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France et politique française - Page 4747

  • Délitement communautariste de la France : nouvelles lois contre les « discriminations »

    PARIS (NOVOpress via Kiosque courtois) – C’est en effet la question que l’on peut légitimement se poser avec les deux propositions de lois déposées mardi au Sénat et à l’Assemblée nationale. A l’initiative du député PS de Seine-Saint-Denis Razzy Hammadi (photo) et de la sénatrice Europe Ecologie Les Verts Esther Benbassa, ces propositions de lois visent à mettre en place un recours collectif en matière de discrimination.

    Ces recours sont inspirés des modèles américains des « class actions ». Ces derniers offrent la possibilité, pour des personnes s’estimant victime d’un préjudice commercial, environnemental, social ou encore sanitaire, lié à son genre, son orientation sexuelle, son handicap ou son origine ethnique, de déposer plainte de façon collective. Aux Etats-Unis, ces recours collectifs ont abouti sur une « judiciarisation » exponentielle de la société : tout devient désormais sujet de possibles condamnations devant les tribunaux.

    Les groupes de pression « antiracistes », dont les pouvoirs sont déjà exorbitants, vont en sortir encore renforcés

    Comme le soulignent leurs initiateurs, ces propositions sont le fruit d’un long « lobbying » du milieu associatif, et tout particulièrement du président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), Louis-George Tin, ainsi que de la LICRA.

    Lorsqu’une condamnation pour discrimination sera prononcée, ces recours collectifs permettront à toute personne estimant avoir subi un préjudice similaire de se manifester dans les six mois qui suivent, et de prétendre être indemnisée. Ainsi, un immigré qui s’estime victime d’un délit de faciès pourrait être indemnisé sur la base d’une condamnation déjà existante. D’autre part, ces propositions renforcent le pouvoir des associations antiracistes puisque les victimes doivent passer par leur biais pour être reconnue comme telle. Ces associations avaient déjà vu leurs pouvoirs renforcés avec la possibilité de se constituer partie civile lors d’une discrimination, débouchant sur une véritable traque des citoyens. L’instauration de tels recours en France laisse donc présager d’importantes dérives.

    http://fr.novopress.info

  • Le mariage de l'homme et de la femme : un bien pour tous

    Lu sur le blog de L'Homme Nouveau :

    "Dans une lettre adressée au cardinal Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne, à l'occasion de la 47ème Semaine sociale des catholiques italiens, le Pape François a réaffirmé la nécessité de défendre la famille dans la perspective du bien commun. Il souhaite ainsi que soit mis « en évidence le lien unissant le bien commun à la promotion de la famille fondée sur le mariage, au-delà des préjugés et des idéologies ». Le Saint-Père a réaffirmé la vérité catholique sur l'institution familiale : « En tant qu'Eglise, nous proposons une conception de la famille qui est celle du Livre de la Genèse, de l'unité dans la différence entre homme et femme. Dans cette réalité, nous reconnaissons un bien pour tous, la première société naturelle, comme elle est aussi reconnue dans la Constitution de la République italienne ». De ce fait, écrit le pape la famille « ainsi conçue » reste le « premier et le principal sujet qui construit la société et une économie à mesure d'homme, et, comme telle, mérite d'être effectivement soutenue». [...]

    Le pape rappelle également dans cette lettre au cardinal Bagnasco que « les conséquences, positives ou négatives, des choix de caractère culturel et politique concernant la famille touchent à divers pans de la société ». Il évoque le problème démographique qui est « grave pour tout le continent européen et en particulier pour l'Italie », sans oublier d’autres questions celle de l’économie et du travail, de la croissance des enfants et même la « vision anthropologique à la base de notre civilisation ». Une allusion très claire au unions civiles homosexuelles. Dans ce sens, « Soutenir et défendre la famille, valoriser son rôle fondamental et central, c’est œuvrer pour un développement équitable et solidaire ». [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • TF1 : omnibulé par le FN, Hollande dérape sur la fiscalité et s’enlise en Syrie

