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France et politique française - Page 4774

  • Le véritable problème marseillais ? La corruption…

     » Politique de la ville Libération, toujours : « Des associations fictives ont reçu 800.000 euros en trois ans. » De quoi attendre à l’aise une grosse livraison de haschisch, ou qu’un transport de fonds passe dans votre ligne de mire… »

    Xavier Raufer
    Docteur en géopolitique et criminologue
    Il enseigne dans les universités Panthéon-Assas (Paris II), George Mason (Washington DC) et Université de Sciences politiques et de droit (Pékin).

    Quoi de neuf, à Marseille ? Rien. Une sagesse instinctive conduit les criminels à éviter un appareil répressif qu’ils savent puissant, mais vacillant, privé de persistance ou d’acharnement. D’où un temporaire retour au calme lorsque les ministres tonnent et qu’il y a du « bleu » dans les rues. Les médias repartis et le bon peuple distrait, le cirque reprend de plus belle. Toute la Sicile connaît le proverbe mafieux « Courbe-toi, jonc, la crue passe… » Eh bien, c’est pareil à Marseille : la crue passée, le jonc relève la tête.

    Et les assassinats reprennent.

    Mais pourquoi les bandits s’entretuent-ils ? L’ethnologie criminelle nous renseigne : hors la loi, les malfaiteurs n’accèdent pas à la justice des honnêtes gens. Un bandit ne peut infliger une amende à un « collègue », ni l’envoyer en prison. Le différend est mineur ? Il casse la figure du gêneur. Si c’est grave, il le tue ou le fait tuer. Ce n’est donc pas par plaisir que les bandits s’entre-tuent, mais par exigence territoriale. Le fief est la source de tout business illicite, et qui empiète sur celui d’un gang est bon pour l’hôpital ou la morgue.

    Mais les homicides ne sont pas « le » problème de Marseille – c’en est juste un spectaculaire symptôme. Le vrai problème de Marseille, c’est une corruption monumentale.

    D’abord, un maire bien fatigué, largué entre dénégation puérile du réel – « Marseille n’est pas Chicago » – et tentatives d’apaiser les bandits par travail social interposé.

    Surtout, une « politique de la ville » à la napolitaine, un système de contrôle des quartiers chauds, et des votes qui en émanent, par des nervis qu’arrosent les crédits de la politique de la ville. Oh, les motifs sont nobles : « antiracisme »… « diversité »… et autres balivernes à la mode. Mais en réalité ? Un des caïds en cause, Abderrazak Z., parle de la députée chargée de la politique de la ville au conseil général : « J’ai trouvé une dinde pour nous subventionner. » (Libération, 11 mars 2013). Et qu’arrive-t-il à qui tient tête au caïd ? « Je n’étais pas content, mais il m’a montré qu’il était armé. Je me suis calmé. » (ibidem). Vous ne vous calmez pas ? Passage au stade Kalachnikov.

    Telle est, en 2013 la « politique de la ville », terreau fertile pour le milieu marseillais : « Dans les quartiers, si tu veux avoir un minibus, un scooter et de l’argent, tu montes une association. » (ibidem). De l’argent, beaucoup d’argent. Libération, toujours : « Des associations fictives ont reçu 800.000 euros en trois ans. » De quoi attendre à l’aise une grosse livraison de haschisch, ou qu’un transport de fonds passe dans votre ligne de mire…

    Ajoutons-y une police souvent corrompue. Le mal ronge de longue date l’appareil policier régional – et pas les seuls « ripoux » de la BAC Nord : en cas d’affaire criminelle grave, pourquoi les magistrats locaux se concertent-ils à Paris et surtout pas à Marseille ? Et par quel miracle de gros voyous – quatre selon nos sources, en 2012 – ont-ils pu « s’arracher » à l’aube de leur cachette, les policiers investissant une planque juste désertée, n’y palpant qu’un lit encore chaud ? Un flic de base peut-il « arranger » de telles manigances ?

    De telles écuries d’Augias ne se nettoient pas avec une compagnie de CRS en plus. Il faut, sur place, un véritable outil de renseignement criminel, posant pour toute l’aire marseillaise un diagnostic précis : qui sont les voyous ? Que font-ils ? Où sont-ils ?

    La suite est aisée. Le travail policier classique y suffit amplement. Songeons à la formule de Napoléon : « La guerre est un art simple et tout d’exécution. » Un diagnostic, un plan implacablement réalisé à tous les niveaux. Pas d’autre voie pour durablement pacifier Marseille.

    Mais comment faire quand Mme Taubira et sa cour de Diafoirus-sociologues vident les prisons ? Pour faire sympa, le gouvernement a inextricablement associé en son sein l’eau et le feu. Cette idée idiote se paiera cher.

    Source: BVoltaire

  • Ma préface au manifeste royaliste de Frédéric Wincler. J.P. Chauvin

    Dans quelques semaines paraîtra un livre de Frédéric Wincler, président du Groupe d’Action Royaliste dont j’ai l’honneur d’être vice-président : cet ouvrage est un véritable « manifeste royaliste » qui reprend l’initiative des Marseillais de l’Union Royaliste Provençale des années 1970 (le fameux « Manifeste de Montmajour »), mais surtout une base de travail pour les militants et un outil de diffusion des idées monarchistes vers un public qui s’intéresse à la « chose politique », au-delà des clivages habituels.

    Voici, ci-dessous et en « avant-première », la préface que j’ai rédigée pour ce manifeste, disponible dès l’automne.

    Etre royaliste au XXIe siècle est-il encore possible, à l’heure d’une mondialisation qui apparaît inéluctable et qui nous est évoquée comme un sens obligatoire de l’histoire, vers une gouvernance abandonnée aux puissances financières et économiques, ces nouvelles féodalités des temps contemporains ? Cela fait déjà plus d’un siècle et demi que la France est privée de roi, et, malgré les tentatives nombreuses de ces deux derniers siècles, la monarchie est restée sur le bord de la route, servie par de grandes intelligences et de belles plumes, cantonnée aux souvenirs et aux livres d’histoire… Alors, « à quoi bon ? », pourrait-on dire en haussant les épaules et en se laissant aller à suivre le fil des événements sans vouloir en changer le cours.

