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France et politique française - Page 4772

  • Affaire Bourdouleix : Une analyse intéressante

    Suite à la démission de Gilles Bourdouleix de l'UDI, un lecteur m'adresse en lien une analyse intéressante sur les probables raisons de l'acharnement médiatico-judiciaire dont l'élu est l'objet.

    "Parce que même s’il n’y a pas de sang, il s’agit bien d’une exécution publique. Médiatique. Politique. Judiciaire même. Une exécution qui surprend par sa rapidité. Et qui a ses raisons que nous tenterons d’éclaircir – ce que personne ne s’est visiblement donné la peine de faire avant nous. Pour le béotien, c’est vite vu : le maire a dérapé, c’est nauséabond, il doit être condamné, et le bon peuple ne verra rien. Seulement à qui profite le crime ?

    [...]

    le Courrier de l’Ouest et Gilles Bourdouleix sont fâchés depuis belle lurette. Deux fois le Courrier de l’Ouest a attaqué le maire de Cholet pour diffamation, après que celui-ci ait contesté vivement les méthodes qu’il employait ou la véracité de l’information, deux fois le journal a été condamné aux dépens, dont la dernière fois il y a quelques semaines. De quoi rendre possible un règlement de comptes du journal ?

    [...]

    Les démêlés de Gilles Bourdouleix et des gens du voyage ne lui ont pas apporté que des amis à la Préfecture et à la sous-préfecture. D’autres raisons [...] ont provoqué un fort énervement du côté du maire de Cholet excédé, tant et si bien qu’il fait voter en mai 2013 une motion pour que le président de la République relève le préfet du Maine-et-Loire de ses fonctions."

    L'intégralité de l'article est à lire ici.

    Carole d'Hombelois  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Trappes : que cache la mobilisation contre « l’islamophobie » ?

    TRAPPES (NOVOpress) – Les partisans de la femme voilée à Trappes (Yvelines), dont le contrôle par la police à déclenché de très violents affrontements le week-end dernier entre des centaines d’émeutiers et les forces de l’ordre, agitent le torchon de « l’islamophobie » pour défendre leur cause. Ainsi, mercredi, des membres du Collectif des citoyens de Trappes ont fait état d’une « islamophobie » en réclamant la tenue d’une table ronde avec le préfet, les élus et les citoyens afin de rétablir un « vrai » dialogue et « faire bouger les lignes ».

    Par ailleurs, le mari de la femme voilée, un converti à l’islam depuis cinq ans (photo), affirme n’avoir « jamais tenté d’étrangler » le policier, affirmant lui aussi avoir subi des « provocations » et fait l’objet d’« insultes ». Dès le 20 juillet, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), a exploité ce filon, s’en prenant aux médias et à la police, accusés de mettre « en cause les protagonistes musulmans, en première intuition ». Pour voler aux secours de ces extrémistes musulmans, le CCIF a utilisé également la vulgate « antiraciste » : « Plusieurs témoins de la scène rapportent des déclarations racistes de la part des policiers et un abus de moyens physiques à l’encontre d’une personne qui coopérait ». Mais pour le CCIF, cette affaire est surtout le dernier acte en date d’une « vague islamophobe en France ». Cette stratégie révèle le vrai visage de la lutte contre « l’islamophobie » : un soutien idéologique à l’islamisme en France.

    http://fr.novopress.info/

  • Une droite de droite ?

    Le "mouvement dextrogyre" abordé à plusieurs reprises sur ce blog (voir ici, ici ou par exemple) est évoqué dans le JDD en comparant l'UMP au mouvement du tea Party américain. L'analogie est réfutée par certains, mais ce qui ressort, c'est que cette "radicalisation" d'une partie de la droite inquiète la gauche, mais également certaines personnalités de l'UMP :

    "la droite doit faire attention à ne pas suivre les travers du Parti républicain, avertit Thierry Mariani. En particulier ceux qui l'ont privé de la Maison-Blanche en 2012. Le vote des minorités hispanique et noire a cruellement manqué à une formation qui s'est considérablement radicalisée ces dernières années [...] Des Français de 2e ou 3e génération se détournent de nous car ils perçoivent un discours qu'ils considèrent comme agressif"

    A défaut de rendre l'opposition "audible", l'UMP nous montre qu'elle cherche de nouveaux électeurs. Le parti craint-il une défection de son électorat traditionnel aux prochaines élections ?

