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France et politique française - Page 4668

  • La folle stratégie de la paupérisation

    Au moment précis où le pouvoir d’achat enregistre un effondrement historique et où le chômage atteint des sommets, le gouvernement fait le choix de concocter un budget pour 2014 qui accable les ménages de prélèvements injustes. Au bout de cette stratégie détestable, un paysage social dévasté, avec 10 millions de pauvres.

    Dans l’univers doctrinal des socialistes, le terme de « paupérisation » n’a jamais eu très bonne presse. Qui ne se souvient par exemple des vives critiques de Jean Jaurès contre ce concept qu’il jugeait ambigu ? Dans un texte célèbre intitulé Questions de méthode 3, qu’il adresse à son « cher Péguy » le 17 novembre 1901 pour y être publié dans Les Cahiers de la quinzaine, il raille le catastrophisme de Marx et plus encore celui de Engels et leurs jeux sémantiques autour de la « paupérisation relative » et de la « paupérisation absolue ».

    En clair, ce vocable de « paupérisation » a longtemps constitué l’une des lignes de démarcation à gauche, entre un courant révolutionnaire persuadé que le capitalisme courait à sa propre perte, et un courant réformiste pensant qu’il pouvait être aménagé et partisan d’une politique audacieuse de réforme. À gauche, le mot de « paupérisation » a donc longtemps fonctionné comme un chiffon rouge.

    Et pourtant, oubliant ces querelles anciennes, comment aujourd’hui ne pas l’utiliser de nouveau ? C’est assurément celui qui résume le mieux les tendances à l’œuvre actuellement dans la société française, en même temps que les effets induits par la politique économique et sociale conduite par François Hollande. Car c’est le paradoxe de la politique socialiste : loin de limiter les effets de la crise sur la situation des catégories sociales les plus modestes, et notamment sur leur pouvoir d’achat, elle va contribuer à les renforcer sensiblement.

    Pour tout dire, François Hollande a choisi une politique de l’offre qui avantage les entreprises et qui risque d’accentuer les tendances à la paupérisation. Pour en trouver la confirmation, il suffit de se référer aux statistiques publiques les plus récentes, celles publiées ce mercredi soir par l’Insee dans son dernier « Point de conjoncture » ou encore celles qui figurent dans plusieurs documents publiés en annexe du projet de loi de finance pour 2014 et qui n’ont pas profité jusqu’à présent de la publicité qu’ils méritaient.

    « L’éclaircie se confirme » : dès son titre, la note de l’Insee suggère que la conjoncture s’améliore lentement. Soulignant que l’activité se redresse dans la plupart des économies avancées, dopant d’autant la demande étrangère adressée à la France, et relevant que « le climat des affaires, qui avait commencé de se redresser dans l’industrie au printemps, s’améliore désormais dans tous les secteurs », les statisticiens laissent à penser que le pire de la crise est peut-être derrière nous.

    Mais ce moindre pessimisme, il faut tout de suite le tempérer pour plusieurs raisons. D’abord, cette amélioration est singulièrement ténue. La croissance (du produit intérieur brut) resterait nulle (0 %) au troisième trimestre de 2013 avant de progresser légèrement au quatrième (+ 0,4 %). Au total, la France continuerait donc de barboter depuis deux ans dans une croissance toute proche de zéro, avec une activité nulle en 2012 (0 %) et en hausse infime en 2013 (+ 0,2 %).

    Ce mercredi soir, le ministre des finances Pierre Moscovici se rengorge de ce + 0,2 % de croissance attendu pour 2013 et souligne que c’est bien au-dessus du… + 0,1 % escompté par le gouvernement. Mais tout cela est dérisoire ! La vérité, c’est qu’après une longue période de croissance zéro, la France entre très lentement dans… une croissance molle !

    Ces prévisions ont pour horizon la fin de l’année et n’évoquent pas les tendances probables de l’économie pour l’année 2014. Mais elles permettent de mieux comprendre pourquoi le gouvernement a construit son projet de loi de finances pour 2014 sur des hypothèses économiques qui ne sont pas franchement optimistes, puisque la croissance resterait très modeste, à + 0,9 % sur l’ensemble de l’année.

    Pas d’inversion de la courbe du chômage !

