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France et politique française - Page 5066

  • Sachez qu’il se passe quelque chose d’incroyable au Chesnay

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    Depuis une semaine, à l’appel de Philippe Brillault –maire du Chesnay-­ et conjointement avec le comité de « La Manif Pour Tous », 300 volontaires se relaient jour et nuit pour collecter, valider et comptabiliser les centaines de milliers de pétitions qui arrivent de France. En effet, la loi constitutionnelle de 2008 a ouvert la possibilité pour les citoyens français de saisir par voie de pétition le Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui est, constitutionnellement, la « troisième chambre » de la République avec l’Assemblée nationale et le Sénat.

    Si 500 000 signatures sont réunies rapidement, le bureau du CESE sera tenu de statuer sur la recevabilité de cette « saisine sur pétition citoyenne », puis d’émettre un avis officiel sur le projet de loi Taubira. Pour que le débat démocratique ait lieu, nous devons réunir 500 000 pétitions papiers ! Imprimez et renvoyez aujourd’hui même la pétition après l’avoir complétée. Une fois votre pétition signée, imprimez des pétitions ou diffusez ce message autour de vous ! Chaque personne majeure imprime et signe sa propre pétition. Pétition citoyenne à renvoyer sous pli affranchi au tarif en vigueur ou a déposer : La Manif Pour Tous 15, rue Pottier 78150 LE CHESNAY.

    http://fr.altermedia.info

     

  • L’ultra-libéralisme révolutionnaire

    Nous vivons une époque étonnante, et par certains côtés, passionnante. L’incandescence des discussions n’affecte pas seulement le forum officiel, elle se répand sur ce qu’on appelle les réseaux sociaux et jusqu’aux conversations de la vie quotidienne. C’est sans doute que nous sommes en situation sismique.

    Les plaques tectoniques de notre culture se déplacent et nous nous trouvons en équilibre instable. Nous avons parfois l’impression que le sol se dérobe sous nos pas. Certains philosophes et sociologues détectent une sorte d’état de crise permanent qui affecte tous les aspects de la vie sociale. Hannah Arendt se préoccupait déjà de ces ruptures « qui font que ce monde est toujours déjà hors de ses gonds ou sur le point d’en sortir ».

    Il me semble que Jacques Attali est un assez bon repère de cet état de crise, qu’il théorise et qui semble lui donner une vraie jubilation : de chronique en chronique, il nous annonce un jour la disparition de la différence des sexes comme une excellente nouvelle, le lendemain la mutation du mariage qui expulse l’Église catholique (et les autres religions) de l’espace qui était le sien, le surlendemain la disparition des fêtes chrétiennes comme une nécessité pour préparer une autre culture vraiment laïque. Du coup, les twitteurs s’en donnent à cœur joie, en le pressant d’aller jusqu’au bout de sa révolution culturelle. Pourquoi ne pas raser les cathédrales et toutes les Églises qui constituent autant d’agressions insupportables au regard laïque ? Et puis il faudra ensuite débaptiser les noms de rue, les noms des villages et jusqu’aux dénominations de nos plus grands crus viticoles. Pensez « Saint Émilion » ! Quel anachronisme insupportable ! Il est plus que temps de trinquer au citoyen Émilion... [...]

    Gérard Leclerc - La suite sur France Catholique

    http://www.actionfrancaise.net

  • Quand la gauche s’attaque à notre héritage…

    …ça donne ça :