    Carole d'Hombelois  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • MEDEF : DES PAROLES ET PAS D'ACTES

    Pierre Gattaz a été élu à la présidence du Medef dans une quasi unanimité. Président de la société Radiall, il succède à son père, fondateur de la firme et, lui-même, ancien président du CNPF. Cela montre, en passant, la supériorité des entreprises familiales sur celles qui sont anonymes : sur le plan capitalistique, les actionnaires sont souvent satisfaits, en particulier grâce à la possibilité de vues à long terme. Quant aux salariés, ils bénéficient fréquemment de relations sociales apaisées.
    Le Medef a tiré la sonnette d'alarme jugeant insupportable les charges fiscales et sociales qui écrasent les entreprises, seules créatrices de vraies richesses. Il évalue à 100 milliards d'euros le poids qu'il faudrait enlever à ces entreprises pour leur permettre de retrouver leur compétitivité perdue. Malgré l’imprécision inévitable des montants, c'est un ordre de grandeur à retenir.
    On ne peut qu'applaudir. Mais c'est au stade des moyens envisagés que le dérapage intervient. Malgré le flou des informations à ce sujet, nous pouvons juger peu ou prou son programme.
    La première proposition semble être de diffuser les 100 milliards dans tout le corps social en manipulant les impôts et charges avec évidemment maintes complications. Le fardeau serait donc payé par d'autres que les entreprises. En fait cela reviendrait à frapper sous diverses formes les clients des entreprises que l'on affirme vouloir sauver. Que vaut une entreprise sans clients ?

    VERS UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE
    Les experts du Medef ont du flairer le piège. C'est pour cela qu'ils ont imaginé des mécanismes compliqués pour encourager les activités supposées créatrices d'emplois au détriment d'autres n'ayant pas leurs faveurs. Il s'agit en fait, sans que le mot soit peut-être prononcé, d'une politiques industrielle telle que les gouvernements de toutes sortes en ont eu depuis des lustres. Le résultat le plus clair de ces politiques fut de chasser les usines hors de France. François Hollande n'agit pas différemment.
    Le terme de « politique industrielle » ne devrait pas exister. Elle ne peut se manifester que dans une odeur pestilentielle d'usines à gaz ; les détails du programme nous promettent un ouragan de lois ou de réglementations. Un tel ouragan et ses variations détruit les entreprises au même titre que les impôts et charges.
    Voici une information essentielle à diffuser. Il existe plus de 6 000 aides aux entreprises. Leur coût apparent dépasse le montant de l'impôt sur les sociétés. Il s'agit d'un coût apparent, car la mécanique infernale génère des heures de travail pour gérer la forêt. Cela montre l'immense marge de manœuvre qu'un Medef désireux de faire éclater la vérité pourrait mettre en lumière.
    Enfin dans une funeste erreur, le Medef se déclare attaché aux divers principes de réduction du nombre de fonctionnaires et d'allègement de leur coût ; ces méthodes sont toujours été très limitées dans leurs effets. Que signifie au demeurant les références au futur budget 2014 ; la maison brûle, faut-il attendre pour la sauver ?

    COMMENT LIBERER LES ENTREPRISES ?
    Libérer les entreprises est, pour sur, un objectif fondamental. A cette fin, il ne faut pas diminuer les dépenses et les impôts. Il est nécessaire de les détruire ce qui est différent.
    Pour les dépenses, les diminuer seulement comme en jouant sur les charges des fonctionnaires c'est bien vite voir la dépense revenir par la fenêtre. Détruire les dépenses, c'est supprimer des administrations entières : plus de bureaux luxueux, plus de salles à manger de direction, de cabinets, de statistiques, de formulaires, de contentieux, de fonctionnaires.
    Il est souhaitable de commencer par les petites et moyennes administrations aux attributions parfois ridicules et contradictoires : une fois détruites, elles ne reviendront jamais. La liste de ces administrations inutiles est impressionnante.
    Pour les impôts et charges, il faut faire de même. Un impôt seulement diminué réaugmente toujours. Il est nécessaire de s'attaquer à la jungle des multiples taxes et prélèvements divers. Là aussi il faut porter la hache car tout le fatras pèse directement ou non sur les entreprises.
    Nul doute qu'un programme de ce genre serait salué par les marchés s'il est bien calculé. Les effets immédiats et rapides permettraient d'avancer par phases successives vers toujours davantage de libération.
    Si le nouveau Medef ne s'y engage pas, il nous refera du Parisot, alors pourquoi avoir changé de leader ?
    MICHEL de PONCINS http://libeco.net

