RIVAROL : Anne Kling, vous intervenez à la journée de Terre et Peuple, sur le thème des lobbys qui prétendent diriger la France, et vous êtes l'auteur de trois livres remarqués, consacrés à la Liera, au Crif et aux révolutionnaires juifs. Dites-nous quel est votre cheminement intellectuel et politique ?
Anne KLING : Je ne suis absolument pas issue de ce que d'aucuns appellent « l'extrême-droite ». J'avais été suppléante au titre du RPR du député UDF strasbourgeois Harry Lapp. Je fus ensuite responsable de La Droite de Charles Millon, à Strasbourg. C'est dans le cadre de la préparation d'élections municipales à Strasbourg que mes ennuis commencèrent, et par là, ma prise de conscience. J'avais décidé de faire équipe avec Robert Spieler, alors président d'Alsace d'Abord et j'avais rédigé un tract, au titre d'une association que j'avais créée, où je liais immigration et insécurité. La Licra me traina devant les tribunaux, mais je fus relaxée. C'était ma première rencontre avec l'officine... Par la suite, un autre tract me valut de sérieux ennuis professionnels. J'étais fonctionnaire au Conseil de l'Europe, dont la Turquie fait partie, et j'avais eu l'outrecuidance de lancer une pétition contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Je considérai que c'était là mon droit le plus strict, en tant que citoyenne. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe ne l'entendit pas ainsi et enclencha une procédure disciplinaire en vue de mon licenciement. J'avais décidé de me battre. Les tribunaux français n'étant pas compétents, j'ai obligé le Conseil de l'Europe à réunir un tribunal administratif international pour juger mon cas. C'était, à ma connaissance, la première fois que cela se produisait. Je finis, après quelques péripéties, par obtenir en grande partie gain de cause. J'ai certes terminé ma vie professionnelle dans un placard, mais je ne m'en suis pas plainte. Cela m'a donné du temps pour réfléchir à l'écriture de mes livres !
R. : Pourquoi avez-vous décidé de consacrer un livre à la Licra, et un autre au Crif ?
A. K. : Le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) et la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) sont peu connus du grand public. Il suffit de demander autour de soi ce que ces sigles signifient pour s'en rendre compte facilement.
Et même dans nos rangs, si l'on sait en général un peu mieux ce dont il est question, beaucoup ignorent l'étendue réelle du rayon d'action de ces officines. Leur puissance et leur capacité d'influence dans un grand nombre de domaines importants de la vie politique française, comme la justice, l'éducation nationale, la promotion de l'immigration arabo-musulmane.
Et donc on méconnaît généralement leur forte responsabilité dans la situation très dégradée de la France d'aujourd'hui. Jusqu'il y a une dizaine d'années, le CRIF qui se qualifie lui-même de porte-parole politique de la communauté juive de France auprès des pouvoirs publics, était occulté, dans les média surtout, par la puissante Licra. C'est la Licra qui jouait en matière de lutte « contre le racisme et l'antisémitisme » le rôle de bras armé et veillait jalousement à l'orthodoxie de la vie politique française. C'est qu'un renvoi en correctionnelle, une excommunication sur la place publique, un tabou jeté sur tel ou tel, étaient vite arrivés.
Et leur seule perspective suffisait à tenir en laisse une classe politique particulièrement docile. Mais les circonstances ont évolué depuis le début des années 2000 et la Licra, qui est toujours là et bien là, apparaît aujourd'hui en retrait derrière le CRIF qui tient à présent le haut du pavé et de l'affiche. Bien sûr, pour s'en apercevoir, il faut s'intéresser de près au fonctionnement de la vie politique du pays. Encore une fois, le grand public n'a pas conscience de la réalité et de la puissance de ces courants souterrains.
Car les média du système se gardent bien d'attirer son attention sur une situation qui pourrait finir par paraître bizarre. Tout est fait au contraire pour éluder le sujet et ceux qui persistent à se poser trop de questions sont généralement réduits au silence par l'accusation absolument terrifiante d'antisémitisme.
