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France et politique française - Page 4804

  • Valls, le "Sarko de Leader Price"

    Du rififi dans le Gouvernement : alors que Manuel Valls se voit déjà Premier ministre, un autre ministre ne se prive pas pour le tailler.

    "Las de voir ses petits camarades ne pas assumer la politique menée, le ministre de l'Intérieur est sorti de son domaine de compétence pour mettre en mots cette ligne, appelant à "une synthèse nouvelle entre un réformisme assumé et une République intransigeante". Et cette définition vallsiste a été quasiment reprise mot à mot par François Hollande au dîner de la presse présidentielle. Valls, dans le même temps, cultive une influence grandissante auprès de Jean-Marc Ayrault.

    Pour justifier sa transgression, Valls peut gonfler ses muscles : "Il n'y a pas tant de voix qui porte au gouvernement et même en dehors." Être le ministre le plus populaire, ça protège, ça crée aussi des inimitiés. Les images du ministre de l'Intérieur dans la manade ont fait jaser au gouvernement : "Ça fait Sarko de Leader Price", persifle un ministre qui ne se retrouve pas sur sa ligne.

    Même si Valls est ami avec Hollande et Valérie Trierweiler, que des dîners privés rassemblent les deux couples, il ne jouera pas cette carte. Depuis ses années de jeunesse au côté de Michel Rocard, il a compris que politique et affect font rarement bon ménage".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Flamby : ses plus belles bourdes

    Alors que l’on pouvait lire au début du mois que le bac avait été cette année plus bradé encore que les années précédentes avec 91,9% de réussite (baccalauréat général), il semble qu’en 1980 ce fut le cas du concours de l’ENA. Du moins, ce serait une explication aux lamentables performances de Flamby depuis le début de son mandat.

    La culture créée de l’emploi disait Hollande le 26 juillet dernier, l’inculture aussi…
    Petit récapitulatif des plus belles bourdes d’Hollande :
    -Le 8 septembre, pendant les jeux paralympiques de Londres, François Hollande souhaite féliciter Assia El Hannouni, médaillée d’or sur 400 mètres. Pendant leur conversation, il lui explique qu’il lui avait fait des signes depuis les gradins… sauf que la jeune femme est malvoyante.
    -Après avoir salué la décision « éminemment respectable » de Benoît XVI, le président de la république a tenu à préciser : « Nous ne présentons pas de candidat »… Une blague qui a fait un flop et attiré les critiques de tous bords.
    -Aux commerçants de Lourdes dévastées par les inondations « cette année la saison touristique est en croix ».
    -Au cours de son voyage d’état au Maroc, avec sa poule, convié par le roi Mohamed IV au grand dîner du palais royal de Rabat, oubliant qu’il était l’invité du « descendant du prophète », il porte un toast… dans une enceinte « sacrée » !
    -En visite d’État au Japon, il présente ses condoléances « au peuple chinois ».
    -Interrogé sur les événements en Égypte: « La France a pris acte de la situation en Tunisie. »
    -À la tribune du sommet des pays des Balkans, à Ljubjana (Slovénie) : « Sur l’ancienne république Yougoslave de Macédonie, j’ai rappelé que la France était disposé à chercher, par la qualité des relations que nous pouvons avoir avec la Grèce, une solution… »

    Rassurez-vous ce n’est pas fini, il nous reste encore 4 ans avant son départ, de quoi largement allonger cette liste !

    http://www.contre-info.com/

  • Entretien avec Jean-Marie Le Pen

     

    L’actualité des rapports entre la France et la Suisse a connu une certaine abondance depuis quelques mois. C’est l’occasion pour le président d’honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, de s’exprimer en exclusivité pour Égalité et Réconciliation, l’interview ayant été censurée par un site communautaire genevois.

    Alimuddin Usmani : Jean-Marie Le Pen, quel est votre rapport avec la ville de Genève et plus généralement avec la Suisse ?

    Jean-Marie Le Pen : La Suisse et la France entretiennent depuis des siècles des relations amicales, et au Front national, nous donnons souvent la Suisse comme modèle de sagesse politique. J’y compte beaucoup d’amis et y ai fait de fréquents séjours notamment au mont Pèlerin, et dans les stations de sport d’hiver de Crans et de Saint-Moritz.

    Dans le cadre de la tournée que j’ai faite en France de tous les hauts lieux de civilisation durant la campagne présidentielle de 2007, j’y avais inclus une visite au Monument international de la réformation à Genève.

    J’y ai fait d’autre part, quelques conférences politiques, et ai participé, de Paris en duplex, à une très célèbre émission de la télévision romande. En effet, le Conseil fédéral m’avait interdit de me rendre à Lausanne pour cette circonstance. Il est vrai que le référendum médiatique qui suivit l’émission pouvait choquer les bonnes âmes, puisque 35 % des téléspectateurs se déclaraient en faveur des thèses de Jean-Marie Le Pen…

    AU : Le 9 juin dernier, près de quatre Suisses sur cinq (78,5 %) ont plébiscité les mesures urgentes votées en automne dernier par le Parlement pour faire face aux défis engendrés par l’afflux de requérants d’asile, conséquence notamment des « révolutions » qui ont frappé les pays arabes. Même le canton de Genève, qui vote souvent contre les mesures de durcissement à l’égard de la politique migratoire, a approuvé le texte à plus de 60 %. Quel est votre analyse de cette votation ?

    JMLP : Cette votation et l’évolution des votations sur ce sujet, correspondent à l’augmentation continue et massive du nombre des immigrés dans toute l’Europe. La prise de conscience de la gravité du problème par les électeurs, rendra les votations de rejet de plus en plus importantes.