  • Quand le poulet brésilien s’invite dans les plats bretons

    GUINGAMP (NOVOpress Breizh) – Les aviculteurs de la Coordination Rurale des Côtes-d’Armor n’en sont pas encore revenus. Lundi dernier, lors d’une visite à Farmor,  une entreprise de Guingamp qui fabrique des plats préparés, ils ont découvert que 90 % des poulets stockés dans les chambres froides étaient de provenance étrangère.

     

    La délégation de la Coordination rurale (CR) a été reçue par le directeur du site, qui s’est dit très attaché à la traçabilité et l’origine des viandes – insistant notamment sur le fait que 40 % de la volaille utilisée provient de France, le reste étant des volailles importées.

    Un calcul apparemment très optimiste, puisqu’en réalité, comme l’a démontré la visite qui a suivi, il est apparu que 90 % du poulet en stock ce lundi, provenaient du Brésil, des Pays-Bas ou de Thaïlande. Selon la CR, seuls quelques cartons, sans étiquettes d’origine, provenaient, aux dires du directeur, de l’abattoir Bocher, appartenant aussi au groupe Sofiprotéol, à Mur-de-Bretagne.

    Farmor, rappelle le syndicat paysan, « est une filiale de Glon Sanders, elle-même détenue par Sofiprotéol, société présidée par Xavier Beulin (qui est aussi accessoirement président de la FNSEA, syndicat qui se targue de défendre les agriculteurs !). »

    La Coordination rurale affirme qu’« au vu de la situation dramatique des aviculteurs français, [il] trouve intolérable que Sofiprotéol, financée par des cotisations “volontaires obligatoires” prélevées aux agriculteurs, n’impose pas à ses filiales de privilégier l’utilisation de poulets bretons au lieu d’utiliser massivement du poulet d’importation. »

    Rappelant que « les intégrateurs ont déjà imposé aux éleveurs des baisses de prix de reprise des volailles de 50€/Tonne en début d’année. [Que] cette course au prix toujours plus bas est fatale [et qu’on] s’achemine vers des cessations massives », les aviculteurs bretons affirment qu’ils « ne veulent pas jouer le rôle de variable d’ajustement » et qu’« ils ne se laisseront pas faire ! » Un dossier de plus pour Messieurs Le Foll et Montebourg.

    http://fr.novopress.info/

  • Moi président de la république…

    Quand les sondages sont au plus bas, que les échecs électoraux se succèdent, et que le crise bat son plein, Hollande pense trouver la solution en revenant sur ses promesses électorales (nous ne sommes plus à un mensonge prêt me direz-vous !) .

    «Moi président de la République je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Élysée», rétorquait fièrement notre guignolesque futur président à son « rival » quelques jours avant son élection.
    Pourtant on pouvait lire ce soir dans Le Parisien :

    « François Hollande recevait lundi soir pour un dîner à l’Élysée les chefs des partis de sa majorité, pour tenter de resserrer les rangs de partenaires pas toujours au diapason de l’action gouvernementale, à quelques mois des difficiles échéances électorales de 2014.(…)
    A son arrivée, le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a salué « une initiative importante du président ». « Quand la gauche est unie, elle réussit, quand elle est divisée, elle s’abîme », a-t-il souligné ajoutant que les municipales de 2014 seraient au menu du dîner.
     »

    De quoi a-t-il peur ?

     

    « Pour les municipales, l’entourage de M. Hollande ne cesse de rappeler la nécessité pour la majorité d’aller unie dès le premier tour à ce scrutin à haut risque, notamment face au danger du Front national, qui prospère sur le terreau de la crise.

    D’où l’importance de structurer la majorité. Dans cette optique, le président compte aussi sur les communistes qui ne font pas partie de la majorité mais en sont néanmoins alliés. Il recevra d’ailleurs mardi à l’Élysée leur numéro un, Pierre Laurent. »
    Tenir ses promesses est un point essentiel du mandat d’Hollande (chacun a pu le constater par son empressement à mettre en place la légalisation d’une pathétique parodie de mariage), oui mai pas toutes ! Mentir peut apparemment s’avérer être un devoir ! Bien oui, sinon comment se défendre face à la menaçante et dangereuse extrême droite ?!

