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France et politique française - Page 4668

  • Une taxe sans légitimité.

    Se promener avec un bonnet rouge sur la tête ne laisse pas indifférents les passants parisiens ou versaillais : quelques marques de sympathie, d’autres d’inquiétude, parfois de l’agressivité et des mots que l’on pourrait facilement taxer de « xénophobie », surtout de la part de quelques partisans du gouvernement en place ou d’admirateurs de la mondialisation… Il est amusant de constater combien un simple couvre-chef peut créer du lien social et comme il est devenu un véritable symbole, à la fois de la Bretagne et de la révolte fiscale en cours !
    Dans l’histoire, la révolte des bonnets rouges de 1675 s’inscrit dans la longue cohorte des révoltes populaires contre l’impôt et, par la même occasion, contre l’Etat central ou, du moins, de ses relais sur le lieu de la contestation : celle-ci fut terrible, tout comme la répression qui s’ensuivit… Mais il en reste quelques leçons que nos gouvernants, entre autres, feraient bien de méditer avant que de commettre de nouveaux impairs.
    Tout d’abord, la question même de l’impôt, de sa légitimité et de son acceptabilité : tout Etat digne de ce nom doit trouver les moyens de se financer pour pouvoir maîtriser les territoires et aider les populations, engager de grandes politiques et être présent sur la scène internationale, tout simplement pour « être et durer » et représenter les intérêts de la nation, les défendre et les faire prospérer. En période de crise (qu’elle soit géopolitique comme en 1675 avec la guerre de Hollande –le pays, pas la personne…, ou économique et financière comme aujourd’hui, marque d’une mondialisation en cours, moins heureuse qu’espérée), trouver de l’argent est un art plus délicat encore que d’ordinaire, et qui nécessite un certain doigté si l’on veut éviter les réactions brutales : oublier les spécificités locales dans un pays aussi pluriel que la France, chatouiller les susceptibilités provinciales ou socio-professionnelles ou vouloir passer en force sans un minimum de concertation avec les parties concernées, en particulier celles appelées à s’acquitter de nouvelles taxes ou impositions, c’est risquer le mécontentement explosif, la contestation active et l’émeute revendicatrice. Colbert, en 1675, en négligeant la particularité de l’autonomie bretonne, a allumé, peut-être sans en saisir toutes les conséquences, un incendie qui mit bien du temps à s’apaiser et desservit l’Etat central sans satisfaire le Roi, obligé d’envoyer des troupes dans la province rebelle et risquant sa postérité… L’historien breton La Borderie, pourtant royaliste convaincu (il fut député monarchiste de Vitré de 1871 à 1876), n’hésita pas à parler, pour évoquer la répression royale de 1675, de « despotisme », même s’il cible plus Colbert que le souverain lui-même… Le gouvernement Ayrault devrait se souvenir de cela, sans doute, s’il ne veut pas perdre tout crédit (ou plutôt ce qui lui en reste…) dans une région qui, pourtant, lui était électoralement très favorable en 2012. Mais il est vrai que, contrairement à la structure institutionnelle étatique d’une monarchie qui restait encore « fédérative » à défaut d’être complètement fédérale, la République se veut « une et indivisible » et, donc, égalitaire, au risque de ne pas prendre en compte ce qui fait la diversité française et de se heurter à des réalités qui, elles, ne sont pas identiques d’un bout à l’autre du territoire national…
    D’autre part, pour être acceptable et accepté, un impôt ou une taxe doit avoir une « raison d’être » et apparaître comme utile, voire nécessaire, aux populations qui doivent l’acquitter : or, qu’a-t-on vu avec cette fameuse « écotaxe », si mal nommée en fait ? C’est qu’elle devait plus rapporter à une société privée, baptisée Ecomouv, qu’à la Bretagne elle-même ! Cela nuit, évidemment, à la crédibilité de cette taxe qui apparaît plus devoir bénéficier à des actionnaires ou à des intérêts privés qu’à la collectivité elle-même : le principe de la « Ferme générale », déjà condamné sous l’Ancien régime parce qu’elle semblait trop profiter à quelques riches « percepteurs », n’est pas plus populaire ni compréhensible aujourd’hui qu’hier…
    Mais là n’est pas le plus grave : en fait, cette taxe n’était accompagnée, pour lui donner crédit près de la population, que de vagues projets de transports ferroviaires, d’autant plus incompris en Bretagne que la SNCF a abandonné toute velléité de ferroutage dans cette province et qu’il n’a guère été évoqué d’alternative à la route en cette même région ! Pourtant, la reconstruction d’un réseau ferré dédié au transport de marchandises et de camions sur plateforme ferroviaire devrait être une priorité, mais aussi l’étude et la mise en place d’un système de cabotage ou de merroutage qui relierait les côtes de Bretagne aux grands ports nationaux (en particulier Le Havre, à l’embouchure de la Seine) pour éviter les routes et diminuer la pollution du transport routier… Or, rien de tout cela ! D’où l’incompréhension et l’absence de légitimité de cette nouvelle taxe, aggravées par les difficultés actuelles de l’économie en Bretagne, en particulier dans le secteur agroalimentaire.
    Prisonnière de ses principes et de ses maladresses, la République se heurte désormais à une colère bretonne dont les derniers événements montrent qu’elle n’est pas qu’une simple flambée mais bel et bien une contestation plus profonde qui fait suite à un malaise lui aussi enraciné dans le tissu provincial, sur le plan social comme politique : au-delà de la politique fiscale, c’est aussi toute la politique d’aménagement du territoire mais aussi d’autonomie régionale que l’Etat doit repenser.
    Mais la République peut-elle faire ce double effort à l’heure où la mondialisation menace la réalité même de l’Etat et avec un gouvernement qui apparaît désormais isolé et condamné à brève échéance ?
    http://jpchauvin.typepad.fr/