    Apaiser les Français en proie au "ras le bol" fiscal et réaffirmer sa détermination dans le dossier syrien : François Hollande s'est livré dimanche sur ces deux fronts à un exercice de pédagogie télévisé. Sans convaincre !
    Très attendu sur la Syrie alors que la France, aux avant-postes lorsque des frappes semblaient imminentes, a été tenue à l'écart de l'accord russo-américain intervenu samedi, le président l'a assuré sur TF1 : il s'agit d'une "étape importante, pas le point d'arrivée".
    "L'option militaire doit demeurer, sinon il n'y aura pas la contrainte", a souligné le chef de l'État, qui espère une prochaine résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, endossée par Moscou.¢
    Cette résolution, a poursuivi François Hollande, qui ne s'était pas exprimé longuement à la télévision depuis le 14 juillet, pourrait être votée "avant la fin de la semaine". Elle prévoirait explicitement "la menace de sanctions" contre le régime de Bachar al-Assad en cas de "manquement" à sa parole.
    Dès lundi, a-t-il rappelé, les chefs des diplomaties américaine, britannique et française, John Kerry, William Hague et Laurent Fabius, se retrouveront autour de lui à l'Élysée pour "mettre en forme" cette résolution.
    L'étape suivante, selon lui, serait la recherche d'une "solution politique" qui pourrait être au menu de l'Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York.
    Pour François Hollande, qui s'était déclaré "déterminé" à "punir" le régime syrien, la menace de frappes "a porté", conduisant le président russe Vladimir Poutine à "prendre une initiative" afin de rechercher une issue sur le tapis vert avec Washington.
    Le président de la République s'est attaché à convaincre une opinion publique rétive, loin de lui apporter le même soutien que pour l'intervention au Mali. Dans un récent sondage BVA, 60% des Français se disaient insatisfaits de sa gestion de la crise syrienne.
    HOLLANDE OMNIBULÉ PAR LE FN
    Sur le plan intérieur, le chef de l'État, qui avait promis une "pause fiscale" en 2014, a tenté d'apaiser le ras-le-bol des Français. Les premières tranches du barème de l'impôt sur le revenu, a-t-il confirmé, seront "allégées".
    "Aucune taxe nouvelle" ne sera imposée pour améliorer les comptes de la Sécurité sociale, a-t-il promis, écartant de facto la possibilité, évoquée dans la presse, de taxer des produits comme les cigarettes électroniques ou l'aspartame.
    "Très prochainement", a-t-il également déclaré, un crédit d'impôt sera accordé pour la rénovation thermique tandis que, selon lui, la future contribution climat énergie montera en puissance "de manière limitée" et n'aura "pas d'effet en 2014".
    Sur l'éventuelle taxation du diesel, objet d'un nouveau et substantiel couac gouvernemental, il est resté en revanche évasif, se contentant de noter que "ce n'est pas rendre service à l'écologie (...) que de la réduire à des impôts".
    Quant aux responsables écologistes qui avaient menacé de ne pas voter le budget si le diesel n'était pas davantage taxé, il les a appelés à ne pas se déterminer par rapport à "des congrès ou d'autres rendez-vous, mais par rapport à l'intérêt de la France".
    Autre sujet chaud sur lequel François Hollande était interrogé, le changement de cap de l'ex-Premier ministre UMP François Fillon sur l'attitude à adopter en cas de duel face PS-FN. Il y a "des règles, des digues, des principes", a-t-il observé.
    François Hollande a rappelé avoir appelé à voter Jacques Chirac lors de la présidentielle de 2002 alors que le candidat socialiste, Lionel Jospin, avait été éliminé au premier tour, laissant Jean-Marie Le Pen face au président sortant pour le deuxième tour.
    "Je ne me suis pas posé de questions, je n'ai pas regardé qui était le plus ou moins sectaire, la question ne se posait même pas", a-t-il dit.
    "Il y a un moment où ce qui nous rassemble - que se soit des gaullistes, des libéraux, des radicaux, enfin des républicains- (?), c'est une conception commune de la France et de la République, et c'est mon rôle de le rappeler", a ajouté le président.
    Sur le front du chômage, il l'a assuré : "On est tout près du but", à savoir une inversion de la courbe d'ici à la fin de l'année, "nous y sommes presque".
    Au centre, Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, a dénoncé une "désinvolture (...) complètement délirante" sur l'emploi, le chômage et la fiscalité.
    Pour Michèle Tabarot, secrétaire générale de l'UMP, l'interview a "confirmé l'inconstance et l'inconsistance du chef de l'État". "Le seul point à retenir" est l'annonce "de nouvelles hausses d'impôts en 2014", la "pause fiscale n'étant qu'un leurre".
    A l'inverse, pour Bruno Le Roux, patron du groupe PS à l'Assemblée, "le président de la République a fait taire ses contempteurs en délivrant une vision claire et nette de son action.
    Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/2013/09/tf1-omnibule-par-le-fn-hollande-derape.html#more

