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France et politique française - Page 4771

  • Olivier Delamarche : « On a totalement oublié notre problème de dette »

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 27 août 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer.

    « La Chine est assise entre deux chaises, d’un côté elle doit monter les taux pour maîtriser la bulle immobilière, de l’autre si elle monte les taux elle ralentit son économie. En Espagne, il n’y a que Mr Rajoy qui voit une amélioration, le coût de la crise immobilière sera probablement de 400 milliards d’euros.  Mr Bernanke  ne ralentira pas son quantitative easing. Les taux sont maintenus artificiellement bas. »

  • Marie-Claude Bompard, maire patriote qui refuse de célébrer un pseudo mariage inverti

    Le (et non pas « la », en français) maire de Bollène dans le Var, et épouse de Jacques Bompard, a refusé courageusement de célébrer l’union de deux lesbiennes. Émoi dans les médias.

    Pourtant, l’argumentation de Marie-Claude Bompard est on ne peut plus consensuelle : « Je demande qu’on respecte ma conscience », a déclaré l’édile, lundi 26 août face à la caméra de France 2.
    Et d’insister :  « C’est tout ce que je demande. Je ne demande pas qu’il soit interdit de se marier quand on est homosexuel à Bollène »
    « On lui a demandé de développer un peu, parce qu’on ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire par convictions personnelles, ni ce que ça venait faire dans son rôle de maire, et là, elle nous a expliqué que c’était également par conviction religieuse »
    , a expliqué Angelique Leroux, l’une des deux inverties.

    En réalité, il ne s’agit pas d’une affaire de conscience personnelle ou de point de vue : le mariage est objectivement l’union d’un homme et d’une femme et l’homosexualité est objectivement un désordre qui n’a droit à aucune légitimation sociale (cf. L’Héritage n°9).

    La justice républicaine n’a pas perdu de temps, pour une fois, et a ouvert une enquête préliminaire, mardi 27 août, à l’encontre de Marie-Claude Bompard.
    Le parquet de Carpentras s’est appuyé sur des articles du code pénal, qui punissent notamment « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique, agissant dans l’exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l’exécution de la loi ».

    Les deux jeunes femmes, qui n’ont pas souhaité déposer plainte, ont été entendues lundi après-midi par la gendarmerie. La maire de Bollène devrait être auditionnée dans les prochains jours.

    « Dans un premier temps, nous allons accomplir un certain nombre de formalités, nous avons une ou deux personnes à entendre, puis nous allons rappeler Mme Bompard à ses obligations de respecter l’état civil », a indiqué Stanislas Vallat, vice-procureur de la République au parquet de Carpentras.
    Le préfet du Vaucluse, Yannick Blanc, a eu lundi en fin de matinée un entretien avec la maire de Bollène au cours duquel « elle a maintenu sa position », selon la préfecture. Mme Bompard encourt cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, selon le code pénal.

    Florian Philippot, vice-président du FN, a de son côté estimé sur i-Télé que la maire de Bollène devait « respecter la loi »« L’argument religieux est totalement irrecevable dans une République laïque », selon le bras droit de Marine Le Pen. Il « comprend la conviction personnelle » de cette élue, mais « elle doit respecter la loi de la République [...]. Soit elle les marie, soit elle délègue et fait marier », conclut M. Philippot.
    Entre la République maçonnico-laïque d’un côté et l’ordre naturel, la dignité et la charité de l’autre, M. Philippot a choisi.

    http://www.contre-info.com/

  • Vincent Peillon oppose la laïcité à la liberté religieuse

    Ichtus aborde la prochaine charte de la laïcité, que le ministre veut afficher dans les écoles :

    "Le verrouillage de la révolte des consciences s’installe. L’enseignement catholique ne devrait pas pouvoir accepter cette charte car qui définit les programmes et le contenu de l’enseignement ?

    Peillon verrouille son dispositif. Il veut se servir de la jeunesse pour changer les mentalités. Encore faut-il que la jeunesse soit soumise à l’endoctrinement organisé et donc que les parents ne puissent pas le contester et le refuser.