  • La Grande Guerre : 1914-1945

     

    par Paul-Marie COUTEAUX, Président fondateur de Souveraineté Indépendance et Libertés (SIEL), administrateur du Rassemblement Bleu Marine (RBM)

    La fièvre commémorative des années Mitterrand reprend de plus belle à l’approche du centenaire de 1914, dont la préparation, outre une floraison d’ouvrages et de films annoncés à tue-tête, est déjà marquée par la mise en place d’une Commission que préside le très gauchisant Antoine Prost.

     

    Celui-ci annonce la couleur, délibérément idéologique, en choisissant d’honorer, non les millions de soldats qui, dans des conditions épouvantables, ont repoussé l’invasion allemande, mais les quelques dizaines de pauvres hères fusillés en 1917 pour insoumission.

    L’intention est transparente : plutôt que de célébrer l’effort héroïque de tout un peuple, ce centenaire fournira l’occasion d’un prêchi-prêcha pacifiste doté des habituels échos européistes qui conviennent à la pensée dominante ; on insistera sur « l’absurdité de la guerre », dont il suffira d’escamoter les causes réelles pour jeter un commun anathème sur le « nationalisme », mot impropre mais bien entendu requis pour s’étendre aux nations elles-mêmes, la française en tête -dans la ligne de l’impérissable ineptie de Mitterrand énonçant un jour à Strasbourg : « la nation c’est la guerre ». Sera ainsi cachée, et même niée, la responsabilité principale du grand conflit mondial comme le sera le degré inédit de violence et de sauvagerie guerrières, lesquels sont accablants pour l’Allemagne.

    La guerre, c’est l’empire qui la provoque -en l’occurrence, le renouveau du vieil impérialisme germanique, brisé par les traités de Westphalie mais renaissant au fil du XIXe siècle : la grande Allemagne voulue par Bismarck fut impériale, le IIe Reich de Guillaume le fut aussi, comme le IIIe Reich d’Hitler : il y a une parfaite continuité entre ces séquences, et l’historiographie contemporaine, y compris l’ allemande, le reconnaît peu à peu. Si, en 1961, l’historien allemand F. Fischer souleva une vive polémique Outre-Rhin en affirmant, dans son célèbre ouvrage « Les buts de guerre de l’Allemagne impériale » : « Dans la mesure où l’Allemagne a voulu, désiré et même favorisé une guerre austro-serbe, et dans la mesure où, confiante dans la suprématie de ses armes, elle l’a laissé éclater en juillet 1914 en pleine conscience d’un risque d’embrasement avec la Russie et la France, les autorités allemandes portent une part de responsabilité décisive » dans, le déclenchement d’une guerre généralisée, il n’en reçut pas moins, peu à peu, le soutien de la plupart des historiens européens ; aujourd’hui August Winkler peut écrire sans soulever le scandale que « L’objectif de la Première Guerre mondiale n’était rien d’autre que l’hégémonie en Europe et l’ascension vers la puissance mondiale. L’armistice fut ressenti par les Allemands comme une injustice criante, bien qu’il préservât le Reich et qu’il lui ménageât la possibilité de reprendre la course pour la compétition mondiale. Il n’y eut alors ni débat ni autocritique sur les causes de la guerre, malgré la publication en avril 1919 d’un recueil de décisions gouvernementales, dont le contenu ne laissait planer aucun doute sur le fait qu’en juillet 1914 les autorités allemandes avaient tout fait pour attiser la crise ». En somme la continuité 1870-1940 est désormais admise, et généralement attribuée au fameux Sonderweg, « cette voie particulière » qui inspira à l’Allemagne, refusant la modernité européenne, notamment française, une politique autocentrée, qui l’institua comme gardienne des valeurs européennes, et se traduisit par l’agression récurrente contre ses voisins (le Danemark, l’Autriche, la Pologne, la France), l’avènement de l’impérial-socialisme hitlérien n’étant que l’apothéose d’une politique vieille de soixante ans. [...]

