oui, et j'en conviens, il y a des divergences mais ne sont-elles pas aussi notre richesse ! Oui, et je le reconnais, il y a, parfois, quelques accrochages mais ils restent de pure forme, bien plus souvent dictés par les ego que les idées ! Oui, et j'en suis sûr, ce peut être une manifestation comme une autre ou bien autre chose mais c'est en agissant que l'on peut connaître le résultat de l'action !
    Et derrière ces différences, il y a désormais cet esprit qui nous anime et nous rassemble, celui de la colère face à des dirigeants devenus autistes; et je dis bien dirigeants quand, de droite comme de gauche, ils ne sont plus que les produits et les marionnettes d'un même système; seul l'emballage change !
    Et derrière ces tiraillements internes, il y a désormais cet espoir que nous portons, celui de redonner enfin la parole au Peuple et, avec lui, a ce qui l'a toujours fortifié, l'esprit de grandeur et de liberté de la France !
    Et dans cet élan qui envahira Paris le 26 janvier prochain, il y aura désormais tous ceux qui, comme moi, ont fait leur cette maxime " L'avenir est dans nos burnes, plus dans leurs urnes !"

    "Libre, Social & National "

    FRANCE, RÉVEILLE TOI !!

    Klaus http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFlluEFEFpSJGsiaKc.shtml


  • Délinquance des étrangers, œillères et laxisme

    par Augustin Debacker

    Si la récente annonce des chiffres de la délinquance étrangère a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme politico-médiatique, ils n’ont cependant rien de nouveau.

    Déjà sous le gouvernement Sarkozy, la sur-représentation des immigrés dans les statistiques pénales avait été régulièrement pointée du doigt, que ce soit par l’Observatoire National de la Délinquance et de la Réponse Pénale ou directement par la Police Judiciaire, sans compter les récurrentes sorties du Ministre Claude Guéant.

    Pourtant, malgré les preuves irréfutables, le couple délinquance-immigration reste tabou dans les hautes sphères politiques, ceux-ci redoutant la dangereuse chute de l’épée de « l’amalgame », comme l’illustre si bien la dernière tirade du Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls : « Un responsable politique public qui se respecte doit voir la réalité telle qu’elle est sans céder à ces facilités et à ces amalgames ». Politique de l’autruche donc, qui fera fi de la donnée immigrée dans la lutte contre la délinquance... [...]

    La suite sur Politique Magazine

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Delinquance-des-etrangers

  • Dossier, l'échec économique et social des gouvernants: cinq articles du journal "Les Echos"

    Chômage : le pari perdu de François Hollande
    Par Jean-Marc Vittori (les Echos)
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    « Si l’inversion se confirme dans les mois à venir, elle viendra d’abord des dizaines de milliers d’emplois aidés. – Reuters »

    Si le chômage monte, c’est qu’il ne baisse pas. Sur la forme, François Hollande a donc perdu son premier pari sur l’emploi. La courbe du chômage ne s’est pas retournée en 2013, en dépit de l’engagement présidentiel proclamé en septembre 2012 et réitéré avec force lors de ses vœux aux Français. Le nombre de demandeurs d’emploi n’aura pas reculé deux ou trois mois d’affilée cette année, condition nécessaire pour parler sérieusement d’inversion.
    Sur le fond, la réalité est plus nuancée. Ministres et partisans de François Hollande soulignent que la montée des bataillons de sans-emploi ralentit de trimestre en trimestre, et ils n’ont pas tort. La fameuse inversion, qui a commencé pour les moins de 25 ans au printemps dernier, pourrait se généraliser début 2014, même si elle sera difficile à distinguer avec certitude dans le brouillard statistique tombé sur les chiffres du chômage, en effectifs comme en taux.
    Mais l’essentiel est ailleurs. Si l’inversion se confirme dans les mois à venir, elle viendra d’abord des dizaines de milliers d’emplois aidés. Des CDD créés dans le public remplacent des CDI qui disparaissent dans le privé : ce n’est pas exactement l’idéal dans un pays où les dépenses publiques sont parmi les plus élevées au monde avec une efficacité trop faible, même si ces créations peuvent se justifier ponctuellement. Le gouvernement ne compte d’ailleurs pas aller beaucoup plus loin dans cette direction. A l’été prochain, l’effet positif de ces créations de postes se stabilisera. Puis il cédera la place à un effet négatif au cours de l’année 2015, quand ces CDD viendront à terme.
    C’est ici que François Hollande a pris son second pari sur l’emploi, plus discret mais plus important. Le président est convaincu que la reprise économique deviendra assez puissante d’ici là pour relancer la création d’emplois dans les entreprises et faire reculer durablement le chômage. Or ce pari est osé, pour trois raisons. D’abord, la croissance prévue pour 2014, proche de 1 %, ne sera pas assez forte pour déclencher l’embauche. Ensuite, les entreprises ont encore beaucoup de salariés en sureffectifs : plus de 200.000 selon l’institut OFCE, qui n’est pas réputé pour exiger des licenciements. Elles emploieront mieux leurs employés avant de recruter.
    Enfin, la crise longue et profonde de l’activité, sans équivalent depuis les années 1930, a détruit du capital humain autant que physique. Parmi les quelque 2 millions de chômeurs qui n’ont pas eu d’emploi à temps plein depuis plus d’un an, beaucoup auront du mal à retrouver un vrai poste, sauf à envisager un effort de formation colossal. Une remontée du chômage risque donc de se produire après une inversion artificielle. De quoi alimenter tous les extrémismes.

