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France et politique française - Page 4748

  • Lettre ouverte à Christine Tasin.

    Madame Christine Tasin,
    J’ai 25 ans. J’ai été formé par le système éducatif du régime républicain dont vous vous faîtes la prêtresse. Je suis l’un de ces millions de jeunes français dressés à l’ombre de Rousseau, des sacro-saints « « Droits de l’homme » et de la laïcité autoritaire. Lorsque vous avez évoqué les Lumières, j’ai immédiatement pensé à ces œuvres de propagande officielle qui décoraient les cités mornes que mon bus scolaire traversait: de grandes sculptures futuristes rongées par la pluie, reprenant tout ce folklore qui vous fait tant plaisir ; « liberté », « laïcité », « égalité » etc… J’ai vu votre laïcité autoritaire à l’oeuvre, le 26 mai dernier, quand au nom de «l’Ordre Républicain », des policiers (des miliciens ?) frénétiques tabassaient des adolescentes de 17 ans, traînaient des prêtres au sol, piétinaient le drapeau tricolore et nous arrosaient de gaz lacrymogènes, nous qui voulions simplement nous rendre à l’assemblée nationale.

    Madame Tasin,
    Vous ne défendez pas la laïcité. Vous êtes simplement obsédée par l’Islam. Islamophobe ? Terme pleurnichard. Disons Islamo-centrée ou Islamo-peureuse. Vous reprochez à mi-mot à la Manif Pour Tous de s’occuper du mariage gay plutôt que de combattre l’Islam. L’Islam ! Toujours l’Islam ! Tout est de la faute de l’Islam. On en finit toujours par revenir à l’Islam. C’est une monomanie ! Pour avoir contesté votre point de vue, vos partisans me traiteront surement de « lèche-babouche » ou de « dhimmi », termes magiques utilisés par les islamo-peureux, comme les gauchistes traitant leurs opposants de « fachos » de manière pavlovienne.
    Non, madame Tasin, l’Islam n’est pas le « danger suprême » dans ce pays.
    C’est votre idée de la laïcité, ce fanatisme avoué, propulsé par un capitalisme érigé au rang d’idéologie qui coule la France, disloque notre société et détruit tous les repères culturels et traditionnels auxquels l’individu pouvait auparavant se raccrocher. Ce que vous appelez l’islamisation n’est qu’une conséquence d’une conséquence d’une conséquence…
    Conséquence de l’immigration massive, de ces 300 000 personnes (l’équivalent de la population de Rennes) que la Drouache libérale-mondialiste (L’UMPS au pouvoir depuis 50 ans) importe tous les ans en France, pour servir ses intérêts (baisse des salaires par pression). Conséquence de l’éradication méthodique de tout repère identitaire et culturel chez les français par cette même clique. Isolement social, faisant du français un être totalement désarmé face à cette oligarchie qui nous écrase. Vide identitaire provoquant des tentatives artificielles de « retour aux racines », tribalismes caricaturaux et ostentatoires, comme le Salafisme…
    Madame Tasin, comment s’étonner que les musulmans refusent l’intégration si tout ce que vous leur proposez comme modèle, c’est « Secret Story », la dissolution dans le melting-pot « républicain », et des transsexuels en porte-jarretelle brandissant des godemichés dans les rues ? Rappelons que vous avez soutenu le « mariage pour tous » et que vous vous en êtes même pris à « la manif pour tous », coupable d’avoir toléré quelques femmes voilées parmi ses presque trois millions de manifestants. Une pouffiasse peinturlurée au string apparent est elle moins dégradante pour l’image de la femme qu’une femme voilée? Vous signalez la trahison de tel ou tel maire accordant une subvention à la construction d’une mosquée dans sa commune, mais vous restez silencieuse sur le passage obligé de nos plus grands dirigeants chaque année au dîner du CRIF. Selon votre logique, le chandelier géant exposé sur les champs Elysée à l’occasion de Hannoukah est donc une intolérable atteinte à la laïcité. Pourquoi ne pas l’avoir dénoncé ? Pour faire un clin d’œil à l’un de vos articles, faudra-t-il interdire la bible ou y censurer tous les passages violents ? Et une fois la bible interdite, que faire de ces millions de catholiques ? Allons nous les enfermer dans une « Bande de Gaza » (ou sur les berges du Mont Saint-Michel)?
    Madame Tasin, votre idéologie, en vérité, est profondément antirépublicaine et anti-française.
    Antirépublicaine, car une laïcité efficace ne se devrait de n’être cantonnée qu’à l’Etat, pour que celui-ci arbitre de manière impartiale les questions d’ordre public. Antirépublicaine, car vous prétendez faire interdire purement et simplement religion particulière sur la seule base de votre obsession personnelle. Nationaliste et militant depuis mes 17 ans, j’ai assez vécu cette hypocrisie typique des parangons de la tolérance et de la liberté, qui voulaient nous empêcher de parler car les droits de l’homme ne pouvaient s’appliquer à d’affreux fascistes. Antirépublicaine, car votre idée de la « république » se révèle être au final ce totalitarisme aliénant contre lequel toute une jeunesse, tout un peuple, se bat actuellement, que ce soit en luttant contre le mariage gay, contre les délocalisations massives ou contre le traité d’austérité. Antifrançaise, car vous chantez sur le même air que les clowns subventionnés de Charlie Hebdo, grands conchieurs de la France, ou les délires illuminés et maçonniques d’un Jean-Luc Mélenchon.
    Cette « république » là, je me la coltine depuis ma naissance et je n’espère que sa disparition. Préférons-lui une idée Française esquissée par Bonaparte. Cette France de l’armée populaire, du souverainisme économique, du pacte social, des paysans et des travailleurs unis sous les drapeaux comme sous la croix. Une France au sein de laquelle l’Etat ne serait pas bâti contre la religion, mais ou la religion épaulerait l’Etat comme ciment social et moral. La Nation, en somme. Une nation qui ne tremblerait pas hystériquement devant un hidjab ou une barbe fleurie, parce qu’elle serait elle-même consciente et fière de son unité, de sa réalité, de sa cohésion et de sa force. Une nation qui ne se poserait pas la question de l’islam, car elle n’aurait pas de vide culturel à combler.

    Guillaume Lenormand  http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFZVyFAuZZRBeJcVfb.shtml

  • Argent, privilèges : révélations sur le train de vie des députés (vidéo)

    Les députés touchent 23 600 € brut/mois, salaire et indemnités confondus.
      Àcela il faut encore ajouter la prise en charge intégrale des déplacements en train et taxi par l’Assemblée nationale.

    • Sommes en brut
    • Salaire : 7 100 € / mois
    • IRFM (loyer, réception, habillement, coiffeur) : 6 412 €/mois
    • Communications téléphoniques : 416 € max / mois
    • Rémunération des collaborateurs : 9 138 €/ mois
    • Déplacements en train et taxi pris en charge par l’Assemblée.

