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France et politique française - Page 4559

  • Remise à plat fiscale : un miroir aux alouettes de plus.

    par Jean-Marc Ferrand

    Dans la longue cohorte des polémiques déclenchées par les actions, intentions ou omissions de l’actuel gouvernement de la France s’est invité un nouveau débat : la réforme de deux impôts fondamentaux, la Contribution sociale généralisée (CSG) et l’impôt sur le revenu (IR).

    La manière dont le sujet a été lancé est un débat à elle seule : Jean-Marc Ayrault a annoncé la réforme à venir dans une entrevue au quotidien Les Echos (peu connu pour être l’organe de liaison de la gauche prolétarienne), et sans en avoir préalablement informé le titulaire de Bercy, Pierre Moscovici, quelque peu concerné par ce projet. Un court-circuitage en règle que n’aurait pas renié Nicolas Sarkozy, orfèvre en la matière. Certes, la fusion de la CSG et de l’IR faisait partie des soixante engagements de campagne de « Moi, président… », mais il est difficile de ne pas voir dans ce coup d’éclat (réussi) une tentative désespérée, voire pathétique, de reprise en main des affaires de l’Etat par un premier ministre singulièrement démonétisé, entraîné dans la débâcle opinionesque de son président, qui a lui définitivement endossé le costume d’un président de conseil général entré par erreur à l’Elysée et n’en trouvant pas la sortie. Spangh’Ayrault joue son va-tout sur cette réforme : un cafouillage de plus le mettrait personnellement dans une situation difficilement tenable aux yeux du public et de son propre camp. L’avenir nous dira si le Nantais s’est révélé fin stratège ou tête brûlée.

    Le fond du dossier, quant à lui, ne manque pas d’intérêt. La CSG et l’IR sont en effet deux impôts que tout oppose : le premier, qui rapportera cette année 90 milliards d’euros, est prélevé à la source, l’année de la perception des revenus, universel et à taux unique quel que soit le revenu du contribuant (tout comme la TVA, soit dit en passant). Le second, qui rapportera quant à lui 70 milliards d’euros, fait l’objet d’un paiement différé d’un an, n’est payé que par un Français sur deux, est progressif, et est pollué par une multitude d’exemptions (« niches »), certaines justifiées (politique familiale), d’autres plus ou moins fantaisistes (investissements dans les DOM-TOM, dans le cinéma…). Le projet du premier ministre comporte deux volets principaux : la fusion de ces deux impôts, d’une part, et la progressivité de la CSG d’autre part, de manière à ce que « les ménages les plus aisés » paient un taux supérieur. Ce second point est une ritournelle bien connue, et nous sommes d’accord sur le principe. Mais, pour le gouvernement socialiste, à partir de quel revenu devient-on un « ménage aisé » ? Toute la question est là. Les réformes précédentes ont montré que ce seuil ne correspondait pas vraiment au train de vie de Mme Bettencourt. Il est à craindre (loin de nous tout procès d’intention) que les classes dites moyennes seront une fois de plus lourdement mises à contribution, et ce d’autant plus qu’elles n’ont jusqu’à présent guère manifesté leur mécontentement, sans doute faute de prise de conscience.