    L’inversion de la courbe du chômage attendra encore
    Par Guillaume de Calignon (les Echos)
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    Le nombre de demandeurs ­d’emploi de catégorie A a augmenté de 17.800 en novembre.
    Le gouvernement met en avant une tendance de long terme à la baisse.

    C’est « l’objectif premier » de François Hollande. Et il n’est pas atteint. L’inversion de la courbe du chômage, promesse emblématique du chef de l’Etat, attendra encore. Le ministère du Travail a indiqué, hier, que le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est-à-dire n’ayant exercé aucune activité, avait augmenté de 17.800 en novembre. Une très nette hausse. Et une déception après un recul de 20.500 en octobre, le premier depuis avril 2011, hormis celui intervenu en août mais qui avait été affecté par le « bug SFR ».
    Cette contre-performance est d’autant plus problématique que le chômage des jeunes a remonté en novembre, alors qu’il était orienté à la baisse depuis six mois. Le mois dernier, la métropole comptait 3,293 millions de demandeurs d’emploi (catégorie A), dont 537.400 jeunes de moins de 25 ans.
    Au gouvernement, c’est un peu la méthode Coué qui domine. Le ministre du Travail, Michel Sapin – fidèle du chef de l’Etat –, a préféré hier mettre en avant le fait que le nombre de demandeurs d’emploi en incluant les catégories B et C (ceux qui ont un peu travaillé) a reculé de 6.900 en novembre. Et il a surtout beaucoup insisté sur le fait qu’il fallait mieux s’intéresser aux variations trimestrielles du chômage plutôt qu’aux chiffres mensuels, « plus volatils ». Ainsi, « alors que le chômage progressait d’environ 30.000 par mois en moyenne au premier trimestre 2013, il progressait de 18.000 par mois en moyenne au deuxième trimestre, puis de 5.500 au troisième trimestre. Sur les deux premiers mois du quatrième trimestre, l’évolution est à la baisse de 1.350 en moyenne par mois », avance le ministère. « Il est clair et net que l’inversion de la courbe du chômage est engagée au quatrième trimestre », a martelé Michel Sapin, même s’il avoue qu’elle demande « à être ­confirmée dans la durée ».
    Seul point noir que le ministre accepte de mentionner, la situation des chômeurs de plus de 50 ans et celle des demandeurs d’emploi de longue durée. Le chômage des seniors a, il est vrai, grimpé à nouveau de 1,3 % en novembre. Et le nombre de Français au chômage depuis plus d’un an continue à ­augmenter : il atteint désormais 2,035 millions de personnes. « Il y a des efforts à faire sur le chômage des seniors et les demandeurs d’emploi de longue durée. Il va falloir polariser la politique de l’emploi sur ces catégories-là », a admis le ministre.

