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France et politique française - Page 4664

  • La Manif pour tous continue le combat !

    Entretien de Boulevard Voltaire avec Ludivine de La Rochère

    Où en est la Manif pour tous ?

    Depuis un an, la Manif pour tous défend le mariage homme/femme et la filiation père/mère/enfant, c’est-à-dire la famille.

    Compte tenu des atteintes et des menaces qui pèsent sur la famille, nous lançons, le 16 octobre à Bordeaux, un Grenelle de la Famille. L’objectif est de rédiger une proposition de loi alternative au projet législatif que prépare actuellement le gouvernement. Les enjeux sont essentiels : remettre la famille – cellule irremplaçable pour l’éducation, la dignité et la solidarité – au cœur des préoccupations de la société et de nos gouvernants ; repenser les fondements de ce que doit être une politique familiale et proposer des mesures pertinentes.

    Les thèmes que nous allons traiter sont : le couple, l’enfant et la filiation, l’éducation, la lutte contre la paupérisation (logement, emploi, fiscalité), la qualité de vie (santé, services) et la solidarité intergénérationnelle. Des forums auront ainsi lieu partout en France jusque fin décembre pour aboutir à la publication d’une première partie de cette proposition de loi – qui seront les principes —, en attendant le second volet – les mesures — pour début mars. [...]

    La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-Manif-pour-tous-continue-le

     
  • Des militants LMPT créent une association pour influencer l'UMP

    5 militants contre la loi Taubira s'apprêtent à lancer Sens commun, une association politique au sein de l'UMP, afin d'influencer le parti d'opposition. Cette associée serait liée au parti d'opposition, tout en conservant sa liberté sur le plan des idées politiques. Ces cinq pilotes sont connus du mouvement LMPT :

    • Sébastien Pilard, 34 ans, un entrepreneur nantais ancien responsable Grand Ouest de la Manif pour tous, qui présidera le mouvement ;
    • François-Xavier Bellamy, 28 ans, maire-adjoint de Versailles, qui en sera le secrétaire général ;
    • Marie-Fatima Hutin, 29 ans, l'une des "Marianne" de la Manif pour tous, qui occupera les fonctions de trésorière ;
    • Arnaud Bouthéon, 40 ans, qui avait joué le rôle de directeur de cabinet auprès de Frigide Barjot ;
    • Madeleine de Jessey, 24 ans, cofondatrice des Veilleurs et désormais porte-parole de Sens commun.

    L'objectif est de forcer l'UMP à revenir sur la loi Taubira et à défendre la famille. Mais Sens commun a l'intention de travailler à l'élaboration de propositions pour l'ensemble des domaines de la politique, qu'il s'agisse d'emploi, d'éducation, d'immigration, d'écologie...

    Pour Sébastien Pilard, si cette initiative ne donne pas les résultats escomptés dans les années à venir, c'est-à-dire si elle ne réussit pas à pousser l'UMP à revenir sur la loi Taubira, elle sera abandonnée. Et il ajoute que ce serait utile que d'autres créent le même type d'association pour influencer les autres partis, de l'UDI au FN.

    A l'UMP, certains accueillent l'initiative avec enthousiasme, comme Hervé Mariton et Laurent Wauquiez, qui espèrent ainsi avoir du soutien pour défendre la famille au sein de l'UMP. Du côté de Guillaume Peltier et de la Droite forte, on attend d'en savoir un peu plus, rappelant que la motion majoritaire défend déjà l'idée d'une révision de la loi Taubira. Jean-François Copé doit recevoir vendredi les fondateurs de Sens commun.

    Du côté de La Manif Pour Tous, Ludovine de La Rochère estime que cette initiative, indépendante de LMPT est positive et constructive, à partir du moment où elle oeuvre pour le bien commun. La famille doit être respectée et c'est pourquoi nous devons agir partout, dans tous les domaines. Cela étant, ce n'est pas le rôle de LMPT d'appeler à s'engager dans Sens commun, c'est une décision qui appartient à chacun, car cela nécessite un engagement sans compromis.

