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France et politique française - Page 4768

  • Le 19 janvier 2014, c'est la Marche pour la vie !

    Bloquez la date dès maitenant : 

    "Le Collectif "En marche pour la Vie" a la plaisir de vous annoncer officiellement que la prochaine grande marche nationale annuelle pour la Vie aura lieu le dimanche 19 janvier 2014 à Paris.

    Nous reviendrons plus longuement vers vous à ce sujet à partir de "la rentrée" mais vous demandons de bloquer  la date dans vos agendas dès maintenant !"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/


  • Statut de l’enseignement catho : trottinette plutôt que char Leclerc ?

    Alors qu’avec l’irruption massive  du dogme « gender » au sein de l’éducation nationale, jamais nécessité d’une école véritablement alternative n’a été plus prégnante, le nouveau statut de l’enseignement catholique en France, tel qu’il vient d’être voté par la conférence plénière des évêques, laisse pour le moins perplexe.

    Là où, pour résister, il faudrait  un char Leclerc n’envoie-t-on pas une trottinette ? Là où pour parler efficacement au corps enseignant et aux parents, il faudrait un document concis, net, concret et ferme, on trouve 51 pages et 382 articles (soit deux fois plus que dans l’ancien statut de 1992), maniant des concepts et un vocabulaire consensuel à résonance ambigüe, -qu’est-ce au juste que « la dignité de la personne humaine »  et « l’intérêt général » dont il est question dans ce document, en quoi sont-ils différents de la dignité de la personne humaine et de l’intérêt général tels qu’on les trouve dans la bouche de Vincent Peillon ?-,  et multipliant les vœux pieux (le chef d’établissement est « envoyé en mission ». Super. Mais pour faire quoi au juste ?), en évitant prudemment  toute illustration pratique plus précise.

    On se souvient du courroux de Vincent Peillon, au mois de janvier,  contre les établissements  catholiques qui avaient eu l’outrecuidance de vouloir  ouvrir un débat sur le mariage pour tous, (simplement ouvrir un débat !) ,  et de la lettre qui avait suivi, adressée à tous, je dis bien tous, les recteurs de France.  Dans ce courrier grave et solennel qui se présentait comme un appel à la « vigilance » contre « les phénomènes de rejet et les stigmatisations homophobes », Peillon rappelait que le gouvernement s’était engagé à « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités », et il recommandait aux recteurs, -outre de dénoncer les « initiatives contraire à ces principes »-, de « favoriser les interventions en milieu scolaire des associations qui luttent contre les préjugés homophobes (…)».  Il  invitait « également à relayer avec la plus grande énergie au début d’année, la campagne de communication relative à la « ligne azur » ligne d’écoute pour les jeunes en questionnement à l’égard de leur orientation ou leur identité sexuelles ». Et ceux qui ont eu l’idée de s’aventurer sur cette fameuse ligne azur n’ont pas été déçus du voyage.

    De quelles marges de manœuvre  disposeront les professeurs de l’enseignement catholique pour résister à l’ingérence de l’Etat, par quels moyens cet enseignement catholique pourra-t-il lutter pour préserver sa liberté pédagogique dans un domaine aussi gravement contraire à l’enseignement de l’Eglise,  de quelles protections pourront se prévaloir les professeurs lors d’inspections, comment  garantir des directeurs et des professeurs en cohérence avec le projet éducatif de l’enseignement catholique ? De cela il n’est nulle question, comme si somme toute tout cela pouvait se régler de façon annexe à la bonne franquette, comme l’organisation des services de la cantine.

    Pourquoi s’inquiéter, n’est-ce pas, puisque l’article 13 du nouveau statut stipule le « respect mutuel » entre l’école catholique et l’Etat ? C’est gentil ça, mais un tout petit peu dangereux. Comme une armistice qui ne serait signée que par un seul des belligérants, un cessez-le-feu unilatéral. Quid des modalités d’évangélisation d’une école peuplée de plus en plus minoritairement d’élèves catholiques ?  Qui des écoles catholiques hors contrat ? De toutes ces questions dérangeantes, il n’est nulle question.

    La vérité est que pour mettre sur pied un nouveau statut il aurait fallu avoir le courage de regarder la vérité en face : Qu’est-ce que l’enseignement catholique aujourd’hui ? D’un côté, « le sous-contrat », De belles bâtisses majestueuses  disséminées à travers tout le territoire, chaque ville de France pouvant se prévaloir de la sienne, abritant des écoles raisonnablement coûteuses, dans lesquelles on inscrit ses enfants, selon la localisation, soit pour le niveau élevé, soit pour les fréquentations, soit au contraire pour la possibilité qu’elle offre en payant d’accueillir un enfant difficile éjecté du «public »,  soit pour l’ascension sociale qu’elle symbolise au sein de la petite bourgeoisie locale. Rarement pour l’enseignement religieux, réduit le plus souvent,- à quelques exceptions près -, au plus petit dénominateur commun, à savoir l’apprentissage  d’une gentillesse polie et tolérante.

    Les familles réellement pratiquantes catéchisent en sus  ailleurs leurs enfants, mais s’escriment, diplomatiquement, à pas feutrés, et quand la direction leur en laisse le loisir, à introduire ici un peu « d’adoration », là une célébration ou une confession, saupoudrées sur le temps scolaire, dans l’espoir de semer un peu sur une terre en friche.  Des parents qui acceptent par-ailleurs avec plus ou moins de fatalisme (on ne peut rien y faire, tous ceux qui protestent se heurtent le plus souvent à un mur), des professeurs de SVT, histoire ou français  faisant parfois ouvertement montre dans leurs cours, de convictions en opposition radicale avec l’enseignement de l’Eglise.

    De l’autre le « hors-contrat », ayant préservé sa liberté de dispenser un enseignement d’essence véritablement catholique, mais au prix fort. Profondément dépourvu de moyens, disposant de locaux souvent  provisoires et toujours exigus, de personnel en sous-effectifs,  il exige  de grands sacrifices financiers doublés  d’investissements personnels  lourds (de l’organisation de la kermesse à la surveillance de la cantine), de la part de parents dotés fréquemment de familles nombreuses.

    LA vérité est que ce nouveau statut, hélas ne saurait venir à bout ni  l’indigence spirituelle des uns ni de l’indigence matérielle des autres.