    La suite sur le site du SIEL

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-Grande-Guerre-1914-1945

  • Conférence du CJB le vendredi 15 novembre

    La prochaine conférence du Cercle Jacques Bainville aura lieu dans nos locaux le vendredi 15 novembre à 19h45.

    affiche_confeirence_adrien_a-2013.jpg

  • PRIVATISER LA SECURITE SOCIALE

    Quand nous aurons fait le tour de tous les mammouths à privatiser, nous aurons tracé le programme d'un pouvoir "Libérateur" qui finira bien par arriver. La sécu est l'un de ces mammouths ; c'est même le super mammouths. Elle comprend cinq branches : maladie, accidents du travail, maladies professionnelles, famille retraite L'importance des chiffres est immense et elle remplit sans doute un quart du PIB.
    Alors que le feu est à la maison, le pouvoir très provisoirement en place prépare tranquillement des mesures pour rééquilibrer les comptes de la sécurité sociale dans un avenir incertain. L'orchestre médiatique nous révèle les multiples débats sans que les vraies solutions soient non seulement envisagées mais, au moins évoquées. Tout est imaginé : taper sur les labo, sur les patients, sur les complémentaires santé, etc.
    L'ANCIENNETE DE LA CALAMITE
    Le trou de la sécu est si ancien que les gouvernements ont imaginé des prélèvements pour apurer les dettes passée : CSG et CRDS. Évidemment cela ne suffit pas. En outre cela aurait une signification si au même moment le déficit s'arrêtait. Ce n'est pas le cas et le trou continue à se creuser inexorablement.
    La chute dans un trou sans fond est inévitable car l'ensemble n'est pas et par définition ne peut pas être géré. La Cour des Comptes a souvent dénoncé l'absence de gestion et son impossibilité.
    Nous nous limiterons, ici, à l'assurance-maladie. Mes lecteurs habituels savent que l'on peut penser de même pour la retraite et d'autres sujets.
    L'assurance-maladie a été crée en 1946 par un gouvernement quasi-communiste. Elle a remplacé par la force des mutuelles fonctionnant bien dans la liberté. Elle commence par un mensonge puisqu'il n'y a pas d'assurance, car celle-ci supposerait des contrats librement débattus. D'ailleurs les URSSAF qui ramassent les sous par la force n'ont pas d'existence légale.
    Du fait de cette histoire l'assurance-maladie est un grand baquet où l'argent arrive par la force fiscale en immenses quantités. Il en sort régulièrement au hasard des volontés changeantes des pouvoirs politiques et syndicaux. Ces jours-ci toutes les rumeurs circulent sur le non remboursement de tel ou tel acte et sur le jeu des cotisations.
    L'EFFET DE PAUPERISATION
    Il est une façon de mesurer l'intensité de la perte pour l'économie de cette absence de gestion. Des personnes pour des raisons qui leur sont propres échappent légalement au système. Elles s'assurent librement sur le marché international. Une famille avec des enfants est bien couverte en payant une prime égale au tiers de ce que lui coûterait la sécu. Par un calcul on peut mesurer l'effet de paupérisation général qui en résulte.
    À la perte purement financière ainsi enregistrée s'ajoute un autre phénomène. Une véritable assurance-maladie contractuelle conduirait à la création de capitaux vivifiant l'économie. Cela s'observe dans tous les pays ayant mis en œuvre totalement ou partiellement des assusrances-maladie libres. Il en est de même pour la retraite, la capitalisation augmentant fortement le PIB.
    Un constat pour terminer. La propagande nous parle souvent de la sécurité sociale que le monde entier nous envie. Je n'ai jamais vu d'étranger pâlir de jalousie à ce sujet. Aux USA, la sécurité sociale à la française sert officiellement de chiffon rouge aux républicains et nous observons le bras de fer engagé à ce sujet avec OBAMA.
    MICHEL de PONCINS http://libeco.net/Libeco_807.htm

  • Le temps est-il venu de parier sur le frexit et sur le franc français ?

