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France et politique française - Page 4749

  • Rencontre militante nationaliste ce 30 août en Haute-Loire

    haute-loire-rencontre-militante-150x150.jpgRencontre et repas militants le vendredi 30 août au Puy-en-Velay à 20h30, en présence d’Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac. Repas + participation aux frais : 20 €. Inscriptions avant le 25 août (0682376577 – nationaliste43@gmail.com).

  • La fin du cycle initié par la philosophie des Lumières

    L’association Renaissance catholique vient de publier les actes de son université de l’été 2011, intitulés L’Ordre immoral, avec des textes qui rejoignent la sombre actualité de ces derniers mois (dénaturation du mariage, recherche destructrice de l’embryon humain, avortement…). Dans l’un des textes, intitulé « Devoir de mémoire et diffamation de l’histoire nationale », l’historien Philippe Conrad appelle à ne pas désespérer, deux années avant la formidable mobilisation de millions de Français déterminés à défendre les principes de la loi naturelle :

    I« Nous vivons dans un monde marqué par d’énormes turbulences. Nous arrivons au bout d’un cycle d’un demi-millénaire qui a vu l’Europe réaliser la découverte du monde et s’imposer comme puissance dominante. A la suite la monstrueuse guerre civile dans laquelle elle a été plongée de 1914 à 1945, l’Europe a perdu cette hégémonie planétaire. Tout bouge aujourd’hui très vite, mais les nations ne réagissent pas toutes de la même manière.

    La Chine, qui était entrée en hibernation dans les années 1840, en est sortie en 1978. […] De la même manière, on voit se manifester en Russie, après le monstrueux XXe siècle, une volonté très claire de renouer avec les traditions de la Sainte Russie. Nous vivons effectivement Le Renversement du monde, selon le titre de l’essai d’Hervé Juvin en 2010, une phase qui se caractérise par l’échec du cycle universaliste, individualiste et hédoniste initié par la philosophie des Lumières.

    Cet échec a été marqué par les grands massacres du XXe siècle. La perspective de la fin du cycle de prédominance occidentale peut permettre à l’Europe, dans un monde en crise, de renouer avec ses fondamentaux et de se réapproprier son identité […].

    L’avenir n’est écrit nulle part. L’imprévu et la surprise sont la loi en Histoire. Nous savons que l’Histoire est faite par des minorités convaincues, conscientes et volontaires, qui sont le levain dans la pâte et permettent à la situation de changer. »

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Sans surprise : le coup du militaire d’extrême-droite qui voulait attaquer une mosquée

    Presque chaque semaine depuis quelques mois, le Système présente une affaire (plus ou moins bidon) liée à « l’extrême-droite » : Méric, agression (?) d’une femme bâchée, Vikerns, etc.

    Le gouvernement a trouvé sa principale mission : la lutte contre l’extrême-droite et la défense des valeurs républicaines !
    Ca permet de faire oublier les échecs rencontrés dans tous les domaines…

    Cette fois, c’est l’histoire fumeuse d’ « un militaire a été arrêté près de Lyon pour un projet d’attaque contre une mosquée, selon le ministère de l’Intérieur.  L’homme de 23 ans est  « proche des idées de l’extrême droite radicale ». Dans un communiqué, le ministère précise que le jeune homme, qui a été interpellé sur la base aérienne de Lyon Mont Verdun, « avait projeté [des preuves?] de tirer à l’arme à feu contre une mosquée de la région lyonnaise ».
    Selon la même source, le soldat, au terme de quatre jours de garde à vue dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a été déféré dimanche devant la section anti-terroriste du parquet de Paris. Le communiqué précise que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls « félicite les agents de la DCRI pour leur enquête ayant permis de mettre préventivement à la disposition de la justice et hors d’état de nuire » ce suspect.

    Comment ne pas se dire que cette histoire probablement très surfaite, est mise en avant par les médias pour contrer l’affaire, bien réelle cette fois, d’un énième jeune Français poignardé dans la rue par une « chance pour la France » ?
    Et qu’elle permet de contrebalancer une nouvelle affaire où la racaille a attaqué les militaires (voir l’info ici, avec 55 000 «j’aime») ?

    http://www.contre-info.com/

  • « Persistance nationale » : préférer l’original à la copie !

    Sur le site Boulevard Voltaire, le journaliste Joris Karl a publié hier un article fort bien troussé dans lequel il revient sur l’échange musclé entre Bruno Gollnisch et le député-porte-parole du PS, Eduardo Rihan Cypel. Un apparatchik qualifié par le dirigeant frontiste de « Français de fraîche date, ce qui, étant donné la récente naturalisation du Libano-Polono-Brésilien (en 1998, à l’âge de 23 ans), n’est qu’information factuelle ». M. Cypel note-t-il «représente physiquement la suffisance, de plus empesée d’approximations, dans chaque débat télévisé », ce dernier est en effet un «clone fascinant du politiquement correct, dès qu’un micro se tend (…) : République , métissage, extrême droite jusqu’à plus soif. Quant à son honnêteté intellectuelle, ou sa myopie manifestement doublée d’une forte presbytie, on repassera, surtout lorsque affirmant sur Radio Classique qu’il y a des drapeaux à croix gammées dans les défilés du Front National… ».

