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France et politique française - Page 5110

  • “Un peuple qui n’honore pas ses morts n’a plus d’avenir”

    Bruno Gollnisch évoque magnifiquement, sur son blog, “ce culte de tous les temps et de toutes les civilisations. Les morts, les pauvres morts ont de grandes douleurs disait Beaudelaire, dans l’un de ses très beaux poèmes, consacré à la tombe abandonnée d’une “servante au grand coeur” qui avait veillé sur son enfance. Car la France d’aujourd’hui maltraite ses morts. Au nom de la rentabilité, depuis quelques années, on n’a plus le droit de reserver, comme on pouvait le faire autrefois- à grand prix ! – une concession perpetuelle. Les défunts eux-mêmes sont soumis à la précarité. Tout au plus peut-on les héberger 30 ans au maximum. Passé cette date, il faut renouveller ce que j’appellerai, en quelque sorte, le loyer de la concession… si les héritiers y pensent, s’ils le peuvent et s’ils sont toujours là ! Dans un village des Ardennes où j’ai quelques origines familiales, on m’a parlé de la tombe du fils unique de l’ancien forgeron. Il avait forgé lui-même la grille qui entourait l’emplacement où reposait son fils unique, tué à 20 ans à la guerre de 1914-18. C’était, dit-on, une très belle grille, avec un beau crucifix. Le forgeron est mort aussi et sa famille s’est éteinte après lui. Récemment, on a “repris” la tombe ; la grille et la croix sont parties à la décharge”. Et Bruno Gollnisch de poursuivre par cette très belle réflexion, digne de Barrès : Ainsi, rien n’échappe, dans notre société moderne, pas même les morts, à la loi de l’apparente rationalité marchande et la précarité qu’elle engendre. Non pas la précarité inhérente au temps qui passe dans un monde où rien n’est éternel, non pas l’impermanence des choses telle que la conçoit la sensibilité extrême-orientale, mais la rotation forcée, voulue, fruit du matérialisme et de l’impiété de notre génération. “Quelle importance ?” diront beaucoup. “Pourquoi se soucier des restes inertes de ceux qui nous ont précédés, et qui n’éprouvent plus rien ?” Ceux qui pensent ainsi ont tort. Un pays n’est pas seulement la propriété de ceux qui y vivent ; mais aussi de ceux qui y ont vécu. Effacez leur souvenir, et vous déclarez la terre ouverte à tous. Vita mortuorum in mémoria est posita vivorum ; la vie des morts est de survivre dans l’esprit des vivants disait Cicéron et, plus près de nous, Chateaubriand : les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts : les morts, au contraire, instruisent les vivants. Disons-le tout net : un peuple qui n’honore pas ses morts n’a plus d’avenir. D’autres viendront, qui progressivement prendront la place des amnésiques, et ne coloniseront pas que ses cimetières. Car tout se tient.

    Barrès avait bien compris le lien charnel qui existe entre la terre et les morts. C’est que la terre de France n’est pas seulement la propriété des soixante millions de personnes qui y vivent aujourd’hui, et dont on ne sait trop s’il faut les qualifier d’habitants ou de nationaux. Elle appartient aussi au milliard d’êtres humains qui, depuis l’aube des temps historiques y ont vécu, travaillé, souffert, aimé, et qui, si souvent, ont donné leur vie pour elle.

    En honorant nos morts, en respectant la dernière et intangible demeure, à laquelle ils ont droit, nous nous relions à eux, qu’ils fussent riches ou pauvres, glorieux ou humbles : Dona eis, Domine, requiem sempiternam.”

    source: Rivarol

    http://fr.altermedia.info

  • Quand les socialistes honorent certains exilés fiscaux...

    L’inénarrable BelKacem justifie l’exil fiscal de Tsonga et de quelques autres...

    La décoration de sportifs français exilés fait des vagues - Trois joueurs de tennis français résidant en Suisse depuis plusieurs années vont recevoir l’Ordre national du mérite. Une situation paradoxale en pleine affaire Depardieu.