    La fusion de ces deux impôts posera quant à elle une foultitude de problèmes dont on doute que l’équipe actuelle (au vu de ses performances) soit en mesure de les résoudre. Le nouvel impôt sera-t-il prélevé cette année ou l’année prochaine ? Le quotient familial, non pris en compte dans le calcul de la CSG, comme des impôts locaux, sera-t-il maintenu ? Par ailleurs, l’impôt étant collecté par l’employeur, celui-ci peut-il espérer bénéficier d’une ristourne au regard du gain de productivité généré au sein de l’administration fiscale ? Est-il normal qu’un employeur ait accès à la déclaration de revenu d’un de ses salariés (voire de sa parentèle) ? Enfin, la CSG étant à l’origine destinée au financement des dépenses sociales (santé, vieillesse, famille…), est-il opportun de la mêler à l’IR, qui est normalement destiné au budget gouvernemental, et à son premier poste, le service de la dette ? Le conseil constitutionnel serait avisé de se prononcer sur ce qui nous apparaît comme un détournement de fond. Faute de réponse concrète et précise à ces questions, nous sommes contraints de manifester notre scepticisme envers ces projets de réforme. Depuis quelques semaines se font connaître dans le pays diverses contestations anti-fiscalistes : agriculteurs d’Ile de France, Bonnets rouges, chauffeurs routiers… Il n’est pas dans notre ligne d’appuyer telle ou telle revendication régionaliste ou professionnelle. Toutefois, notre gouvernement (qu’on n’ose plus appeler « pouvoir ») a si bien montré son incapacité à entendre la voix de la foule qu’il nous semble qu’une leçon supplémentaire lui serait bénéfique. Un peu de charité que diable ! Nous invitons tous nos lecteurs, sympathisants, amis plus ou moins lointains à prendre part aux initiatives d’opposition à la politique hollandienne. La cravate de travers, le pays à l’envers, ça suffit !

    Qu’on se le dise.

    L’AF 2875

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Remise-a-plat-fiscale-un-miroir

  • La marche des musulmans : africanisation de la France et Sahelistan

    Peut-on assimiler un islam par essence sectaire et dominateur, si différent des traditions européennes ?

    Le programme pour la France de Léonora Miano, lauréate camerounaise du prix Femina, se veut limpide. Le temps est venu de payer la facture et de laisser la place aux anciens colonisés comme un juste retour de balancier. Du reste, si les Africains sont malheureux, c’est toujours de notre faute. La preuve ? Ils nous haïssent au point de s’empresser de débarquer chez nous.

    Tout va bien, n’ayez pas peur de la mutation, vous ne mourrez pas de la disparition du monde connu, dit la donzelle dont la candeur n’a d’équivalent que la machination de ceux moins francs qui mettent en œuvre l’agenda de la rétro-colonisation.

    Jusqu’à quel point peut-on accepter d’être minoritaire en France ? À partir de quel seuil une population submergée, humiliée, traitée de raciste et d’infâme prend les armes contre ses envahisseurs ?

    L’islam est la première religion de France par le nombre de pratiquants. Les 15 % de musulmans forment l’avant-garde d’une Reconquista qui ne dit pas son nom, dans les esprits autant que dans les salles de prière, voulue et entretenue par des élites acceptantes et repentantes.

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  • Logement social : une politique sans moyens au détriment des communes

     

    Site de Marion Marechal Le Pen deputee FN du VaucluseQuestions écrites au gouvernement par Marion Maréchal – Le Pen députée Front National du Vaucluse, au sujet de la loi SRU

    Question n° 50-00196  du 11/12/2013

    Mme Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de l’Égalité des territoires et du Logement sur les conséquences de la loi N° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

    En application de cette loi, la commune de Pernes-les-Fontaines (84) a vendu, courant 2009, une parcelle à un bailleur social, Vaucluse Logement, afin d’y faire construire des logements sociaux.

    Aujourd’hui, le bailleur social rétorque à la commune qu’il ne peut avancer dans les travaux faute de soutien financier de l’État. La commune continue, quant à elle, de payer la pénalité relative à ces logements manquants. Il lui est demandé quelles dispositions législatives elle envisage de mettre en œuvre pour mettre un terme à cette situation qui obère lourdement les finances publiques des nombreuses communes concernées.

    Découvrir le site de Marion Maréchal – Le Pen

    Source  http://www.nationspresse.info/social/logement/logement-social-une-politique-sans-moyens-au-detriment-des-communes

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Marine Le Pen s'engage à revenir sur la loi Taubira

    Présent sort aujourd'hui son 8000e numéro (daté de vendredi), en 30 ans d'existence.