    Ce moindre pessimisme, il faut aussi le relativiser pour une autre raison : ce regain de croissance est si faible qu’il est, à l’évidence, insuffisant pour redresser une conjoncture sociale qui, elle, reste gravement détériorée. C’est vrai d’abord sur le front du marché du travail. L’Insee passe d’abord en revue l’emploi et ses constats ne sont guère rassurants : « Du fait de la faiblesse passée de l’activité, l’emploi dans les secteurs marchands non agricoles a de nouveau nettement reculé au deuxième trimestre (- 35.000). Sous l’effet du retour de la croissance, la baisse de l’emploi marchand s’atténuerait progressivement au second semestre (- 24.000 puis – 7.000).

    Avec notamment la montée en charge des emplois d’avenir (21.500 ont été signés au premier semestre, pour une cible de 100.000 en 2013), le nombre de bénéficiaires d’emplois aidés augmenterait nettement dans le secteur non marchand au second semestre. Au total, après quatre trimestres de recul, l’emploi total progresserait aux troisième et quatrième trimestres, avec 10 000 puis 28 000 créations nettes d’emplois. »

    Ces niveaux seraient donc tout à fait insuffisants pour faire refluer le chômage. C’est ce qu’établit ensuite l’Insee : « Le taux de chômage s’est établi à 10,9 % de la population active en moyenne au deuxième trimestre 2013 (10,5 % en France métropolitaine), en hausse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent. En moyenne trimestrielle, le chômage poursuivrait sa hausse au troisième trimestre, à 11,0 %, avant de se stabiliser au quatrième trimestre. »

    Autrement dit, le chômage va rester en France à un niveau historiquement élevé. Et le chef de l’État, qui avait promis une inversion de la courbe du chômage d’ici la fin de l’année, va devoir avouer qu’il n’y est pas parvenu – ou qu’il n’a pas pris les mesures adéquates à cette fin. Car l’Insee ne laisse rien présager en ce sens.

    Plus grave, cette stabilité du chômage à un niveau historique se cumulerait à une situation très dégradée du pouvoir d’achat. Voici en effet ce qu’en dit l’Insee : « Le pouvoir d’achat des ménages reculerait légèrement au second semestre 2013 (- 0,1% puis – 0,2 % aux troisième et quatrième trimestres).

    Ce repli tiendrait en grande partie au regain d’inflation et à la vigueur des impôts sur le revenu et le patrimoine. Les mesures votées pour 2013 induisent en effet des hausses de prélèvements de l’ordre de 1,1 point de revenu des ménages sur l’année dont environ la moitié, notamment celles relatives aux impôts sur le revenu et sur la fortune, affecterait le revenu des ménages au second semestre.

    Sur l’ensemble de l’année 2013, les prélèvements effectifs ralentiraient nettement, ce qui, conjugué à la baisse de l’inflation, permettrait au pouvoir d’achat des ménages de progresser à nouveau (+ 0,5 % après – 0,9 % en 2012). »

    Mais cette évaluation du pouvoir d’achat des ménages est trompeuse, car elle est calculée en proportion de ce que les économistes appellent le revenu disponible brut des ménages. Or, les évolutions démographiques contribuant à une hausse du nombre des ménages, le revenu disponible brut peut augmenter sans que pour autant le pouvoir d’achat réel des ménages suive le même mouvement. Pour corriger cet écart entre ce que disent les statistiques et ce que peuvent ressentir les ménages, les statisticiens ont donc inventé d’autres modes du calcul du pouvoir d’achat, qui rendent mieux compte du ressenti des ménages: le pouvoir d’achat par unité de consommation (en clair, hors effet démographique), ou le pouvoir d’achat du revenu arbitrable par unité de consommation. Ce dernier indicateur (en voici la définition exacte 3) est le bon car il donne la véritable évolution du pouvoir d’achat des ménages, hors des dépenses inéluctables de long terme comme le logement.

    Or les évolutions réelles du pouvoir d’achat ont ces derniers mois été bien plus catastrophiques que ne l’ont souvent laissé transparaître les statistiques sur le revenu disponible brut des ménages. On peut en prendre la mesure dans un tableau très éclairant inséré dans le tome 2, celui consacré aux annexes statistiques, du traditionnel Rapport économique et financier, qui est chaque année publié en même temps que le projet de loi de finances.

