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France et politique française - Page 5063

  • La bonne Mémoire de Marion

    Le Front National prend l’Histoire de France dans son entier, ses pages sombres comme ses pages lumineuses. Jean-Marie Le Pen, Marine, Bruno Gollnisch, ses dirigeants l’ont expliqué et répété à de nombreuses reprises. Au discours  de Valmy prononcé en 2007 par l’actuel président d’honneur du FN et célébrant cette bataille symbole de la Révolution en arme,  faisait écho quelques mois auparavant l’hommage rendu par le Menhir aux Vendéens « victimes du génocide révolutionnaire, aux hautes figures de la chouannerie, les Charette, La Rochejaquelein ou Lescure », « aux  étendards éternels de la vieille France catholique et royale… »

    Une Révolution française qui fut aussi un drame pour notre pays avec sa fureur destructrice entraînant la perte  de joyaux inestimables de notre patrimoine,  les meurtres, les exécutions de masse de 90 000 Français dont des milliers de prêtres, une  immense majorité d’ouvriers et d’artisans qui ont été guillotinés.

    Sans oublier bien sûr les 200 000 victimes civiles de l’épuration ethnique des Colonnes infernales républicaines, paysans vendéens et  bretons , hommes, femmes et enfants exterminés. Comme le proclamait fièrement à l’époque le bourreau du peuple vendéen, le général Westerman : « il n’y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre, libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer ».

    Bruno Gollnisch se félicite donc  que Marion Maréchal-Le Pen,  qui fait de nouveau pleinement honneur au mandat que lui ont confié ses électeurs, et au nom d’un Devoir de Mémoire bien légitime,  même s’il est  hélas trop  souvent mis à toutes les (mauvaises) sauces, ait déposé  une proposition de loi demandant « la reconnaissance du génocide vendéen de 1793-1794 ». Celle-ci a été enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale mercredi.

    Il est heureux que  plusieurs députés aient cosigné ce  texte. Non seulement  Véronique Besse et Yannick Moreau,  députés « non-inscrits » de droite, élus du département de Vendée, mais aussi les UMP Dominique Tian, Alain Leboeuf ,  Philippe Vitel, le chef de file de la Droite populaire Lionnel Luca et l’ancien secrétaire d’Etat aux Anciens combattants puis à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales,  Alain Marleix.

    En février 2008, Marguerite Lussaud, candidate FN dans le canton de Bourgneuf dans le pays de Retz, avait souhaité que « la mémoire des enfants victimes du génocide vendéen de 1793-1794 soit honorée de la même manière dans les écoles des territoires concernés ». « La République doit désormais reconnaître ses crimes, elle qui n’est jamais en retrait pour reconnaître ceux des autres (shoah, génocide arménien, etc.) ». Les victimes de cette terrible guerre civile doivent être  « réhabilitées, réintégrées dans la mémoire nationale »  affirmait-elle.

    Son vœu fut alors méprisé par les élus et les exécutifs de « droite ». Bruno Gollnisch le relevait lors d’un colloque de l’AEMN au Japon en 2010, les indignations des défenseurs des droits de l’homme et autres humanistes républicains sont souvent à géométrie variable : « Il y a les bons et les mauvais criminels de guerre».

    «  Les bons criminels de guerre, ceux-là qui sont pardonnés, sont les vainqueurs. C’est ceux qui ont bombardé et fait éclater sous des chaleurs de trois mille degrés les femmes, les vieillards, les enfants, de Hiroshima, de Nagasaki, de Dresde ou d’ailleurs. Ca, ce sont les bons. Et puis il y a les mauvais, qui sont dans le camp des vaincus. »

    Le Front National lui, se situe résolument dans le camp de la liberté et de la vérité.  Dans tous les domaines.

    http://www.gollnisch.com

  • Mali-Algérie : point de situation et éléments de réflexion

     

    Analyse de Bernard Lugan - 17 janvier 2012

    L’intervention française au Mali conduit à quatre grandes réflexions :

    1) Compte tenu des réalités frontalières, l’action de la France ne peut réussir que si l’Algérie la soutient.

     

    Or, la prise d’otages d’In Amenas, site stratégique hautement protégé, montre soit qu’Alger ne contrôle pas son territoire, soit que les islamistes ont des complicités au plus haut niveau de l’appareil sécuritaire d’Etat. Dans les deux cas, les conséquences pour l’opération Serval sont de la plus haute importance.

    2) Nous payons aujourd’hui au prix fort la politique de désengagement initiée sous Jacques Chirac puis amplifiée sous Nicolas Sarkozy à savoir, fermeture de bases et abandon de ces irremplaçables implantations qui étaient nos yeux et nos oreilles.

    3) La place laissée libre par la France fut prise par les Etats-Unis qui investirent de gros moyens, notamment au Mali. Ignorant la tectonique ethno-raciale sahélienne, ils y formèrent des cadres qui désertèrent au mois de janvier 2012 et contre lesquels nos soldats sont aujourd’hui engagés.

    4) Ceux qui ont lancé la guerre contre le colonel Kadhafi étaient des irresponsables et je n’ai cessé de le dire depuis le premier jour. Outre qu’ils ont provoqué une réaction déstabilisatrice en chaîne, ils ont armé les jihadistes. Il faut en effet savoir que certaines des armes aujourd’hui utilisées contre nos soldats proviennent de nos propres arsenaux et qu’elles furent généreusement parachutées aux « démocrates » libyens chers à BHL.

    Ceci étant, quelle est la réalité de la situation ?

