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France et politique française - Page 4806

  • Un œil sur le "hollandisme révolutionnaire"

    « Une démocratie fonctionne quand une partie des élites prend le parti du peuple. C’est ce qui pourrait se produire. D’où l’espoir que je place dans le “hollandisme révolutionnaire”... »

    Emmanuel Todd, mars 2012

    La reprise est là !

    Malgré les affirmations délirantes du chef de l’État le 14 juillet dernier, seuls des frémissements dans la tête de celui-ci permettent d’affirmer le commencement d’une quelconque « reprise », comme le soulignent les récents chiffres de Pôle emploi.

    Après trois mois de répit, l’emploi intérimaire a rechuté en mai. Avec une baisse de 1,4 %, le nombre d’intérimaires s’établissait à fin mai à 574 400. Sur un an, la baisse est de 6,5 %. Tous les secteurs ont enregistré une baisse de leurs effectifs intérimaires en mai : - 0,7 % dans l’industrie (qui représente 44,8 % des effectifs), - 1,5 % dans la construction et - 2,2 % pour le tertiaire.

    Toutes les catégories socio-professionnelles subissent des pertes de leurs effectifs intérimaires sur un an : - 4,1 % pour les ouvriers qualifiés, - 4,5 % pour les employés, - 9 % pour les ouvriers non qualifiés et - 10,1 % pour les cadres.

    L’emploi intérimaire est en baisse continue depuis juillet 2011, avec quelques mois de répit en 2012.

    Huchon et le logo à 400 000 €

    Jean-Paul Huchon, le président PS de la région Île-de-France s’est offert un nouveau logo. La région disposait déjà d’un logo, mais « Jean-Paul Huchon en voulait un second ».

    Celui-ci est composé de huit bâtons colorés représentant les départements d’Île-de-France et dessinant « en creux les contours de la Tour Eiffel », le tout accompagné de la mention en anglais (!) « Paris Région Source of Inspiration », D’autres mentions avaient été suggérées : Paris Créative Region, La créative Touch)...

    Sous la conduite de l’Unité Communication du conseil régional d’Île-de-France, une foule de prestataires s’est empressée de s’en mettre plein les poches. Notamment : l’agence de com’ Equancy, qui a « structuré » le projet pour 108 000 € ; ViaVoice, qui a mené une « étude » en sondant 800 personnes : 44 000 € ; la conception d’un site Internet dedié : 58 000 € ; le logo, « seulement » 70 000 €...

    La présentation de la campagne destinée à promouvoir la région prévue le 2 juillet et la création d’une association dotée d’un budget de « 2 à 4 millions d’euros » ont été annulées en catastrophe, et reportées en 2014 (certainement après les municipales...)

    À noter que ce gaspillage de l’argent public destiné à la communication au niveau régional n’est pas une nouveauté, puisque le conseil régional de Bretagne (présidé par le socialiste Pierrick Massiot) a également dépensé 400 000 € pour la confection de cette « marque territoire » et 440 000 € pour la région Alsace (présidé par l’UMP Philippe Richert).

    Cazeneuve le glouton

    François Hollande vient de prendre connaissance des propositions d’impôts « complémentaires » du ministre du budget, Bernard Cazeneuve, pour un montant de 4 à 6 milliards d’euros.

    D’après la Cour des Comptes, en 2011, les impôts et taxes ont augmenté de 16 milliards, de 22 milliards en 2012 puis de 33 milliards en 2013.

    Incapable de se contenir, le pouvoir poursuit sa tonte des Français. En 2014 seront notamment appliquées la baisse du quotient familial, la taxe à 75 % et l’augmentation des taux de TVA. Cazeneuve envisage aussi un nouveau coup de rabot sur les niches fiscales, une nouvelle taxe sur l’achat d’un logement, et bien d’autres surprises !

    http://www.egaliteetreconciliation.fr

  • Brétigny : les vols et insultes racistes anti-Blancs prennent de l’ampleur

    BRETIGNY-SUR-ORGE (NOVOpress) – Chaque jour qui passe vient contredire les tentatives de Manuel Valls cherchant à minimiser les actes de pillage liés la tragédie de Brétigny-sur-Orge. En milieu de semaine, le ministre de l’Intérieur restait vague en déclarant : « Il y a eu sans doute des vols »… Or, le Point.fr révèle « que quatre demandes de recherche et d’identification d’auteur de vol simple “dans un lieu affecté à un transport de voyageurs” lors de l’accident du 12 juillet en gare de Brétigny-sur-Orge ont été transmises aux commissariats de l’Essonne ».

