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France et politique française - Page 4563

  • Grandes manœuvres pour l'euthanasie

    Alors que les médias bruissent d'information sur l'euthanasie, nous avons rencontré Jean-Claude Martinez. Il estime que la Vie est le nouveau paradigme politique, le grand discriminant des intentions dès aujourd'hui.
    Le Comité Consultatif National d'Ethique a fait sélectionner dix personnes par un institut de sondages et abracadabra : voici une « conférence citoyenne », appelée à statuer sur les graves difficultés morale que pose la fin de vie. Qu'ont-elles statué? Résultat détonnant pour ces dix personnes censément représentatives de la population française tout entière !
    Selon cette conférence nationale, il ne faut pas toucher à l'euthanasie, qui pose des problèmes « trop complexes ». Mais on pourrait et l'on devrait rendre légal le suicide assisté, tel qu'il se pratique par exemple dans certaines maisons spécialisées en Suisse, et, du coup, par exception, dans le cas où la personne est hors de conscience, il serait possible de pratiquer sur elle l'euthanasie, moyennant l'accord d'un conseil de médecins et de la famille. « La possibilité de se suicider par assistance médicale comme l'aide au suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient enfin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience ».
    Une pseudo conférence, faite de personnes sans qualification
    Comment a-t-on procédé? Le groupe s'est réuni durant quatre week-ends à huis-clos en novembre et décembre pour entendre les avis de diverses personnes qualifiées. Tout d'abord celles proposées par le CCNE, qui, dans un souci d'équilibre, avait choisi par exemple les députés Jean Leonetti (UMP) et Gaétan Gorce (PS) et les présidents de la Société française d'accompagnement des soins palliatifs, Vincent Morel, et de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, Jean-Luc Romero. Pas une personne hostile à l'euthanasie : il y avait Jean-Luc Romero, patron du lobby mortuaire, mais pas Tugdual Derville, membre de l'Alliance Vita. Les citoyens eux-mêmes ont par la suite demandé à entendre des personnes ayant accompagné un proche en fin de vie, ou encore un médecin généraliste et... un économiste !
    Bref : on jette ainsi en pâture au quatrième pouvoir une pseudo conférence, faite de personnes sans qualification ; du coup, on requalifie cette réunion de « citoyenne » par défaut et je dirais par la grâce d'un Institut de sondage. Cette manière de faire me semble totalement inédite. Elle indique bien le malaise des « sachants » face à cette question qui n'est pas seulement une question pour les autres parce qu'elle peut nous concerner tous. Chacun sent obscurément que la légalisation de l'euthanasie entraînerait la fin d'un monde - le monde où la vie est un don et où la compassion tient non d'une hypocrite pitié mais de la charité, c'est-à-dire du fond du cœur humain.
    En rédigeant cet article, j'ai téléphoné sur cette question à Jean-Claude Martinez (photo), dont j'avais beaucoup apprécié le livre récent L'euthanasie, stade terminal du capitalisme (éd. Via romana). D'où vient ce titre qui est tout un programme à lui tout seul ? Comme le dit Jean-Claude Martinez, il y a un décalage entre les motifs compassionnels sur lesquels on nous fait pleurer et les vrais motifs, plus profonds, économiques et sociaux. Il insiste sur le fait que « un malade en soins intensifs coûte 5000 euros par jour. En abrégeant sa vie de dix jours seulement, le gain est de 50000 euros. Répété 225 000 fois, nous arrivons à 11,2 milliards soit très exactement le montant nécessaire pour retrouver l'équilibre du budget général de la Sécurité sociale qui n'est que de 11,4 milliards ».
    « Pour ne pas débrancher, il suffit de croire à la science »
    Très en forme, Jean-Claude Martinez évoque, avec la verve qu'on lui connaît, le cas d'Angèle Lieby, auteur d'un livre bouleversant Une larme m'a sauvée (Les arènes 2012). Le 13 juillet 2009, à 57 ans, elle est atteinte d'une atroce migraine et on la met dans un coma thérapeutique, dont on ne parvient plus à la sortir. Elle ne peut rien bouger « se sent figée dans son corps ». Elle entend tout mais ne peut pas le montrer. Le médecin prévient son mari d'avoir à aller acheter le cercueil : « Cela fait moins de mal avant qu 'après ». C'est sa fille qui ne veut pas croire au décès et qui, en lui parlant tout près de l'oreille, repère une larme sur la joue de sa mère. Aujourd'hui revenue à la vie, Angèle veut témoigner. Elle avait donné ses organes à la science et avait demandé que l'on brûle le reste... C'est au grand tripatouillage de son corps qu'elle pensait en écoutant les médecins annoncer qu'ils allaient devoir débrancher les appareils à la famille éplorée, elle frémissait en elle-même de ces souffrances qu'elle allait éprouver en pleine conscience, sans avoir moyen de le manifester. Comme me dit Jean-Claude Martinez: « C'est la même chose pour les tétraplégiques. Ils sont conscients. Certes, ils ont les plus grandes difficultés aujourd'hui, mais dans 20 ans, au rythme où va la science, ils marcheront ». Les progrès de la science, en particulier en matière d'organes artificiels, sont proprement hallucinants. Le mouvement transhumaniste est parfois inquiétant, Jean-Pierre Dickès en a entretenu nos lecteurs il y a quelques mois, mais comme me dit encore Martinez, les réalisations des savants sont étonnantes : « Pour ne pas débrancher, il n'y a même pas besoin de la foi en Dieu, il suffit de croire à la science ».
    Plus que jamais, le combat pro-Vie n'est pas un combat anecdotique. La Vie devrait être le grand discriminant, le nouveau paradigme politique lance Martinez. C'est le 19 janvier que l'Alliance Vita convoque les Français à une grande manifestation pro-Vie de Denfert-Rochereau aux Invalides, qu'il ne faudra manquer sous aucun prétexte.
    Abbé G. de Tanoüarn monde & vie 27 décembre 2013