    Marie de Remoncourt http://www.contre-info.com

  • IVG : non, les cathos ne sont pas des bisounours moralisateurs !

    de Gabrielle Cluzel... Est-il besoin de rien ajouter ?

    Marie Delarue a réagi de façon très forte au post de l’un des jeunes contributeurs de ce site, relatif au premier pas vers la légalisation de l’avortement en Irlande.

    J’ai remarqué depuis longtemps qu’il était presque impossible, pour un public féminin, d’avoir un débat apaisé sur la question. Parce que ce sujet a la particularité d’être à la fois philosophique, anthropologique et de toucher à notre intimité de femme. Les emportements épidermiques que suscite chez certaines la moindre manifestation d’opposition à l’IVG disent en réalité le contraire de ce qu’ils veulent prouver : près de 40 ans après sa légalisation en France, on aurait pu imaginer, s’il s’était réellement agi de la grande avancée promise que, passées les frilosités rétrogrades de certains, une certaine sérénité se serait instaurée. Il n’en est rien, la question est toujours aussi explosive et reprend feu à la première allumette. [...]

    La suite sur Boulevard Voltaire

  • Génération Identitaire au tribunal

    COMMUNIQUÉ de Génération Identitaire : Banderole "Hollande démission" à Solférino, jugement aujourd'hui.

    Le 26 mai dernier, 19 jeunes garçons et filles sont montés sur la terrasse du siège du Parti Socialiste rue de Solférino pour y déployer une banderole « Hollande Démission ! ». Au même moment, un million de Français défilaient à nouveau dans les rues de Paris à l'appel de la Manif Pour Tous pour réclamer le retrait de la loi Taubira.
    Après 54h de garde à vue et alors qu'ils sont placés sous contrôle judiciaire depuis deux mois, les 19 insoumis seront jugés devant la 12ème chambre du tribunal correctionnel de Paris ce jeudi 25 juillet à 13h30.
    Incarcérant Nicolas - jeune opposant au "mariage pour tous" - et laissant dehors les voleurs de Brétigny ou les émeutiers de Trappes, la justice n'a pas brillé par son équité ou son impartialité ces derniers temps. C'est pourquoi le procès de cette action totalement pacifique, sans aucune effraction ou la moindre casse devra être observé avec la plus grande attention.

     

    GENERATION IDENTITAIRE
    Site : www.generation-identitaire.com
    Messagerie : contact@generation-identitaire.com
    Facebook : http://www.facebook.com/GenerationIdentitaire
    Twitter : https://twitter.com/G_IDENTITAIRE

  • Faut-il continuer à subventionner le travail par les impôts ? (arch 2010)