    L’IRFM coûte 45 millions par an aux Français. Elle permet également aux députés de financer un bien immobilier et d’en devenir propriétaire à la fin de leur mandat.

    http://www.fdesouche.com

  • Seule la Monarchie est "populaire" !

    Les “conquêtes” du Front populaire... Laissez nous rire ! Tout juste des mesures, certes pas toutes mauvaises, mais accordées par des démagogues aux abois à des semeurs de troubles beaucoup plus désireux d’’exploiter la misère ouvrière que de lui porter remède. En fait, plusieurs des lois votées en 1936-1937 auraient pu l’être depuis longtemps, si les débats n’avaient été bloqués par la gauche, et, bien souvent, le centre.
    À cela rien d’’étonnant pour quiconque fait remonter la question sociale à sa véritable origine, c’est-à-dire 1789. Il s’est agi cette année-là de conditionner les Français à être “libres”, libres non plus au rythme des vieilles libertés, naturelles, familiales, corporatives, provinciales, paroissiales, mais de la “Liberté” d’’hommes sans attaches et sans transcendance, réduits à l’état d’individus, libres de tout, même de mourir de faim. Cet individualisme forcené eut sa charte dans la Déclaration des droits de l’homme du 26 août 1789, au nom de laquelle furent votés, deux ans plus tard, le décret Allarde supprimant les corporations et jurandes, ainsi que les maîtrises, les octrois et les aides, et surtout ce monstre de sottise que fut, le 14 juin 1791, la loi Le Chapelier proclamant : « L’’anéantissement de toutes espèces de corporations de citoyens du même état ou profession étant l’’une des bases fondamentales de la Constitution française, il est défendu de les rétablir en fait sous quelque prétexte ou quelque forme que ce soit. » Donc interdiction aux citoyens de prendre délibérations ou conventions sur « leurs prétendus intérêts communs » (sic) lesquelles seraient « inconstitutionnelles, attentatoires à la Liberté et à la Déclaration des droits de l’’homme et de nul effet ».
    “Martyrologe ouvrier”
    De ce jour, l’’historien Jean Dumont a daté le commencement d’’un « martyrologe ouvrier ». Car la loi fut votée sur fond de répression de grèves d’ouvriers réclamant du pain ! Les décennies qui suivirent furent celles de la révolution industrielle : plus les patrons devenaient puissants, plus l’’ouvrier restait isolé. Le travail devint une marchandise dont le prix variait selon le mécanisme de la libre concurrence. Le règne absolu de Mammon… avec le retour à l’’esclavage : enfants de dix ans douze heures par jour à l’’usine, hommes et femmes trimant quatorze à seize heures par jour pour des salaires de misère, pas même de repos dominical, menace constante de chômage……Pratiquement personne dans le monde politique ni dans celui des affaires n’avait conscience de la cruauté d’’un tel sort. C’’était l’’avènement du libéralisme, cette philosophie issue des principes de 1789, fondée sur la raison individuelle divinisée, toute tournée vers l’’exaltation de l’’individu, considérant toute solidarité comme une contrainte, et professant que de la recherche par chacun de son bien particulier sortirait le bien général, comme si le “Progrès” faisait automatiquement concourir l’’addition des égoïsmes à l’’intérêt général.
    Dans ce monde soumis à la loi d’’airain, et, qui plus est, en train de se déchristianiser, apparut au XIXe siècle le socialisme, lequel n’’était qu’un avatar du libéralisme profitant de la destruction des sociétés concrètes pour préconiser l’’étatisme, la lutte des classes, et pour les plus “avancés”, l’’idée que seule la violence peut arracher aux patrons des concessions. Pour quiconque s’’enferme dans une telle optique, le Front populaire peut évidemment apparaître comme une victoire du “peuple”… Lequel déchanta bien vite !
    À la pointe du combat social
    Il serait temps de rendre justice à ceux qui, les premiers, voulurent briser cette spirale infernale, et à qui les classes laborieuses ne savent pas qu’’elles doivent beaucoup plus qu’’aux hommes de 1936. N’’oublions jamais que le premier grand texte social date du 20 avril 1865, deux ans avant le Capital de Karl Marx ; il émanait de l’’héritier des Capétiens, Henri V, Comte de Chambord, et, sous forme d’’une Lettre sur les Ouvriers, réclamait contre les nouveaux féodaux la reconstitution de corporations libres, sous l’’arbitrage d’’un État fort et indépendant. En somme, des organisations de métiers, au sein desquelles, dans la complémentarité des services, patrons et employés se rencontreraient pour résoudre, dans le souci du bien commun et sans tout attendre de l’’État, les questions relatives aux salaires, aux heures de travail, à l’’entraide, aux caisses de retraite, à l’’apprentissage, etc.
    Ces leçons réalistes, tirées de la grande tradition royale et chrétienne, ne furent hélas pas écoutées par ceux qui, contre pourtant une forte opposition de gauche, votèrent en 1884 la loi Waldeck Rousseau autorisant les syndicats, mais sans préciser si ceux-ci seraient verticaux, donc mixtes, ou horizontaux, purement ouvriers, additionnant des individualismes dans un esprit de lutte des classes. C’’est hélas ce mauvais esprit qui prévalut à une époque où, de toutes façons, les pères ou grands-pères des hommes de 36 se souciaient beaucoup plus de créer l’’école laïque pour apprendre au peuple à penser “républicain”, que d’’aider ce même peuple à vivre décemment dans ses familles, ses usines et ses ateliers.
    Toutefois, les grandes idées lancées par le comte de Chambord ne restèrent pas lettre morte, toute une cohorte de catholiques sociaux en était imprégnée : Frédéric Le Play, Maurice Maignen, Albert de Mun et surtout René de la Tour du Pin, marquis de La Charce, militèrent pendant des décennies pour un ordre social chrétien. Ils aidèrent largement le pape Léon XIII dans la préparation de son encyclique Rerum novarum (15 mai 1891) qui, juste un siècle après l’’ignoble loi Le Chapelier, dénonçait la « misère imméritée » et rappelait aux États leur devoir de laisser se constituer des organisations professionnelles.
    Pionniers des lois sociales
    L’’action des catholiques sociaux, presque tous royalistes, connut aussi une réelle efficacité au Parlement, et ce, dès le début du XIXe siècle. Le 22 décembre 1840, Alban de Villeneuve Bargemon, alors député du Nord, demandait de ramener la journée de travail de 15 à 12 heures, proposait un repas au milieu de la journée, et réclamait un jour de repos par semaine. Il fallut attendre 1848 pour que ses propositions aboutissent.
    En 1872, tous les élus monarchistes soutinrent une proposition de loi d’’Ambroise Joubert interdisant d’’employer des enfants de moins de 10 ans et de faire travailler la journée entière des enfants de moins de 13 ans. La gauche y fit échec.
    La même année, le baron Chaurand, député de l’’Ardèche, déposait une proposition de loi sur le repos dominical. Projet refusé, les “modérés” s’’étant courageusement abstenus.
    Quant à Albert de Mun, il multiplia entre 1886 et 1891 les propositions de loi réduisant le temps de travail des enfants et des femmes. Il scandalisa ses collègues en préconisant dès 1890 la journée de 8 heures ! Ses propositions sur la suppression, par exemple, du travail de nuit pour les femmes et les enfants n’’aboutirent qu’’après 1900.
    Il faut encore dire que c’’est à la droite catholique et monarchiste qu’’on doit les premières lois sur les logements insalubres (22 avril 1850), sur les caisses de retraite (18 juin 1850), sur les sociétés de secours mutuels (15 juillet 1850), sur les accidents du travail (1898), sur les retraites ouvrières (1902)… Citons aussi Léon Harmel qui prit la première initiative de salaire familial (1891) dans son usine de Val des Bois, suivi en 1910 par les Michelin à Clermont Ferrand. Émile de Romanet, à Grenoble, entre 1917 et 1920, alla plus loin : il mit au point avec d’’autres patrons le système des caisses de compensation, premier exemple d’’allocations familiales, suivi en 1921 par Charles de Montgolfier dans ses papeteries d’’Annonay. Il fallut attendre 1932 pour que le système fût appliqué à tous les salariés.
    En 1930, six ans avant le Front populaire, Xavier Vallat, député de l’’Ardèche, s’’acharnait à faire passer dans la loi sur les assurances sociales en discussion l’’idée que le travailleur doit se préoccuper de l’’avenir des siens, donc avoir l’’esprit d’’économie et la volonté d’’épargne, et se créer un patrimoine. Son contre-projet fut repoussé, mais en dépit de son caractère individualiste, la loi fut votée contre l’’opposition d’’une grande partie du patronat, de l’’extrême gauche, et de la CGT !
    Qu’’en conclure, sinon que comme apôtres du combat social, les bavards du Front populaire font bien pâle figure, et même une inquiétante figure, comparés aux Français fidèles aux grandes traditions capétiennes.
    Michel Fromentoux L’’Action Française 2000 du 18 au 31 mai 2006
    * Lire :
    - Xavier Vallat : La Croix, les Lys et la peine des Hommes, Éditions Ulysse, Bordeaux, 1982.
    - Antoine Murat : Le catholicisme social en France, Éditions Ulysse, 1980.