    AU : L’année prochaine le peuple suisse va à nouveau se prononcer sur une question migratoire. L’initiative « Contre l’immigration de masse » veut redonner à la Suisse les pleins pouvoirs pour réguler l’accès à son territoire en gérant « de manière autonome » l’immigration des étrangers. Le deuxième alinéa précise que « le nombre des autorisations délivrées pour le séjour des étrangers en Suisse est limité “par des plafonds et des contingents annuels” concernant les travailleurs issus de l’Union européenne (frontaliers inclus) et les requérants d’asile ». Quel est votre regard sur cette initiative ?

    JMLP : J’approuve totalement l’initiative « Contre l’immigration de masse », regrettant qu’une telle initiative ne puisse être mise en œuvre en France, ligotée dans les structures contraignantes et immigrationnistes de l’Union européenne. L’immigration de masse ne va pas manquer de s’aggraver dans les années qui viennent, en corrélation avec les bouleversements géopolitiques, nés de la surpopulation mondiale et de l’augmentation de la pauvreté et de la misère dans le monde.

    Ce n’est pas seulement un droit, c’est un devoir pour les citoyens de sauver leur indépendance nationale.

    AU : En mai dernier le président de la Confédération, Ueli Maurer, a présenté ses excuses aux organisations juives de Suisse pour son message diffusé lors de la journée de commémoration de l’Holocauste. Il a reconnu avoir omis de mentionner certains aspects de la politique suisse durant la Deuxième Guerre mondiale. Que pensez-vous de ces excuses et quel est votre avis sur la notion de « repentance » ?

    JMLP : 70 ans après la guerre mondiale, on pourrait penser qu’il est normal de s’exprimer librement sur les évènements qui l’ont constituée. La notion de repentance est un levier médiatique de manipulation des opinions publiques.

    AU : Concernant la Syrie, la France et l’Arabie Saoudite ont décidé d’intensifier leur aide à la rébellion pour inverser le rapport de forces sur le terrain en sa faveur avant l’éventuelle organisation d’une conférence de paix à Genève. Que pensez-vous de l’attitude de la France à cet égard ?

    JMLP : Concernant la Syrie, je condamne très fermement les initiatives de pays comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, et malheureusement aussi la France, pour leur aide à la rébellion meurtrière qui a été déclenchée dans ce pays. Je constate d’ailleurs que les opérations civiles ou militaires engagées dans ces pays, ont eu pour résultat la chute des leaders arabes laïcs et leur remplacement pas des gouvernements islamistes, sans parler du chaos meurtrier qui a été, de ce fait, organisé dans tous ces pays.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr

  • Argenteuil, Trappes… des futurs Kosovo ?

    « Dans vingt ans, Trappes, c’est la Tchétchénie ! » (déclaration d’un habitant de Trappes). Plutôt le Kosovo. La « masse critique » des musulmans y est suffisante pour qu’ils imposent leur loi. Pas d’amalgame, dit-on, entre une majorité de musulmans et quelques centaines d’islamistes. Sauf qu’on n’a pas vu les gentils musulmans défiler. Jamais.
    Les Frères musulmans et les salafistes multiplient les prétextes pour défier la France. Jusqu’à la faire plier.

     

    En mars 2004, les pogroms anti- Serbes au Kosovo avaient été déclenchés par la rumeur de la noyade de trois jeunes garçons albanais par des nationalistes serbes. Un rapport de l’ONG Human Rights Watch établit un bilan: « 33 émeutes au minimum ont éclaté au Kosovo sur une période de 48 heures […] Dix-neuf personnes ont perdu la vie au cours des violences. Au moins 550 maisons et 27 églises et monastères orthodoxes ont été incendiés. » Le rapport avec les événements d’Argenteuil (1) et ceux de Trappes ? Ils concernent des musulmans, avec des islamistes à la manœuvre, et semblent prendre racine dans de jolis bidonnages ou – a minima – d’énormes exagérations.

    Les jeunes de Trappes ont manifestement d’autres références que le Kosovo, mais tout aussi sympathiques… Ainsi, interrogé par « Le Monde », un habitant de Trappes déclare: « Ce qui va se passer ce soir n’est qu’un début. Dans vingt ans, Trappes, c’est la Tchétchénie! »

    Argenteuil, Trappes… des futurs Kosovo ?

    Un peu plus haut dans le même article, un autre reprochait aux « politiques » de vouloir « blanchiser » (sic) la ville. Ah, si seulement c’était le cas…

    L’« affection » de Valls pour les musulmans !

    Il faut dire que Trappes est une ville un peu particulière, que certains qualifient de « Roubaix de la région parisienne ». Et pour cause: en 2005, 61 % des jeunes de moins de 18 ans avaient au moins un parent immigré! Et puisqu’on est dans les chiffres, signalons que François Hollande y a recueilli l’excellent score de 77 % lors du second tour de l’élection présidentielle. Ceci expliquant sans doute cela.

    C’est donc en territoire conquis qu’il était venu, entouré de trois ministres – Vincent Peillon, George Pau-Langevin et Benoît Hamon –, en septembre 2012, prononcer un discours sur l’école républicaine. Bizarrement, il y a ces jours-ci moins de monde pour se presser à Trappes. Hollande est à Tulle, et on a aperçu Valls du côté du festival d’Avignon. Les policiers auraient pourtant bien eu besoin de leur ministre, car c’est un contrôle de femme voilée ayant mal tourné qui est à l’origine des émeutes de Trappes ayant démarré vendredi dernier.

    Le 17 juillet, Manuel Valls se rendait à la Grande Mosquée de Pa ris pour rompre le jeûne du ramadan et adresser « un signe d’affection à l’ensemble des musulmans », avant de dénoncer une « montée des violences à l’égard des musulmans de France ». Aux auteurs de ces actes « islamophobes », Valls a affirmé qu’il ferait preuve de la plus grande ferme té, cela sous le regard satisfait d’Abdallah Zekri, président de l’Observatoire contre l’islamophobie.