    17 % des salariés du secteur marchand, contre 11 % seulement il y a vingt ans, sont payés au SMIC. Non rebuté par des fraudes massives en raison de la médiocre sécurisation du dispositif, le gouvernement Villepin a décidé de revaloriser la Prime pour l'emploi (PPE) afin qu'elle arrive à représenter jusqu'à un treizième mois pour un salarié rémunéré au SMIC. Cette prime aurait pour but d'inciter les chômeurs à reprendre un emploi. en leur assurant un revenu global supérieur, à la fois au salaire minimum mais surtout aux minima sociaux.
    En réalité, en faisant payer cette prime par les contribuables, le gouvernement reconnaît que, sans ce coup de pouce fiscal, d'une part, le SMIC ne constitue plus un minimum vital décent, d'autre part, les entreprises ne peuvent plus verser davantage à leurs travailleurs les moins qualifiés. C'est sans doute vrai pour celles qui sont en concurrence directe avec l' économie mondialisée. Pour les autres, c'est plus discutable.
    Une première question se pose : cette prime évaluée à 4 milliards est-elle efficace ? Certes, elle améliore un peu la vie des smicards, mais contribue-t-elle vraiment au retour à l'emploi ? A-t-elle un impact sur la consommation de produits nationaux et donc sur le chômage ?
    Dans la foulée, le gouvernement qui n'a de cesse d'augmenter les prélèvements sur les particuliers - on peut s'attendre à une flambée des impôts après les élections présidentielle et législatives de 2012 quels que soient les vainqueurs ! - annonce la suppression des charges sociales au niveau du SMIC pour les entreprises de moins de 20 salariés pour un coût estimé à 640 millions. Rappelons que 19 milliards sont déjà mobilisés pour compenser la baisse des charges sociales au bénéfice des entreprises dont les rémunérations de leurs salariés sont égales ou légèrement supérieures au SMIC...
    Là encore, connaît-on les effets des baisses de charges dont le coût fiscal cumulé à celui de la PPE équivaut à environ la moitié des recettes de l'impôt sur le revenu ?
    Est-il viable et légitime de subventionner le travail ? Sans la PPE, compte tenu du faible écart entre le SMIC et les minima sociaux, parmi les 9 millions de salariés au SMIC, combien n'iraient pas travailler ? Est-il sain que 7 millions de salariés supplémentaires soient tributaires des baisses de charges dont le coût s'élève, insistons encore, à 19 milliards ?
    Faire subventionner le travail de 16 millions de salariés démontre-t-il que l'économie française n'est plus compétitive ou les syndicats patronaux sont-ils si persuasifs qu'ils réussissent à faire financer par les contribuables, sous forme d'impôts qui ne servent plus à la consommation ou à l'investissement, des charges que les entreprises devraient supporter seules ?
    La "smicardisation" des salariés, paupérisation institutionnalisée, synonyme de démotivation au travail et d'insécurité sociale, semble ainsi en voie d'accélération. Certains affirment que, très vite, un salarié sur cinq devrait être concerné. Et comme la pression des économies dans lesquelles les salariés sont payés à un niveau ridicule par rapport au SMIC ne se relâche pas, les salaires français continueront inexorablement à être tirés vers le bas. Sans que la position de l'économie française retrouve de la vigueur sur les marchés extérieurs. La production industrielle française s'essouffle selon l'Insee.
    Avec le chèque-transport, le gouvernement, une nouvelle fois, se propose d'accroître le pouvoir d'achat des salariés. Pour mettre un baume sur les plaies créées par les fluctuations du prix du pétrole, donc de l'essence à la pompe, l'Etat veut partager la facture du chèque-transport avec les entreprises volontaires. Comment l'Etat financera-t-il les 55 millions au titre du chèque-transport, dont 20 millions pour celui qui sera accordé à l'ensemble des agents de l'Etat, sinon par des prélèvements ou de l'endettement ? Décidément, depuis trente ans, rien ne change. Le pouvoir d'achat ne peut progresser sans création de richesse nouvelle. Il faut permettre aux salariés, dans les secteurs où l'économie est encore active, de travailler au delà de 35 heures, de faire des heures supplémentaires. Ce sont ces heures-là qu'il faut exonérer. Ou bien alors, puisque personne n'ose proposer que l'Europe se protège à ses frontières par des droits douaniers adaptés, que l'on ait donc le courage de dire aux salariés européens qu'avant que les rémunérations des salariés indiens, chinois, brésiliens ne rattrapent les leurs, ils devront concevoir et accepter de voir baisser leurs salaires au niveau de ceux des travailleurs de Chine par exemple.
    Pierre PERALDI RIVAROL  28 MAI 2010 

  • «Des pillages de Brétigny à la faillite de la France !»

    Avertissement politiquement incorrect et contrarien : je me fiche de savoir quelle est la composition socio-ethnico-culturelo-CSP-religieuso-originelle de ce que l’on nomme pudiquement dans notre pays en novlangue « les bandes de jeunes ». Je n’ai qu’un seul point de vue sur la question. Un voyou est un voyou. Un brigand est un brigand. Ils doivent être traités comme tels. Rien de plus et rien de moins.

    Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

    Étant tombé vendredi sur un excellent article consacré à la future crise de la dette de la France, notre pays ayant perdu son dernier triple A je voulais revenir sur ce sujet qui nous intéresse forcément et à plusieurs titres. Comme parents pour le futur de nos enfants ou petits-enfants, comme contribuables, comme retraités, ou encore comme épargnants.