    En revanche, du côté du Printemps Français, l'avocat Frédéric Pichon a déjà mis en garde ces aventuriers politiques dans une tribune sans concession :

    "La raison fondamentale de l’attachement de ces conservateurs aux vieilles structures qui s’écroulent est qu’ils sont intrinsèquement bourgeois et que l’aventure leur fait peur car ils ont trop à perdre. Cet esprit bourgeois est le mal intrinsèque d’une partie du catholicisme français tant décrié déjà en son temps par Bernanos."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/10/des-militants-lmpt-cr%C3%A9ent-une-association-pour-influence-lump.html

  • Lettre ouverte aux électeurs de l’UMP : il boit, il me bat, il me trompe, mais je l’aime !

    Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, l’électeur UBC (UMPiste bourgeois conservateur) n’est pas rancunier. Il se laisse tondre par les ténors de l’UMP qui lui parlent la main sur le cœur de la France et des valeurs et aussitôt élus, se rebiffent avec un cynisme sans égal.

    Le problème est que leur sacrifice n’a rien de rédempteur.

    La dernière déclaration de Jean-François Copé sur le fait qu’il n’avait jamais été contre le mariage dit pour tous sème l’émoi dans les milieux droitiers. Ceux-là même qui avaient défilé massivement contre la loi Taubira et ses conséquences (PMA, GPA, gender) derrière une myriade d’élus UMP revêtus de leur écharpe tricolore.

    Jean-François Copé n’en est pas à son premier revirement, il est vrai. Il s’était déjà illustré dans l’histoire du pain au chocolat en revenant sur sa sortie calculée, sommé par l’Observatoire de lutte contre l’islamophobie de faire marche arrière. [...]

    Frédéric Pichon - La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Lettre-ouverte-aux-electeurs-de-l

  • 19 octobre : manifestation de SOS Tout-Petits à Maisons-Laffitte

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  • « Vivre ensemble » : « qu’est-ce que c’est la France? »

    François Hollande était en début de semaine en voyage d’Etat en Afrique du Sud,  flanqué de sa concubine Valérie Trierweiler, invitée  à le suivre en contradiction totale avec les usages, les règles protocolaires et surtout le moindre respect des contribuables français. La psychologie, la compréhension du ressenti du peuple français  n’est décidemment pas le fort de la caste au pouvoir…Interrogé sur la victoire du FN à Brignoles, le chef de l’Etat a expliqué que c’est le rebond  qu’il attend de la reprise ( ?) économique aux Etats-Unis qui fera baisser le FN dans les urnes. «La seule obligation que nous avons, c’est d’obtenir des résultats, sur l’emploi, la croissance, la sécurité. Obtenir des résultats, c’est une obligation». «L’action du gouvernement (doit) être entièrement tournée vers ces objectifs: la lutte contre le chômage, l’amélioration encore de la sécurité de nos concitoyens, la recherche de plus de justice et de solidarité » a-t-il  encore expliqué.

     Une grille de lecture bien débile (au sens étymologique du terme) qui a été dénoncée par Claude Bartolone, président PS de l’Assemblée, en marge d’un déplacement à Bondy (Seine-Saint-Denis)  avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. «Si on est là simplement pour dire on va améliorer la situation économique et on en reste là, ça ne suffit pas», a déclaré M. Bartolone.

     Le bulletin d’André Noël  le rappelait de son côté fort justement,   M. Hollande « oublie que, dans ce domaine, le bilan de Lionel Jospin, alors premier ministre, était enviable -toute chose relative par ailleurs, NDLR. En 1997, son gouvernement se trouvait devant un chômage record (près de 3,2 millions de demandeurs d’emploi) ; quatre ans plus tard, il fêtait son million de chômeurs en moins. Certes, tout y avait contribué, notamment un redémarrage de la croissance mondiale dont la France allait tirer profit au point de bénéficier de 3 % de croissance moyenne durant les années 1997-2001. Ce bilan flatteur n’a pourtant pas empêché Jospin d’être battu par Jean-Marie  Le Pen en 2002… ».