    P

    Pour l'occasion, ce numéro est accessible en ligne. On y trouve notamment un entretien avec Marine Le Pen, dont voici un extrait :

    "Un nombre important de vos candidats aux municipales ont signé la charte de la Manif pour Tous : Gollnisch, Colombier, Boudot, Lépineau, etc. Vous confirmez vouloir abroger la loi sur le « Mariage pour tous » si vous êtes un jour au pouvoir ?

    Oui. J’en ai pris très tranquillement l’engagement. J’ai indiqué que je reviendrai sur la loi. Pour des raisons d’état de droit, je ne démarierai pas, bien évidemment, ceux qui sont déjà mariés. Il n’y a pas de rétroactivité des lois et je crois qu’il est important que nous respections ce cadre légal. Mais je reviendrai sur la possibilité du mariage homosexuel.

    — Pour quelle raison ?

    Parce que je crois que le mariage doit être réservé à un homme et à une femme. Il constitue le socle culturel et sociétal de la famille. Autant on peut envisager une amélioration du PACS, autant le mariage c’est un homme et une femme. D’autant plus que du mariage dépend l’ouverture de l’adoption et que nous sommes totalement opposés à l’adoption par des couples homosexuels. Un enfant pour se construire a besoin d’une réalité biologique. On ne peut pas lui mentir. Je crois que le mensonge est très destructeur et expliquer à un enfant qu’il est né de deux pères ou de deux mères, c’est évidemment le pire des mensonges et à mon avis le plus déstructurant.

    — Pourquoi alors n’étiez-vous pas dans la rue ? Il y a un million de personnes qui vous attendaient.

    Je ne suis pas sûre qu’ils m’attendaient. Les Français attendent d’un responsable politique qu’il prenne des engagements et qu’il les tienne. Pas tant qu’il aille manifester à leur côté. Moi j’ai très clairement dit dès le départ que cette affaire de mariage homosexuel était une diversion. Elle a été suivie d’autres diversions que j’avais également prévues. Le débat sur la prostitution, la pénalisation des clients, l’ouverture des magasins le dimanche. On multiplie comme ça les débats dits sociétaux pour cacher une réalité terrible, celle de l’effondrement économique et social de notre pays qui entraîne des souffrances considérables pour notre peuple. De surcroît c’était un enfumage auquel la droite a participé. Car aller manifester contre le gouvernement, c’était pour le gouvernement le bénéfice de dire : vous voyez je suis bien de gauche, la preuve c’est que la droite manifeste contre moi. Et le bénéfice pour la droite de dire : vous voyez qu’on est bien opposé à la gauche, la preuve c’est qu’on manifeste contre elle. Mais la réalité de ce que vivent les Français aujourd’hui pour leur malheur, c’est une coproduction UMP-PS qui avancent main dans la main depuis déjà de nombreuses années.

    — Je connais des électeurs très peu politisés qui étaient aux manifs contre le mariage homo et qui disent aujourd’hui : « On a vu ce que font les candidats FN contre le mariage gay avec la charte de La Manif pour Tous. On attend de voir ce que vont faire les candidats de l’UMP. Et on votera en fonction. »

    Mais vous verrez que les candidats UMP la signeront aussi cette charte, ça ne leur coûte pas cher.

    — Elle est quand même assez pointue : elle implique de donner son parrainage aux candidats qui s’engageront à abroger la loi sur le mariage gay (ce n’est pas le cas de Copé, déjà), à refuser la PMA aux couples de femmes et aux célibataires et la GPA quelle que soit la composition du couple. Elle implique aussi la reconnaissance pour les élus de se prévaloir de la liberté de conscience dans l’application de la loi sur le Mariage pour Tous.

