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France et politique française - Page 4562

  • Une classe politique devenue parasitaire

     

    140103La campagne des municipales le confirmera peut-être en partie. On le sentira dans les non-dits éclatants, plus éloquents que les grandes déclarations de principe. On commence déjà à le mesurer dans les rivalités de personnes pour la composition des listes. (1)⇓ Bref la classe politique se résume de plus en plus à des profitariats de fonctions.

    Certes, après avoir été monopolisée entre les différentes nuances et variantes du marxisme et de la technocratie, l’idéologie était devenue suspecte. La faillite honteuse de l’Union Soviétique n’a pas seulement dévalorisé son utopie manifestement criminelle. On a aussi considéré comme frappé d’obsolescence tout ce qui tirait sa vocation de la critique du système stalinien. Qui va lire aujourd’hui les excellents livres d’Alain Besançon ou d’Arthur Koestler ? Ne parlons même pas de ceux de Soljenitsyne. "La Ferme des Animaux" d’Orwell ne servira donc plus que comme fable de La Fontaine ou comme exercice de version. Plus aucun jeune lecteur ne sera invité à en mesurer le contexte, celui des accords de Yalta.

    La défense des libertés semble donc avoir perdu toute signification concrète aux yeux de citoyens aseptisés, technocratisés, autocensurés, mûrs pour l'asservissement.

    Dépassionnées, nos soi-disant élites d’élus se cantonnent ainsi, dès leurs années de formation, dans ce qu’on appelle d’un mot qui ne voulait rien dire autrefois en français, mais qui désigne bel et bien, désormais, leur réalité de leur insignifiance : nous vivons, ou nous survivons, sous le règne de leur "gouvernance."

    On pourrait citer les exemples, multiplier les arguments chiffrés : ce qui enrichit ordinairement le propos tendrait ici à en appauvrir la portée. Ce qui fait l’objet des statistiques officielles revêt en général moins d'importance que ce compte vraiment. En dehors d’une poignée de défenseurs des libertés, qui s’indigne vraiment de la gabegie de structures énormes et opaques comme le conseil de Paris, à la fois gestionnaires, ou pour mieux dire di-gestionnaires d’une ville et d’un département ? Qui donc, dans le grand public des cochons de payants, se tient informé du contenu des deux lois financières votées en décembre ? Probablement pas grand monde, puisqu’on accepte d’entendre parler comme si le gouvernement allait diminuer les dépenses alors qu’il ne s’apprête en 2014, et encore très mollement, qu’à en ralentir la hausse.

    Car ça commence par le nombre de ministres. Ayez la curiosité de regarder combien entouraient Louis XIV, affreux étatiste par ailleurs, au grand siècle. En 1789, à l'ouverture des États Généraux, Louis XVI en réunissait 6. Bonaparte, dix ans plus tard : 7. Combien le gouvernement du socialiste Viviani en comptait-il encore quand éclate la guerre de 1914 ? Réponse : 17.

    Depuis, pour supprimer les deux commissaires des grands États au sein de l’Union européenne, le génial Juppé lors de la préparation du traité de Nice arguait du fait qu’aujourd’hui 28+6=34 personnes pour gouverner plus de 400 millions d’Européens cela créerait un surnombre. Ainsi l’Allemagne et Malte sont-elles désormais placées sous le signe de l’égalité au sein de la commission de Bruxelles. Bravo l’artiste.

    Mais pour régenter 60 millions de Français, ou d’habitants de l’Hexagone, chaque remaniement ministériel nous apporte un illustre inconnu de plus. Amusez-vous à énumérer les noms de ceux que vous connaissez : parions que ce jeu de société pourrait faire fureur.