    Effondrement historique du pouvoir d’achat

    Le grand intérêt de ce document, c’est qu’il montre donc que 2012 a été, sur une longue période, l’une des années les plus catastrophiques que les Français aient jamais vécues, avec une chute de 0,9 % du pouvoir d’achat du revenu disponible brut, ce qui est sans précédent dans la période contemporaine, sauf en 1984 (- 1,1 %), l’année où le pouvoir d’achat des Français s’est effondré du fait du plan d’austérité pris l’année précédente, lors du célèbre tournant de la « rigueur ».

    Mais cette baisse de – 0,9 % est donc elle-même trompeuse, car la situation réelle des ménages a été plus dégradée. Le tableau fait en effet apparaître que ce même pouvoir d’achat par unité de consommation a baissé de – 1,5 % en 2012, ce qui est encore sans précédent depuis 1984 (- 1,9 %) ; et dans le cas du pouvoir d’achat du revenu arbitrable par unité de consommation, l’effondrement a même atteint – 2,7 %, ce qui est toujours sans précédent depuis 1984 (- 3,1 %).

    Du même coup, on comprend mieux la fragilité des indications dont on dispose pour 2013. Si l’Insee évoque une hausse possible de + 0,5 % du pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages sur l’ensemble de l’année, cela suggère que le pouvoir d’achat par unité de consommation a vraisemblablement encore baissé, et même beaucoup dans le cas du pouvoir d’achat arbitrable.

    Et pour 2014, la tendance ne s’annonce guère plus favorable. Dans des hypothèses qui, par construction, sont toujours optimistes, le gouvernement escompte une hausse du pouvoir d’achat du revenu disponible brut de seulement 0,8 %. Autrement dit, le pouvoir d’achat réel, quel que soit l’indicateur de mesure choisi, devrait accuser au mieux une stagnation, au pire une régression.

    En clair, même si les effets économiques de la crise s’estompent, le pouvoir d’achat des ménages aura passé trois années détestables, en 2012, 2013 et sans doute 2014. Et l’alternance n’y aura pas changé grand-chose. On peut même dire les choses de manière plus brutale: la politique économique socialiste aura grandement contribué à déprimer le pouvoir d’achat, au lieu de le relancer.

    Les premiers signes en sont venus sitôt l’élection présidentielle passée. Choisissant de conduire une politique salariale restrictive, aussi bien dans le privé (avec le Smic qui n’a pas bénéficié de coup de pouce) que dans le public (avec un gel de la revalorisation du point d’indice), dans la droite ligne de ce que Nicolas Sarkozy avait fait auparavant, le gouvernement socialiste a, de surcroît, multiplié les cadeaux aux entreprises, en les faisant financer par les ménages. Et c’est cette immense politique de transferts de charges sociales ou fiscales des entreprises vers les ménages qui s’accélère avec le projet de loi de finances pour 2014.

    C’est sans doute l’aspect le plus choquant de ce projet de budget que le gouvernement vient de présenter : pour financer ses immenses cadeaux aux entreprises, à commencer par les 20 milliards d’euros de crédit d’impôt, offerts sans la moindre contrepartie, c’est-à-dire avec le risque de susciter seulement des effets d’aubaine, le gouvernement a fait le choix de ponctionner les ménages au moment précis où leur pouvoir d’achat a accusé une dépression continue pendant trois années consécutives dans des proportions quasi inégalées depuis presque un demi-siècle.

    Il serait donc imprécis de dire qu’avec François Hollande, les socialistes ont définitivement abandonné la « politique de la demande » pour se rallier à une « politique de l’offre », d’inspiration néolibérale. Pour dire plus précisément les choses, ils privilégient l’offre… en piétinant la demande ! Ils multiplient les cadeaux aux entreprises, au risque d’une paupérisation accrue des ménages les plus fragiles.

    Lors de la présentation la semaine passée du projet de loi de finances pour 2014 (lire Radiographie d’un budget de droite), sans doute avait-on eu du mal à prendre la mesure exacte de tous les transferts engagés par le gouvernement des entreprises vers les ménages. Car, dans un bel exercice de langue de bois, Bercy avait communiqué sur le projet de budget, et notamment sur les mesures fiscales envisagées, mais sans présenter de tableau d’ensemble permettant de chiffrer le total des efforts demandés aux ménages.