    Et pourtant ! Nous sommes royalistes, et nous n’en démordrons pas : l’histoire n’est pas finie et la politique n’est pas écrite une fois pour toutes sous le seul terme de « République » au sens institutionnel du terme. Il n’y a pas de fatalité et nous ne sommes pas fatalistes : au contraire, ce qui nous importe, c’est la nécessité d’institutions efficaces mais aussi justes, pour la France comme pour les Français, mais aussi pour l’équilibre du monde, que cela soit sur les plans géopolitique, économique et social, mais aussi environnemental. Nous avons conclu à la Monarchie, non par seul sentimentalisme (même s’il ne faut pas méconnaître l’importance des sentiments en politique, comme nous le montrent les exemples des monarchies et des familles royales ou princières d’Europe), mais par raison politique et par passion de cette France dont nous sommes, chacun d’entre nous, les héritiers, et que nous savons utile de servir et de transmettre aux générations qui viennent et qui viendront.

    Etre royaliste, ce n’est donc pas être nostalgique car on ne fonde pas de politique sur la nostalgie, mais c’est être de son temps sans oublier ceux qui nous ont précédés et pour préparer ceux qui adviendront. C’est écouter, c’est réfléchir, c’est agir ! C’est vouloir la Monarchie mais se battre pour son instauration dans les meilleurs délais. C’est aussi agir, malgré la République, pour le bien commun du pays et de ses composantes multiples, sociales, professionnelles, provinciales, culturelles, etc.

     Le Groupe d’Action Royaliste est né il y a quelques années sur ces idées et constatations simples, et avec l’ambition de donner aux royalistes les capacités d’agir dans la société française, « par tous les moyens même légaux » pourrait-on dire : ne se voulant pas mouvement politique mais structure de réflexion, d’action et de diffusion des idées royalistes, le Groupe a repris la tradition de banquets à la fois festifs et militants ; de la commémoration du roi Henri IV sur le Pont-neuf ; de discours, de conférences et de cercles d’études sur des thèmes très variés ; de brochures nombreuses sur (presque) tous les sujets ; d’affiches, d’autocollants et de tracts qui reprennent nos principaux messages politiques, sociaux et environnementaux ; de la promotion de produits siglés royalistes par notre Boutique royaliste ; etc. Des moyens classiques soutenus désormais par ceux liés aux nouvelles technologies, entre vidéos et sites internet. Tout cela permet d’assurer une présence politique royaliste sur la toile comme sur les murs et dans la rue !

    Ce livre que vous tenez entre les mains n’est pas un objet inanimé, il est un essai, une sorte de manifeste royaliste qui a vocation à provoquer la discussion et, aussi, à donner quelques arguments pour une Monarchie sociale « à la française », active et politique : ce texte important rédigé par Frédéric Wincler est aussi un outil de travail qui peut être abordé et lu la plume à la main, et qui doit ouvrir de nouvelles perspectives pour le royalisme, sur des thèmes que les monarchistes avaient parfois un peu négligés, pris par d’autres combats. Lisez, discutez, diffusez, mais aussi complétez : cet ouvrage doit jouer le rôle d’une pierre fondatrice, comme il est aussi un pavé dans la vitrine du « politiquement correct » et du « désordre établi » !

    Jean-Philippe Chauvin http://www.nouvelle-chouannerie.com/

  • Proposition de loi de Paul Giacobbi sur la propriété : une idée profondément enracinée

     

    Entre deux nouvelles « menaces nazies » qui terrorisent désormais hebdomadairement les Français qui acceptent encore de regarder leur télévision sans la détruire, l’actualité de l’été c’est aussi la déclaration de Paul Giacobbi, président du conseil exécutif de Corse.

    Ce dernier déclare qu’en matière immobilière, on pourrait « privilégier l’accès à la propriété aux insulaires » et qu’« on pourrait fixer, pourquoi pas, le délai à cinq ans de résidence ou se fonder sur l’attachement familial à la Corse afin de ne pas pénaliser les Corses de l’extérieur ».

    Il n’en fallait pas plus pour que nos féroces jacobins et autres souverainistes de plus en plus insupportables, toutes étiquettes politiques confondues, montent au créneau.

    On sent bien là d’ailleurs cette « unité politique française », unité jacobine et parisienne, dès qu’il s’agit de toucher à « l’unité de la République ».

    Ces héritiers de la Révolution française, héritiers également du colonialisme, et de tous les « ismes » ayant mené l’Europe à deux boucheries au XXe siècle, continuent donc de vouloir nuire à toute évolution, qu’elle soit en faveur de l’unité de souche européenne, ou qu’elle soit en faveur de l’échelon régional, première marche en avant vers cette unité, symbolisant à la fois l’unité locale dans un empire européen que nos peuples devraient appeler de tous leurs vœux s’ils voulaient survivre aujourd’hui.

    Mais revenons sur le fond de l’affaire

    Jean-Guy Talamoni avait déjà, il y a quelques années (2010) réclamé la mise en place d’une « citoyenneté » corse. Citoyenneté déjà mise en place dans certains territoires d’outre-mer (territoires dont le maintien sous un régime français est là aussi signe d’une obsession coloniale et jacobine française qui se retournera un jour contre les peuples de France, l’exemple de Mayotte et de son immigration incontrôlable nous donnant là les prémices d’une poudrière migratoire en France).

    Cette citoyenneté permet aux résidents et aux natifs d’une région avec son identité propre de bénéficier de statuts, de droits et de devoirs particuliers.