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    http://www.actionfrancaise.net

  • [Paris] Hommage à Louis XVI en présence de Mgr le Comte de Paris

    PARIS – Lundi 21 janvier, 12 h 15, église Saint-Germain-l’Auxerrois, messe célébrée à la demande de l’Œillet Blanc par le révérendissime père-abbé de Kergonan, Dom Piron, en présence de Mgr le comte de Paris, duc de France, et des princes de la maison de France.

    o ALPES-MARITIMES – Nice, 27 janvier, 10 heures, chapelle de la l’archiconfrérie de la Très-Sainte-Trinité, 1 rue du Saint-Suaire.

    o ARIÈGE – Saint-Paul-de-Jarrat, lundi 21 janvier, 18 heures, église paroissiale.

    o BAS-RHIN – Strasbourg, samedi 19 janvier, 16 h 30, cathédrale Notre-Dame.

    o BOUCHES-DU RHÔNE – Marseille, lundi 21 janvier, 18 h 30, église Saint-Pie X, 44 rue Tapis Vert, 1er

    o BOUCHES-DU RHÔNE – Marseille, lundi 21 janvier, 19 heures, basilique du Sacré-Cœur, 81 avenue du Prado, 8e, messe célébrée par Mgr Jean-Pierre Ellul, avec chants grégoriens, orgues et chorale.

    o CALVADOS – Caen, lundi 21 janvier, 18 h 30, chapelle Saint-Pie X.

    o CHARENTE – Roullet-Saint-Estèphe, lundi 21 janvier, 18 h 30, église de Roullet.

    o CORRÈZE - Brive, dimanche 20 janvier, 10 h 30, église du Christ-Roi, rue d’Espagnac.

    o CÔTE-D’OR – Fontaines-les-Dijon, samedi 19 janvier, 11 heures, basilique Saint-Bernard, rite extraordinaire,

    o DORDOGNE – Périgueux, dimanche 20 janvier, 16 heures, église Notre-Dame-de-Toutes-Grâces, 19 rue du 34e Régiment d’Artillerie.

    o EURE - Le Planquay, 19 janvier, 11 heures, église du Planquay.

    o GARD – Nîmes, samedi 26 janvier, 11 heures, église Sainte-Perpétue, messe suivie d’un déjeuner à 12 heures à la brasserie Le Place, sur l’Esplanade (angle rue Régale), à l’issue duquel François-Marin Fleutot évoquera « Clovis et les origines de la monarchie » (20 euros, inscription au 06 83 71 67 70).

    o GIRONDE – Bordeaux, lundi 21 janvier, 19 heures, église Saint-Bruno (tramway ligne A).

    o HAUT-RHIN – Mulhouse, lundi 21 janvier, 19 h 30, église Saint-Étienne.

    o HAUTE-LOIRE – Ceyssac, 21 janvier, 18 h 30, église paroissiale.

    o HAUTE-VIENNE – Limoges, lundi 21 janvier, 11 h 15, église Saint-Michel-des-Lions, messe suivie d’un déjeuner (inscription auprès d’Hervé Riou au 05 55 34 57 64).

    o HÉRAULT – Béziers, lundi 21 janvier, 18 heures, église des Pénitents, rue du 4 Septembre.

    o HÉRAULT – Montpellier, lundi 21 janvier, 18 heures, chapelle des Pénitents bleus, rue des Étuves.

    o HÉRAULT – Fabrègues, lundi 21 janvier, 18 h 30, prieuré Saint-François de Sales, 1 rue Neuve des Horts.

    o ISÈRE - Grenoble, 21 janvier, 18 heures, collégiale Saint-André.

    o LOIRE – Saint-Étienne, lundi 21 janvier, 19 heures, chapelle Saint-Bernard.

    o LOIRE-ATLANTIQUE – Nantes, dimanche 20 janvier, 12 h 30, dépôt de gerbe en hommage à Louis XVI et aux victimes de la Révolution ; 13 h 15, déjeuner à la Taverne du Château, 23 allée du commandant Charcot (23 euros, inscription par courriel à urbvm@hotmail.fr) ; 15 heures, conférence de Gérard Bedel, « Louis XVI ou la tragédie de la vertu » (2 euros pour ceux qui ne déjeunent pas sur place).

    o MAINE-ET-LOIRE – Chemillé, 27 janvier, 10 h 30, chapelle Saint-Joseph, 14 rue du Presbytère.

    o MEURTHE-ET-MOSELLE – Nancy, dimanche 20 janvier, 9 h 25, église Saint-Pierre, avenue du maréchal de Lattre de Tassigny, messe suivie d’un déjeuner à 12 heures conclu par la galette traditionnelle, restaurant Chez Maître Marcel, au coin des rues Raymond Poincaré et de l’Armée Patton, (inscription au 06 19 19 10 69).

    o NORD – Lille, lundi 21 janvier, 19 heures, chapelle Notre-Dame-de-la-Treille, 26 rue d’Angleterre.

    o OISE – Belloy, dimanche 20 janvier, 11 heures, église paroissiale.

    o PARIS – Dimanche 20 janvier, marche aux flambeaux, départ à 18 heures (voir p. 15).

    o PARIS – Paris, lundi 21 janvier, 18 heures, église Saint-Nicolas du Chardonnet.

    o PYRÉNÉES-ATLANTIQUES - Bayonne, mardi 22 janvier, 18 h 30, cathédrale de Bayonne, messe célébrée par Mgr Aillet, évêque de Bayonne, suivie d’un dîner à 19 h 45 au restaurant Le Cheval Blanc, 68 rue Bourgneuf, en présence de Mgr Aillet (25 euros).