  • L’armée de tous par Georges FELTIN-TRACOL

    Le 22 septembre prochain, les électeurs suisses seront convoqués à une votation nationale. Ils décideront d’approuver ou non l’abrogation du service militaire obligatoire. Hormis le Parti chrétien-social, les organisateurs de l’initiative référendaire et les tenants du oui se recrutent à gauche (Parti socialiste), à l’extrême gauche et chez les Verts. Relayés par le fameux Groupe pour une Suisse sans armée (G.S.s.A.), ces militants veulent abandonner pour des raisons idéologiques un système original de défense nationale.

    Les premiers sondages indiquent que les Suisses ne sont pas prêts à renoncer à une de leurs spécificités. Désireux de renforcer cette tendance, Jean-Jacques Lagendorf, grand spécialiste de stratégie et d’histoire militaire, assisté par Mathias Tüscher, vient de publier aux Éditions Cabédita qui s’intéressent depuis un quart de siècle à l’histoire, au patrimoine, à la mémoire et à l’actualité de l’aire arpitane (Suisse romande, Franche-Comté, Savoie, Val d’Aoste, espace rhodanien), un vibrant plaidoyer en faveur du système militaire suisse en vigueur.

    Les auteurs défendent en effet le système de milice qui a fait la renommée militaire de la Confédération helvétique. Cette notoriété date au moins du Moyen Âge, mais, comme ils le déplorent, qui se soucie de nos jours de l’histoire ? Celle-ci « n’est plus enseignée ou est à l’agonie (p. huit) » dans presque tous les États d’Europe occidentale, victime d’un assassinat puisque sa « suppression, ou [s]a réduction, […] dans les programmes scolaires a pour effet, et c’est d’ailleurs le but recherché, de participer à la décérébration universelle (p. 9) ». Connaître l’histoire aide à comprendre la vie de la cité, c’est-à-dire la politique.

    Favorisées par la géographie et des paysages montagnards alpins qui renforcent la cohésion villageoise (une telle solidarité aurait-elle été possible dans de grandes plaines à champs ouverts ?), « dès le XIIIe siècle, les communautés de paysans libres se révoltent contre les Habsbourg qui, en s’appuyant sur différentes forces locales, par alliances mais aussi par achats ou en profitant de conditions anarchiques, s’étendent en Suisse centrale (p. 7) ».

    À la fin du Moyen Âge, les armées suisses sont réputées dans toute l’Europe pour leur invincibilité du fait de leurs écrasantes victoires sur les ducs d’Autriche et le Grand Duc d’Occident, le Bourguignon Charles le Téméraire. « Vers la fin du XVe siècle, la population confédérée est évaluée à 230 000 hommes avec environ 50 000 hommes aptes à porter les armes, ce qui est énorme (p. 10). » Ces troupes détonnent par rapport aux jeunes armées permanentes des États territoriaux naissants : les combattants élisent leurs commandants et conservent avec eux en temps de paix leurs armes. Les entraînements sont réguliers et tous se connaissent si bien qu’au son des cloches, les paroisses peuvent vite se mettre en défense !