    Les comparaisons internationales accablent ici, une fois de plus, le système français. Suggérons à Hollande, qui se pose la double question de "quand" et "par qui" remplacer son brillant camarade Jean-Marc Ayrault, largement usagé, pour ne pas dire hors d’usage. Eh bien qu’il aille jusqu’au bout du régime présidentiel et du quinquennat, et qu’il renonce à l’existence, totalement inutile, de son Premier ministre, de ses conseillers, de leurs voitures de fonctions et chauffeurs de maîtres, et qu’il mette donc en vente l’hôtel de Matignon. Mon Dieu ! quelle réforme révolutionnaire : en serions-nous capables ?

    Chacun déplore, à très juste titre le millefeuille administratif (2)⇓ et par conséquent le nombre des élus, la multiplication constante de leurs instances, qui, d’ailleurs, ne débattent plus de rien et ne décident pas grand-chose. On expédie le vote des budgets. Mais on augmente tous ces budgets tout simplement parce que ce sont les budgétivores qui décident.

    Comment concevoir qu'ils entreprennent sérieusement la diminution des dépenses par lesquelles nos politiciens achètent, au frais des ménages contributeurs et des entreprises, le vote des électeurs assistés ?

    Comment imaginer de faire voter la fin de leurs prébendes, sinon par l’affirmation d’abord, par l’organisation ensuite, de la société civile, en lutte contre les prébendiers en tant que classe parasitaire ? La survie de ce que nous appelons encore, formellement, démocratie libérale suppose ce changement de cap.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/01/une-classe-politique-devenue-parasitaire.html

    Apostilles

    1) Un seul exemple suffira : au hasard, celui de la nomination comme candidate puis de la composition de ses listes par Mme Kosciusko-Morizet.
    2) la jolie illustration de notre chronique d'aujourd'hui a été empruntée au blog "Je suis stupide, j'ai voté Hollande" article : "Qui mettra fin au scandale français du mille-feuille administratif ?"
  • On achève bien les chevaux, pourquoi pas le mariage ?

    Du mariage pour tous au divorce simplifié, l'institution devient une bâtisse ouverte à tous vents, une masure en ruines.

     
     

    Christiane Taubira, elle est comme ça. Quand elle commence un travail, elle va jusqu’au bout. Depuis combien de temps, déjà, le gouvernement n’avait pas touché au dossier ? Le 12 décembre dernier, Najat Vallaud-Belkacem lançait « l’individualisation de l’impôt ». Et puis il y a eu la trêve des confiseurs. Presque trois semaines de pause, on allait perdre la main. On reprend le tablier, le grand couteau de boucher, et hop, on remet le mariage, déjà violenté et défiguré, sur la planche à découper. Et aujourd’hui, je vous mets quoi ?

    L’objectif du projet de réforme de Christiane Taubira, auquel son épigone Dominique Bertinotti souscrit sans réserve, est louable. L’objectif est toujours louable : désengorger les tribunaux. En simplifiant le divorce par consentement mutuel. Celui-ci n’aura plus besoin de passer devant le juge, un greffier juridictionnel fera l’affaire. Las, il n’est pas plus réaliste de vouloir simplifier un divorce que de faire marcher un cul-de-jatte. Un divorce, par essence, est compliqué et se termine rarement en s’embrassant sur la bouche. Des syndicats de magistrats, des avocats – dont c’est, il est vrai, le gagne-pain – protestent vigoureusement : « Les accords des époux vont s’en trouver fragilisés. » De fait, comment leur donner tort ? Même lorsque le consentement est mutuel, les deux parties ont des intérêts divergents – le dominant du couple, s’il y en a un, imposant les siens avec toujours plus de force que le dominé. Là où le greffier, sorte de super-secrétaire, ne fait que constater, le juge, lui, rétablit le droit. C’est donc, en absence de juge, le plus fort qui prendra le dessus.

    Gabrielle Cluzelle BVoltaire la suite...

  • Avis divergent sur le Jour de Colère…

     

    Dies IRAE…

    Une nouvelle plate-forme « logistique », Jour de Colère, se charge à la suite des manifestations du printemps dernier d’agréger les différentes luttes contre le pouvoir et les institutions en place

    , qu’elles soient fiscale, pour la sécurité, pour l’armée, pour la préservation du système scolaire…

     

     

    Chacun aurait une raison d’être en colère contre le gouvernement selon le manifeste du collectif.