    http://www.contre-info.com/

  • Mise au point sur le vote de l’article 1 du projet Taubira

    communiqué de Marion Maréchal Le Pen

    Marion.png“Le communiqué de mon assistant parlementaire en circonscription nécessite manifestement une mise au point. Les Français doivent savoir que non seulement la majorité de gauche méprise le peuple mais également les élus d’opposition. Le gouvernement socialiste demande à l’assemblée nationale d’examiner un projet de loi de nature à ébranler gravement les fondements de notre société sans permettre à ses représentants de débattre sérieusement de son contenu. En effet, le président de l’assemblée nationale nous impose des séances marathons (jusqu’à 22 heures d’affilée) . Malgré une présence régulière, il nous est impossible, à deux députés, de veiller jour et nuit. M’étant engagée à être présente à la manifestation contre le mariage homosexuel à 15H en Avignon et ne pouvant anticiper que le vote de l’article 1 passerait à ce même moment je n’ai pu, dans ces conditions, y participer. Et je reste convaincue maintenant que la majorité socialo-bobo-communiste a agi à dessein, sachant que de nombreux parlementaires avaient annoncé leurs participations aux différentes manifestations qui demeurent indispensables pour sensibiliser les indécis et les indifférents. En l’état du rapport de force à l’assemblée, la loi passera, sauf si la rue sait se montrer suffisamment persuasive pour faire basculer certains votes du coté de la vérité et du bon sens. Mes prises de positions médiatiques, ma participation aux deux manifestations ainsi que mes prises de parole, mes votes et mes amendements à venir sur le sujet ne laissent aucun doute sur mon opposition vigoureuse à ce projet de loi. Je ne permettrai pas aux médias d’utiliser ce malentendu pour tenter de nous décrédibiliser et faire croire que le sujet m’indiffère.

    Soyez assurés que je voterai « contre » lors du vote final de la loi comme j’ai voté « pour » à l’amendement de suppression de l’article 1. je suis désolée que certains aient fait une mauvaise interprétation de mon absence lors du vote de l’article 1er”.

    http://fr.altermedia.info

  • Salon de l’érotisme : la section nantaise du Rf réagit !

    Le Renouveau français Nantes tractait dimanche dernier devant le salon de l’érotisme qui promeut l’homosexualité et la pornographie ! La décadence des mœurs étant le signe d’une civilisation en fin de vie, il faut lui opposer une ferme réaction : « On asservit plus facilement les peuples avec la pornographie qu’avec des miradors » analysait en effet Alexandre Soljenitsyne :

    http://www.contre-info.com/

  • Les inquiétudes d'un humain...

    Lorsque le débat sur le mariage homosexuel a débuté il y a quelques mois, j’avoue que je m’en suis d’abord désintéressé, considérant que celui-ci n’avait rien de très urgent et qu’il était surtout un « enfumage » gouvernemental pour éviter d’évoquer les vrais débats politiques et sociaux du moment, de la lutte contre le chômage et la désindustrialisation accélérée de ces derniers mois aux questions environnementales, totalement négligées par ce gouvernement Ayrault qui ne jure que par la « croissance » à défaut de penser le long terme et de préparer le « lendemain énergétique français »… J’étais d’autant plus réservé que ce débat divisait profondément la société et, à ma modeste échelle, mes amis qui, parfois, s’étripaient sur la toile quand les temps actuels nécessiteraient une certaine unité face aux enjeux sociaux et environnementaux, voire géopolitiques. Bien sûr, cette idée d’une confusion des genres à travers le remaniement de l’institution civile ou religieuse du mariage ne me plaisait guère, ne serait-ce que parce que j’y voyais une sorte de volonté prométhéenne de plier la nature au caprice d’une minorité pour laquelle tout devait être égal à tout et pour laquelle aussi, nul obstacle, fût-il naturel, ne devait résister à la liberté individuelle de, en somme et selon la formule libérale-libertaire de 68, « jouir sans entraves ». Cette volonté de refuser toute limite, y compris celles que la suite des générations, au sein des civilisations humaines « traditionnelles », avait codifié pour permettre l’équilibre des sociétés, me gênait mais ne suscitait, au-delà de ce sentiment un peu vague de malaise, aucune révolte car, là encore, je n’y voyais alors qu’une mesure symbolique, strictement civile et légale, qui ne me concernerait pas vraiment, et pour cause !