    « Eduardo Rihan Cypel est certes un Français de fraîche date ; mais avant tout un politicien ayant déjà atteint la date de péremption affirme encore Joris Karl . Pis, peut-être même un brin franchouillard, une fois comparé au patriotisme vigoureux de Bruno Gollnisch, patriotisme se trouvant de plus mâtiné d’un cosmopolitisme des plus élégants. Bref, le repli frileux sur soi n’est pas toujours là où l’on croit l’attendre. »

    Repli frileux certes non, mais défense résolue de l’identité française et de sa souveraineté menacée par l’immigration de masse, oui et plus que jamais ! Joris Karl citait encore à bon escient à l’occasion du résultat des élections législatives britanniques de mai dernier,  cette prophétie   de l’homme politique anglais Enoch Powell. «Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays affirmait-il  y a quarante cinq ans,  pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire ».

    Questions migratoire et de citoyenneté qui restent bien une préoccupation majeure du FN, et dans leur appréhension,  une ligne de fracture très forte entre l’opposition nationale  d’un côté et les partis du Système et leurs relais de l’autre.

    Sur le site du magazine Causeur d’Elisabeth Lévy, le blogueur David Desgouille a commis un article le 8 août  (« Bruno Gollnisch fait de la persistance »)  dans lequel il dit  ne pas être « (certain) que les propos de Bruno Gollnisch soient pénalement répréhensibles ». Mais M. Desgouille tente surtout   de prouver l’existence de deux lignes au sein du FN, puisque Bruno «  piétine(rait) la ligne officielle du FN marinisé » !

    Ainsi, le député FN accréditerait par ses propos contre M. Cypel, les critiques formulées dernièrement contre la présidente du FN (en avril dans l’Express) par le politologue proche de l’UMP,  Dominique Réynié.

    Celui-ci affirmait ainsi que « Marine Le Pen (veut) protéger (…) ethniquement  l’hexagone, qu’elle propose un ethnosocialisme  et entend réserver notre modèle social aux Français de souche ». Une grille de lecture biaisée démentie systématiquement par Marine.

     Nous conseillons à M. Desgouille d’écouter attentivement les propos de Bruno sur son blog à l’occasion de sa dernière vidéo, et il comprendra ainsi pourquoi, comme il en fait état d’ailleurs,  Florian Philippot, sur l’antenne de RTL,  s’est solidarisé avec  Bruno Gollnisch face aux attaques du parti de l’étranger…

    Cette question de  l’immigration de masse et de notre code de la  nationalité qui fabrique à la chaîne des Français de papier est bien, n’en déplaisent à la gauche et à la droite immigrationnistes, au cœur du débat récurrent sur «l’intégration » et  le « voile islamique ».

    Julien Dray, vice-président PS du Conseil régional d’Ile-de-France, était interrogé hier par Le Parisien-Aujourd’hui en France sur une éventuelle interdiction du voile  à l’université,  préconisée par l’ex mission laïcité du Haut Conseil à l’intégration et qui n’a pas été écartée par  Manuel Valls.

    « Il va falloir arrêter de relancer, tous les six mois ou un an, ces débats sur le voile et son interdiction », affirme l’ex parrain de SOS racisme, car  « à force de faire des lois, on donne surtout le sentiment qu’elles ne sont pas appliquées ».

    Un sentiment…qui est une réalité comme l’ont constaté nos compatriotes qui ont vu ces dernières semaines une recrudescence de femmes intégralement voilées circulant dans l’espace public. Sans que les policiers (qui ont bien évidemment des consignes) n’osent intervenir afin de ne pas mettre le feu aux poudres en pleine période de ramadan

    Cet embarras des socialistes est symétrique à celui de l’UMP, en témoigne la gaffe assez savoureuse du député des Bouches-du-Rhône,  Valérie Boyer, adjointe de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille.

     Mme Boyer avait  eu son heure de  gloire en 2012   avec la (très controversée au sein de l’UMP comme du PS ) proposition de  loi finalement adoptée et portant son nom criminalisant la négation du génocide arménien. La communauté arménienne est très présente, mais il s’agit bien sûr d’un hasard, dans la circonscription dont elle est l’élue.