    Ces messieurs de Paris, englués qu’ils sont dans leur Île-de-France multiculturelle, colonisée par les peuples d’outre-Méditerranée et d’Afrique, souhaitent-ils absolument s’accrocher à leur sacro-sainte « une et indivisibilité » d’une république dont chaque jour un peu plus, de nombreux citoyens s’éloignent, écœurés de ne pas être protégés, effarés qu’on leur impose un avenir commun avec des peuples avec qui ils n’ont aucune envie de vivre ensemble ?

    Cette république, incapable de faire respecter ni l’ordre, ni son drapeau, dans ses banlieues chaudes et même désormais dans les centres de ses grandes villes, où un jeune peut se faire égorger en pleine rue, en ne suscitant d’un ministre de l’Intérieur que le traditionnel « pas de vagues, pas de récupération ».

    Alors oui, il est important de soutenir la proposition de M. Giacobbi, tout comme la proposition de M. Talamoni.

    Il est important que les peuples qui composent l’Hexagone puissent bénéficier de statuts particuliers, de droits et de devoirs qui leur soient propres.

    Doit-on rappeler que chaque été, en Bretagne, en Corse, au Pays Basque ou encore en Alsace, les nombreux touristes y soulignent et y vantent les différences quand il s’agit de participer à un fest noz, ou de déguster une charcuterie corse sur le marché de Bastia ?

    Nos régions ne sont pas un simple folklore. Elles sont composées de peuples distincts, unis à la France, tout comme au sein de l’Europe, par la même appartenance ethnique et civilisationnelle malgré des différences linguistiques et culturelles.

    Cette unité ne doit pas obliger, à cause de spéculations immobilières et de différences de pouvoirs d’achat, les jeunes Bretons ou les jeunes Corses à se réfugier dans les terres, ne pouvant plus payer ni loyer, ni prêt immobilier pour s’offrir des maisons sur le littoral, maisons qui pourtant restent fermées dix mois sur douze.

    Cette unité ne doit pas mettre en danger le particularisme. Cette unité ne doit pas étouffer ceux qui œuvrent pour donner un souffle économique aux langues régionales au sein des ensembles économiques européens.

    Il est normal qu’un Basque, qu’un Corse, qu’un Breton, qu’un Flamand, qu’un Alsacien, soit prioritaire sur sa terre. Que ce soit en terme d’emploi, d’appels d’offres, mais aussi de logements.

    Cette priorité doit être d’abord locale, puis régionale, et enfin européenne.

    Nos peuples n’ont pas, à la différence de ces messieurs de Paris, le luxe de pouvoir se sentir chez eux également à Washington, Tel-Aviv ou Tokyo. Ils n’ont que leurs terres, leurs patries charnelles.

    Ils doivent pouvoir en bénéficier prioritairement, en fonction de leur naissance et de leur sang et transmettre leur patrimoine, sans taxes aucunes (les socialistes ont remis au goût du jour le droit de succession, racket délirant et injuste qui entraîne la spoliation des biens d’une famille au profit de l’État).

    Ce combat pour la priorité charnelle doit aller de pair avec le droit à la propriété pour tous. Il ne devrait pas y avoir un seul Européen qui ne possède pas de terre. Nous en avons encore la possibilité, grâce à une démographie qui n’est pas exponentielle comme sur d’autres continents.

    Nous pourrions le faire, si nos dirigeants, plutôt que de construire des logements « low cost » pour y loger des familles entassées les unes sur les autres, mettaient en place une vraie politique de rénovation du bâtiment ancien, dans les villes et dans les campagnes.

    Nous pourrions le faire si les banquiers étaient sommés par les gouvernants courageux d’octroyer à chaque famille européenne un prêt à taux zéro pour l’accession à la propriété, qui devrait être un droit pour tous.

    Nous pourrions le faire si nous endiguions avant cela le flot d’immigration, véritable pompe aspirante, qui fait que les Européens sont en train de devenir des citoyens de seconde zone sur leurs propres terres

    Une terre, pour un peuple ! Voici la recette de l’écologie humaine.

    Yann Vallerie http://www.europemaxima.com/

    • D’abord mis en ligne sur Jeune Bretagne, le 13 août 2013.

  • Liberté de conscience des maires face à l'Etat totalitaire

    Dans Valeurs Actuelles, Chantal Delsol plaide pour l'objection de conscience :

    "[...] On peut avoir l’impression que nous sommes justement arrivés au bon moment de l’Histoire pour défendre la liberté de conscience. [...]

    Il est donc assez déconcertant de voir les réponses données à ceux qui en appellent à la liberté de conscience, et même à l’objection de conscience, face aux réformes sociétales dont le gouvernement actuel semble s’être fait une spécialité, et particulièrement face au mariage homosexuel. On leur rétorque qu’ils ne sont pas républicains, car allant à l’encontre de l’égalité républicaine, et aussi homophobes, évidemment. Nantis de ces tares rédhibitoires, ils n’ont évidemment pas droit à la décision individuelle, à vrai dire ils n’ont même pas de conscience, puisqu’ils s’opposent à la seule vérité sociopolitique.

    Autrement dit, nous retournons subrepticement à ce que le combat antitotalitaire avait réussi à démanteler : le positivisme — c’est-à-dire l’idée selon laquelle l’État a toujours raison, parce qu’il est l’État. Dans notre cas, il faudrait plutôt dire : ce qui est consacré républicain (progressiste, égalitariste, émancipateur) a toujours raison.

    Il faut bien rappeler que la conscience personnelle, celle d’Antigone, celle de l’objection de conscience, représente exactement le contraire du positivisme. Elle présuppose, si elle existe ou plutôt si elle est légitimée (car elle existe même si personne ne la reconnaît), qu’aucune instance supérieure ne peut prétendre avoir toujours raison. Et que le dernier mot, toujours particulier et relatif, revient à la conscience personnelle — ce qui suppose évidemment que l’être humain soit une personne et non un individu programmé par l’État, formaté par l’École.