    La traditionnelle promotion de la Légion d’honneur du Nouvel an a salué mardi 681 personnes, parmi lesquelles les 87 sportifs médaillés lors des Jeux olympiques et paralympiques de Londres. Sur proposition du ministère des Sports, les tennismen Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet et Julien Benneteau figurent donc dans cette promotion. Si ces trois sportifs se sont distingués pour leurs prouesses sur les terrains, ils ont également le point commun d’être installés en Suisse depuis plusieurs années.

    Trois semaines après que le premier ministre Jean-Marc Ayrault a dénoncé « le comportement peu patriotique des exilés fiscaux » et l’attitude « minable » de Gérard Depardieu après son souhait d’obtenir la nationalité belge et l’acquisition d’une propriété en Belgique, les sportifs en passe d’être décorés font sourire de nombreux internautes.

    • Tweet de l’animateur Julien Courbet :

    « Il parait que tsonga va etre décoré ??? il paie ses impots en suisse tu te rends compte que si il avait choisit la suisse gégé était décoré ».

    • Tweet de la chroniqueuse Sophie de Menthon :

    « On M Tsonga et Gasquet et ils sont exilés fiscaux ,mais la République doit décider si on décore les exilés fiscaux ou si on les insulte ».

    • Tweet de l’internaute Xavier Spanghero

    « Tsonga, déserteur fiscal et décoré de la Légion d’Honneur ou le double discours du pouvoir socialiste #Depardieu ».

    « Pas de comparaison entre Depardieu et Tsonga » La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, fait une différence entre les trois sportifs et le géant du cinéma. À la suite du Conseil des ministres jeudi, un journaliste lui demande si la nomination de Tsonga pour recevoir la décoration n’est pas délicate en pleine affaire Depardieu. Cherchant au début ses mots, elle lui répond qu’il existe « une différence à faire entre les gens qui choisissent d’habiter quelque part, parfois pour mobilité professionnelle - on en connaît tous autour de nous - parfois pour des raisons personnelles (…), et puis les citoyens français qui déclarent haut et fort s’exiler fiscalement pour éviter d’apporter leur contribution au juste effort à fournir en période de crise ».

    Plus tard jeudi et cette fois sur I-télé, Najat Vallaud-Belkacem n’en démord pas : « Monsieur Tsonga n’a jamais écrit une tribune dans la presse pour dire qu’il s’exilait fiscalement. Toute la différence avec le cas de Monsieur Depardieu, c’est que nous ne savons pas la raison pour laquelle Messieurs Tsonga et Gasquet sont installés en Suisse ». Puis de préciser : « Je ne suis pas là pour faire une chasse aux sorcières ».

    Des déclarations que certains internautes n’ont pas tardé à moquer, soulignant la « mauvaise foi » du gouvernement :

    • Tweet de Xavier Alberti :

    « Selon #NVB, « #Tsonga habite en Suisse pour des raisons de mobilité professionnelle » Si la mauvaise fois était imposable, elle paierait l’ISF ».

    • Tweet de Florence Desruol :

    « Belkacem se fiche de nous : « il y a 1différence entre Tsonga qui habite en Suisse pr mobilité professionnelle & Depardieu ».

    • Tweet de Master357 :

    « Tsonga décoré : le gouvernement tente de minimiser la polémique. Il y a les bons et les mauvais exilés fiscaux... ».

    Pour l’heure, les intéressés n’ont pas réagi à la polémique.

    Le Figaro  http://www.actionfrancaise.net/

  • J'accuse François Hollande – par le Général Antoine-Roch Albaladéjo

    J'accuse François Hollande de mensonge. Au poste qu'il occupe aujourd'hui François Hollande a tous les moyens de savoir ce qui s'est réellement passé le 17 Octobre 1961 à Paris.
    Il peut ainsi vérifier que le FLN avait décidé d'organiser une manifestation au cours de laquelle il prévoyait la destruction de quelques installations parisiennes et quelques assassinats ciblés de membres du service d'ordre et du MNA, son adversaire politique.
    Il pourra ainsi vérifier qu'il n'y eut pas 300 morts, mais 7, dont un Français, consécutifs à la violence de quelques meneurs du FLN. Quant aux 2300(!) blessés, on n'en trouve que peu de trace, sinon dans les déclarations mensongères d'anciens FLN.