    http://gabrielle-cluzel.fr/

  • Témoignage pour l’Action française

    Antoine Murat, avocat honoraire, a commencé à militer dans les camelots du Roi en 1928 à peine âgé de vingt ans. Sa fidélité à l'Action française – qu'il a souvent défendue en justice ne s'est jamais démentie depuis lors. Retiré aujourd'hui à Bordeaux il continue à s'associer à la vie du journal et du mouvement d'A.F. À la suite d'un long entretien qu'il a eu en janvier 2006 avec Pierre Pujo et Philippe Prévost qui lui rendaient visite, il a souhaité rédiger ses souvenirs de l'entre-deux guerres. Nous publions ci-dessous son texte, qui constitue un précieux témoignage sur les haines déchaînées contre l'Action française aussitôt après la guerre de 1914-1918.
    La victoire due à l’’héroïsme des combattants devait une partie de son être aux actions de Léon Daudet, de Bainville et de Maurras. C’’était évident pour qui avait suivi le déroulement du conflit. Mais un grand nombre de contemporains avaient vécu -– c’’est naturel– - au jour le jour, sans bien savoir.
    Les champs de bataille avaient gardé les meilleurs. Toute la jeunesse de France, son élite, son avenir, était meurtrie ; la plupart avaient été couchés “froids et sanglants” sur la terre qu’ils avaient défendue.
    Les responsables du conflit, les idéologues qui s’’étaient trompés, les amis de l’’Allemagne, les traîtres (Almerayda), les lâches, les embusqués, la clique des Caillaux, des Malvy, Painlevé, Briand et autres politiciens, redoutaient l’’avenir. Ils avaient à rendre des comptes. Normalement leur échec aurait dû être si patent que leur carrière en fût à jamais brisée.
    Les poilus revenaient épuisés, fatigués, ayant souffert. Ils aspiraient au repos. À la paix. “Unis comme au front” : la devise était belle. Elle était vraie, dans son essence. Elle était aussi fragile, car le temps estompe, efface, et l’’oubli s’étend. Les deuils et la gloire composaient un climat où dominait, me semble-t-il, le désir de se reposer. Le prix des efforts soufferts était un immense besoin de se laisser aller.
    Des élections étaient nécessaires. Ce fut la Chambre bleu horizon. Et Déschanel prit la succession de Poincaré (1). La camaraderie des tranchées s’’atténua, et les politiciens manœœuvrèrent de plus en plus librement. Les condamnations de Caillaux et de Malvy fournissent des points de repère. Le prix de la trahison n’est pas élevé.
    Désillusions
    Fait capital : aux yeux de la plupart des Français, la République avait gagné la guerre. Le livre de Sembat avait été un cri d’’alarme. En 1913 ce compagnon de Jaurès, qui fut “leader” de L’’Humanité, avait été contraint de reconnaître la nécessité d’’un roi pour mener une guerre : Faites un roi sinon faites la paix. Marcel Sembat admettait la force des arguments de Maurras. Ses 250 pages méritent d’être relues. Elles confirment Kiel et Tanger.
    L’’héroïsme obtint ce qui paraissait inconcevable. L’’Action française se sacrifia dans l’’Union sacrée, et elle se donna tout entière. Un esprit aussi remarquable que Pierre Lasserre interpréta, faussement, le succès militaire français comme le démenti du jugement qu’'il avait porté sur la totale incapacité du régime républicain à soutenir une guerre. J’’ai entendu autour de moi, alors que j’’étais un enfant, d'’anciens combattants se dire républicains parce que la République avait battu l’’Allemagne et l’’Autriche, et parce qu’’elle était à la tête d'’un empire colonial... La suite a réduit ces illusions à néant.
    La IIIe République avait affaibli l’’armée (affaire Dreyfus, affaire des fiches, campagne contre la folie des armements) ; elle continua son œœuvre de mort, elle sabota la victoire et elle conduisit à la catastrophe de 1940. Vingt années lui suffirent... Qui s’’opposa à ce crime contre la patrie ? Peu à peu, l’’Action française, qui était à la tête de la résistance, se vit mise à part.
    La révolution russe avait fait s’’écrouler un empire. L’’esprit révolutionnaire s'’incarnait, et il se propageait à travers l’’Europe. Le germanisme lui apportait des éléments d’’action, comme aussi les principes de 1789, l’’expérience de la Terreur, celle de la Commune. L’’exemple de Béla Kun était un échantillon de ces forces destructrices... Un peu partout les violences éclataient, ajoutant misères, ruines, anarchie et mort. Toutes sortes de tendances voyaient le jour : séparatisme rhénan, fascisme italien, entre autres, réagissaient pour contenir les périls.
    Ce chambardement permettait à bien des politiques de masquer leurs échecs, même patents, et de se poser en hommes d’’avenir. Tout était remis en question. Caillaux et Malvy pouvaient revenir, Briand, “finasser”.
    Les politiciens de métier ne savaient pas gouverner bien ; ils savaient se faire élire. D’’instinct, ils ne se sont pas trompés sur l’’adversaire : l’’Action française. Ils en ont éloigné les anciens combattants. Le discours de Ba.ta.clan illustre assez exactement la manœœuvre. Pourquoi se séparer de la République ?
    Ce ne fut pas un éloignement entre hommes qui s’'estimaient, mais une rupture. La coupure allait s'’aggravant. Sans cesse des accusations répétées tenaient lieu de vérités, et de nouveaux griefs servaient à rendre crédible ce qui était faux. On divisait : l’'affaire de Georges Valois(2) est caractéristique. La baisse de l’influence de Maurice Barrès à la fin de sa vie devrait être examinée avec soin, car elle est le résultat d’’habiles manœœuvriers agissant contre un maître si longtemps respecté.
    Daudet, cible rêvée
    Daudet a été la cible rêvée. Il n’’avait cessé d’être au premier rang. Par son adolescence, il touchait au milieu des Hugo, Charcot et autres grands hommes de la république. Il avait rompu pour mener librement une carrière d’homme de lettres et de journaliste. Ses trouvailles de style époustouflaient. Il était l’’auteur de L’’Avant-guerre. Il s’’était battu, à visage découvert, contre les traîtres, contre le “joug allemand”. Daudet enthousiasmait la jeunesse intellectuelle par la beauté, l’’imprévu, la puissance et la vérité de son verbe. Mais, inévitablement, il blessait certains de ceux qu’’il étrillait ; et d’’autant plus qu’’il avait en général raison.
    Un ouragan de haine se déchaîna contre lui. C’’est quelque chose d’’inouï, d’’incroyable. Les pires élucubrations étaient soutenues, avec méchanceté, voire grossièreté. On prétendit qu’’il était un fainéant, un ivrogne, un goinfre, un noceur, un cerveau malade, ou, comme l’’écrivait un certain Gaucher, un obsédé sexuel...
    La presse de ces années 1920-1939 est riche de ces horreurs. Elles sont aujourd’’hui oubliées. Tant mieux. Mais elles ont fait grand mal. Il faudrait que des historiens relisent ces articles nauséabonds. L’œ’Œuvre et Le Canard enchaîné y ont joué un rôle particulièrement sournois. On ne saurait résumer. Ce dont je me souviens, et dont je garde un sentiment de souffrance, c’’est que les hommes d’’Action française étaient tous des fanatiques, des violents, sectaires, sans scrupule, capables des pires choses, des gens aux mœœurs dépravées, sans foi ni loi. J’’en étais effrayé.
    Philippe Daudet est mort dans des conditions qui dénoncent un assassinat (3). Son père a cherché la vérité. Parmi ceux qu’’il accusait, le chauffeur de taxi qui avait transporté l’’enfant lui intenta un procès en diffamation. Chose scandaleuse, Léon Daudet fut condamné à cinq ans de prison et 1 500 francs d’’amende. Les comptes rendus permettent de revivre les audiences. Pour qu’’un jury – car en ce temps-là les procès de presse étaient soumis aux assises, afin que ce soit l’’opinion publique elle-même qui se prononce – condamne aussi sévèrement alors que la bonne foi méritait l’’acquittement, il fallait que l’’inculpé inspirât du mépris. L’’affaire de Philippe Daudet démontre quel degré de haine les campagnes de presse avaient atteint.
    Assassinats
    Ces campagnes accompagnaient les meurtres dont étaient victimes les hommes d’’A.F. Philippe Daudet est mort le 25 novembre 1923. Quelques mois auparavant, le 22 janvier 1923, Marius Plateau, héros et grand blessé de la guerre, chef des camelots du Roi, avait été assassiné par Germaine Berton. Celle-ci n’’avait pu abattre Maurras le 21 janvier à la messe de Louis XVI. Elle se rattrapa le lendemain.
    En décembre 1923, Germaine Berton fut acquittée. Je me souviens de la réflexion que fit, devant moi, un brave homme qui était un homme brave, à propos de l’’assassinat de Plateau. Les anciens combattants auraient manifesté leur colère si Plateau n’’avait pas été d’’A.F... Car l’’A.F. c’’est la violence. Tant pis pour ceux qui osent se défendre ! C’’est pourtant presque toujours du même côté que sont les assaillants : la longue série des assassinats politiques a la gauche pour auteur. L’’horrible liste est instructive.
    Les morts se succèdent. Les victimes sont de droite. Maurras l’a échappé belle. À sa place, Berger (4) qui travaille à l’’A.F. est abattu : son assassin s’’est trompé de cible... Il est absolument nécessaire de publier la liste des victimes. Elles sont ignorées aujourd’’hui. Or ces années sanglantes sont une terrible leçon. Rappelons les noms qui nous sont familiers, à nous seuls, hélas. C’est un devoir de mémoire, de piété. Ces années sont marquées par le sang d’’innocents. L’’hécatombe est lourde.
    La lettre à Schrameck
    Le Cartel des gauches succède le 11 mai 1924 à la Chambre bleu horizon. Les tueries se multiplient à Paris, en province, à Marseille... Ainsi, le 23 avril 1925, les communistes tuaient par balle quatre membres des Jeunesses patriotes qui sortaient d’’une réunion, rue Damrémont. Il y avait des blessés. L’’un d’eux était mon confrère et ami Émile Meaux (plus tard vice-président de la Légion). Le mal révolutionnaire étendait son empire.
    Le coup d’’arrêt fut donné par la lettre à Schrameck (5). La menace de Maurras porta : le ministre de l’’Intérieur eut peur ; sa responsabilité personnelle entraînait le châtiment ; il céda.
    Une étude brève mais complète serait un enseignement incomparable. Comment arrêter une tyrannie sanguinaire ? Comment en finir avec le terrorisme ? Le témoignage en justice de Maritain, défendant notre maître, vaut d’être lu, ou relu : « Il faut que la bienfaisance de l’’acte héroïque que Maurras eut l’’audace et le courage d’accomplir soit parfaitement établie. Cela s’’impose. Sinon la perfidie aura grande facilité à changer en mal ce qui fut un remède sauveur. » La lettre à Schrameck, incomprise, fait sa partie dans le chœœur qui maudit la cruauté des gens d’’A.F. Leur courage effraie les prétendus bienpensants.
    Le succès total ainsi remporté permit, un peu plus tard, de couper court aux dangers que faisaient courir à la paix et aux rapports franco-italiens les partisans d’’Haïlé Sélassié, qui agissaient dans l’’anonymat. La révélation de leurs noms désignait quels seraient les responsables. [Voir l’’enjeu : Mussolini, le Brenner, Dollfuss, puis... l’’Anschlluss…] Le précédent de l’’affaire Schrameck était dans les esprits (6).
    “La violence au service de la raison”
    L'’occasion s'’offre de montrer avec quelle mesure se fait la politique d’’Action française. La violence au service de la raison supplée à l’’absence du droit dont souffre notre régime. Parce que la force est employée pour éviter un mal ou arriver au bien, elle est maniée avec prudence. On la montre pour n’’avoir pas à s’’en servir. Nos mains sont pures. Nos maîtres ont rejeté des disciples qui allaient au-delà du juste. Votre père a mis à sa place, c’’est-à-dire au ban de la société, la Cagoule. Il a trouvé le nom qui ridiculisait, et donc amoindrissait la force mauvaise. Aux camelots, nous nous sommes séparés d’’hommes qui étaient de bonne volonté mais se conduisaient facilement en brutes. Nous qui voulons toujours raison garder.”
    La lettre était sévère. Les coups pleuvaient de partout : anarchistes, pacifistes, germanophiles, communistes, radicaux, francs-maçons, métèques, socialistes, démocrates-chrétiens — et j’’en oublie. Il y avait aussi l’’aide que leur apportaient les timorés, les tièdes, les ambitieux qui cherchaient des places.
    Sans doute, la supériorité intellectuelle de l’’A.F. s’’imposait. À Paris, le Quartier latin en était l’’incontestable manifestation. Là se préparait l’’avenir, là se renouvelaient les générations. Chaque année, à la rentrée universitaire, la salle Bullier était comble. Des maîtres, hautement qualifiés et respectés, venaient déclarer publiquement leur ralliement. Pour le droit, un Martin, un Ernest Perrot, un Charles Benoist... Les revues littéraires avaient de nombreux rédacteurs amis de l’’A.F., un Thibaudet, un Jouhandeau, un Eugène Marsan, un Henri Massis et des philosophes, et des poètes, et des religieux. Maurras avait été un des fondateurs de la Revue universelle, à l’’origine dirigée conjointement par Bainville et Maritain. Daudet rayonnait chaque semaine dans l’’excellent Candide. Toute une jeunesse se pressait aux débuts de Je suis partout (qui, depuis...).
    Mais l’’opinion hostile ne décolérait pas. Elle possédait la puissance, celle du pouvoir et celle de l’’argent (les Lederlin, les Hennessy et tutti quanti). La plus grande partie de la presse était ennemie de l’’A.F. En tête, L’œ’Œuvre, L’’Huma, Le Populaire, Le Quotidien, et plus particulièrement pour la province, L’’Ouest-Éclair de l’’abbé Trochu en Bretagne, La Dépêche de Toulouse, Le Populaire du Centre, et tant d’autres. Avec un style différent, il y avait Le Temps.
    Les mouvements d’’opinion se fabriquent le plus souvent sans scrupule ; tout autre est l’effort de rechercher le réel, la vérité, le bien.
    Accusations vaticanes
    L’’intelligence applaudissait Maurras et elle admirait son œœuvre. En 1923, l’’Académie française lui préféra un inconnu du monde littéraire. Daudet avait imposé son talent d’’orateur à la Chambre des députés. Il cessa d’être parlementaire quand se termina son mandat.
    Le contraste est net. D’’un côté la raison est satisfaite par la pertinence des démonstrations, dont la justesse est régulièrement confirmée par les événements. De l’’autre côté se dresse une opposition farouche. C’’est elle qui gagne sur le terre à terre. La force matérielle l’’emporte. 1940 approchait.
    Un véritable séisme se produisit le 25 décembre 1926. Rome condamna l’’Action française. Il faut écrire avec délicatesse des années douloureuses. Si le travail est fait comme il doit l’’être, dans la sérénité de la vérité, ce sera particulièrement bon. La Providence a permis que l’’épreuve – dont les conséquences se font encore sentir – soit surmontée. Les hommes se sont trompés. L'’Église, dont ils ont voulu se servir, s’'est prononcée, puis s’’est rétractée en 1939. Il n’’y a pas eu de condamnation doctrinale. Mais toute la haine a trouvé la plus invraisemblable justification dans les accusations venant du Vatican. Nous étions des misérables.
    Et nous sommes restés fidèles à l’’Église, à la France, au Roi. À nous-mêmes.
    Antoine MURAT L’’Action Française 2000 du 18 au 31 mai 2006
    (1) Paul Deschanel élu président de la République en 1920 en remplacement de Raymond Poincaré.
    (2) Georges Valois, directeur de la Nouvelle Librairie nationale, se sépare de l’’Action française en 1925 et fonde “le Faisceau”.
    (3) Philippe Daudet, fils de Léon Daudet et âgé de 14 ans, assassiné par les anarchistes en novembre 1923.
    (4) Ernest Berger, trésorier de la Ligue d’’Action française, assassiné dans un escalier du métro Saint-Lazare le 28 mai 1925 (cf. L’’AF 2000 du 7/7/2005).
    (5) Abraham Schrameck, ministre de l’’Intérieur du gouvernement du Cartel des Gauches. Il laissait les communistes et les anarchistes attaquer impunément les patriotes. Maurras l’’ayant rendu personnellement responsable dans une lettre fameuse, les agressions cessèrent (1925).
    (6) En 1935, Maurras menaça de faire abattre les cent quarante parlementaires qui avaient approuvé les sanctions décidées par la Société des nations contre l’’Italie qui avait envahi l’’Ethiopie. Le vote des parlementaires risquait de jeter l’’Italie dans les bras de l’’Allemagne hitlérienne, ce qui arriva.