  • Le nationalisme, un socialisme organique.

    Le nationalisme, un socialisme organique. Considérons que le National-communisme et l'ultranationalisme comme les deux extrémités (gauche et droite) d'un même camp, le camp révolutionnaire, le camp de la résistance au mondialisme. Le camp de l'ordre naturel, au final.

    Là ou le national-communisme, au travers ses multiples avatars, théorise de manière factuelle son socialisme (qu'il soit collectiviste, étatique, localiste ou hybride), à la manière des marxistes-léninistes, on reproche souvent aux nationalistes ""orthodoxes"" de ne pas avoir de notions de socialisme et de n'être attachés qu'à une dimension romantique et abstraite de la communauté. Une communauté qui serait définie par l'identité plutôt que par son organisation économique.

    Il est vrai qu'aujourd'hui en France, la majorité des nationalistes ne se posent pas la question de l'économie et du socialisme. Ils restent dans une définition culturelle et territoriale, qui n'est pas suffisante en elle-même (mais qui n'est pas non plus facultative et dispensable comme l'estiment les marxistes purs et les "gauchistes"). Ce défaut n'incrimine pas pour autant la doctrine nationaliste (au sens de Barrès) mais plutôt le milieu nationaliste, au travers d'organisations comme l'Oeuvre Française ou encore les Jeunesses Nationalistes.

    Si ces groupes ont certes très bien définis ce qu'était l'identité française charnelle, il leur manque une réflexion d'ordre social et économique. Celle-ci leur répugne de par leur matérialisme. De l'autre côté, la solution pour les ultranationalistes ne consiste pas à faire un ""collage"" maladroit d'idées ""de gauche" sur un canevas ""de droite"" (selon l'observation de notre camarade Sébastien Derouen). C'est même là l'erreur à éviter.

    Les ultranationalistes (ou nationalistes intégraux) se revendiquent d'une doctrine qui, peut-être même malgré elle, véhicule la base du socialisme: c'est à dire l'appartenance à une communauté définie et charnelle. Donc un socialisme "instinctif" et ""naturel"". Un socialisme abstrait, propre à la définition du nationalisme (qu'il soit Maurassien ou Barrèsien). Une telle pensée sociale, propre au nationalisme et même inséparable de celui-ci mériterait un travail de théorisation et d'exploration intellectuelle à part entière. Malheureusement depuis Sorel, peu de théoriciens se sont penchés sur la question.

    La pensée sociale charnelle et naturelle du nationalisme pouvant se résumer à la maxime:

    ""Une place pour chacun, chacun à sa place."""
    Guillaume Lenormand http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFZyuEFVFVkinYKcOX.shtml

  • Invalides, le 26 mai, des CRS : « Allez ! Un blessé les gars ! C’est bon ça ! »

    A 19 secondes

  • Qui est Frédéric Haziza ?

    Haziza : victime ou porte-flingue ?

    Depuis la fin de l’année 2012, Frédéric Haziza est en guerre ouverte contre Alain Soral. Tout a commencé lorsque ce dernier, par la voix de son attaché de presse, a demandé une invitation sur LCP dans le cadre de la sortie de son dernier ouvrage, Chroniques d’avant guerre. Frédéric Haziza adresse alors un courrier :

    « Je suis tout à fait ouvert au débat et à la confrontation d’idées. Avec un seul bémol : l’impossibilité pour moi d’offrir quelque tribune que ce soit à ceux qui véhiculent d’une manière ou d’une autre des messages de haine, de violence, de racisme ou d’antisémitisme. Le problème c’est que la pseudo-littérature d’Alain Soral est tout cela à la fois. Il me semble en outre très difficile d’inviter un antisémite sur le plateau de mon émission, en souvenir de mon grand-père assassiné à Auschwitz par ceux qui à l’époque propageaient la même idéologie que ce monsieur. »

    Le message sera diffusé sur le site de l’organisation d’Alain Soral, Égalité & Réconciliation, le 25 novembre 2012. Dans une vidéo publiée le 12 décembre 2012, Alain Soral qualifie Haziza d’« escroc à la Shoah », mettant en doute l’assassinat du grand-père de Frédéric Haziza compte tenu de l’origine algérienne de ce dernier. Le 17 décembre 2012 Frédéric Haziza exige par la voix de son avocat la suppression des commentaires postés sur le site quant à deux articles le concernant. Ainsi la police judiciaire demandera-t-elle le 19 juin 2013 à Égalité & Réconciliation de fournir les adresses IP des auteurs des commentaires, ce que l’association ne pourra faire, ne gardant les adresses IP des commentateurs que pour une durée de quatre mois.