    Le ministre oppose la laïcité à la liberté religieuse. Il faut dénoncer, refuser ce mouvement de retour en arrière. Il ne s’agit plus de laïcité positive protectrice et respectueuse des consciences mais d’une laïcité anti-religieuse. Les islamophobes applaudissent à cette laïcité sensée protéger l’école du fondamentalisme musulman et pensent que l’Ecole de la République va réussir à arracher les enfants aux déterminismes sociaux, culturels et religieux. On sait que la laïcité n’a jamais dans aucun pays limité le développement de l’Islam. Il faut se réapproprier la leçon de Ratisbonne. C’est le dialogue et la raison qui peuvent fonder le « vivre ensemble » et non pas l’interdit et le silence.

    Mais le ministre s’oppose plus fondamentalement à l’autorité des parents premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, aux droits de la raison et à la liberté de conscience dans les actes.

    Le plus grave n’est il pas ce « notamment de préceptes religieux ». Notamment veut dire qu’au nom de la raison et du bon sens, sans même en appeler à une « révélation spirituelle », il ne serait pas possible de « contester un enseignement  ou de manquer un cours ».

    Pour Vincent Peillon, l’enseignement de l’éducation nationale s’impose au citoyen plus impérativement que la loi naturelle et la conscience. Encore et toujours la tentation totalitaire de Créon de dire le bien et le mal. Antigone doit mourir. [...]

    LMPT appelle à créer des comités de vigilance dans chaque école. Mais avec cette charte, le dispositif se met en place pour qu’il soit interdit par exemple de ne pas envoyer ses enfants à un cours qui enseignerait que le mariage est légitime entre deux personnes de même sexe. Nous savons que l’opposition au mariage unisexe se fonde sur la nature et la raison et non sur un « droit révélé ». Pas question de religion dans cette affaire. Le « notamment » du ministre veut interdire aux parents le droit d’agir et d’exercer leur responsabilité naturelle. Que dire de l’objection professionnelle de conscience d’un professeur qui ne voudrait pas enseigner les idéologies des programmes officiels….. Le système totalitaire de la pensé unique se met en place.

    La charte Peillon est liberticide. Mobilisation générale pour dénoncer le piège de cette charte !"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Mélenchon va-t-il casser la baraque (communiste)?

    Dans l’entretien accordé au JDD le 18 août, Jean-Luc Mélenchon a redit son souhait de disputer au PS la première place à gauche  en 2014. Il  estime que « le parti de Hollande peut s’effondrer » aux municipales et surtout aux européennes mais insiste aussi sur  son regret de ne pas avoir « assez mobilisé contre le FN » lors des dernières élections partielles. Extrême droite qui fut  aussi au menu la semaine dernière de ce qui sert d’université d’été au Parti de Gauche (PG) et au Front de Gauche (FG),  à savoir le Remue-méninges du PG près de Grenoble et les Estivales du Front de Gauche à Saint-Martin-d’Hères. Quatre interventions dont les intitulés sont tout un programme avaient été programmées par leur  peu finaud spécialiste maison,   Alexis Corbière : « L’extrême droite dans les années 30 », Le FN repeint en parti normal ? », « Un nouveau racisme, le racisme antimusulman », « L’extrême droite bleu marine »…

     Si le combat  contre la « bête immonde » fait office de ciment commode, elle ne suffira peut être pas à maintenir la cohérence et l’unité  du Front  de Gauche confronté  à des intérêts boutiquiers, des choix tactiques et stratégiques  inconciliables entre eux.

     Vendredi soir, une semaine avant que ne débute l’université d’été du  Parti communiste qui se tiendra   aux Karellis (Savoie), lors du discours de clôture du Remue-méninges du Parti de Gauche, son coprésident, Jean-Luc Mélenchon, a vivement attaqué  le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent.

     Rappelons au passage que Pierre Laurent jeta tout son poids d’apparatchik  dans la balance, et il s’avéra décisif,  pour que Jean-Luc Mélenchon soit choisi par les militants communistes invités à désigner leur candidat pour l’élection présidentielle de 2012 ; un  résultat alors assez serré puisque 40 % des communistes votèrent contre…

     Mais rien ne va plus entre les deux hommes dont les relations se détériorent depuis maintenant plusieurs mois. Ce dernier a eu l’audace (?), dans un entretien accordé à Libération, d’avouer qu’il était en pourparler avec le PS parisien  pour obtenir  une dizaine de sièges ; ce qui acterait un accord PS-PC dès le premier tour. Moyennant quoi M. Laurent a  logiquement   appelé  à refuser  la « provocation et l’invective » à l’encontre des sociaux-libéraux de la rue de Solferino

      Etaient visés ici les propos de M. Mélenchon sur François Hollande et  Manuel Valls. En réponse, Jean-Luc Mélenchon  a alors qualifié M. Laurent de « tireur dans le dos ». « Nous avons un devoir de respect mutuel et de solidarité », a-t-il poursuivi avant d’ajouter que le Front de Gauche ne supporterait pas « de compétition d’ego ».