    Le problème, je crois que c’est d’abord celui de la sincérité des dirigeants. Et là ces manifestants feront la différence. Quand vous voyez Copé qui s’est livré à une récupération et une instrumentalisation inouïe de ce mouvement pour aller dire six mois plus tard : « Ah mais moi je n’ai jamais été contre le mariage homosexuel, où avez-vous lu ça ? » Les élus UMP ne sont plus engagés dans un combat politique. Ils sont engagés dans un combat pour se faire réélire. Il n’y a plus aucune conviction. D’ailleurs vous n’arrivez pas à trouver deux personnes au sein de l’UMP qui pensent la même chose."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Municipales 2014 : la chasse aux dissidents UMP est ouverte

    PARIS (NOVOpress) - L’UMP vient de suspendre pas moins de seize candidats dissidents qui ont décidé de présenter leurs propres listes aux municipales parisiennes.

    Parmi eux, Dominique Tibéri, qui compte bien succéder à son père Jean dans le 5ème arrondissement, Marie-Claire Carrère-Gée, qui refuse de céder sa place de candidate à NKM dans le 14ème, et Géraldine Poirault-Gauvin, élue du 15ème qui défie ainsi le maire sortant Philippe Goujon et ne tarit pas de critiques sur la politique menée à Paris jusqu’à présent.

    Interviewée lundi sur BFM Business, elle a notamment préconisé que les caméras de vidéosurveillance soient quintuplées dans la capitale et a vivement déploré que certains logements hlm soient occupés par des élus de l’UMP.

    http://fr.novopress.info/148736/municipales-2014-la-chasse-aux-dissidents-ump-est-ouverte/

  • Si vis pacem, para bellum

    Invitée de RTL, l’ex candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a apporté son soutien, a peu près comme toutes les familles politiques à l’exception de l’extrême gauche, à l’intervention militaire française en Centrafrique validée par le Conseil de sécurité de l’ONU. La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes s’est aussi saisie de cette occasion pour évoquer un vieux serpent de mer. A savoir que l’armée française, « première d’Europe » – ce qui ne correspond pas tout à fait à la réalité, NDLR-, pourrait servir de socle à «la formation d’une armée européenne qui impliquerait la responsabilité des autres pays européens davantage qu’ils ne le font aujourd’hui ». A la vérité, s’il y a parfois mutualisation des moyens entre pays européens dans le domaine de la Défense, l’intervention sur le terrain se heurte au problème du prix du sang (deux de nos soldats sont déjà tombés à Bangui), aux intérêts géopolitiques, économiques parfois divergents entre « partenaires » et font douter de la possibilité même d’une armée européenne

     Si la France intervient en Afrique et elle seule, précisait  le général  Vincent Desportes, c’est qu’«elle  était la seule à pouvoir le faire », forte de son expérience , de ses réseaux, de ses bases, de ses traités de défense la liant avec plusieurs de nos ex colonies. «Si personne ne s’occupe de l’Afrique subsaharienne, cette zone va devenir un trou noir dans lequel viendra s’implanter le djihadisme avant de déployer sa violence sur la France ».

     Quant  à nos « alliés », les Etats-Unis«  n’ont pas réussi leur implantation », les Britanniques « se sont franchement désengagés » et les autres pays de l’UE «  ont moins d’intérêts et ne savent pas faire ». « Un chef d’exécutif ne peut prendre le risque politique d’une intervention que si il est capable de rendre des comptes devant ses électeurs » note encore Vincent Desportes. « Pourquoi Angela Merkel n’intervient jamais, alors que son pays est la première puissance militaire européenne ? Parce qu’elle ne peut pas expliquer à un Bavarois qu’il faut aller se battre en Afrique… ».