     Cette fois, Valérie Boyer a voulu  tenter de participer à l’opération visant à empêcher la fuite des électeurs UMP vers le FN en 2014. L’Afp rapporte qu’elle a ainsi  voulu « marquer son opposition au droit du sol en publiant sur Twitter une prétendue phrase de Montesquieu : Le droit du sol est l’absurdité qui consiste à dire qu’un cheval est une vache parce qu’il est né dans une étable. »

    « Sauf que la phrase n’aurait jamais été prononcée par le penseur. En revanche, elle ressemble étrangement à une sortie de Jean-Marie Le Pen, en septembre 2012 : Quand une chèvre naît dans une écurie, ce n’est pas pour cela qu’elle devient un cheval»

    D’après nos souvenirs, Jean-Marie Le Pen aurait pu  s’inspirer d’une phrase très similaire et antérieure  du journaliste de Présent et écrivain  Alain Sanders.

    Une fois sa gaffe reconnue et devant les cris d’orfraies de député PS Patrick Mennucci et Yann Galut, Mme Boyer s’est immédiatement confondue en excuses,  expliquant au  Lab d’Europe 1 qu’il s’agit d’une méprise  que « c’est parti tout seul » ; «au moment où j’ai appuyé, je me suis souvenue que c’était une phrase bidon, et c’était trop tard. »(sic). Bref une phrase (prétendument)  signée  Montesquieu est admirable,  mais si  la même est estampillée Le Pen elle devient  une abomination, on admirera ce confusionnisme  intellectuel et cette soumission au politiquement correct  vraiment affligeant…

    Encore une raison, une de plus pour les électeurs, affirme Bruno Gollnisch, de préférer l’original à la copie en 2014, et les convictions assumées des persistants, résistants candidats nationaux plutôt que les  plagiaires clientélistes, hypocrites et renégats de l’Etat-major de l’UMP.

    http://www.gollnisch.com

  • Priorité nationale

    A chaque fois qu'un ministre de l'intérieur, de « droite » ou de « gauche », a un trou dans son agenda et une prurit d'exposition médiatique, il se met à agiter frénétiquement le fameux « voile islamique »... Le voile islamique c'est un peu comme la franc-maçonnerie pour les hebdomadaires en période estivale : un inépuisable marronnier.

    Résumons le nouvel épisode : A l'heure de la PMA, de la GPA, de l'expérimentation sur les embryons, de l'enseignement du « gender », de la désindutrialisation, du chômage de masse, de l'illettrisme, de la destruction du droit du travail, de l'empoisonnement alimentaire, de la sur-médicamentation, du bradage du patrimoine, de la paupérisation des classes moyennes, des règlements de compte à la kalachnikov, de la corruption généralisée...etc, ce qui mine la France, détruit la solidarité nationale, menace nos valeurs et notre avenir, ce sont les filles musulmanes qui suivent des études supérieures à l'Université en portant un voile. Donc, après la brillante et très efficace loi contre la burqua, on envisage un nouveau et énième texte législatif, cette fois sur le « voile à l'université ». Qui a dit que les « socialistes » étaient laxistes et faibles face à « l'islamisation » ?

    Ha, ha, ha, putain, faut vraiment nous prendre pour des cons finis, des crétins lobotomisés, ça ne marchera jamais une telle stupidité ! Hé ben si, le pire, le plus triste, le plus atterrant, c'est que ça marche, encore une fois.

    Le plus drôle, si l'on peut dire, est peut-être de voir certains droitards qui dégueulaient quotidiennement sur « Manuel Gaz », se mettre soudain au garde-à-vous et lui emboîter le pas avec enthousiasme. Cette fois, il met le doigt sur un vrai problème ! Enfin, il se préoccupe des véritables maux du pays !

    Finalement, le sondage du JDD qui faisait état de la grande popularité – à droite comme à gauche – de Monsieur « Lien éternel avec la communauté juive et Israël » ne devait pas être si truqué que ça...

    Pendant ce temps, les racailles peuvent continuer à piller les trains, détrousser les cadavres, attaquer les pompiers, à condition, bien sûr, de ne pas « aborder de signes religieux ostentatoires »; les traders et les banquiers à vampiriser les richesses nationales; BHL à entraîner le pays dans des guerres absurdes et meurtrières, le Medef à déboulonner un à un tous les acquis sociaux et la fange journalistique à mentir et manipuler...

    Tant que disparaissent des bancs de la fac ces salopes provocatrices et agressives et leurs torchons extrémistes, la patrie est sauvée !