    Par Ambrose Evans-Pritchard – Texte d’origine tiré de The Telegraph, 14/10/2013

    Nous avons assisté à un petit tremblement de terre en France. Un parti qui prône la suppression de l’euro, la restauration du franc français et la destruction complète de l’Union Monétaire vient juste de défaire les partis de gouvernement, au deuxième tour de l’élection de Brignoles.

    Il accroit aussi la menace d’une sortie unilatérale de la France, [appelée en anglais le "Frexit" NdT], et ceci n’est pas sans effet sur la délicate chimie du référendum britannique sur l’UE. Le Front National de Marine Le Pen a obtenu 54% des voix. C’est une sévère défaite pour le parti gaulliste, l’UMP, lequel risque rien moins que la désintégration s’il ne parvient pas à trouver un leader à brève échéance.

    Les socialistes du Président Hollande avaient été mis au tapis dès le premier tour, en raison d’une défection massive, en direction du Front National, de la classe ouvrière qui forme leur base électorale. Jusqu’alors les socialistes s’étaient figuré que le Front les servait, en provoquant la division de l’électorat de droite. Ce n’est que tout récemment qu’ils se sont réveillés et qu’ils ont pris conscience de l’énormité du danger politique.

    Le Front National est désormais le premier parti de France, avec un poids électoral de 24%, selon le sondage Ifop le plus récent. Les deux grands partis de gouvernement qui monopolisent le pouvoir depuis la guerre sont pour la première fois tous les deux surclassés. Les gaullistes (l’UMP) sont à 22%, et les socialistes à 21%.

    C’est avec curiosité que je regarde cela, car Marine Le Pen m’avait dit en juin que la première chose qu’elle ferait en entrant à l’Elysée (si elle était élue) serait d’annoncer un référendum sur l’appartenance de la France à l’UE, avec un rendez-vous fixé un an plus tard :

    Je négocierai sur les quelques points essentiels pour lesquels aucun compromis n’est possible. Si ces négociations échouent, alors j’appellerai au retrait de la France de l’Union Européenne. L’Europe n’est qu’un vaste bluff. D’un côté, le pouvoir immense des peuples souverains, et de l’autre, une poignée de technocrates.

    Comme je lui demandais si elle avait l’intention de retirer immédiatement la France de l’euro, elle avait répondu après une brève hésitation : “Oui, parce que l’euro bloque toutes les décisions économique. La France n’est pas un pays qui puisse accepter la tutelle de Bruxelles.

    L’administration sera chargée de dresser les plans de la restauration du franc. Les dirigeants de la zone euro seront confrontés à un choix inconfortable : Ou bien coopérer avec la France à une “sortie concertée”, c’est à dire une dissolution coordonnée de l’union monétaire, ou bien subir les conséquences de son effondrement désordonné.

    Rien à faire pour nous amadouer. L’euro cesse d’exister au moment où la France en sort,  c’est là notre incroyable force. Et que pourraient-ils nous faire, faire, nous envoyer les chars ?

    L’appartenance à l’UE engendre, à son avis, quatre défis qui sont le retrait de l’union monétaire, la restauration du contrôle des frontières françaises, celle de la primauté de la loi française et enfin l’adoption, au moyen de ce qu’elle appelle le “patriotisme économique”, d’un “protectionnisme intelligent” qui seul lui permettra de sauvegarder son modèle social.

    Comme je l’écrivais en juin, le Front a fait ses meilleurs scores dans des cantons traditionnellement ancrés à gauche ; il n’est clairement plus confiné à des enclaves orientées à droite, mais est en train de devenir le mouvement de masse des classes ouvrières blanches.

    De là provient ce terme nouveau de “lepénisme de gauche” qui circule dans la presse française. Marine Le Pen déborde les socialistes en s’attaquant aux banques et au capitalisme international. Le parti a recruté récemment Anna Rosso-Roig, qui avait été une candidate communiste lors des élections de 2012.

    Le plan de retrait de l’euro de Mme Le Pen s’appuie sur les études d’un groupe d’économistes de l’E.H.E.S.S. conduit par le professeur Jacques Sapir. Ces études concluent que la France, l’Italie ou l’Espagne auraient avantage à quitter l’union monétaire, afin de restaurer d’un seul coup leur compétitivité perdue, et sans devoir le payer par des années de dépression.