Celle qui vous rejette illico en dehors de l'humanité et vous précipite aux enfers. Car il faut savoir que l'"antisémitisme" est actuellement le seul péché mortel encore existant.
R. : Parlez-nous des origines de la Licra ?
A. K. : La Licra est l'officine la plus ancienne et a longtemps été la plus puissante. C'est elle qui a le plus fortement contribué à façonner le visage de la France d'aujourd'hui..Car elle a très fortement ; contribué à imposer au pays une immigration musulmane massive. Devant la tournure prise par les événements, elle est maintenant un peu moins flamboyante. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Crif a pris le relais.
Mais le pouvoir de la Licra a été très important globalement entre les années 1970 et 2000. Une période charnière qui a vu une véritable mutation du pays.
Pour comprendre d'où elle a pu tirer son pouvoir exorbitant, il faut remonter à la source : au confluent de deux événements majeurs du XXe siècle : la révolution bolchevique et la Seconde Guerre mondiale. Deux événements puissamment liés l'un à l'autre. Deux événements dont nous subissons encore fortement les retombées.
La Licra a été créée en 1926 sous le nom de Ligue internationale contre les pogroms par un journaliste communiste, Bernard Lecache. Qui, comme son nom ne l'indique pas, était né dans une famille juive d'origine ukrainienne réfugiée en France. Lecache a été parmi les premiers à adhérer au tout nouveau Parti communiste français qui se crée en 1921.
C'est donc un communiste de la première heure qui crée la Licra. Le pouvoir bolchevique règne alors d'une main de fer sur l'URSS depuis 8 ans et voudrait bien s'étendre à l'Ouest. C'est à cela que travaillent ses agents d'influence, tels que Lecache.
Ce dernier crée la Ligue pour assurer le battage médiatique voulu autour du procès de l'assassin de Simon Petlura, abattu à Paris par Samuel Schwartzbard. C'est le meurtre d'un nationaliste ukrainien par un communiste juif qui est à proprement parler à l'origine de la Licra, le battage fait autour de ce procès sera immense et efficace : toute la gauche ainsi que la diaspora juive sont mobilisées, jusqu'aux États-Unis. Tant et si bien que par une inversion classique à ce procès on ne jugera pas le meurtrier, mais sa victime, présumée coupable de pogroms en Ukraine. En réalité, le procès ne permettra même pas d'établir sa part réelle de responsabilité dans les exactions commises par son armée.
Bien évidemment, Schwartzbard est triomphalement acquitté à Paris en 1927 et dans la foulée Lecache transforme sa Ligue contre les pogroms, qui a parfaitement rempli sa fonction, en Ligue contre l'antisémitisme, pour disposer d'un rayon d'action plus vaste.
Nous sommes en 1928, il va présider la Licra pendant 40 ans, jusqu'en 1968. À ce moment-là prendra le relais Jean Pierre-Bloch, le second président de la Licra qui restera à son tour à sa tête jusqu'en 1993. Ce qui signifie que de 1927 à 1993, la Licra a connu en tout et pour tout deux présidents. Tous deux juifs bien évidemment, tous deux journalistes, tous deux de gauche, tous deux indéboulonnables. Une étonnante continuité.
R. : Jean-Pierre Bloch va poursuivre d'une haine vigilante tout ce qui est national ?
A. K. : Ses haines vont, en effet, fortement ; marquer l'action de la Ligue. Elles plongent leurs racines dans les années de guerre et même d'avant-guerre. À la Libération, il est député socialiste, l'un des 27 jurés au procès du maréchal Pétain dont il votera la condamnation. Dès ce moment la Licra poursuivra les responsables du régime de Vichy d'une haine implacable qui culminera des décennies plus tard en un certain nombre de procès tardifs, mais retentissants. La Licra a donc été créée par des personnes et en des circonstances fortement politisées - à gauche - ce qui ne l'a jamais empêché de tranquillement se déclarer apolitique, ou plus exactement, selon ses propres termes, « au-dessus des partis ». Elle s'est déclarée de la même façon non confessionnelle. Cette apparente neutralité, totalement mensongère, lui a permis d'étendre son réseau dans toutes les directions et d'afficher une vitrine universaliste et morale derrière laquelle elle a pu exercer une influence politique importante et bien ciblée, quoique méconnue ou sous-estimée du public.