    Mais la manière dont le débat a tourné me déplait fortement, et j’y vois quelques linéaments d’une forme d’intolérance à la libre discussion et à la libre expression qui anime une partie, que j’espère minime (mais je ne suis sûr de rien en ce domaine…), de la Gauche gouvernementale, qui joue la carte sociétale pour faire oublier son impuissance face aux ravages d’une « crise » qui n’est, en somme, que la manifestation en France de la mondialisation… Je n’aime guère les oukases de certains politiciens ou idéologues, souvent issus de ce que l’on pourrait nommer, sans trop se tromper, les oligarques et qui se permettent d’ostraciser toute personne qui ose émettre un avis différent au leur : le lynchage dont Frigide Barjot, égérie catholique du mouvement contre le mariage homosexuel, a été la victime de la part des militants pro-« mariage pour tous », m’a profondément choqué tout comme les attaques verbales d’une violence rare contre l’Eglise catholique coupable de vouloir faire entendre sa voix discordante dans ce débat de société. Devant une telle agressivité anticatholique, devant cette nouvelle « pensée obligatoire » se parant du grand principe de l’égalité (principe polymorphe grand pourvoyeur tout à la fois d’illusions et de progrès, de règles équitables mais aussi d’injustices notoires, de beaux élans et de massacres cruels…), je me cabre et je secoue la tête : non, je n’accepte pas que la parole publique exclue les paroles particulières et qu’elle se fasse gendarme là où elle devrait plutôt se faire arbitrale sans pour autant s’interdire d’être « décisionnelle »…

    Il y a autre chose, et c’est sans doute là aussi ce qui me pousse à écrire sur un thème que je n’ai guère abordé dans mes discussions ni dans mes écrits précédents : c’est la question de la gestation pour autrui, prônée par les plus chauds partisans du « mariage pour tous » mais repoussée (pour l’heure) par le gouvernement, qualifiée aussi de « maternité de substitution » et d’autres termes encore plus ou moins techniques pour signifier, en définitive, une dépossession du corps de la femme et une stricte séparation entre la maternité et la filiation familiale. Cette question des « mères porteuses » est révélatrice des dérives d’une société qui ne se fixe d’autres limites que la liberté individuelle de ses membres, du moins de ceux qui ont les moyens financiers de l’exercer… Ce qui se passe en Inde devrait pourtant nous alerter et nous alarmer : ce sont des femmes pauvres qui louent leur ventre pour satisfaire au désir d’enfant de couples qui, pour diverses raisons, ne peuvent en avoir. En somme, c’est une marchandisation du corps humain et de la maternité, une marchandisation de la vie qui, si elle s’inscrit dans une logique économique libérale, n’a pas sa place dans une société qui place la dignité des êtres humains au cœur de sa pratique : mais il faut croire que, justement, notre société ne se reconnaît plus dans ce vieux principe d’humanité qui fixe limites et interdits pour mieux garantir équilibre, justice et libertés… 

    Je dois avouer que c’est bien cette question qui me fait sortir de mes gonds et prendre partie contre une loi qui, en définitive et malgré toutes les dénégations (que je pense et espère de bonne foi…), ouvre bien des boîtes de Pandore, au risque de ne plus pouvoir empêcher les pires pratiques déshumanisantes et si peu naturelles.

    Je me souviens que, il y a plus de trente ans, quand notre professeur de français nous faisait lire « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley, nous haussions les épaules et affichions un sourire goguenard sur la question des pratiques sexuelles et des modes de reproductions évoquées dans ce maître-ouvrage : mais nous y sommes, dans ce monde terrible, dans cette démocratie de consommation qui veut à tout prix le choix de l’enfant sur des critères de « perfection » ou de « compétitivité » ! Ainsi, la reproduction humaine n’est plus cette idée de procréation faite à deux, par la force des sentiments et l’entente des corps, par la différence sexuelle, cette « inégalité protectrice » de la nature qui évite l’uniformité et la disparition de l’altérité
    L’homme, la femme, l’amour, les enfants… n’ont pas de prix ! Le respect des uns et des autres commence par la reconnaissance de leurs particularités, de leurs différences et de leurs complémentarités, sans forcément méconnaître, loin de là, leurs désirs. Mais tout désir n’est pas non plus forcément légitime : le reconnaître, c’est faire preuve de cette humilité nécessaire sans laquelle aucune humanité véritable n’est possible.

    http://www.nouvelle-chouannerie.com/

  • La CGT sur la sellette

    130206

    Ce 6 février la grève de Prestalis, qui paralyse la diffusion des journaux papier, a fait monter d'un cran l'irritation contre la CGT, son monopoliste syndicat du Livre et ses méthodes destructrices.