  • Jean-Marie Le Pen & Bruno Gollnisch "Quel avenir pour la droite nationale ?" arch 2012

  • Joie du vivre-ensemble : des Africains attaquent un camp de roms à Saint-Denis

    PARIS (NOVOpress) – Alors que Manuel Valls se livre à un bel exercice de premier ministrable via le JDD (sondages favorables, plus photo sarkozyste en Camargue, etc.), le réel se rappelle à son bon souvenir. Surtout lorsque le vivre-ensemble faillit un nouvelle fois.

     

    Pour preuve, l’attaque qui a blessé deux roms dans un camp près de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans le nuit de vendredi à samedi. Une quinzaine d’Africains et de Nord-Africains, armés de barres de fer, de battes de baseball et portant des casques se sont introduits dans le camp situé près du Stade de France. Là, ils ont ont dégradé cinq véhicules utilitaires dans lesquels les roms dormaient et c’est ainsi qu’ils ont blessé deux d’entre eux.

    Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, cette expédition aurait eu lieu car les agresseurs étaient « excédés par le tapage nocturne ».

    A noter que malgré la présence d’un système de vidéosurveillance, aucun suspect n’a été interpellé pour l’heure.

    http://fr.novopress.info

  • Les failles du Système : les repérer, les analyser, les exploiter – Intervention de Michel Geoffroy