    C’est seulement dans ce cadre que la liberté de conscience existe : si l’idéal républicain, passe au second rang, après la conscience personnelle — autrement dit, si l’on imagine que le progressisme tout-puissant peut être jugé ! Faute de quoi nous en revenons au positivisme, qui était la tare principale des deux totalitarismes, donc du nazisme contre lequel nous ne cessons de lutter.

    On ne peut pas porter les antifascistes sur le bouclier de la gloire et ne pas permettre aux maires de récuser le mariage gay en leur âme et conscience. Si la conscience d’Antigone existe et si elle doit être révérée, ce n’est pas seulement pour lutter contre le nazisme et contre les dictateurs exotiques. C’est aussi pour juger les croyances de notre République et dénoncer ses excès, ses abandons, ses lois scélérates. La conscience d’Antigone n’est pas un outil qu’on saisit quand cela nous arrange — pour fustiger Papon ou crier haro sur les accusés des tribunaux internationaux, complices de gouvernements criminels. Et qu’on mettrait sous le boisseau, réclamant dès lors l’obéissance absolue, quand cela nous sied — devant l’égalité républicaine, devant la souveraineté de la pensée d’État. Brandir une théorie pour ses adversaires et la décréter inepte dès qu’elle s’applique à soi : c’est la spécialité des imbéciles, et des idéologues."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le Front populaire était-il socialiste ?