    Fin janvier, Frédéric Haziza a porté plainte contre X pour injure publique à caractère racial et a reçu les soutiens publics de la LDJ (23/01/2013) et du vice-président du FN Louis Aliot :

    « Alain Soral n’est plus du tout proche de nous. Je suis d’ailleurs en procès avec lui. Il est à la tête d’une secte. »
    (Journal du dimanche du 27/01/2013)

    Le 25 juillet 2013, dans le contexte de dissolutions successives de groupes nationalistes (JNR, Troisième voie, Jeunesses nationalistes, œuvre Française), Haziza se fend d’un tweet pour le moins explicite :

    Par ailleurs, une pétition a été lancée sur Change.org le 31 juillet, demandant qu’Haziza soit renvoyé de LCP :

    « Pour son incompétence, son tribalisme, sa partialité, sa totale agressivité et ses multiples provocations contre ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sur le plateau de son émission sur LCP ainsi que sur Twitter. »

    Averti le jour même, Frédéric Haziza n’hésite pas, à tort, à attribuer la pétition à Serge Ayoub :

    Serge Ayoub avait en effet relayé la pétition mais n’en était en aucun cas à l’origine. Attaqué, il questionne l’intéressé :

    La réponse de Haziza, tout en modération, ne se fait pas attendre :

    Insolent, Serge Ayoub s’exprimait en effet avec Dieudonné et revenait sur « l’affaire Méric », dans une vidéo diffusée la veille sur Youtube. Le 1er août, Égalité & Réconciliation relaye à son tour la pétition. Rapidement, tout s’emballe. L’ensemble de la classe politique apporte son soutien à Frédéric Haziza via Twitter entre le 31 juillet et le 1er août 2013.

    On compte parmi les soutiens, pêle-mêle : Claude Bartolone, Jean-François Copé, Harlem Désir, Xavier Bertrand, Bruno Le Roux, Patrick Devedjian, Jean Luc Romero, François Rebsamen, David Assouline, Denis Beaupin, Anne Hidalgo, Jean-Luc Melenchon, François de Rugy, Jean-Christophe Cambadélis, Frédéric Lefebvre, Yves Jego, Cécile Duflot, Aurélie Filippetti… Sous la pression, Change.org retire la pétition alors qu’elle avait reçu quelques 1685 signatures en moins de 48 h.

    Le Premier ministre en personne enverra même un texto de soutien à Frédéric Haziza : « Ayez confiance, vous avez beaucoup de gens qui comme moi ne transigeront pas avec ces gens-là » (lesechos.fr, 04/08/2013). « L’affaire Haziza » est devenue une affaire d’État.

    Le 7 août 2013, Le Canard Enchaîné questionne :

    « Comment des vidéos nauséabondes et délirantes, accompagnées de centaines de commentaires qui le sont encore plus, peuvent-elles s’étaler pendant des mois sur la Toile sans que ni la police ni la justice s’en émeuvent ? »

    Bernard-Henri Lévy intervient à son tour :

    « Faut-il fermer ces sites qui, même intellectuellement indigents, énoncent ou relaient le pire ? Faut-il les contraindre à respecter la loi qui, en République, proscrit, comme chacun sait, la libre expression de l’antisémitisme et l’incitation à la haine raciale ? Ou faut-il exiger des agrégateurs de contenus et autres réseaux sociaux dont les robots ramassent indistinctement un éditorial du Monde et une élucubration sur les “escrocs à la Shoah”, qu’ils fassent eux-mêmes la différence entre opinion et appel au meurtre ? [ …] La question, désormais, est posée. Et il faudra bien que l’opinion éclairée d’abord, puis les pouvoirs publics et les tribunaux, y apportent une réponse claire. »
    (Le Point du 08/08/2013).

    La chasse aux sorcières est désormais ouverte sans que ni la grande presse ni la classe politique ne tiennent compte de la véracité des griefs adressés à Frédéric Haziza par les auteurs de la pétition annulée et par Alain Soral. Répondons à la question qu’il ne faut pas se poser : qui est Frédéric Haziza ? Est-il vraiment la « bête noire de la Fachosphère » victime d’un « délire antisémite » ?

    Frédéric Haziza, un journaliste communautaire

    Frédéric Haziza est né le 6 décembre 1960 à Marnia (Algérie française, aujourd’hui Maghnia), où son père, Isaac Haziza, était instituteur. En décembre 2012, la visite de François Hollande en Algérie sera pour Frédéric Haziza l’occasion d’un pèlerinage. En effet, avec l’aide du conseiller à l’Élysée Faouzi Lamdaoui, et des autorités algériennes (Le Journal du dimanche du 23/12/2012), il retournera dans son village natal et se verra remettre, par le directeur de l’école du Matemore, le registre d’appel de l’année 1960-1961 signé de la main de son père, qui y officia pendant trois ans, avant le départ contraint de sa famille pour la métropole.

    Après des études d’ingénieur, vraisemblablement à l’ESI-SUPINFO, Frédéric Haziza s’oriente vers le journalisme communautaire et entre à Radio J (1986). Il y gravira rapidement les échelons pour devenir un incontournable de la station présidée par Serge Hajdenberg (frère de l’ancien président du CRIF Henri Hajdenberg). Il a créé et anime l’émission politique Le Forum Radio J (depuis 1988), et est devenu chef du service politique de l’antenne (2001). Wikipédia explique que Radio J « est la plus matinale des 4 [radios de la fréquence NDR], ses programmes débutent très tôt. C’est la plus traditionnelle, et l’on peut encore y entendre parler yiddish, ainsi que de la musique klezmer, de vieilles ballades et des chansons folkloriques traditionnelles. Elle diffuse également des informations communautaires et israéliennes, et des chroniques religieuses et culturelles. Elle est plutôt à droite et religieuse. »

    Radio J et le Front national

    C’est en tant que journaliste à Radio J que Frédéric Haziza est présent, par exemple, en 1992, à la conférence « Assumer le passé pour porter l’avenir » organisée par le B’nai B’rith en l’Hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale de l’époque, Henri Emmanuelli (Emmanuel Ratier, Mystères et secrets du B’nai B’rith).

    Toujours en tant que journaliste à Radio J, il est accrédité pour une conférence de presse de Jean-Marie Le Pen en mai 1997. Pressant, il questionne le président du FN sur ses propos tenus sur RTL le 13 septembre 1987. Un garde du corps de Le Pen aurait alors mimé un sourire kabyle en le regardant. Haziza s’explique dans France Soir du 21 mai 1997. Il raconte la réaction de ses confrères journalistes : « Certains m’ont dit : “Il ne faut pas être arrogant comme cela” […] Un autre a lancé : “Vous nous empêchez de travailler.” » À la question « Mais est-ce que d’autres vous ont soutenu ? », Haziza reconnaît : « Bof, bof… pas vraiment, non. Ils s’en sont pris à nous, pas à eux », précisant : « On se dit que Le Pen est un homme politique comme un autre. Mais nous, à Radio J, nous pensons qu’il ne faut pas agir avec lui comme avec les autres. […] Il ne faut pas faire comme en 1933, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard, ne pas laisser faire. »

    Pourtant, le 13 mars 2011, Marine Le Pen est programmée sur le forum politique Radio J, avant d’être désinvitée suite à un véritable imbroglio. En effet Serge Hajdenberg explique sur Radio J le 9 mars :

    « J’ai entendu les protestations des auditeurs. […] J’ai aussi appris via Facebook qu’un appel à manifester devant l’immeuble de notre radio avait été lancé pour dimanche. […] J’ai donc estimé qu’il valait mieux tout annuler. »
    (Rapporté par Actualité juive du 17/03/2011.)