  • Les reniements de François Hollande : une chance pour la France ?

    Nous sommes dans un moment de démonstration que les recettes socialistes sont à côté de la plaque. Cela pourrait avoir des vertus pédagogiques.

     
     

    Avec une audience de 10 millions de personnes, bien inférieure à 2012, les vœux de François Hollande ont été un non-événement.

    Les faibles résultats d’écoute ne sont que le miroir (ou le mouroir) de la « popularité » catastrophique de notre « président leader ». Plus personne ne le croit.

    Pourtant, la décomposition accélérée du pouvoir, la suite interminable des couacs et des reniements pourraient avoir quelques vertus pour la France.

    En effet, mis à part quelques socialistes nostalgiques, tout le monde a compris qu’il n’y a pas de boussole ni de cap sur le pédalo de notre président. La bonne nouvelle, c’est que telle une aiguille attirée par le pôle magnétique, il est en train – à l’aune de la réalité – de renoncer à toutes ses promesses mensongères et de faire tomber les « croyances » irréalistes qui empoisonnent la France depuis si longtemps.

    Lire la suite ...

  • L'opinion publique aspire à un renouvellement politique

    A l'approche des élections municipales et européennes, Guillaume Bernard livre à JOL son analyse sur la fracture entre les élus et les électeurs. Extraits :

    "[...] Plus globalement, l’opinion publique (il suffit de constater les taux d’abstention) aspire à un renouvellement de la classe politique, non dans le seul but de changer le personnel élu mais afin que la politique, elle-même, cesse d’être confuse. Ce qui détourne les citoyens de leurs élus (et des institutions), c’est le sentiment que les promesses électorales ne sont pas tenues et que les mesures sont prises de manière désordonnée, sans plan ni vision d’ensemble, parfois même pour répondre à des intérêts particuliers. Dans l’ensemble, les Français sont prêts à des réformes, mais à la condition que les enjeux soient loyalement présentés et que les efforts soient équitablement répartis. [...]

    La logique voudrait que la perte de confiance envers l’exécutif national se traduise par une progression de l’opposition et ce d’autant plus que l’effet de balancier (victoire au niveau local de l’opposition au niveau national) devrait jouer en sa faveur. Cela dit, l’exaspération des électeurs est, pour l’instant, plus susceptible de se manifester par de l’abstention et une progression du FN. [...]"

    Michel Janva

  • Marion Maréchal – Le Pen n’a pas « une conception ethniciste de la France »

    Le sujet est suffisamment grave pour que les positions de chacun soient connues. Surtout que Marion Le Pen a, chez un certain nombre de nationalistes, le rôle de « pendant de droite » à Marine Le Pen, et qu’elle incarne un FN « conservateur ».