    Ce qui permet à Valls d’affirmer une telle recrudescence hormis les chiffres des associations islamiques? On ne le sait pas. Nous sommes de toute façon ici face à une déclaration politique et non réellement judiciaire. On l’a vu dans son traitement des opposants au « mariage pour tous », on l’a vu dans son traitement de faits divers impliquant des jeunes « d’extrême droite »: Valls est en croisade contre le Mal.

    Héritant d’un précédent ministre de l’intérieur ayant connu une certaine réussite par la suite le goût de la sur-communication, Valls en oublie peut-être que ses paroles peuvent avoir des conséquences. En parlant d’une montée de l’islamophobie (alors que tout laisse à penser que c’est à une montée de l’islamisme qu’il faudrait s’attaquer!), Valls a accrédité les thèses portées par plusieurs associations islamiques qui se cachent derrière la lutte contre une prétendue islamophobie pour couvrir leur prosélytisme.

    Un jour seulement après la visite de Manuel Valls à la Grande Mosquée de Paris, à Trappes, le contrôle par des policiers d’une femme portant le voile intégral dégénérait. L’accrochage se terminant par l’interpellation et le placement en garde à vue du mari ayant empêché le contrôle et étranglé l’un d’eux!

    De tels incidents deviennent récurrents, et sont montés en épingle et récupérés par des associations musulmanes (et carrément islamistes pour certaines, ne cachant pas leurs liens notamment avec les Frères musulmans ou le salafisme), qui n’ont jamais accepté la loi contre le port du voile de 2004 et celle contre le voile dit « intégral » de 2010. Les tensions aux abords des mosquées sont de plus en plus fréquentes (comme mercredi dernier à Toulouse, où la seule présence d’une voiture de police a été perçue comme une provocation et a donné lieu à des violences et dégradations pendant une soirée) et d’étranges histoires d’agressions de femmes voilées se répandent sur les réseaux sociaux. Sans heureusement avoir pour le moment les mêmes conséquences dramatiques qu’au Kosovo. Jusqu’à quand ?

    A Trappes – comme ce fut le cas à Argenteuil avec cette fameuse jeune fille voilée qui aurait été agressée par de bien mystérieux « skins » –, les incidents ne sont pas survenus après l’événement originel (c’est-à-dire, dans les deux cas, un jeudi) mais le lendemain, vendredi. Ce qui semble laisser à penser que l’information, puis la mobilisation, ont eu lieu pendant ou après la salât à la mosquée. « Les frères qui sont à la mosquée, ils sont rentrés avec nous, la police a dit il faut sortir. […] Après ils sont revenus pour faire ce qu’ils ont fait. » a déclaré sur iTélé la mère de la femme voilée, tandis que sur son site le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) écrivait: « Les personnes qui se sont rendues au commissariat, y compris l’imam de la mosquée de Trappes qui a tenté d’apaiser la situation, ont été congédiées sans ménagement. »

    « Islamistes racaillisés et racailles islamisées »

    De l’entretien avec la mère de la femme voilée contrôlée, on retiendra aussi qu’il s’agit manifestement d’une famille de convertis originaires des Antilles. Le mari interpellé est lui aussi un jeune converti. Le phénomène de conversion chez des Français originaires d’outre-mer devient de plus en plus important; c’était aussi le cas de l’islamiste ayant tenté d’égorger un militaire à la Défense ou encore d’une partie du groupe djihadiste de Cannes (et singulièrement de son leader Jérémie Sidney). Une conversion virulente comme en témoigne cette autre phrase de la mère de la femme voilée de Trappes: « On peut attaquer une autre personne, on peut attaquer un chrétien, mais on peut pas attaquer un frère musulman. »

    C’est, donc bien un groupe de musulmans rassemblés à la fin de la prière, mené par un imam, qui est allé demander des comptes et réclamer la libération d’un homme arrêté pour avoir tenté d’étrangler un policier. Et quand ceux-ci se font dégager du commissariat, c’est aussi de l’islamophobie? Suite à cet te première visite (pas franchement de courtoisie), un second rassemblement devant le commissariat – à 20h30 – s’est organisé via les réseaux sociaux. Et ce sont ainsi 250 à 400 personnes (selon l’AFP, évoquant un commissariat assiégé) qui se sont présentées au rendez-vous. Comme quoi Twitter et Facebook, ça ne fonctionne pas que pour la mobilisation contre la loi Taubira

    Même le rappeur « La Fouine », issu de Trappes tout comme Jamel Debbouze ou Omar Sy, a relayé l’appel (orthographe et ponctuation d’origine): « Suite à l’agression d’une femme voilée lors d’un contrôle de police à Trappes ayant refusé de retirer son voile elle s’est vu se le faire arracher par un agent. Son mari qui tenta de lui venir en aide s’est lui aussi vu interpeller! Ayant pris connaissance de cet acte les fréro de Trappes se sont réunis devant le commissariat pour manifester. Je les soutiens!!! »

    Des porteurs de casquettes, des cagoulés, des barbus… tout le mon de était au rendez-vous. Le vice-président du FN, Florian Philippot – qui semble muscler sa ligne actuellement –, a livré une description assez juste des émeutiers en évoquant « un mélange entre des islamistes racaillisés et des racailles islamisées ». Voitures brûlées, jets de pierre et d’engins incendiaires, et même des tirs d’armes à feu en l’air (d’après iTélé et plusieurs témoignages d’habitants) ont ainsi rythmé toute la nuit de vendredi, dans ce que plusieurs médias – abusant d’euphémismes – ont qualifié « d’échauffourées ».