     

    Autre information importante, dans un reportage diffusé par la radio RMC, un pompier qui était sur place confirme les jets de pierres et les insultes racistes par des racailles prêtes à profiter de la tragédie pour déclencher des émeutes. « Moi j’ai pas arrêté de me faire insulter dans tous les sens : fils de pute, sale Blanc… J’ai pris “sale Blanc” plusieurs fois, ça fait pas plaisir », témoigne le soldat du feu. Reste à savoir si l’Etat socialiste va continuer à nier ces réalités du terrain qui ne correspondent pas à l’utopie du « vivre ensemble ».

    http://fr.novopress.info

  • La démocratie, instable dans son principe car révolutionnaire dans son essence

    « Il y a de certaines habitudes, de certaines idées, de certains vices qui sont propres à l’’état de révolution, et qu’’une longue révolution ne peut manquer de faire naître et de généraliser, quels que soient d’’ailleurs son caractère, son objet et son théâtre. Lorsqu’’une nation quelconque a plusieurs fois, dans un court espace de temps, changé de chefs, d’’opinions et de lois, les hommes qui la composent finissent par contracter le goût du mouvement et par s’’habituer à ce que tous les mouvements s’’opèrent rapidement à l’’aide de la force. Ils conçoivent alors naturellement du mépris pour les formes, dont ils voient chaque jour l’’impuissance, et ils ne supportent qu’’avec impatience l’’empire de la règle, auquel on s’’est soustrait tant de fois sous leurs yeux. Comme les notions ordinaires de l’’équité et de la morale ne suffisent plus pour expliquer et justifier toutes les nouveautés auxquelles la révolution donne chaque jour naissance, on se rattache au principe de l’’utilité sociale, on crée le dogme de la nécessité politique, et l’’on s’’accoutume volontiers à sacrifier sans scrupule les intérêts particuliers et à fouler au pied les droits individuels, afin d’’atteindre plus promptement le but général qu’’on se propose ».
    Alexis de TOCQUEVILLE
    La Démocratie en Amérique, 1835