    Déjà la situation de l'usine Goodyear d'Amiens avait donné lieu à des désaveux sans précédent comme ceux de Laurent Berger, nouveau secrétaire général de la CFDT. Celui-ci qualifie la position cégétiste de "dogmatique" et il estime que la centrale stalinienne porte "une responsabilité dans ce qui se passe". Or cette condamnation semble désormais partagée par le pouvoir socialiste car "tant le président François Hollande que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ont laissé entendre que la centrale était responsable de tensions et qu'il y avait eu "des occasions perdues" à Amiens-Nord." (1)⇓

    Au début de la présidence Hollande et du ministère Ayrault, la CGT et le parti communiste feignaient d'appartenir à la nouvelle majorité. Mélenchon soutenait la thèse selon laquelle sans son soutien, la droite serait passée. Les staliniens ne participaient certes pas directement au gouvernement. Mais on se situait dans le même camp, ou sur la même longueur d'ondes. On se congratulait, avec plus ou moins de sincérité : "la CGT dans le vrai selon Montebourg" pouvait-on lire alors dans l'inusable quotidien marxiste, qui ne se prétend plus l'organe central du parti communiste puisque, depuis l'effondrement de l'URSS, il donne désormais la parole aux trotskystes. (2)⇓

    A l'époque en effet s'est dessinée une ligne stratégique prétendant défendre, coûte que coûte, les 50 principaux sites industriels français qu'on savait voués aux plans sociaux, tout simplement parce que leur production ne s'écoule plus.

    De la sorte, "l'Humanité" pouvait imprimer "Le chiffre de 45 000 emplois menacés annoncé par la CGT recoupe ceux de Bercy. Après Michel Sapin, un deuxième membre du gouvernement Ayrault reconnaît à son tour la validité des prévisions très sombres du syndicat sur les suppressions d'emploi à venir."

    Le deuxième membre de ce gouvernement s'appelait alors Arnaud Montebourg, lui-même investi dans une stratégie personnelle d'alliance avec les communistes, exprimée à la Fête de l'Humanité en septembre 2011.

    "Ces chiffres, disait-il en mai 2012 à propos des évaluations de la CGT, recoupent de façon crédible ceux de mes services"

    Dans l'esprit de cette synergie, Montebourg imaginait faire payer au contribuable, et aux caisses sociales, le maintien de ces emplois, même si les mesures prises, tant par leur coût direct que par leur impact sur l'image du pays, devaient entraver ou dissuader la création de dix fois plus de postes de travail. On se contente toujours dans ce milieu politique de considérer "ce qui se voit", au détriment de "ce qui ne se voit pas." L'argent public sert à illusionner l'opinion, les lois et les règlements ne sont destinées qu'à des manipulations contraires au Droit.

    Son prédécesseur à la tête d'un ministère qu'on appelait alors "Production industrielle", Marcel Paul en 1945-1946, définissait ainsi la tache de ses juristes : "Je ne vous paie pas pour que vous m'indiquiez les articles du code m'interdisant de réformer, mais pour y trouver ceux qui vont me le permettre."

    Or, depuis plusieurs semaines cette alliance politique bat de l'aile.

    Le futur patron de la centrale Thierry Le Paon successeur du camarade Thibault désigné en novembre 2012 par le Comité Confédéral National en attente de confirmation "unanime" en mars affiche exactement la même ligne de faux dialogue. On a a vu réapparaître dans le conflit de Pétroplus l'agitateur cégétiste Charles Foulard (3)⇓ qui faisait ce 6 février la "une" du site de L'Humanité : message évident de durcissement.

    Alliés à la tendance la plus dure de la majorité, notamment dans la bataille de la Loi Taubira, les staliniens mettent en péril la crédibilité du gouvernement de Paris.

    Combien de temps cette ambiguïté durera-t-elle ?

