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France et politique française - Page 4530

  • Chômage : la langue de bois de monsieur Sapin

    Une fois le rideau baissé, on revient à la réalité que nos dirigeants semblent ignorer tout en s’en prétendant les maîtres.

     
     

    La lourde insistance des médias avait donné l’impression qu’un rendez-vous habile était préparé par le pouvoir afin de sortir le lapin de « l’inversion de la courbe du chômage » d’un chapeau rempli de contrats aidés. On se disait que si le Président était nul en économie, il avait gardé la main énarchique pour camoufler ses échecs en petits succès de communication. Même pas !

    Il avait réussi à diriger tous les regards sur cette courbe qui, en soi, ne signifie rien. Il était parvenu à faire croire qu’une baisse sur quelques mois du nombre des demandeurs d’emploi soutenue par l’injection massive d’argent public pour créer des emplois artificiels serait une grande victoire, celle de la parole tenue. À 18 heures, le ministre va parler. Les titres positifs sont déjà prêts, tant on sent l’opération bien orchestrée. Résultat : 17 000 chômeurs de plus !

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  • Écologie et immigration : même rhétorique ?

    Tribune de Max Falque, membre de l’Institut Turgot.

    ♦ Les institutions et l’organisation d’un pays sont une ressource rare. Vouloir les ouvrir au monde entier ne peut aboutir qu’à leur destruction. La métaphore de la chaloupe est particulièrement pertinente. Une condamnation sans appel de l’immigration actuelle
    Nos lecteurs trouveront ici un texte magistral de Max Falque du très libéral Institut Turgot.
    Polémia.

    « Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. La France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile… mais pas plus », déclarait  Michel Rocard dans l’émission 7/7 du 3 décembre 1989.

    A l’époque, cette déclaration de l’ancien premier ministre socialiste a semé le trouble au sein de la bien-pensance française (de Gauche mais aussi de Droite). En fait elle s’inscrit dans la théorie générale de la tragédie du libre accès rendue célèbre par l’américain Garrett Hardin dans un article paru sous le titre de  Tragedy of the Commons  publiée quelque vingt ans plus tôt dans la revue Science (1968).

    La thèse est désormais bien connue, notamment par les environnementalistes (1) du monde entier : le libre accès de tous à une ressource limitée, en l’occurrence un pâturage communal (ou vaine pâture), conduit inévitablement à sa surexploitation (surpâturage) et à terme à sa destruction.

    Cette « tragédie » est généralisable à toute ressource mal ou pas appropriée telle que l’eau, l’air, la mer, la biodiversité… mais aussi à toutes celles dont les droits de propriété sont mal définis et/ou mal protégés en raison de leurs caractéristiques physiques, ou de lacunes institutionnelles.

    La théorie de Hardin a révolutionné la problématique environnementale à partir de la fin des années 1970 en plaçant au centre du débat les rôles respectifs des droits de propriété et de la réglementation. Si Elinor Ostrom, prix Nobel d’Economie 2009, a su mettre en évidence le rôle de la propriété en commun (à ne pas confondre avec la propriété collective) pour la gestion à long terme de nombreuses ressources, il n’en demeure pas moins que le libre accès, souvent sous-produit de la propriété collective, est au cœur de la destruction des ressources lorsque se manifeste la rareté.

    Mais Hardin a étendu son analyse à la gestion des flux migratoires qui, depuis une trentaine d’années, font l’objet de débats idéologiques et, désormais, politiques. Les derniers événements tragiques de Lampedusa auront à nouveau bouleversé l’opinion sans apporter la moindre solution.

    Dans un autre article datant de 1974 (Living on a lifeboat) Hardin s’est efforcé de clarifier le débat entre répression et compassion. Les responsables ne veulent pas regarder la réalité en face (celle de Michel Rocard) alors que l’opinion perçoit le caractère suicidaire et insoutenable de laisser le libre accès en Europe à des dizaines de millions de pauvres. Dans la mesure où il s’agit précisément de navires surchargés, la métaphore de Hardin de la chaloupe est particulièrement pertinente : « tout se passe comme si chaque nation riche est représentée par une chaloupe de sauvetage occupée par des personnes relativement riches. A proximité, une centaine de pauvres, à bord d’une chaloupe surchargée qui a fait naufrage, surnagent quelques heures dans l’espoir d’être recueillis par une chaloupe de riches c’est-à-dire bénéficier de la bonté des belles âmes qui sont à bord. Que vont faire les passagers de la chaloupe riche ? »