    Sous l’apparence de neutralité, la plate-forme puise ses sources dans le refus du mariage gay et de ses suites : PMA, GPA, théorie du genre et évoque dans un élan songeur la « coagulation » en rêvant de bonnets rouges à la bretonne, de révolte, d’un sursaut spontané des Français. [...]

    La suite sur Nouvel Arbitre

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Avis-divergent-sur-le-Jour-de

  • La liberté de s’exprimer et de rire ne se partage pas ! Entretien avec Alain de Benoist

     

    La liberté de s’exprimer et de rire ne se partage pas !
    Les médias s’excitent sur le phénomène Dieudonné, l’artiste qui a vendu le plus de billets en 2012. D’ailleurs, est-ce que monsieur M’Bala M’Bala vous fait rire ?
    Parfois, pas toujours. Je dois dire que ma conception de l’humour se situe quelque part entre Buster Keaton et Raymond Devos. Les comédies me font rarement rire, et je déteste Louis de Funès. Le style pamphlétaire me fatigue vite, lui aussi. Cela dit, Dieudonné a du talent. Il n’a pas de mal à surclasser les autres humoristes actuels, qui sont presque tous nuls. Facteur aggravant : il a du succès et ses partisans, qui sont en majorité « hors système », ne sont pas du genre à se laisser intimider.
    Mais savoir ce que l’on pense de Dieudonné est tout à fait secondaire par rapport au projet de Manuel Valls de l’empêcher « dans le cadre de la loi » de s’exprimer. La seule vraie question qui est en cause est évidemment, comme d’habitude, celle de la liberté d’expression. Dans Le Nouvel Observateur, Laurent Joffrin, coutumier du genre, expliquait récemment que la liberté d’expression a des limites. La démocratie ne saurait accepter que s’expriment des opinions antidémocratiques. On pourrait dire aussi que sous le nazisme, toutes les opinions étaient admises à condition de ne pas être antinazies, sous les régimes communistes qu’elles étaient toutes autorisées à condition de ne pas être anticommunistes, etc. De ce point de vue, la démocratie selon Laurent Joffrin ne me paraît pas représenter un grand progrès. Je crois au contraire que la liberté d’expression n’a de sens que pour autant qu’elle est indivisible, et qu’en matière d’opinions, elle ne tolère par principe aucune dérogation. La liberté d’expression – faut-il le rappeler ? – n’a pas pour vocation de protéger les opinions convenables ou consensuelles, et moins encore celles qu’on partage ou qu’on approuve, mais au contraire celles qui nous choquent et que nous trouvons détestables. Voltaire se disait prêt à mourir pour permettre à ses adversaires de s’exprimer. C’est cette phrase qui a inspiré les fondateurs de Boulevard Voltaire (mais visiblement pas les aboyeurs de commentaires).