     Une donnée que  le président socialiste de l’Assemblée a bien intégré  lorsqu’il indique que «La République française a besoin de résultats économiques, sociaux et environnementaux, mais a toujours besoin que l’on renforce la règle du jeu qui permet le vivre ensemble».

     «On n’est pas là simplement pour être les mécaniciens de la chose économique». «Il ne faut pas exagérer ce que représente la victoire (du FN à Brignoles, NDLR),  mais il ne faut pas la sous-estimer non plus». «Au-delà des buts que nous devons marquer aux niveaux économiques et sociaux, il y a qu’est-ce que c’est la France?».

     C’est en effet LA bonne question qui est posée ici par M.  Bartolone. Il  y répond implicitement en soulignant   qu’en Autriche, «on constate que l’extrême droite est à 30%, alors que le chômage doit être à 4%». Un   constat qu’il aurait pu étendre à la très prospère  Norvège ou les « populistes », sur une ligne dure anti-immigration, sont même au pouvoir dans le cadre d’une coalition.

     Bien sûr nous ne minorons pas l’importance des problématiques sociales et  économiques comme facteur déclenchant du vote FN.  C’est sur la faillite des partis euromondialistes, sur leur incapacité structurelle  à assurer la prospérité et  de notre peuple,  que les solutions alternatives  prônées par l’opposition nationale  rencontrent un écho grandissant   au sein de l’électorat. Marine Le Pen le  répétait encore hier,   comme l’union soviétique, l’Europe mondialiste bruxelloise  est vouée à s’écrouler sur elle-même.

     Mais si le Front National conquiert chaque jour davantage le cœur des Français,  c’est bien  aussi parce qu’il répond à cette fameuse  question du vivre ensemble  en donnant sa définition de ce qu’est la France.

     A savoir la nécessité de préserver l’essence de notre nation, son génie particulier  menacée comme jamais dans son identité physique, culturelle    par l’entreprise  de démolition de nos valeurs fondatrices,  de nos repères, des piliers de notre civilisation helléno-chrétienne.   Le tsunami    migratoire que nous subissons  est bien  la  conséquence directe de l’idéologie antinationale de la caste au pouvoir.

     Ceux qui s’inquiètent,  souvent   à juste titre, du prosélytisme des fous d’Allah dans nos banlieues,  seraient d’ailleurs aussi bien inspirés  de voir que les racailles qui pourrissent la vie des Français dans les zones de  non droit,  ne se comportent pas  tant comme de «pieux  musulmans » respectueux des « valeurs de l’islam », même s’ils  revendiquent ce  marqueur identitaire, que  comme des voyous qui ont intégré tous les codes  de la sous-culture des ghettos américains.

     Ce constat s’est vérifié chez nos voisins. Les émeutes ethniques qui ont embrasé  Londres et d’autres villes anglaises   en août  2011 furent  le fait de gangs de voyous  originaires des Antilles britanniques et non de musulmans en provenance du sous-continent indien…

     Il n’existe pas de sociétés multiculturelles qui ne soient pas multiconflictuelles.  Sociétés qui même en l’absence de conflits ouverts, fonctionnent   implicitement sur une forme d’apartheid social plus ou moins hypocrite,   et  un communautarisme plus ou moins assumé -bien  étranger au modèle républicain français-, que ce soit aux Etats-Unis où  au Brésil, en Afrique du Sud où au Liban,  et maintenant dans  de nombreuses   villes des pays  de l’Union européenne.

     C’est  l’immigration-invasion qui empêche mécaniquement la nécessaire assimilation sur de nombreux pans de notre territoire, insécurise,  tiers-mondise, paupérise, fragilise, déstabilise, la France et les Français. Un  phénomène dont sont aussi victimes les Français d’origine non européenne,  qui veulent se fondre  dans notre communauté nationale.