    Hardin décrit les trois attitudes possibles :
        • Se conformant au précepte chrétien « d’aider son prochain » ou à l’impératif marxiste « à chacun selon ses besoins », ils doivent recueillir les quelques cents naufragés. Résultat inévitable : la chaloupe coule et 150 personnes meurent noyées.
        • Si la chaloupe dispose d’une dizaine de places supplémentaires (facteur de sécurité) il est possible de recueillir au maximum dix passagers mais alors apparaît le problème de la règle à établir pour le choix des naufragés à sauver: tirage au sort, priorité aux enfants, aux femmes enceintes, aux travailleurs qualifiés et vigoureux ? Mais alors quelle justification morale pour l’abandon des 90 autres naufragés ?
        • Afin de préserver toutes les chances de survie de l’embarcation les passagers de la chaloupe riche refusent de porter secours. Cette situation apparaît immorale mais rationnelle dans la mesure où il est toujours possible aux passagers riches, et, menés par des sentiments de compassion, de sauter à l’eau (2) pour laisser leurs places aux pauvres. On notera qu’un un tel comportement altruiste a peu de chances de se produire au sein des multiples groupes prêchant l’immigration pour tous, mais dont les bons sentiments masquent parfois des intérêts moins nobles : main-d’œuvre bon marché, subventions aux multiples associations d’aide aux immigrés, sinon politique politicienne, satisfaction morale…
    L’absence de choix politiques est désastreuse, sinon criminelle, car elle comporte trois séries de conséquences :
        • les milliers de victimes qui chaque année périssent en tentant d’accéder à la terre promise ;
        • les couts d’accueil  très élevés et de contrôle peu efficace des frontières ;
        • l’incapacité de régler le problème de la pauvreté et  le risque de déstabilisation sociale et politique des pays d’accueil.
    Que faire ?
    D’abord bien poser le problème et ses enjeux économiques, politiques et sociaux. Ensuite se demander pourquoi des pays potentiellement riches poussent de facto à l’exil les excédents les plus dynamiques de leur population. Rien, sinon leur propre impéritie (mauvaises institutions, guerre, corruption), ne justifie cet exode qui, cerise sur le gâteau, conforte la survie des autocrates et leurs comportements incompétents voire criminels.
    Sur le plan pratique est-il cohérent d’accueillir ces malheureux alors que l’on déploie des moyens de surveillance pour les sauver mais aussi les décourager, voire les repousser ?
    Il est grand temps que la France, et au-delà les pays européens, tiennent compte de la constatation de Michel Rocard car les intentions, pour nobles et pures qu’elles soient, ne peuvent servir d’excuse et/ou de justification à une politique (ou absence de politique) incohérente, voire hypocrite, qui, poussée à ses extrêmes, sera suicidaire pour la société dans son ensemble, et plus particulièrement pour les malheureux de la planète… à l’exception des quelques passagers d’une chaloupe chanceuse.
    France , terre d’asile… mais pas plus !
    Enfin constatons qu’au-delà de l’immigration, la tragédie du libre accès, de fait, menace de nombreuses institutions, dont par exemple celles qui concernent la santé, le chômage, l’éducation… La simplicité du diagnostic n’a d’égal que la complexité de mise en œuvre des solutions !
     Max Falque, Institut Turgot, 17/12/2013
    NOTES :
    (1) Je pense avoir été le premier à la présenter en France dans « Libéralisme et environnement » in « Futuribles », mars 1986, suivi de commentaires critiques de B. Lalonde, J. Theys, V. Renard
    (2) A ma connaissance, et sauf exception, les belles âmes se contente de sauter dans leur piscines !
    Source : http://blog.turgot.org/index.php?post/Falque-immigration2

    http://www.polemia.com/ecologie-et-immigration-meme-rhetorique/

  • Au Front de gauche, nouvelle fissure entre communistes et mélenchonistes

    A la veille d'une riche année électorale, l'unité du Front de gauche semble plus entamée que jamais. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a utilisé mardi 24 décembre les colonnes de son blog pour dénoncer l'attitude « incompréhensible » du Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon sur la scène européenne.