     Comment ne pas voir l’impérieuse nécessité pour un pays comme la France qui entendrait grader son rang, sa souveraineté et défendre ses intérêts d’un outil militaire performant ? C’est à bon droit que le FN s’est ému  de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 qui vient d’être votée. Elle  « consacre la baisse continue des budgets et celle tout aussi dramatique des effectifs. Sur la période ce sont encore 34 000 temps plein qui vont être supprimés après les 54 000 décidés par Nicolas Sarkozy. »

     L’ensemble des programmes d’équipement sont revus à la baisse quand d’autres ont tout simplement disparu du champ-même des discussions, à commencer par le second porte-avions (pourtant indispensable pour notre permanence à la mer). Rappelons qu’à l’heure où le gouvernement se gargarise avec indécence d’avoir la « première armée d’Europe », le Royaume-Uni, dont le budget défense dépasse de plus de 10 milliards d’euros annuellement celui de la France, est en passe d’achever la construction des deux plus gros porte-avions d’Europe. »

     Guillaume Faye le rappelait sur son blog, « cela fait maintenant plusieurs décennies que le budget de la Défense nationale joue le rôle d’une variable d’ajustement. Il ne cesse de baisser en valeur par rapport au PIB (…). La Défense est le seul secteur dans lequel l’État fait des coupes sombres et le seul dans lequel il ne faudrait pas en faire ! On préfère payer l’assistanat et l’AME pour les clandestins… ».

     «En réduisant le budget de la Défense et donc les commandes d’État, (et donc aussi les exportations !) poursuit-il ; est détruit  « peu à peu le remarquable tissu industriel français de pointe concentré sur l’industrie de Défense – véhicules, aéronefs, systèmes d’armes. Or l’industrie de Défense, ce qu’ont parfaitement compris les Américains, est non seulement créatrice de retombées technologiques civiles (exemple : Internet) mais de créations d’emplois. Le budget de la Défense est le plus créateur d’emplois, et d’emplois de haute technologie.  (…).  La raison est simple : c’est que les matériels  et investissements militaires sont des incorporateurs de technologies majeurs. »

     En terme de logique macro-économique, voici une comparaison : chaque euro investi par l’État dans les  emplois sociaux  aidés (sans parler de l’assistanat) va créer dix fois moins d’emplois que si l’État investissait dans les commandes militaires. Allez  expliquer ça aux énarques qui peuplent les cabinets ministériels, ils ne comprendront pas. C’est normal : on ne leur apprend que le droit administratif. L’économie réelle, ça reste réservé aux diplômés de HEC ou de l’Essec qui, eux, fuient pour aller vivre ailleurs. »

     Fin septembre,  le cri d’alarme qui s’était exprimé dans la lettre ouverte des «  sentinelles de l’agora »,  club de réflexion regroupe des officiers supérieurs et généraux des trois armées,  fit un certain bruit

     « La fin de la guerre froide, était il expliqué  les impératifs de l’Etat-providence et la volonté des « post-modernes » d’en finir avec le fracas des armes ont été les abrasifs les plus puissants pour réduire, en moins d’un demi-siècle, l’armée française à l’état d’échantillon. La force militaire est passée, dans le silence et la dénégation, du statut d’institution régalienne majeure à celui d’une société de services que l’on rétribue à la tâche. »

     Or, «l’absence actuelle de menace militaire majeure n’est qu’un simple moment de l’Histoire. Son calme apparent ne doit pas masquer les reconfigurations géopolitiques qui marginaliseront, pire élimineront sans pitié les nations au moral défaillant. »

     C’est pourquoi il est urgent de « permettre à la France de se remettre à penser en termes de risques et de puissance stratégique. Elle en a les moyens. Elle doit le faire sans l’attendre d’une Europe, puissance inexistante, ou d’une soumission transatlantique délétère voire de plus en plus illusoire. »

     Ce qui passez de prime abord par «un budget décent qui permette à nos soldats de disposer de l’entraînement et des équipements nécessaires, et au politique de s’engager sans le soutien déterminant des Etats-Unis… ».