    Source: A moy que chault

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • « Le problème n'est pas que les Américains soient nationalistes, c'est que nous ne le soyons plus ! »

    Aymeric Chauprade est docteur en sciences politiques, chercheur à Paris-V René Descartes et enseigne la géopolitique à Paris-I-Sorbonnes. Il a publié récemment « Géopolitique, constantes et changements dans l'histoire » et « Dictionnaire de géopolitique » aux éditions Ellipses.
    1) Quelle est votre définition de la géopolitique ?
    La géopolitique est l'analyse de la politique des centres de puissance (les Etats et les entités trans-étatiques) comme fonction des données (constantes et variables dans l'histoire) de la géographie physique, de la géographie identitaire, de la géographie des ressources économiques. et du progrès des techniques. Mon dernier ouvrage « Géopolitique, constantes et changements dans l'histoire » vise à montrer le poids de l'ensemble de ces facteurs sur les situations historiques et contemporaines. J'y insiste notamment sur les données ethniques, religieuses et démographiques et l'importance de l'immigration comme facteur de la géopolitique.
    2) En quoi la géopolitique de la France s'oppose-t-elle aux intérêts américains ?
    La géopolitique ne se situe pas dans l'idéologie et dans le discours moral, mais dans ce que l'on appelle couramment la «Realpolitik». Je n'ai rien a priori contre les Etats-Unis, mais je constate que leur avantage considérable en puissance depuis la fin de la guerre froide est un facteur d'effacement de la France. Puissance globale, les Etats-Unis cherchent à nous éliminer du monde arabe, de l'Afrique et de l'Asie-Pacifique. Ils encouragent la construction d'une Europe germano-américaine dans laquelle la France n'aura qu'un strapontin et perdra sa dimension mondiale.
    3) Quel regard portez-vous sur l'interventionnisme tous azimuts des Etats-Unis
    ? Depuis l'aube de l'humanité, l'histoire déroule la compétition des peuples. Les Américains considèrent qu'ils doivent être en tête de cette compétition et comment le leur reprocher ? Ils sont nationalistes et ils ont bien raison ! Le problème n'est pas que les Américains soient nationalistes, c'est que nous ne le soyons plus ! Si, en face des nationalistes, ils n'y a pas de contrepoids, comment voulez-vous que le monde soit équilibré et vive en paix ?
    4) Comment jugez~vous les contradictions de l'Europe en matière géopolitique et en matière de défense ?
    La construction européenne tente de rapprocher des nations dont les intérêts géopolitiques divergent par nature. L'histoire fait que les zones d'influence des uns et des autres ne sont pas les mêmes, méditerranéen, africain et plus largement ultra-marin de la France ! Or, dans une Europe fédéralisée où les décisions se font déjà à la majorité, on ne voit pas comment, mathématiquement, la France pourra faire entendre ses intérêts géopolitiques. L'utopie européenne est en train de tuer la géopolitique de la France.
    5) Et la faiblesse congénitale de l'O.N.U. ?
    Les seules réalités qui comptent sont les peuples et leurs instruments de pouvoir que sont les Etats (et parfois les lobbies trans-étatiques). Les pouvoirs multinationaux comme l'O.N.U. sont nécessairement le reflet des rapports de force entre les Etats, comme en témoigne la composition du Conseil de Sécurité en 1945. À l'heure où les Etats-Unis ne paient pas leur quote-part, savez-vous que les agences de l'O.N.U. ne survivent que grâce à l'embargo sur l'Irak, et que depuis la mise en place de la résolution « pétrole contre nourriture », l'O.N.U. s'est commissionnée à hauteur de 53 milliards de dollars, ce qui lui permet d'éviter la banqueroute de ses agences ?
    L'Irak n'occupe aucun territoire depuis 1991 et continue cependant de payer le prix fort. Dans le même temps l'O.N.U. n'arrive même pas à imposer des observateurs en Palestine, alors que des résolutions contre l'occupation israélienne existent depuis plus de trente ans.
    Non seulement l'O.N.U, pèse de moins en moins face à l'axe américano-israélien, mais en plus la France a accepté le principe de perdre son fauteuil au Conseil de Sécurité «au profit» d'un siège européen. L'O.N.U. n'est qu'un miroir de la puissance relative des Etats.
    6) Quelle est la politique naturelle de la France ?