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  • Hollande va quémander en Arabie Saoudite

    Ce dimanche, François Hollande commence une visite officielle en Arabie Saoudite. La délégation se compose de quatre ministres, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Nicole Bricq et Jean-Yves Le Drian, ainsi que d’une trentaine de dirigeants d’entreprises, dont ceux d’EDF, d’Areva, d’Alstom et de Thales. On comprend bien donc l’importance économique de cette visite. Les échanges entre les deux pays ont dépassé les 8 milliards d’euros. Il s’agit d’élargir le partenariat…

    On parle bien de quémander car nous sommes plutôt redevables à l’Arabie Saoudite pour les exportations de pétrole. Il semblerait d’ailleurs que pour une fois le président de la République ait fait taire son aversion pour les pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme. Récemment, on a appris qu’un blogueur pouvait être condamné à mort pour blasphème. La police religieuse est là pour surveiller que tous les habitants obéissent aux préceptes de l’islam. L’homosexualité est répréhensible. Mais sans doute, François Hollande ignore tout cela, lui qui va boycotter l’ouverture des Jeux Olympiques d’Hiver à Sotchi. Les belles convictions disparaissent devant l’argent…

    http://medias-presse.info/hollande-va-quemander-en-arabie-saoudite/4456

  • S’arranger avec la liberté.

    Dernière idée du gouvernement : interdire Dieudonné de se produire. La bêtise du gouvernement est sans limite. Ce n’est pas que Dieudonné fasse parti de nos amuseurs favoris, nous ne goûtons absolument pas à son genre d’« humour ».

    Utiliser l’antisémitisme pour faire applaudir une salle n’a rien de louable.

    Toutefois, il est une chose qui pourrait nous faire bien rire, si elle n’était poussée à un tel degré, c’est l’indignation à géométrie variable de nos élites bien pensantes. Elle est maintes et maintes fois dénoncée ici ou là. Vous trouverez dans cet article une petite anthologie (largement non exhaustive !) des appels à la liberté d’expression de cette belle gauche, notamment à l’occasion de l’affaire Castellucci. Il ne s’agit pas de louer les débordements parfois violents qui ont eu lieu, seulement montrer que la liberté d’expression n’est pas accordé à tous de la même manière.

    Dans Libé pour commencer :

    « Le ministère de la Culture a condamné samedi les perturbations qui, selon Frédéric Mitterrand, « portent atteinte au principe fondamental de liberté d’expression, protégé par le droit français », rappelant que la justice a débouté l’association Agrif, proche du FN, qui exigeait l’annulation de la pièce. » [1] [...]

    Mathieu Colin - La suite sur Nouvel Arbitre

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?S-arranger-avec-la-liberte

  • Destruction de la famille en 5 actes

    De Jeanne-Emmanuelle Hutin dans Ouest France :

    "Acte 1. La rentrée 2012 donne le ton. « Pour donner la liberté de choix, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, éthique, social, intellectuel », déclarait le ministre de l'Éducation nationale. Reléguer les familles au rang d'un déterminisme, ne manque pas de porter atteinte à leur autorité morale. S'agit-il de réaliser un « homme nouveau », endoctriné par des théories en tous genres ? Une laïcité qui s'arrogerait le droit d'entrer dans les consciences poserait la question du respect des libertés fondamentales et de l'instrumentalisation de l'État par une croyance laïque.

    Acte 2. Changement de la nature de la filiation, conséquence du mariage homosexuel (printemps 2013). La norme était qu'un enfant ait un père et une mère. Aujourd'hui, il peut légalement avoir deux pères ou deux mères. Ce qui, dans ce cas, le dote d'une filiation fictive !

    Acte 3. À la même occasion, effacement du Code Civil des mots « père et mère », remplacés par « parents », des mots « mari et femme » remplacés par époux. La famille change de nature. Cette disparition juridique annonce-t-elle la marginalisation du rôle social des pères et mères ?