    Lu sur le site du Renouveau français :

    « Sur la question de l’identité française, Marion Maréchal – Le Pen, député FN, s’est exprimée le 16 décembre dernier. Au-delà de ses qualités propres, la conception de l’identité française qu’elle a évoquée ce jour est trop gravement erronée pour ne pas être relevée.

    Comme RMC-BFMTV lui rappelait fielleusement les propos de Jean-Marie Le Pen en 1996 sur « l’inégalité des races », le député du Vaucluse a répondu: « je ne crois pas en cela car je n’ai pas une conception ethniciste de la France. »
    C’est-à-dire que pour Marion Le Pen, l’identité ethnique de la France n’a pas d’importance, la France est un « contrat ».
    On retrouve là précisément la confrontation entre les deux conceptions de la nation :
    - d’un côté, la nation vue sous son aspect charnel, réel, envisagée comme un peuple uni par des liens de sang, par la filiation, l’héritage : c’est la conception traditionnelle, réaliste ;
    - de l’autre, la France vue comme une abstraction, une communauté d’individus unis au mieux par l’Histoire, sinon par l’idéologie : c’est la conception idéaliste, républicaine, répandue par la Révolution (maçonnique) française.

    Marion Le Pen clarifie sa position : « Je considère que la France est un miracle historique composé de peuples très différents du monde entier [?!], avec des cultures très différentes et que le miracle de la République française c’est d’unir par un destin commun, par les valeurs de la République [sic], des peuples qui ont des cultures, des modes de vie, des langues, des couleurs de peau différents. Je n’ai aucun souci avec ça, j’ai simplement des exigences simples: à Rome, fais comme les Romains ».

    On ne sait toujours pas précisément ce en quoi consistent ces « valeurs républicaines » dont parlent à foison tous les politiciens : est-ce le libéralisme (philosophique, moral et économique) ? L’égalitarisme (qui aboutit par exemple au pseudo mariage homosexuel) ? La déchristianisation ? Le meurtre des enfants à naître ? Le déracinement et le jacobinisme ?

    Par ailleurs, tous les partisans d’une France métissée sont contraints de faire mentir l’histoire : la France a une identité ethnique affirmée depuis l’époque gauloise, avant la naissance du Christ, et n’a pas subi de vague de métissage conséquente jusqu’à ces dernières décennies.
    La colonisation romaine n’a en effet pas eu d’impact ethnique (mais culturel). Les invasions germaniques des IVe-Ve siècles – notamment franque – ne représentaient qu’une petite minorité numérique par rapport au peuplement gaulois, et par ailleurs ces Germains étaient extrêmement proches, racialement, des Gaulois.
    Depuis lors (hormis une implantation nordique en Normandie), c’est-à-dire depuis que la France est constituée en nation, elle n’avait pas subi d’immigration significative et de modification de son peuple ; il n’y eut que des phénomènes marginaux.

    Face à l’unanimité de la classe politique contre la défense de l’identité française, il est urgent et vital de faire entendre un son de cloche différent ! »

    http://www.contre-info.com/marion-marechal-le-pen-na-pas-une-conception-ethniciste-de-la-france

  • Ce qu’une loi a fait, une autre peut le défaire

    Editorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

    E"Ce qu’une loi a fait, une autre peut le défaire, même trente ans après. Pour la première fois en Europe, la loi espagnole s’apprête ainsi à restreindre l’accès à l’avortement. Preuve que le sens du mot « progrès » peut être inversé…  Car l’avenir n’est pas écrit. Il n’y a pas de fatalité pour que, en France, soient votées en 2014 d’autres lois qui transforment la civilisation, parce qu’elles boule­versent la vie et la mort.

    Il ne s’agit pas pour autant de retourner à un âge d’or. Nous ne sommes pas les gardiens d’une société idéalisée, nous voulons construire celle de demain, et sur du roc. Mais pour susciter la confiance dans une société qui en manque tant, il faut nous appuyer sur ce qui demeure, sur ce qui a résisté à l’usure du temps, en définitive, sur ce qui est éternel.