    Leur hypothèse de travail est que les déséquilibres existant entre le nord et le sud de la zone euro ont d’ores et déjà dépassé le point de non-retour. Toute tentative de les réduire par les moyens de la déflation et des baisses de salaire se solderait par un chômage de masse et par la destruction du tissu industriel.

    Le professeur Sapir dit que la meilleure solution consiste en un désassemblage coordonné de l’union monétaire, avec un contrôle des changes et des banques centrales qui interviennent pour amener les cours de change entre leurs devise au voisinage de niveaux préétablis. Son modèle fait l’hypothèse d’une réévaluation de 15% du mark et du florin,  par rapport à l’ancien euro, et d’une dévaluation de 20% du franc, toujours par rapport à l’ancien euro.

    Un effondrement non coordonné de l’union monétaire, avec son cortège d’acrimonies et ses mouvements violents des nouveaux taux de change, serait globalement moins favorable. Cela infligerait à l’Allemagne un violent choc déflationniste ; le bloc latin, en revanche, s’en sortirait toujours très à son avantage.

    Je ne souhaite pas ici débattre si le  Front National s’est véritablement purgé de son antisémitisme ou si sa politique de l’immigration et sa politique culturelle doivent inévitablement conduire à une confrontation drastique avec les cinq millions ou plus de musulmans français : ce blog ne s’occupe que de finance.

    Mon impression personnelle est que Marine Le Pen a plus de tolérance, quant aux droits des gays ou à l’avortement, qu’elle ne veut bien en laisser paraitre, elle est plus proche en cela de Pim Fortuyn, le populiste hollandais qui a été assassiné, que de son propre père. Celui-ci lui reproche d’ailleurs d’avoir pris un pli “petit-bourgeois” pendant son éducation parisienne.

    Il est de fait que sa campagne de dédiabolisation semble avoir bien fonctionné. Seule une minorité d’électeurs pense encore que le Front représente une « menace pour la démocratie ».   Mme Le Pen fait un triomphe auprès des femmes de la classe ouvrière blanche. Le Front, féminisé, n’est désormais plus le partis des seuls mâles blancs aigris.

    Alors que son père qualifiait la Shoah de “détail” de l’histoire [1], elle en fait, pour sa part, le “pinacle de la barbarie humaine“. Je peux comprendre pourquoi beaucoup de gens n’y ont vu qu’un cynique repackaging. Les partis ne changent pas si vites leur caractère. Mais, ainsi que ses conseillers en avaient averti le Président Hollande, les règles du jeu ont cependant changé. Il n’est désormais plus suffisant d’argumenter que le Front dépasse les bornes. Et cela est une chose nouvelle.

    Je pourrais ajouter que le Front ne ressemble pas à l’UKIP,  lequel est essentiellement pro-américain, orienté à droite, libertaire, libéral, et hostile à l’État-providence. Sa critique du capitalisme confère à Marine Le Pen une touche gauchiste. D’aucuns y voient un socialisme national façon années 30, de quoi lui vient un cachet plus populiste.

    Elle vitupère contre Washington et l’OTAN, elle appelle la France à regagner sa place dans le monde multipolaire, et sa voix de puissance “non-alignée”. Il y avait un De Gaulle de gauche et un De Gaulle de droite. Nous sommes les deux à la fois.

    L’ascension du Front National est un signe de plus que la crise politique qui couve en Europe n’a pas encore atteint son plein effet. Dans l’UEM d’aujourd’hui, le chômage de masse, les effets déflationnistes de l’accumulation de la dette, qui éreintent l’économie, sapent les fondations du contrat social, tout comme ils l’avaient fait dans les années 1930 sous l’étalon-or.

    A cette époque déjà, la France avait enduré les mêmes affres, acceptant stoïquement les 500 décrets Laval organisant la déflation. La méthode sembla d’abord ramener la stabilité. Cela ne dura pas. Le barrage céda en 1936 sous l’action du Front de gauche Populaire, une coalition naguère encore impensable et qui incluait les communiste. L’étalon-or  avait vécu.

    Ces mesures ont été imposées à la France pour cette raison que l’austérité en tant que telle et pour-elle-même (et non pas en tant que correction d’un stimulus monétaire)  constitue proprement la doctrine de l’UEM, et parce que la France avait permis à l’Allemagne de mener la danse.

    On peut discuter si cette politique a été ou non contre-productive d’un point de vue économique. Ce qui, en revanche est clair comme du cristal, c’est qu’elle a brisé les règles du jeu politique français, et permis au Front National de s’y introduire.