    Acte 4. Hiver 2013 : familles nombreuses dans le collimateur fiscal. La baisse du quotient familial entraînera une hausse d'impôts pour nombre d'entre elles. Or, elles seront déjà les premières pénalisées par l'augmentation de la TVA. « Double peine » !

    Acte 5. Projet de disparition du foyer fiscal : la société reconnaissait la famille comme une unité, déclinée dans la déclaration de revenus commune. Il est question de briser cette unité en chargeant chaque conjoint de remplir la sienne... pour inciter les femmes à travailler. Comme si elles n'étaient pas libres parce qu'elles étaient mariées !"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Non, M. Philippot, défendre la vie n’est pas dépassé

    Alors que le gouvernement espagnol vient d’adopter un avant-projet de loi visant à repénaliser l’avortement et à en finir avec sa reconnaissance comme « droit » par la loi, on ne compte plus à travers le monde occidental les dénonciations médiatiques et politiques de ce « retour en arrière »… vers un peu plus de respect pour la vie. Dénoncer l’avortement, ou même restreindre les cas où il est légal, est aujourd’hui dans l’Union européenne synonyme d’extrémisme, de refus de la démocratie et de la laïcité. A telle enseigne que même le vice-président du Front national, Florian Philippot, s’est bruyamment désolidarisé de toute approbation de la mesure espagnole. Et cela pose des questions politiques fondamentales.

    Lundi matin, le président d’honneur du Front national a salué l’initiative du gouvernement de Mariano Rajoy d’abroger la loi de l’ère Zapatero faisant de l’avortement un droit des femmes jusqu’à 14 semaines de grossesse et le rendant possible sous conditions jusqu’à 22 semaines. L’avant-projet rétablit des conditions de danger pour la santé physique ou psychique de la mère, à vérifier par des médecins indépendants des cliniques d’avortement, ou de viol dénoncé dans les formes, élimine l’avortement pour malformation fœtale et institue une obligation d’information des mères relative aux risques liés à la procédure mais aussi aux aides qui peuvent leur être apportées. Le projet y ajoute une période de réflexion de sept jours avant que l’avortement puisse être exécuté.

    « Le projet de loi espagnol sur l’avortement prouve que l’on peut agir en la matière avec mesure, intelligence et souci du respect de la vie », tweetait Jean-Marie Le Pen.

    On pouvait s’interroger sur l’emploi du mot « mesure » : quelle est donc cette « mesure » qui permet malgré tout l’élimination des enfants à naître jusqu’à la 22e semaine, fût-ce sous conditions et avec l’espoir de voir reculer, un peu ou beaucoup, le massacre des innocents ? On sait qu’en Grande-Bretagne, où l’avortement n’est pas permis pour des raisons sociales et seulement en cas de danger pour la santé mentale de la mère, 200 000 avortements ont lieu chaque année (depuis 1967, en Angleterre et au Pays de Galles, seules 143 interventions ont eu pour motif le danger pour la vie de la mère).

    Mais le tweet de Le Pen, tout prudent qu’il était, avait du panache et sonnait comme un refus du politiquement correct. Et tout prudent qu’il était, il a été désavoué.

    Mardi, veille de Noël, Florian Philippot a renvoyé le président d’honneur du FN dans ses buts d’un sec : « Oui, c’est son opinion. » Pour poursuivre aussitôt: « Mais je rappelle que la position du Front national n’est pas une restriction, il n’y a aucune restriction du droit à l’avortement dans le projet du Front national, aucune. »

    N’y a-t-il donc pas au moins débat au sein de ce parti ? « Non, il n’y a pas de débat, nous considérons que ce n’est pas une préoccupation du tout des Français, que leurs préoccupations, ce sont le chômage, le pouvoir d’achat, la sécurité, les questions de réindustrialisation, l’Union européenne qui est aujourd’hui une vraie dictature parce qu’elle empêche les démocraties nationales, ça, ce sont les vrais sujets. Mais voilà, on discute du sexe des anges, c’est une vieille technique gouvernementale, mais je crois que les peuples ne sont plus dupes », a déclaré le vice-président du Front national sur RTL.