    L’Église croit au progrès pour les sociétés humaines, elle y a même contribué plus que quiconque depuis deux mille ans. Mais il faut rompre avec la croyance révolutionnaire et magique en un progrès linéaire, ce qui reviendrait à « demander au temps de tenir les promesses de l’éternel » (Gustave Thibon). Après la Première Guerre mondiale, dont nous célébrerons le centenaire cette année, Paul Valéry avait eu ce mot révélateur : « nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles  ». C’est toujours vrai. Ce dont il s’agit, c’est désormais de nous élever contre la régression qui menace, comme l’affirmait récemment un philosophe tirant les leçons du vaste mouvement social et familial né il y a un an.

    Tout cela ne dépend pas du hasard, mais de chacun de nous. Et également d’avoir la sagesse d’accepter que le redressement de notre pays demandera du temps, de la patience. Comme l’ont montré les moines, qui ont façonné nos paysages et notre civilisation à travers les siècles, même les plus troublés, au prix d’efforts répétés. Et toujours en donnant la première place à la recherche de Dieu.

    Si le temps est bien « un messager de Dieu » , comme le soulignait saint Pierre Favre, fraîchement canonisé par le pape, cela suppose de nous arracher à nos désirs d’efficacité immédiate et de connexion permanente, pour nous attacher à des joies plus profondes et durables : la véritable culture, qui se traduit par la lente élévation de l’âme, de l’esprit et du cœur. En 2013, la France a montré qu’elle possédait un terreau fertile : sa jeunesse. Il reste à cultiver ce germe de renaissance. Aujourd’hui, ce sont les âmes qui sont en friche, comme autrefois les terres.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Hollande ou la musique sans les instruments

     

    140102Pourquoi éprouvons-nous le sentiment que notre nullissime président s'illusionne sur les moyens dont il dispose en Afrique ? Pourquoi pressentons-nous quelque catastrophe à venir dans ses contacts mirifiques dans la péninsule arabique ? Faut-il incriminer le pessimisme de nos natures ? Faudra-t-il bientôt nous jeter en prison pour islamophobie ?

    Nous ne devons pas perdre de vue en effet que toute l'esbroufe, qu'il agite à l'extérieur, reste essentiellement destinée à camoufler ses échecs intérieurs. Mais, puisqu'à son petit niveau le p. de la r. se trouve engagé dans un processus de chef de guerre et de grand diplomate, ne résistons pas à la tentation de lui administrer quelques leçons d'histoire à l'usage de son petit ersatz d'impérialisme.

    On devrait donc se souvenir d'abord que le triomphalisme ne suffit jamais à établir sa durabilité. Au contraire : à propos des colonies, le pouvoir républicain n'a jamais autant parlé d'Empire, en France, qu'en 1938.

    Les lecteurs de Thucydide ne peuvent oublier non plus que le plus fameux discours de Périclès sur la gloire d'Athènes se situe à la fin de la première année de sa funeste guerre contre Sparte, qui allait provoquer la chute de son hégémonie sur les cités grecques.

    Ne diabolisons inutilement ici ni le mot, ni le concept d'empire : la chose revient régulièrement, sous des formes ou sous des masques différents, au gré des aléas historiques.

    J'avoue même ici mon admiration, peut-être même une inguérissable nostalgie, pour le plus durable de tous : l'empire romain d'Orient. Il avait été frappé à mort par la trahison de la IVe croisade en 1204, après 900 ans de rayonnement. Paradoxalement ce furent les pillages opérés lors de cette opération honteuse qui répandirent sa semence civilisatrice dans toute l'Europe. Mais son agonie ne se termina que deux siècles et demi plus tard, en 1453. Le dernier empereur mourut ainsi, héroïquement, presque seul, défendant ses remparts les armes à la main, abandonné d'une insouciante chrétienté. Trois siècles plus tard cet empire que nous appelons byzantin sera calomnié, par les légendes de ce que nous appelons les "Lumières". (1)⇓

    À côté de ce drame, ceux que nous avons vécus, celui de l'ancien empire français, créé par la Troisième république, et liquidé par la Cinquième, même s'ils ont laissé dans les cœurs et dans les vies d'une partie de nos générations des traces inaltérables, peuvent donc paraître plus passagers au regard de la Grande Histoire.

    Contentons-nous de suggérer, aux princes qui nous gouvernent aujourd'hui, un regard sur le seul "impérialisme" qui semble les préoccuper. Ils en gardent la rancœur depuis l'époque de leurs jeunesses où ils flirtaient avec le gauchisme et/ou avec le stalinisme : ils haïssent par conséquent l'influence des États-Unis.