    Les mêmes médias n’en finissent plus de célébrer le culte de Pierre Desproges et de Coluche, alors que la plupart de leurs sketches seraient aujourd’hui censurés, pour racisme notamment…
    Il ne fait pas de doute que Dieudonné tient souvent des propos qu’on peut considérer comme inacceptables, voire odieux. Ceux qui s’indignent des caricatures de Mahomet les considèrent elles aussi comme inacceptables, voire odieuses. Pour tout un chacun, il y a des choses inacceptables, voire odieuses. Toute la question est de savoir si le fait de blesser gravement les sentiments ou les convictions d’une catégorie de personnes justifie une interdiction. La perception subjective que l’on se fait d’une opinion peut-elle constituer le fondement de la loi ? Si l’on estime que Dieudonné blasphème, ne faut-il pas considérer plutôt que le droit au blasphème ne se partage pas ?
    L’idéologie dominante a su tourner la difficulté grâce à une invention remarquable : pour faire disparaître les opinions détestables (il y en a), il suffit de décréter qu’elles ne sont plus des opinions mais des délits. Il suffisait d’y penser. Mais a-t-on bien mesuré les conséquences ? D’abord, on crée un abominable refoulé, que l’on se condamne à voir exploser un jour ou l’autre sous une forme elle aussi abominable (plus on pourchassera le « sexisme », plus il y aura de femmes battues ; plus on dénoncera « l’homophobie », plus se multiplieront les « ratonnades de pédés »). Serait-ce l’effet recherché par ceux qui sont tentés de « gouverner par le chaos » ? Ensuite, on introduit une distinction désastreuse entre des groupes protégés, bénéficiant grâce à la loi d’une sorte de statut privilégié les immunisant contre les critiques dont ils pourraient faire l’objet, et des groupes non protégés, dès lors fondés à dénoncer cette nouvelle discrimination. Situation malsaine.

    Et toujours la même rengaine : on peut rire de tout, mais pas de n’importe quoi et surtout pas avec n’importe qui. Et surtout, l’esprit de dérision permanente, incarné par les Guignols de l’info – pour ne citer qu’eux –, ne serait-il pas mortifère à long terme, les hommes politiques étant résumés à de simples marionnettes en latex ?
    Le rire implique la connivence et peut avoir un effet cathartique. Je pense que dans une société normale on devrait pouvoir rire de tout, de n’importe quoi et avec n’importe qui. Des mecs et des nanas, des Blacks et des Toubabs, des juifs et des goyim, des homos et des hétéros, des Amerloques et des Ritals, des Boches, des Gaulois et des Espingouins. Pas de discrimination ! Mais bien entendu, nul n’est obligé de trouver ça drôle. L’esprit de dérision auquel vous faites allusion est autre chose. Au-delà de ce qu’elles peuvent dire des hommes politiques actuels, qu’on a d’autant moins envie de défendre qu’ils font eux-mêmes preuve d’une incroyable complaisance envers leurs caricatures, les émissions du type des Guignols de l’info contribuent de manière incontestable à ridiculiser la chose publique, à désacraliser ce qu’il peut rester de sacré dans l’exercice du pouvoir. Certes, les politiciens actuels méritent rarement le respect, mais en les tournant tous en dérision, on décrédibilise aussi les fonctions et les institutions qu’ils représentent. L’esprit de dérision systématique est un poison de la vie sociale. Les « petits malins à qui on ne la fait pas », qui ne sont émus par rien, qui ne respectent rien, pour qui rien ne saurait être noble ou sacré, cachent leur impuissance derrière leur cynisme. Ils avouent par là même qu’ils ne sont pas grand-chose.
  • Hommage à Antoine : une centaine de participants à Paris

    PARIS (NOVOpress) - Une centaine de personnes ont participé ce jour à l’hommage rendu à Antoine, jeune Français de 20 ans poignardé le soir du réveillon à Paris par un groupe de racailles. Wallerand de Saint-Just, candidat FN-RBM à Paris, a déposé une gerbe à sa mémoire. De nombreux policiers étaient présents. S’il y en avait eu autant le soir du 31 décembre, peut-être que ce drame ne serait pas arrivé…

    Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, a pour sa part refusé de venir. Selon son directeur de campagne, Jean-Didier Berthault, « on a commencé à voir des choses du Bloc identitaire sur ce rassemblement. On a vu que c’était de la récupération, et il était du coup hors de question de s’y rendre. »

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  • 1 067 voitures brûlées. C’est bien, on est content !

    Mais un homme poignardé, cela vaut combien de bagnoles brûlées, au change de la délinquance ?

    Manuel Valls s’est félicité mercredi soir de la baisse « significative » de 10,6 % du nombre de véhicules brûlés la nuit de la Saint-Sylvestre. Non, c’est bien, on est content. Comme les 1067 propriétaires malheureux qui, en même temps, n’avaient qu’à louer un garage pour leur chignole et qui se réjouissent sûrement, dans leur grandeur d’âme, pour la centaine de compatriotes épargnés grâce aux 53.000 policiers et gendarmes déployés avec leurs impôts.