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles :

    1. cf. Les Echos du 5 février.
    2. cf. L'Humanité 30 mai 2012
    3. cf. L'Insolent du 2 novembre 2010 "Le camarade Foulard la CGT et la bataille des idées".
  • Pierre Sidos : « Il faut d'urgence une révolution intellectuelle et morale »

    Fondateur de Jeune Nation et de l'Œuvre française (4 bis rue Caillaux, 75013 Paris. Tél. : 01· 44-24-22-54, < www.oeuvrefrancaise.com >). Pierre Sidos est le symbole du nationalisme intransigeant. Alors que la situation de notre pays ne cesse de se dégrader et que le camp national se trouve à une période charnière de son histoire, nous avons jugé intéressant de donner la parole à ce vétéran du combat nationaliste sans concession. 

    RIVAROL : Que vous inspire la situation actuelle, la politique de Nicolas Sarkozy et les scènes de guérilla urbaine qui se multiplient dans notre pays ?
    Pierre SIDOS : Il faut d'urgence en revenir à une politique qui soit morale. Et de la même façon que Renan disait après la guerre de 1870 qu'il fallait à la France une réforme intellectuelle et morale, il faut aujourd'hui beaucoup plus qu'une réforme mais une véritable révolution intellectuelle et morale. Face à la décomposition des constituants du Système, qui se manifestent par des scènes de guérilla urbaine avec tirs à balles réelles contre les forces de l'ordre à Grenoble, dans le centre de la France dans le Loir-et-Cher, une gendarmerie mise en pillage et une situation insupportable sur le plan de l'insécurité. Quant au pouvoir, il est fragilisé au point que l'actuel président de la République est contraint de prendre la parole à la télévision pour se justifier. Le lendemain la presse a relevé le nombre d'erreurs de faits et d'appréciations que le chef de l'État a commis.
    Parallèlement, s'amorce une recomposition du mouvement national dans son ensemble. La situation actuelle, en référence à l'Ancien Testament, c'est à la fois Sodome et Gomorrhe et l'adoration du veau d'or. Or, on constate que nous sommes dirigés par des saltimbanques qui jouent le rôle de comédiens. D'ailleurs, c'est à peu près la définition de la politique actuelle, c'est se faire voir, même si l'on n'a rien à dire, c'est remuer, voyager, bouger. Ces saltimbanques sont accompagnés de gourgandines, de femmes de mauvaise vie ou de mauvais comportement dans les activités politiques, le féminisme étant le contraire de ce qui est utile aux femmes et à la société.