    Avant de revenir sur ce thème, et actualité oblige, je souhaitais faire un petit arrêt sur l’histoire de Brétigny et du déraillement du train Paris-Limoges. Quel est le rapport avec l’économie ? Vous allez très vite le voir et il est très important d’en parler, d’en être conscient, et de s’y préparer…

    Scène de pillage à Brétigny

     

    Je vais vous citer les passages les plus importants d’un article de dimanche 14 juillet 2013 dont vous trouverez le lien ci-joint.

    « Le récit fait par Nathalie Michel, déléguée du syndicat de police Alliance, sur Europe 1, est particulièrement glaçant :

    « A 17h30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres. »

    « Mais samedi matin, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, et plusieurs autre voix officielles réfutent une partie de ces informations. »

    « Le ministre fait état d’ »actes isolés », d’ »une personne interpellée », et d’ »une tentative de vol de portable » au préjudice d’un secouriste. Mais des « véritables actes [de pillage] commis en bande, non », affirme Frédéric Cuvillier. Il explique n’avoir pas connaissance « de victimes dépouillées ». Il confirme cependant que des pompiers « par petits groupes, ont été accueillis de façon un peu rude. »

    Le contrôle de l’information

    Vous avez actuellement en cours dans notre pays un véritable scandale en train sous vos yeux d’être étouffé par les plus hautes instances gouvernementales.

    C’est une opération de contrôle de l’information fort intéressante à suivre, soit dit en passant. Comment faire pour que quelque chose qui a eu lieu… n’ait jamais existé ?

    Lorsque vous avez à faire face à des scènes de pillages sur des cadavres, ce qui a de quoi choquer l’ensemble de notre pays et de nos concitoyens, cela se transforme en novlangue « Hollandaise » en « les pompiers ont été accueillis de façon un peu rude »…

    Il est très important de bien réaliser la portée de cette manipulation politique, sociale et linguistique car cela montre parfaitement les limites de l’exercice démocratique dans notre pays et notre unique défaut, la cause de tous les maux qui touchent notre pays.

    Elle est pétrie de bonnes intentions du genre, « il ne faut pas mettre le feu aux poudres », il ne faut pas « donner de mauvaises idées aux autres », « quelque chose dont on ne parle pas n’a jamais existé », etc.

    Hélas, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions, et cet autisme qui nous empêche de voir les réalités économiques et sociales que sont les nôtres nous mènera directement à l’enfer. Et nous nous en approchons de plus en plus vite.

    Notre incapacité à poser les problèmes et faire les constats

    C’était exactement ce que j’expliquais dans mon édito du 11 juillet. Nous nous refusons à poser les vrais constats. Or, lorsque l’on s’interdit de penser, de réfléchir, et de constater, on s’interdit de facto de trouver et mettre en place les solutions appropriées. Nous nous condamnons à une décadence plus ou moins rapide et à une chienlit de plus en plus prononcée.

    Or la chienlit est économique et sociale, ce sont deux aspects intimement liés.

    Nous ne pouvons que contempler la violence la plus extrême, l’absence totale de morale ou de valeur de la part de ce que l’on appelle pudiquement des groupes de jeunes, et qui ne sont en réalité que des bandes de brigands modernes. Des brigands, des voyous psychologiquement totalement déstructurés ayant l’impression de l’impunité permanente ou presque. Or ils viennent de nous démontrer que dans la chienlit, ils ont dépassé un nouveau stade. Ils pillent les morts et les blessés. N’oubliez pas cela pour le reste des événements.

    Revenons donc à la faillite de la France maintenant

    C’est un article de Challenges intitulé « La France va connaître une crise de la dette » qui a interrogé Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des Hautes Études Internationales de Genève.

    Pour lui, les politiques d’austérité européennes vont entraîner une nouvelle crise financière.

    Le risque majeur d’un krach obligataire dévastateur pour les banques européennes.