    Poser la question peut paraître étrange et pourtant elle doit se poser. Politiquement d’’abord, parce que l’’allié radical était loin de l’’être, attachés comme le sont les élus radicaux à la laïcité, au discours républicain, mais loin d’’être des partageux. Quant aux communistes, leur soutien était sans participation et l’’on sait que leur entrée dans le Front populaire était liée au revirement, très relatif d’’ailleurs, de Staline face au danger hitlérien.
    En réalité la question de savoir si le Front populaire fut socialiste doit d’’abord se poser par rapport à l’’économie. De ce point de vue, il faut savoir ce qu’’on entend par socialisme, si l’’on s’’accorde pour admettre que le socialisme, même en économie de marché, suppose que l’’État dispose de moyens économiques importants qui lui permettent, institutionnellement, d’’intervenir dans l’’économie, voire de disposer d’’une partie de l’’appareil de production et des hommes pour soutenir son action.
    Nous avons donné ici une définition du socialisme modèle deuxième moitié du XXe siècle, tel qu’’il peut s’’observer à partir de la Seconde Guerre mondiale. On aura reconnu le modèle social-démocrate dont l’’appellation est d’’ailleurs variable selon les pays. Il nous faut donc examiner, au-delà de la puissante dimension mythique, ce que fut réellement l’’action du Front populaire qui, rappelons-le, n’’eut guère le temps pour lui puisqu’’il demeura au pouvoir une très courte année.
    Un peu de social, peu de socialisme
    La fonction politique est très souvent l’’art de créer des mythes, de donner une charge symbolique voire affective à l’’action et, de ce point de vue, le Front populaire a réussi, tant son insignifiant passage au pouvoir a laissé une trace importante dans l’’inconscient collectif français. Dans ce registre s’’inscrivent les congés payés et les 40 heures. On aura noté qu’’à partir de cette date le social en France se fera toujours par le haut c’’est-à-dire par la loi, c’’est-à-dire le plus souvent de façon non contractuelle ; il en sera ainsi des lois ultérieures sur les trois semaines de congés payés accordées par le Front républicain en 1956, la loi Mauroy sur les retraites en 1982 et, bien sûr, la loi Aubry sur les 35 heures. Choix politique quasi culturel en France qui conférera une grande rigidité aux dispositions sociales.
    De ce point de vue on oublie souvent ce que Jean Fourastié nous a magistralement enseigné à savoir que la source du progrès social n’’est pas uniquement dans la loi mais aussi dans les formidables gains de productivité. Il est vrai qu’’au XIXe siècle la loi avait beaucoup fait pour le social surtout grâce aux catholiques sociaux (travail des enfants, etc.). Quoi qu’’il en soit, le résultat est que, outre que les ouvriers français travaillaient moins que les ouvriers allemands au moment où Hitler réarmait l’’Allemagne, les Français après 1945 auront, en moyenne, une durée hebdomadaire de travail supérieure à celle des Allemands et des Britanniques. Ce paradoxe ne saurait s’’expliquer uniquement du fait que les gouvernements qui suivirent le Front populaire cherchèrent à revenir sur la loi des 40 heures, « la semaine des quatre jeudis » disait Paul Reynaud, mais parce qu’à vouloir forcer le cours des choses économiques on perd souvent sur les capacités productives et, de ce fait, les gains de productivité, facteurs de progrès sociaux, ne sont pas au rendez-vous.
    Manque d’’experts
    Dans le même registre l’’histoire aura retenu que les accords de Matignon permirent la reconnaissance des syndicats : est-ce en soi du socialisme ? Quant aux augmentations de salaires concédées par le patronat au cours des mêmes accords de Matignon, elles n’’étaient pas déraisonnables dans l’’époque car il fallait, dans un contexte déflationniste généralisé, redonner du pouvoir d’’achat aux masses. Cela se justifiait assez largement, mais ce ne fut pas le gouvernement qui accorda ces augmentations, il n’’en fut que le médiateur ; au surplus, la mesure était plus keynésienne que socialiste. Tout cela cependant à condition qu’’on ne “gonflât pas un pneu crevé” et que le pouvoir d’’achat ainsi distribué s’’exprimât au bénéfice des productions françaises.
    En revanche, au printemps 1937, Léon Blum fut incapable d’’apprécier les effets en cours de la reprise de l’’économie française, faute d’’experts. Blum, Herriot et le personnel politique de la IIIe République étaient des lettrés et non des experts et l’’on aurait tendance à penser que l’’économie est une chose trop sérieuse pour être laissée à des littéraires si… Si le thème de la Synarchie qui se développe à l’’époque et la naissance prochaine de la technocratie ne nous donnaient pas à penser, avec le recul du temps en ce début du XXIe siècle, que les experts ne firent pas toujours mieux ou, en tout cas, certainement trop.
    La place de l’’État
    C’’est bien le problème qui est posé par l’’étude économique du Front populaire. Si en effet sa politique ne fut guère socialiste au sens où nous l’’avons posée, c’’est que l’’État n’’en avait pas les moyens : peu d’’experts, peu d’’hommes de l’’État”, une fonction publique limitée et l’’absence de volonté d’’infléchir le sens général de l’’économie. Bien sûr, des esprits nombreux, souvent brillants, pensent à cette action de l’’État. On peut citer le groupe X-Crise et d’’autres encore très bien étudiés dans le livre de François-Georges Dreyfus sur les origines de Vichy. Celui-ci montre que l’’influence des intellectuels non conformistes sur le futur régime prime sur celle des maurrassiens. C’’est ainsi que l’’on voit se profiler la montée de la future technocratie que, par ailleurs, un homme comme Tardieu appelait de ses vœœuf. Alfred Sauvy, dans sa magistrale Histoire économique de la France entre les deux guerres, montre comment le ministère des Finances, sis encore rue de Rivoli, calculait l’indice des prix. Un fonctionnaire du ministère sortait alors du Louvre avec un panier qu’’il remplissait, avenue de l’’Opéra et dans les magasins des rues avoisinantes, des biens censés représenter le panier de la ménagère, puis s’en retournait au ministère pour faire la moyenne. Aujourd’’hui c’’est par excès que l’’on pêche quand on pense aux innombrables fonctionnaires qui sont censés contribuer à l’’établissement de l’’indice.
    Deux exemples montrent les degrés d’’intervention de l’’État dans la vie économique sous le Front populaire. Le premier concerne le problème monétaire : il est d’’ailleurs beaucoup plus un attribut de la souveraineté qu’une véritable intervention économique. Au printemps 1936 toutes les grandes monnaies ont été dévaluées : la livre dès 1931, le dollar en 33, et le franc Poincaré est surévalué. Il faut bien comprendre que la dévaluation Poincaré a été vécue comme une rupture par les Français après 125 ans de stabilité monétaire (le franc germinal de 1803) et qu’’une nouvelle dévaluation apparaît aux dirigeants du Front populaire comme une amputation du drapeau.
    Maudite dévaluation
    Mais la vraie raison des réticences de Blum c’est que la pratique de la dévaluation en ce début du XXe siècle est surtout d’’essence totalitaire. Les grandes dévaluations, voire les destructions monétaires (Russie) ont été celles des bolcheviques et des nazis et le contrôle des changes qui doit accompagner une dévaluation pour assurer sa réussite et éviter que les détenteurs de capitaux se mettent en position de change ou privent le pays de ses capitaux, est une contrainte anti-libérale et choque profondément les habitudes de ce bourgeois libéral qu’’est Blum. Cependant il fut contraint au final de dévaluer à l’’automne, ce qui conféra à la monnaie nationale un avantage de change certain mais trop tardif. Les effets de la dévaluation compétitive se feront sentir au printemps sur les exportations mais il est déjà trop tard. L’’embellie économique mal perçue sera peu durable. C’’est à partir des dévaluations de 1939 et surtout celles qui suivirent la guerre, 47, 48, 49, 58, 69, 81, 82, 83, et 86 que les Français se sont habitués au contrôle des changes, mesure abolie par l’’Europe en 1987.
    Un avant-goût de la PAC
    Le second exemple porte sur la question agricole où le Front populaire fut le plus interventionniste sans doute. On sait la dramatique caractéristique de la crise de 1929, la baisse catastrophique des prix, la déflation généralisée : les prix agricoles, dans ces circonstances, résistent encore moins bien que les prix des produits manufacturés. Les agriculteurs voient donc le prix des céréales s‘’effondrer. Chartres fut le théâtre de véritables émeutes des petits producteurs beaucerons désespérés par “le blé gangster”, ce blé vendu par les gros céréaliers en dessous du plancher établi par le gouvernement. Le Front populaire va créer l’’Office interprofessionnel du blé dit ONIB puis ONIC (céréales), véritable prototype de la PAC mise en place par la volonté de De Gaulle et des hauts fonctionnaires français à partir de 1962. Son principe revenait à payer au dessus du prix du marché mondial les produits tout en faisant assumer par la collectivité les stocks, leur écoulement ou leur destruction ; il y a bien là quelque chose de la PAC.
    La vraie rupture
    À l’’évidence la rupture dans l’’histoire économique du XXe siècle ce n’’est pas 1936 mais 1940 ou 1941, dates auxquelles l’’État, sous Vichy, se dote des moyens d’’intervention dans l’’économie. Dès lors, la technocratie est née ! À titre de simple exemple on se souvient que l’’École d’’Uriage fut la pépinière des cadres de la IVe et de la Ve république. Et n’’en déplaise à ceux qui voudraient voir, politiquement, une rupture dans les années suivant la Libération, sur le plan économique il y a une grande continuité entre Vichy et la IVe République. Que les communistes soient les inspirateurs de cette politique est incontestable mais les moyens leur ont été désormais donnés pour intervenir. L’’État finira par acquérir le poids que l’’on sait aujourd’’hui et, s’il n’est pas déraisonnable de vouloir comme le disait R. Reagan qu’’il « descende de notre dos », il faut se souvenir que l’’URSS est morte sous son poids en 1991 mais que la période qui a suivi a été gravement affectée par l’’inexistence quasi totale de ce même État qui vit proliférer l’’anarchie, les mafias et les oligarques, toute la politique du président Poutine étant de rechercher l’’équilibre entre le trop d’’État et le pas assez d’’État. La France dans l’’inévitable réforme qu’elle doit accomplir devra s’en souvenir.
    Olivier Pichon *  L’’Action Française 2000 – du 1er au 14 juin 2006
    * Directeur de Monde et Vie.