    L'histoire de la nation française est celle du combat contre tous les impérialismes qui ont voulu anéantir notre indépendance nationale : du Saint-Empire romain germanique à l'américano-européisme en passant par le communisme international. La France conserve les ressources morales, intellectuelles et économiques de redevenir une très grande puissance. Pour cela, elle doit tourner le dos à l'utopie européenne, restaurer sa politique mondiale par le biais de la Francophonie, de la politique arabe et de l'affirmation de son influence ultra-marine (Caraïbes, océan indien, Pacifique... ) ; elle doit entretenir l'équilibre dans ses relations avec les Etats-Unis, la Chine ou la Russie et refuser le basculement dans tel ou tel bloc.
    7) Que pensez-vous de l'évolution de la Russie et de la Chine ?
    L'objectif des Etats-Unis est de prendre la tête d'un bloc dans lequel les nations ouest-européennes auraient perdu leur souveraineté et où la Russie serait vassalisée ; face à un nouveau bloc : une Chine en plein essor économique et qui d'ici dix ans peut être une très grande puissance mondiale. Il n'est pas exclu que nous assistions dans les vingt ans à venir, à un rapprochement durable de Washington et Moscou face à Pékin. Cette évolution n'est rendue possible que par l'atlantisme des nations ouest-européennes, car la Russie et la Chine souhaiteraient avoir des partenaires de contrepoids en Europe occidentale face à l'hyperpuissance américaine. Je suis convaincu que la restauration d'une politique étrangère d'indépendance nationale et d'équilibre mondial est non seulement possible mais indispensable à la survie de notre liberté et à l'apaisement des tensions internationales.
    8) Pratiquement que faire ?
    Les Etats-Unis sont engagés sur deux voies qui risquent de renforcer considérablement leur suprématie mondiale et de déséquilibrer encore le monde. Premièrement, hyperpuissance conventionnelle, l'Amérique est gênée par les logiques de dissuasion nucléaire adverses. Son projet de bouclier antimissiles vise à annuler cette gêne et à augmenter son pouvoir d'ingérence militaire au Moyen-Orient comme en Asie. Deuxièmement, les Etats-Unis veulent contrôler l'ensemble du pétrole du Moyen-Orient et s'entendre avec les Russes sur les hydrocarbures de manière à contrôler la dépendance énergétique de la croissance asiatique (notamment chinoise mais pas seulement). Pour ce faire, ils projettent d'envahir l'Irak et d'y installer un gouvernement aux ordres. Puis ensuite de s'occuper du retour de l'Iran sous influence américaine. Ainsi, avec l'Arabie Saoudite, l'Irak, l'Iran, la mer Caspienne (présence militaire en Asie centrale) et la Russie plus proche, l'Amérique tiendra la pompe à hydrocarbures du monde et détiendra alors un pouvoir de nuisance considérable sur les rivaux économiques.
    Que faire alors ? Premièrement, s'engager sur la voie des systèmes de défense antimissiles et restaurer notre défense nationale car on voit bien que c'est l'hyperpuissance militaire qui donne aux Etats-Unis une telle marge de manœuvre. Deuxièmement, tout faire pour empêcher l'Irak de tomber dans la sphère d'influence américaine. La relance d'une politique arabe passe notamment par l'appui clair à la mise en place d'un Etat palestinien et à la rupture de l'embargo sur l'Irak.
    9) Que pensez-vous du risque terroriste international ?
    Ce risque existe. Certains mouvements mènent une guerre contre notre Civilisation et il faut les combattre. Mais le Il septembre 2001 est aussi instrumentalisé par Washington comme un prétexte permettant à l'Amérique de faire avancer nombre de ses intérêts. Attendons-nous à ce que Washington prétende qu'Al Quïda est en Irak de manière à justifier son agression. L'ennemi invisible, à la différence d'un Etat, a ceci de pratique (pour Washington) qu'il peut être partout où cela arrange ...
    10) Et la géopolitique intérieure de la France ?
    La restauration de la France passe aussi par le redressement de l'identité française. La géopolitique intérieure de la France a été bouleversée par le séisme de l'immigration ces trente dernières années. Le communautarisme s'installe en France. La démographie française recule face à la démographie de l'immigration. Cette dynamique doit être clairement inversée. Sinon, quel sens y aura-t-il à parler de géopolitique extérieure de la France, si la France n'est plus ... la France ?
    D'autre part, outre la question essentielle de l'identité française, l'immigration pose une question géopolitique plus globale : son rôle de levier des maffias criminelles transnationales et du terrorisme islamiste transnational.
    11) Vous êtes optimiste ?
    Avec la patience on arrive à tout.
    Français d'abord 2ième quinzaine juin 2002