    A l’heure d’écrire, il n’y a eu aucune mise au point de la part des autres instances dirigeantes du parti, pour plusieurs raisons. Philippot est chargé de la stratégie et de la communication du FN, c’est donc lui qui donne la ligne et qui l’exprime. Par ailleurs, même si Marine Le Pen a fait par le passé des déclarations contre les « avortements de confort » et le remboursement de l’« IVG », elle n’a jamais fait mystère de son refus de revenir sur la loi Veil (aujourd’hui largement dépassée par des mesures encore plus favorables à l’avortement).

    A l’époque de la « dédiabolisation » du FN, qui a effectivement bien fonctionné et qui a rendu ce parti, financé comme les autres sur les fonds publics, omniprésent dans les médias, nous l’écrivions : accepter l’avortement était un « ticket d’entrée » dans le monde politique.

    On savait cependant que des responsables du Front national continuaient d’afficher leur refus de l’avortement légal – ainsi Bruno Gollnisch participait-il aux Marches pour la vie à Paris, entouré d’élus et d’autres figures du parti.

    Mais les déclarations de Florian Philippot balaient – ou voudraient balayer – tout cela. Alors même que la loi proclamant solennellement que l’avortement est un droit – avec pour objectif et conséquence logique de bâillonner toute opposition, d’interdire tout acte visant à avertir les femmes de la vérité sur ce « choix » – n’est même pas encore devant l’Assemblée nationale, il le dit, lui.

    L’avortement n’est-il donc pas un sujet ? L’immigration n’est-elle pas venue compenser, n’est-elle pas présentée comme la seule solution dans un pays où les enfants manquent par millions, sacrifiés sur l’autel infernal du refus de la vie ? Quelle sécurité espérer dans un pays qui sacralise l’égoïsme et le droit d’écraser autrui dans la plus grande violence de toutes, qui permet l’élimination du plus faible des êtres humains par sa mère elle-même ? Sa mère, qui est le plus souvent elle-même victime de ce geste que la société divinise, instrumentalisée au service d’un système qui recherche le mal et la mort ?

    Quelle démocratie, quelle nation ? Une nation est le lieu qui voit chaque jour naître son avenir : aujourd’hui la France permet, encourage, rembourse le génocide de ses enfants. Ce n’est assurément pas le seul « sujet », mais il est au cœur de la crise dont nous savons qu’elle est morale bien avant d’être sociale.

    Et parmi toutes les décisions malfaisantes, les décisions désespérantes qu’aligne le gouvernement socialiste – dans une belle continuité politique par rapport à d’autres formations politiques qui ont payé leur « ticket d’entrée » en sacrifiant à la culture de mort – celles qui portent sur les « sujets de société » sont tout sauf de l’« enfumage ». Elles relèvent d’un choix délibéré qui ancre encore plus profondément la France du côté de la Révolution. Elles délimitent le cadre dans lequel nous vivons, rendant impossible toute réforme de fond qui permette à la France de renouer avec son passé de nation civilisée.

    Et aujourd’hui, miracle ! de plus en plus d’évêques en sont conscients et le disent, jusqu’à Mgr Pontier qui pour être président de la conférence épiscopale n’en est pas moins évêque, a souligné dans son message de Noël que le projet de modification de la loi sur « l’IVG » incite quasiment les femmes « à ne se poser aucune question quant à l’élimination de l’être qu’elles portent en leur chair ».

    Cette tragédie du génocide français crie vengeance, parce que l’homme ne définit pas sa propre mesure et qu’il n’est pas la fin de toutes choses, et qu’à l’imaginer, il se place dans une posture de révolte fondamentale dont le salaire est la destruction, la tyrannie et la mort.

    Que faire lors des élections prochaines ? En tenir compte. Tous les candidats du FN n’ont pas payé leur « ticket d’entrée ». Pour les autres, se rappeler ce qui s’est fait en Espagne : le mouvement pro-vie a pesé en étant entier et net, en réclamant avec ténacité (et il continue) « l’avortement zéro ». Parce que la vie de la France comme nation en dépend aussi.

    Extrait du n° 8009 de Présent,(Jeanne Smits) du Vendredi 27 décembre 2013

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/non-m-philippot-defendre-la-vie-nest-pas-depasse_94465.html#more-94465

  • A Evry, les habitants paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls

    Folles dépenses, dette record, pratiques clientélistes… Mais qu’a donc fait Valls dans sa ville ?