     Bref les actuelles interventions françaises au Mali et en Centrafrique ne doivent pas cacher la décrépitude profonde, voulue, et engagée sciemment de notre outil militaire, avec les conséquences  potentiellement dramatiques que l’on sait pour la sécurité de nos compatriotes constate Bruno Gollnisch. Une catastrophique politique commune à une gauche et une droite qui ont aussi  renoncé très largement à la grandeur de la France en abdiquant toujours plus avant sa souveraineté.

    http://www.gollnisch.com/2013/12/12/si-vis-pacem-para-bellum/

  • Najat Vallaud-Belkacem veut que toutes les femmes quittent leur foyer

    A défaut de rendre le travail obligatoire pour les femmes, le ministre va prendre des mesures fiscales incitatives, pour les empêcher de rester au foyer. C'est cela sa conception de la liberté, une vision totalement individualiste de la société :

    "De nombreuses réformes sont déjà lancées en ce sens : développement des places en crèches, refonte du congé parental, lutte contre les temps partiels trop réduits... Nous allons par ailleurs faire de l’année 2014, l’année de la mixité des métiers. Une plateforme d’action associera tous les acteurs économiques sur ce chantier. [...]

    L’emploi des femmes est encore vécu comme un travail et un salaire d’appoint, et le système fiscal renforce cet état de fait car il repose sur le principe de la conjugalisation. Il est donc très coûteux de travailler pour le deuxième apporteur de ressources du ménage qui est souvent la femme. Seuls trois pays dans l’OCDE pratiquent la familialisation obligatoire de l’impôt sur le revenu : la France, le Portugal et le Luxembourg... L’individualisation de l’impôt favorise, à l’inverse, l’emploi des femmes.

    La pression fiscale doit rester stable ce qui n’exclut pas des incitations positives à la bi-activité. [...]"

  • Prostitution : Saint Thomas et les Tchétchènes

    par Philippe Mesnard

    Débattre de la prostitution est sans doute un exercice antique. Dans quelle mesure peut-on apporter des réponses nouvelles au commerce sexuel marchand ? Solutions, arguments, impasses.

    Faire commerce de ses charmes, masculins ou féminins, est une pratique universelle, plus ou moins tolérée ou encouragée, selon qu’on penche pour un traitement discret des pulsions sexuelles ou pour une approche sociale des rapports charnels [1]. Mais c’est aujourd’hui, en France, qu’on légifère.

    Marchandisation des corps

    Si le corps est la propriété de l’individu et qu’il en a la libre jouissance, autrement dit si seul le libre consentement de l’individu est la mesure de la licéité et de la moralité des pratiques, rien n’interdit la prostitution en société libérale pourvu que le prostitué ne soit pas contraint. De même, rien n’interdit l’euthanasie, la GPA, la pornographie : rien n’interdit les usages abusifs où le corps, devenu parfait objet, n’est plus la personne ni même le support de la personne mais un outil à libre disposition de son propriétaire ou de celui à qui il en a cédé l’usage. L’État n’a pas à promouvoir une morale sexuelle spécifique. C’est d’ailleurs un argument qui prévaut chez certaines féministes : “déstigmatiser” la prostitution est un combat pour les libres travailleuses du sexe (et leurs consœures intellectuelles) qui veulent exercer ce métier. C’est en fonction de cette double perspective libérale et sociale que la prostitution est légale dans un certain nombre d’états, dont l’Allemagne, la Suisse, la Hollande, le Canada… Comme tout projet libéral, il suppose un être humain purement théorique évoluant dans un environnement légal purement utopique. Dans les faits, la majeure partie des prostitué-e-s sont contraint-e-s, ne serait-ce que par leur situation économique, voire esclaves. Quand Saint Thomas conclut qu’interdire la prostitution serait un remède pire que le mal [2], il raisonne dans un monde où l’humain peut être une marchandise… et dans un monde où les mafias tchétchènes n’existent pas, sans bordels low cost ni organisation bourgeoise de l’abattage. Cette affirmation de la dignité humaine et ce retour au réel sont systématiquement nécessaires.

    C’est d’ailleurs cet empirisme qui fonde une véritable approche de la prostitution, en dehors des cadres idéologiques individualistes et des prétendues peurs d’un État totalitaire : certes, l’État n’a que trop tendance à intervenir de façon moralisante, mais légiférer en la matière n’est plus seulement réguler la vie sexuelle des citoyens mais empêcher une marchandisation immorale, injuste et sordide.