    Bien sûr, quelques pisse-froid sarcastiques, n’aimant rien tant que gâcher la joie des autres, vont se demander si le comptage a été fait façon Manif pour Tous. Ou bien encore façon journal Ouest-France, dont le numéro de mercredi titre « Saint-Sylvestre à Cholet. Une voiture brûlée », mais, par un scrupule qui honore le journal, précise en fin d’article que la « propagation du feu a par ailleurs endommagé trois autres véhicules stationnées à proximité ». Comme si, pour un feu de forêt, on ne comptait que le premier pin sous lequel le pyromane a fait craquer l’allumette. Sûr qu’avec un tel niveau d’alerte, le Canadair n’est pas près de mettre les gaz.

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  • [Édito AF 2877] 2014 : AN I DE LA LIBÉRATION ?

    Certes, les chiffres du chômage de décembre 2013 ne seront connus qu’à la fin du mois de janvier 2014 : il n’en est pas moins déjà certain que le pari de Hollande, d’une « inversion de la courbe » à la fin de 2013, ne sera tenu, s’il l’est, qu’au prix de chiffres truqués et ce, en dépit des efforts fournis par le pouvoir en termes d’emplois subventionnés, de formations-prétextes-à-baisser-les-chiffres ou de radiations arbitraires...

    Alors que le Conseil constitutionnel vient de censurer plusieurs mesures du budget pour 2014, rien ne va plus pour le gouvernement.

    L’opposition officielle s’en réjouira : tel n’est pas le cas de l’Action française pour laquelle la politique du pire a toujours été la pire des politiques. Non, nous ne nous réjouissons pas de l’échec des socialistes dans la bataille de l’emploi, même si cet échec ne nous étonne pas, car ce sont autant de Français qui demeurent plongés dans la précarité, voire la misère. Mais la bataille a-t-elle été seulement engagée ? Car le fond du problème est là : dans l’opposition factice entre deux politiques économiques. Du côté des socialistes, les emplois « aidés », c’est-à-dire subventionnés, du moins tant que les finances publiques peuvent le supporter, peu utiles sur le plan économique et qui ne sont appelés « d’avenir » que par antiphrase, tandis que les gesticulations de matamore du redresseur productif ne peuvent cacher l’absence de toute politique visant à refaire de la France une vraie nation industrielle, seule à même de recréer de l’emploi durable. De l’autre, la langue de bois ultralibérale que résume de manière caricaturale l’éditorial d’Yves Thréard dans Le Figaro des 28 et 29 décembre 2013 : s’appuyant sur l’incontournable modèle teuton et invitant Hollande à se mettre dans les pas du social-démocrate Gerhard Schröder, devenu le chouchou des libéraux français, pour notre éditorialiste, « les solutions [...] passent par un allégement des charges patronales et sociales » — « cotisations » est un gros mot au Figaro —, par une simplification de notre Code du travail et par une refonte de nos règles d’assurance-chômage. » C’est si simple qu’il fallait vraiment être bête pour ne pas y avoir songé plus tôt ! Non qu’un allégement ciblé des cotisations, une simplification du code du travail, qui ne soit pas sa mise en coupe réglée pour un retour au XIXe siècle, ou une refonte de l’assurance-chômage ne soient des mesures nécessaires. Mais, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas dans ces étroites limites réglementaires que se joue la politique économique d’un pays.