    Dès qu’il s’agit de faire le beau sur ses terres d’Evry, Manuel Valls ne ménage pas les balais-brosses. En mai 2012, il a fait repeindre à la va-vite des murs du quartier de Bois sauvage. « La veille au soir, des équipes étaient encore en train d’effacer des tags », se souvient une habitante. Il ne s’agissait pas de laisser les caméras donner une mauvaise image de la commune d’un futur président de la République…

    Sacré Manuel Valls ! Depuis qu’il a été parachuté dans cette ville nouvelle de l’Essonne il y a douze ans, celui qui était alors simple chargé de presse au cabinet de Lionel Jospin à Matignon est devenu un vrai professionnel de la politique. Non seulement il a appris à policer son langage et à choisir ses cravates pendant ses dix années de mandat, mais il a réussi à faire d’Evry une ville tremplin pour servir ses desseins. « Quand il est arrivé ici, il ne cachait pas son ambition de s’asseoir un jour dans le fauteuil de l’Elysée », confie un ancien de la mairie. Et il voulait faire de sa cité un laboratoire vivant, témoignant de sa gestion dynamique, moderne et rigoureuse.

    Une décennie plus tard, un simple coup d’œil aux finances municipales donne une idée de son bilan : les caisses d’Evry sont vides. « J’ai rarement vu ça, ils n’ont même pas de quoi payer leur dette », s’étonne Claude Jaillet, expert en finances locales. « Du coup, ils sont obligés d’emprunter pour rembourser les échéances ».

    Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait… valser les impôts. Entre 2001 et 2012, la pression fiscale sur les ménages de la commune a explosé de 45,7%. Grâce à quoi la facture moyenne des foyers imposables, qui frôle aujourd’hui les 2 .100 euros annuels, est l’une des plus élevées de France pour une ville de cette importance. En dépit de ces coups de massue, la municipalité n’a pas réussi à boucler ses budgets, et il lui a fallu emprunter à tour de bras. Depuis 2007, son ardoise s’est envolée de 40%, presque autant que celle de l’Etat. Il faut dire que l’ancien maire (Manuel Valls a cédé son fauteuil en 2012, lorsqu’il est devenu ministre) n’avait pas des oursins dans les poches. Pendant ses deux mandats, il a flambé les deniers publics avec une grande constance. Dans une ville de 50.000 habitants comme Evry, par exemple, seul le directeur général des services est censé disposer d’une voiture de fonction. Or la Cour des comptes notait, dès 2006, que la commune en mettait 26 à disposition de ses agents, sans compter les 45 véhicules «de service»

    Même prodigalité pour les frais de communication, qui ont bondi de 852,6% entre 2001 et 2003, et ne semblent pas avoir diminué depuis. Pour 2012, le compte administratif donne le détail d’environ 800.000 euros pour ce poste (dont 110.000 dédiés à la seule édition de catalogues, d’imprimés et autres publications). Mais il ne fournit pas la moindre précision sur la ligne «divers» située juste au-dessous, dont la dépense est pourtant énorme (400.000 euros). « Vu l’intitulé, ce sont sans doute aussi des frais de communication, mais ils ont essayé de noyer le poisson pour éviter les questions  », assure Claude Jaillet. D’ailleurs, le département communication de la ville, qui n’existait quasiment pas à l’arrivée de Valls, occupe désormais un étage entier d’une des ailes de la mairie.

    C’est comme ça dans beaucoup d’autres services, et cela n’a rien d’étonnant. Bien qu’une partie des compétences de la municipalité ait été progressivement transférée à la communauté d’agglomération – que Manuel Valls a lui-même dirigée entre 2008 et 2012 – les effectifs n’y ont en effet pas baissé. Certes, Evry n’est pas la seule commune dans ce cas. Mais elle a la particularité d’avoir recruté des chargés de mission à la pelle au profit du cabinet du maire. « Il y en a eu 49 », confie un proche de l’ancien cercle. En observant que, pour essayer de masquer ce déferlement de conseillers, Manuel Valls a longtemps eu recours à une petite astuce : « Au sein de l’organigramme, il faisait passer des chargés de mission pour des standardistes ».