    Il est devenu hautement probable que le Front va rafler la mise aux élections européennes de mai prochain, une élection parfaitement appropriée à projet politique. Le Front ne sera pas seul: c’est l’hémicycle de Strasbourg dans son entier qui sera submergé par les élus eurosceptiques. C’est là encore une chose nouvelle.

    Voici que commencent à se réaliser les pires craintes des élites de l’UE. Et c’est entièrement de leur faute.


    [1] Les lecteurs se souviendront probablement que Le Pen père parlait du modus operandi des meurtres et non des meurtres eux-mêmes. Mais Evans-Pritchard, étant étranger, n’a pu avoir connaissance de l’histoire que par les medias mainstreams français, ce qui explique son erreur.

  • Lyon : Gérard Collomb a fait une OPA sur la fête du 8 décembre

    Christophe Boudot, catholique, marié et père de trois enfants, secrétaire départemental du Front National du Rhône, il est candidat FN à la mairie de Lyon. Il déclare à Présent :

    B"[...] Lyon c’est la ville de Marie. Il faut redonner sa dimension culturelle et spirituelle à la fête du 8 décembre. Gérard Collomb a fait une OPA sur cette fête où traditionnellement les Lyonnais mettent des lampions à leurs fenêtres. Il fait éclairer tout et n’importe quoi à grands frais, comme le Conseil régional par exemple et les bâtiments administratifs pour une fortune (4 millions d’euros). Il a confisqué cette fête aux Lyonnais. Ce n’est plus la fête de Marie ni de l’Immaculée Conception, c’est la « Fête des Lumières » de Gérard Collomb qui gère la ville avec ses réseaux francs-maçons.

    Vous étiez dans la rue pour manifester contre la loi Taubira. La loi votée, quelle attitude sera la vôtre si l’on vous demande de célébrer un « mariage » homosexuel ?

    J’ai défilé à Paris et à Lyon avec mes enfants. Les trois personnes en tête de ma liste électorale sont de la Manif pour Tous. Si je suis maire, je refuserai en ce qui me concerne de marier un « couple » homosexuel et je laisserai ça à l’opposition de gauche. Le candidat UMP Michel Havard n’était pas aux manifs contre le « mariage » gay. Il ménage ses lobbies. Lors du Conseil municipal du 23 septembre dernier, Gérard Collomb, dont on connaît les préférences idéologiques en matière de modèle familial, a mis aux voix une subvention de 15 000 euros en faveur de ARIS, une association LGBTI (Lesbien, Gay, Bi, Trans, Intersexué) du 1er arrondissement de Lyon faisant la promotion de la PMA. Que croyez-vous que Michel Havard a fait ? Lui et son groupe se sont abstenus. Voilà pour le leader de la soi-disant opposition municipale. Grâce à son attitude hypocrite et pusillanime, ladite subvention a été adoptée. Avec le concours de Michel Havard, 15 000 euros vont aller subventionner une association communautariste aux frais du contribuable lyonnais et participer à la désintégration du modèle familial naturel. [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le maire de Tours mis en examen pour des mariages touristiques

    TOURS (Bulletin de réinformation) – Jean Germain, sénateur‑maire socialiste de Tours, est soupçonné de complicité passive dans une affaire de mariages touristiques.

     

    La justice estime que l’élu a célébré des mariages illégaux. Le maire facilitait les affaires d’une ancienne employée municipale reconvertie dans l’organisation de « noces romantiques en Touraine » à destination des touristes chinois.

     

    La mairie de Tours a précisé dans un communiqué que le maire n’est pas soupçonné de s’être enrichi dans cette affaire. L’organisatrice des mariages, Lise Han, est accusée de prise illégale d’intérêts. Le juge d’instruction qui a mis Jean Germain en examen estime que l’élu pouvait être au courant de l’illégalité des pratiques de Lise Han.

    http://fr.novopress.info/143866/le-maire-de-tours-mis-en-examen-pour-des-mariages-touristiques/

  • La colère bretonne contre l'erreur fiscale de trop de la République.

     

    Se promener avec un bonnet rouge sur la tête ne laisse pas indifférents les passants parisiens ou versaillais : quelques marques de sympathie, d’autres d’inquiétude, parfois de l’agressivité et des mots que l’on pourrait facilement taxer de « xénophobie », surtout de la part de quelques partisans du gouvernement en place ou d’admirateurs de la mondialisation… Il est amusant de constater combien un simple couvre-chef peut créer du lien social et comme il est devenu un véritable symbole, à la fois de la Bretagne et de la révolte fiscale en cours !