  • Soutien à Mme Bompard, maire de Bollène

    De Civitas :

    "Nouveau refus d'un maire de marier deux personnes de même sexe. C'est Marie-Claude Bompard, maire de Bollène, qui vient de refuser de marier Amandine Gilles et Angélique Leroux. Bien entendu, comme il s'agit de Madame Bompard, il ne fait aucun doute que l'affaire prendra une tournure hautement symbolique et va mobiliser dans les prochaines heures toutes les forces de la subversion sous le regard avide de l'ensemble des médias. On peut déjà constater l'ambition d'un élu de l'opposition locale, le socialiste Michel Lebailly, d'en faire un enjeu pour les prochaines élections municipales. C'est vrai que l'élu socialiste a encore du mal à digérer sa défaite et ne manquera pas d'intriguer pour tenter de prendre sa revanche.

    Elément qui ne manquera pas d'orienter le débat : Madame Bompard a courageusement fait état de ses "convictions religieuses" pour expliquer son refus de marier ces deux femmes. Voilà qui devrait à n'en pas douter déclencher la furia des hordes laïcistes.

    CIVITAS félicite Madame Bompard pour sa courageuse décision et pour avoir assumé ses convictions religieuses.

    CIVITAS appelle tous les défenseurs de la Famille à écrire à Madame Bompard afin de lui témoigner leur soutien et l'encourager à tenir bon.

    Rappelons à toutes fins utiles les enseignements de Saint Thomas d'Aquin : "Toute loi portée par les hommes n'a raison de loi que dans la mesure où elle découle de la loi naturelle. Si elle dévie en quelque point de la loi naturelle, ce n'est alors plus une loi, mais une corruption de la loi".

    CIVITAS appelle en conséquence les élus municipaux catholiques et prioritairement les maires catholiques à se déclarer publiquement solidaires de Madame Bompard. Que ces élus se coalisent et forment un bloc solidaire et ils constitueront une force de résistance estimable en ces temps de grand déclin moral."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La presse : une conspiration d'un petit nombre

    La vérité concernant la presse, c’est qu’elle n’est pas telle que son nom la désigne. Elle n’est pas « la presse populaire ». Elle n’est pas la presse publique. Elle n’est pas davantage un organe de l’opinion publique. Elle est une conspiration ourdie par un petit nombre de millionnaires qui se sont entendus sur ce que cette grande nation (à laquelle nous appartenons) doit savoir sur elle-même, ses amis, ses ennemis. La boucle n’est pas tout-à-fait complète pour être exact (il existe encore quelques journaux honnêtes défendant courageusement d’anciennes valeurs), mais elle l’est suffisamment pour qu’on puisse considérer ce système de propagation des nouvelles comme un monopole de fait. Si bien que le lecteur de journal reçoit toutes ses informations et ses mots d’ordre politiques de ce qui à l’heure qu’il est constitue plus ou moins consciemment une sorte de société secrète, composée d’un très petit nombre de membres disposant de beaucoup d’argent.
    Utopie des usuriers

    http://www.amisdechesterton.fr/2013/08/23/aphorisme-174/

  • À chaque mois, son extrémiste de droite !

    La saison estivale est une période de l’année propice aux manipulations politico-médiatiques. Du fait des congés et de la « trêve politicienne des confiseurs », juin, juillet et août sont des mois parfaits pour des mystifications. Il y eut en 1979 tout un tapage autour de la N.D. L’été 2013 restera comme la saison de chasse de l’extrémiste de droite hexagonal.

    Précisons au préalable que la gauche actuellement au pouvoir n’est pas la seule à dénoncer des conspirations imaginaires. La droite affairiste et atlantiste monta en novembre 2008 l’« affaire de Tarnac » contre des groupes d’ultra-gauche. Loin de maintenir l’ordre et la sécurité, l’arsenal sécuritaire voulu par tous les gouvernements depuis deux décennies assure une meilleure persécution judiciaire de tous les dissidents de la pensée plutôt que combattre les délinquants qui pourrissent la vie quotidienne des Français.

    Juin fut marqué par l’affaire dite « Méric » dont le traitement médiatique a montré tant la partialité intrinsèque de la caste journalistique que leur complicité intime avec les organes d’un pouvoir discrédité, incompétent et incapable. Elle a aussi mis en lumière une étroite proximité entre la mouvance « antifa » et des responsables d’un régime qu’ils devraient renverser.

    Cette « affaire Méric » doit en réalité s’appeler l’affaire Estéban du nom de ce garçon emprisonné après trois mois pour s’être défendu au cours d’une agression politique. il est la victime d’une « skinophobie » croissante entretenue par quelques hiérarques infâmes et des médiats aux ordres. Dans une société pourrie qui entérine presque toutes les perversions, avoir un style de vie inspiré de la mode skinhead – témoignage d’un certain anti-conformisme – dérange les belles âmes germano-pratines supposées tolérantes.

    La lecture marxiste de ce drame insisterait sur l’antagonisme de classe entre un gringalet, post-leucémique, inscrit à Sciences-Po Paris et énarque en puissance, issu d’une famille aristocratique bretonne, et un enfant d’origine espagnole, travailleur salarié d’extraction prolétarienne. Ce n’est peu dire qu’il s’agit ici d’une nouvelle « affaire Dreyfus ». Remarquons qu’après un incroyable déchaînement politico-médiatique pendant quarante-huit heures, un lourd silence est ensuite tombé, suite à la révélation de faits nouveaux étayant la thèse de la légitime défense.