    Tocqueville, auditeur au tribunal de Versailles, était un jeune homme de vingt-cinq ans lorsqu’’il partit, en 1831, pour les non moins jeunes États-Unis d’’Amérique aux fins, officiellement, d’’y enquêter sur « le système pénitentiaire pratiqué avec succès dans les États du Nouveau Monde ». Inclassable, irrécupérable par la gauche humanitaro-marxiste comme par la droite molle, libérale-libertaire, Tocqueville échappe à toute tentative systématique de classification. La Démocratie en Amérique est à la fois l’œ’œuvre majeure d’’un observateur avisé de la situation politique et sociale de la France de son temps, autant que le miroir de la société politique contemporaine. L’’ouvrage valut à son auteur de rentrer à l’’Académie française à l’’âge de trente-six ans accompagné de la comparaison flatteuse avec un illustre prédécesseur : Montesquieu.
    Démocratie et révolution
    L’’extrait publié ci-dessus est révélateur de l’orientation générale de l’ouvrage. Exposé magistral sur la démocratie, il présente également les critiques les plus radicales que l’on peut adresser à un régime dont l’instabilité congénitale est la principale des caractéristiques. À ce titre il est un utile complément du De Démos à César de Maurras, déjà commenté dans nos colonnes.
    Opérant fort justement le lien entre révolution et démocratie, Tocqueville prophétise avec une noirceur et un réalisme qui font rétrospectivement froid dans le dos, ce que sera le XXe siècle émaillé de ces “révolutions démocratiques : la révolution russe de 1917, l’’avènement d’Hitler et de Mussolini, les guerres révolutionnaires de libération nationale. On n’’oubliera pas les guerres messianiques comme la pseudo libération de l’’Irak en 2003. Tout cela avec la démocratie comme oriflamme, les droits de l’’homme en bandoulière.
    La critique tocquevillienne de la révolution démocratique (l’interchangeabilité des termes démontre bien leur indissociabilité) se poursuit par la mise en avant et en accusation de la dimension profondément totalitaire de la démocratie. De l’’instabilité de ce régime et à cause de sa nature intrinsèquement révolutionnaire, il résulte une absence notoire de légitimité. Partant, faisant le pari antinaturel du changement perpétuel d’’hommes, d’’institutions et de lois, la démocratie se condamne à ne plus perdurer que par la force de l’’idéologie, ce poison qu’’elle contient en elle, comme le serpent son venin et qu’’elle sécrète insidieusement mais implacablement.
    La neutralité démocratique se transforme alors inévitablement en religion d’’État, pour devenir ce que Maurras appelait « la démocratie religieuse ». L'’idéologie, ce système rigide et dogmatique de pensée in abstracto, devient le moteur du régime et toute politique devient ainsi servile car subordonnée (à l’’économie, à l’’éthique laïciste, au prétendu universalisme des droits de l’’homme, aux révoltes et éructations de la rue, etc.).
    Démocratie consumériste
    Tocqueville stigmatise également « le mépris pour les formes », cette arrogance vis-à-vis des règles. Comble du paradoxe pour un régime qui se veut celui du respect de la loi, « expression de la volonté générale », selon le mot bien connu du citoyen Jean-Jacques, et du parallélisme des procédures. Emprisonnés dans la dictature du “moment, qui fait que ce qui existe aujourd’’hui est périmé demain, les sociétés démocratiques, nous dit l’’auteur, « ne supportent qu’’avec impatience l’’empire de la règle, auquel on s’’est soustrait tant de fois sous leurs yeux ».
    Les peuples démocratiques se lassent rapidement de leurs gouvernants. La vertu de la patience autant que le goût de la durée et de la permanence ont déserté les esprits de ces masses informes, incultes et imbéciles. Car si la politique est asservie à l’’idéologie, les peuples sont avilis par la société de consommation, avatar de la démocratie. En outre, il est illusoire de croire, comme le pensait Lacordaire, qu’’entre le faible et le fort, c’’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. En effet, eu égard à l’’antagonisme structurel des différents droits de l’’homme (droits politiques, droits sociaux, droits économiques, droit de propriété, tous inconciliables mais de valeur plus ou moins égale), la démocratie ne peut que « sacrifier sans scrupule les intérêts particuliers et à fouler au pied les droits individuels, afin d’’atteindre plus promptement le but général qu’’on se propose ».
    Les « nouveautés auxquelles la révolution donne chaque jour naissance » sont à ce point vecteurs d’’insécurité, à tous égards, qu’’elles engendrent nécessairement l’’anarchie et le désordre. Les gouvernants, autant que ceux dont ils ont la charge, pourtant noble, de conduire la destinée, se vouent une haine mutuelle. L’”’affaire” du CPE en est l’illustration la plus éclatante.
    Démocratie et totalitarisme
    La démocratie est une révolution permanente, une tyrannie renouvelée, presque plébiscitée, qui conduit toujours à la division et au règne temporaire de la faction momentanément la plus forte mais certes pas la plus compétente. Tocqueville montre que le régime démocratique érige la violence en mode de gouvernement. Il administre la preuve, tout aristocrate libéral éclairé qu’’il fût, que la nation française se défait sans roi et qu’’une société politique ne peut subsister indéfiniment en reposant sur des mythes et des utopies. Le démos” n’’est rien moins que ce démon incarné dans la révolution et que Joseph de Maistre vouait justement aux gémonies.
    Aristide LEUCATE L’’Action Française 2000 du 4 au 17 mai 2006

  • Intervention de Pierre Hillard - La France à l'épreuve de l'Union Européenne - 17 avril 2013

  • L'agressivité du gouvernement envers les catholiques

    Lu dans Valeurs actuelles :

    "[L]e contentieux qui grossit entre les catholiques et le gouvernement ne s’explique pas seulement par l’indifférence du président de la République. Dès le premier jour, il a placé son mandat sous le parrainage farouchement laïque de Jules Ferry, dont le but était d’« organiser l’humanité sans Dieu et sans roi ». C’est avec raison que les catholiques s’alarment de son programme et s’offusquent des vexations que la gauche inflige à l’Église. Tout se passe comme si le gouvernement recherchait l’affrontement dans l’espoir de mobiliser son propre camp.