     Dans les faits, cet échange d’amabilités traduit l’impasse dialectique  dans laquelle se trouve plongée la gauche de la gauche à l’occasion des municipales : on tape à bras raccourci sur un gouvernement  Ayrault accusé de pratiquer une politique sarkozyste,  mais on invite à l’union avec le PS pour « faire barrage à la  droite et à l’extrême droite ».

     Créditons M.  Mélenchon d’une cohérence que n’ont pas beaucoup de ses petits camarades, il est loin désormais le temps ou il appelait à voter Hollande au second tour de la présidentielle ! Il propose désormais aux Français « de renverser la table » comme il le fit tout au long de sa campagne du premier tour.

     Alors qu’Harlem Désir et les pontes socialistes multiplient les appels à l’union de toutes les forces de gauche dés le premier tour des municipales, il plaide ainsi pour « l’autonomie »  vis-à-vis du PS, pour « l’essai d’une nouvelle convergence avec les Verts autonomes et les socialistes critiques, le NPA, les collectifs… ».

     Nous touchons là aux intérêts divergents du Parti  de Gauche et d’un Parti communiste qui tout seul  ne pèse plus grand-chose (1,93 % à la présidentielle de 2007 avec Marie-George Buffet),  dont la survie municipale dépend du bon vouloir du PS avec lequel il est associé   dans de nombreuses villes.

     Le PG lui,  n’a pratiquement aucune implantation locale et donc très peu de maires et de conseilleurs municipaux sortants, en un mot pas grand-chose à perdre…

     Le Monde rapportait  que lors des Estivales du Front de Gauche,  Pierre Laurent a évoqué les « combats municipaux – le droit aux vacances ou encore des politiques de logement innovantes – pour justifier d’éventuelles alliances avec le PS dès le premier tour, seule solution pour espérer sauver nombre de ses élus ».

     « Ses arguments n’ont pas convaincu M. Mélenchon qui a répliqué, cinglant, qu’il n’y a pas une seule ville de plus de 10 000 habitants dans laquelle les membres du Parti de gauche feront autre chose qu’une liste autonome au premier tour. (…) Pendant ces deux jours, le parti de M. Mélenchon n’a cessé de renvoyer le PCF à ses contradictions, l’appelant à mettre son discours en adéquation avec ses actes. Je ne vois pas comment les communistes pourront se mobiliser contre la réforme des retraites et se retrouver sur les mêmes listes que ceux qui acceptent ces politiques d’austérité, note Danielle Simonnet, candidate du PG à Paris.».

     « (…). Depuis des mois, le PG met la pression sur le PCF et sur ses militants pour tenter de faire progresser l’idée de l’autonomie. Au sein du PCF, il y a des discussions », affirme François Delapierre , Secrétaire national du PG , « qui juge que la position de M. Laurent est étroite et boutiquière et que beaucoup de communistes ne la partagent pas. Les communistes me font confiance, ça ne devrait pas mal se passer, a répondu samedi M. Laurent, lors d’une rencontre avec la presse »…

     Dans les faits,  c’est surtout François Hollande qui fait confiance à Pierre Laurent. Les négociation pour les élections  municipales se sont faites  directement  entre le chef de l’Etat et le secrétaire national du PC  affirment certain militants d’extrême gauche. Une   rencontre à l’Elysée  qui alimente les rumeurs selon lesquelles  Pierre Laurent aurait accepté l’union avec le PS dés le premier tour et se serait même engagé à débarquer Mélenchon du Front de Gauche !

     Plus prosaïquement, Olivier Dartigolles, porte-parole — du PC,  a expliqué que « la question des alliances  (PS-PC)  sera tranchée (à l’automne) par le vote des adhérents à l’échelle de leur territoire ». « Selon l’ancrage des projets à gauche, le rassemblement se fera ou pas ». Faux suspense constate Bruno Gollnisch  car M. Dartigolles précise que « de toute façon, si le rassemblement ne se fait pas au premier tour, il devra se faire au second ».