    R. : Que peut-on faire de politiquement utile actuellement ? Comment combattre ? Quels pièges et erreurs devons-nous éviter ?
    P. S. : Nous sommes devant la plus grande invasion de notre histoire. Même ce que l'on a appelé et ce que l'on appelle encore les grandes invasions, tant en nombre qu'en importance, qu'en transformation de la population et des modes de vie, est sans comparaison avec ce que nous subissons actuellement. En même temps que l'on commémore quasi quotidiennement un événement antérieur qui rappelle prétendument des faits de préservation de l'indépendance nationale, les dirigeants, du président de la République jusqu'aux ministres en passant par les membres des différents partis, pratiquent une politique d'asservissement à la plus grande invasion de notre histoire.
    Face à cela, il y a à penser global et à agir national. Et au nom de cette politique morale que j'appelle de mes vœux les personnes de notre camp doivent être des exemples de moralité. Tous les militants nationaux, mais plus encore ceux qui sont amenés à se mettre en avant pour prendre des responsabilités, doivent rechercher la compétence, l'initiative et le dévouement. La première chose nécessaire pour lutter contre un système déliquescent, c'est de s'affirmer dans toute son existence en contradiction totale avec lui. On se définit évidemment au fond par rapport à soi-même mais dans l'action politique on se définit en contradiction par rapport à ses mœurs, à ses pratiques, à ses habitudes et à ses rites. Or, désormais, il est convenu que la plupart des gens se tutoient même quand ils ne se connaissent pas. C'est impropre à la langue française ; évidemment en anglais on tutoie Dieu et la Reine exclusivement mais tutoyer tout le monde n'est pas acceptable. À la télévision, plutôt que d'appeler un correspondant par son nom, on dit : « Paul, qu'est-ce que tu en penses ? » , « Je te remercie Marie ». C'est une pratique proche-orientale : on est fils de, fils de... Avec cette difficulté que lorsqu'il y a plusieurs Paul ou plusieurs Louis, on ne sait pas auquel l'on a affaire. On est donc amené à le définir : celui qui a des lunettes, celui qui a des cheveux longs. On en arrive à une dépersonnalisation de l'individu tout en glorifiant les droits de l'homme et la dignité humaine.
    Il y a également à s'opposer à toute forme de débraillé vestimentaire. Sitôt qu'il arrive un rayon de soleil l'impudicité féminine à l'heure actuelle en France atteint un degré tel que l'on a l'impression qu'il est écrit : si tu en veux, sers-toi ! C'est contraire à la dignité féminine et c'est choquant par rapport à notre mode de vie. Désormais il y a le fait que couramment les hommes ne se rasent pas et portent une barbe d'un, de deux ou de trois jours. On le voit à la télévision et c'est également une pratique de fin de semaine pour certaines religions !
    Outre le tutoiement, l'usage exclusif des prénoms, le débraillé vestimentaire, le défaut de propreté, il y a la question du vocabulaire. Il n'y a pas à vouloir réfuter en permanence le vocabulaire qui est utilisé pour nous désigner. J'entends par là que pour l'adversaire l'on sera toujours ceci ou cela, quoi que l'on fasse. Par conséquent, s'il y a à se définir et à affirmer des principes catégoriques, il n'y a pas à se dire identitaire, radical ou autre. On est d'extrême France. Ainsi les media du Système auront le mot extrême, ils seront contents, et le grand public saura que nous sommes l'extrême France.