    Mais avec le recul, on y voit un petit plus clair. Dans le tome 1 de ce même Rapport économique et financier, on trouve ainsi un tableau très éclairant, qui présente enfin une vision d’ensemble des mesures fiscales.

    La pauvreté explose

    Dans ce tableau, on découvre ainsi que les ménages auront des rafales d’impôts nouveaux à payer en 2014. En particulier, près de 5,9 milliards d’euros seront à leur charge au titre de ce que Bercy, sans doute par goût de la provocation, a classé dans une rubrique dénommée « Pérenniser notre modèle social ».

    Il est en effet prévisible que toutes les charges qui y figurent seront à la charge des ménages, y compris la hausse des cotisations de retraite employeurs, puisque l’on sait que les entreprises bénéficieront d’une compensation intégrale de cette ponction, par le biais d’une réforme du financement de la branche famille qui sera à la charge… des ménages !

    Pour éclairant qu’il soit, ce tableau ne donne toutefois qu’une idée encore approximative des transferts qui seront engagés au profit des entreprises et au détriment des ménages. Car il se borne à ne présenter que sur une ligne agrégée les premiers crédits d’impôts consentis aux entreprises dans le cadre du « choc de compétitivité » et les hausses de TVA qui ont été décidées pour financer partiellement le dispositif. Résultat, on découvre que l’effet net du Crédit d’impôt compétitivité (CICE) et de la TVA équivaudra à un allègement net de 3,8 milliards d’euros.

    Présenté de cette manière, le mouvement de bascule qui va avoir lieu est proprement incompréhensible. Car on sait ce que sera le véritable transfert: à terme, les entreprises vont pouvoir bénéficier de crédit d’impôt de 20 milliards d’euros, et ce cadeau sera financé par un relèvement au 1er janvier de 19,6 % à 20 % du taux normal de TVA et de 7 % à 10 % du taux intermédiaire, le taux réduit devant, lui, baisser de 5,5 % à 5 %. Soit, au total, une hausse de la TVA qui pèsera sur les ménages à hauteur 5,2 milliards d’euros en 2014 – somme qui viendra donc s’ajouter aux 5,9 milliards d’euros déjà évoqués.

    En somme, le gouvernement va imposer aux ménages une année 2014 très difficile, alors même qu’ils ont déjà vu leur pouvoir d’achat s’effondrer en 2012 et dans une mesure moindre en 2013. Et soit dit en passant, le débat budgétaire s’annonce sous de sombres auspices puisque le gouvernement a laissé dès à présent entendre qu’il ne ferait aucune concession importante. À l’aile gauche du parti socialiste, qui préconise par exemple d’introduire un peu de progressivité dans la Contribution sociale généralisée (CSG), il a été ainsi répondu qu’il n’en était pas question. Résultat : le débat risque de donner lieu seulement à de dérisoires petits tours de passe-passe.

    On sait que le Parti socialiste est à la recherche d’une mesure sociale forte, pour tenter de rééquilibre ce projet de budget très ancré à droite. Mais on sait aussi comment cette mesure forte pourrait être financée : par l’annulation de la baisse de 5,5 % à 5 % du taux réduit de TVA, ce qui générerait une économie de 750 millions d’euros. En clair, le geste symbolique au profit des ménages modestes pourrait être financé par… les ménages modestes eux-mêmes, qui seraient les premiers frappés par cette mesure de gel du taux minoré de TVA.

    On comprend donc qu’il n’y a nul excès à pointer un risque de paupérisation accrue en France. Car, déjà, les dernières statistiques disponibles étaient très préoccupantes : selon une étude récente de l’Insee, elles faisaient apparaître que le nombre de pauvres avait atteint 8,7 millions de personnes en France en 2011.

    Compte tenu de l’envolée historique du chômage tout au long des années 2012 puis 2013, et de l’effondrement du pouvoir d’achat, il n’est donc pas besoin d’être grand clerc pour deviner que l’on est malheureusement en route pour franchir la barre des 10 millions de pauvres. Par la faute de la crise. Par la faute, tout autant, de la politique économique choisie par les socialistes, qui ne se différencie guère de celle suivie par Nicolas Sarkozy.