    Du “VILLAGE CARTON”
    à SAINT-CYR
     
    Antoine-Roch ALBALADEJO est né à Arzew, faubourg “Tourville”, quartier plus connu sous le nom de ”Village Carton” où ses grands-parents familièrement appelés “Tio Antonio” et “Tia Fabiana” exploitaient une épicerie près de l’école. Ses parents demeuraient à Oran (Delmonte) et son père étant employé aux C.F.A. Il fréquenta l’école primaire de ce quartier où excellait un maître du nom de JUAN.
    Après de brillantes études secondaires au collège Ardaillon, il choisit la carrière des armes et entra à l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.
    Au sein de la Légion Étrangère il s’imposa pour terminer au grade de Général de Brigade (Promotion du 4.12.1994), ce qui ne l’empêcha pas de s’adonner à l’écriture et d’éditer, entre autres livres, “Vol de pumas sur Caracas”.
    Aujourd’hui à la retraite il se consacre à sa famille et trouve encore le temps de s’engager dans la vie associative puisqu’il préside l’Association des Anciens d’Ardaillon et participe aux réunions annuelles des Delmontois et parfois à celles des Anciens du Cours Complémentaire d’Arzew, en souvenir de sa ville natale.
     
    J'accuse François Hollande de saboter tous les efforts faits par notre pays pour intégrer les immigrés. Comment aimer un pays dont le président fait de telles déclarations ? Chacun peut mesurer le désastre provoqué chez les jeunes maghrébins par de tels mensonges.
    J'accuse François Hollande d'avoir serré dans ses bras des Ben Bella et autre Bouteflika. Des terroristes qui ont provoqué et encouragé les pires atrocités qui n'aient jamais été commises dans le monde. Des gouvernants qui au pire ont encouragé, sinon au moins fermé les yeux sur les crimes et les tortures atroces dont furent victimes des milliers de Harkis. Un individu, Bouteflika, qui s'est acharné à éradiquer notre langue en Algérie et qui aujourd'hui se noie dans ses mensonges sur la présence Française en Algérie, dont il peut mesurer la réussite tous les jours dans son pays (prêt à demander réparations pour les ports, aéroports, hôpitaux, écoles, barrages, pétrole, gaz, etc... qu'on lui a laissés, intacts).
    J'accuse François Hollande de faire semblant d'oublier que 95% des esclaves furent vendus par leurs propres chefs de tribus Africains et que plus de 95% des Français n'avaient rien à voir avec ces crimes au fond de leurs provinces.
    J'accuse François Hollande de toujours donner raison aux ennemis de la France, d'attiser leur haine des Français et d'abaisser ainsi son pays. Ce n'est sûrement pas le rôle d'un Président de la République digne de ce nom.

    Général Antoine-Roch Albaladéjo

    http://www.francepresseinfos.com/

  • les socialistes prennent peur…

    Les ministres socialistes s’inquiètent. Quand Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale, tance l’enseignement catholique, c’est la manifestation du 13 janvier prochain qu’il a en ligne de mire, dans son viseur. Et la crainte d’un remake de 1984 et du recul de François Mitterrand devant la mobilisation pour l’école libre.

    Parce qu’il faut le dire, Vincent Peillon fait preuve, dans cette affaire, d’une rare mauvaise foi. Il a beau se targuer de philosophie, il n’en est pas moins un politicien, et parmi les plus démagogues. Expliquer, comme il le fait dans son courrier aux recteurs, qu’il appartient à ces derniers « de veiller à ce que les débats qui traversent la société française ne se traduisent pas, dans les écoles et les établissements, par des phénomènes de rejet et de stigmatisation homophobes », c’est, quoi qu’il s’en défende, insinuer, laisser entendre, accréditer l’idée que l’opposition au mariage gay fait de vous, potentiellement du moins, un homophobe. Ce que ne cessent d’ailleurs de répéter les organisations gays et lesbiennes.