R. : Quel rôle la Licra joue-t-elle dans l'arrivée de la gauche au pouvoir ? Et dans l'immigration de peuplement arabo-musulmane ?
A. K. : Avant 1981, son objectif premier a été d'aider la gauche à parvenir au pouvoir. Elle l'y a aidée de toutes ses forces et n'a pas eu affaire à des ingrats. Du reste, Mitterrand était membre d'honneur de la Liera, comme le sera son successeur, Chirac, qui n'avait rien à lui refuser.
Pour la gauche, le meilleur moyen de parvenir au pouvoir et d'y rester, était de transformer le pays et surtout sa population. De faire de la France un territoire multiculturel et multiethnique. Dès les années 1970, la Licra va systématiquement soutenir l'immigration de peuplement arabo-musulmane. À ce moment-là, pour elle, juifs et arabes sont fondamentalement considérés comme frères. Ceci apparaît clairement dans tous ses écrits.
Elle favorise donc l'arrivée d'une population considérée comme une alliée. Il s'agit, de concert avec la gauche politique, de transformer la France en profondeur, de modifier sa population, et donc son électorat, dans un sens favorable à la gauche.
Pour la Licra, il s'agissait en outre de briser une cohésion nationale jugée menaçante à bien des égards. Et de faire payer , ce qu'elle estimait être une dette imprescriptible de la France à l'égard de sa population juive.
Encore fallait-il désarmer toute opposition à l'immigration. Ce sera le rôle assigné à l'arsenal des législations dites antiracistes que la Licra inspirera et parviendra à imposer dès 1972.
Car la loi antiraciste de 1972, la première de la série, a été arrachée de haute lutte par des socialistes membres de l'officine. Le président Pierre-Bloch s'en félicitera tout à fait clairement et revendiquera pour la Licra la totale paternité de cette loi. Qui est décisive car elle va offrir à l'officine un levier extrêmement puissant dont elle va se servir sans relâche. Grâce à cette loi et aux suivantes qui perfectionneront le système et muscleront toute liberté d'expression et même toute interrogation historique sur certains sujets, la Licra pourra poursuivre tous ceux qu'elle désigne comme racistes. C'est elle qui décidera qui est raciste et qui ne l'est pas. Qui est antisémite et qui ne l'est pas. Elle distribuera à sa guise les bons et les mauvais points.
Elle va pouvoir grâce à cette loi créer le climat favorable à l'arrivée de la gauche au pouvoir et criminaliser les résistances à l'immigration massive qui va s'intensifier à partir de ces années.
R. : Son rôle se modifie-t-iI, une fois la gauche au pouvoir ?
A. K. : Son rôle, déjà déterminant, ne va pas s'arrêter lorsque la gauche atteindra enfin l'Olympe, en 1981. Bien au contraire. Car va s'ouvrir à ce moment-là un second volet de son action qui va se révéler extrêmement utile au camp socialiste. Car ce n'est pas le tout d'arriver au pouvoir, encore faut-il s'y cramponner.
Nous entrons là dans un domaine subtil, où la morale et les droits de l'homme vont servir de paravents à des appétits de pouvoir classiques. Et au cynisme le plus éhonté.
Je me bornerai à n'indiquer que les grandes lignes de ce qui fut mené avec intelligence et persévérance, à la fois par l'Elysée et par les responsables dits antiracistes.
Le fait est qu'à peine arrivée au pouvoir, la gauche s'est vite aperçue qu'il était plus facile de changer la vie dans les discours que dans la réalité. Les lendemains qui devaient chanter n'ont pas tardé à se transformer en petits matins grincheux.