     A l’évidence,  la direction socialiste n’a pas grand-chose à craindre de ces communistes émasculés depuis le départ de Georges Marchais. Trop faibles pour briser leurs chaînes,  ils montrent parfois les dents, mais finissent toujours par  rentrer bien gentiment dans  la niche sociale-démocrate,  européo-atlantiste,  où ils  trouvent  leur  écuelle pleine après chaque manif  et communiqués contre la politique austéritaire du PS…

    http://www.gollnisch.com/2013/08/27/melenchon-va-t-il-casser-baraque-communiste/

  • 1% des mariages entre 2 personnes de même sexe

    De France Inter :

    "596 mariages entre personnes de même sexe ont été célébrés dans les 50 plus grandes villes du pays. Cela correspond à 1% des mariages depuis trois mois".

    En 1999, un mois et demi seulement après l'entrée en vigueur du Pacs, plus de 1000 unions entre personnes du même sexe avaient été signées.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Six naïvetés à propos du mot « race »

    Supprimer le mot ne supprime pas le fait.
    Le projet de suppression du mot «race» de la Constitution française repose sur plusieurs raisonnements implicites qui constituent autant de naïvetés, doublées d’un chantage sous-jacent à la rectitude morale. Tâchons d’y voir plus clair dans ces bêtises argumentatives.
    S’insurger contre l’idée qu’existeraient des races humaines sous-entend que c’est leur réalité objective qui serait en question. Or, comme toute représentation, les races sont des conceptions de l’esprit humain consistant à agréger d’une certaine façon les faits observés (couleur de peau ou types de chevelures). Elles existent donc bien, mais seulement à titre de modes de catégorisation, exactement comme les «classes» sociales. Vouloir supprimer le mot pour tuer une chose qui n’existe que dans les esprits, c’est partir à la chasse aux fantômes (ou aux moulins à vent).
    Première naïveté.
    2. Nier qu’il existerait des catégories «raciales» suppose de considérer que la notion de race renverrait à des regroupements non seulement réels mais aussi clairement différenciés, avec des frontières discontinues, de sorte qu’un être humain appartiendrait ou n’appartiendrait pas à telle ou telle race. C’est oublier qu’en matière de condition humaine les «catégories» sont rarissimes, alors qu’on a beaucoup plus souvent affaire à des «types», c’est-à-dire à des regroupements flous, de l’ordre du «plus ou moins» – de sorte qu’un être humain appartient plus ou moins à tel ou tel type racial (blanc, noir, asiatique, indien…). La notion de catégorie relève plutôt de la logique, alors que celle de type est plus adaptée à la réalité observée. Ceux qui «croient» à l’«existence» réelle de «catégories» raciales regardent aussi peu autour d’eux dans la rue que ceux qui n’y «croient» pas : les uns comme les autres confondent tant le type avec la catégorie que la réalité avec les représentations.
    Deuxième naïveté.
    3. Vouloir supprimer le mot race parce qu’il ne renverrait pas à une réalité génétique, donc à un fait de «nature», n’a de sens qu’en vertu du raisonnement implicite selon lequel tout ce qui est «naturel» serait nécessaire et intangible, alors que tout ce qui est «social» serait arbitraire, donc modifiable. Pour pouvoir modifier un phénomène contraire à nos valeurs, il faudrait donc prouver qu’il est «socialement construit» – et donc, par exemple, que la race n’a aucun fondement génétique, ce qui rendrait cette notion arbitraire et le mot inutile. Classique méprise : en matière humaine, le «social», les institutions, les règles de vie commune, le langage etc., sont des réalités autrement plus contraignantes – ou «nécessaires» – que les réalités présumées «naturelles». Vouloir dénier tout fondement naturel à la perception des différences raciales (comme, sur un autre plan, des différences sexuées) n’enlève rien à la réalité, ni aux éventuels effets problématiques de ce phénomène social qu’est la perception des différences d’apparence.
    Troisième naïveté.
    4. La dénégation des différences (de race, de sexe ou de catégorie sociale) repose sur un raisonnement implicite : toute différence impliquerait forcément une discrimination. C’est là la classique confusion entre similitude et égalité, qui plombe également une grande part du mouvement féministe actuel, persuadé qu’il faut nier la différence des sexes pour lutter contre les inégalités sexistes. Mais le racisme, contrairement à ce qu’on entend souvent, ne consiste pas à « croire que les hommes sont différents entre eux » : il consiste à croire qu’il existe entre eux des inégalités fondées sur la race. Vouloir remonter de l’inégalité à la différence pour mieux combattre la première est aussi intelligent que d’utiliser un marteau pour venir à bout d’une colonie de mouches dans un magasin de porcelaine.
    Quatrième naïveté.
    5. Les opinions racistes ne sont pas fondées sur des arguments scientifiques, mais sur des affects, comme tout ce qui touche à l’amour et à la haine du prochain. Si ces opinions utilisent à l’occasion le langage de la «preuve» et la caution de la «science», ce n’est qu’à titre de rationalisation et d’argument de persuasion d’une opinion déjà constituée. Les spécialistes de psychosociologie des représentations savent bien qu’il ne sert à rien de combattre des croyances, des affects ou des rapports aux valeurs avec des contre-arguments scientifiques : on ne les combat qu’avec d’autres valeurs et, s’il le faut, avec des lois (qui, en matière de lutte contre le racisme, existent déjà). S’imaginer que la science génétique serait à même d’éradiquer le racisme est tout aussi irréaliste que d’imaginer qu’elle serait à même de le conforter.
    Cinquième naïveté.
    6. Pour lutter contre une chose, il faut disposer de mots adéquats. Pour lutter contre la réalité du racisme, il faut bien pouvoir se considérer comme «antiraciste», stigmatiser les «racistes», et expliquer que quel que soit le degré d’existence ou de non-existence de différences fondées sur des types «raciaux», le comportement moral exige qu’on ne juge et traite les individus qu’en fonction des caractéristiques dont ils sont personnellement responsables, et non en fonction de propriétés avec lesquelles ils sont nés, telles que l’appartenance à un type racial, à un sexe, à une religion ou à un milieu social. Se priver de ces mots, c’est se priver des instruments pour combattre la chose.
    Sixième naïveté.
    Arrivés à ce point, la conclusion s’impose : animé des meilleures intentions mais digne des pires régimes totalitaires, ce projet «politiquement correct» de modification autoritaire de la langue est simplement stupide.
    Nathalie Heinich, Sociologue au CNRS, 22/08/2013