    Qu’importent donc les vieilles polémiques d’antan et les mises en garde de Jean Jaurès contre le catastrophisme d’Engels. Car en vérité, les socialistes d’aujourd’hui ont perdu le fil de cette longue histoire et ont déserté le camp de la réforme. Les voilà qui font même la politique du camp d’en face.

    Jean Jaurès, réveille-toi…

    Mediapart

      http://fortune.fdesouche.com/327881-la-folle-strategie-de-la-pauperisation#more-327881

  • Journée du sweat à Saint-Raphaël

     

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    L'équipe de Saint Raphaël (Var) pour la journée du port du sweat de La Manif Pour Tous samedi 12 octobre 2013, devant le palais des Congrès où se déroulait une réunion de la 5 ème circonscription UMP du Var !

     

    Les veilleurs de Fréjus- Saint Raphaël, se réunissent désormais le vendredi de 20h30 à 22h, square de Provence (sur le pont bord de mer, limite Fréjus Saint Raphaël, à côté du manège) tous les 15 jours, à partir du 25 octobre 2013.

    Michel Janva

  • Le FN triomphe à Brignoles, Terra Nova à Marseille…

    Il s’agit de la douzième défaite (quatre cantonales et huit législatives partielles) pour le PS depuis les législatives de 2012 mais pour le FN c’est une  première victoire en duel contre l’UMP.  Notre ami Laurent Lopez (voir la réaction de Bruno Gollnisch sur BFM TV),   l’a en effet emporté hier au second tour de la cantonale partielle de Brignoles  face à  la candidate du parti de MM. Fillon et Copé, Catherine Delzers. L’UMP avait pourtant battu le rappel contre l’opposition nationale, mobilisé le ban et l’arrière ban toute cette semaine, menant notamment une vaste opération  d’appels téléphoniques  dans  le canton pour inciter les électeurs à « faire barrage au FN ». L’UMP était  aussi  soutenue par le PC, l’UDI, le PS, EELV, le Modem, mais cela n’a pas empêché le candidat frontiste …de  capter une bonne partie des voix des abstentionnistes du premier tour ! Il  l’emporte  au final  avec près de 54% des voix (53,9%),  et ce dans la  configuration  d’une hausse de 12 points de la participation (45,26%).  « C’est la mort du front républicain»,  « unis, les Français sont invincibles», s’est félicitée Marine Le Pen. 

     Si à l’évidence Laurent Lopez a su rallier des voix d’électeurs de gauche, il a aussi beaucoup « mordu » sur (l’ex)  électorat sarkozyste, auquel Jean-François Copé s’adressait la semaine dernière lors de son passage sur France 2 dans « Des paroles et des  actes ».

     Electeurs de droite qui n’ont que peu prêté attention aux fulminations de ce dernier contre le FN et son « programme absurde ». Peuple droitier  qui  reste sourd aux invectives  de l’humaniste du Grand Orient,  Xavier Bertrand, qui, empruntant ses éléments de langage  au PS et au PC, affirmait   dimanche au micro d’Europe 1 que « Mme Le Pen ne fait qu’exploiter les peurs» (sic).

     Français qui ont soupé du baratin  d’un  Guillaume Peltier, vice-président de l’UMP qui,  reprenant à court d’idées  la  formule de Laurent Fabius,  ânonnait  samedi dans Le Figaro que « Le FN fait parfois un bon diagnostic, mais ne prescrit jamais les bons remèdes».

     Cette similitude entre l’appareil UMP et le PS apparaît aussi avec l’image catastrophique donnée hier  par la primaire socialiste à Marseille pour désigner leur  tête de gondole  pour les municipales. Les  accusations  de magouilles proférées à cette occasion ne sont pas   sans similitudes avec  le  climat délétère  de  la primaire ayant opposé il y a un an Jean-François Copé à François Fillon.

     Humiliée, Marie-Arlette Carlotti, ministre de la Famille, est  arrivée seulement troisième de cette consultation, derrière le député  Patrick Menucci pour laquelle elle a finalement appelé à voter, le premier tour de cette primaire ayant été remporté par la sénatrice PS des quartiers Nord (XVe et XVIe arrondissement)  Samia Ghali.