    Introduction
    Lors de la Troisième Journée d’étude de la réinformation, organisée par Polémia, le 16 octobre 2010, à Paris, Michel Geoffroy s’est attaché à analyser les failles du système mondialiste, condamné à disparaître comme a disparu le système communiste. Mais l’histoire est comme l’herbe, on ne la voit pas… pousser. Il faut donc apprendre à détecter les signaux faibles ce qui procède de la réinformation.
    Par définition les signaux faibles ne figurent pas dans les gros titres des quotidiens et ne passent pas au « Journal de 20h ». Il faut donc apprendre à les découvrir car ils sont souvent cachés sous le fatras de « l’information » sidérante. En outre, les signes faibles ne bénéficient pas de l’effet d’orchestration, à la différence des faits politiquement corrects. Il faut donc une mise en perspective pour comprendre leur signification et leur dimension.
    Pour une simplication de lecture, le texte de l’intervention de Michel Geoffroy sera présenté en cinq parties sous les titres suivants :
        Les trois murs du système mondialiste
        Les similitudes entre le système mondialiste et le système soviétique
        L’ébranlement du mur médiatique : apprendre à détecter les signaux faibles
        Les fissures du mur médiatique : la montée de nouvelles dissidences
        Les fissures du mur médiatique : l’apparition de nouvelles lignes de fracture sociale
    1er Partie Les trois murs du système mondialiste
    La première partie de l’intervention de Michel Geoffroy est consacrée à la description des « trois murs » sur lesquels s’appuie le système mondialiste : le mur des intérêts économiques, le mur du politiquement correct, le mur médiatique.
    Le Système qui s’est imposé dans les pays occidentaux s’appuie donc sur trois murs :
    - le mur des intérêts économiques : c’est à dire celui des entreprises transnationales et des banques qui sont les seules vraies bénéficiaires du libre – échangisme mondialiste ;
    - le mur du politiquement correct ;
    - le mur médiatique : c’est le plus nouveau par rapport aux anciennes tyrannies car il se présente sous les apparences de la liberté, de la transparence et d’un bien de consommation.
    Ces trois murs se renforcent mutuellement: ainsi l’appareil médiatique occidental, principal vecteur du politiquement correct, est largement de nos jours dans les mains des puissances d’argent.
    On s’attachera plus particulièrement au mur médiatique.
    Le mur médiatique est idéologique : il se présente sous les dehors de l’objectivité (de « l’information ») mais il véhicule une vue du monde particulière qui est celle de la super-classe dirigeante et qui s’articule autour des principaux tabous suivants:
        L’idéologie des droits de l’homme ;
        La promotion du déracinement et du cosmopolitisme c’est à dire de l’homme réduit à un atome social et sans obligations vis à vis de sa communauté ;
        L’égalitarisme et la négation des différences humaines ; Le libre échangisme mondialiste (et les bienfaits de la disparition des frontières et des Etats) ;
        La culpabilisation des européens.
    Le mur médiatique repose sur un décalage entre le monde réel et celui qui est construit et idéalisé par l’appareil des médias c’est à dire des écrans. Au début (années 1990), ce décalage était relativement limité, mais aujourd’hui il s’est accentué.
    Le monde des médias comme celui de la publicité est différent du monde réel.
    Le mur médiatique est enfin un filtre qui présente positivement la mise en œuvre de cette idéologie, qui ne donne la parole qu’à ses partisans, qui passe sous silence ses effets déplaisants et qui diabolise ceux qui la contestent.
    2e Partie Les similitudes entre le système mondialiste et le système soviétique
    Bien qu’il ait été mis en place après la chute du communisme en Europe, le Système présente un certain nombre de similitudes avec le système soviétique :
        une oligarchie dominante : la super classe mondiale ;
        une concentration des pouvoirs : politiques, économiques, culturels et médiatiques ;
        une idéologisation omniprésente de la réalité : au travers du filtre médiatique ;
        un système qui repose sur la contrainte (mais non physique) :
        - la censure politiquement correcte des opinions, la réduction de la souveraineté des Etats ;
        - la peur de perdre son emploi pour un nombre croissant d’occidentaux, c’est à dire la menace de la mort économique ;
        - le développement du contrôle social au nom de la sécurité (« lutte contre le terrorisme ») ;
        - la menace économique et militaire (ex. le chantage des multinationales en cas de second vote négatif des Islandais, faire revoter quand le résultat ne convient pas).
    Un système utopique
    La principale similitude tient au fait que ce système repose sur l’utopie.
    L’accent mis sur la rationalité économique ne doit pas faire oublier que ce Système repose sur l’utopie (hérésie) du gouvernement mondial et de l’unification du genre humain : c’est-à-dire sur une dérivée de l’utopie égalitaire et comme telle condamnée par le mouvement de la vie et par l’épreuve des faits. Il repose aussi sur l’utopie du contrôle total (par une petite minorité éclairée: la super classe mondiale).
    Au surplus l’utopie du système est incohérente entre ses différentes composantes, à la différence du marxisme qui était un bloc.
    Exemples :
        – elle prône la négation des races mais veut le métissage et elle reconnaît l’identité noire ;
        – elle diabolise la promotion de l’identité européenne sous le nom de racisme, mais elle favorise tous les autres communautarismes ;
        – elle adopte une attitude incohérente vis à vis de l’Islam : elle l’instrumente dans l’immigration comme moyen d’affaiblir les Européens (après l’avoir instrumenté contre l’Union Soviétique). Mais elle prétend aussi le combattre sous le nom d’intégrisme (alors que beaucoup de musulmans perçoivent la mise en cause de l’intégrisme avant tout comme une atteinte contre leur religion).
    Enfin cette utopie est d’autant plus fragile qu’à la différence de l’URSS le Système ne peut se fonder sur des succès visibles (comme la victoire sur l’Allemagne, l’industrialisation, la puissance militaire, la sécurité sociale ou la conquête spatiale pour l’URSS) qui contribueraient à le conforter dans le cœur de la population.
    Son seul succès est négatif : il découle justement de l’échec du communisme comme alternative au capitalisme (c’est la fin de l’histoire selon Fukuyama : le libéralisme vainqueur par KO).
    Mais en fait le Système a hérité de l’abondance matérielle qui a été construite antérieurement à sa mise en place et fondée sur des principes différents du sien. En outre il ne peut pas vraiment la garantir dans la durée pour les Européens.
    Parce qu’il repose sur l’utopie comme l’Union soviétique, le Système est condamné, comme elle, à disparaître. Le Mur médiatique tombera comme est tombé le mur de Berlin et pour les mêmes raisons : les réalités viendront à bout de l’idéologie !
    Un système contredit par les faits
    Le Système est donc susceptible d’être contredit en permanence par les faits, comme le marxisme.
    Nous vivons justement dans une période où les promesses et les mensonges du Système apparaissent de plus en plus sous leur vrai jour. Nous vivons en effet aujourd’hui à l’âge des conséquences : c’est à dire de la découverte par le plus grand nombre des conséquences fatales, et surtout de plus en plus désagréables, des politiques qui ont été mises en œuvre au cours du dernier quart du XXème siècle dans le monde occidental et qui ont justement donné naissance au Système dans lequel nous vivons et dont les effets pervers apparaissent de plus en plus. C’est ce qu’en langage médiatique on nomme une « crise ».
    L’âge des conséquences est donc l’âge des crises, c’est à dire la découverte des différentes impasses dans lesquelles on nous a conduits et dont nous ne pourrons plus sortir que dans la douleur et sans doute aussi dans l’affrontement. L’âge des crises est donc aussi l’âge de La violence qui vient, (Eric Pougin de La Maisonneuve, Général de division, Arléa, 1997), c’est à dire celui de l’histoire dont les occidentaux avaient oublié un peu vite le côté tragique et conflictuel.
    Cinq impasses majeures qui sont aussi cinq crises :
        – l’impasse de la dénatalité européenne ;
        – l’impasse de l’immigration africaine et musulmane de peuplement en Europe ;
        – l’impasse de la supranationalité européenne et de la prétendue gouvernance mondiale ;
        – l’impasse du libre–échangisme mondialiste ;
        – l’impasse de l’idéologie compassionnelle des droits de l’homme ; mais il y en d’autres !
    L’âge des conséquences L’âge des conséquences (des « crises ») contribue donc à ébranler de plus en plus le mur médiatique sur lequel repose le Système.
    Il est très difficile de lutter contre les croyances idéologiques car elles ne reposent pas sur la raison.
    Les faits historiques et sociaux sont rarement perceptibles au plus grand nombre (qui se préoccupe avant tout du court terme).
    Des échecs n’affaiblissent pas enfin immédiatement une idéologie : ils peuvent au contraire conduire
        – à sa radicalisation : exemple l’échec de la doctrine de « l’intégration » des immigrés débouche sur « la discrimination positive » c’est à dire encore plus d’intégration ;
        – au phénomène de la NEP (Nouvelle politique économique, un système économique établi par Lénine en 1921, NDLR) : admettre provisoirement une entorse au dogme pour survivre politiquement et continuer de plus belle ensuite.
    C’est en réalité l’expérience personnelle contraire qui conduit à remettre en cause une idéologie, qui est une croyance : comme circuler en Trabant sur les autoroutes allemandes et se faire dépasser par les BMW et les Mercedes, conduit à douter de la supériorité du socialisme !
    L’information existentielle dément l’information mimétique
    Le discours dominant pouvait avoir une certaine crédibilité tant que ses effets collatéraux restaient d’une ampleur limitée (les chiffres de l’immigration, du chômage et de l’insécurité en 1981 sont sans commune mesure avec ceux d’aujourd’hui), tant que ceux qui les subissaient restaient peu nombreux au regard de la population et tant qu’il était possible d’occulter certains faits.
    Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas : les commandements de l’idéologie dominante se trouvent contredits par l’expérience personnelle d’un nombre croissant de personnes.
    Ainsi par exemple, la présentation compassionnelle de l’immigration, qui est le discours de l’oligarchie, est de plus en plus décalée par rapport à l’expérience personnelle des Européens de souche :
        – il suffit de sortir dans les rues, de mener ses enfants à l’école publique, de fréquenter l’hôpital ou la sécurité sociale, d’aller dans une grande surface (produits hallal) ou de prendre les transports en commun pour mesurer la progression rapide de l’africanisation et de l’islamisation ;