La droite risquait donc de reprendre des couleurs. Et le pouvoir. C'est à partir de cette constatation que Mitterrand a décidé de favoriser l'émergence médiatique, donc électorale, du président du Front national, petit parti existant depuis 1972 mais qui ne connaissait jusque-là que des scores confidentiels. Cette stratégie va être développée à partir de 1982. Mitterrand va personnellement favoriser l'accès du président frontiste, qu'il connaissait pour l'avoir fréquenté dans les couloirs de la IVe République, aux chaînes de télévision.
Comme prévu, le résultat ne se fera pas attendre : le FN va décoller électoralement à partir de ce moment. Il aura des élus aux européennes de 1984 puis à l'assemblée nationale en 1986. Car 35 députés Front national vont être élus grâce au changement de mode de scrutin décidé par le chef de l'Etat, pourtant membre distingué de la Licra. Qui ne pipera pas un mot, car c'était pour le bon motif : handicaper la droite classique. De toute façon, deux ans plus tard, le mode de scrutin sera changé à nouveau et le groupe balayé.
Mais évidemment, il fallait compléter le piège et c'est là que vont intervenir à nouveau la Licra et toutes les associations dites antiracistes qui vont se mettre à pulluler. Car c'était une chose de détourner des suffrages de la droite classique vers le Front national. Mais si ces deux-là parvenaient à s'entendre - comme les socialistes se sont entendus avec les communistes par exemple - c'était la catastrophe totale. L'assurance pour la gauche d'être éjectée du pouvoir.
Il fallait à tout prix empêcher cette éventualité : l'entente entre droite nationale et droite républicaine.
R. : Comment la Licra a-t-elle procédé pour empêcher l'éventualité d'une entente entre droite nationale et droite républicaine ?
A. K. : Grâce à la diabolisation que les associations dites antiracistes, Licra en tête, orchestrèrent autour du FN qui devint le parti maudit entre tous, infréquentable, antisémite, raciste, etc., etc.
Ces associations réussirent, avec la complicité des média, à imposer l'amalgame Front national égale Vichy égale collaboration, et parvinrent à faire peser sur toute la droite, et même sur tout le pays, l'opprobre et la culpabilité liés à cette période.
La diabolisation permit de stériliser tous les suffrages qui se portaient sur ce mouvement, qui ne servirent jamais à rien ni à personne. Et de mettre au ban de la société toute une partie de la population.
Tous les partenaires ont joué cette partition avec constance et virtuosité. La France a été soumise à un vrai lavage de cerveau et à un chantage permanent à la démocratie et aux droits de l'homme. Alors que jamais ces notions n'ont été dans le même temps autant bafouées. La Licra a été au premier rang de la manœuvre. Le pouvoir de la gauche en dépendait.
R. : Et puis, dans les années 2000, ce scénario va connaître quelques couacs ?
A. K. : Ce sont les conséquences de la seconde intifada. Des manifestations d'antisémitisme commencent à se multiplier fâcheusement dans les banlieues "sensibles". Il ne s'agit plus cette fois d'un "climat" que les associations dites antiracistes ont l'habitude de dénoncer. Mais bien de faits réels et tangibles qui surviennent de plus en plus fréquemment, et particulièrement dans les établissements de l'Education nationale. Comble de malheur, ces manifestations ne sont pas le fait de l'extrême droite, ce qui serait bien commode, mais proviennent en droite ligne des quartiers peuplés d'immigrés. De ceux-là même qui ont été encouragés pendant des décennies à venir s'installer en France par toutes les organisations communautaires et assimilées.
Ce fait va provoquer des révisions déchirantes dans la communauté et entraînera un certain retrait de la Licra, qui est largement responsable de cette situation.
R. : Et le CRIF prend-le relais de la Licra ?
Le CRIF était tout prêt à prendre le relais et à apparaître en première ligne. De toute façon lui aussi avait, comme la Licra, accompagné la longue marche de la gauche vers le pouvoir. Il partageait la même volonté de promouvoir en France une société multiethnique et d'imposer au pays une inextinguible repentance. Il était exactement sur la même longueur d'onde.