    Jean-Jacques Langendorf et Mathias Tüscher ne cachent pas que « tous les avantages et désavantages d’une armée de milice sont déjà présents : rapidité de la mobilisation, cohésion du groupe mobilisé, car tout le monde connaît tout le monde, forte motivation, car l’on défend quelque chose de concret, que ce soit sa famille, son lopin de terre, ses biens, son honneur mais en revanche tendance au relâchement de la discipline, affrontements personnels […], désir de rentrer à la maison quand les choses tournent mal, etc. (p. 11) ».

    L’invincibilité suisse est finalement brisée au cours des Guerres d’Italie (1494 – 1516) et par la célèbre bataille de Marignan. Si la Confédération proclame dorénavant sa neutralité permanente, elle n’en garde pas moins ses milices populaires armées. Leurs membres maintiennent la tradition civique antique pratiquée en Grèce et à Rome : elle exige que le citoyen – s’il a le droit de participer à la vie politique – a en contrepartie le devoir de défendre son sol natal. Des féministes s’indignent encore que la Confédération helvétique n’ait accordé le droit de vote aux femmes qu’en 1971. Elles oublient que dans la logique de la Cité antique, si le citoyen – l’homme – porte les armes, la femme porte, elle, les enfants. Donnant la vie, les femmes ne peuvent pas apporter la mort et sont donc de facto exclues la vie publique. L’obtention par les femmes du droit de vote impliquerait normalement leur intégration dans les milices ou, pour le moins, leur participation à un service national ou civique…

    Malgré d’indéniables défauts, le système de milice intrigue l’Europe et est parfois cité en exemple. Machiavel et Jean-Jacques Rousseau le célèbrent. Les insurgés américains s’en inspirent largement dans leur guerre contre le colonisateur britannique, puis contre les tribus amérindiennes. De cette expérience formatrice sera voté en 1791 le deuxième amendement de la Constitution étatsunienne autorisant le port d’arme par les citoyens. Puis est fondée en 1913 la Garde nationale, cette force armée présente dans chaque État fédéré dirigé par le gouverneur ou, en cas d’urgence, par le président des États-Unis. En Europe, les États allemands imitent leur voisine méridionale. Vaincue par Napoléon Ier, la Prusse se lance dans de vastes réformes structurelles et se donne « une Landwehr rassemblant tous les hommes de 17 à 40 ans ne servant pas dans l’armée permanente, d’un Landsturm qui regroupe tous les hommes de 15 à 60 ans qui ne servent ni dans l’armée permanente, ni dans la Landwehr (pp. 23 – 24) ».

    Le système suisse de milice correspond par conséquent à une troisième voie entre l’armée de métier préconisée par les conservateurs et le système français de conscription à durée limitée (assortie au XIXe siècle d’un tirage au sort et d’une exemption pour les plus aisés). L’exemple suisse est vanté par les ancêtres idéologiques (le socialiste français Jean Jaurès) de ses actuels détracteurs. Ainsi, les auteurs rappellent-ils que les « “ libéraux ”, regroupant les socialistes et toutes les tendances de gauche (sauf une frange marxiste) […] considèrent d’un œil favorable l’armée de milice (p. 34) ». Le système helvétique n’a pas qu’une vocation militaire. Grâce à sa souplesse et à sa forte symbiose avec la population, il assure aussi d’autres missions  fondamentales telles la protection civile, l’aide aux victimes de catastrophes naturelles ou industrielles, voire, en cas de subversion intérieure, le maintien de l’ordre public.