    Ce même Serge Hajdenberg qui expliquera à Guysen.com :

    « Nous n’avons pas lancé d’invitation à Marine Le Pen. C’est elle qui, dans le cadre de la loi sur l’audiovisuel, dans le contrat signé avec le CSA, a demandé à participer. Nous sommes dans une période électorale qui impose un temps de parole égal aux candidats. Ce n’est pas notre initiative, en aucun cas. »

    Or Radio J n’était pas à l’époque dans la liste des médias soumis à la surveillance du CSA, comme le fit remarquer fort justement Guysen.com. Finalement il s’avérera que Frédéric Haziza était à l’initiative de l’invitation, selon à la fois Alain Vizier, directeur de la communication de Marine Le Pen, et Michel Zerbib, directeur de l’information sur Radio J : « Au niveau interne, une seule personne seulement tenait à ce que l’on reçoive Marine Le Pen, les autres étaient contre » (Actualité juive du 17 mars 2011), Haziza en l’occurrence, qui expliquera :

    « Je comprends le tollé et l’émoi de la communauté juive. Je rappelle toutefois que je souhaitais juste faire mon travail de journaliste et mon intention n’était absolument pas de lui servir la soupe. En outre, je me demande aussi si cette intolérance que nous reprochons à Marine Le Pen et à son parti, nous n’en faisons pas preuve nous-mêmes. »
    (Idem.)

    Sur les raisons de l’annulation, il expliquera en balbutiant au micro de Pascale Clark : « C’est les auditeurs qui ont téléphoné […] Les auditeurs de Radio J ont eu un réflexe républicain », précisant avoir reçu des « pressions très fortes d’organisation juives » (France Inter, le 10/03/2011). En effet, Richard Prasquier (alors président du CRIF) avait jugé cette invitation « irresponsable », mais la raison profonde et véritable de ce revirement ne sera connue que plus tard, quand Frédéric Haziza racontera :

    « À une heure du matin, je reçois un coup de fil de Bernard-Henri Lévy qui me dit : “À votre place je ne le ferais pas, c’est une faute politique.” »
    (« La face cachée du nouveau Front », diffusé le 18 décembre 2011 sur Canal+)

    Frédéric Haziza, un militant sioniste actif…

    Actif au sein de la communauté juive, Frédéric Haziza est, en novembre 2007, avec l’Union des patrons juifs de France (présidée par Claude Barouch), à l’initiative du voyage en Israël de dix députés du groupe d’amitié France-Israël du parlement (présidé par Claude Goasguen), accompagné par Raoul Gozhlan (CRIF) et Joël Mergui (président du consistoire de Paris). Au programme du déplacement : de nombreux entretiens, notamment avec Shimon Peres et Ehoud Olmert. Pour clôturer l’opération, un film sur ce voyage sera diffusé devant plus de 240 invités, le 30 janvier 2008 à la soirée de l’Union des patrons juifs de France qui se déroule à la mairie du XVIème arrondissement.

    Mais ses relations avec certaines franges de la communauté juive n’ont apparemment pas toujours été de tout repos. En avril 2008, il a déposé une plainte après avoir reçu des menaces par mail suite à une tribune parue dans Libération du 3 avril 2008 dans laquelle il demandait la dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ) « comme c’est le cas pour toutes les organisations dangereuses d’extrême droite ». Il s’indignait en fait qu’une dizaine de militants aient accueilli Shimon Peres aux cris de « traître » le 13 mars 2008 à Paris, lors d’une soirée offerte par le CRIF en l’honneur du président israélien. Haziza critiquait également « l’illusion » du « Grand Israël », mais enjoignait surtout les Français juifs à soutenir Israël : « Quand le Premier ministre israélien s’apprête à prendre des décisions difficiles pour l’avenir de son pays, le rôle de la communauté juive de France n’est-il pas de le soutenir, de faire bloc derrière lui ? », assumant à l’antenne de Radio J : « Dans ma carrière de journaliste, j’ai toujours défendu Israël, je me suis toujours attaqué aux islamistes (...) On ne peut pas me reprocher d’être anti-israélien, d’être antisioniste ou je ne sais quoi. Je me suis toujours attaqué aux organisations extrémistes palestiniennes ou organisations d’extrême droite françaises. »

    … journaliste au Canard enchaîné

    Dans les médias grand public, outre quelques ouvrages inoubliables tel que Le Roman de la présidentielle (Plon, 2001), Chirac ou La victoire en pleurant (Ramsay, 2002), et un livre d’entretiens avec la sénatrice socialiste de Paris Marie-Noëlle Lienemann, Ma part d’inventaire (Le Grand livre du mois, 2002), Frédéric Haziza est journaliste au Canard enchaîné. Dans Le Vrai Canard (2008) Karl Laske et Laurent Valdiguié racontent :

    « Si son nom est prononcé, c’est que Brice Hortefeux est effectivement une “source” de première importance pour le Canard enchaîné. Le copain d’enfance du président, devenu ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, s’est rapproché du journaliste Frédéric Haziza, l’un des pigistes de “La Mare aux Canards”. Ces contacts sont devenus notoires parmi les journalistes après qu’Hortefeux a fait un bon mot au sujet d’Haziza lors d’un déplacement en province : “J’ai décidé de demander un pourcentage à Haziza pour tous les échos que je lui file.” […] Mais Frédéric Haziza est l’un des très discrets chasseurs de la page 2. Et il est assez proche d’Hortefeux. “Une fois sur deux, quand mon portable sonne, c’est Haziza”, a confié le ministre à un journaliste politique. […] C’est le “loup blanc” assure un pigiste. À telle enseigne qu’on lui a attribué, en interne, la paternité de l’affaire Gaymard, mais par un autre canal sarkozyste, celui d’un ancien conseiller de Patrick Devedjian. »

    Les caprices de Frédéric Haziza

    Frédéric Haziza est également membre de l’Association de la presse présidentielle. En mars 1996, il fait un scandale après que sa demande d’accompagnement de la visite présidentielle au Liban fut refusée. Le Canard enchaîné du 27 mars 1996 explique :

    « Un des assistants le rappelle et justifie ainsi la position de l’Élysée : “Il a été convenu dès le départ avec l’ambassade du Liban que les journalistes accompagnant le président ne devaient pas avoir de visa israélien sur leur passeport […] Vous n’avez qu’à produire un passeport sans visa israélien et vous pourrez accompagner le président.” »

    Ce que Haziza refusera, précisant à Actualité juive du 25 mars 1996 qu’en aucun cas il ne se ferait « établir un nouveau passeport pour pouvoir suivre Jacques Chirac dans son déplacement », Actualité juive interprétant ce refus de se plier à une norme administrative comme « une interdiction par l’Élysée d’exercer son métier », précisant que Frédéric Haziza avait pu accompagner François Mitterrand en Jordanie en 1992 alors que son passeport comportait déjà des visas israéliens.