Ce que l'on nomme « le Crif » est en réalité un rassemblement de plus de soixante associations extrêmement diverses à tous points de vue, y compris politique. Elles ont cependant un certain nombre de points communs absolument impératifs et incontournables : elles sont juives bien sûr, mais surtout elles soutiennent à fond l'Etat d'Israël dans tout ce qu'il dit et fait. Ce soutien inconditionnel est le fil conducteur de toute l'action du CRIF. Qui non seulement défend en toutes circonstances l'État et les intérêts d'Israël mais combat avec virulence toutes les menaces, réelles ou virtuelles, pesant sur l'État hébreu ou ses intérêts.
Le soutien à l'État d'Israël passe aux yeux du CRIF par l'entretien quasi obsessionnel du souvenir de la Shoah. Ce souvenir est en effet intimement lié à la création de l'État hébreu. Et son évocation continuelle a pour but de graver dans les esprits qu'Israël, peuplé en grande partie de rescapés, n'est pas un État comme un autre, qu'il se situe quelque part dans l'exception et par conséquent qu'il a droit à un comportement qui ne serait admis d'aucun autre.
La Shoah ne doit en aucun cas être oubliée ou rangée au magasin bien fourni des horreurs en tous genres produites par l'humanité. Car elle a un rôle bien précis à remplir : elle doit culpabiliser à tout jamais le genre humain en général - et les Occidentaux en particulier - et rappeler la dette inexpiable contractée à l'égard des juifs. La Shoah est devenue au fil des ans la pièce maîtresse de la stratégie de soutien de la diaspora à l'État d'Israël. Aujourd'hui plus que jamais. Et les exigences du Crif s'agissant de cet enseignement de la Shoah dans l'éducation nationale sont très lourdes. Elles sont cependant scrupuleusement prises en compte par les ministres concernés. Quel que soit leur bord.
Dernière priorité de l'officine : la lutte contre l'antisémitisme. Ce terme est des plus vagues et englobe toute critique ou réprobation touchant au peuple juif et à l'État hébreu.
R. : Le mode d'action du Crif est-il identique à celui de la Licra ?
A. K. : Son mode d'action est sensiblement différent de celui de la Licra. Alors que la Licra se faisait craindre par les procès qu'elle intentait pour un oui ou pour un non, le Crif, lui, fréquente assidûment les responsables politiques et fait entendre ses exigences au plus haut sommet de l'État.
Son dîner annuel voit se bousculer toute la classe politique - habituellement 800 invités - Premier ministre et quasiment tout le gouvernement en tête, venus humblement entendre les reproches, récriminations et requêtes de son président Richard Prasquier.
Ce dîner de gala annuel est relayé par autant de dîners régionaux où se bouscule cette fois le gratin politique local pour entendre les mêmes antiennes.
Pourtant, de son propre aveu, le Crif ne représente guère que 100 000 personnes, et encore, en comptant très large : 1/6e à peine de l'ensemble de la communauté et 0,2 % de la population totale du pays. Ce qui ne l'empêche pas de prétendre parler au nom de tous les juifs de France.
Devant l'empressement servile de la classe politique face à cette officine communautaire, les Français ont le droit - et le devoir - de s'interroger. Et de se demander s'il est normal de la voir exercer un ascendant aussi déterminant sur la vie publique. Que faut-il en conclure ? À l'évidence, que ce 0,2 % possède un pouvoir, une puissance, qui vont bien au-delà de son importance numérique. Pourquoi ? Comment ? Dans un pays qui ne reconnaît officiellement, de par ses textes fondateurs, que des citoyens tous pareillement égaux, voilà un sujet inépuisable de stupéfaction et de réflexion.
Il faut donc admettre que certains ont trouvé le moyen imparable de devenir nettement plus égaux que tous les autres. Et qu'il leur est extrêmement difficile de se résoudre à devenir, simplement, des Français comme les autres et à se fondre dans la masse.
Nous sommes arrivés au stade où la situation du pays est considérablement dégradée. Car l'objectif visé avec opiniâtreté par la gauche morale entre guillemets et la gauche politique est atteint : la France a bel et bien été transformée et son identité détruite. Elle est devenue plurielle conformément aux souhaits de ceux qui y avaient intérêt.