    L’essor de celle-ci n'est devenu perceptible en Europe qu'au gré de ses interventions sollicitées dans les deux guerres civiles européennes. Pour nous, cela débute par notre faute d'Européens, par cette tragédie de 1914, dont nous nous apprêtons à commémorer le centenaire.

    Mais, avant de devenir visible sur le Vieux Continent, la puissance nord-américaine avait commencé à se développer dans le Nouveau Monde. Jusqu'au début du XIXe siècle, la force et la richesse semblaient plutôt le partage de l'Amérique espagnole : et il faut attendre 1848 pour que le Texas, le Nouveau-Mexique et la Californie changent de souveraineté.

    Un siècle après le traité de Guadalupe, était signé à Rio-Janeiro le 2 septembre 1947 un Traité interaméricain d'assistance réciproque. Quelques rares pays ont fait défection Cuba, certes, et plus récemment la Bolivie, le Nicaragua, l’Équateur et du Venezuela. Globalement, plus de 60 ans plus tard, le système perdure.

    Au départ, l'idée faisait bondir les staliniens. En France, un article signé Pierre Courtade allait immédiatement la stigmatiser : "Truman à Rio, écrira-t-il dès le lendemain dans l'organe central du parti communiste français, définit la "doctrine" de l'impérialisme américain. (2)⇓

    L'article entier mériterait d'être cité. Il ironise sur Kennan définissant celui-ci comme "l'inventeur d'un système pour venir à bout du "communisme", qu'il a exposé dans une revue américaine au mois de juillet dernier et qui peut être considéré comme la doctrine officielle du Département d'État en ce qui concerne le plan Truman."

    Cette doctrine et ce plan se sont révélés victorieux au terme de la guerre froide, gagnée par l'occident sous Reagan.

    Comment son prédécesseur s'exprimait alors ? La mémoire n'a en général enregistré que le discours initial prononcé à Waco en mars 1947.

    Mais celui qu'il tint dans la métropole brésilienne en septembre précisait mieux encore ce qu'on appela sa "doctrine":

    "Nous sommes décidés à rester forts, déclarait-il. Notre puissance militaire sera maintenue pour témoigner du sérieux avec lequel nous envisageons nos obligations. (...) Le vieux monde est épuisé, sa civilisation en péril. Nous ne pouvons pas compter sur ceux qui sont plus faibles que nous pour bâtir une paix qui nous profite. Il leur faut l'appui des forts."

    Il existe donc une très grande différence entre Truman et Hollande. Elle peut se résumer et se mesurer notamment à la comparaison des budgets militaires respectifs. Jusqu'à Obama les dirigeants américains ont toujours su maintenir le leur, contre vents et marées. Depuis 1962, tous les dirigeants de la Cinquième république, au contraire, ont constamment, d'année en année, fait baisser leur effort de défense.

    Ceci nous amène donc, pour parler plus crûment encore, à citer Bismarck : "la diplomatie sans les armes, c'est la musique sans les instruments."

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/01/hollande-ou-la-musique-sans-les-instruments.html

    Apostilles

    1) aux absurdités voltairiennes et aux complilations antichrétiennes de Gibbon, on doit évidemment préférer la réhabilitation de "l'Empire byzantin" par Charles Diehl.
    2) cf L'Humanité du 3 septembre 1947.
  • Méridien Zéro #170: "Récap actu 2013"

    Ce vendredi, les membres de l'équipe des panoramas actu pas en ruve l'actualité de 2013.

    Au programme : La manif pour tous, François Hollande, la Libye, l'ANI, la Grèce, Goldman-Sachs ...