     Quartiers ravagés par l’insécurité et  les trafics en tous genres qui expliquent certainement  un énième assassinat hier, celui  du gérant d’un snack du parc Kalliste,  connu des services de police et  qui a été poignardé dans le « fief » de Mme Ghali…

     Madame Carlotti, favorite des sondages, a réagi vivement  à cette « victoire surprise » de Samia  Ghali: « Nous avons assisté tout au cours de la journée à un fonctionnement à plein régime du clientélisme » a-t-elle déclaré hier en début de soirée. « Personne n’avait vu ce système fonctionner avec une telle puissance, avec un tel sentiment d’impunité, à la vue de tous, avec des dizaines de minibus qui sillonnent la ville, avec des échanges d’argent, des intimidations, le tout avec une organisation que je qualifierais de quasi militaire» !

     Mme Carlotti  a finalement été  rappelée à l’ordre par un coup de téléphone de François Hollande, elle  a renoncé à déposer un recours et  fait taire ses critiques. La Haute autorité des primaires socialistes, dirigée par l’avocat Jean-Pierre Mignard,  a validé cette élection sans ciller…

     Le Figaro rapporte en effet,  entre autres incidents de vote que « ce qui a particulièrement suscité les commentaires des candidats et affolé la twittosphère, c’est le système de covoiturage en minibus loués pour l’occasion par la sénatrice pour amener les électeurs à voter. Les abords de la Maison communale de la Calade, dans le XVe arrondissement, étaient particulièrement embouteillés et une foule bigarrée avait envahi les bureaux dans une ambiance plutôt festive »…

     La justification de Samia Ghali, qui a su s’appuyer sur ses réseaux communautaires,  vaut en elle même  son pesant de cacahuètes et mérite d’être rapportée : « Obama a eu une campagne de proximité où il est allé chercher les gens, on n’a pas dit qu’il faisait du clientélisme » (sic).  En toute simplicité…

     Notons encore avec Bruno Gollnisch qu’il est assez piquant de voir les éléphants socialistes adversaires de Mme Ghali,  victimes d’un  clientélisme communautaire  prôné notamment pas un  think tank  gravitant dans l’orbite du PS, Terra Nova.

     Il était  dans l’ordre des choses que les communautés votent au final pour la tête d’affiche qui leur ressemble le plus. Et si Samia  Ghali effectuait un parallèle  entre cette primaire et  la victoire d’Obama,  rappelons   que  ce dernier a été  effectivement élu par deux fois à la Maison Blanche grâce à  sa capacité à engranger  une écrasante proportion  des voix  issues des minorités. Minorités  qui à Marseille constitueront dans  un futur très proche la majorité  des habitants

     Minorités qui restent donc  encore (mais pour combien de temps ?)  une bouée de secours pour un PS lâché chaque jour davantage  par les « gaulois ».Une évolution actée depuis longtemps par le PS.  Faouzi Lamdaoui, actuel  « Conseiller à l’égalité et à la diversité » de François Hollande,  en faisait déjà l’aveu en 2008.

     Alors   secrétaire national du PS à l’égalité, la  diversité et promotion sociale, M. Lamdaoui   avait  déclaré que le PS « ne gagnera pas les élections nationales sans un soutien franc et massif des habitants des quartiers populaires », c’est-à-dire dans les quartiers où les votes des communautés d’origine immigrées  sont déterminants. Il est curieux que les  médias ne traitent pas de ce phénomène, préférant plus commodément  traquer de manière fantasmatique les résurgences d’une   bête immonde qui n’existe pas.

    http://www.gollnisch.com/2013/10/14/fn-triomphe-brignoles-terra-nova-marseille/

  • Marseille, et demain ?