    Si nous parlons d’opposition factice entre deux politiques, c’est que ni les socialistes ni les libéraux — ni le PS ni l’UMP pour parler en termes politiciens — ne veulent s’attaquer au problème de fond : le carcan de la monnaie unique imposé à des pays européens aux économies très différentes, dans le cadre d’une mondialisation ouverte que ces mêmes économies sont les seules à subir de plein fouet et de manière inégale, selon leurs aptitudes propres, le reste du monde sortant couvert ! Opposition factice encore car chacun sait que si la droite libérale, contrairement aux socialistes, ne subventionne pas l’emploi, elle subventionne en revanche le traitement social du chômage pour éviter l’explosion, ce qui, au bout du compte, revient au même pour les finances publiques ! D’ailleurs, si deux politiques contraires étaient vraiment en jeu, comment se fait-il que leurs tenants ne se livrent qu’à des confrontations verbales, tandis que l’économie française, indifférente aux alternances politiques, s’enfonce toujours un peu plus dans le marasme ? C’est que la gauche comme la droite refusent de remettre en cause les règles d’un jeu perdant-perdant pour la France, le pays légal ne faisant que divertir les Français des véritables solutions, qui passent d’abord par une sortie à la fois déterminée et programmée du cadre européen rigide dans lequel étouffe notre économie. Et pas seulement celle-ci : car ce cadre impose également à la France l’immigration, la subversion multiculturelle et la désagrégation anthropologique.

    Le jour même où tombaient les chiffes catastrophiques de l’emploi pour novembre, Valls tentait pour faire diversion une nouvelle provocation contre la liberté d’expression. L’icône taubiresque ayant fait long feu — les bêlements antiracistes se sont en effet révélés peu productifs auprès des Français —, il a bien fallu trouver autre chose. Si on vous demandait quel est le dernier pays au monde où c’est le ministre de l’intérieur qui décide du caractère « créatif » ou « humoristique » d’un spectacle, tout aussi naïvement que moi vous répondriez sans hésiter : la Corée du Nord de Kim Jong-un. Eh bien, vous feriez une grossière erreur, puisque c’est la France de François Hollande. Après la banane, la quenelle : il fallait bien que, dans un pays aussi réputé pour sa cuisine que le nôtre, le retour de la Bête immonde se fasse sous le signe de la gastronomie. Florian Philippot, mieux inspiré quand il parle de police de la pensée que d’avortement, a déclaré que le vrai « comique », c’était le ministre de l’intérieur qui, en effet, a pour l’instant échoué à instaurer la tyrannie de ses rêves, malgré ses tentatives multiples — exactions commises par sa police à l’encontre des participants à La Manif pour tous, violation systématique des libertés publiques, menaces contre Le Printemps Français, Alain Soral ou notre confrère Minute, sans oublier le harcèlement que subissent les militants d’Action française : trois des nôtres sont toujours inquiétés par la justice républicaine. Interdire ! Interdire ! Interdire ! Telle semble être l’obsession de Manuel Gaz qui, dans sa fureur républicaine à éradiquer tout ce qui ne marche pas au pas de l’oie socialiste, s’en prend désormais à Dieudonné et parle même de durcir encore une législation pourtant déjà gravement liberticide en matière d’expression. Nul besoin de préciser que les spectacles de l’humoriste ne sont pas notre tasse de thé, mais nous dénonçons par principe la manœuvre grossière d’un pouvoir aux abois qui n’a de cesse, depuis son arrivée, de diaboliser systématiquement ses adversaires politiques, plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes comme la délinquance, contre laquelle Valls mène un combat aussi mou et inefficace que ses prédécesseurs UMP.

    Avec la complicité des grands media aux ordres et d’une police associative grassement subventionnée, le gouvernement, d’autant plus dépourvu de tout scrupule qu’il est en proie à la panique, n’hésitera pas, à quelques mois d’échéances électorales qui s’annoncent aussi catastrophiques pour lui que sa politique l’est pour les Français, à recourir à des provocations de tous ordres pour effrayer l’électorat et tenter ainsi de limiter les dégâts. Le printemps 2013 a montré qu’il faut malheureusement s’attendre à tout de la part de ce pouvoir et les dernières lois adoptées en décembre ne font que confirmer, notamment en matière d’espionnage informatique des Français, la dérive liberticide d’un régime qui n’affiche la liberté dans sa devise que pour mieux la fouler aux pieds au quotidien. Quant à l’opposition officielle, elle espère, par son silence veule, profiter une fois revenue au pouvoir du travail réalisé en matière de surveillance des Français par ses complices socialistes.