    o PYRÉNÉES-ORIENTALES – Perpignan, lundi 21 janvier, 18 h 30, prieuré du Christ-Roi, 113 avenue du maréchal Joffre.

    o RHONE - Lyon, lundi 21 janvier, 18 h 30, église Saint-Denis de la Croix-Rousse, messe suivie d’une galette des rois (voir p. 15).

    o SARTHE – Louailles, samedi 19 janvier, 11 heures, église paroissiale, messe suivie d’un déjeuner-débat à 12 h 30, salle polyvalente de Vion, animé par Christian Franchet d’Espèrey, sur « Louis XV, une politique étrangère française, une leçon pour le temps présent ».

    o SEINE-ET-MARNE - Fontainebleau, lundi 21 janvier, 18 h 45, église du Carmel, 6 bis boulevard du général Leclerc (Fraternité Saint-Pierre).

    o SEINE-MARITIME – Dieppe, lundi 21 janvier, 9 h 30, église Saint Jacques.

    o SEINE-SAINT-DENIS - Saint-Denis, lundi 21 janvier, 12 heures, basilique Saint-Denis ;

    o SOMME – Amiens, dimanche 20 janvier, 10 h 30, chapelle, 195 rue Léon Dupontreué.

    o VAR – Toulon, lundi 21 janvier, 18 h 30, église Saint-François de Paule, messe célébrée par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon.

    o VAR – Toulon, 18 h 30, église Sainte-Philomene, 125 boulevard Grignan, Le Mourillon.

    o VENDÉE - La Gaubretière, lundi 21 janvier 10 h 30, chapelle de Ramberge.

    o BELGIQUE – Rixensart, lundi 21 janvier, 11 heures, château.

    o BELGIQUE – Bruxelles, lundi 21 janvier, 19 heures, église conventuelle du couvent Sainte-Anne, avenue Léopold Wiener, 26 B.

    Merci pour La Faute à Rousseau pour la recension des messes pour Louix XVI

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  • Dérisoire lavage de cerveaux

    par

    L’intensité du lavage de cerveau sur les ondes traduit toujours le degré de panique des « élites » médiatiques. Sur le « mariage pour tous », rien ne nous aura été épargné :  sur Europe 1 vendredi à 7 heures un conseiller municipal parisien vociférant contre Frigide Barjot dont la réponse, inaudible, se perdait dans le brouhaha, puis un prêtre catholique, interviewé pendant dix minutes pour expliquer son engagement en faveur de la réforme. Le soir au 20 heures de TF1, en guise d’illustration du contexte de la manifestation de dimanche, un reportage de dix minutes consacré à la détresse d’adolescents victimes de l’homophobie et de l’intolérance de leurs parents. Samedi soir, l’égérie du mouvement jetée seule dans l’arène de « On n’est pas couché », lynchée par trois contradicteurs furieux et un public bruyamment hostile. Le compte rendu de la manifestation parisienne sur FR3 régional, était de la même veine: reportage centré sur les quelques extrémistes présents, longue interview d’une passante ulcérée. Dans l’ensemble pourtant, le bilan d’un mouvement avant rassemblé 800000 personne semble avoir  imposé un net changement de ton aux journaux de 20 heures de dimanche sur TF1 et France 2 qui ne pouvaient que prendre acte du succès des organisateurs.

    Une précision quand même : l’argument du Garde des Sceaux selon lequel la question du mariage homosexuel ne se prête pas juridiquement au référendum semble contestable : l’article 11 prévoit bien la possibilité d’organiser un référendum relatif à une question « sociale » et on ne voit pas ce qui s’opposerait à un choix du chef de l’Etat d’organiser une consultation nationale sur un tel sujet qui concerne la vie quotidienne de tous les Français. Alors, pourquoi cette solution, somme toute logique, est-elle écartée par le gouvernement ? La vérité, c’est que le spectre obsédant du référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne, gagné par le non avec 54% des voix, domine les esprits: dans les mois qui avaient précédé le scrutin, plus le couvercle de la pensée unique se rabattait sur la presse, les radios et les télévisions, plus le « non » montait dans les sondages. Un phénomène analogue est en cours, notamment sur la question du droit à l’adoption et à la PMA, si l’on en juge par la courbe des enquêtes d’opinion. La pensée unique, quand elle atteint un tel niveau dans la manipulation, devient inopérante, contre-productive. Le sentiment d’être manipulés pousse les citoyens à rejeter le message qu’on veut leur imposer. Ils n’écoutent plus les ondes « officielles » et s’en remettent à tous les autres canaux d’information ou de réflexion en particulier Internet et leurs réseaux personnels. C’est ce que les élites médiatiques, qui pensent et répètent uniformément la même chose sur tous les sujets possibles, ne comprendront jamais. La mobilisation de la société civile autour « du droit de l’enfant à un père et une mère« , qui s’est cristallisée dans la manifestation du 13 janvier, a un caractère massif, venu des entrailles du pays. Imaginons un instant qu’un référendum associant mariage pour tous, droit à l’adoption et à la PMA ait lieu dans les 45 jours: le non l’emporterait probablement avec 54% des voix. Cela fait peu de doute au vu de l’évolution de la courbe des sondages. Telle est la vraie raison du refus de recourir au référendum.