    Depuis 2003, il est animateur dans les émissions Questions d’info (partenariat avec France-Info, Le Monde et l’AFP) et Parlons-en (partenariat avec Le JDD) sur La Chaîne parlementaire (LCP). Lors de la réception de Jacques Cheminade dans Questions d’info en mars 2012 dans le cadre de la campagne de l’élection présidentielle, il se montrera particulièrement odieux avec ce « petit candidat » :

    « Vous ne représentez pas grand-chose […].

    Est-ce qu’il n’aurait pas acheté des parrainages, M. Cheminade ? […]

    La tradition des Rothschild, je vois pas ce que vous voulez dire […].

    Avec le nez crochu, c’est ça ? […]

    Les banquiers juifs ? »

    Suite aux protestations de téléspectateurs, LCP porte plainte contre le caractère injurieux de certains commentaires, Frédéric Haziza espérant que les auteurs des messages insultants soient identifiés grâce à leurs adresses IP (lefigaro.fr, 24/03/2012).

    À l’occasion d’un déplacement du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Lyon le 21 juin 2013, il adresse un doigt d’honneur à des manifestants rassemblés pour protester contre le projet de loi sur le mariage homosexuel, tout en les filmant avec son téléphone portable.

    Très présent sur le réseau social Twitter, il poste, à l’annonce de la mort d’Hugo Chavez : 

    Sur Twitter toujours, il se joint à Patrick Cohen suite à la polémique déclenchée sur le plateau de l’émission C’est à vous, où ce dernier avait reproché à Frédéric Taddeï de recevoir des « cerveaux malades » (Alain Soral, Tarik Ramadan, Dieudonné et Marc-Édouard Nabe) (France 5, 12/03/2013) :

    Dans la foulée, il sera qualifié de « rabbin du PAF » par Riposte laïque (Alain Charrier, 17/03/2013).

    Cet article a été écrit en exclusivité pour Égalité & Réconciliation par la revue Faits & Documents d’Emmanuel Ratier.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr

  • Vers un nouveau militantisme ?

    Vers un nouveau militantisme ?LE SYSTÈME EN PHASE DE TRANSITION
    J’écris cet article au moment ou le conseil des ministres prononce la dissolution de l’œuvre Française, une structure âgée de 50 ans, pierre angulaire du nationalisme français d’après-guerre. Que ce soit dit clairement, je ne partage que très peu de choses avec les aspirations, la doctrine et les objectifs de l’œuvre. En réalité, cette dissolution est emblématique, puisqu’elle s’inscrit dans une période de répression généralisée et de durcissement visible du système totalitaire français (et par delà mondialiste) à toute opposition nationaliste (mais aussi syndicale, anti-impérialiste, écologiste…). La dissolution de l’œuvre Française intervenant juste après celle de 3ème Voie, des JNR, de l’association Envie de rêver (mouvements opposés à l’œuvre, pourtant), le tout basé sur un motif déconnecté et futile, on est en devoir d’en tirer des conclusions.
    L’État, plus que jamais, est aux abois. Plus que jamais, la situation française est instable. En conséquent, de ‘’’la main de fer dans le gant de velours » », il ne reste plus que la main de fer, pour nous nationaliste et dissidents. La brutalité de la répression du mouvement pourtant fort présentable du « « printemps français » », les flics qui plaquent les mains sur les bouches des gens qui huent le Président le 14 Juillet, les tabassages, les escadrons de la milice de Paris, l’arrestation du père de famille Varg Vikernes sur une base de soupçon injustifié, sont autant d’éléments qui prouvent que :
    - Le système a peur.
    - Le système est parano.
    - Le système tape sur tout ce qui bouge, et se fout de plus en plus que ce soit visible.
    - Le système peut même désormais taper « préventivement ».
    C'est-à-dire que virtuellement, nous pouvons être arrêtés et emprisonnés, dissous, interdits, neutralisés, à n’importe quel moment.
    Autrefois nous étions dans une « dictature molle ». Aujourd’hui nous allons vers une dictature assumée.
    On peut rajouter la collusion à visage quasi-découvert entre le gouvernement et des groupes d’actions comme les FEMEN, les antifas, ou encore les salafistes. Et peut être demain des faux patriotes ou des militants récupérés, manipulés dans des partis pro-système.
    On a ainsi vu que tout mouvement construit et déclaré, même s’il est le plus légal, le plus irréprochable possible, est passible de dissolution arbitraire. Même quand la raison officielle de cette dissolution est complètement déconnectée de la réalité (un militant de 3V se défend contre une agression = un mouvement pétainiste ennemi de 3V est dissout). Que ce mouvement ne soit pas réellement dangereux pour le système n’est même pas une garantie. La conjoncture politique peut faire qu’un ministre soit obligé de taper sur les « fachos », les « rouges » ou « les bougnouls » pour répondre à l’actualité du moment. Nul ne peut prévoir les raisons et les exigences de la politique.
    Cela ne servant à rien de créer un mouvement officiel si ce n’est pour lutter et grandir, et tout mouvement de ce type qui connaît le succès (ou pas) étant condamné à être dissout un jour ou l’autre, il nous faut repenser tout notre militantisme.
    BILAN RAPIDE DES MÉTHODES NATIONALISTES FRANÇAISES
    Si je me démarque aujourd’hui du milieu nationaliste français (définition trop limitée à mon goût), les propositions que je ferai ici lui sont destinées en premier lieu, car j’ai pu observer et vivre ses traditions militantes.
    En quoi se résume essentiellement l’activité des nationalistes français ? (hors-FN)
    - Des partis hiérarchiques dont la tête est souvent fixée à Paris.
    - Un chef charismatique, un intellectuel ou un militant historique.
    - Chez les groupuscules plus réduits, une implantation géographique limitée à une seule région (NB dans le sud, Autonomes en Lorraine, etc. ).
    - Une doctrine (que le militant de base ne connaît pas souvent).
    - Un sigle et une esthétique (esthétique parfois contraire à la doctrine, et toujours sujette à conflit et à critique de la part des autres nationalistes qui confondent les deux).
    - Des sections publiques, avec des membres. Sois on « en est » et on prend sa carte, sois on « en est pas ».
    - Des ordres qui tombent d’en haut, et souvent sans explication (même quand ils sont intelligents).
    Par ailleurs, ces partis nationalistes n’ayant aucune visée électorale, leur militantisme consiste en :
    - Coller et tracter, de manière irrégulière, avec des textes dénonciateurs, mais sans solutions ou alors très vagues.
    - Des actions romantiques (amusantes et parfois utiles, mais toujours aléatoires et déconnectées de toute stratégie globale) : baston contre les « ennemis », trollage de conférence, contre-manifestation bordeliques, actions symboliques visant à faire le buzz et toujours en réaction à l’actualité.
    - Organisation de conférences (déjà plus intéressant), mais trop souvent réservées aux intellos fafs, en langage imbitable, ou alors encore une fois sur des thèmes romantiques très généralistes et déconnectés du quotidien).
    - « Manifestations » ou plutôt défilés nationalistes, soit pour commémorer (un mort, un évènement historique) soit pour s’opposer à quelque chose (l’islamisme, l’immigration ou la mondialisation dans les cas les plus audacieux). Malheureusement, les thèmes de ces défilés (sauf quelques tentatives audacieuses, mais isolées) restent conscrits au même domaine culturel et civilisationnel, rarement à l’économie ou au social.
    - Participation déclarée ou non à des manifestations générales, très rares et toujours sur un thème culturel et « de droite ». Fait exceptionnel résumé par la mobilisation contre le mariage homosexuel, qui reste malheureusement encrée « à droite » et dont les nationalistes ont été la chair à canon et non le cerveau.
    L’IMPASSE
    L’opposition radicale et révolutionnaire actuelle, quelle qu’elle soit, est dans une impasse, comme nous l’a montré l’exemple nationaliste. Le groupe politique non-électoral mais déclaré n’a que ces options peu ragoutantes :
    - Il peut servir d’idiot utile par le gouvernement pour taper sur les vrais dissidents (à l’intérieur de son propre courant politique, tels les antifas attaquant Michel Colon, ou en face), ou encore pour mener des actions inutiles mais choquant l’opinion publique (et justifiant des lois répressives ou autres mesures dictatoriales).
    - Il peut végéter sur le long terme avec un effectif stagnant et une relative discrétion, se bornant à des activités culturelles.
    - Dans les deux cas il peut être dissout à tout moment, sans justification, et ses membres persécutés sans raison, de manière « préventive ».
    Conclusion : même si parfois, ces partis accomplissent un réel progrès idéologique ou militant, ils sont tous condamnés à l’écroulement ou à la disparition le plus aléatoire et le plus imprévisible. Le travail est perdu, les militants se dispersent, se regroupent dans un autre parti, parfois même opposé à celui de la veille, sans trop savoir pourquoi. Certains se complaisent à ne plus rien faire, d’autres virent vers l’intellectualisme.
    Le système a parfaitement compris que la dissidence (nationaliste ou sociale) a un boulevard face à elle. Il a donc établi un solide barrage pour l’empêcher de prendre ce boulevard, et elle se retrouve donc enfermée dans une impasse.
    Puisqu’on ne peut pas briser le barrage, il faut le contourner ou arriver par d’autres rues.