  • La dette de la France : une conséquence du capitalisme financier et de l'Euro

    Un homme politique radical socialiste avait déclaré un jour : « il n'y a aucun problème qu'une absence de solutions ne résout pas ».
    S'il est un domaine pour lequel cette phrase devient fausse est bien sûr le problème de la dette ou alors il faut accepter sans état d'âme de faire défaut avec toutes les conséquences de non crédibilité qui en résulteraient pour la France. Jacques Attali a écrit un livre sur ce thème. On a affaire à une œuvre savante où en conclusion il revient à son obsession pour ne pas dire fanatisme européiste cher aux « élites» qui conçoivent l'avenir pour les autres. On a d'ailleurs inventé l'expression en ce qui concerne l'Europe « sortir par le haut ». Il est vrai que cela résonne mieux que de dire « sortir par le bas ». On retrouve le moteur à deux temps de la pensée européiste. Quand cela va bien, c'est grâce à l'Europe. Quand cela va mal, il faut plus d'Europe. La certitude européiste ne connaît pas le doute. Avant toute chose, il faut relativiser une dette publique qui n'est qu'une circulation d'argent de ceux qui en ont trop. Quand l'Etat rembourse on enrichit les créanciers qui peuvent de nouveau relancer l'économie (surtout quand les créanciers sont des nationaux). De plus, il existe un chassé-croisé entre les dettes nationales. La France est débitrice pour certaines et créancière pour d'autres dettes.
    Nous allons maintenant expliquer pourquoi la dette actuelle est due essentiellement au capitalisme financier (système économique de la mondialisation actuelle) et à la mise en place de l'Euro.
    Il existe plusieurs façons de rembourser une dette : l'inflation (toujours au bénéfice des débiteurs au détriment des créanciers), la croissance, les impôts, la création monétaire, l'arme atomique étant faire défaut (ce qui a existé de nombreuses fois dans l'histoire économique), l'emprunt étant moins un financement puisqu'il peut même alourdir la dette, d'autant plus que le taux d'intérêt est supérieur au taux de croissance.
    Ces sources de financement ont été très fortement contrariées par le capitalisme financier et la mise en place de l'Euro. La mondialisation a de façon prodigieuse fait diminuer les recettes par impôts : les délocalisations sont autant d'emplois détruits, donc de salariés ne payant plus d'impôts et qu'il faut de plus indemniser par des allocations. Le capitalisme financier a créé une répartition du PIB au désavantage des salaires. Ces derniers, comprimés, ne peuvent donc dégager des recettes fiscales suffisantes. Les contribuables les plus riches quant à eux sont protégés par le bouclier fiscal quand ils ne pratiquent pas l'évasion fiscale (en partant à l'étranger par exemple). Le capitalisme financier crée donc un cadre institutionnel guère favorable au remboursement d'une dette aussi bien privée que publique. Il a de plus généré une croissance très faible dans les pays européens dont la France.
    L'Euro n'a fait qu'accentuer les effets néfastes de la mondialisation. La BCE n'a fait que lutter contre l'inflation (propice pour rembourser une dette) avec comme outil un taux d'intérêt élevé néfaste pour la croissance. Le politique de l'Euro fort sous le diktat allemand n'a fait qu'accélérer les délocalisations (donc moins de recettes) tout en comprimant les exportations et favorisant les importations (allemandes ou autres). Lorsque les européistes expliquent qu'on ne peut sortir de l'Euro car cela ferait monter les taux d'intérêt pour l'emprunt, ils font fi de tous les autres aspects négatifs de la mise en place de l'Euro.
    De plus, sous le diktat allemand de la BCE et sa phobie de l'inflation, on ne peut plus monétiser la dette, c'est-à-dire financer par création monétaire. De toute façon, en sortant de l'Euro, le recours à l'emprunt sur les marchés internationaux sera moins une nécessité et la France serait à l'abri de l'augmentation des taux d'intérêt. La France a toujours eu un taux d'épargne élevé et le mieux sera de faire appel aux nationaux. En remboursant la dette, on enrichit les nationaux. On ne fait que se rembourser soi-même. On revient donc à cette idée énoncée au début de l'article : une dette n'est qu'une circulation d'argent entre différents agents. Il n'y a donc pas d'appauvrissement général.
    Nous donnerons donc à propos de la dette de la France la même réponse que propose Alain Cotta pour l'économie de la France : « sortir de l'Euro ou mourir à petit feu ». Il faut aussi sortir du capitalisme financier actuel pour redéfinir un capitalisme social de nouveau favorable à la croissance des pays européens et à la ré-industrialisation de la France.
    Patrice GROS-SUAUDEAU 2010
    Statisticien-économiste

  • Quelques enjeux des prochaines échéances électorales

     

    130812"Le socialisme, disait Margaret Thatcher, ne dure que jusqu'à ce que se termine l'argent des autres."

    À cet égard, sauf dissolution imprévisible de l'Assemblée nationale, trois scrutins vont, dans les mois à venir, déterminer les perspectives politiques et économiques de la France.

    Remarquons tout d'abord que les élections législatives allemandes de septembre 2013, que Angela Merkel parvienne ou non à se maintenir à la tête du gouvernement de Berlin entraîneront, de ce côté-ci du Rhin, des conséquences à peine différentes.

    On ne pourra plus, quelles que soient et la personnalité du chancelier fédéral de Berlin, et les couleurs de la coalition qui le soutiendra, fonder une solidarité européenne sur la conviction secrète qu'en dernier ressort "l'Allemagne paiera", et, en même temps, se plaindre que cette économie, la plus florissante du Continent, tende à imposer ses règles.

    Quand le gouvernement socialiste parisien se trouverait en face du SPD allemand, auquel on doit les réformes Schröder des années 2000, il n'en mesurerait que plus durement l'impitoyable nécessité.