        – un nombre croissant de français ont donc le sentiment de ne plus vivre dans le même pays tout simplement parce que le nombre d’immigrés a cru très sensiblement (et bien au delà du discours officiel). Les violences et dégradation urbaines sont aussi plus visibles car tout simplement plus massives (ex émeutes du ramadan 2005). De même l’islam devient plus visible à mesure que la population musulmane augmente.
    Ces expériences journalières frappent de contradiction l’idéologie compassionnelle de l’immigration ; elles montrent :
        – qu’il y de plus en plus d’endroits où les « minorités » sont en majorité ; – que toutes les personnes d’origine immigrée ne sont pas animées d’un amour sans borne pour la France et les Français ;
        – que des Noirs revendiquent dans l’espace public leur négritude (CRAN) et que les musulmans leur islam, au lieu de chercher à se fondre dans l’identité française.
    Il s’agit là d’un phénomène de longue durée: il y a accumulation de perceptions qui finissent par créer une conviction contraire au dogme dominant.
    3e Partie L’ébranlement du mur médiatique : apprendre à détecter les signaux faibles
    L’histoire est comme l’herbe, on ne la voit pas … pousser
    L’ébranlement du mur médiatique produit pour le moment des « signaux faibles » Il s’agit encore de « signaux faibles », parce qu’ils sont soit
    – dénaturés par le système médiatique quand ils ne sont pas purement et simplement censurés
    – les prodromes d’un mouvement qui va s’amplifier. Ce n’est souvent que rétroactivement que l’on peut se rendre compte de leur existence et de leur importance. Car l’histoire est comme l’herbe : on ne la voit pas pousser…
    Mais néanmoins ces signaux sont visibles et audibles pour peu qu’on s’efforce de les détecter. Tenter de repérer les signaux faibles procède de la réinformation.
    Apprendre à détecter les signaux faibles :
    Par définition les signaux faibles ne figurent pas dans les gros titres des quotidiens et ne passent pas au « journal de 20h ». Il faut donc apprendre à les découvrir car ils sont souvent cachés sous le fatras de « l’information » sidérante.
    Quelques suggestions
    a) Diversifier au maximum les sources d’information :
    Comme ces faits sont en général occultés ou dénaturés dans les médias nationaux (qui suivent la ligne fixée par la dépêche de l’AFP et les journaux radiophoniques du matin, qui sont chargés de donner le ton chaque jour), on ne peut les trouver qu’en multipliant les sources.
    Exemples :
        – Internet : d’après le MRAP le site Fde souche est plus fréquenté que les sites du PS et de l’UMP (Le Monde du 10/3/2010). Voir aussi dans l’affaire Bettencourt le rôle joué par internet (Mediapart) dans la diffusion de certains documents mis en ligne ;
        – Les médias étrangers, en général moins censurés qu’en France ;
        – Les médias professionnels/ spécialisés, parfois plus prolixes sur certains faits occultés.
    b) Apprendre à lire les entrefilets :
    C’est généralement là que se trouvent les signaux faibles, puisque ceux ci ne figurent pas dans les gros titres.
    Ils comportent souvent des informations intéressantes, en particulier quand elles sont l’écho d’informations étrangères (se reporter alors aux sources qui sont citées dans la dépêche).
    On peut se hasarder d’ailleurs à une loi plus générale : la qualité de l’information écrite est inversement proportionnelle à sa longueur.
    Souvent certains faits intéressants sont volontairement noyés en effet dans des commentaires longs et contradictoires (c’est d’ailleurs une technique de désinformation). Dans le domaine audio-visuel c’est plutôt la loi inverse qui s’applique : plus c’est court plus le risque de déformation est grand (images choc, interview coupées, petites phrases etc.)
    c) Savoir utiliser la boussole à indiquer le sud :
    Certaines informations doivent en effet être lues à l’envers pour trouver la vérité, comme en Union soviétique ! Cela implique de savoir décoder le langage médiatique ;
    Exemples :
        – un vocabulaire dévalorisant/inquiétant pour désigner un mouvement, une manifestation ou des idées (populiste, xénophobe, islamophobe, raciste, extrémiste, ultra nationaliste, dangereux, dérapage, tollé, etc…). Ce vocabulaire signifie au contraire que ces idées/mouvements/actions ne sont pas extrémistes mais populaires; c’est à dire qu’ils rencontrent un écho certain dans la population autochtone. Il s’agit de faits dénaturés par le système médiatique pour leur donner une autre signification plus conforme à l’idéologie dominante : en général leur polarité est donc inversée puisque le système repose sur le renversement des valeurs.
        – a contrario, quand la tonalité est positive, c’est vraisemblablement qu’on est en présence de comportements ou d’idées politiquement corrects : ce sont donc des informationssuspectes (mises en scène) ; Exemple : la façon très souvent positive dont les délits commis par des personnes d’origine immigrée ou de religion musulmane sont généralement traités dans les médias (pour qu’ils restent toujours dans le statut de victime) ; en fait ces informations respectent un code médiatique que l’on peut aisément décrypter ;
        – idem quand les médias mettent en scène des informations sur un mode spectaculaire/émotionnel. Exemple : David Pujadas recommandant sur France 2 d’écarter les enfants lors de la diffusion d’un reportage censé représenter la répression en Iran par de… fausses images du Honduras en décembre 2009) ; c’est le signe d’un emballement médiatique, c’est à dire en général d’une manipulation
    d) Savoir détecter les faits qui n’en sont pas
    Dire que Nicolas Sarkozy « veut » ceci ou cela, c’est une intention qui n’est pas une action ; une action ne produit pas nécessairement le résultat escompté ou ne débouche pas nécessairement
    Exemples :
        – une loi peut ne pas être appliquée (s’il n’y a pas de décret, ou de circulaire) ;
        – voir aussi la promotion bruyante des Etats généraux et Assises les plus divers qui, en général, ne conduisent à aucune révolution… ;
        – la mise en scène de la volition gouvernementale doit se lire en creux : il y a donc bien une « crise » (que l’on ne parvient pas à résoudre) de l’insécurité, du chômage, de la précarité, de l’immigration etc.
    e) Mettre les faits en perspective
    Il suffit d’un papier et d’un crayon (ou d’un micro ordinateur !)
    Le système médiatique repose sur la succession incessante des informations et l’orchestration du spectaculaire à court terme. C’est en faisant un arrêt sur image à chaque fois et des comparaisons temporelles que l’on voit apparaître des choses que le système veut cacher. Car le système use de la méthode de « la grenouille ébouillantée ». Les signes faibles ne bénéficient pas en outre de l’effet d’orchestration, à la différence des faits politiquement corrects : il faut donc une mise en perspective pour comprendre leur signification et leur dimension
    Exemples :
        – la mise en perspective des chiffres : les chiffres successifs des prévisions de croissance revus à la baisse montrent la dégradation de la conjoncture ou la succession des crises « maîtrisées », les bons résultats en matière de sécurité ou les chiffres d’expulsions… un mois donné ;
        – la mise en perspective des mots ; voir, par exemple, la façon dont on rend compte du terrorisme islamique en Russie et en Occident ou, plus simplement les commentaires sur le chômage : « le chômage reculera dans les semaines ou les mois qui viennent » ( N.Sarkozy, les Echos du 26/1/10), « le chômage va continuer d’augmenter au moins jusqu’à mi-2010 » (F.Fillon le BQ du 26/2/10), « pas de baisse du chômage avant 2012 selon pôle emploi » (Les Echos du 24/3/10) ;
        – la mise en perspective des données : c’est elle qui permet de se rendre compte du renforcement permanent de l’arsenal répressif en France depuis 20 ans.
    Cette mise en perspective permet :
    – de mettre en lumière des évolutions ;
    – de faire apparaître des contradictions dans le discours dominant (c’est donc le signe d’un malaise au sein du Système).
    4e Partie Les fissures du mur médiatique : la montée de nouvelles dissidences
    La dissidence « passive »
    Il s’agit de signes « passifs », puisque ces manifestations de dissidence n’ont pas réussi à infléchir durablement le système pour le moment, même si elles traduisent une évolution en profondeur de l’opinion. C’était la plus ancienne forme de dissidence :
    – le vote pour les mouvements et partis qualifiés de « populistes », d’ « extrême-droite », donc de partis qui se posent en rupture avec le système : il concerne désormais la plupart des pays européens, avec des résultats tangibles au plan municipal ou provincial (exemple à Vienne avec 27% pour le FPÖ lors des élections du 10/10/10, soit plus 12 points par rapport à 2005) ;
    – la progression de l’abstention aux élections (exemple les élections européennes où le taux d’abstention est passé de 39 à 57% en 30 ans)
    – le décalage entre les opinions exprimées dans les sondages et les positions de la super-classe dirigeante (« majorité silencieuse) (2)
    La dissidence « active »
    Le fait nouveau est que la dissidence passive cède de plus en plus la place à des manifestations plus « actives » désormais.
    D’abord les partis populistes finissent par exercer une influence politique directe au plan national:  c’est par exemple le cas au Pays Bas, après l’Italie (intégration de la Ligue du nord et de l’alliance nationale dans Forza italia) ; au Danemark avec une participation au gouvernement libéral conservateur; en Suède où la présence de « l’extrême droite » empêche la droite institutionnelle de constituer une majorité sans elle (ou alors avec la gauche).
    Ensuite, on assiste à les actes de révolte populaire directe contre l’établissement politique qui se multiplient :
    Exemples :
        – les manifestations pro-vie en France (censurées par les médias) ;
        – les apéros saucisson en France (réprimés….) ;
        – la révolte des habitants de Stuttgart contre les projets de reconstruction de la gare ou de modification de la durée de la scolarité dans le primaire ;
         – la votation suisse contre les minarets de novembre 2009 ;
        – la mobilisation contre la construction d’une mosquée au « ground zero » à New york (manifestations aussi contre la construction de mosquées en Allemagne) ;
         – le mouvement des tea party aux Etats Unis qui bouscule autant les caciques du parti républicain que les démocrates
         – la crise belge et le développement du discours séparatiste (concernait avant l’Europe du sud principalement)
         – la montée des préoccupations écologistes traduit aussi en partie un phénomène de révolte populaire des primo-occupants contre le bouleversement de leur environnement : mais c’est d’ailleurs pourquoi elle a été récupérée en partie par le Système et instrumentée pour contrer le vote « populiste »
    La revanche asymétrique des « petits » et des mal-pensants
    Ce type de dissidence présente un certain nombre de caractères remarquables :