    Pas étonnant que les dépenses en personnel du chef-lieu de l’Essonne crèvent le plafond ! L’an dernier, elles ont représenté 791 euros par habitant, 50 de plus que la moyenne pour ce type de ville. Et ce, bien que les «achats et charges externes», autrement dit le recours à des prestataires extérieurs, soient demeurés exorbitants (416 euros par habitant, soit 55% de plus que la moyenne). Plutôt que de donner des leçons de gestion, comme il l’a fait pendant les primaires socialistes, le ministre de l’Intérieur ferait peut-être bien d’en prendre…

    D’autant que les gaspillages touchent aussi les investissements de sa cité. Manuel Valls, qui préconise aujourd’hui une mutualisation des services de l’administration, s’est en effet montré incapable de s’entendre avec son homologue de Corbeil-Essonnes – le député avionneur Serge Dassault – pour rationaliser et gérer en commun l’épuration de l’eau. Il a donc dû engager seul de lourds investissements pour sa centrale de traitement des eaux usées. Selon la Cour des comptes, ce chacun pour soi aurait coûté 10 millions d’euros aux contribuables, sans compter le 1,1 million de frais de fonctionnement supplémentaire chaque année. « Aucun intervenant n’a été en mesure de faire prévaloir l’intérêt général », ­dénoncent les magistrats.

    Mais la gestion de «Manuel» n’est pas seulement désastreuse, elle est aussi clientéliste. « Il récompense beaucoup les gens en leur offrant des postes », reconnaît l’un de ses proches. Et le recrutement des «fils de» va bon train dans la municipalité. Ainsi Florence Bellamy, la directrice de dynamique Emploi – la structure qui gère la politique de l’emploi local et qui a longtemps été chapeautée par le prétendant à l’Elysée – a-t-elle discrètement recruté son rejeton en ­début d’année parce que, dit-elle, « on avait besoin de quelqu’un comme lui ». L’affaire ayant été ébruitée, Francis Chouat, bras droit du ministre et actuel maire d’Evry, lui a toutefois demandé de le faire ­partir. Question népotisme, ce dernier n’est pourtant pas lui-même blanc-bleu : son propre fils officie actuellement dans une filiale de la Semardel, le principal groupe de traitement des déchets de l’Essonne… qu’il préside depuis le 1er février 2012.

    Si encore ce socialiste moderne, qui assure «  parler autrement aux chefs d’entreprise», avait réussi à développer le tissu économique de sa ville. Mais ses résultats sont plutôt maigres. « Il nous avait promis un plan de développement stratégique avec des moyens pour booster la ville, mais on l’attend toujours », regrette Joseph Nouvellon, un élu UMP d’Evry. De fait, le ministre n’a réussi à attirer dans sa ville aucune nouvelle société d’importance. La crise ne l’a pas aidé, bien sûr. Mais les cités voisines de Corbeil-­Essonnes et de Mennecy ont, elles, réussi à développer des zones d’activité. Pire : plusieurs gros employeurs ont récemment fait leurs valises, comme le Centre national d’études spatiales (Cnes) en 2012, et surtout le siège de Carrefour et ses 2.300 employés. Manuel Valls a eu beau marchander en proposant des bureaux plus étendus avec un loyer 30% moins cher, le géant de la distribution a regroupé tous ses sites à Massy, mieux desservi par les transports. « Finalement, Valls a surtout fonctionnarisé sa ville », sourit le maire d’une commune voisine. Un «réformateur moderne», le chouchou de l’opinion ?

    Des voyages à Dakar aux frais du contribuable

    Officiellement, l’association CDANE, qui finance des projets de coopération de l’agglomération d’Evry Centre ­Essonne avec le Mali et le Sénégal, n’a envoyé personne à ­Dakar cette année. « Il y a bien eu un voyage avec six ou sept personnes de la mairie, mais c’était en 2012 pour une session de formation des fonctionnaires locaux », assure Jean Hartz, l’élu chargé du dossier. Cinq ou six autres séjours sont déjà programmés d’ici la fin 2014 par la CDANE, qui dispose d’un budget annuel de 500.000 euros d’argent public.