    Maxime TANDONNET http://maximetandonnet.wordpress.com

  • Grand Orient de France : secte stalinienne

    La religion de la République vient au secours des LGBT

    Dans une position publiée sur son site (actuellement inaccessible), le Grand Orient de France s’indigne de la Manif pour Tous :

    "Depuis la mise en œuvre concrète de cette promesse de campagne présidentielle, un vaste mouvement de contestation a été lancé par les religions monothéistes confondant à dessein le contrat de mariage régi par le Code civil, issu de lois votées par le Parlement de la République française, et l’organisation du mariage religieux au gré des croyances des pratiquants de tout culte. Cette situation française est étonnante quand on constate que ce même droit au mariage pour tous a été reconnu par de nombreux pays où l’Eglise catholique est influente, comme en Espagne ou au Portugal et où l’Eglise anglicane ne conteste pas la décision du Premier Ministre britannique de proposer la même évolution en Grande Bretagne. Devant la violence du débat qui s’instaure, le GODF en appelle à la sérénité et au respect des règles démocratiques dans le fonctionnement des services publics. Ainsi, aux responsables religieux qui s’érigent en conscience morale, il pourrait être rappelé quelques entorses à la légalité :

    - l’utilisation, à des fins de propagande, des émissions religieuses diffusées par le service public France Télévisions le dimanche matin et financées sur fonds publics, pour dénigrer en décembre 2012 le projet de loi déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale ;
    - le non respect de l’interdiction de propagande politique dans les lieux de culte affectataires au titre de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (article 35) : sermons, remises de tracts appelant à des manifestations, diffusion de lettres ouvertes aux politiques... qui constituent autant de « discours prononcé » constituant un « provocation directe à résister à l’exécution des lois ou actes légaux de l’autorité publique » ou tendant à « soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres »
    - la violation de la loi Debré du 31 décembre 1959 sur les établissements sous contrat, par une utilisation abusive du « caractère propre » des établissements, dont les enseignants sont payés sur fonds publics. [...]"

    Le Grand Orient protège ses petits. Il est en effet de notoriété que cette loi a été conçue dans ses convents.

    Le Salon Beige

  • Un Français sur soixante-cinq

    Le 13 janvier, à Paris, la rue a parlé. Cette immense manifestation pour la famille, une des plus grandes depuis cinquante ans, marque une vraie renaissance.

    Une fois l’effet de surprise provoqué par l’ampleur de la mobilisation estompé, escamoté même, qui s’est vraiment interrogé sur les raisons profondes qui ont poussé ces 800 000 à 1 million de manifestants – 1 Français sur 65 ! – à faire des kilomètres pour affronter pendant des heures le froid et la boue du Champ-de-Mars ? Fallait-il que les consciences soient obscurcies pour refuser de voir ce qui crevait les yeux, ce dimanche 13 janvier, fête du baptême du Seigneur…
    Cette manifestation, une des plus grandes depuis cinquante ans, n’était pas un baptême au sens chrétien du terme, mais une renaissance, un début de régénération, certainement.

    Renaissance inattendue, car totalement en décalage avec l’image de la famille qu’en donnent les séries télévisées, où tous les choix se valent et où le sentimentalisme domine. Tous ces manifestants étaient la preuve joyeuse et pacifique d’une réalité conjugale et familiale qui constitue, envers et contre tout, le socle solide d’une société digne de ce nom. Signe visible aussi de cette France charnelle qui sort de son silence pour demander qu’on la prenne enfin en considération. France des familles, des écoles et des paroisses, soucieuse de ne pas laisser dilapider cet héritage à transmettre aux futures générations. France qui se relève, aiguillonnée par la parole libre et vraie de l’Église.

    Certes, il reste encore à trouver une expression politique à cette formidable réaction populaire, née en dehors des partis. À l’avenir, il faudra qu’émergent de nouvelles figures, issues du secteur associatif. En attendant, cette mobilisation laissera des traces, et d’abord dans l’esprit des élus : lors du débat à l’Assemblée, les parlementaires devront se souvenir qu’ils ont des comptes à rendre à près d’1 million de manifestants ! Ainsi que les maires, qui eux joueront leur réélection en 2014.

    Au plus haut niveau de l’État enfin, l’absence de réaction et le déni de réalité face à ce mouvement semblent pour le moment incompréhensibles. Conséquence d’un éloignement du pays réel ? Ou bien stratégie d’effritement progressif de tout ce qui constituait les protections de la famille : juridiques, aides financières, et désormais anthropologiques ? Dans ce dernier cas, François Hollande devra se souvenir qu’en Espagne, référence de ceux qui prônent le mariage « unisexe », le modèle libéral-libertaire de Zapatero a fini par échouer sur le mur des réalités.