     Une assimilation qui ne peut aussi  fonctionner que si la France ne se vautre pas dans la repentance, la honte de soi, le masochisme anti-français. D’où la nécessité d’un  Etat qui aurait   la volonté de porter avec force nos valeurs,  de les revendiquer et d’en être fiers. C’est aussi cela  la révolution patriotique prônée par le Front National.

     Loin d’être un facteur d’enrichissement,  la babélisation de nos sociétés décrite comme une évolution nécessaire, indépassable  sur la route du  progrès  peuplée de citoyens du monde,  est un des défis les plus mortels auquel est confronté la France depuis sa longue existence.

     Stopper l’immigration permettra ce « vivre ensemble » dont se gargarise le PS et une large fraction de l’UMP. C’est un impératif que  le FN est le seul à défendre dans son programme. Cette certitude affirme Bruno Gollnisch,   explique aussi l’adhésion croissante de nos compatriotes aux thématiques du FN, crédité là aussi d’avoir vu juste.

    http://www.gollnisch.com/2013/10/16/vivre-quest-ce-cest-france/

  • Un cancre nommé Valls

    Pour combattre le FN, est-on obligé de réécrire l’Histoire de France ?

    “Historiquement, c’est la gauche qui a inventé la Nation en 1789.” Cette petite phrase, prononcée devant un parterre de journalistes, n’a pas suscité l’ire de la droite lors de la visite du ministre de l’Intérieur sur les nouvelles terres mosellanes de Florian Phillippot.

    Cet ancien haut-fonctionnaire incarnant le virage républicain et gaulliste du FN, la “rediabolisation” médiatique du parti de Marine Le Pen voulue par la gauche passait par là. Sans doute Manuel Valls cherchait-il aussi à réaffirmer son positionnement à gauche mis à mal ces dernières semaines par Cécile Duflot et Christiane Taubira.

    Seuls France Info et Le Monde y ont trouvé à redire. Peut-être parce que, face à la montée du Front National, Manuel Valls avait à cœur de reconquérir auprès des élites de gauche le concept de Nation. Lequel a été progressivement abandonné par celles-ci dans les années 80 au profit d’idéaux dits plus modernes, l’Europe fédérale et le multiculturalisme. [...]

    Hadrien Desuin - La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Un-cancre-nomme-Valls

  • Les militants LGBT n'aiment la démocratie que lorsqu'elle sert leurs intérêts

    Trois semaines seulement après avoir été élus porte-parole de l'Inter-LGBT, Nathalie Mestre et Mathieu Nocent ont présenté hier leur démission. L'élection d'un nouveau président à la tête du lobby homosexualiste aurait tourné court. Les explications de Mathieu Nocent :
    "La virulence des propos échangés sur les listes de l'Inter-LGBT ces derniers jours et semaines est probablement la conséquence cumulée de douleurs, frustrations, colères, rancœurs générées durant l'année que nous venons de vivre. (...)
    La défiance exprimée à notre égard – nous, représentant.e.s élu.e.s – durant cette période est ahurissante. Une organisation qui laisse une poignée de personnes maltraiter et mépriser à ce point son processus démocratique et ses représentant.e.s élu.e.s est une organisation qui se fragilise et se met en danger."

    Pour résumer, si LGBT va mal, c'est :

    • la faute de la Manif pour tous.
    • parce que certains militants n'aiment la démocratie que lorsqu'elle va dans le sens de leurs revendications.

    Allez savoir pourquoi, je retiens la seconde explication.

    Louise Tudy

  • 18/10 : « La France peut-elle renier son héritage chrétien ? » à Thierenbach (Haut-Rhin)

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  • Dissidents de toute tendance, unissez-vous !