    « La crise de la zone euro n’est pas terminée. Le plus grave n’a pas encore eu lieu. D’abord, les dettes publiques ne sont pas soutenables : celles de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne et sans doute de la France. Ensuite, les banques n’ont pas été nettoyées. Pire, depuis 2008, les dettes publiques ont migré dans les bilans des grandes banques européennes, qui ont signé un véritable pacte du diable avec les États. Ces derniers les ont incitées à acheter leurs dettes publiques en leur promettant de les sauver en cas de crise. Aujourd’hui, les établissements bancaires sont donc beaucoup plus sensibles à une remontée des taux d’intérêt, venue des États Unis, qui risque de provoquer de lourdes pertes en capital. »

    C’est exactement ce que j’explique depuis plusieurs semaines, notamment dans mon article consacré à l’étude du bilan de BNP Paribas (qui était un exemple). Les banques sont pleines d’obligations. Elles y sont particulièrement exposées, tous leurs fonds propres sont investis exclusivement en obligations d’États plus ou moins pourries… On sait où tout cela va nous mener. On ne veut juste pas le voir.

    Il exprime également très bien ce que l’on peut penser de la politique que la Commission européenne demande aux États de mener. Cette politique est désastreuse. Nous le savons.
    Cette politique ne fonctionne pas. Nous le savons.
    Cette politique nous mène à l’abîme. Nous le savons.
    Cette politique nous mène à l’insolvabilité et à la faillite par la déflation et la récession. Nous le savons.
    Nous le savons car nous avons le cas grec. Le cas portugais. Le cas espagnol. Le cas italien. Et désormais, en cours… le cas français.
    Mais nous continuons quelque chose qui est condamné à échouer. Alors comme il le dit :

    « Je suis en colère. La Commission européenne reconnaît son plantage, qui sera enseigné dans les livres d’histoire. Elle a imposé des coupes budgétaires au plus mauvais moment, alors que l’économie européenne n’était pas sortie de la récession. Le résultat, c’est plus de récession, plus de chômage et plus de dette. Mais la Commission persiste dans l’erreur : elle maintient des objectifs de réduction de déficit, alors que nous sommes en récession. »

     Il conclut son interview en expliquant que « le succès de François Hollande est d’avoir tenu un an sans que la France ne rejoigne l’Italie et l’Espagne dans la catégorie des pays officiellement en crise de la dette publique. Mais la dette de l’État continue de prospérer et ce n’est plus qu’une question de temps avant que la grande catastrophe arrive. Dans un proche avenir, l’Italie et l’Espagne vont plonger et l’attention se portera alors sur le domino suivant, la France. »

    Il a parfaitement raison. Les jours de la France sont comptés financièrement parlant. Lorsqu’arrivera la grande catastrophe financière et que notre pays devra faire face à son insolvabilité, que croyez-vous que cela aura comme conséquences concrètes ?

    Vous ne ferez pas face qu’à des difficultés pour trouver des produits de première nécessité, ou encore aux difficultés financières quotidiennes liées à la précarité généralisée occasionnée par le défaut de paiement de la France.

    Vous ferez aussi face à des hordes de nouveaux barbares appelés « jeunes de banlieue » et qui rendront, dans la majorité de nos grandes villes, une vie déjà économiquement difficile tout simplement épouvantable.

    C’est l’une des raisons essentielles pour laquelle je vous conseille à nouveau le tryptique suivant :

    - Maison à la campagne loin des grands centres urbains à l’ambiance qui deviendra délétère et intenable (et qui vous permettra d’avoir un potager, un poulailler et d’améliorer le quotidien de vos gamelles).
    - Pièces d’or et d’argent pour protéger votre épargne de la grande banqueroute à venir.
    - Plan épargne personnel boîtes de conserve (le confit de canard ou le foie gras existent en boîte de conserve), ainsi qu’une bonne cave bien garnie dans la mesure où la misère est plus supportable avec du bon vin et que ce placement restera également toujours liquide…

    Mais tout ce que je viens de vous dire n’existe pas en France

    La France ne fera pas faillite puisque, comme vous l’a dit votre Président Hollandouille 1er, la crise est finie. Les pillards n’existent pas dans notre pays puisque, d’après le sinistre des Transports, il s’agit juste de pompiers accueillis un peu rudement. Tout va donc très bien, vous pouvez aller vous recoucher tranquillement, en attendant votre prochaine pension de retraite trimestrielle.

    Sinon, vous pouvez aussi vous poser la question suivante : s’il se passe lorsque tout est à peu près normal ce qui s’est passé à Brétigny, alors imaginez ce qui se passera lorsque ces bandes de gentils jeunes auront un peu faim ?

    Le gouvernement n’y résistera pas. La démocratie non plus.

    Charles Sannat  Le Contrarien Matin

    Notes :

    Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.