R. : Quel avenir voyez-vous à ces lobbys ?
Â. K. : Les lobbys triomphent, certes, mais sur un socle très fragilisé et qui risque de les entraîner dans sa chute. Le gros capital de sympathie dont ils bénéficiaient spontanément, quoi qu'ils en disent, et dont bénéficiait Israël, ne semble plus aujourd'hui qu'un lointain souvenir. Des lendemains plutôt difficiles se profilent pour eux. Et ils en ont conscience. D'où des tentatives actuelles de rapprochements plus qu'étonnants. Pour ne pas dire contre-nature.
Propos recueillis par Jérôme BOURBON. Rivarol du 2 décembre 2011
Pour commander les livres d'Anne Kling : La France Licratisée (264 pages) ; Le CRIF : un lobby au cœur de la République (294 pages) ; Révolutionnaires juifs (224 pages) : Chaque livre : 18 euros plus 3 euros de frais de port.
Envoyer chèques à l'ordre d'Anne Kling ; Anne Kling, éditions Mithra, BP 60291, 67008 Strasbourg Cedex.
France et politique française - Page 5110
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Anne Kling : « Dès les années 70, la Licra va systématiquement soutenir l'immigration de peuplement arabo-musulmane »
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Bruno Gollnisch :”un peuple qui n’honore pas ses morts n’a plus d’avenir”
Nous évoquions la semaine passée l’offensive menée contre les traditions de Noël. Elle s’inscrit dans un contexte beaucoup plus général d’attaques répétées et planifiées contre notre mémoire, notre passé, notre identité, les fondements moraux, spirituels de notre civilisation. Avec ce billet d’humeur, Bruno Gollnisch s’arrête sur le sort que la France réserve aujourd’hui à ses morts, qui en dit aussi très long sur l’état d’avancement (de décomposition) de notre société dite « moderne »…
“Novembre s’en est allé, et avec lui les feuilles mortes, qui, avec les souvenirs et les regrets, se ramassent à la pelle, comme le dit l’une de nos plus belles chansons, que fredonnait Lionel Jospin, preuve que l’on peut être socialiste et sensible… On connaît l’interprétation d’Yves Montand ; je préfère encore celle du regretté Mouloudji, qui chantait aussi le deuxième couplet, plus poétique encore.
Ce mois de Novembre est –ou était- chez nous le mois du culte des morts : fête de la Toussaint, suivie de celle des Trépassés. Cérémonies du 11 novembre, rappelant l’incroyable sacrifice de millions de Français. Visite des cimetières.
Ce culte est de tous les temps et de toutes les civilisations. Peut-être même peut-on dire qu’il est à l’origine de la Civilisation. Les monuments de l’Egypte ancienne qui nous fascinent encore ne sont-ils pas le résultat du prodigieux effort auquel ce culte donna lieu ?
Les morts, les pauvres morts ont de grandes douleurs disait Baudelaire, dans l’un de ses très beaux poèmes, consacré à la tombe abandonnée d’une « servante au grand cœur » qui avait veillé sur son enfance.
Car la France d’aujourd’hui maltraite ses morts. Au nom de la rentabilité, depuis quelques années, on n’a plus le droit de réserver, comme on pouvait le faire autrefois –à grand prix !- une concession perpétuelle. Les défunts eux-mêmes sont soumis à la précarité. Tout au plus peut-on les héberger 30 ans au maximum. Passé cette date, il faut renouveler ce que j’appellerai, en quelque sorte, le loyer de la concession…si les héritiers y pensent, s’ils le peuvent, et s’ils sont toujours là !
Cette législation a été passée il y a des années sans susciter de débats et dans l’indifférence générale.
Comme on ne peut porter atteinte aux droits acquis, on a du moins maintenu les concessions perpétuelles existantes, tout en empêchant d’en acquérir de nouvelles. Mais, même cela est en fait attaqué par le zèle abusif de mairies qui se saisissent de tout motif pour décréter une tombe abandonnée.