    Certes en mai 2014 un nouveau "parlement européen" aura été élu. On ne peut préjuger de sa composition, ni même du maintien d'une majorité composée du centre droit et des sociaux-démocrates. Dans le cas le plus favorable aux divers protestataires, eurosceptiques anglais et souverainistes, cette assemblée jusqu'ici plutôt docile ne pourra guère faire prévaloir que sa propre cacophonie. Là aussi, ce scénario ne ferait que renforcer la technocratie à Bruxelles, et, au sein de la zone euro, les tensions entre pays financièrement équilibrés et les États structurellement déficitaires, dont la France.

    Dans tous les cas de figure l'étau fiscal et monétaire imposera son impact sur les maillons les plus faibles de la chaîne des pouvoirs publics de l'Hexagone et de l'Outremer : les collectivités locales.

    Rappelons en effet qu'au terme d'une évolution qui remonte, de façon paradoxale aux lois dites de "décentralisation" celles-ci dépendent de plus en plus de financements eux-mêmes centralisés.

    Les pertes de la banque Dexia, à nouveau près d'un milliard d'euros au premier semestre, méritent, de ce point de vue, d'être évoquées à nouveau. Les difficultés de cet établissement, issu initialement du groupe de la Caisse des Dépôts [Crédit local de France], ne sont pas seulement imputables aux aspects pittoresques de sa direction : elles reflètent surtout les aspérités du métier qu'il exerce. Prêter aux collectivités locales, aux communes, aux structures intercommunales, etc. relève en effet de l'illégitimité, plus encore peut-être que de financer les dépenses somptuaires, saugrenues ou démagogiques du pouvoir central. On déménage plus facilement et moins douloureusement, par exemple, d'une municipalité en déconfiture qu'on ne quitte son pays.

    Or, la troisième échéance électorale, ou plutôt la seconde qui se situera en mars 2014, entre les élections allemandes de septembre, auxquelles la plupart de mes amis lecteurs ne peuvent pas grand-chose et le scrutin européen de mai, qui sera une fois de plus prédéterminé et largement manipulé par les états-majors des grands partis, élira les maires et conseillers municipaux de 36 000 communes.

    Les plus grandes villes donnent lieu à de déprimantes négociations d'état-major. Elles peuvent néanmoins laisser la place à certaines surprises. Qui sait, par exemple, si les électeurs de la droite parisienne ne préféreront pas un Christian Saint-Étienne à une Nathalie Kosciusko-Morizet ?

    Toutefois on ne perdra pas de vue que, partout où la gauche s'est installée, elle a accéléré une "transpopulation" aux trop évidentes incidences sur les comptes publics. Lors de la constitution des nouveaux départements de la couronne parisienne en 1967, il s'en est fallu d'un cheveu pour que les Hauts-de-Seine, dont la préfecture Nanterre est affublée aujourd'hui encore d'une avenue Benoît-Frachon, d'une avenue Maurice-Thorez, etc ne bascule comme la Seine-Saint-Denis sous le contrôle du parti communiste. Si le 9-2 est aujourd'hui plus prospère que le 9-3 ce n'est pas parce qu'on y aurait trouvé du pétrole.

    La population ainsi transformée des grandes villes risque fort de reconduire les équipes de la subvention et du déficit.

    De même ne rêvons pas trop, pour l'échéance 2014, à de conquêtes municipales très spectaculaires et sans lendemain. Parmi les pistes indispensables que j'évoquai en 2012 dans mon petit livre "Pour une Libération fiscale" je cite le développement d'un "courant d'opinion" en faveur de la baisse des dépenses publiques. Je constate que certains progrès ont été accomplis, y compris [verbalement] par ceux qui, aux commandes de l'État dans les 10 années précédentes, ont tellement contribué à la hausse des prélèvements et qui, dans l'opposition tiennent, parfois, un discours différent. Dans un  premier temps on doit souhaiter par conséquent, au-delà des gros appareils centralisés, que le courant d'opinion anti-dépenses publiques fasse son entrée dans les conseils municipaux.

    Je consacrerai donc dans les jours qui viennent et dans cette période de l'été où nous éprouvons le sentiment qu'il ne se passe rien, un certain nombre de chroniques aux alternatives de liberté qui pourront être proposées dans un tel contexte.

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/
  • Qu’est-ce qu’être français ? archive 2009

    Nicolas Sarkozy s’est fait élire président de la République sur le thème de « l’identité nationale ». À quelques mois des élections régionales de 2010, il remet le sujet sur le devant de l’actualité et charge Eric Besson d’organiser un « débat national sur l’identité nationale ».
    Or dès l’origine du débat, Eric Besson définit son objectif final en rappelant la « commande » qu’il a reçue du président de la République  pour lequel : « notre nation est métissée. L’immigration constitue une source d’enrichissement permanent de notre identité nationale ». Et Eric Besson de rappeler : « On a un président de la République qui a dit : “Je suis un homme de sang mêlé à la tête d’une nation métissée”. »
    Lancer ainsi un débat sur l’identité nationale c’est une imposture : « Être français » ne se réinvente pas tous les jours. Au contraire, c’est s’inscrire dans une continuité, non dans une rupture !