    a) Auparavant ces phénomènes de dissidence étaient cantonnés à l’univers idéologique de la gauche et de l’extrême gauche (exemples: les appels en faveur des immigrés en situation irrégulière, mouvements contestataires divers, squats etc.…). Le fait nouveau est qu’il exprime désormais des préoccupations dites « de droite » : identitaires, conservatrices, chrétiennes ou reprises à la « gauche », régionalistes et localistes (en Italie la Ligue du Nord ou en Belgique les partisans de la partition) ;
    b) Dans beaucoup de ces cas il s’agit d’une mobilisation des autochtones ;
    c) Elle prend l’établissement à contrepied car elle ne s’effectue pas sur le registre institutionnel habituel (syndical par exemple). Elle utilise aussi des outils nouveaux de mobilisation (internet, réunions surprises). En outre elle aboutit souvent à faire reculer les pouvoirs établis (qui en général se sont prononcés, eux, favorablement pour les projets contestés). Des résultats sont obtenus, malgré une mobilisation hostile des médias et d’une façon générale des pouvoirs institués, c’est à dire de l’oligarchie dominante ;
    d) Cette contestation contribue à dépasser les classifications politiques traditionnelles ;
    e) Il s’agit de la revanche asymétrique des petits contre le Système, de la périphérie contre le centre. On ne reviendra pas sur le fait que la mobilisation via internet a permis plusieurs fois de contourner le carcan médiatique et de faire reculer le Système en France (exemple : la nomination de Jean Sarkozy à l’EPAD ou les révélations sur l’affaire Betancourt) : cet outil asymétrique redonne donc du pouvoir et de l’initiative aux ”petits” , aux exclus du système médiatique, à ceux qui sont en bas (cf. A Touraine : « Les grands mouvements qui peuvent changer notre vie collective viennent d’en bas ». Le Monde des 5 et 6 septembre 2010)
    Voir aussi l’effet de la « menace » du pasteur Terry Jones de « brûler le coran » comme moyen de faire pression sur le gouvernement américain contre le projet de Mosquée à « Ground Zero » Ce sont les réponses à la super classe mondiale qui voulait au contraire révolutionner la société par le haut, grâce à la concentration de tous les pouvoirs ;
    f) Ces réponses sont souvent associées à un discours « de classe » visant spécifiquement la nouvelle classe dirigeante qui ne comprend pas les préoccupations de la population autochtone et qui vit dans un monde privilégié ;
    Exemples en France : la contestation du bling-bling et la mise en lumière des liens entre politiciens et affairistes ;
    g) Elles ont tendance à se multiplier. Le caractère assez général de ces manifestations donne à penser qu’elles peuvent déboucher un jour sur un bouleversement politique durable
    L’usure rapide de l’image des équipes politiques mises en place par le Système :
    – Le cas emblématique de Nicolas.Sarkozy : une dégradation très rapide (2 ans ) et pour la première fois le Premier ministre a eu une image plus favorable que celle du président. Phénomène inconnu jusqu’à présent.
    – L’usure de l’image du messie Obama (selon un sondage Gallup les républicains bénéficieraient d’un avantage de 10 points devant les démocrates aux prochaines législatives : un écart jamais vu à mi-mandat depuis 1942, Bulletin quotidien du 2/9/10).
    – Le dégonflement de l’image du libéral-démocrate Nick Klegg en Angleterre (12% de sympathies en aout soit la moitié par rapport à celles des élections du 6 mai 2010 : Bulletin quotidien du 2/8/10)
    Ces phénomènes expriment le fait que l’hyper médiatisation ne suffit plus à assurer le soutien de la population : ce qui veut dire que le spectacle ne suffit plus à contenir la réalité ; l’opinion est de plus en plus sensible aux faits .
    La libération de la parole à l’encontre des commandements de l’idéologie dominante
    Ce phénomène est remarquable car il touche les fondements idéologiques du Système et alors que ce dernier a mis en place ces dernières années un appareil répressif très développé : mais manifestement cela ne suffit plus. Bien sûr il est encore limité : tous les tabous ne sont pas remis en cause mais ce qui frappe, c’est le fait qu’il touche aussi des membres de l’oligarchie et non pas seulement des « extrémistes » déjà diabolisés par le système:
    Exemples:
        – Les propos de Eric Zemmour sur la délinquance des personnes d’origine étrangère (non sanctionné mais a failli l’être) ; voir aussi les propos de l’avocat général de la cour d’appel de Paris Philippe BILGER – également rappelé à l’ordre – (Bulletin quotidien du 26/3/10) ;
        – Les propos du Préfet Girod de Langlade sur l’africanisation de l’aéroport de Roissy (sanctionné) ;
        – Les propos du ministre de l’Intérieur sur la délinquance des « roms » ;
        – Les propos de Thilo Sarrazin (de la Bundesbank) sur l’islamisation en Allemagne (sanctionné). Il a reçu de nombreuses manifestations de soutien : 18% des allemands déclarent être prêts à voter pour un parti dont il serait le chef (Les Echos du 6/910). Ses propos ont été repris en partie par la CSU de Bavière (Horst Seehofer, Le Monde du 12/10/10) ;
        – Les récentes publications de M.Triballat sur l’immigration ;
        – Les travaux de Hugues Lagrange (Le déni des cultures, éditeur : Seuil 16 septembre 2010, 350p..) qui note la sur-représentation des jeunes issus de l’Afrique sahélienne dans les affaires de délinquance
        – Les propos du cardinal Kasper (l’aéroport de Londres donne le sentiment que l’on arrive dans un pays du tiers monde)
    Ces propos montrent qu’il est de plus en plus difficile de cacher certaines réalités (exemple : la progression de l’immigration africaine), même les privilégiés les constatent !
    5e Partie et Conclusion Les fissures du mur médiatique : l’apparition de nouvelles lignes de fracture sociale
    La fracture jeunes/seniors :
    Entre la France qui travaille et celle qui profite des transferts sociaux :
        – les jeunes seront moins riches que leurs aînés du fait de la crise des systèmes de retraite et de la désindustrialisation ;
        – les adultes de 25/54 ans assurent en France 79% des emplois, alors qu’ils représentent 41% de la population.
    On mesure cette fracture dans les sondages : les seniors ont par exemple une opinion beaucoup plus positive de Nicolas Sarkozy que le reste de la population (ex. sondage IFOP/Paris match : 49% des français reconnaissent l’action du président en matière de lutte contre l’insécurité , mais 69 % des seniors : le Bulletin Quotidien du 9/9/2010). Même si sa bonne image chez les seniors tend à diminuer.
    La fracture entre jeunes autochtones et jeunes allogènes
    Exemples :
        – les phénomènes d’émeutes et de violences contre les jeunes blancs (ex manif du CPE de mars 2006) ;
        – la fracture entre les bénéficiaires de la discrimination positive et ses victimes ;
        – les jeunes issus de l’immigration ont un taux d’activité inférieur à celui des jeunes  autochtones.
    cf. les sondages :
                 – la majorité des jeunes Italiens se déclarent hostiles aux étrangers (étude de la Chambre des députés Les Echos du 19/2/10);
                 – 54% des Russes soutiennent le slogan « la Russie aux Russes » (Sondage Levada AFP du 25/2/10);
                – 45,8% des jeunes français de 18 à 29 ans expriment une forme d’hostilité envers les étrangers selon l’institut SWG (AFP du 18/2/10);
                 – les 16/18 ans ont voté à plus de 50% pour les partis populistes en Autriche en 2008.
    Cela traduit le fait que les Européens de souche découvrent qu’ils sont en réalité les victimes et non les bénéficiaires du Système.
    Le Système se heurte aussi à l’Islam qui est une religion qui produit des effets comparables à ceux d’une idéologie, car elle ignore la distinction entre le temporel et le spirituel. C’est aussi une religion à vocation universaliste mais qui repose sur des principes différents de ceux du Système. Le développement de l’immigration musulmane contribue ainsi à accentuer les oppositions au Système en Europe, car l’islamisation renouvelle la question de l’immigration.
    On notera que ce virage de la jeunesse européenne est occulté par le Système qui continue de véhiculer une image « soixante-huitarde » et « touche pas à mon pote » des jeunes.
    La paupérisation des classes moyennes salariées en Europe :
    Le déclassement de la classe moyenne autochtone (phénomène déjà rencontré dans les pays anglo-saxons, alors que les « minorités » bénéficient d’une attention privilégiée de la part des pouvoirs publics) est encore plus ressenti dans les jeunes générations.
    Car les riches sont devenus plus riches du fait de la mondialisation (par exemple, de 2004 à 2007 le nombre de personnes gagnant plus de 500 000€ a augmenté de 70% (Les Echos du 2/4/2010) et les « défavorisés » ont changé de nature : soit ils se sont enfermés dans des trappes d’inactivité, soit ce sont avant tout des immigrés extra-européens bénéficiaires de prestations sociales qui ne sont donc pas du tout « défavorisés ».
    Il y a de nombreux signaux faibles de la paupérisation : la multiplication des magasins discount, les « petits pleins » aux stations-service, le déclassement relatif des enfants par rapport à leurs parents, l’accession à la propriété plus difficile, la progression du surendettement (+ 20% en 2 ans), les fermetures de commerces autochtones.
    A relever également que dans un certain nombre de pays touchés par la crise financière les manifestations – souvent violentes – des victimes autochtones, contre les représentants de l’oligarchie ; c’est le cas de la Grèce, de l’Islande… (pourtant traditionnellement tranquille).
    C’est le grand retournement par rapport à ce qui s’est produit dans la seconde partie du XXème siècle où l’éventail des revenus s’est réduit.
    C’est aussi un signe manifeste de l’échec de l’oligarchie dominante à assurer l’abondance matérielle pour tous (comme le communisme n’a pu assurer le règne de l’égalité et le dépérissement de l’Etat).
    Cet échec atteint le cœur du Système.
    Conclusion
    Aujourd’hui l’expérience directe du plus grand nombre montre :
         – que l’adhésion au Système et à son idéologie est loin d’être totale dans les pays occidentaux. Cela veut dire que ceux qui s’opposent au Système ne sont plus des marginaux, mais une majorité en formation ;
        – que le monde dans lequel nous vivons est loin d’être parfait Cela fait apparaître encore plus insupportable ou ridicule le « monde parallèle » du système médiatique ;
         – que la super-lasse mondiale maîtrise de moins en moins la situation Cela veut dire qu’elle perd progressivement sa légitimité de classe super-compétente (son seul atout).
    Ces différentes prises de conscience sont susceptibles d’avoir des effets politiques à long terme en Europe même s’il est difficile de prévoir quand le Système implosera ni quelle forme cela prendra.
    Mais contrairement à ce que prétendent les historiens, les bouleversements politiques sont en général imprévisibles. Ce n’est qu’a posteriori que l’on reconstruit le caractère prétendument « inéluctable » des événements.
    L’histoire est le lieu de l’imprévisible comme l’écrit Dominique Venner !
    Michel Geoffroy  http://www.polemia.com
    Troisième Journée d’étude de la réinformation
    16/10/2010