    Quant à la « neutralité » dont les écoles cathos devraient faire preuve… elle ne s’applique manifestement pas à l’enseignement public. Pour preuve le couplet de l’inénarrable ministre des droits de la Femme, Najat Vallaud-Belkacem, tenu dans un collège du Loiret. Ce jour-là, évoquant le projet de loi du gouvernement, elle expliquait : « Ça veut dire que, finalement, pourront se marier des gens qui s’aiment, même s’ils sont de même sexe, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. » Et d’ajouter : « Ça va permettre plus d’épanouissement, plus de liberté, plus d’égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée. » Un propos pas partisan pour deux sous, d’une totale « neutralité »… Il faut dire que notre ministre venait d’interroger les gamins de cette classe de Fleury-lès-Aubrais : « Ça vous choque, le mariage homosexuel ? » La moitié des collégiens avait levé la main…

    Nos ministres sont inquiets. Paniqués, même. Alors, ne reculant devant aucune grosse ficelle, ils tentent, par avance, de réduire les manifestants du 13 janvier prochain à des cathos confits dans la naphtaline, pétris de sentiments homophobes, arcboutés sur des valeurs d’un autre temps. Pas sûr qu’ils arrivent à en convaincre les Français qui sont maintenant 69 % à demander un référendum sur le « mariage pour tous ». Même si nos huiles socialistes ont reçu un soutien de taille. Et oui, Jack Lang – qui, lui, ne sent pas du tout la naphtaline – vient d’apporter son soutien à son successeur de la rue de Grenelle : « L’école doit être une oasis de respect de la neutralité politique et religieuse. » Parole d’expert…

    Robert Ménard dans Boulevard Voltaire

    http://fr.altermedia.info/

  • 13 janvier, Porte Maillot, 12h30 !

    La délégation du FN  qui  participera  à « la manifestation pour tous » organisée le 13 janvier partira  Porte Maillot, en bas de l’avenue de la Grande Armée, à 12h30. 

  • Journée de la fierté parisienne – samedi 12 janvier 2013 – Place Monge

    Paris-fierté

  • Justice : Laxisme à tous les étages

    par Aristide Leucate *

    Une (mauvaise) nouvelle passée inaperçue en cette fin d’année (bien que relayée par Le Figaro et Le Salon beige) est celle de l’augmentation des chiffres des violences aux personnes et aux biens.

    Il s’agit malheureusement d’un marronnier dont on se passerait bien, tant le climat d’insécurité ambiant ne cesse quotidiennement de s’assombrir.

    Culture de l’excuse

    Des chiffres pour commencer. Entre octobre 2011 et octobre 2012, les violences contre les personnes ont crû de 9%, les atteintes aux biens progressant de 8%, tandis que les infractions économiques et financières bondissent de 18%. Le Figaro note « un phénomène d’accélération dans la dégradation des indicateurs des faits constatés (…) particulièrement perceptible depuis trois mois, concernant les violences, notamment contre les forces de l’ordre, avec 2570 agents victimes de plus pour le seul mois d’octobre [environ 38 membres des forces de l’ordre sont blessés chaque jour en France, selon le quotidien] ». Est-ce à dire que sous la « droite » anciennement au pouvoir, le ciel de la délinquance était radieux et les nuages de la criminalité inexistants ? Nenni. La culture de l’excuse et de l’indulgence a toujours inspiré les magistrats (soutenus par les cohortes fanatiques des intellocrates, sociologues bobos de la rive gauche et autres éducateurs de rue) qui, dans l’application de la loi, ont davantage tendance à prendre exagérément en compte la personnalité du délinquant que la lettre du Code pénal. Nonobstant une bonne volonté de façade du ministre de l’Intérieur de l’époque, associée à l’exaspération des policiers fatigués de devoir relâcher ceux qu’ils ont appréhendés la veille et qu’ils rattraperont à nouveau le lendemain, la culture de l’excuse transparait constamment en filigrane dans les politiques publiques répressives depuis une trentaine d’année. La gauche irénique (pléonasme) aux manettes depuis mai 2012 n’a aucune difficulté à s’inscrire dans le sillage de ses prédécesseurs, son idéologie relativiste et libertaire étant parfaitement compatible avec la doctrine de la défense sociale nouvelle initiée par Marc Ancel (magistrat de son état) dans les années 1970 et véhiculée par tous les gouvernements depuis lors. Cette doctrine vise à faire du délinquant (ou du criminel) une personne d’abord à réinsérer et à punir éventuellement. Un tel renversement de perspective a servi de fondement à l’irréaliste et mortifère culture de l’excuse, définie par le criminologue, Xavier Raufer, comme l’« idéologie pour laquelle la misère sociale engendre le crime, les bandits n’étant que d’innocentes victimes de l’exclusion et du racisme ».