    Editorial de Aymeric Pourbaix dans Famille Chrétienne

    http://fr.altermedia.info

  • La citadelle de Renaud Camus

    Voué aux gémonies par les chantres du politiquement correct, Renaud Camus n'en est pas moins un écrivain talentueux, dont les ouvrages sont de puissants antidotes à la "déculturation" qu'il dénonce par ailleurs.
    Ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'affaire Camus" aura au moins eu pour mérite d'attirer l'attention de nouveaux lecteurs - et non des moindres, tels Paul-Marie Coûteaux, Élisabeth Lévy ou Alain Finkielkraut - sur l'oeuvre de l'un des plus grands écrivains français vivants dont seule une poignée de happy few se délectait jusqu'alors. La curée dont fut victime cet homme seul et libre aurait-elle donc été plus parfaite s'il n'avait eu des goûts "achriens" ? Probable : amoureux des femmes, Auvergnat de souche (sic), catholique de culture sinon de foi, son compte n'eût pas été seulement bon mais excellent. (On ne louera pourtant jamais assez les mérites de l'Homme républicain dont chacun sait qu'il n'a ni origine, ni langue, ni religion, ni préjugés, ni traditions, ni coutumes, ni usages, ni moeurs.)
    Ligues de petite vertu
    Souvenez-vous, les puissantes cohortes de catins germanopratines se constituèrent en ligues de très petite vertu pour écraser l'infâme auquel une émission de France Culture avait semblé par trop communautaire. Le regard sombre, la mine pensive, BHL pointa les ravages de l'éternelle « idéologie française » ; avec l'air entendu d'un ironiste chinois, Sollers dénonça la « France moisie » et regretta une nouvelle fois que les Plantagenêts n'aient pas triomphé des Capétiens, ce qui nous aurait évité le gouvernement de Bordeaux et l'armistice. Haro sur le disciple de Barrès, sectateur de la terre et des morts - soumis à la petite et à la grande questions, le coupable finit d'ailleurs par avouer que, lycéen, il avait fondé une revue, Les Taches d'encre, en hommage au Prince de la jeunesse (il n'y a pas de hasard) ! Sus au fidèle de Maurras halluciné par une anti-France surgie en extrême droite ligne de sa psychose - que ne s'est-il allongé sur le divan de la divine Roudinesco ! Mort au nostalgique du Volksgeist et du Blut und Boden dont la germanophilie est bien connue de nos services ! La reductio ad hitlerum analysée par Léo Strauss fonctionna à merveille : le suppôt du national-socialisme devait être lynché par les amis du genre humain et les défenseurs de la tolérance en vertu de l'immarcescible principe révolutionnaire selon lequel il ne saurait y avoir de liberté pour les ennemis de la liberté. Que le monde serait donc habitable s'il n'était peuplé que de vigilants anti-racistes peinturlurés aux chatoyantes couleurs de la diversité ! C'est bien simple, si Renaud Camus et quelques autres beaufs atrabilaires n'existaient pas, la gazelle viendrait se blottir contre le lion et les cobras feraient guili-guili aux nouveaux nés qui leur offriraient leur plus beau sourire.
    Le parti de l'In-nocence
    Banni, exilé, ostracisé, relégué, le châtelain de Plieux, en La Varende gascon définitivement "provincialisé" par le 6e arrondissement souverain (quel gâchis, après les années gauche-POL, poppers-Warhol, structuralo-textuelles...), aurait dû ruminer amertumes, ressentiments et aigreurs, visité seulement par quelques jeunes gens aux cheveux blonds et ras - mais au système pileux développé - auxquels, la larme à l'oeil, il aurait projeté Les Damnés.
    Las... Non seulement le fantasmatique hobereau survécut au règne des droits de l'Homme et au jugement dernier de la Démocratie tel que formulé par les oligarques au nom du peuple français (dont le dos est aussi bon que les épaules sont larges), mais sa graphomanie obsessionnelle s'aggrava, encouragée peut-être par les nouveaux admirateurs que lui valurent ses déboires. Les chiens aboyèrent, sa caravane de voyageur enraciné passa, en quête - par exemple - de lieux où l'esprit continuerait de souffler (on nous pardonnera cette réminiscence mal inspirée) en France, certes, mais également en Grande-Bretagne, en Irlande, au Danemark et en Norvège. C'est ainsi qu'il partit saluer en leurs demeures d'aussi bons... esprits que Carlyle, Giraudoux, Knut Hamsum ou Barbey d'Aurevilly ; le fil des jours s'écoula aussi au rythme de son Journal marqué par des ennuis calorifères, bancaires et testiculaires certes mais, surtout, par une vision infiniment noble de l'existence caractérisée par la hauteur de vue et d'esprit, la droiture, la fidélité, l'urbanité, bref, par la civilisation dont chacun de ses livres constitue une enclave dans cet océan de laideur et de barbarie que sont devenues, après des siècles de défiguration - et pour des raisons différentes - la France réelle et la France légale. Saint-Exupéry écrivit Citadelle dont Pierre Boutang proposa une si juste lecture ; Vialatte jugeait urgent de faire naître des îles... Urbanité, disaisje, mais aussi courtoisie, politesse, civilité même, si ce mot n'était hélas pollué par l'usage que toutes les crapules "citoyennes" en font. Le combat désespéré pour l'ordre et la beauté poussa Renaud Camus à jouer le jeu de la démocratie en fondant un parti politique en 2002, le parti de l'In-nocence, de la "non-nocence" ou« "non-nuisance" dont la récente parution de l'Abécédaire des communiqués de presse permet de suivre la ligne.
    Le grand remplacement
    Entre "grand remplacement" « des populations indigènes par des populations immigrées, contre-colonisatrices » et "grande déculturation" par refus ou haine de l'héritage, soit, de la transmission, donc, de la tradition, Camus brosse un tableau parfaitement réaliste de ce que l'on ose encore appeler la France, ce vieux pays transformé en grande surface administrative par les thuriféraires du contrat et du « plébiscite de tous les jours » (de ce point de vue-là, nous ne suivrons pas les analyses proposées par l'écrivain mais notre désaccord vise simplement des définitions, non des faits), ces « amis du désastre » qui, en bons progressistes, se félicitent chaque jour du « réensauvagement » des moeurs.
    « Communiqué n° 921, 26 octobre 2009 - Sur le réensauvagement de la société en France. Le parti de l'In-nocence voit dans les ahurissants événements de Marseille et les combats de rue auxquels a donné lieu l'annulation d'un match de football entre une équipe marseillaise et une équipe parisienne une nouvelle manifestation, et particulièrement criante, de la rapide décivilisation en cours dans notre pays et du réensauvagement du territoire par le double effet du naufrage de l'Éducation nationale et de la diversité tant vantée, si justement crainte par tous les régimes de la France historique et qui montre en de pareilles circonstances son véritable visage, haineux et barbare. » Lucide et courageux, l'auteur de Roman Roi pourfend la vulgate antiraciste et l'idéologie du métissage mais, également, défend notre patrie avec de beaux accents barrésiens et péguystes - ainsi de la grande pitié de nos églises, « édifices qui, tout au long de la période historique de la France, ont été l'un des principaux centres de gravitation de la vie des villages, le point de référence essentiel de la présence humaine dans le paysage sensible, enracinés qu'ils étaient dans la terre et tendus vers le ciel ».
    Dans l'arène politique
    Enfin, candidat à la présidence de la République, il présente les grands axes de son programme en matière de culture et communication - si "antinomique" soit l'association de ces deux mots -, de démographie, d'écologie, d'éducation, de politique européenne, de fiscalité, d'immigration et de politique internationale.
    Constatant la disparition de la civilité, Renaud Camus atteste en définitive et d'un même mouvement celle de toute cité au profit… des « cités », voire, des abominables - sur un plan sémantique au premier chef - « quartiers ». La « France » se divise ainsi, d'une part, entre des meutes barbares dont aucune frustration - contrairement à ce qu'il se dit d'ordinaire - n'est venu tempérer le sentiment infantile de toute-puissance et, d'autre part, de folles monades démocratiques enivrées d'une volonté… de puissance enragée qui vont et viennent où leurs caprices les mènent, bardées de droits dont elles considèrent que l'extension illimitée constitue la raison d'être : quand l'ignoble « vivre ensemble » prospère, quand l'« autre » (« Autrui est un cul », écrivait justement Rebatet dans Les Deux étendards), dont l'exaltation contemporaine désespèrerait un saint, oblitère avantageusement le prochain - qui commence par l'entourage immédiat, fût-ce le voisin de bureau, de palier ou de chambre -, la sociabilité est morte comme, avant elle, la socialisation. C'est ainsi qu'en moraliste, ce contemporain capital qu'est Renaud Camus a redécouvert l'une des vérités de la science politique la plus classique.
    Louis Montarnal L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 16 décembre 2010 au 5 janvier 2011
    ✓ Renaud Camus : Krakmo - Journal 2009, Fayard, 614 pages, 32 € ; Abécédaire de l'In-nocence, éditions David Reinharc, 590 pages, 29 €.