    Dans l’histoire, la révolte des bonnets rouges de 1675 s’inscrit dans la longue cohorte des révoltes populaires contre l’impôt et, par la même occasion, contre l’Etat central ou, du moins, de ses relais sur le lieu de la contestation : celle-ci fut terrible, tout comme la répression qui s’ensuivit… Mais il en reste quelques leçons que nos gouvernants, entre autres, feraient bien de méditer avant que de commettre de nouveaux impairs.

    Tout d’abord, la question même de l’impôt, de sa légitimité et de son acceptabilité : tout Etat digne de ce nom doit trouver les moyens de se financer pour pouvoir maîtriser les territoires et aider les populations, engager de grandes politiques et être présent sur la scène internationale, tout simplement pour « être et durer » et représenter les intérêts de la nation, les défendre et les faire prospérer. En période de crise (qu’elle soit géopolitique comme en 1675 avec la guerre de Hollande –le pays, pas la personne…, ou économique et financière comme aujourd’hui, marque d’une mondialisation en cours, moins heureuse qu’espérée), trouver de l’argent est un art plus délicat encore que d’ordinaire, et qui nécessite un certain doigté si l’on veut éviter les réactions brutales : oublier les spécificités locales dans un pays aussi pluriel que la France, chatouiller les susceptibilités provinciales ou socio-professionnelles ou vouloir passer en force sans un minimum de concertation avec les parties concernées, en particulier celles appelées à s’acquitter de nouvelles taxes ou impositions, c’est risquer le mécontentement explosif, la contestation active et l’émeute revendicatrice. Colbert, en 1675, en négligeant la particularité de l’autonomie bretonne, a allumé, peut-être sans en saisir toutes les conséquences, un incendie qui mit bien du temps à s’apaiser et desservit l’Etat central sans satisfaire le Roi, obligé d’envoyer des troupes dans la province rebelle et risquant sa postérité… L’historien breton La Borderie, pourtant royaliste convaincu (il fut député monarchiste de Vitré de 1871 à 1876), n’hésita pas à parler, pour évoquer la répression royale de 1675, de « despotisme », même s’il cible plus Colbert que le souverain lui-même… Le gouvernement Ayrault devrait se souvenir de cela, sans doute, s’il ne veut pas perdre tout crédit (ou plutôt ce qui lui en reste…) dans une région qui, pourtant, lui était électoralement très favorable en 2012. Mais il est vrai que, contrairement à la structure institutionnelle étatique d’une monarchie qui restait encore « fédérative » à défaut d’être complètement fédérale, la République se veut « une et indivisible » et, donc, égalitaire, au risque de ne pas prendre en compte ce qui fait la diversité française et de se heurter à des réalités qui, elles, ne sont pas identiques d’un bout à l’autre du territoire national…

    D’autre part, pour être acceptable et accepté, un impôt ou une taxe doit avoir une « raison d’être » et apparaître comme utile, voire nécessaire, aux populations qui doivent l’acquitter : or, qu’a-t-on vu avec cette fameuse « écotaxe », si mal nommée en fait ? C’est qu’elle devait plus rapporter à une société privée, baptisée Ecomouv, qu’à la Bretagne elle-même ! Cela nuit, évidemment, à la crédibilité de cette taxe qui apparaît plus devoir bénéficier à des actionnaires ou à des intérêts privés qu’à la collectivité elle-même : le principe de la « Ferme générale », déjà condamné sous l’Ancien régime parce qu’elle semblait trop profiter à quelques riches « percepteurs », n’est pas plus populaire ni compréhensible aujourd’hui qu’hier…

    Mais là n’est pas le plus grave : en fait, cette taxe n’était accompagnée, pour lui donner crédit près de la population, que de vagues projets de transports ferroviaires, d’autant plus incompris en Bretagne que la SNCF a abandonné toute velléité de ferroutage dans cette province et qu’il n’a guère été évoqué d’alternative à la route en cette même région ! Pourtant, la reconstruction d’un réseau ferré dédié au transport de marchandises et de camions sur plateforme ferroviaire devrait être une priorité, mais aussi l’étude et la mise en place d’un système de cabotage ou de merroutage qui relierait les côtes de Bretagne aux grands ports nationaux (en particulier Le Havre, à l’embouchure de la Seine) pour éviter les routes et diminuer la pollution du transport routier… Or, rien de tout cela ! D’où l’incompréhension et l’absence de légitimité de cette nouvelle taxe, aggravées par les difficultés actuelles de l’économie en Bretagne, en particulier dans le secteur agroalimentaire.