    Laxisme d’Etat [...] http://www.actionfrancaise.net

    Pour lire la suite

    * Aristide Leucate est rédacteur à L’Action Française, spécialiste des questions de société.

  • La République des copains et des coquins

    L’honneur perdu d’un préfet et d’un sénateur...

    Le président du conseil général de l’Aube, flashé en excès de vitesse, repart libre après l’intervention du préfet.

    Flashé à 140 km/h par les gendarmes sur une portion de route limitée à 90 km/h, Philippe Adnot, sénateur et président du conseil général de l’Aube repart avec son véhicule après l’intervention du préfet du département Christophe Bay. On ne se mange pas entre gens du même monde…

    NPI

  • Excellente tribune de Christian Vanneste : La gauche liberticide

    En « tançant » l’enseignement catholique, Peillon révèle la nature de la gauche qui sévit dans notre pays. Héritière des Jacobins et de la Terreur, du laïcisme haineux et sectaire de la IIIe République jusqu’à la guerre de 1914-1918, la gauche n’est pas seulement un boulet économique, qui, au nom de la revanche sociale et de la guerre aux riches, tue la croissance et l’emploi, c’est aussi une force qui divise les Français et menace leurs libertés.

    Au nom d’une conception du progrès qui consiste à renverser les traditions et les principes, y compris ceux du bon sens, sur lesquels s’appuie notre société, la gauche a entrepris d’instituer un « mariage » entre personnes du même sexe. Non contente d’imposer une absurde révolution anthropologique à une partie importante des Français qui n’en veut pas, et de refuser un référendum à la majorité qui le souhaite, la gauche entend passer en force en faisant taire les opposants. La stratégie est simple : il s’agit d’ôter toute légitimité à la parole du contradicteur pour que la pensée unique soit effectivement la seule, de gré ou de force. Ce terrorisme intellectuel consiste donc à disqualifier tout adversaire. Ainsi lorsque le Secrétaire général de l’Enseignement catholique demande que le débat sur le « mariage » homosexuel soit suscité dans les établissements de son ressort, le ministre se fait censeur et prétend le lui interdire. Cette attitude est triplement scandaleuse.[...]