    Voici le point de vue charnel de Polémia
    1/ Être français, c’est appartenir à une lignée ; une lignée « qui vient du fond des âges » (Charles De Gaulle). Parler de « nos ancêtres les Gaulois » est globalement vrai ; car c’est reconnaître que le peuple français demeure l’héritier des Gallo-Romains ; sa composition ethnique est restée quasiment inchangée jusqu’au début des années 1970 : blanche et européenne. Dans sa monumentale Histoire de la population française, le démographe Jacques Dupâquier le rappelle aux ignorants et aux malveillants.
    2/ Être français, c’est appartenir à une civilisation : la civilisation européenne et chrétienne. L’héritage spirituel et culturel prolonge ici l’héritage ethnique. Etre français, c’est partager des croyances communes et un imaginaire commun. Etre français, c’est partager la mémoire des poèmes homériques, des légendes celtes, de l’héritage romain, de l’imaginaire médiéval, de l’amour courtois. Etre français, c’est, qu’on soit chrétien pratiquant ou non, participer de la vision et des valeurs chrétiennes du monde car le catholicisme est un élément de l’identité française.
    3/ Être français, c’est être de langue française ; « la langue française notre mère » qui façonne notre esprit et est le merveilleux outil d’exercice de notre intelligence et de découverte des « humanités ». Un Français, c’est un Européen d’expression française.
    4/ Être français, c’est partager une histoire, une mémoire, c’est avoir en commun « un riche legs de souvenirs » (Renan) ; car « La nation, comme l’individu, est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime » (Renan). Etre français, c’est partager la fierté de la grande épopée nationale de la Monarchie, de l’Empire et de la République. « La patrie, c’est la terre et les morts » (Barrès). Etre français, c’est avoir son patronyme inscrit, dans un village, sur un monument aux morts  commémorant la grande ordalie de 1914. Et c’est s’interroger sur le sens de ce sacrifice et sur les exigences qu’il nous impose aujourd’hui.
    5/ Être français, c’est partager l’amour d’un territoire : de ses terroirs, de ses paysages, de ses hauts lieux. Etre français, c’est aimer la France, ses rivages, ses vallons et ses sommets, ses vignes et ses prairies, ses champs et ses forêts, ses chênaies, ses châtaigneraies, ses oliveraies, ses villages, ses bourgs, ses collines inspirées, ses cathédrales, ses églises, ses chapelles, ses sources, ses halles au grain, ses maisons de maître et ses fermes fortifiées, ses châteaux, ses palais et ses villes. Être français, c’est aimer le Mont Saint-Michel, Saint-Émilion et Camembert.
    6/ Être français, c’est partager des musiques et des sons, ceux de la lyre et de la cornemuse, du piano et de la guitare, de l’accordéon ou de l’orchestre symphonique. Être français, c’est avoir le sens du travail bien fait, c’est rechercher une certaine perfection dans le métier. C’est aussi, pour les meilleurs des artisans d’art, le sens de ce qui relie l’esprit à la main.
    7/ Être français, c’est partager des goûts et des odeurs. Être français, c’est partager à table des moments de bonheur. Etre français, c’est manger du cochon, de l’andouillette, du petit-salé, du cassoulet et du saucisson. Etre français, c’est partager la baguette et le fromage, l’époisses et le maroilles, le brie de Meaux et le coulommiers, le reblochon et le roquefort, le cantal et le laguiole. Etre français, c’est goûter la Blonde d’Aquitaine et le Charolais, l’Aubrac et la Limousine. Etre français, c’est boire du vin de Loire ou de Bordeaux, d’Alsace ou de Bourgogne. Etre français, c’est déguster de vieux alcools, du cognac, de l’armagnac, du calvados et de la mirabelle.
    8/ Être français, c’est partager « Le désir de vivre ensemble », « la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. (…) Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. (…) Le chant spartiate : “Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes” est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie » (Renan).
    Épilogue
    Les mosquées et les tam-tams, le ramadan et les gris-gris, les minarets et les boubous, la charia et la sorcellerie africaine, la langue arabe ou l’ouolof, la arica et le manioc, le palmier et le baobab ne sont nullement méprisables ; seulement voilà : ils ne font pas partie de la civilisation française.
    Bien sûr, les hommes et les femmes qui viennent d’autres mondes peuvent devenir français – au sens culturel, pas seulement administratif et social du terme – s’ils veulent et parviennent à s’assimiler. Mais ce n’est évidemment pas à eux de changer l’identité nationale !
    Il faut ici citer le sage propos de Charles De Gaulle : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » (Cité dans Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, t. 1, éditions de Fallois/Fayard, 1994, p. 52).
    http://www.polemia.com
    28/10/2009