    A la barre : Lt Sturm

    A la technique : Lord Orlan

    2013, manif pour tous, fn, syrie, égypte, grèce

    DIFFUSION DE L’ÉMISSION LE VENDREDI 3 JANVIER

  • L'antiracisme, avatar de la Révolution

    « Le communisme du XXIe siècle », c’est ainsi que le philosophe Alain Finkielkraut a qualifié l’antiracisme.
    Dans un vigoureux pamphlet, Renaud Camus explore cette définition dans toutes les directions. Il trouve entre les deux idéologies bien des parentés dans la pratique du terrorisme intellectuel. Comme il était interdit, sous peine de passer pour “fasciste”, de dénoncer et de combattre le communisme, au temps où sa Mecque se trouvait à Moscou, autant combattre l’antiracisme vous expose-t-il à être dénoncé comme raciste, ce qui clôt toute discussion. Mais Renaud Camus montre que l’on peut parfaitement condamner le racisme tout en rejetant un antiracisme qui prétend régir le monde de la pensée. Est raciste aujourd’hui, explique l’auteur « tout ce dont l’antiracisme décide que ce l’est, à commencer bien sûr par tout ce qui se permet de contester son pouvoir ».
    Négation de la civilisation
    L’antiracisme en vient à nier toute différence, toute supériorité. « Ce sont des pans entiers de la connaissance, de la culture, du savoir accumulé de l’espèce, qui sont ainsi récusés, mis à bas, enterrés ». On en vient à la négation de la civilisation. C’est le « réensauvagement de l’espèce ». Le sauvage est d’abord considéré comme l’égal, puis comme supérieur au civilisé.
    Comment en est-on venu là ? L’auteur répond : « L’organisation de l’ignorance, l’enseignement de l’oubli, l’ensauvagement scolaire, l’imbécillisation cathodique étaient absolument indispensables, une condition préalable sine qua non à l’instauration de la société antiraciste telle que nous la voyons prospérer sous nos yeux. »
    Renaud Camus note néanmoins une différence notable avec le communisme du XXe siècle : « ... le communisme, même dans les pays où il s’est exercé le plus longuement, n’a coïncidé, bien loin de là, ni avec un effondrement du système éducatif, ni avec une répudiation de l’héritage culturel ». L’antiracisme est un reniement de soi de la part des sociétés occidentales.
    Face aux grandes invasions
    L’auteur fait une juste analyse d’un phénomène mental qui ronge nos sociétés. On y ajoutera deux remarques. D’abord nombre d’individus du tiers-monde, loin de vouloir la disparition de nos sociétés et de leur civilisation, cherchent à s’y intégrer, à faire leur notre patrimoine culturel, nos habitudes sociales, nos connaissances techniques. Cela ne garantit pas la survie de notre civilisation. De la même façon les peuples “barbares” implantés sur les frontières de l’empire romain au Ve siècle et cherchant à imiter les usages de Rome n’ont réussi qu’à les singer, et l’empire s’est effondré... Lorsque l’ordre politique a disparu, la civilisation s’est effondrée. Son souvenir s’est alors réfugié dans les monastères grâce à qui, par la suite, on a redécouvert les hautes leçons de l’Antiquité grecque et romaine. Au départ, il y a eu le renoncement des populations gallo-romaines, hispano-romaines, etc. à leurs propres valeurs, elles ont cessé de croire en elles-mêmes.
    Aujourd’hui, nous souffrons d’un manque de fierté de notre civilisation chrétienne et française. N’ayons pas peur d’affirmer sa supériorité par rapport à d’autres - ce qui ne signifie pas mépriser les autres. Là où l’antiracisme nous pousse à la capitulation, affirmons notre volonté de défendre notre histoire, notre patrimoine, nos valeurs et même de les communiquer à ceux qui viennent d’autres continents pour s’installer chez nous. Toute attitude pessimiste et défaitiste doit être rejetée. L’islamisation de nos sociétés n’est pas fatale, quoi qu’en pense Renaud Camus.
    Notre seconde remarque sera de souligner que l’antiracisme n’a pas surgi par hasard dans notre Occident fatigué. Il est le produit des idées de la Révolution française. Au nom de l’égalité érigée en dogme, on en est venu à nier toute supériorité, toute hiérarchie, tout héritage du passé - l’héritage engendre des discriminations. La loi du Nombre écrase les élites, pousse en avant les médiocres, sinon les pires. Elle fait prévaloir les populations prolifiques du tiers-monde sur notre Occident jouisseur et démissionnaire.
    La Révolution peut changer de visage suivant les époques. Il faut en déceler les manifestations à travers les formes que les circonstances peuvent lui donner.
    Pierre Pujo L’Action Française 2000 du 17 mai au 6 juin 2007
    * Renaud Camus : Le communisme du XXIe siècle. Éd. Xénia, 104 pages, 11 euros.

  • Les Sentinelles de Rambouillet appellent à manifester le 26 janvier

    Les sentinelles de Rambouillet participeront au Jour de Colère le 26 janvier et le font savoir :

     

     

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    Michel Janva