  • Valls, le "Sarko de Leader Price"

    Du rififi dans le Gouvernement : alors que Manuel Valls se voit déjà Premier ministre, un autre ministre ne se prive pas pour le tailler.

    "Las de voir ses petits camarades ne pas assumer la politique menée, le ministre de l'Intérieur est sorti de son domaine de compétence pour mettre en mots cette ligne, appelant à "une synthèse nouvelle entre un réformisme assumé et une République intransigeante". Et cette définition vallsiste a été quasiment reprise mot à mot par François Hollande au dîner de la presse présidentielle. Valls, dans le même temps, cultive une influence grandissante auprès de Jean-Marc Ayrault.

    Pour justifier sa transgression, Valls peut gonfler ses muscles : "Il n'y a pas tant de voix qui porte au gouvernement et même en dehors." Être le ministre le plus populaire, ça protège, ça crée aussi des inimitiés. Les images du ministre de l'Intérieur dans la manade ont fait jaser au gouvernement : "Ça fait Sarko de Leader Price", persifle un ministre qui ne se retrouve pas sur sa ligne.

    Même si Valls est ami avec Hollande et Valérie Trierweiler, que des dîners privés rassemblent les deux couples, il ne jouera pas cette carte. Depuis ses années de jeunesse au côté de Michel Rocard, il a compris que politique et affect font rarement bon ménage".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Flamby : ses plus belles bourdes

    Alors que l’on pouvait lire au début du mois que le bac avait été cette année plus bradé encore que les années précédentes avec 91,9% de réussite (baccalauréat général), il semble qu’en 1980 ce fut le cas du concours de l’ENA. Du moins, ce serait une explication aux lamentables performances de Flamby depuis le début de son mandat.

    La culture créée de l’emploi disait Hollande le 26 juillet dernier, l’inculture aussi…
    Petit récapitulatif des plus belles bourdes d’Hollande :
    -Le 8 septembre, pendant les jeux paralympiques de Londres, François Hollande souhaite féliciter Assia El Hannouni, médaillée d’or sur 400 mètres. Pendant leur conversation, il lui explique qu’il lui avait fait des signes depuis les gradins… sauf que la jeune femme est malvoyante.
    -Après avoir salué la décision « éminemment respectable » de Benoît XVI, le président de la république a tenu à préciser : « Nous ne présentons pas de candidat »… Une blague qui a fait un flop et attiré les critiques de tous bords.
    -Aux commerçants de Lourdes dévastées par les inondations « cette année la saison touristique est en croix ».
    -Au cours de son voyage d’état au Maroc, avec sa poule, convié par le roi Mohamed IV au grand dîner du palais royal de Rabat, oubliant qu’il était l’invité du « descendant du prophète », il porte un toast… dans une enceinte « sacrée » !
    -En visite d’État au Japon, il présente ses condoléances « au peuple chinois ».
    -Interrogé sur les événements en Égypte: « La France a pris acte de la situation en Tunisie. »
    -À la tribune du sommet des pays des Balkans, à Ljubjana (Slovénie) : « Sur l’ancienne république Yougoslave de Macédonie, j’ai rappelé que la France était disposé à chercher, par la qualité des relations que nous pouvons avoir avec la Grèce, une solution… »

    Rassurez-vous ce n’est pas fini, il nous reste encore 4 ans avant son départ, de quoi largement allonger cette liste !

    http://www.contre-info.com/

  • Entretien avec Jean-Marie Le Pen

     

    L’actualité des rapports entre la France et la Suisse a connu une certaine abondance depuis quelques mois. C’est l’occasion pour le président d’honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, de s’exprimer en exclusivité pour Égalité et Réconciliation, l’interview ayant été censurée par un site communautaire genevois.

    Alimuddin Usmani : Jean-Marie Le Pen, quel est votre rapport avec la ville de Genève et plus généralement avec la Suisse ?

    Jean-Marie Le Pen : La Suisse et la France entretiennent depuis des siècles des relations amicales, et au Front national, nous donnons souvent la Suisse comme modèle de sagesse politique. J’y compte beaucoup d’amis et y ai fait de fréquents séjours notamment au mont Pèlerin, et dans les stations de sport d’hiver de Crans et de Saint-Moritz.

    Dans le cadre de la tournée que j’ai faite en France de tous les hauts lieux de civilisation durant la campagne présidentielle de 2007, j’y avais inclus une visite au Monument international de la réformation à Genève.

    J’y ai fait d’autre part, quelques conférences politiques, et ai participé, de Paris en duplex, à une très célèbre émission de la télévision romande. En effet, le Conseil fédéral m’avait interdit de me rendre à Lausanne pour cette circonstance. Il est vrai que le référendum médiatique qui suivit l’émission pouvait choquer les bonnes âmes, puisque 35 % des téléspectateurs se déclaraient en faveur des thèses de Jean-Marie Le Pen…

    AU : Le 9 juin dernier, près de quatre Suisses sur cinq (78,5 %) ont plébiscité les mesures urgentes votées en automne dernier par le Parlement pour faire face aux défis engendrés par l’afflux de requérants d’asile, conséquence notamment des « révolutions » qui ont frappé les pays arabes. Même le canton de Genève, qui vote souvent contre les mesures de durcissement à l’égard de la politique migratoire, a approuvé le texte à plus de 60 %. Quel est votre analyse de cette votation ?

    JMLP : Cette votation et l’évolution des votations sur ce sujet, correspondent à l’augmentation continue et massive du nombre des immigrés dans toute l’Europe. La prise de conscience de la gravité du problème par les électeurs, rendra les votations de rejet de plus en plus importantes.

    AU : L’année prochaine le peuple suisse va à nouveau se prononcer sur une question migratoire. L’initiative « Contre l’immigration de masse » veut redonner à la Suisse les pleins pouvoirs pour réguler l’accès à son territoire en gérant « de manière autonome » l’immigration des étrangers. Le deuxième alinéa précise que « le nombre des autorisations délivrées pour le séjour des étrangers en Suisse est limité “par des plafonds et des contingents annuels” concernant les travailleurs issus de l’Union européenne (frontaliers inclus) et les requérants d’asile ». Quel est votre regard sur cette initiative ?

    JMLP : J’approuve totalement l’initiative « Contre l’immigration de masse », regrettant qu’une telle initiative ne puisse être mise en œuvre en France, ligotée dans les structures contraignantes et immigrationnistes de l’Union européenne. L’immigration de masse ne va pas manquer de s’aggraver dans les années qui viennent, en corrélation avec les bouleversements géopolitiques, nés de la surpopulation mondiale et de l’augmentation de la pauvreté et de la misère dans le monde.

    Ce n’est pas seulement un droit, c’est un devoir pour les citoyens de sauver leur indépendance nationale.

    AU : En mai dernier le président de la Confédération, Ueli Maurer, a présenté ses excuses aux organisations juives de Suisse pour son message diffusé lors de la journée de commémoration de l’Holocauste. Il a reconnu avoir omis de mentionner certains aspects de la politique suisse durant la Deuxième Guerre mondiale. Que pensez-vous de ces excuses et quel est votre avis sur la notion de « repentance » ?

    JMLP : 70 ans après la guerre mondiale, on pourrait penser qu’il est normal de s’exprimer librement sur les évènements qui l’ont constituée. La notion de repentance est un levier médiatique de manipulation des opinions publiques.

    AU : Concernant la Syrie, la France et l’Arabie Saoudite ont décidé d’intensifier leur aide à la rébellion pour inverser le rapport de forces sur le terrain en sa faveur avant l’éventuelle organisation d’une conférence de paix à Genève. Que pensez-vous de l’attitude de la France à cet égard ?

    JMLP : Concernant la Syrie, je condamne très fermement les initiatives de pays comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, et malheureusement aussi la France, pour leur aide à la rébellion meurtrière qui a été déclenchée dans ce pays. Je constate d’ailleurs que les opérations civiles ou militaires engagées dans ces pays, ont eu pour résultat la chute des leaders arabes laïcs et leur remplacement pas des gouvernements islamistes, sans parler du chaos meurtrier qui a été, de ce fait, organisé dans tous ces pays.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr

  • Argenteuil, Trappes… des futurs Kosovo ?

    « Dans vingt ans, Trappes, c’est la Tchétchénie ! » (déclaration d’un habitant de Trappes). Plutôt le Kosovo. La « masse critique » des musulmans y est suffisante pour qu’ils imposent leur loi. Pas d’amalgame, dit-on, entre une majorité de musulmans et quelques centaines d’islamistes. Sauf qu’on n’a pas vu les gentils musulmans défiler. Jamais.
    Les Frères musulmans et les salafistes multiplient les prétextes pour défier la France. Jusqu’à la faire plier.

     

    En mars 2004, les pogroms anti- Serbes au Kosovo avaient été déclenchés par la rumeur de la noyade de trois jeunes garçons albanais par des nationalistes serbes. Un rapport de l’ONG Human Rights Watch établit un bilan: « 33 émeutes au minimum ont éclaté au Kosovo sur une période de 48 heures […] Dix-neuf personnes ont perdu la vie au cours des violences. Au moins 550 maisons et 27 églises et monastères orthodoxes ont été incendiés. » Le rapport avec les événements d’Argenteuil (1) et ceux de Trappes ? Ils concernent des musulmans, avec des islamistes à la manœuvre, et semblent prendre racine dans de jolis bidonnages ou – a minima – d’énormes exagérations.

    Les jeunes de Trappes ont manifestement d’autres références que le Kosovo, mais tout aussi sympathiques… Ainsi, interrogé par « Le Monde », un habitant de Trappes déclare: « Ce qui va se passer ce soir n’est qu’un début. Dans vingt ans, Trappes, c’est la Tchétchénie! »

    Argenteuil, Trappes… des futurs Kosovo ?

    Un peu plus haut dans le même article, un autre reprochait aux « politiques » de vouloir « blanchiser » (sic) la ville. Ah, si seulement c’était le cas…

    L’« affection » de Valls pour les musulmans !

    Il faut dire que Trappes est une ville un peu particulière, que certains qualifient de « Roubaix de la région parisienne ». Et pour cause: en 2005, 61 % des jeunes de moins de 18 ans avaient au moins un parent immigré! Et puisqu’on est dans les chiffres, signalons que François Hollande y a recueilli l’excellent score de 77 % lors du second tour de l’élection présidentielle. Ceci expliquant sans doute cela.

    C’est donc en territoire conquis qu’il était venu, entouré de trois ministres – Vincent Peillon, George Pau-Langevin et Benoît Hamon –, en septembre 2012, prononcer un discours sur l’école républicaine. Bizarrement, il y a ces jours-ci moins de monde pour se presser à Trappes. Hollande est à Tulle, et on a aperçu Valls du côté du festival d’Avignon. Les policiers auraient pourtant bien eu besoin de leur ministre, car c’est un contrôle de femme voilée ayant mal tourné qui est à l’origine des émeutes de Trappes ayant démarré vendredi dernier.