    Marseille fait bien souvent la une de l’actualité, alimentant souvent la rubrique que l’on a un peu trop facilement coutume d’appeler « faits divers » : en quoi un meurtre est-il fait divers ? L’utilisation des armes de guerre se fait désormais là bas de plus en plus fréquente, permettant l’élimination au sein des gangs des rivaux sérieux.
    Marseille n’est aujourd’hui pas plus ethniquement arabe que blanche ou noire : elle est tout cela en même temps et parce que c’est de melting pot dont il s’agit, Marseille est peut être devenue la plus américaine de nos grandes villes françaises.
    Durant les années 70, le Front National – déjà – pointait du doigt le danger de l’immigration et le fait que les travailleurs étrangers n’étaient nullement venus aider à construire la France ou à dynamiser l’économie locale. Dans les faits, le Front National insistait sur l’aspect économique, montrant que ces travailleurs envoyaient la grande majorité de leur rémunération dans leur pays d’origine, ce afin de faire vivre leur famille, là bas restée. Bien évidemment, et en cela nos gouvernants sont constants en matière de mauvaise foi et de mensonges, le Front National était dès alors fustigé pour avoir simplement dit la vérité. Si on connait la prise de position de la droite alors à l’époque au pouvoir, on ne peut écarter la gauche oppositionnelle de la critique : en effet, celle-ci se faisait le chantre de la grande convivialité entre autochtones et immigrés, au nom d’un droitdelhommisme bêlant, benoit, et dégagé de tout lien avec la réalité. Bien sur, les gouvernements de droite de l’époque savaient pertinemment que le Front National avait – déjà – à l’époque raison et que par voie de conséquence c’était un fait que ces immigrés envoyaient bel et bien la majorité de leur argent en métropole. Si, utilisant la terminologie de René Rémond (1) droite légitimiste et bonapartiste étaient, à défaut d’idéales, idéelles, la droite orléaniste (entendez à l’époque la révélatrice alliance giscard-chirac) s’est toujours trouvée dans l’histoire complice du monde de l’argent et du progressisme. Constatant donc que l’argent gagné en France se voyait, parce qu’envoyé en Afrique du Nord, perdu de notre économie, ils décidèrent de faire venir chez nous, les familles étrangères, justement afin que la rémunération des ces travailleurs immigrés profite à une économie dite nationale. Bien sur, les raisons de cette décisions furent occultées et cachées au peuple français et ce fut au nom de l’humanisme béat et benoit, que le passage de l’importation de travailleurs étrangers à l’importation de toutes les familles fut annoncée : façon de se présenter comme humaniste mais aussi de se situer dans le sillage de la gauche qui exerçait à l’époque – elle est morte aujourd’hui – son magistère intellectuel.
    C’est donc en fonction d’un choix économique que l’immigration de masse fut favorisée en France. Le problème majeur est que les immigrés ne peuvent être réduits à une simple force de travail ainsi qu’à un compte en banque. Dans les deux cas, la réduction de la qualité à la quantité s’avère une erreur majeure. Les immigrés venus s’installer en France, à cause de la droite ET de la gauche, importèrent aussi leurs « valeurs ». D’où les mosquées, voiles, djellabas et autres, auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. La gauche s’est trompée en considérant, via notamment sos racisme et le clochard décérébré qui lui tenait lieu de leader Harlem Désir, que tout se valait : le problème majeur n’est pas celui de la couleur de peau, sur lequel on insista bien à tort durant les années 80, mais ce qui se trouve dessous : croyant au nom de la démocratie, de la république surtout, importer simplement des couleurs de peaux différentes, ils s’aperçoivent bien tardivement aujourd’hui que c’est le communautarisme l’intégrisme, tout sauf républicain, qu’ils ont favorisés.

    Childéric Fonteney http://www.voxnr.com/cc/politique/EFlEVZuElZFdIsfGVe.shtml

  • Manuel Valls, le « Scud anti-Marine » du système

    PARIS (NOVOpress/Kiosque Courtois) – Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est rendu mardi à Forbach où Florian Philippot, vice-président du Front national, est candidat aux élections municipales de 2014. Si l’on en croit le dernier sondage du Figaro magazine sur les personnalités politiques que les Français souhaitent voir exercer des responsabilités au sommet de l’Etat, Valls apparaît comme « l’arme anti‑FN du système ».

    Il faut dire que ce système a bien besoin d’un Scud (photo) anti-Marine, après en particulier un autre sondage, celui-ci Ifop pour le Nouvel Observateur, publié mercredi, dans lequel le parti de Marine Le Pen recueille 24 % d’intentions de vote pour les européennes, contre 22 % pour l’UMP et 19 % pour le PS.