    R. : Comment définir actuellement ce que doit être un groupement politique d'opposition totale au Système ?

    P.S : Un groupement politique n'est pas une unité militaire, ni une affaire commerciale, ni une entreprise quelconque. Et en ce qui concerne le mouvement national en général, il ne doit pas être exclusivement une écurie électorale. Que ce soit une nation ou une organisation d'opinion, il faut savoir que la direction des personnes, les contacts entre elles, vis-à-vis des adversaires, le comportement politique, le vocabulaire employé sont aujourd'hui marqués par l'existence du transistor, du portable et d'Internet. À l'heure actuelle les moyens de communication et d'information ne sont plus du tout ceux qui avaient cours il y a quelques décennies. Les méthodes de direction et de propagation des idées n'ont rien à voir avec ce que cela pouvait être dans le temps passé.
    Une formation politique doit préconiser la connaissance de l'histoire, la promotion du patriotisme et la défense de la langue. Dans quel but ? Les objectifs fondamentaux sont de remilitariser l'armée, de resociabiliser la société, de resacraliser la famille, de refranciser l'État, de reconquérir le territoire. Cela fait peut-être beaucoup de "re" mais il faut savoir que le retour en arrière est bien souvent une avancée en ce sens que c'est un retour en arrière de recouvrer sa santé lorsque l'on a été malade, de corriger des erreurs lorsque l'on en a commises, de se remettre dans la droite ligne lorsque l'on est en voiture et que l'on a été déporté. Le retour en arrière en question, c'est un retour à la normale. Une révolution intellectuelle et morale doit commencer par un retour à la normale, à ce qui a été consacré par des siècles et par notre civilisation. Qui dit morale dit référence à une croyance. Car il n'est pas de morale qui ne trouve son origine dans le respect des hautes valeurs spirituelles, dans la croyance en Dieu, en la Création. Lorsqu'a été instituée l'école laïque, on a posé la question à Jules Ferry : « Quelle morale enseignerez-vous aux enfants dans cette école ? », il a répondu : « La morale de toujours ». En réalité, cette morale n'était pas de toujours. C'était la morale issue de la civilisation chrétienne.
    Appartenant à la civilisation du Christ et à la nation française, par respect pour notre histoire nationale, nous devons proscrire l'athéisme, le judaïsme, l'islamisme, le bouddhisme, le shoahtisme car ils ne sont pas des éléments constitutifs de la nation française mais ont au contraire été introduits récemment dans le composé français pour le perturber fortement.
    L'on doit préconiser un nationalisme organique, à la fois classique et rustique, celui du sol, de la terre et des morts de Maurice Barrès. Il s'agit aussi de faire revivre les morts qui sont en nous. Par conséquent, cette révolution intellectuelle et morale doit s'inspirer de la formule : « vers l'avenir, fidèle au passé » et l'action politique doit se conjuguer au futur antérieur. Le but étant la conquête de l'État et non pas une petite élection par-ci ou un petit succès par-là. Quels en sont les moyens ? Il y en a qu'il ne faut pas exagérer car il trouve ses limites, ce sont les élections. Se présenter aux élections peut être parfois utile pour diffuser des idées, se faire connaître auprès de nos compatriotes mais ce qu'il faut proscrire, c'est le tout-électoral qui, conçu comme l'unique chemin du succès, constitue en réalité une voie de garage.
    Actuellement en France nous avons un président de la République qui touche 20 000 euros par mois, un Premier ministre (18 500 euros), 39 ministres (12 000 euros chacun), 998 parlementaires (5 500 euros chacun), 1 880 conseillers régionaux et 4 220 conseillers généraux (qui touchent entre 1 200 et 4 000 euros mensuels, les présidents de conseil général et de conseil régional obtenant 5 500 euros), 36 838 maires et 492 000 : conseillers municipaux (bénévoles, sauf dans les communes importantes). Soit un total de 536 000 fonctions électives, en ne comptant pas toutes les autres élections professionnelles ou associatives. Ce qui fait qu'avec les renouvellements périodiques de consultations électorales internes et en plus la relation imposée par les media de consultations de la sorte se déroulant à l'extérieur de la France, tout le monde vit dans un état de fièvre électoral permanent, à la fois agressif, coûteux et inutile. On ne le dira jamais assez, l'électoralisme est la tare et la sauve-garde du système, désormais à l'échelle planétaire. Cela pour le plus grand profit des mafias cosmopolites, avec l'octroi de pourboires compensatoires à des individus élus plus ou moins frauduleusement pour les servir en se servant au passage.
    De toute façon, ce n'est pas aux media, aux éléments d'information du Système que l'on combat de nous désigner les objectifs, de nous indiquer les personnes qui doivent être les dirigeants du mouvement national. Il y a même à s'en méfier. Couramment des personnes qui luttent contre un système disent : si j'entends parler en bien de moi, je me méfie et je me demande quelles erreurs j'ai bien pu commettre. Il y a des exemples récents qui montrent que les media peuvent créer un personnage et ensuite le délaisser, c'est le cas d'Olivier Besancenot. La ville de Neuilly-sur-Seine où il était facteur est décidément la référence de ce qu'il ne faut pas faire, c'est-à-dire se soumettre à la fantaisie de l'opinion des media.