    Jean-Jacques Langendorf et Mathias Tüscher estiment que la milice suisse est la mieux adaptée aux temps chaotiques qui s’annoncent en Europe. Le triomphe de l’individualisme, du consumérisme, du « tout à l’égo » et de l’eudémonisme corrompt et ronge les sociétés occidentales. Si la Suisse fait figure d’heureuse exception en matière de démocratie directe, elle n’est pas immunisée des affres du politiquement correct (les lois liberticides ont été adoptées par votation et on y trouve de nombreux centres légaux d’injection toxicomane…). Toutefois, l’esprit suisse garde encore une vitalité certaine. Dans un environnement d’instabilité croissante montent à l’horizon des menaces multiples.

    Véritable château d’eau de l’Europe, la Suisse pourrait susciter des convoitises de la part de puissances avides de posséder la grande richesse du XXIe siècle : l’eau douce. Les auteurs avertissent dès à présent leurs concitoyens. « La Suisse n’est pas aimée car, en général, les bons élèves ne le sont jamais par les cancres de la classe. Sa démocratie directe ainsi que son fédéralisme fonctionnent, son économie tient infiniment mieux la route que celle de l’U.E., son esprit innovateur la place en seconde position après les États-Unis […]. Tous ces éléments attisent envie et convoitise, l’envie des petits malfrats qui passent la frontière pour réaliser un coup juteux mais aussi celle d’États voisins qui dissimulent leurs convoitises en se drapant dans les oripeaux de la diplomatie. […] Ceux qui estiment, dans le camp des chevaliers de l’illusion, qu’en cas de crise majeure l’U.E. nous viendrait en aide se trompent cruellement. Le lâchage par cette dernière, lors de la crise Suisse – Libye, à partir de 2009, en est une illustration éloquente (p. 67). »

    Le havre de paix et de prospérité attirera la convoitise certaine soit des États en faillite, soit – si s’effondrent les structures étatiques – des bandes territorialisées surarmées et pillardes. Dans cette perspective inquiétante, le conflit prendrait une tournure nouvelle, celle de « guerre rampante (p. 73) », l’hybridation post-moderne de la guerre conventionnelle et de la guérilla. On peut par exemple imaginer que les troubles qui affectent aujourd’hui Marseille et Colombe (près de Paris) atteignent un jour Lyon, Grenoble ou Annecy. Afin de contenir les razzias vers les paisibles contrées suisses, les citoyens-soldats helvètes effectueront des opérations ponctuelles contre les Minguettes à Vénissieux, Vaulx-en-Velin ou le quartier lyonnais de La Duchère…

    La Suisse dispose encore d’« un instrument adapté, souple (mais qui pourrait l’être encore plus), bien instruit et commandé, immédiatement mobilisable, possédant à la maison son arme de service avec la munition, doté du matériel idoine, qui connaît admirablement ses compagnons d’armes, le terrain, qui est rompu au combat urbain, complètement implanté dans la population, puisqu’il est lui-même la population. En outre, avec les spécialistes civilo-militaires qu’il compte dans ses rangs, il peut offrir un renforcement bienvenu aux spécialistes militaires de la cyber-guerre, de la guerre chimique, de la technique de désinformation, de la guerre économique… (pp. 74 – 75) ». Les auteurs redoutent cependant le succès du oui. Ses conséquences seraient dévastatrices tant la milice appartient à l’esprit suisse lui-même. « La milice, écrivent-ils, c’est la responsabilité partagée entre tous (p. 37). » Or partager la responsabilité entre tous, n’est-ce pas une formule synonymique pour définir une démocratie – l’ultime ? – consciente d’elle-même ?

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/

    • Jean-Jacques Langendorf (avec la collaboration de Mathias Tüscher), Une digue au chaos. L’armée des citoyens, préface de Philippe Leuba, Cabédita, Bière (Suisse) – Divonne-les-Bains (France), 2013, 78 p., 18

  • Marchandisation des ventres, un marché commun européen ?