    Le bréviaire de la dissidence.
    Voici un texte stratégique de Jean-Yves Le Gallou sur l’écosystème de la diabolisation. Il explique pourquoi l’immense majorité des Français subit contre son gré la tyrannie du politiquement correct. Parce que les dissidents sont diabolisés et que la diabolisation les saucissonne. Ce texte ouvre les voies d’une dissidence sans complexe où chacun assumerait ses convictions et elles seules sans contribuer pour autant à la diabolisation des autres. Il n’est ni bon, ni bien, ni utile de hurler avec les loups. Le courage et la lucidité conduisent à adopter une attitude de résistance face à l’islamisation, à la rupture de la tradition, à la fiscalisation, à la mondialisation, à la culpabilisation. Dissidents de toute tendance, unissez-vous !
    Polémia
    La diabolisation est l’arme absolue des chiens de garde du système mondial dominant. Tout ce qui n’est pas politiquement correct est média-diabolisé.
    Contrairement à ce que le système cherche à faire croire ce n’est pas le fait de commettre des erreurs ou des maladresses qui conduit un homme à s’exposer à la diabolisation : c’est le courage et la lucidité.
    C’est le courage et la lucidité (et non la maladresse) qui exposent à la diabolisation.
    Or, par une singulière perversion de l’esprit public, c’est la victime d’une campagne de diabolisation que l’opinion traite en coupable.
    Quand, en 1966, De Gaulle fait sortir la France de l’OTAN, « l’ingrat », « l’irresponsable » est diabolisé. Il l’est à nouveau en 1967 lorsqu’il refuse de soutenir Israël dans la Guerre des Six Jours : une diabolisation que l’ancien chef de la France Libre paiera au prix fort en 1968 et 1969.
    Quand, en1968, Enoch Powell, espoir du parti conservateur britannique issu de Cambridge, dénonce dans un discours brillant les dangers de l’immigration, il ne « dérape » pas, il est lucide. Une lucidité qui ruinera ses ambitions légitimes.
    Lorsque Benoît XVI prononce un grand discours à Ratisbonne, il remplit, en conscience, son magistère tout comme quand il ouvre les bras de Rome aux défenseurs de la tradition catholique. Mais c’est cela qui lui vaut l’attaque des « loups » médiatiques.
    Quant aux mauvaises images de Christine Boutin et de Christian Vanneste, elles ne sont pas le produit d’ « erreurs de communication », comme des esprits irréfléchis pourraient le penser, mais de prises de position précoces, exposées et courageuses contre la dénaturation du mariage.
    Et il faut être bien naïf pour croire que Jean-Marie Le Pen a dû sa diabolisation à ses déclarations sur le « détail » : son analyse lucide de l’immigration (1983), son engagement contre les guerres américaines (1990), ses critiques du Traité de Maastricht (1992) et du libre-échange mondialiste (1993) suffisent largement à expliquer son statut de paria médiatique. En politique il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt !
    La fonction de la diabolisation est simple, simplissime même : interdire les propos et les actions jugées politiquement incorrectes par les dominants.
    La fonction de la diabolisation : paralyser, dénigrer, censurer, isoler, diviser
    Comme une bombe à fragmentation la diabolisation agit de façon multiple pour :
    – Paralyser celui qui en est victime dans l’espoir de lui interdire la répétition de propos politiquement incorrects pour protéger la bien pensance ;
    – Dénigrer l’auteur de propos jugés mal sonnants pour en minimiser la portée ;
    – Et légitimer l’occultation progressive du dissident et censurer l’expression de ses convictions.
    Comme la peine de mort pour les criminels, la diabolisation a aussi une fonction de dissuasion ; de dissuasion de la dissidence dont elle souligne le coût exorbitant.
    La diabolisation suivie du silence et de l’isolement débouche enfin sur la mise en quarantaine du dissident : c’est le fameux « cordon sanitaire ».
    La diabolisation est aussi un élément clé de division des adversaires du régime : chaque opposant vivant dans la crainte d’être contaminé par le voisin.
    Sortir du piège de la diabolisation : résister, contourner, jouer solidaire
    Il faut sortir du piège de la diabolisation en adoptant une stratégie courageuse et intelligente.