    Il faut croire que Jean Hartz a des trous de mémoire car, comme l’atteste cette facture d’un grand hôtel de Dakar, un déplacement a aussi été organisé en avril dernier. « Il y avait neuf personnes de la ville », confirme Ibrahima Diawadoh, chargé de mission à la mairie et conseiller «intégration» de Manuel Valls. Détail troublant : bien que son nom figure sur la facture, ce Mauritanien d’origine n’a rien à voir avec la CDANE. « Comme j’y suis allé une semaine avant pour préparer le voyage, c’était plus simple pour la facture », se justifie-t‑il. Les contribuables d’Evry seront sans doute ravis d’apprendre que leurs impôts servent à financer ce genre de petites virées. Et la formation des agents publics maliens.

    Capital

    http://fortune.fdesouche.com/324110-a-evry-les-habitants-paient-encore-la-gestion-bien-peu-rigoureuse-de-manuel-valls#more-324110

  • Les entreprises françaises sont les moins rentables de toute la zone euro

    L’information est passée relativement inaperçue. Selon l’INSEE, Le taux de marge des entreprises françaises est tombé à 27,7% au troisième trimestre, à son plus bas niveau depuis 1985.

    Ces chiffres semblent contredire le sentiment général en France sur le creusement des inégalités et les milliards de profits réalisés par les plus grandes entreprises. Les sociétés du CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris, auront réalisé environ 80 milliards d’euros de bénéfices cette année, une progression de 15% par rapport à 2012.

    Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Si les multinationales vont bien, c’est parce qu’elles réalisent, comme leur nom l’indique, l’essentiel de leur chiffre d’affaires et plus encore de leurs bénéfices à l’étranger. Elles ne reflètent pas du tout la santé réelle des entreprises et de l’économie française.

    L’état de santé, en moyenne, des entreprises françaises est très préoccupant. Leur taux de marge est bien plus faible que celui des entreprises allemandes (plus de 40%), mais aussi italiennes, britanniques et même espagnoles (entre 34% et 40%). Les entreprises françaises sont tout simplement les moins rentables de la zone euro. Les profits des entreprises françaises font à peine plus de 6% du PIB, les allemandes et les italiennes un tiers de plus, les espagnoles et les américaines deux fois plus.
    Alors on sait bien en France que le profit s’est mal. Mais c’est le moteur de l’économie de marché et la baisse de rentabilité des entreprises française, qui n’est pas un phénomène nouveau, s’aggrave. Le taux d’autofinancement des investissements des entreprises est très faible et va encore diminuer cette année (à moins de 66%). Pour investir, elles sont obligées de s’endetter. C’est-à-dire de prendre des risques et de trouver des banques qui aient envie de prêter.

    C’est évidemment une bonne explication à la frilosité des investissements et donc des créations d’emplois privés et marchands, de vrais emplois qui ne sont pas financés par de la dépense publique, c’est-à-dire par des impôts et de la dette.

    Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) n’est pas encore intégré dans la mesure du taux de marge effectuée par l’INSEE, mais il représente à peine un point de marge. Le mal est plus profond.

    Il tient aux charges pesant sur le travail et notamment au financement de la protection sociale par les salaires, mais pas seulement. Si les marges sont aussi faibles, c’est que les entreprises françaises ont perdu tout contrôle sur le prix de vente de leurs produits. Cela signifie qu’elles sont trop exposées à la concurrence avec des offres à trop faible valeur ajoutée, dans des gammes trop basses ou trop peu innovantes. Un cercle vicieux dont il n’est pas possible de sortir sans investir…

    «Vu leur situation très dégradée, les entreprises vont utiliser le Cice avant tout pour restaurer leurs marges et non pas pour embaucher ou investir, prévient Patrick Artus, directeur des études de Natixis. Or sans l’investissement, la reprise ne s’enclenchera pas.» Elle sera «poussive», a prévenu l’Insee. L’Institut prévoit en conséquence que le taux de chômage, après une stabilisation, devrait repartir légèrement à la hausse mi-2014.

    Les organisations internationales (OCDE, FMI, Commission européenne) ne croient pas non plus à un recul prochain du chômage en France. Elles pensent même que la hausse va se poursuivre en 2014.

    Slate  

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