    Christiane Taubira en a fourni le premier exemple en recevant le cardinal Vingt-Trois avec une désinvolture qui confinait au mépris lors des débats sur le mariage. Les parlementaires de gauche l’ont ensuite auditionné dans un climat hostile pour lui signifier que l’avis de l’Église sur ce sujet ne comptait pour rien. Cette brusquerie ne doit pas surprendre : aucun des ministres du gouvernement Ayrault ne se dit pratiquant et seulement six se définissent comme croyants, dont Cécile Duflot.

    Cet hiver, la ministre du Logement n’a pourtant pas hésité à suspecter publiquement l’Église d’indifférence aux pauvres et l’a menacée de réquisitionner ses locaux pour y abriter des sans-logis. Mais c’est encore Vincent Peillon qui a décroché la palme de l’agressivité : en janvier, il a remis en cause le “caractère propre” de l’enseignement catholique en lui contestant le droit d’organiser des débats sur le mariage homosexuel au sein des établissements privés ! Mgr Vingt-Trois avait réagi fermement : « S’il n’y a aucun lieu de débat possible, [alors] il y a une doctrine officielle et une police de la pensée. »

    Les catholiques sont-ils devenus des citoyens de seconde zone ? La question se pose d’autant plus que le gouvernement a beaucoup plus d’égards pour les autres cultes : cette année, Manuel Valls a rompu deux fois le jeûne du ramadan. « Une manière pour la République d’adresser des regards d’affection aux musulmans de notre pays », a-t-il dit. Par ailleurs, on n’entend guère les autorités lors des profanations d’église ou de cimetière chrétien, bien qu’elles constituent plus de 80 % des atteintes aux sites religieux."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Afghanistan : Pour les Français comme pour les Britanniques, il faut rentrer « aussitôt que possible... » arch 2010