    Le sympathique Sofiane, sur iTélé, s’est fait porte-parole des émeutiers: « On ne peut pas accepter qu’un frère soit en garde à vue pour rien, surtout le mois du ramadan. C’est un petit avertissement. »

    Si des habitants de Trappes n’hésitent pas à se réclamer des djihadistes tchétchènes, ils n’ont pas encore trouvé face à eux le Poutine français qui allait « les buter jusque dans les chiottes » (selon la célèbre phrase – moyennement poétique mais assez claire – du président russe). Le ministre de l’Intérieur s’est fourvoyé dans l’éternelle excuse sociale que le criminologue Xavier Raufer comme le géographe Christophe Guilluy ont battu en brèche depuis bien longtemps: « Je sais les difficultés que vivent nos concitoyens dans ces quartiers populaires, ce dont ils ont besoin c’est d’emploi, c’est d’un espoir, c’est d’une formation. […] Il n’y a que dans l’apaisement et dans le dialogue que l’on peut trouver des solutions aux problèmes de notre société: le chômage, le sentiment de discrimination, l’exclusion. »

    Explosion des contrôles ? Des niqabs ? Ou des rébellions ?

    En guise d’apaisement, le mari furieux accusé d’avoir agressé le policier a été relâché et sera convoqué devant la justice un de ces jours! On ne peut pas donner tort à Eric Ciotti, le « monsieur sécurité » de l’UMP, quand il déclare que « la libération donne raison aux émeutiers ». Un cran au-dessus, Marine Le Pen écrit dans un communiqué de presse « Il est plus que temps de taper du poing sur la table en organisant la reconquête par la loi et l’ordre de chaque mètre carré du territoire national. [...] La seule loi en France est la loi française, et non la loi islamiste ou la loi des racailles! »

    Allant dans le même sens et considérant qu’au vu de la réalité ethnoculturelle de Trappes et du motif de la flambée de violences, l’explication sociale ou l’angle sécuritaire ne sauraient suffire, l’identitaire Philippe Vardon écrit pour sa part: « Ce n’est pas une “guerre civile“, une guerre civile a lieu entre personnes du même peuple. Or là… » Un petit bémol tout de même: quid des Français convertis?

    Le fait étonnant reste tout de même la multiplication sensible non pas des faits d’islamophobie (sauf à considérer – comme de nombreux musulmans – la loi contre le voile intégral comme islamophobe) mais d’incidents lors de contrôles. Y aurait-il une explosion des contrôles de la part de policiers exaspérés ? Une augmentation du nombre de musulmanes arborant le niqab ou la burqa ? Ou bien une volonté délibérée de résister davantage aux contrôles pour faire monter la pression ?

    Le bras de fer est désormais clairement engagé. Avec comme objectif de culpabiliser (et criminaliser si possible, comme le démontrent les plaintes du CCIF contre Ivan Rioufol ou Marine Le Pen) toute critique de l’islam – et même de l’islamisme –, et comme objectif intermédiaire de forcer à abroger (au moins dans les faits, en ne l’appliquant plus) la loi « anti-burqa ».

    Qu’on ne s’y trompe pas, le bras de fer n’est pas engagé avec l’Etat, ou la République, mais bien avec la France comme vieille nation. Jaouad Alkhaliki, président de l’Union des musulmans de Trappes – proche des Frères musulmans – affirmait il y a quelques années: « Trappes est un exemple où il y a la “masse critique“ de musulmans qui permet au moins de faire réfléchir les politiques, si ce n’est de les faire plier. »

     Lionel Humbert

    1. Voir notre dossier dans « Minute » n° 2620 du 19 juin 2013.

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 24 juillet 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    Argenteuil, Trappes… des futurs Kosovo ?http://fr.novopress.info