  • Une enquête accablente pour la communauté LGBT

    Minute6.pngL’Institut de veille sanitaire (InVS) est inquiet. Depuis douze ans, les « comportements sexuels à risque de transmission du virus du sida et des infections sexuellement transmissibles sont en hausse constante chez les homosexuels…

    29 % d’entre eux déclarent « avoir plus de 10 partenaires occasionnels ». On ne parle pas ici de morale mais bien de santé publique. Et de contamination. Et d’irresponsabilité criminelle. Car 14 % des homosexuels disent n’avoir « jamais » effectué de test VIH de toute leur vie. De sorte que si on sait qu’il y a 69 % de séronégatifs et 17 % de séropositifs (dont un quart dont l’infection est « hors de contrôle »), il reste 14 % de « séro-interrogatifs ». C’est l’homosexuel à tempérament normand en quelque sorte: p’têt ben qu’oui, p’têt ben non… Et qui surtout se contrefout de savoir s’il a chopé une saloperie ou pas, et peut donc la transmettre!

    Car côté fidélité ou abstinence, on a vu mieux. Pour faire simple: plus on est sûr de sa santé, moins on batifole. Encore que tout soit relatif. « Seuls » 23% des séronégatifs avouent avoir eu des pénétrations (entre garçons) « non protégées avec des partenaires occasionnels de statut VIH différent ou inconnu dans les douze derniers mois ». Le pourcentage monte à 58 % chez les « séro-interrogatifs » et à 64 % chez les séropositifs. Et à 63 % chez les séropositifs dont l’infection est hors de contrôle! Les chiffres sont accablants, la comparaison avec la précédente en quête de même type, réalisée en 2004, l’est tout autant: les « comportements sexuels à risque » grimpent aussi vite que la courbe du chômage! De façon continue, inexorable, malgré toutes les campagnes dites de prévention ou d’information, malgré toutes les incitations à se protéger, à se faire dépister, à adopter un comportement « responsable », etc.

    Dans un résumé schématique, l’InVS et l’ANRS écrivent – résignés? – qu’il existe un nombre « incompressible » de « non testés », que la proportion de séropositifs augmente, et, en des termes plus choisis bien sûr, que ça baise de plus en plus n’importe comment (encore que…) et avec n’importe qui sans se préoccuper de l’état de santé du « partenaire »!

    http://fr.altermedia.info

  • Tartarin de Brégançon

    Dans son film satirique Des hommes d’influence, Barry Levinson met en scène un président impopulaire qui lance son pays dans une guerre montée de toutes pièces – qui ressemble fort à celle du Kossovo – pour essayer de regagner les faveurs de l’opinion en vue des prochaines élections.
    Dans le film, le président est américain. Mais en France la réalité dépasse la fiction cinématographique ! M.G. 

    Francois Hollande est enfin populaire !

     

    Voilà en effet François Hollande, le plus impopulaire des présidents de la Ve République, saisi à son tour par la fureur guerrière : les opérations au Mali contre les « islamistes » ont opportunément été déclenchées au moment où près de 1 million de personnes descendaient dans la rue contre le mariage des homosexuels. Un pur hasard évidemment.