    L’offensive libérale-libertaire en faveur du mariage  et de l’adoption pour les couples homosexuels ne date pas d’hier. Ce combat est mené avec constance depuis de nombreuses années par le lobby progressiste –pour casser le socle de la famille traditionnelle, un des piliers de la résistance au mondialisme- et  sa branche homosexualiste au nom « d’intérêts » privés ultra-minoritaires et du communautarisme. Une offensive qui s‘appuie sur une propagande constante, affichée ou sournoise, affirmée ou  insidieuse, dans les médias, les émissions  sérieuses ou de divertissements, au détour d’une publicité,  d’un téléfilm, et  qui dispose de puissants relais au sein de l’Europe de Bruxelles.

    Les humanistes éclairés des instances européistes cherchent  ainsi à légiférer sur la reconnaissance mutuelle des actes d’états-civils afin de faciliter  les adoptions à l’étranger pour les couples de même sexe. Et imposer de facto des mariages de cette nature dans les 13 pays de l’UE qui ne reconnaissent pas les unions homosexuelles.

    Le but poursuivi affirme Bruno Gollnisch est bien  une automaticité de la reconnaissance  de la parentalité homosexuelle et à la création d’un  marché intérieur du ventre féminin.

    A ce titre,  existe sur internet des sites donnant des conseils aux couples hétéros ou homos qui entendent avoir recours à la Gestation Pour Autrui (GPA),  quand bien même vous l’aurez compris celle-ci serait interdite dans leur pays.

    Le site Subrogalia, dans sa version en langue française,   prodigue ainsi  ses astuces  et offres ses services tarifés   pour mettre au point une « maternité de substitution » « en Californie,  à Moscou, en Inde, en Ukraine, en Géorgie, en Thaïlande ou au Mexique. »

    D’ailleurs en cas de  GPA dans un pays « exotique » comme l’Inde par exemple, il est précisé que  comme « beaucoup de parents le demandent » ils auront un   bébé  tout blanc , un pur «  causcasien » ;  tout juste cela prend il  « un peu plus de temps pour déterminer la mère porteuse » et « le coût du don d’ovules » est il «  un peu plus élevé »….

    Alors que la GPA est interdite sur notre sol (pour combien de temps encore ?) Subrogalia propose de « Traiter le processus nécessaire devant les tribunaux français et de légaliser le statut de votre nouvel enfant », « (superviser) la légalisation de l’enregistrement des bébé en France»?  qui « sera alors Français ».

    Il est précisé qu’il n’est pas nécessaire  d’être marié et qu’un « Gay célibataire peut accéder à la gestation pour autrui : Beaucoup de nos clients sont des personnes seules de toute condition sexuelle. Il n’y a pas d’obstacle pour un homme ou une femme gay, d’avoir un enfant par mère porteuse. Évidemment, vous pouvez le faire en tant que couple aux USA, mais pas dans autres pays ».

    Le président de l’AEMN constate une nouvelle fois la règle du  deux poids deux mesures qui règne au sein des sociétés dites « avancées » de notre continent.  Un  site  comme Subrogalia invitant à enfreindre la loi peut  s’afficher en toute légalité, à l’heure de la répression, du  flicage généralisé  par une Union européenne en pleine dérive orwellienne, de toutes pensées résistantes  non politiquement correctes et/ou rétives au « sens de l’histoire mondialiste » .  Faut-il s’en étonner ?

    http://aemn.eu/fr/2013/06/18/marchandisation-des-ventres-un-marche-commun-europeen/

  • "Aux veilleurs assis et aux veilleurs debout, nous voudrions associer des veilleurs à genoux"

    En effet, "Nos mouvements de protestation ne deviendront vraiment féconds que s’ils sont portés par la prière". De l'abbé Eric Iborra

    "Face à la volonté inflexible du gouvernement d’imposer sa loi dénaturant le mariage et la filiation, nous avons assisté, étonnés, auréveil d’une France qui semblait depuis longtemps endormie. Invité par nous à s’exprimer le 12 juin dernier sur les suites politiques que pourrait revêtir ce mouvement de protestation à bien des égards multiforme,M. Sellier, ancien sénateur, resituait le problème à son juste niveau, théologal, en reprenant l’exemple de Ste Jeanne d’Arc. Et l’une de nos paroissiennes nous confiait alors qu’il faudrait soutenir ce mouvement dans toutes les paroisses de France par une mobilisation sans précédent autour de l’adoration eucharistique car l’enjeu du combat est avant tout d’ordre spirituel.