  • UNE BARRIERE DE PAPIER

    Pour prétendument lutter contre les déficits publics, le pouvoir s'applique à élever une barrière de papier.
    Depuis au moins une génération, à savoir 36 ans, les gouvernements de la vraie gauche ou de la fausse droite fraternellement unis ont creusé ces déficits publics avec un plaisir évident puisqu'ils tiraient leur gloire et leur richesse personnelle de la rivière argentée des dépenses publiques.
    Ne voulant absolument pas pour des raisons bien connues réduire d'une façon drastique les flots tumultueux de ces déficits publics, bien que devant et pouvant le faire, le pouvoir français d'aujourd'hui se préoccupe avec une lenteur calculée d'édifier pour soi-disant les combattre cette barrière de papier. : il s'agit de l'inscription dans la constitution de l'interdiction des déficits. Il est question d'une règle  obligeant chaque nouveau gouvernement à se fixer en début de mandat une trajectoire de réduction des déficits sur cinq ans . La trajectoire doit atterrir dans le délai le plus lointain possible aux critères de Maastricht qui sont en eux-mêmes des critères de ruine : honneur à celui qui a inventé l'utilisation poétique du terme de trajectoire ! Ce serait follement drôle si l'on ne pensait pas au peuple français qui, à cause notamment de ces déficits, tombe progressivement par tranches successives dans des trappes de pauvreté.
    Le tout se passe dans un ballet diplomatique qu'il n'est pas possible de décrire tant il est compliqué. Il paraîtrait que ce projet plairait à l'Allemagne qui l'a déjà fait et en tire quelque fierté ; or ce pays que l'on présente comme vertueux est finalement quasiment aussi vicieux que les autres !
    D'abord, dans le désordre incroyable des comptes publics en France, personne et pas même les énarchos-socialos les plus prétentieux avec les meilleurs ordinateurs ne peut définir clairement ce qu'est un déficit public. Le méli-mélo de l'Etat, de ses innombrables succursales, des collectivités, des autorités administratives indépendantes avec des comptes enchevêtrés est tel que ces comptes sont aussi sombres qu'un volcan islandais en éruption. Asseoir un document juridique sur une donnée aussi incertaine c'est aller à un échec probablement volontaire.
    Ensuite, les délais pour réaliser le projet d'inscription sont longs, coûteux et incertains dans leur perspective. Si la disposition était votée, il y aurait après des formalités lourdes du genre de lois organiques et aussi beaucoup de recours possibles.
    Tout le monde sait que les lois de finances ne sont jamais appliquées ; des lois rectificatives interviennent après coup et il existe une foule de combines pour dépenser au hasard du bon plaisir momentané des politiques, ne serait-ce qu'en créant des organismes nouveaux ou des fonctions nouvelles lourds de menaces potentielles.
    La description des projets s'appuie sur la distinction entre les dépenses de fonctionnement et les dépenses d'investissement, celles-ci devant être épargnées ! C'est sous-entendre qu'un déficit du à la deuxième catégorie serait bénéfique ; nous voici en plein arbitraire et en pleine difficulté de délimitation telle que signalée plus haut : il n'y a jamais de bonnes dépenses publiques.
    Le projet de barrière de papier est l'un des résultats de la  conférence nationale des déficits publics.
    L'habitude des divers pouvoirs en France est de lancer des parlottes  pour soi-disant essayer de corriger les calamités qu'ils créent eux-même : assises, état généraux et mêmes  grands messes (sic) se succèdent de tous les cotés sans aucun effet pratique sinon l'effet de ruine. La question vitale des déficits n'y échappe pas. Autour de la table se sont retrouvés des gens qui creusent tous les jours les déficits et ne veulent surtout pas que l'on y touche, sans évidemment l'avouer jamais. Malgré sa demande justifiée l'association  Contribuables Associés , n'a pas été conviée ! Sans rire du tout un rapport officiel préconise de viser l'équilibre vers 2020 ! Pour bien montrer que tout cela n'est qu'un amusement, la presse, en rendant compte de la parlotte, a indiqué que le président ne voulait pas perdre son sang-froid. En effet, personne ne s'affole puisque compte tenu des délais le dispositif ne s'appliquerait qu'à partir de 2012 !
    Certes, ce n'est pas la première fois dans l'histoire que  le roi s'amuse . Dans le système énarcho-socialo, c'est au détriment du peuple et en particulier des plus pauvres.
    Michel de Poncins http://www.libeco.net

  • Le devoir d'inventaire (4) L'écran de fumée

    Une des techniques militaire visant à passer inaperçu aux yeux de l'adversaire a pour nom «écran de fumée». Ce brouillard artificiel peut s'obtenir de multiples façons notamment par l'intermédiaire de bombes ou de grenades. La technique que l'on peut qualifier d'opposée est celle qui permet de voir dans des circonstances où cela n'est que peu possible. C'est bien sur le cas pour la nuit où les défenseurs, s'ils pensent que des ennemis s'approchent de la position gardée, envoient des grenades éclairantes, faisant ainsi toute la lumière.

    La notion « d'écran de fumée » est aussi utilisée au sens figuré afin de définir le choix effectué consistant à masquer une information dont on ne veut pas qu'elle soit connue, par une autre censée occulter la première. C'est donc bien de désinformation dont il s'agit.

    Conscient des difficultés réelles qu'il éprouve, un gouvernement – c'est justement le cas aujourd'hui – peut donc détourner l'attention des Français vers une autre information qui va donc ainsi constituer une information factice. Tel fut le cas assez récemment pour l'idée du « mariage pour tous » qui ne concernait pas grand monde, à commencer par les homosexuels, ceux ci considérant que la notion de « mariage » est une caractéristique du monde hétéro. Le combat engagé dura des mois pendant lesquels le gouvernement pu respirer.

    La dissolution, aussi bien du mouvement « Troisième voie » que de « l'oeuvre française » procède de la même logique. En aucun cas, ces deux structures ne constituaient un danger pour le modèle politico-économique en place. Il va de soi que la procédure de dissolution, parce que fait rarissime, fait ouvrir les yeux et les oreilles de beaucoup. Pendant ce temps, les Français sont détournés des problèmes majeurs que connaît notre pays.

    En matière d'occultation, l'idéal restera toujours la guerre parce qu'elle se traduit presque toujours par l'union sacrée. Aussi parce qu'elle permet, même pour une démocratie, l'usage de la censure. Staline ne s'est pas trompé en se lançant à corps perdu dans la grande guerre patriotique, jouant le fait national contre l'agresseur allemand. Si d'aventure, il avait mobilisé au nom du communisme, le résultat eut pu être tout à fait différent.

    Croire comme le font beaucoup de Français, qu'au motif que nous vivons dans une démocratie, tout ce qui est annoncé est vrai et que rien n'est occulté, est totalement faux. A la limite même, c'est surtout dans la démocratie, puisque celle-ci dépend du corps électoral, que les gouvernements ont le plus intérêt à manipuler les masses.

    Ce qu'ils font très bien, avouons le.

    Alain Rebours

    http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFZuAAFupEkgMsMotO.shtml

  • Sécurité : les étranges priorités de Manuel Valls…

     

    Décidément, les pays peuvent se jouxter tout en ne se ressemblant pas. L’Espagne et la France, par exemple. Brétigny-sur-Orge et Saint-Jacques-de-Compostelle, pour être plus précis. Là aussi, ce mercredi soir, une autre tragédie ferroviaire aura causé, au dernier décompte, 77 morts et on ne sait combien de blessés.

     

    À rebours de ce qui se passe chez nous, la mobilisation générale. Les secours qui affluent, les populations locales qui font ce qu’elles peuvent pour prêter main-forte aux secouristes, aux pompiers, aux ambulanciers, aux forces de l’ordre. Il y a même de braves gens qui se mobilisent afin de faire don de leur sang.