    D’abord, en résistant. En résistant à la tyrannie du politiquement correct et en refusant les logiques de la diabolisation. Bien se convaincre et bien convaincre – les exemples historiques sont nombreux – que c’est souvent le diabolisé qui est dans le vrai. En leur temps Jeanne d’Arc (« une sorcière »), Galilée (« un hérétique ») ou Soljenitsyne (« un houligan ») furent diabolisés.
    Ensuite, en faisant face aux vents contraires : ne pas hésiter à avoir un préjugé pour le diabolisé contre les diabolisateurs, ces chiens de garde du système.
    Enfin, en contournant les grands organes médiatiques de diabolisation par la pratique et la culture de la réinformation, le recours aux médias alternatifs sur Internet et les réseaux sociaux. Ce qui était impossible hier devient de plus en plus facile aujourd’hui : la preuve, le président Assad est en train d’échapper au sort de Milosevic et de Saddam Hussein.
    Reste un point essentiel : apprendre aux dissidents à jouer solidaires, à se respecter les uns les autres. En tout cas à éviter de se tirer dans le dos. Ou de se balancer à la police de la pensée.
    Jouer solidaire : ne pas accuser l’autre d’être « xénophobe », « homophobe », « ringard » ou « réac »
    Chacun a ses préférences dans l’expression de ses convictions et ses méthodes d’action.
    On peut privilégier la lutte contre l’immigration et la défense de l’identité nationale ou bien préférer l’engagement pour la souveraineté, le protectionnisme économique et la défense de la langue française, ou encore mettre au premier plan de sa militance le combat pour les valeurs, la défense de la vie et de la famille. À une condition que nul n’accuse l’autre d’être « raciste », « xénophobe », « ringard », « réac » ou « homophobe ».
    De même chacun est libre de choisir sa forme d’action : voter, réinformer, militer dans un parti politique, porter sa parole dans une assemblée, ou bien aller dans la rue pour manifester, conduire des actions symboliques, faire entendre aux ministres et aux oligarques ses convictions, ou bien entrer dans la résistance passive ou active. « Chaque Philoctète sait que sans son arc et ses flèches Troie ne sera pas conquise. »
    Chaque action a sa légitimité. Chacun doit respecter l’action des autres, qu’il soit militant politique, veilleur, sentinelle debout, hommen ou activiste identitaire. En France, comme hier en Irlande ou en Inde, la résistance nationale et civilisationnelle est appelée à prendre des formes différentes et complémentaires.
    Diaboliser le voisin, ce n’est pas se dédiaboliser c’est renforcer sa propre diabolisation
    Il faut se garder du piège de la division fondée sur le refus de comprendre et d’accepter ce que fait son voisin selon la logique suivante : celui qui en fait moins (ou qui agit autrement que moi) est un « lâche ». Celui qui en fait plus que moi (ou choisit des formes d’action plus spectaculaires) est un « extrémiste ». Penser cela c’est permettre au système de saucissonner ses opposants. Il ne faut pas entrer dans ce jeu.
    Il est crucial de ne pas contribuer à la diabolisation des autres ou de ses voisins. Certains se croient malins en pensant qu’en contribuant à diaboliser autrui ils se dédiaboliseront à peu de frais. Quelle erreur ! Hurler avec les loups n’est pas seulement moralement minable c’est surtout stupide car cela contribue à renforcer la diabolisation en général et, par contagion, sa propre diabolisation. C’est aussi permettre à l’adversaire d’appliquer la technique du salami : couper et manger une tranche puis… passer à la suivante.
    Il faut juger les autres sur ce qu’ils sont, sur ce qu’ils font, sur ce qu’ils disent, non sur la caricature qu’en donnent leurs adversaires. Appliquons la présomption d’innocence, ne participons pas au lynchage des diabolisés sur des on-dit.
    Les dissidents de l’identité nationale et civilisationnelle n’ont qu’un seul adversaire : les tenants du politiquement correct et de l’idéologie unique qui veulent abolir toutes les frontières, frontières physiques des nations et des peuples, frontières morales que sont les traditions.
    Bref, il faut jouer solidaire ! Dissidents de toute tendance, unissez-vous !
    Jean-Yves Le Gallou, 14/10/2013
    http://www.polemia.com/dissidents-de-toute-tendance-unissez-vous/