    L’année 2014 sera-t-elle décisive pour la France ? On peut en tout cas compter sur l’Action française pour peser sur les événements. Le Carrefour royal du 18 janvier prochain verra le véritable lancement de l’année politique. Un seul devoir : s’y rendre !

    D’ici là, à tous, bonne année ...quand même ! Faisons de 2014 l’an I de notre libération !

    François Marcilhac - L’AF 2877

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Edito-AF-2877-2014-AN-I-DE-LA

  • [Aix] Le premier Café Actualité d’Aix pour 2014

    Le prochain café d’actualités d’Aix en Provence se tiendra le :

    MARDI 7 JANVIER 2014 à 18h45

    au café « Le Festival », 1 cours Mirabeau,

    Sur le thème suivant :

    "UN CAFÉ, C’EST FAIT POUR PARLER…."

    Avant de reprendre le cycle des conférences-débats, il nous a semblé intéressant de faire le point sur les événements de l’année 2.013, et ceux, prévisibles, de l’année 2.014.

    Tout va mieux ? Les bonimenteurs nous rassurent, se rassurent… Qu’en pensez-vous ?

    Donc, venez nombreux avec vos « boules de cristal » pour vous exprimer, et nous nous souhaiterons une bonne… très bonne année.

    Accueil : 18 h 45. 19 h : débat animé par Antoine de CRÉMIERS. 20 h 30 : fin de la réunion. Entrée libre. Participation sous la forme d’une consommation. Renseignements : 06-16-69-74-85.

  • Le gouvernement doit interdire la PMA

    Communiqué de LMPT :

    ""La PMA ne figurera pas dans la loi famille." Cette déclaration de la ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti, sur le plateau de BFM TV ce jour, est une bonne nouvelle pour les défenseurs de l’intérêt supérieur de l’enfant, celui d’être reconnu issu d’un père et d’une mère, de les connaître et d’être élevé par eux. Une loi ne peut priver délibérément des enfants de père !

    Cette annonce de la Ministre confirme le recul du gouvernement sur cette revendication du lobby LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transexuels) qui était initialement prévue dans le cadre du projet de loi Taubira sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe.

    La Manif Pour Tous s’en félicite : "Il est clair que notre opposition déterminée à ce projet pèse sur le gouvernement en cette année d’échéances électorales et de difficultés sociales"analyse Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, qui poursuit : « Mais des parlementaires ont annoncé leur intention d’introduire la libéralisation de la PMA par voie d’amendement lors du débat sur le projet de loi famille. Quant à François Hollande, il a annoncé le 28 mars dernier sur France Télévision qu’il suivrait l’avis du  CCNE sur le sujet… puis, le 22 septembre dernier, il a très largement renouvelé les membres du CCNE !... » Ainsi, tout reste possible en ce qui concerne la  PMA !

    Et si la  PMA était ouverte aux couples de femmes, la GPA (gestation par autrui) serait ensuite ouverte aux couples d’hommes au nom de l’égalité dans l’accès à la procréation...

    La Manif Pour Tous appelle donc à manifester dimanche 2 février pour le droit de l’enfant à avoir un père et une mère, contre la filiation bidon et contre la marchandisation de la femme et de l’enfant.

    « Quel que soit l’avis du CCNE, nous ne voulons pas de libéralisation de la PMA ! Et si le gouvernement espère stopper la mobilisation de La Manif Pour Tous, il doit s’engager de manière claire et définitive en interdisant la  PMA pour les couples de même sexe. Voilà qui, enfin, respecterait l’intérêt supérieur de l’enfant ! » précise Ludovine de La Rochère."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/