    La suite sur NdF

  • De l'homophobie à l'hétérocentrisme

    LA HALDE, cette fameuse Haute Autorité contre les discriminations, doit réellement craindre de sombrer dans le désœuvrement. C'est sans doute pourquoi elle multiplie tous azimuts les études charlatanesques sur les injustices de pacotille salissant selon elle la sacro-sainte République. Si elle s'ennuie trop, nous pourrions fournir à la HALDE quelques pistes de recherches telles : « les homos et le camping », « les homos et le football amateur », « l'homophobie sur l'Ile de Ré » ou, pour changer de registre et cette fois plus judicieusement peut-être, « le racisme contre les blondes (et les blonds) », ou encore « la mise à l'écart par leurs camarades des rouquins au sein des écoles maternelles de la République ».
    Le dernier rapport en date, dirigé par Christophe Falcoz et déjà publié par La Documentation Française (qui a décidément du temps et du papier à gaspiller), ne se distingue pas par sa pertinence puisqu'il est consacré à l'un de ces thèmes caricaturaux, l'homophobie dans l'entreprise, qui constitue, comme chacun le sait, une menace terrible, un prélude angoissant à de futurs massacres fascistes ... Mais derrière les mots anxiogènes, derrière les emphases obligatoires du progressisme tout-puissant se cache une réalité sans démons, sans pogroms et sans victimes. C'est certainement la raison pour laquelle le terme d'homophobie, du reste sémantiquement grotesque, n'est utilisé qu'avec parcimonie par l'auteur qui lui préfère les vocables "novateurs" d'hétérocentrisme ou de microdiscrimination (sic), ou l'expression perverse et kafkaïenne d'« homophobie implicite ». Force en effet est de constater que les divers malheurs mis en exergue par l'enquête sont pour le moins subjectifs, semblant relever d'une sensibilité homo excessivement chatouilleuse.
    La conséquence extrême de cette volonté de trouver une violence même symbolique là où elle n'existe pas est l'illogisme de l'argumentation. « Les enquêtes confirment ( ... ) la faible prise en compte de l'orientation sexuelle dans les politiques RH déjà constatée par la HALDE notamment » avance ainsi l'analyste. Ce qui est une information surprenante dans la mesure où l'on pensait jusque-là que c'était l'inverse qui était considéré comme scandaleux. Désormais, apprend-on, les invertis ressentiraient le besoin de « se dévoiler », d'affirmer leur identité via le coming-out, de répandre la bonne nouvelle autour d'une pizza avec leurs collègues au sein de l'entreprise comme ils le firent auparavant avec Tata, pépé et leurs cousins de gauche dans un petit resto coquet. Dans le même temps, ils prétendent étouffer dans cette société hétérocentriste où régnerait en revanche le « tiers-mondisme intellectuel » et où ils doivent « passer entre les gouttes vitriolées de l'homophobie implicite ». Diable ! Quel dilemme! Comment concilier leur sécurité tout en affirmant leur glorieuse identité ?
    La tâche est rude, d'autant plus que les homosexuels (en particulier ceux interrogés dans cette étude, et, en tout cas, ceux-là) considèrent toutes les critiques qui leur sont faites comme des agressions. 32 % des gays se plaignent des remarques concernant leur coiffure ou leurs accessoires. 40 % ont souffert de celles ayant trait à leur tenue vestimentaire et 26 % pensent avoir été moqués en raison de leurs gestes et attitudes corporels ... On appréciera la gravité du fléau ...
    Lisons le témoignage de l'une des victimes interviewées par notre fin analyste : « Quand on ne s'intéresse ni au foot, ni aux voitures ( ... ) on n'est pas dans ce cercle de subjectivité et on est écarté des promotions. ( ... ) Ces managers ne me trouvent pas assez sociable uniquement parce que je ne m'intéresse pas aux mêmes choses qu'eux. C'est une forme sournoise, car pas déclarée, d'homophobie. » Mais quid des hétérosexuels renforcés que le ballon rond ou les performances des bagnoles à la mode laissent de marbre ? Ne sont-ils pas eux aussi discriminés ? Un homosexuel atteint du VIH se dit constamment enquiquiné par son médecin du travail (catholique précise-t-il). « Un médecin homophobe alors que très tolérant avec les alcooliques qui sont pourtant, affirme-t-il sans sourciller, totalement improductifs ». Où l'on peut parler d'une tolérance à géométrie variable ... Enfin, le rapport insiste sur la situation dramatique vécue par les lesbiennes qui cumuleraient les handicaps sociaux : l'homosexualité et leur statut de femme. Nous n'osons imaginer l'enfer dans lequel évoluent selon la HALDE les lesbiennes noires, obèses et naines. Qui défendra ces malheureuses ?
    François-Xavier ROCHETTE. Rivarol du 11 avril 2008