    Le 17 juillet, Manuel Valls se rendait à la Grande Mosquée de Pa ris pour rompre le jeûne du ramadan et adresser « un signe d’affection à l’ensemble des musulmans », avant de dénoncer une « montée des violences à l’égard des musulmans de France ». Aux auteurs de ces actes « islamophobes », Valls a affirmé qu’il ferait preuve de la plus grande ferme té, cela sous le regard satisfait d’Abdallah Zekri, président de l’Observatoire contre l’islamophobie.

    Ce qui permet à Valls d’affirmer une telle recrudescence hormis les chiffres des associations islamiques? On ne le sait pas. Nous sommes de toute façon ici face à une déclaration politique et non réellement judiciaire. On l’a vu dans son traitement des opposants au « mariage pour tous », on l’a vu dans son traitement de faits divers impliquant des jeunes « d’extrême droite »: Valls est en croisade contre le Mal.

    Héritant d’un précédent ministre de l’intérieur ayant connu une certaine réussite par la suite le goût de la sur-communication, Valls en oublie peut-être que ses paroles peuvent avoir des conséquences. En parlant d’une montée de l’islamophobie (alors que tout laisse à penser que c’est à une montée de l’islamisme qu’il faudrait s’attaquer!), Valls a accrédité les thèses portées par plusieurs associations islamiques qui se cachent derrière la lutte contre une prétendue islamophobie pour couvrir leur prosélytisme.

    Un jour seulement après la visite de Manuel Valls à la Grande Mosquée de Paris, à Trappes, le contrôle par des policiers d’une femme portant le voile intégral dégénérait. L’accrochage se terminant par l’interpellation et le placement en garde à vue du mari ayant empêché le contrôle et étranglé l’un d’eux!

    De tels incidents deviennent récurrents, et sont montés en épingle et récupérés par des associations musulmanes (et carrément islamistes pour certaines, ne cachant pas leurs liens notamment avec les Frères musulmans ou le salafisme), qui n’ont jamais accepté la loi contre le port du voile de 2004 et celle contre le voile dit « intégral » de 2010. Les tensions aux abords des mosquées sont de plus en plus fréquentes (comme mercredi dernier à Toulouse, où la seule présence d’une voiture de police a été perçue comme une provocation et a donné lieu à des violences et dégradations pendant une soirée) et d’étranges histoires d’agressions de femmes voilées se répandent sur les réseaux sociaux. Sans heureusement avoir pour le moment les mêmes conséquences dramatiques qu’au Kosovo. Jusqu’à quand ?

    A Trappes – comme ce fut le cas à Argenteuil avec cette fameuse jeune fille voilée qui aurait été agressée par de bien mystérieux « skins » –, les incidents ne sont pas survenus après l’événement originel (c’est-à-dire, dans les deux cas, un jeudi) mais le lendemain, vendredi. Ce qui semble laisser à penser que l’information, puis la mobilisation, ont eu lieu pendant ou après la salât à la mosquée. « Les frères qui sont à la mosquée, ils sont rentrés avec nous, la police a dit il faut sortir. […] Après ils sont revenus pour faire ce qu’ils ont fait. » a déclaré sur iTélé la mère de la femme voilée, tandis que sur son site le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) écrivait: « Les personnes qui se sont rendues au commissariat, y compris l’imam de la mosquée de Trappes qui a tenté d’apaiser la situation, ont été congédiées sans ménagement. »

    « Islamistes racaillisés et racailles islamisées »

    De l’entretien avec la mère de la femme voilée contrôlée, on retiendra aussi qu’il s’agit manifestement d’une famille de convertis originaires des Antilles. Le mari interpellé est lui aussi un jeune converti. Le phénomène de conversion chez des Français originaires d’outre-mer devient de plus en plus important; c’était aussi le cas de l’islamiste ayant tenté d’égorger un militaire à la Défense ou encore d’une partie du groupe djihadiste de Cannes (et singulièrement de son leader Jérémie Sidney). Une conversion virulente comme en témoigne cette autre phrase de la mère de la femme voilée de Trappes: « On peut attaquer une autre personne, on peut attaquer un chrétien, mais on peut pas attaquer un frère musulman. »

    C’est, donc bien un groupe de musulmans rassemblés à la fin de la prière, mené par un imam, qui est allé demander des comptes et réclamer la libération d’un homme arrêté pour avoir tenté d’étrangler un policier. Et quand ceux-ci se font dégager du commissariat, c’est aussi de l’islamophobie? Suite à cet te première visite (pas franchement de courtoisie), un second rassemblement devant le commissariat – à 20h30 – s’est organisé via les réseaux sociaux. Et ce sont ainsi 250 à 400 personnes (selon l’AFP, évoquant un commissariat assiégé) qui se sont présentées au rendez-vous. Comme quoi Twitter et Facebook, ça ne fonctionne pas que pour la mobilisation contre la loi Taubira

    Même le rappeur « La Fouine », issu de Trappes tout comme Jamel Debbouze ou Omar Sy, a relayé l’appel (orthographe et ponctuation d’origine): « Suite à l’agression d’une femme voilée lors d’un contrôle de police à Trappes ayant refusé de retirer son voile elle s’est vu se le faire arracher par un agent. Son mari qui tenta de lui venir en aide s’est lui aussi vu interpeller! Ayant pris connaissance de cet acte les fréro de Trappes se sont réunis devant le commissariat pour manifester. Je les soutiens!!! »

    Des porteurs de casquettes, des cagoulés, des barbus… tout le mon de était au rendez-vous. Le vice-président du FN, Florian Philippot – qui semble muscler sa ligne actuellement –, a livré une description assez juste des émeutiers en évoquant « un mélange entre des islamistes racaillisés et des racailles islamisées ». Voitures brûlées, jets de pierre et d’engins incendiaires, et même des tirs d’armes à feu en l’air (d’après iTélé et plusieurs témoignages d’habitants) ont ainsi rythmé toute la nuit de vendredi, dans ce que plusieurs médias – abusant d’euphémismes – ont qualifié « d’échauffourées ».

    Le sympathique Sofiane, sur iTélé, s’est fait porte-parole des émeutiers: « On ne peut pas accepter qu’un frère soit en garde à vue pour rien, surtout le mois du ramadan. C’est un petit avertissement. »

    Si des habitants de Trappes n’hésitent pas à se réclamer des djihadistes tchétchènes, ils n’ont pas encore trouvé face à eux le Poutine français qui allait « les buter jusque dans les chiottes » (selon la célèbre phrase – moyennement poétique mais assez claire – du président russe). Le ministre de l’Intérieur s’est fourvoyé dans l’éternelle excuse sociale que le criminologue Xavier Raufer comme le géographe Christophe Guilluy ont battu en brèche depuis bien longtemps: « Je sais les difficultés que vivent nos concitoyens dans ces quartiers populaires, ce dont ils ont besoin c’est d’emploi, c’est d’un espoir, c’est d’une formation. […] Il n’y a que dans l’apaisement et dans le dialogue que l’on peut trouver des solutions aux problèmes de notre société: le chômage, le sentiment de discrimination, l’exclusion. »

    Explosion des contrôles ? Des niqabs ? Ou des rébellions ?

    En guise d’apaisement, le mari furieux accusé d’avoir agressé le policier a été relâché et sera convoqué devant la justice un de ces jours! On ne peut pas donner tort à Eric Ciotti, le « monsieur sécurité » de l’UMP, quand il déclare que « la libération donne raison aux émeutiers ». Un cran au-dessus, Marine Le Pen écrit dans un communiqué de presse « Il est plus que temps de taper du poing sur la table en organisant la reconquête par la loi et l’ordre de chaque mètre carré du territoire national. [...] La seule loi en France est la loi française, et non la loi islamiste ou la loi des racailles! »

    Allant dans le même sens et considérant qu’au vu de la réalité ethnoculturelle de Trappes et du motif de la flambée de violences, l’explication sociale ou l’angle sécuritaire ne sauraient suffire, l’identitaire Philippe Vardon écrit pour sa part: « Ce n’est pas une “guerre civile“, une guerre civile a lieu entre personnes du même peuple. Or là… » Un petit bémol tout de même: quid des Français convertis?

    Le fait étonnant reste tout de même la multiplication sensible non pas des faits d’islamophobie (sauf à considérer – comme de nombreux musulmans – la loi contre le voile intégral comme islamophobe) mais d’incidents lors de contrôles. Y aurait-il une explosion des contrôles de la part de policiers exaspérés ? Une augmentation du nombre de musulmanes arborant le niqab ou la burqa ? Ou bien une volonté délibérée de résister davantage aux contrôles pour faire monter la pression ?

    Le bras de fer est désormais clairement engagé. Avec comme objectif de culpabiliser (et criminaliser si possible, comme le démontrent les plaintes du CCIF contre Ivan Rioufol ou Marine Le Pen) toute critique de l’islam – et même de l’islamisme –, et comme objectif intermédiaire de forcer à abroger (au moins dans les faits, en ne l’appliquant plus) la loi « anti-burqa ».

    Qu’on ne s’y trompe pas, le bras de fer n’est pas engagé avec l’Etat, ou la République, mais bien avec la France comme vieille nation. Jaouad Alkhaliki, président de l’Union des musulmans de Trappes – proche des Frères musulmans – affirmait il y a quelques années: « Trappes est un exemple où il y a la “masse critique“ de musulmans qui permet au moins de faire réfléchir les politiques, si ce n’est de les faire plier. »

     Lionel Humbert

    1. Voir notre dossier dans « Minute » n° 2620 du 19 juin 2013.

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 24 juillet 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    Argenteuil, Trappes… des futurs Kosovo ?http://fr.novopress.info