    La manifestation de la vérité n’a pas empêché le gouvernement de circonstance de Flamby, de (Z)Ayrault et de Manuel « Gaz » de prendre prétexte de ce triste fait-divers pour dissoudre de respectables mouvements : d’une part, Troisième Voie, les Jeunesses nationalistes-révolutionnaires et l’association Envie de rêver, et, d’autre part, l’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes. Ils ne sont pourtant pas responsables des malversations financières, de la corruption galopante, du financement occulte et de l’enrichissement personnel qui secouent le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône ? D’après ces critères gouvernementaux grotesques, d’autres fauteurs de désordre public comme les FemHaine et Act Up ne méritent-ils pas eux aussi la dissolution ?

     La campagne de haine à l’encontre des authentiques rebelles au Système se dégonflant, il fallut aux officines de la place Beauvau – ou d’ailleurs – un nouveau prétexte pour susciter un certain effroi auprès d’un bon peuple hébété. Il faut l’inquiéter des menaces d’une hypothétique hydre « néo-facho-nazie » sur le mirifique « vivre ensemble » hexagonal si paisible comme l’ont prouvé les récents incidents à Trappes. Le 16 juillet éclatait donc l’« affaire Varg Vikernes », suspecté de préparer des attentats.

     Lui et son épouse ont été interrogés par la fameuse D.C.R.I. (Direction centrale du renseignement intérieur) qui n’a rien trouvé, si ce n’est quelques écrits politiquement incorrects qui valent à leur auteur de comparaître à la Rentrée devant la XVIIe chambre, haut-lieu bien connu de la répression des mal-pensants. Mais une fois encore, le gouvernement et ses hyènes médiatiques ont bafoué la présomption d’innocence en divulguant l’adresse et l’identité des gardés à vue. En revanche, ils taisent encore les patronymes exacts des responsables des émeutes de Trappes…

     En raison d’un passé agité et d’un mode de vie dissident – ce n’est pas chez Varg Vikernes qu’on trouvera des plants de shit chers aux jeunes bo-bo mondialistes dégénérés -, ce père de famille honorable a attiré l’attention de la police politique républicaine. Il y a quelques décennies, le Dr. Merlin chantait qu’on vit « en liberté… En liberté surveillée ». Nous y sommes !

     Or cette criminalisation de la pensée (en langue orwellienne, on dit « rechercher des intentions » – à quand les détecteurs cérébraux ?) s’est dégonflé. Cependant, Varg Vikernes et son épouse font malheureusement l’objet de suspicions généralisées chez eux. Leur maire a estimé qu’il était indésirable (1) ! De quoi se mêle-t-il ? Osera-t-il dire une même sottise quand des Roms débouleront dans son charmant village corrézien ?

     Le 12 août dernier éclata alors une troisième affaire liée à l’« extrême droite radicale ». L’emploi de cette expression suppose de la part des locuteurs l’existence d’une « extrême droite » modérée… La D.C.R.I. arrêta le 9 août dernier un sergent d’une base militaire près de Lyon. Ce sous-officier aurait eu l’intention de tirer sur la grande mosquée de Vénissieux à la fin du Ramadan. Les médiats ont raconté que ce militaire souffrait de fragilité psychologique provoquée par une rupture sentimentale et la disparition volontaire de Dominique Venner renommé pour l’occasion par quelques journaleux de France 3 « Dominique Werner » peut-être par germanophobie inconsciente et surtout par crasse ignorance.

     Cette nouvelle arrestation sent la manœuvre d’intoxication sommaire d’autant que l’identité du prévenu n’a pas été révélée par des médiats d’habitude languards (2)… On peut présumer que ce sergent a été instrumentalisé par quelques agents provocateurs.

     Un faisceau d’éléments concordants indique l’intervention de ces personnages douteux. Toujours très bien informé, Emmanuel Ratier rapporte dans le numéro estival de son excellente lettre d’informations confidentielles que « le pouvoir socialiste dispose désormais de son propre réseau de barbouzes, sans nul doute interne à la police (3) ». Il révèle en effet que quarante-huit heures avant l’arrestation scandaleuse du manifestant anti-mariage homo, Nicolas Bernard-Buss, « son appartement avait été “ visité ”, avec vol de son ordinateur crypté, de ses six téléphones portables et de divers documents. [… En revanche] aucun objet de valeur n’a été dérobé tandis que l’appartement a été quasiment mis à sac avec lit et sièges tailladés au cutter, plancher de bois arraché, etc. (4) ».

     Il faut relier cette information avec un message du 9 août signé par le directeur général de l’organe sarkozyste Valeurs actuelles sur Twitter, Yves de Kerdrel. Le numéro en cours de cet hebdomadaire relate les conditions effroyables d’incarcération de Nicolas Bernard-Buss. « Compte Twitter piraté pour la troisième fois en une semaine + écoutes téléphoniques : voilà ce qui arrive quand on critique Manuel Valls (5) », écrit-il. Dans un autre message publié sur le même réseau social, il affirme aussi connaître « les méthodes du père Valls (6) » et avertit que Nicolas Bernard-Buss « fait l’objet d’une surveillance policière très particulière. Il est venu passer deux fois cinq heures, le soir, chez nous. Il y avait des voitures banalisées devant nos locaux (7) ». On apprend enfin que les journalistes de Valeurs actuelles auraient observé la présence d’« agents civils à plusieurs reprises en bas du journal (8) ».

     En dépit d’un démenti officiel de l’« entourage gazier » qui ne convainc personne, force est de constater que l’Hexagone entre dans un contexte semblable à une stratégie de (basse) tension avec des opérations sous faux-drapeau, des agressions fictives d’étrangers ou de « néo-Français » et de vraies-fausses actions terroristes, réalisées ou découvertes à temps. L’objectif de ces « pyromanes » politiques consiste à empêcher la formation d’une opposition organisationnelle radicale capable de résister aux prochaines décisions catastrophiques de l’oligarchie mondialiste et de ses laquais ministériels. Soyons donc attentifs à leurs manigances, car rien ne les arrêtera dans leur visée d’imposer au pays réel un climat de grande terreur.