     

    Comme si l’esprit de saint Jacques veillait sur les lieux du drame, tandis que le pape François appelle à prier pour les morts, leurs proches, leurs familles.

     

    Et chez nous, donc… Ce qu’il serait injurieux de nommer une « jacquerie », tant il est vrai que le rapport est ténu, voire inexistant, entre nos paysans de jadis qui avaient parfois de bonnes raisons de se révolter, et ces hordes de crétins gavés de subventions municipales et de sous-culture, qui sont allés détrousser des cadavres et des mourants…

     

    Contrairement à ce que les plus hautes autorités de l’État ont prétendu, « pillage » il y a bel et bien eu, même si Éric Lallement, procureur de la République d’Évry, chargé de l’affaire, se refuse à employer le mot, jugeant qu’il ne recouvre aucun « terme juridique ». Pourquoi pas. Il n’empêche que quatre suspects sont toujours en cavale. Que les caméras de surveillance démontrent qu’ils sont arrivés sur les lieux du drame les mains vides, pour ensuite en repartir, les mêmes mains chargées de valises.

     

    À propos d’Évry, la ville dont Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, fut longtemps le maire… On sait désormais quelles sont ses priorités en matière de lutte contre la délinquance. Ainsi, ce mercredi dernier, par une étrange mais éclairante concomitance des faits, a-t-il dissous l’Œuvre française, mouvement créé par Pierre Sidos en 1968, ainsi que les Jeunesses nationalistes, sa branche « jeune ».

     

    Que les choses soient claires : on peut goûter ou non les idées de Pierre Sidos, juger son action politique pertinente ou pas. Mais nous sommes là dans le strict délit d’opinion. En effet, quels délits pénaux reprocher à ce groupuscule, dont la seule activité visible consiste à défiler, une fois l’an, le 1er mai, à la fête de Jeanne d’Arc ?

     

    Au contraire de la mouvance « antifa », on n’a jamais vu les militants de l’Œuvre française venir troubler l’ordre public en tentant de perturber les réunions de ses adversaires politiques. On ne les a jamais vus non plus faire le coup de poing contre tel ou tel sur la voie publique. Ah si… Une photo tournant sur Internet jusqu’à plus soif… Celle d’Alexandre Gabriac, patron des Jeunesses nationalistes en question. Avec bras tendu et brassard nazi ; photo qui lui a d’ailleurs valu une exclusion en bonne et due forme du Front national. Et alors ? À ce titre, il faudrait aussi dissoudre la famille des Windsor, ce qui pourrait faire désordre en ces temps d’heureux événement, sachant que le prince Harry, lui aussi, au cours d’une soirée manifestement fort avinée, fut photographié en semblable posture…

     

    Manuel Valls, qui se vante de son ascendance espagnole, ce qui est bien son droit et ce qui est tout à fait honorable, donne un piteux spectacle de ses priorités sécuritaires. Il est vrai qu’en France, passé six heures du soir et surtout dans des villes telles que Brétigny-sur-Orge, on n’ose plus sortir acheter le pain de peur de se faire agresser par ces hordes de nazis qui, la chose est bien connue, font régner la terreur dans les « quartiers ». Et dire que c’est ça, l’homme politique le plus populaire de France, à en croire les sondages…

     

    Nicolas Gauthier dans Boulevard Voltaire

    http://fr.altermedia.info/politique/securite-les-etranges-priorites-de-manuel-valls_49953.html

     

  • Les états d'âme de la police politique socialiste

     

    Retour en arrière sur les (ex)actions des forces de l'ordre sous l'ère Valls des premières manif pour tous jusqu'à ces derniers jours : 

     

    "De plus en plus de policiers sont au bord de la crise de nerfs. L’avocat de l’un d’entre eux le souligne comme un appel au secours : « Les policiers se sentent stigmatisés. » Ils s’étaient engagés dans la police pour protéger la France, la veuve et l’orphelin, les voilà de plus en plus souvent sur le trottoir obligés d’aller casser du manifestant catholique, du manifestant pas catholique ou même du passant tout court. Chez le Défenseur des Droits, le nombre de dossiers concernant les bavures policières à augmenté de 96%.

    La manifestation pour tous

     

     

    Pendant les manifestations des opposants au mariage homosexuel, déjà, on avait bien cru déceler un certain énervement des forces de police face à cette jeunesse qui se retrouve en masse dans la rue, souvent pour la première fois. Les consignes d’interpellation se multiplient, la police applique avec zèle les consignes, allant même jusqu’à arrêter un prêtre. (1)

     

    Un nom défraie la chronique des arrestations mouvementées: Nicolas. Poursuivi par une demi douzaine de policiers, ce dangereux apprenti terroriste à pour principale préoccupation de scander des slogans hostiles à notre Roi, pardon à notre président. En Hollandie, comme en Sarkozie, on ne traite pas très bien les opposants. En Russie on les accuse de fraude fiscale pour mieux les écarter, ici, on les accuse d’outrage à agents ou même de violences…

     

    Nicolas est l’un des fondateurs du mouvement des « veilleurs », ce mouvement qui organise des rassemblements qui ressemblent à des messes le soir, avec des bougies et des chants, pour protester contre la loi Taubira. Le 16 juin, après avoir participé à une manifestation près de la chaîne M6 où Hollande est en train de s’enfoncer encore un peu plus dans les profondeurs de son impopularité, Nicolas est poursuivi par des policiers. Il se réfugie dans une pizzeria d’où il sort finalement ficelé comme un saucisson par une dizaines de policiers héroïques qui risquent leur vie pour l’arrêter.