    Cela m’a rappelé ce qu’avait dit en 1937 le futur Pie XII à Notre-Dame de Paris dans un sermon mémorable et à bien des égards prophétique : « Le courant qui insensiblement a entraîné les générations d’hier se précipite aujourd’hui et l’aboutissement de toutes ces déviations des esprits, des volontés, des activités humaines, c’est l’état actuel, dont nous sommes les témoins, non pas découragés, certes, mais épouvantés ».
    L’été, vous le savez, a en effet ajouté aux turpitudes du printemps la loi instrumentalisant les embryons à des fins soi-disant thérapeutiques mais en fait mercantiles, ainsi que la manipulation de l’esprit des jeunes qui se dissimule sous la prétendue charte de la laïcité qui va se mettre en place à l’automne dans les écoles. Nos mouvements de protestation ne deviendront vraiment féconds que s’ils sont portés par la prière. Souvenons-nous de Moïse priant sur la montagne tandis que Josué combattait dans la plaine (Exode, ch. 17) !

    C’est pourquoi, à partir de vendredi prochain, 20 septembre, nous proposons que l’adoration eucharistique hebdomadaire ait lieu désormais après la messe, de 19h45 à 20h30, pour permettre au plus grand nombre d’y participer et qu’elle ait pour intention principale le salut spirituel et temporel de la FranceAux veilleurs assis et aux veilleurs debout, nous voudrions associer des veilleurs à genoux. Ne manqueront pas même des textes sur la France pour orienter notre prière…

    « Vigilate ! » s’était écrié le cardinal Pacelli, nous mettant en garde, prophétiquement, contre l’activisme, « Priez, sinon vous ne feriez qu’œuvre humaine et, à l’heure présente, en face des forces adverses, l’œuvre purement humaine est vouée à la stérilité, c’est-à-dire à la défaite : ce serait la faillite de votre vocation ».

    « Veillez et priez ! ». C’était la parole du Seigneur à ses disciples au moment d’entrer dans sa Passion, scène que représente l’un des vitraux du chœur ! Soyons nombreux,chaque vendredi, à répondre à son invitation, pour la France et pour toutes les nations qui souffrent des mêmes maux. »

     

    Relèverons-nous ce nécessaire défi seulement à Paris ?

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • [VIOLENCES] Les Antifa attaquent des jeunes pro-famille à La Motte-Picquet

    Samedi après-midi, un groupe de militants « antifascistes » ont attaqué la terrasse du Pierrot, café situé à La Motte-Picquet. Des jeunes militants opposés à la dénaturation du mariage étaient attablés à la terrasse de cet établissement du XVe arrondissement de Paris.

    D’après nos premières informations, les nervis d’extrême-gauche ont notamment jeté des chaises et cassé des tables, s’en prenant violemment à un groupe de jeunes dont un ou plusieurs portaient le chandail estampillé « Manif Pour Tous ».

    Les média de l’établissement en parleront-ils ? Heureusement, l’affaire commence à faire parler d’elle sur la Toile. Ainsi, le photographe Louis Witters, après avoir twitté, a publié un article détaillé sur sa gazette personnelle, avec des photographies à l’appui :

    D’après cet article, six des agresseurs ont été arrêtés, et une plainte a été déposée par le gérant du café.

    Plus d’informations à venir sur le bilan de cette agression et l’éventuel dépôt de plainte de la part des jeunes agressés.