    R. : Dans un entretien à France-Soir daté du 30 juin et dans lequel Jean-Marie Le Pen apporte son entier soutien à sa fille et égratigne au passage Bruno Gollnisch, le président du Front national vous met en cause. Comment expliquez-vous que votre nom ait été cité ?
    P. S.: J'ai jugé cette allusion d'autant plus singulière qu'il était affirmé par France-Soir que j'avais toujours été un adversaire du Front national, ce qui est faux de par mes positions publiques, écrites, orales, par mes votes. Je me considère même comme un actionnaire minoritaire du Front national en ce sens qu'avec le système de financement public des partis politiques, ayant toujours voté pour le FN aux élections législatives qui servent de repère exclusif pour le calcul des subventions étatiques, j'ai donc apporté ma part financière. De plus, mon nom est cité dans un entretien donné à un journal du Système. France-Soir, et où Jean-Marie Le Pen prend parti dans une compétition interne au Front national et cela, contrairement à ce qui avait été déclaré, deux mois auparavant, le 2 mai 2010, lors du conseil national du FN par le président du mouvement qui, dans son discours de clôture, avait dit qu'il fallait être serein, ne pas jeter d'huile sur le feu, éviter comme la peste d'exagérer, présenter les candidats de manière modérée, ne pas s'attaquer entre soi. Or là il y a eu des propos extrêmement désobligeants vis-à-vis d'un des postulants à la présidence du Front national de la part de l'actuel président et de sa fille qui est également postulante. Propos surprenants à plus d'un titre puisqu'ils ont été exprimés brutalement dans une publication du Système, à partir d'un domicile privé, chez la seconde épouse de Jean-Marie Le Pen à Rueil-Malmaison, et correspondant précisément à la date de clôture (30 juin) du recueil des parrainages pour pouvoir postuler à l'élection à la présidence du Front national. Mon nom a été mêlé très abusivement car si j'ai de l'estime pour Monsieur Bruno Gollnisch, je ne suis pas son ami, au sens où je ne suis pas un intime comme l'entendait la formule de Jean-Marie Le Pen.
    C'est d'autant plus étonnant que dans l'un des sites principaux du mouvement en question, < nationspresse.info > animé par Louis Aliot et Jacques Vassieux, on trouve en date du 15 juillet une contribution de quatre pages dans laquelle il est écrit : « Reste Marine Le Pen. Tous les regards sont tournés vers elle. Elle incarne dans son parti une rupture avec le discours traditionnel du FN. N'ayant jamais cautionné les dérapages de son père ni les positionnements douteux de certaines franges de son parti, elle débarrasse le FN de l'aura sulfureuse qui le diabolisait et le maintenait à distance des responsabilités politiques. » J'en arrive à me poser la question : est-ce que c'est la température estivale qui provoque ces extravagances ? C'est en tout cas très fâcheux pour le mouvement national.

    R. : Dans le dernier bulletin interne du Front national des Landes (n°16), Marine Le Pen est considérée comme la nouvelle sainte Jeanne d'Arc. Qu'en pensez-vous ?
    P. S.: C'est excessif d'autant plus qu'elle est explicitement mise sur un pied d'égalité avec la Pucelle ! Ce sont là des arguments non politiques. Bien que je ne sois pas adhérent ni votant, vu de l'extérieur, je ne peux que déplorer de voir une succession de Jean-Marie Le Pen se dérouler dans de si mauvaises conditions. J'ajouterai seulement pour finir que lorsque l'on est Français et donc l'héritier de toute notre histoire nationale, et notamment des siècles constitutifs de notre nation, l'on doit se référer aux bases fondamentales de la constitution de la nationalité française. La nation française n'avait pas de constitution écrite mais elle avait des principes qui n'avaient pas besoin d'être retranscrits tant ils étaient répétés. Premier principe : le Roi appartient au Royaume et pas le Royaume au Roi. Le second principe qui était particulier à la nation française et qui lui a permis d'exister et de se maintenir alors que la plupart des autres nationalités étaient fluctuantes, c'est que le Royaume ne doit pas tomber en quenouille.
    Dans l'immense respect qui était accordé aux femmes, aux reines, y compris aux reines veuves que l'on appelait les reines blanches, et qui était en relation directe avec la foi catholique, dans l'immense vénération que l'on éprouvait envers la Vierge Marie, la mère du Christ, les hommes devaient diriger. Parce que les responsabilités d'État font que la sensibilité féminine, les qualités spécifiques aux femmes sont en partie incompatibles avec les difficultés du combat politique, ses horreurs parfois. C'est ainsi qu'un ancien chancelier d'Allemagne à qui l'on demandait pourquoi il n'y avait pas d'élue ni de candidate au Parlement de son pays répondait : « Un homme en colère, ce n'est déjà pas-beau à voir. Une femme en colère, ce serait pire ! » C'est donc par considération pour la condition féminine que le Royaume de France ne devait pas tomber en quenouille ! Pourquoi ce qui était valable hier ne le serait-il plus aujourd'hui ?
    Propos recueillis par Jérôme BOURBON. Rivarol du 30 juillet au 2 septembre 2010

    (Le nouveau président d'Oeuvre française est Yvan Bendetti, l'ancien bras doit de B. Gollnisch. Pat )

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