    Prévisions peu optimistes de l’Insee

    Sur le plan politique et économique, le gouvernement va toutefois avoir beaucoup de mal à convaincre, au moins à court terme, que le chômage va durablement baisser dans les prochains mois. La Commission européenne, l’OCDE et l’Insee doutent ouvertement que la courbe puisse s’inverser l’an prochain. Les dernières prévisions de l’Insee font d’ailleurs état d’un taux de chômage en légère hausse à la mi-2014, à 11 % de la population active, soit une hausse de 0,1 point par rapport à fin octobre 2013. « Sous l’effet du retour de la croissance et du crédit d’impôt compétitivité emploi, la baisse de l’emploi marchand s’atténuerait progressivement d’ici à mi-2014 », selon l’Insee. L’emploi du secteur non marchand continuerait d’augmenter d’ici à mi-2014, notamment du fait de la progression du nombre des bénéficiaires de contrats aidés. Entre octobre 2013 et juin 2014, « les créations nettes d’emplois (+ 76.000) ne seraient en effet pas suffisantes pour absorber la hausse anticipée de la population active (+ 113.000) », estime l’institut statistique.
    Michel Sapin récuse cette analyse. Pour lui, « compte tenu de l’accélération de l’activité, les créations d’emplois dans le tissu éco­nomique prendront le relais des emplois aidés. A partir de mi-2014, la croissance ­suffira à soutenir l’emploi », veut-il croire. Lentement mais sûrement, le calendrier est en train de glisser.

    Certains postes ont toujours autant de mal à trouver preneur
    Par Frédéric Schaeffer (les Echos)
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    Au total, 132.700 emplois n'ont pas été pourvus au troisième trimestre, selon une étude du Medef.
    Former davantage de chômeurs, en ciblant notamment les moins qualifiés, pour les orienter vers les métiers les plus créateurs d'emplois : c'est l'un des objectifs de l'accord sur la formation professionnelle conclu voilà deux semaines par les partenaires sociaux et que le gouvernement doit encore transcrire dans la loi. Avec, pour point de départ, le constat d'un gâchis : alors que la France fait face à un chômage élevé, 132.700 postes sont restés non pourvus au troisième trimestre, selon une enquête du Medef. Soit pas loin de 1.500 par jour... Dit autrement, sur les quelque 835.000 procédures de recrutements lancées cet été, 16 % n'ont pas abouti. C'est plus qu'au printemps (104.000 emplois non pourvus).
    Ces recrutements abandonnés s'expliquent pour partie par des raisons conjoncturelles (le PIB a reculé de 0,1 % au troisième trimestre, vient de confirmer l'Insee), mais « pas davantage que par absence de candidats répondant aux attentes », note le Medef. Lancé il y a un an auprès d'un panel de 44.000 établissements, l'observatoire du Medef vise précisément à déterminer quels sont les secteurs où le manque d'adéquation entre l'offre et la demande est le plus criant, et à en connaître les raisons. Employés et agents de maîtrise de l'hôtellerie et de la restauration, cuisiniers, assistantes maternelles, conducteurs de véhicules sont ainsi les principaux postes non pourvus. Des métiers qui, au-delà des questions de rémunération, présentent des contraintes propres.

    Manque de compétences

    Reste que le manque de compétences des candidats fait partie des principales raisons mises en avant par les entreprises ayant éprouvé des difficultés de recrutement (qu'il y ait eu embauche ou pas). Le manque de connaissance des techniques du métier est pointé du doigt, avant le manque d'expérience professionnelle ou l'absence du diplôme lié au métier. Des difficultés de « savoir être » (manque d'autonomie, de ponctualité et d'implication) sont également signalées, mais dans une moindre mesure.
    « Les difficultés d'embauches confirment la nécessité d'associer les partenaires sociaux à la gouvernance des filières de formation des demandeurs d'emploi », estime Michel Guilbaud, directeur général du Medef. C'est précisément l'un des points de l'accord entre les partenaires sociaux.