    Prisonnière de ses principes et de ses maladresses, la République se heurte désormais à une colère bretonne dont les derniers événements montrent qu’elle n’est pas qu’une simple flambée mais bel et bien une contestation plus profonde qui fait suite à un malaise lui aussi enraciné dans le tissu provincial, sur le plan social comme politique : au-delà de la politique fiscale, c’est aussi toute la politique d’aménagement du territoire mais aussi d’autonomie régionale que l’Etat doit repenser.

    Mais la République peut-elle faire ce double effort à l’heure où la mondialisation menace la réalité même de l’Etat et avec un gouvernement qui apparaît désormais isolé et condamné à brève échéance ?

    http://www.actionroyaliste.com/articles/actualites/1281-la-colere-bretonne-contre-lerreur-fiscale-de-trop-de-la-republique

  • Le fils de Hollande au sein d'un Think Tank pronant le gender

    Le Think Tank Different a été fondé notamment par Thomas Hollande, le fils du président et de Ségolène Royal. L'une des notes récentes de ce Think Tank, rédigée par Darren Rosenblum, montre le lien entre l'idéologie du gender et la déconstruction de la famille. Extrait :

    "Cette note propose une réflexion sur la conception de la parentalité, et ce à partir d’une remise en question des rôles traditionnels homme – femme. Aujourd'hui encore dans notre société contemporaine, les fonctions parentales sont, à travers les conventions socioéconomiques, le plus souvent réduites à un travail féminin. Cependant, si nos principes juridiques sont certes basés sur la neutralité ou l’égalité sexuelle, il n’en reste pas moins que nos institutions promeuvent un statu quo sans poursuivre d'idéal désexué.

    La théorie présentée vise à séparer les droits et le statut social des rôles sexués liés au biologique : le terme « désexué » permet de remettre en cause le lien entre le sexe biologique et les rôles sexués. La parentalité est différenciée entre les fonctions de « maternité » et de « paternité », directement lié au sexe biologique. Pour échapper à cette division sexuée de la parentalité, nous devons la désexuer afin de permettre à des hommes et des femmes de devenir alternativement « parent », « mère » ou « père ». Ainsi, les parents peuvent être de sexe biologique différent ou de même sexe. Pour les parents hétérosexuels, cela signifie que chacun refuse de présumer que son partenaire sera enfermé dans un rôle particulier. Les parents homosexuels ou transgenres vivent en effet au-delà de la dualité masculin – féminin, cela signifie que chaque rôle est indéterminé et non exclusif. Cela permettrait également aux hommes de s’investir davantage dans l’éducation des enfants sans rester confinés à leur rôle de « breadwinner ». Cette théorie permettrait aux femmes de pouvoir tendre à une plus grande égalité socioéconomique sans rester confinées au rôle de « mère au foyer » et donc de « female carer ». [...]

    Au total, une politique familiale désexuée tend à effacer les stéréotypes sexués des fonctions parentales et permet d'inhiber en partie les dominations hommes-femmes. Cette théorie permet également de penser l’homoparentalité dans une nouvelle perspective où les responsabilités parentales seraient bien plus uniformes. Cette politique a par ailleurs des effets positifs en matière de rémunération des femmes."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/le-fils-de-hollande-au-sein-dun-think-tank-pronant-le-gender.html

  • La sénatrice UDI Sylvie Goy-Chavent, cible de sites juifs

    Des sites juifs mènent en ce moment une campagne de pétitions pour obtenir que la sénatrice Sylvie Goy-Chavent soit exclue de l’UDI. Pour quelle raison ? Parce que le combat mené par cette sénatrice contre l’abattage rituel est considéré rien moins que comme une attaque antisémite à l’encontre des « traditions millénaires » de la communauté juive.

    C’est que la sénatrice Goy-Chavent a brisé un tabou : parler des sommes prélevées par le Consistoire lors de la vente de viande cashère, de même que de l’argent est prélevé pour des organismes musulmans sur la vente de la viande halal.

    La sénatrice Sylvie Goy-Chavent est par ailleurs dénoncée pour avoir abordé ce sujet avec des médias alternatifs . Le Cercle des Volontaires – qui a publié une vidéo dans laquelle s’explique la sénatrice – devient aussitôt un site internet… « judéophobe et anti-israélien ».

    lire la suite=> http://medias-presse.info/la-senatrice-udi-sylvie-goy-chavent-cible-de-sites-juifs/