     

    Et puis les médias s’empressent de nous dire que depuis cette initiative, François Hollande deviendrait très populaire… à Bamako (par exemple LeMonde.fr du 15 novembre 2013), et qu’il va rebondir bientôt. Il paraît même qu’une majorité de nos concitoyens approuveraient cette intervention militaire. En particulier à Montreuil, où il y a beaucoup de… Maliens.

     

    Mais de qui se moque-t-on ?

     

    C’est une intervention ? Non : une gesticulation

     

    Sur le fond il faut sans aucun doute combattre l’islamisme. Mais encore faudrait-il le combattre aussi à Londres, à Madrid, à Toulouse, à Marseille ou en Seine-St Denis. On ne peut pas dire que les initiatives des socialistes aillent dans ce sens.

     

    Et puis cette intervention au Mali ne s’attaque pas aux racines de l’islamisme ni à ses soutiens réels au Pakistan ou dans les pétro-monarchies, par exemple, que l’on ne cesse au contraire de courtiser. Sans parler de l’effet des révolutions arabes sur la promotion d’un islam radical. Il faut redouter malheureusement que cette intervention militaire ne soit qu’une tartarinade de peu d’effet durable.

     

    En outre, les gesticulations militaires françaises au quatre coins du monde masquent le piètre état réel des forces armées françaises et la nullité de la prétendue défense européenne.

     

    La France fait croire qu’elle joue encore dans la cour des grands, alors qu’elle engage en réalité une très grande part de ses maigres ressources militaires dans des opérations à l’utilité stratégique douteuse, voire, dans le cas du Kossovo, à la nocivité certaine. Nos avions de transport sont à bout de souffle. En Afghanistan, au début, nos militaires achetaient des téléphones portables pour communiquer : plus efficaces que les moyens militaires ! Et les opérations aériennes en Libye ont vite épuisé notre stock de missiles. Sans parler du choc auquel sont confrontés nos matériels et nos soldats, propulsés dans une vraie guerre face à de vrais combattants : dur apprentissage, comme en attestent, hélas, le nombre de nos morts.

     

    Mais en réalité tout cela importe peu aux politiciens.

     

    Honni soit qui Mali pense !

     

    Comme disait Tocqueville dans une formule célèbre, « Les démocraties ne règlent guère les questions du dehors que pour les raisons du dedans. »

     

    En France les mauvaises nouvelles s’accumulent et l’image du gouvernement et du président socialistes ne cesse de se dégrader. Elle atteint un niveau de défiance inégalé sous la Ve République. Le projet de mariage homosexuel a en outre dressé la France réelle contre l’oligarchie. Et ce n’est pas fini car la crise économique continue et plus rien ne marche vraiment dans notre pays.

     

    Ces opérations viennent à point nommé pour détourner l’attention sur une réalité française peu brillante et pour faire croire aux Français qu’ils ont encore un chef d’Etat.
    Comme dans le film de Barry Levinson, nos stratèges en communication ont sans doute pensé qu’en faisant voler une fois encore nos Mirages et nos Rafales, nos gouvernants auraient quelque répit bienvenu.
    Certains rêvent même d’une union nationale autour de Flanby, devenu dieu de la guerre. Il suffit de voir les premières pages du Monde, de Libération ou du Parisien, ou d’écouter la télévision ces derniers jours, pour comprendre quel jeu cynique certains jouent.

     

    Mais ils prennent leurs désirs pour des réalités. Le Mali passera comme le reste : mais le chômage, les petits boulots précaires, les impôts, la délinquance, l’immigration, les initiatives « sociétales » farfelues de nos édiles ne passeront pas mieux.

     

    Le Monde écrit : « L’offensive française sauve un pouvoir en pleine déroute » (leMonde.fr du 15 janvier 2013), mais, hélas, pas au second degré : le journal évoque le Mali, pas le gouvernement français…

     

    Michel Geoffroy , 15/01/2013

     

    Correspondance Polémia – 17/01/2013

  • [Tribune libre] Emission “Mots croisés” sur le mariage homo : les leçons d’un débat – par Frédéric Barnier

    [Tribune libre] Emission “Mots croisés” sur le mariage homo : les leçons d’un débat – par Frédéric Barnier

    PARIS (NOVOpress) - Lundi soir sur France 2, l’émission Mots croisés donnait la parole à quelques acteurs du débat sur l’ouverture du mariage aux homosexuels : Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement ; Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy ; Bruno Gollnisch du FN ; Barbara Pompili, co-présidente du groupe EELV à l’Assemblée et l’abbé Grosjean du diocèse de Versailles. Un constat s’impose : le camp des “anti” a remporté la bataille. C’est si rare que la droite gagne un débat d’idées qu’il est important de le noter. On peut tirer plusieurs leçons de cette foire d’empoigne qui, pour une fois, n’a pas viré à la victoire triomphante du camp autoproclamé du Progrès.