    On ne lâche rien

    Merci au site du Rouge et le Noir

    Exigeons la dissolution des milices antifa complices du système

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?VIOLENCES-Les-Antifa-attaquent-des

  • La Manif pour Tous veut être une force de propositions pour les politiques

    Lors de l'université d'été de La Manif pour Tous, Ludovine de La Rochère a fait plusieurs annonces :

    L"Avec le plan Vigigender, nous invitons les parents à créer des comités pour rencontrer les éducateurs et les associations"

    "L'organisation d'un Grenelle de la famille débouchera sur la rédaction d'un projet de loi Famille"

    "Nous demanderons à des parlementaires de déposer une proposition de loi Famille"

    "La Manif Pour Tous ne présentera aucun candidat sur le territoire national mais s'adressera à tous les candidats". "Ceux qui se présenteront comme candidats le feront à titre personnel"

    "La Manif Pour Tous se réserve le droit de présenter des listes aux élections européennes si elle n'est pas entendue par les candidats".

    "LMPT restera totalement libre et indépendante de tout parti politique."

     

    La Manif Pour Tous communique :

     

    "Salles pleines, 1100 participants, 70 intervenants, 4 séances plénières, 48 forums, 2 jours de débats et d'échanges… : la 1ère université de La Manif Pour Tous est un succès. L'occasion pour les volontaires et sympathisants du mouvement venus des quatre coins de France de faire le point sur une année de mobilisation historique et atypique et de lancer l'année 2013-2014.

    « Nous continuons d'affirmer que la loi Taubira n'est pas juste (…). Le mariage, c'est la filiation. Or le mariage Taubira institue une filiation fictive. » Les mots de Ludovine de la Rochère confirment la volonté du mouvement de rester fidèle à sa promesse de ne rien lâcher : La Manif Pour Tous poursuit ses actions pour le retrait (sans rétroactivité) de la loi Taubira, contre le fondement de la loi Taubira - l'identité de genre - et sur ses conséquences logiques, l'ouverture de la PMA aux couples de même sexe et la GPA (mères porteuses). Au cœur de ces enjeux, le droit de l'enfant à connaître son père et sa mère et, dans la mesure du possible, d'être élevé par eux (article 7 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Avec l'enfant et ses parents, c'est bien-sûr la famille qui est en jeu.

    C'est pourquoi « le projet de loi Famille » est dans tous les esprits des volontaires et sympathisants de La Manif Pour Tous, sa présentation en conseil des ministres étant annoncée d'ici la fin de l'année.Ce projet provoque de vives inquiétudes malgré les hésitations et les rétropédalages du gouvernement sur l'ouverture de la PMA aux couples de même sexe. La Manif Pour Tous rappelle qu'elle n'a cessé pendant des mois de demander l'ouverture d'Etats généraux de la famille et de la filiation sans recevoir d'autres réponses que le mépris de M. Hollande et de son gouvernement. Pas davantage de succès avec la demande de rendez-vous auprès de Dominique Bertinotti, Ministre déléguée à la famille…

    La Manif Pour Tous lance donc un Grenelle de la Famille. Objectif : préparer une proposition de loi-cadre sur la famille. Ouvert à tous, ce Grenelle de la Famille se tiendra partout en France et réunira toutes les parties prenantes au sein de multiples collèges : Etat et administrations, collectivités, associations, entreprises (employeurs et salariés), associations, sans oublier les familles !

    D'autres actions de grande ampleur ont été annoncées : la mise en place du Plan Vigi-gender, avec un appel à tous les parents d'élève à se constituer en « comités de parents vigilance gender ». Il s'agit, en lien avec le corps enseignant, de veiller à ce que l'identité sexuelle homme/femme ne soit pas remise en cause auprès des enfants, et d'éviter que la question des pratiques sexuelles ne soit évoquée à l'école, c'est-à-dire à un âge bien trop précoce. La Manif Pour Tous souhaite éviter l'intervention malvenue de l'Etat dans un domaine intime, la déconstruction de repères élémentaires. Elle vise aussi à aider les parents à exercer pleinement leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

    La Manif Pour Tous reste totalement libre et indépendante de tout parti politique, confession ou toute autre instance. A l'approche des échéances électorales, elle demandera à tous les candidats la nature de leur engagement sur les questions qui la préoccupent : l'altérité sexuelle".

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