     

    Pour cet exploit et pour l’ensemble de son œuvre, Nicolas écope de 4 mois de prison, dont 2 fermes pour dégradations volontaires et rébellion contre les forces du désordre.

     

    Les opposants politiques

     

    Le 29 mai 2013, Valérie Trierweiler et Manuel Valls se rendent au théatre des Champs Elysée pour assister à une représentation. Alors que madame Trierweiler descend de voiture, quelques manifestants se mettent à crier : « Hollande, ta loi, on n’en veut pas ».

     

    Il faut voir avec quelle sauvagerie, les policiers se jettent sur les manifestants, coups de poings, coups de pieds, les jeunes sont traînés par terre.

     

    Un gamin d’une quinzaine d’années qui s’est fait plaquer au sol par 3 CRS dont 2 sont assis sur lui est paralysé par une clé de bras. Après un moment de calme, il retrouve son souffle et se remet à crier. « Hollande, ta loi, on en veut pas ».

     

    Les policiers se remettent immédiatement à l’écraser et l’un d’entre eux tente de lui casser le bras. A côté de lui, 2 jeunes filles sont tenues par 2 femmes policiers" (suite).
    http://www.lesalonbeige.blogs.com/
  • Le pays légal ne se gêne plus pour truquer les élections : Le président du CSA, Olivier Schrameck, pour la fin de l'égalité du temps de parole à la présidentielle

    La version audio sur Huffington Post

    MÉDIAS - Cette règle qui agace les médias audiovisuels pourrait bientôt disparaître. Interrogé mercredi 24 juillet sur France Inter (voir la vidéo en haut de l’article à partir de 08’52") au sujet de la stricte égalité du temps de parole pendant l’élection présidentielle, le président du CSA Olivier Schrameck s’est clairement prononcé pour son assouplissement.

    La stricte égalité du temps de parole des candidats à la présidentielle est valable à partir du moment où les candidatures retenues par le Conseil constitutionnel sont rendues publiques, et ce jusqu’à la fin de l’élection. Les chaînes de télévision et les stations de radio sont alors tenues de comptabiliser les temps de paroles qu’elles accordent aux candidats dans toutes leurs émissions et de les communiquer au CSA, qui veille à ce qu’elles soient strictement exactes. En 2012, cela avait duré du 20 mars au 6 mai.

    L’idée d’un assouplissement a déjà été évoquée

    Olivier Schrameck a rappelé que l’idée d’un assouplissement n’était pas nouvelle, puisque le CSA avait déjà proposé de revoir cette règle sous la présidence de son prédécesseur, Michel Boyon. La "commission Jospin" sur la moralisation de la vie politique, dont il était membre, l’avait également envisagé.

    Si Olivier Schrameck a admis que le Conseil constitutionnel avait "montré quelques réticences", l’ancien conseiller d’Etat s’est dit prêt à s’engager le plus fortement possible pour que partout, et dans toutes les campagnes, l’équité se substitue à une stricte égalité" :

    "L’équité, c’est précisément la régulation dans le domaine politique, c’est à dire que l’on surveille la façon dont les différentes sensibilités, la force plus ou moins grande des campagnes, les alliances réelles et potentielles sont prises en compte dans la présentation des revendications politiques. (...) Il ne s’agit pas de trancher le temps en parts égales, il s’agit d’apprécier la pesanteur et la portée de la vie politique". Cette annonce a cependant suscité la critique, notamment de la part de Raquel Garrido, membre de la direction du Parti de Gauche. "Cet acte visant à maintenir l’hégémonie médiatique du Parti socialiste et de l’UMP est une très grave attaque contre les principes démocratiques", écrit-elle sur son blog, estimant que "le principe d’égalité est la seule garantie pour les citoyens d’accéder à une information non-biaisée et ainsi exprimer leur opinion, par le suffrage, en toute liberté de conscience".

    Huffington Post  http://www.actionfrancaise.net

  • Immigration : un nécessaire renversement des perspectives politiques et idéologiques

    L’affaire est entendue : l’immigration en France et en Europe pose des problèmes économiques, sociaux, sécuritaires, culturels, civilisationnels de moins en moins admissibles. Il faut donc mettre un terme au processus migratoire. Mais comment ? Des réformettes à la marge ne régleront rien. Ce qu’il faut, c’est changer de paradigmes dominants. Polémia présente ici en douze points l’inventaire des bouleversements nécessaires pour inverser les flux migratoires.

     

    1 – Rétablir la liberté d’expression

     

    Depuis 1972, la loi Pleven, sous couvert de « lutter contre le racisme et l’antisémitisme », réprime la liberté d’expression. Une législation pénale de plus en plus extensive, appliquée lato sensu par des tribunaux politiquement corrects, rend de moins en moins facile la simple analyse de la réalité et a fortiori la possibilité de la faire connaître à l’opinion. Sans liberté d’expression, il n’y a pas de démocratie possible. Et sans diagnostic préalable, il n’y a pas de solution envisageable.

     

    2 – Supprimer le financement des associations immigrationnistes

     

    Les associations « antiracistes » et immigrationnistes vivent à 95% de subventions publiques. Elles se servent de cet argent pour encombrer les tribunaux : — devant les juridictions pénales pour réprimer la liberté d’expression de ceux qui ne pensent pas « bien » et pour exercer un chantage sur les autorités publiques nationales ou locales (« je ne te poursuis pas si tu me subventionnes »); une attitude en elle-même délictuelle; — devant les juridictions judiciaires et administratives pour défendre la cause des étrangers clandestins et des fraudeurs du droit d’asile ; en matière d’immigration, l’État n’a pas d’argent pour payer des avocats pour défendre la cause de la loi… mais il en donne à ceux qui la combattent !