    D’abord, ce débat sur une question essentielle, anthropologique même puisque le mariage homosexuel interroge notre regard sur la nature de la famille et sa place dans la civilisation, a permis à la droite… d’être vraiment à droite. Et ce de plusieurs manières. D’abord en défendant la famille contre les savants fous de la majorité, 343 alchimistes en tout et pour tout*, qui prétendent décider entre eux, confortablement installés dans leurs bancs rembourrés, de détruire cette institution plurimillénaire qu’on appelle la famille en la vidant de son essence même : la parité et la complémentarité homme-femme, père-mère. L’un des moments forts du débat fut le récit de son enfance par Henri Guaino, « élevé par deux femmes », sa mère et sa grand-mère : « Vous ne me feriez pas dire que deux personnes de même sexe ne peuvent pas donner un immense amour à leurs enfants (…) Je n’aurais permis à personne de dire que ce n’était pas ma famille ». Mais « Vous ne saurez peut-être jamais toutes les blessures et les douleurs d’un enfant qui n’a pas eu de père (…) Les enfants qui n’ont pas de père ont des blessures secrètes ». A ce moment précis, la droite était le camp de l’émotion. Evidemment, celle-ci fut si souvent au pouvoir ces dernières décennies que la gauche avait oublié ce que ça faisait que d’être dans le camp des révolutionnaires froid et obtus. Ce débat le lui a rappelé. Najat Vallaud-Belkacem et Barbara Pompili ont donc été bien en peine de répliquer. La défense de la famille a permis à la droite de redécouvrir les valeurs que, sur le plan économique, elle a sacrifié sur l’autel de la compétitivité : la tradition, l’expérience, la prudence, la notion éthique et morale de limites, le respect du produit de la sagesse accumulée des siècles passés. Enfin, la droite s’assume réactionnaire dans le noble sens du terme : face au rouleau compresseur de la table rase, elle ne baisse pas les yeux devant ce qu’on lui présente comme un inéluctable progrès – alors qu’elle le ressent intimement comme une régression barbare. Elle ne peut pas s’empêcher de témoigner de son écœurement. Bref, elle réagit !

    Ensuite, la droite redécouvre la démocratie directe, qu’elle avait passablement ignorée en 2007, lors du passage en force du Traité de Lisbonne par les députés français alors que le peuple l’avait refusé sans ambiguïté par référendum deux ans plus tôt. Durant toute l’émission, Guaino comme Gollnisch (et l’abbé Grosjean) n’ont cessé de parler de la nécessité de faire « participer le peuple à la décision », pour « apaiser tout le monde », plutôt que de « diviser les Français », et d’appeler par conséquent à la « responsabilité du chef de l’Etat ». De fait, la gauche se retrouve du côté des pères fouettards, autoritaires et sans cœur, pendant que la droite – c’est encore plus rare ! – est du côté du peuple. Deuxième victoire haut la main !

    Bruno Gollnisch a démonté l’égalitarisme de façade de Najat Vallaud-Belkacem qui écartait l’hypothèse de la GPA (Gestation pour autrui, par mère porteuse) alors qu’elle sait fort bien qu’après la PMA (promise pendant quelques mois par la majorité), les homosexuels reprocheront au gouvernement de les avoir placé en situation d’inégalité avec les lesbiennes. Une nouvelle majorité de gauche devra donc combler cette différence au nom de l’égalité comme elle le fait aujourd’hui pour l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe. Comme dans les années 70, lorsque Simone Veil promettait que l’avortement serait toujours très sérieusement encadré. Mais dans les années qui suivirent, on fit sauter l’obligation pour la jeune fille de voir un psychologue, d’être accompagné par ses parents, … C’est la spirale infernale de toute libéralisation depuis 40 ans : de l’avortement sous condition à l’avortement par tous et du PACS au mariage gay avant de passer de la PMA à la GPA, c’est-à-dire à la marchandisation du corps de la femme. Habilement, la droite se retrouvait donc dans le camp du féminisme intelligent. En plus d’être pertinente sur l’analyse historique et en termes de prospective, la droite restait dans le camp du Bien. Troisième victoire !

    La quatrième victoire est évidente : c’est l’union des droites tout simplement. Durant tout le débat, Guaino et Gollnisch jouèrent en double avec une harmonie certaine, le premier amenant de la douceur et du sentiment, le second rappelant le premier à l’ordre quand celui-ci versait dans l’anti-homophobie de rigueur. Cette collaboration inopinée permit de montrer qu’il existe bien une Droite au sens philosophique du terme, qui transcendance les divergences partisanes et qui défend des valeurs simples que les électeurs de la droite gouvernementale comme de la droite nationale ont à cœur : la défense inconditionnelle de la famille, la protection de l’enfant, le respect des valeurs et des institutions traditionnelles, …

    Enfin, à l’image de l’ensemble des discussions sur le sujet depuis plusieurs mois, la vraie révolution c’est qu’on a jamais vu l’Eglise aussi présente, depuis 1905, dans un débat public. Les Français, lentement mais sûrement, se réhabituent à entendre la voix de l’Eglise dans la société. Et qui sait, peut-être même que des diocèses ici ou là voient de nouvelles ouailles curieuses arriver à tâton dans les églises, intriguées par ces curés frondeurs qui osent dire ce qu’ils pensent.

    Que le projet de loi Taubira soit adopté ou non, il aura au moins contribué à fissurer un peu plus le mur de la pensée unique, offert une tribune nouvelle à l’Eglise et montré que des droites adversaires par ailleurs se retrouvaient du même côté de la barricade sur l’essentiel.

    Il y a toutefois une chose importante à rappeler. Certes, l’argument du référendum est une carte efficace à brandir devant l’intransigeance d’un gouvernement sourd à l’appel de la rue. Il permet aussi de gagner du temps et, pour cela, il faut en user et en abuser. Mais il sous-entend également que, si le résultat est favorable à la majorité socialiste, alors il faudra gentiment courber l’échine et accepter l’inacceptable, puisque la majorité aura parlé… Le risque, c’est donc la neutralisation démocratique de l’opinion. On ne soumet pas la barbarie au bulletin de vote. On la combat. Sans concession.

    * Etrange coïncidence : le texte phare des années 70 qui lança le débat sur la légalisation de l’avortement était le Manifeste des 343.

    Frédéric Barnier http://fr.novopress.info