    Guillaume Lenormand http://www.voxnr.com

  • Refonder l'école passe par sa désétatisation

    De Michel de Poncins :

    "Il y a toujours du neuf au niveau de la prétendue éducation prétendue nationale. Certains disent que le super mammouths est la dernière armée soviétique du monde.

    Il se révêle qu'il y a de plus en plus de faux boursiers qui encombrent certaines universités. L'administration, en fait, ne les contrôle pas. Certes la bourse n'est pas suffisante pour vivre, mais il peut s'ajouter de petits boulots. C'est un triste exemple pour les étudiants sérieux qui existent tout de même. Cela se traduit au moment des examens. Les faux boursiers étant de faux étudiants n'ont rien à faire de l'examen. De la sorte, dès le début de la séance un flot continu sort de la salle en remettant des pages blanches, l'essentiel étant d'avoir fait acte de présence pour justifier la bourse. Lors d'un examen récent 60 copies blanches sur 360 ont été rendues aux professeurs écoeurés.

    La récente accélération est sans doute corrélée au chômage. La bourse joue le rôle d'assurance-chômage et assure la couverture sociale que les boulots complémentaires parfois bien payés ne donnent pas. L'université devient un parking à chômeurs : c'est vraiment odieux.

    Sous un angle plus vaste, un fait nouveau est la loi sur la refondation de l'école de la république promulguée le 8 juillet. Si l'on veut refonder, c'esst bien qu'auparavant, cela ne fonctionnait pas d'une façon satisfaisante. J'ai souvent informé mes lecteurs du retard de la France dans le système éducatif avec des jeunes en sortant sans qualification véritable. La nouvelle loi ne fera pas mieux ; pour palier la calamité elle prévoie un grand nombre de création de postes : c'est ridicule car le budget du mammouth est déjà ruineux. Des organismes nouveaux sont aussi annonçés avec la promesse de juteux fromages pour les camarades.

    La privatisation de l'enseignement avec vente des un)versités et écoles seraient le seul moyen de refonder. Elle ne saurait, toutefois, être envisagée par le pouvoir provisoirement en place car les syndicats, seuls propriétaire réels du mamouth, s'y opposent férocement.

    Lire la suite "Refonder l'école passe par sa désétatisation"

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  • L’antiracisme sans races, ça va être compliqué !

    Le mot « race » vient d’être officiellement supprimé des documents officiels. En finir avec le mot pour éradiquer les maux : n’est-on pas une fois encore en pleine pensée magique ? D’ailleurs, s’il n’y a pas de races, comment peut-il y avoir du racisme ? Et de l’antiracisme, au passage ?

    Rassurez-vous. Si elle affirme en effet ne plus reconnaître « l’existence d’aucune prétendue race », la République française déclare toujours qu’elle « condamne le racisme ». En fait, ce qui va être plus difficile à justifier, c’est la condamnation pour « incitation à la haine raciale », c’est-à-dire pour incitation à la haine de quelque chose qui n’existe pas. Il va aussi être plus difficile de justifier l’apologie du métissage, qui désigne désormais un mélange d’entités imaginaires, voire la promotion de la « diversité », puisqu’« il n’y a pas de diversité des races » (François Hollande, 12 mars 2012). Enfin, comme les gens s’entêtent à voir et reconnaître des « races » autour d’eux, il va falloir les persuader qu’ils sont victimes d’une illusion d’optique. Tous mes vœux à ceux qui voudront se charger de cette tâche !

    Cela dit, vous n’avez pas tort de parler de pensée magique, puisqu’on confond les mots et les choses. On pourrait aussi parler de démonologie, dans la mesure où il s’agit d’énoncer des formules rituelles et des mantras pour exorciser les “pensées mauvaises”. Mais on ne peut qu’être frappé également de la concomitance entre l’affirmation de la non-existence des races et l’offensive de l’idéologie du genre, qui raisonne à partir de prémisses identiques. La race serait comme le sexe une « construction sociale » sans réalité substantielle. D’où une même stratégie, typiquement orwellienne, de substitution lexicale : « population » au lieu de « race », « genre » au lieu de « sexe », « parent » au lieu de « père » et « mère ». L’idée sous-jacente est que lutter contre le racisme implique de nier l’existence des races, tout comme lutter contre le sexisme conduirait à nier l’existence des sexes. La réalité est évidemment qu’on peut accorder aux hommes et aux femmes les mêmes droits sans exiger d’eux qu’ils deviennent androgynes. Et qu’on n’assurera pas l’égalité par la négation de la diversité, ou par sa réduction à la mêmeté.