     

    3 – Changer de paradigme moral : retrouver la fierté, rompre avec la repentance

     

    La France – comme l’Europe – souffre d’une idéologie culpabilisante. Jeunes générations et acteurs publics se voient constamment reprocher les malheurs de l’histoire : de la Seconde Guerre mondiale, de la colonisation ou de l’esclavage. Il faut en sortir : abroger les « lois mémorielles » et retrouver la fierté de notre passé.

     

    4 – Changer de paradigme juridique : renoncer à l’idéologie des droits de l’homme et recouvrer la souveraineté française sur les lois françaises

     

    Et pour cela dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme. Une Convention dont l’interprétation par la Cour européenne des droits de l’homme ne protège pas la liberté d’expression mais rend toutes nos lois de protection nationale inefficaces avant même d’être appliquées; une telle dénonciation est possible puisqu’elle est explicitement prévue par l’article 58 de la Convention (avec un préavis de six mois).

     

    5 – Sortir du mondialisme économique et du sans-frontiérisme, revenir au patriotisme économique

     

    L’immigration, c’est-à-dire « les délocalisations à domicile », est le pendant des délocalisations « offshore » : ce qui est à l’œuvre, c’est la même logique du mondialisme économique qui considère les hommes comme de simples marchandises. L’immigration, c’est aussi un moyen de faire baisser les salaires.

     

    La relocalisation, la préférence nationale à l’emploi, le patriotisme économique sont des concepts à faire entrer en résonance pour revitaliser notre économie : « fabriquer français avec des Français. » Le succès des produits « made in local », appuyé sur la notion de circuits courts inhérente au développement durable, illustre la popularité – et donc l’acceptation – potentielle de ce mouvement.

     

    6 – Rétablir de vraies frontières

     

    Les frontières de l’Union européenne sont des passoires. L’Union européenne ne sait d’ailleurs même pas où elle s’arrête.

     

    Or la frontière est une paroi protectrice : elle doit laisser passer ce qui est bon et maintenir à l’extérieur ce qui ne l’est pas. La France peut accueillir des étudiants étrangers à condition qu’ils soient en nombre limité et sérieusement sélectionnés. La France peut accueillir des réfugiés politiques à condition qu’il s’agisse de vrais réfugiés venant d’un tout petit nombre de pays. Pour le reste, la France doit drastiquement limiter les autorisations de séjour qu’elle accorde, ainsi que le nombre des visas attribués aux ressortissants des pays à risque. Il faut établir un contrôle préférentiel aux frontières pour les ressortissants de certains pays. Les pays d’émigration clandestine doivent figurer sur une liste noire. Il faut aussi comme les Suisses expulser tous les délinquants étrangers.

     

    Partout dans le monde, en dehors d’une « sphère occidentale » en repli depuis la crise financière de 2007 – 2008, on assiste à un retour en force de la notion de frontière : la France serait dans son rôle en assumant une fonction d’avant-garde dans le rétablissement, en Europe, de cette condition essentielle à l’exercice des libertés politiques et économiques.

     

    7 – Remettre en vigueur la liberté de préférence, abandonner la lutte contre les « discriminations »

     

    Il faut mettre un terme au racisme anti-français, anti-européen, antichrétien. Il faut aussi redonner vie au beau concept de préférence. C’est une liberté fondamentale que de pouvoir choisir librement ses collaborateurs, ses fournisseurs, ses aides à domicile, ses voisins, ses locataires, l’école de ses enfants. Y compris selon les critères de la nationalité, de la religion, de l’ethnie ou de la civilisation.

     

    8 – Adopter le principe de préférence nationale

     

    Les ressources financières de l’État sont rares, surtout dans un contexte budgétaire marqué par un fort endettement. Il faut donc fermer les robinets des déficits et par là même couper les pompes aspirantes de l’immigration : par la préférence nationale à l’emploi, aux prestations familiales et aux aides sociales.

     

    9 – Valoriser les principes de la civilisation française et refuser les mœurs étrangères

     

    Tout ne se vaut pas et le multiculturalisme est un échec reconnu. La sagesse est d’en revenir à l’identité française, celle des terroirs et des clochers. La France, ce n’est pas une abstraction, c’est une culture, c’est une civilisation, où les mosquées, les minarets, le voile islamique, l’abattage rituel banalisé, la viande de singe et le culte vaudou n’ont pas leur place. A fortiori dans l’espace public.

     

    10 – Réformer le droit de la nationalité

     

    Être français, cela s’hérite ou se mérite. Cela signifie en revenir au jus sanguinis, au droit de la filiation : est français l’enfant né de parents français; peut devenir français l’étranger qui appartient à la civilisation européenne d’expression française par les mœurs, par la culture, par la langue et par l’affectio societatis.

     

    11 – Mettre en œuvre la démocratie directe

     

    Ce n’est pas aux élites de dire ce qui convient au peuple. C’est au peuple de tracer les voies de son avenir : en s’exprimant directement sur les grands sujets par référendum; après des campagnes loyales partageant équitablement l’expression entre les thèses opposées.

     

    12 – Et en attendant ? Développer une attitude dissidente !

     

    Ne nous méprenons pas. Ces changements supposent un bouleversement du monde et le renversement des élites dirigeantes politiques, financières, médiatiques qui gouvernent. En attendant il faut développer une attitude dissidente : dans le choix de l’école de ses enfants, dans l’enseignement qui leur est délivré, dans la sélection de ses fournisseurs, dans l’achat local plutôt que dans l’achat global, dans l’affirmation sans complexes de ses convictions politiques, de sa foi religieuse ou de ses choix philosophiques, de ses préférences culturelles et gastronomiques.

     

    Polémia

     

    • Mis en ligne sur Polémia, le 9 décembre 2010.