    Incohérence législative

    En revanche, quelle est la cohérence de l’action française qui consiste à pénaliser le consommateur ? Il est évident qu’interdire la consommation tout en autorisant la vente est une pure absurdité – même si cela oblige les forces de l’ordre à changer leurs routines répressives (on peut en revanche y reconnaître une cohérence fiscale : les revenus de la prostitution sont imposables). Au-delà de cette double pensée systématique (interdire le tabac, autoriser la drogue, interdire la fessée, autoriser le sadisme, etc.), où toujours la loi postmoderne s’efforce de déceler un schéma dominant/dominé qui permet d’absoudre le supposé dominé et d’accuser le supposé dominant, quelle sera l’efficacité du nouveau dispositif ? La Suède, qui a pénalisé depuis dix ans les clients, se félicite que les Suédois ne consomment plus en Suède… mais ailleurs : une façon toute scandinave d’être vertueux. Un avantage certain, en revanche : les mafias considèrent que le pays est devenu dangereux, et n’essayent plus de l’investir. Un bénéfice qui a poussé la Norvège à promulguer une loi identique.

    Tout l’enjeu de la loi suédoise est cependant moral (par rapport à un traitement “sanitaire” à l’allemande), il s’agit de bannir la prostitution du champ du socialement acceptable. On se contente de culpabiliser socialement une partie des acteurs sans pour autant éradiquer les causes du dysfonctionnement, et même en se refusant à condamner ces causes (on se retrouve avec un schéma d’antiracisme à la Taubira). Outre l’incohérence initiale, c’est le principal défaut de la loi votée – ou son but principal : nous nous dirigeons tranquillement vers un marché européen assaini de la prostitution, sans mafia mais avec une tolérance envers la prostitution “propre”.

    L’AF 2875

    [1] Nous ne rentrerons pas dans la sûrement passionnante analyse comparée des différents modes de prostitution masculine ou féminine, publique ou privée, sacrée ou profane, marchande ou “gratuite”, consentie ou forcée, etc. Il y a vraisemblablement peu de choses qui n’aient pas été testées, des plus saugrenues aux plus sordides, mais cette hauteur de vue historique et cet humanisme distancié n’ont aucun intérêt dans le débat présent.

    [2] Et nous ne rentrerons pas non plus dans la défense et illustration de la prostitution comme soupape matrimoniale ou sociale : ce qui est en jeu n’est pas le bénéfice que tel ou telle peuvent tirer de la supposée complaisance tarifée de tel ou telle autre, c’est la dignité de la personne humaine en France en 2013 et au-delà, et les moyens que l’État mobilise pour l’assurer.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Prostitution-Saint-Thomas-et-les

  • Loi de programmation militaire : un article liberticide qui ne passe pas

    PARIS (NOVOpress) – La France va-t-elle connaître son propre Patriot Act, summum d’atteintes aux libertés notamment sur la Toile ?

    C’est ce que l’on peut craindre avec l’article 13 de la loi de programmation militaire pour la période 2014-2019. Présenté hier au Sénat, cet article vise ni plus ni moins qu’à augmenter le contrôle par les autorités publiques des faits et gestes des Français sur Internet. L’État pourrait donc accéder directement aux données personnelles détenues par les opérateurs de communications électroniques, les fournisseurs d’accès ou encore les hébergeurs de sites web. Plus besoin de passer par un juge. N’importe quel fonctionnaire de l’Intérieur ou de la Défense pourra ainsi avoir accès facilement à toutes ces données. Big Brother légalisé par des parlementaires sensés défendre nos libertés…

    Un article liberticide qui fait tâche au pays des droits de l’homme et qui suscite la polémique.

    http://fr.novopress.info/148669/loi-de-programmation-militaire-un-article-liberticide-qui-ne-passe-pas/#more-148669