    Auteur du «Bêtisier du sociologue» (éd. Klincksieck, 2009). Dernier ouvrage paru : «Maisons perdues» (éd. Thierry Marchaisse).

    Article paru dans Libération du 25 juillet 2013 et dans Libération.fr , repris par Metamag.fr, le 22/08/2013


    http://www.polemia.com/six-naivetes-a-propos-du-mot-race/

  • Le parquet de Carpentras ouvre une enquête contre le maire de Bollène

    BYannick Blanc, le préfet du Vaucluse fait savoir qu'il a téléphoné ce lundi, en fin de matinée, à Marie-Claude Bompard, qui lui a répété son opposition de marier les deux femmes et de déléguer son pouvoir.

    Une enquête judiciaire a été ouverte ensuite : la gendarmerie de Bollène va demander aux 2 militantes LGBT de leur répéter que le maire refuse de les marier. Une fois que le refus aura été constaté par les gendarmes, ils entendront le maire avant d'envisager les éventuelles suites pénales à donner.

    Pénalement, le maire risque jusqu'à 5 ans de prison et 75000 euros d'amende. Administrativement, elle peut faire l'objet d'une mesure ministérielle de suspension. Voire d'une révocation pure et simple en Conseil des Ministres. Auquel cas, elle pourrait être réélue en mars prochain...

    Pétition pour soutenir Madame Bompard

    A signer ici.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Journal hebdomadaire de Voix de la Russie – 26 aout 2013

    Au sommaire de cette édition
    EHollandie : des rats des villes « émeutifs » et des rats des champs de moins en moins patients.
    ESyrie : les amis de Laurent Fabius abattent leurs dernières cartes : assassinat ciblé ou gazage de masse.
    EAllemagne : revue des troupes politiques avant le grand soir électoral de septembre.
    EHongrie : interview exclusive  de Gabor Vona, président fondateur du Jobbik.
    EFukushima : pour une nécessaire entente Russo-japonnaise.
    ECannes : prend les habits de la Sibérie à l'occasion du Festival des arts russes.
    EQuittez la Hollandie pour revenir en France, le temps d'un Spectacle médiéval à la Chapelle d'Angillon les 7 et 8 septembre prochain.

    EL'émission "A bâton rompu" reçoit le politologue russe Segey Fedorov pour une analyse de la scène politique française.


    http://www.francepresseinfos.com/