    Recevant tout récemment à Londres en la personne du président afghan Hamid Karzaï, à son retour de Washington, son premier chef d'Etat, le nouveau Premier ministre britannique David Cameron avait souligné que l'Afghanistan était pour lui « la priorité numéro un ». C'est pourquoi trois membres de son gouvernement (le secrétaire au Foreign Office ainsi que les ministres de la Défense et du Développement international) ont profité du week-end de la Pentecôte pour se rendre dès que possible sur le terrain.
    Avec près de 10 000 soldats britanniques déployés dans ce pays, principalement dans la province méridionale du Helmand, l'un des principaux bastions des talibans, la Grande-Bretagne dispose en Afghanistan du deuxième contingent le plus important après les États-Unis, où quelque 286 soldats britanniques ont perdu la vie depuis l'intervention des forces internationales en 2001. Vendredi encore, un soldat du 40e commando des Royal Marines a ainsi été tué dans l'explosion d'une mine artisanale alors qu'il faisait une patrouille à pied dans le Helmand.
    « J'aimerais que nos forces rentrent aussitôt que possible... », a d'ailleurs prévenu Liam Fox, le nouveau ministre de la Défense, dans une interview au quotidien britannique Times. « Nous ne sommes pas un gendarme universel. Nous ne sommes pas en Afghanistan pour nous occuper de la politique d'éducation d'un pays troublé du XIIIe siècle. Nous sommes là pour éviter que le peuple britannique et nos intérêts globaux ne soient menacés », a-t-il encore ajouté fort à propos alors que l'insurrection talibane gagne en terrain et en intensité dans le pays. L'objectif affiché par le nouveau gouvernement britannique est donc parfaitement clair : mettre le paquet pour pouvoir se désengager au plus vite. Telle devrait être la ligne de tous les Occidentaux et Alliés engagés dans cette guerre qui n'en finit pas. Car, à l'image des Britanniques qui le disent désormais ouvertement, les Français (qui comptent actuellement 3 700 hommes en Afghanistan) devraient eux aussi rentrer « aussitôt que possible ».
    S'attaquer à la situation en Afghanistan est « une de nos priorités les plus urgentes », a confirmé pour sa part le nouveau secrétaire au Foreign Office, William Hague, qui accompagnait le ministre de la Défense à Kaboul. « Cela nous coûtera beaucoup de temps, d'énergie et d'effort et il est donc essentiel que les ministres aient une parfaite compréhension des thèmes propres à l'Afghanistan (...). C'est pourquoi nous sommes venus ici à la première occasion », a-t-il expliqué avec un certain bon sens. Avant d'ajouter toutefois : « Il n'y aura pas de calendrier arbitraire ou artificiel. Nous devons donner le temps et le soutien qu'il faut à la stratégie qui a été décidée. »
    Le dernier du trio, Andrew Mitchell, ministre au Développement international, a quant à lui affirmé qu'il étudierait au plus vite « les façons d'améliorer la qualité et l'impact de l'aide » à l'Afghanistan. Voilà pour les intentions et elles sont plutôt bonnes et respectables puisqu'elles s'inscrivent dans la droite ligne de ce qui avait été décidé lors de la Conférence de Londres, en janvier dernier, qui avait ouvertement prôné une stratégie de « réconciliation nationale ».
    Le Président afghan s'y emploie, qui a convoqué une « loya jirga » (assemblée tribale traditionnelle) de paix finalement, repoussée du 29 mai au 2 juin, et qui durera trois jours et réunira plus de 1 600 délégués pour « prendre le pouls du pays profond ». Mais en attendant que celle-ci puisse se réunir en toute sécurité à Kaboul et qu'elle porte ses fruits, les attentats et attaques se multiplient aux quatre coins du pays et, comme la semaine dernière, jusqu'au cœur de la capitale.
    Samedi dernier, c'est un officier français qui a été tué par l'explosion d'un IED (engin explosif improvisé) au côté d'un soldat néerlandais et de leur interprète afghan en Oruzgan, la province natale du mollah Omar, dans le sud du pays. Agé de 38 ans, le capitaine Christophe Barek-Deligny du 3e régiment du génie de Charleville-Mézières encadrait l'année nationale afghane au combat au sein de ce que l'on appelle une OMLT (Opérationel mentor and liaison team) déployée en Oruzgan, où il était arrivé depuis un mois seulement. C'est le 43e militaire français tué en Afghanistan.
    Pour tous ceux que passionne l'engagement des soldats français en Afghanistan, où nos hommes mettent chaque « leur peau au bout de leurs idées » même si on ne gagnera jamais cette guerre, je conseille l'excellent livre de Patrick de Gmeline, Se battre pour l'Afghanistan (*), consacré aux soldats de montagne du 27e BCA (bataillon de chasseurs alpins) de Cran-Gevrier (Haute-Savoie), à leurs six mois de préparation opérationnelle comme à leurs six mois de guerre et de pacification en Kapisa. Juste avant de partir servir en Afghanistan, leur chef de corps, le colonel Nicolas Le Nen rappelait à tous ses hommes les règles d'engagement et de discipline dans le combat contre les talibans : « Sur ce théâtre, il n'y a pas de petites missions ou de missions faciles, il n'y a que des missions dangereuses et très dangereuses ! » La mort d'un officier français vient encore de nous le démontrer.
    YVES BRUNAUD Présent du 26 mai 2010
    (*) Se battre pour l'Afghanistan, Patrick de Gmeline, Presses de la Cité, 396 pages, 21 euros.

  • Edouard Balladur soupçonné de détournement de fonds publics

    PARIS (NOVOpress) – Le parquet de Paris a conforté les soupçons de malversations entourant le financement, en 1995, de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur (photo), en élargissant l’enquête à un éventuel « détournement de fonds publics » afin d’approfondir les investigations sur le financement de sa campagne en 1995. Les témoignages et documents sur le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur s’orientent vers deux directions : le détournement de commissions sur des contrats d’armement et les fonds spéciaux distribués par Matignon en argent liquide à l’ensemble des ministères.

     

    L’homme d’affaires Ziad Takieddine a récemment affirmé que des versements d’argent pour la campagne d’Edouard Balladur provenaient des commissions perçues au titre de son intervention dans les contrats d’armement conclus en 1994 avec le Pakistan pour des sous-marins et l’Arabie Saoudite pour des frégates. Parallèlement à ces informations, plusieurs témoins ont évoqué devant les juges la piste des fonds secrets. Notamment, l’ex-trésorier d’Edouard Balladur, René Galy-Dejean. Il avait affirmé fin 2012 que l’argent liquide versé sur le compte de campagne ne provenait pas des meetings mais des fonds secrets. Depuis des décennies, la République française s’enfonce dans les magouilles, qu’elle soit dirigée par la droite comme par la gauche.

    http://fr.novopress.info/