    Fort heureusement pour le système le ministre de l’Intérieur caracole en tête du sondage du Figaro magazine sur les personnalités politiques que les Français souhaitent voir exercer des responsabilités au sommet de l’Etat avec 43% d’opinions positives, à dix points de la présidente du Front national, 33%. Encore faut-il remarquer que Valls ne doit sa popularité qu’en singeant le discours de fermeté du Front sur une question qui préoccupe massivement l’opinion publique depuis quelques mois, celle des Roms, mais en trompant délibérément les Français. Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, n’a pas manqué de rappeler à Valls les engagements qui lient la France à Bruxelles en matière de libre circulation des personnes dans l’espace européen. Des engagements que Valls-le-cosmopolite n’entend évidemment pas dénoncer, contrairement au Front national.

    Prétendre réguler l’immigration, c’est bien, mais lorsqu’il s’agit de passer aux actes, Manuel Valls éprouve subitement quelques difficultés. De cent étrangers en situation irrégulière éloignés par jour, nous sommes ainsi passés à soixante sous le pouvoir socialiste. Le total est donc de près de 14.800 éloignements en métropole, ce qui fait pâle figure par rapport aux 37.000 éloignements de 2012. Que M. Valls n’hésite surtout pas à prendre des leçons de fermeté auprès de Vladimir Poutine. Un porte-parole du Service fédéral russe des migrations vient en effet de déclarer « Qu’au cours des neuf premiers mois de 2013, plus de 30.000 ressortissants étrangers ont été expulsés de Russie ». Parallèlement, plus de 250.000 étrangers se sont vus interdire l’entrée du territoire russe. C’est sans doute toute la différence entre une simple posture tauromachique et une véritable stature d’homme d’Etat…

    Mais comme les choses sont curieuses… A la suite des virils propos de M. Valls sur les Roms, une plainte va être déposée à son encontre par le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (le MRAP) devant la Cour de justice de la République, pour incitation à la haine raciale. En marge d’un déplacement jeudi à Lyon, le ministre a critiqué ce dépôt de plainte. « Tout le monde connaît mes convictions républicaines, mes engagements et je n’ai pas envie de rentrer dans ces débats », a-t-il plaidé. Reste naturellement à savoir si cette plainte, venant de la part d’une association passablement discréditée dans l’opinion publique, n’est pas destinée à servir la soupe au ministre, en accroissant artificiellement son capital de sympathie auprès des Français…

    http://fr.novopress.info/142145/manuel-valls-le-scud-anti-marine-du-systeme/#more-142145

  • Les 30 ans de la manifestation pour l'école libre

    Le 22 octobre 1983 avait lieu la première manifestation régionale pour le LIBRE choix de l'école de nos enfants.

    A quelques jours de cet anniversaire et pour cette occasion, le C4D (association de défense pour la LIBERTE du choix d'école) aimerait collecter vos souvenirs : Comment avez-vous vécu cette période ? Y avez-vous participé ? De quelle manière ? Quel souvenir avec le recul du temps en avez-vous conservé ? Et toute autre impression qui vous viendrait en tête…

    TOUT nous intéresse, par avance MERCI de nous contacter :

    • Soit par voie postale : Comité du 4 Décembre, 15 Rue Leglas Maurice, BP 44104 44041 NANTES Cédex 1
    • Soit par courriel à l'adresse suivante : comite4decembre@gmail.com"

    Michel Janva

  • Brignoles : victoire du candidat national

    Brignoles : Marine Le Pen annonce la victoire du candidat FN

    Les électeurs du canton de Brignoles dans le Var ont fait leur choix. Au second tour de l’élection cantonale partielle, ils ont élu le candidat du Front national Laurent Lopez.

    Il recueille 53,9% des suffrages, selon les résultats communiqués par la préfecture. En terme de voix, le candidat FN a obtenu 5301 voix contre 4301 pour la candidate UMP, Catherine Delzers. « Je pense à mes électeurs, à tous ces bannis, à ce peuple modeste », a réagi le nouvel élu. « Je suis très heureux, c’est un score sans ambigüité », a-t-il encore dit, ajoutant que son objectif désormais « c’est de conquérir la mairie » de Brignoles. [...]

    La suite sur Le Figaro

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Brignoles-victoire-du-candidat

  • HD: 1 an après son élection: la vidéo qui fait mal à Hollande