    Temps partiel : la réforme pourrait peser sur l'emploi
    Par Marie Bellan (les Echos)
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    A partir du 1 er janvier, la durée de travail hebdomadaire ne pourra être inférieure à 24 heures pour les nouveaux contrats, sauf exception.
    C'est une disposition contenue dans l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé il y a un an. A partir du 1er janvier 2014, tout nouveau contrat signé entre un salarié et son employeur devra avoir une durée hebdomadaire de travail de 24 heures minimum. Cette disposition a été prise pour lutter contre le travail à temps partiel subi. En France, plus de 4 millions de personnes travaillent à temps partiel (80 % sont des femmes), dont un tiers de manière « subie ». Sur ces 4 millions d'emplois, la moitié ont une durée inférieure à 24 heures par semaine.
    Pour autant, tous ces salariés ne seront pas concernés par la réforme. Jusqu'au 1er janvier 2016, la loi ne s'applique qu'aux nouveaux contrats signés et prévoit plusieurs exceptions. Les jeunes de moins de 26 ans ne sont pas concernés, de même que les particuliers employeurs et les intérimaires. Enfin, si le salarié en fait expressément la demande écrite auprès de son futur employeur, il peut demander à travailler moins de 24 heures.
    Si un accord de branche est signé, l'entreprise peut également s'exonérer de cette obligation, y compris après la date du 1er janvier 2016. Mais, pour l'heure, les accords se comptent sur les doigts d'une main. L'enseignement privé en a signé un, de même que le secteur sanitaire et social et celui de la chaussure.
    Les organisations patronales qui ont signé l'accord sur l'emploi, et donc cette disposition sur les temps partiels, comptaient beaucoup sur ces accords de branche pour pouvoir déroger à la règle. Mais c'était sans compter sur la résistance des syndicats, qui estiment que le recours au temps partiel de courte durée est souvent la solution de facilité pour les employeurs et qu'une réorganisation du travail pourrait permettre d'augmenter les heures travaillées par un même salarié.
    « L'idée de faire travailler plus les salariés en poste lorsqu'ils sont à temps partiel est très bonne, mais c'est inapplicable dans certains métiers », juge Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la CGPME. Dans la propreté, par exemple, 70 % des emplois sont aujourd'hui à temps partiel. Et les heures travaillées sont souvent morcelées (très tôt le matin ou très tard le soir lorsqu'il s'agit de ménage dans les bureaux par exemple). Idem dans l'hôtellerie et la restauration, ou encore la boulangerie. « Il va y avoir un manque à gagner en termes d'emplois, c'est certain, poursuit Jean-Eudes Du Mesnil. E t à partir de 2016, des licenciements pourraient aussi intervenir dans ces secteurs. »

    Les effets pervers du recul de l'âge de la retraite
    Par Vincent Collen (les Echos)
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    Le recul de l'âge de la retraite, résultat des réformes de 2003 et 2010, a eu un effet spectaculaire sur l'emploi des seniors. Le taux d'emploi des 55-59 ans est passé de 55 % à 67 % entre 2007 et 2012, selon les statistiques de l'OCDE publiées le mois dernier. Beaucoup plus faible, celui des 60-64 ans a progressé lui aussi, passant de 16 % à 22 % en cinq ans. Longtemps lanterne rouge pour l'emploi des salariés âgés, la France se situe désormais au-dessus de la moyenne des pays développés. C'est un facteur favorable à la croissance et au pouvoir d'achat, et cela limite le coût des retraites.

    Retour à l'emploi difficile

    Revers de la médaille, les seniors sont aussi plus souvent qu'avant frappés par le chômage, même s'ils le restent toujours moins que les autres catégories d'âge : 8 % des plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi au troisième trimestre 2013, contre moins de 7 % un an plus tôt. « Le nombre des demandeurs d'emploi de plus de 55 ans n'a cessé de s'accroître, dans des proportions plus importantes que pour les autres catégories d'âge, souligne l'Inspection des affaires sociales (Igas) dans un rapport publié en septembre, en particulier depuis le deuxième semestre 2011. » C'est-à-dire depuis l'entrée en vigueur de la réforme de Nicolas Sarkozy, qui relève progressivement l'âge légal de 60 à 62 ans.
    Principale explication, les chômeurs âgés ont plus de mal à retrouver un emploi que les plus jeunes. La durée d'inscription moyenne à Pôle emploi dépasse 440 jours pour cette tranche d'âge, contre moins de 260 jours pour les moins de 50 ans. « Quelles que soient les études, le taux de retour à l‟'emploi des chômeurs seniors est deux fois moindre que celui des moins de 50 ans », poursuit l'Igas, et cet écart « croît depuis 2008 ».
    L'une des raisons avancées par l'Inspection est la perception qu'ont les employeurs des salariés âgés : « Leur niveau de rémunération est considéré comme un frein à l‟'embauche. » Certes, l'âge auquel les entreprises considèrent qu'un salarié est âgé recule, mais il reste nettement inférieur à celui de la retraite. « 58 ans et demi, c'‟est l'‟âge moyen à partir duquel les employeurs considèrent les salariés comme âgés en 2008 », montre une étude de la Dares. Cette perception changera-t-elle avec l'augmentation de l'âge de la retraite ? Le gouvernement Fillon affirmait que ce serait le cas lorsqu'il a fait voter la réforme de 2010, mais rien ne permet de le confirmer pour l'instant.

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EFllukkupEaTfagHjA.shtml