    Que disent d’ailleurs les scientifiques de cette notion pour le moins controversée ? Y a-t-il unanimité sur le sujet ?

    L’étude des races a beaucoup évolué depuis l’approche typologique du XIXe siècle. Dans son livre paru au Seuil en 2008, L’humanité au pluriel, Bertrand Jordan souligne que l’analyse de l’ADN permet de définir des groupes d’ascendance au sein de l’espèce humaine, que « les différences génétiques entre groupes humains existent » et qu’elles « sont ancrées dans l’histoire déjà longue de l’humanité ». Le fait est que depuis le premier séquençage du génome humain (2001), les travaux se multiplient sur les marqueurs génétiques qui identifient des appartenances de groupes. La diversité humaine n’est donc pas seulement individuelle, mais aussi collective, la prise en compte de ces pools génétiques permettant de retracer la phylogénie des populations humaines. Ce n’est évidemment pas qu’une affaire de peau, puisqu’en médecine légale on peut aussi bien identifier l’appartenance ethnique par l’examen du squelette ou celui de l’ADN. Comme l’écrivaient Nancy Huston et Michel Raymond dans Le Monde du 17 mai dernier, dire que l’espèce humaine s’est diversifiée au cours de l’évolution en populations qui possèdent des marqueurs génétique distincts est une simple constatation, qui n’implique aucun jugement de valeur. À partir de là, certains chercheurs tiennent à conserver le mot « race », d’autres non, ce qui n’a finalement pas une grande importance : le « débat sur les races » est finalement plus affaire de sémantique que de biologie moléculaire ou de génétique des populations. Vous noterez au passage qu’en 2008, Barack Obama a publié un livre intitulé De la race en Amérique. Et que les statistiques ethniques sont d’usage courant aux États-Unis.

    C’est ce qui a permis de savoir que Barack Obama n’a dû son élection qu’aux “minorités”…

    N’exagérons rien. Dans les seize élections présidentielles qui ont eu lieu aux États-Unis entre 1952 et 2012, un seul démocrate, Lyndon B. Johnson en 1964, a recueilli une majorité de votes chez les Blancs. Quant à Obama, il a séduit plus de Blancs que nombre de ses prédécesseurs démocrates. Neuf candidats démocrates, tous Blancs, ont recueilli un pourcentage de votes de l’électorat blanc inférieur à celui obtenu en 2012 par Obama (39 %). Jimmy Carter, par exemple, n’avait recueilli que 33 % des votes de cet électorat en 1980.

    Vous-même, qui avez écrit deux livres pour condamner le racisme (Contra el racismo et Europe, tiers monde, même combat), pouvez-vous résumer votre pensée sur la question ?

    Vaste sujet ! Le Dictionnaire historique et critique du racisme qui vient de paraître aux PUF, sous la direction de Pierre-André Taguieff, ne compte pas loin de 2000 pages… Disons pour faire bref qu’il est essentiel de bien distinguer les théories d’un côté (dont l’étude relève de l’histoire des idées), et de l’autre les comportements (dont l’étude relève de la sociologie). Les théories racistes sont celles qui, soit postulent une inégalité entre les races, soit considèrent l’appartenance de race comme facteur essentiel de l’histoire des hommes, ce qui implique la toute-puissance du déterminisme racial. Il n’y a plus grand monde aujourd’hui pour souscrire à ce genre de théories. Au sens des comportements, le “racisme” est une attitude de méfiance ou d’hostilité irraisonnée, souvent instinctive et spontanée, envers ceux qui appartiennent (ou qu’on croit appartenir) à une autre race. Cette méfiance ou cette hostilité n’a évidemment pas besoin d’être “théorisée” pour se manifester. Ce n’est qu’une forme parmi d’autres d’altérophobie ou d’hétérophobie, c’est-à-dire d’allergie à l’Autre-que-nous.

    J’y ajouterai une troisième forme de racisme. C’est celle qui consiste à déclarer les différences inexistantes, superficielles ou sans importance. On ne stigmatise plus l’Autre, on dit seulement que cet Autre n’existe pas, qu’il n’est en définitive que le Même. Ce racisme-là se pare souvent du masque de “l’antiracisme”. Plus pervers, il n’en est aussi que plus dangereux.

    Alain de Benoist http://www.voxnr.com

  • Les Zones de non-loi de madame Fioraso !


    La France, ses vins, ses fromages… et ses lois ! Heureusement qu’on boit et mange à satiété les premiers, car pour ce qui concerne les dernières, constatons que celles qui sont votées ne sont pas toujours appliquées… ou pas partout !

    La loi sur l’interdiction du port du voile, par exemple.

    On croyait l’affaire entendue : pas question qu’une dame déhambule déguisée en Belphégor dans nos rues. Pas plus que les fesses à l’air, la dignité de la femme ne saurait le tolérer. Dont acte. Et d’ailleurs, par-ci, par-là, la police veille… Enfin, plutôt par-ci que par-là, car même si elles sont assez rares, on en croise quand même, certes plutôt dans nos mégapoles cosmopolites qu’au Carrefour de Trifouillis-les-oies et de Pétraouchnok-sur-bettraves, soit comme on l’a vu fin juillet à Trappes : l’interpellation par la police de la famille d’une femme voilée y déclencha une nuit d’émeutes !

    Rien d’exceptionnel car si tous les Français sont censés être égaux devant la loi, on sait bien qu’il y en a qui sont plus égaux que d’autres, mais pas seulement dans nos rues… À l’université aussi, à en croire Geneviève Fioraso, actuelle ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche où le port du voile « ne pose pas de problème. »

    Si elle le dit !

    Toutefois, son collègue Ministre de l’Intérieur Manuel Valls, bien que ne voulant pas « se prononcer à ce stade sur le fond » (Courage, fuyons !), observe néanmoins qu’« il y a des situations qui mériteraient d’avoir plus de cohérence : dans les universités, c’est possible, dans les IUT, c’est interdit… »

    Oui, cela mériterait, incontestablement ! Faudrait-il encore que le gouvernement impose d’abord cette cohérence à ses ministres… et qu’on sache une bonne fois pour toutes si les lois françaises ont vocation à s’appliquer sur l’ensemble du territoire national ou si leurs applications doivent être choisies à la carte, en fonction des endroits où elles posent problème : soit dans certaines banlieues et certaines universités où « leurs droits » prévaleraient et non ceux de la République.

    On pourrait ainsi parler plus justement de « zones de non-lois » comme madame le ministre Fioraso n’hésite pas à le préconiser… et non plus de « zones de non-droit », beaucoup plus stigmatisantes pour les victimes de cette laïcité qui, décidément, n’est pas la tasse de thé à la menthe de tous les Français !

    Philippe Randa