     Georges Feltin-Tracol  http://www.europemaxima.com/

     Notes

     1 : Nicolas Jacquard, « Varg Vikernes compte saisir la justice », dans Aujourd’hui en France, 10 août 2013.

    2 : Languard signifie « mauvaise langue bavarde ».

    3 : Emmanuel Ratier, Faits et Documents, n° 360, du 15 juillet au 1er septembre 2013, p. 3.

     4 : Idem.

     5 : cité par Caroline Monnot, dans Le Monde, 13 août 2013.

     6 : Idem.

     7 : Id.

     8 : dans Le Figaro, 12 août 2013.

  • Les impostures d’un système qui prétend être démocratique

    De Philippe Pichot-Bravard sur Le Rouge et Le Noir :

    "[...] Le système électoral est désormais complètement verrouillé par une oligarchie constituée des grands partis, de cercles d’influence, de groupes d’intérêt, de la télévision, des radios, des grands journaux, et de ceux qui, les finançant, leur donnent des consignes. La rétraction croissante, depuis le milieu des années 90, du cercle des opinions permises et l’emprise, dans le débat public, d’une pensée officielle servie par une langue piégée et conceptuelle, apanage d’une oligarchie idéologique, joue là un rôle très important. Une majorité de Français se sentent aujourd’hui exclus du jeu politique, ce qui tarit la source de sa légitimité.

    En outre, le mépris que manifeste cette oligarchie à l’égard de la population est de plus en plus manifeste, comme l’ont montré l’affaire du Syndicat de la Magistrature ou encore le sort réservé à la pétition envoyée au CESE. Ce mépris contribue au mécontentement d’une part importante de la population, et en particulier de la partie de la population qui est habituellement la plus disciplinée, la plus travailleuse, la plus respectueuse des règles : celle qui a manifesté les 24 mars et 26 mai derniers.

    Sans doute, quand on y regarde de près, le système représentatif institué à partir de 1789, a toujours été un édifice de stuc bâti en trompe l’œil. La confusion entretenue entre l’affirmation du caractère démocratique des institutions et leur réalité représentative n’est pas le moindre de ces artifices. Les apparences, soigneusement sauvegardées, ont, pendant longtemps, garanti la pérennité du système. Tout se passe aujourd’hui comme si, le stuc s’effritant, la réalité apparaissait aux yeux d’un grand nombre de nos compatriotes, révélant les nombreuses impostures d’un système qui prétend être démocratique alors qu’il ne l’est pas, et qu’il ne l’a jamais été, ayant toujours été représentatif, c’est-à-dire par essence oligarchique ; un système qui assure, concrètement, beaucoup moins de libertés qu’il en promet. S’insinue alors, de plus en plus, la conviction que les « valeurs de la République » n’ont peut-être pas la consistance qu’on leur prêtait, qu’elles seraient, au mieux des concepts abstraits sans réelle portée concrète, au pire un instrument de manipulation de l’opinion aux vertus narcotiques. Cette conviction nourrit la crise de régime que nous connaissons aujourd’hui.

    Pourtant, l’existence d’une crise de régime n’entraîne pas nécessairement la chute de celui-ci. Quoiqu’affaibli, le régime conserve la capacité de se défendre, notamment en changeant, ne serait-ce qu’apparence, ce qui doit être changé pour lui permettre de survivre. Notre histoire constitutionnelle, et notamment les changements de régime survenus en 1789, en 1792, en 1799, en 1814, en 1815, en 1830, en 1848, en 1851 ou en 1958, nous montre, en outre, qu’un régime conserve toujours cette capacité tant qu’il n’est pas abandonné par une partie, au moins, de ceux qui ont pour mission de le défendre.

    A chaque fois que la République s’est sentie menacée, elle a su se défendre énergiquement en n’hésitant pas à écarter l’application des règles juridiques, à détourner ou à méconnaître ses propres lois pour réprimer l’opposition dont elle se sentait menacée, même lorsque celle-ci s’exprimait pacifiquement. La violence policière, le harcèlement administratif et la persécution fiscale étant les moyens les plus courants. Nous en faisons actuellement l’expérience, au moment même où plusieurs membres du gouvernement n’hésitent pas à renouer publiquement avec les grands ancêtres de 1793 et à se réapproprier leur projet totalitaire de régénération de l’homme. On peut craindre, à cet égard, que la répression s’accentue dans les prochains mois, visant plus directement les mouvements de jeunesse, les écoles hors contrat, et même, qui sait, certaines congrégations religieuses. La bataille ne fait que commencer. Et cette bataille est d’abord celle du Droit et de la Justice contre l’arbitraire du pouvoir."

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  • Et revoilà la “taxe carbone” !

    Le nouveau ministre de l’Écologie Philippe Martin a annoncé que le Premier ministre avait « acté » la création d’une « contribution climat énergie », une vieille revendication écologiste plus connue sous le nom de « taxe carbone ».

    « Sur la fiscalité écologique, je suis venu vous confirmer la décision actée par le Premier ministre de créer une contribution climat énergie », a -t-il lancé devant les responsables d’EELV, qui l’avaient invité à Marseille. Le ministre n’a pas donné d’autre détail sur la mesure, déclarant un peu plus tard devant la presse qu’il y aurait « débat sur le montant et le rythme » de cette contribution.

    La contribution climat-énergie, qui fait l’objet d’une proposition de loi récente des écologistes à l’Assemblée nationale, vise à encourager particuliers et entreprises à des comportements plus « verts » en taxant les consommations d’énergies polluantes.

    Mise en sourdine lors des tables rondes du Grenelle fin 2007, l’idée a connu sa traversée du désert, avant de refaire surface en 2009, année où une commissions d’experts présidée par l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, s’était penchée sur le sujet. Un projet porté par le gouvernement Fillon, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2010 avait par ailleurs été annulé in extremis par le Conseil constitutionnel. Il prévoyait une taxe appliquée uniquement aux énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon).

    Source : leparisien.fr