Une pierre très légèrement descellée, une croix qui se penche, une vieil enclos dont la grille est rouillée, et la tombe, réputée abandonnée, pourra faire l’objet d’une reprise –c’est-à-dire qu’elle sera profanée, détruite, les pauvres restes du ou des défunts jetés dans une fosse commune,…et l’emplacement reloué !
Le résultat, c’est qu’à terme il n’y aura plus de tombes anciennes. Dans un village des Ardennes où j’ai quelques origines familiales, on m’a parlé de la tombe du fils unique de l’ancien forgeron. Il avait forgé lui-même la grille qui entourait l’emplacement où reposait son fils unique, tué à 20ans à la guerre de 1914-18. C’était, dit-on, une très belle grille, avec un beau crucifix. Le forgeron est mort aussi, et sa famille s’est éteinte après lui. Récemment, on a « repris » la tombe ; la grille et la croix sont parties à la décharge.
Ainsi, rien n’échappe, dans notre société moderne (?), pas même les morts, à la loi de l’apparente rationalité marchande et de la précarité qu’elle engendre. Non pas la précarité inhérente au temps qui passe dans un monde où rien n’est éternel, non pas l’impermanence des choses telle que la conçoit la sensibilité extrême-orientale, mais la rotation forcée, voulue, fruit du matérialisme et de l’impiété de notre génération.
Quelle importance ? » diront beaucoup. « Pourquoi se soucier des restes inertes de ceux qui nous ont précédés, et qui n’éprouvent plus rien ? » Ceux qui pensent ainsi ont tort. Un pays n’est pas seulement la propriété de ceux qui y vivent ; mais aussi de ceux qui y ont vécu. Effacez leur souvenir, et vous déclarez la terre ouverte à tous. Vita mortuorum in memoria est posita vivorum La vie des morts est de survivre dans l’esprit des vivants disait Cicéron, et, plus près de nous, Chateaubriand : Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants.
Disons-le tout net : un peuple qui n’honore pas ses morts n’a plus d’avenir. D’autres viendront, qui progressivement prendront la place des amnésiques, et ne coloniseront pas que ses cimetières. Car tout se tient.
Barrès avait bien compris le lien charnel qui existe entre la terre et les morts. C’est que la terre de France n’est pas seulement la propriété des soixante millions de personnes qui y vivent aujourd’hui, et dont on ne sait trop s’il faut les qualifier d’habitants ou de nationaux. Elle appartient aussi au milliard d’êtres humains qui, depuis l’aube des temps historiques y ont vécu, travaillé, souffert, aimé, et qui, si souvent, ont donné leur vie pour elle.
En honorant nos morts, en respectant la dernière et intangible demeure, à laquelle ils ont droit, nous nous relions à eux, qu’ils fussent riches ou pauvres, glorieux ou humbles : Dona eis, Domine, requiem sempiternam.”
Bruno Gollnisch. http://www.gollnisch.com
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« Éloge du populisme » de Vincent Coussedière, par Didier Bourjon
PARIS (NOVOpress Breizh) — Dans son livre Éloge du populisme(1), Vincent Coussedière propose une analyse à nouveaux frais de ce que recouvre le vocable “populisme”, analyse fondée philosophiquement et des plus utile politiquement.
Le terme de populisme est polysémique, il recouvre des formes variées, à la typologie délicate à fixer, et dont l’origine est mal discernable : les narodniki de la Russie tsariste, le mouvement rural américain de la fin du XIXème siècle, notre boulangisme ? Pourquoi pas nos anciennes et récurrentes révoltes paysannes ?
De nos jours, sa disparité n’est pas moindre en Europe et ailleurs : de G. Wilders et un populisme libertarien sinon “queer” à O. Fraysinger en passant par feu J. Haider, de notre FN v1 puis v2 à la Ligue du Nord (Italie) et ses aléas, du PiS des frères Kaczynski (Pologne), ou du Tea Party américain et de Chavez à l’Aube dorée grecque : la palette est large, les expressions politiques sont pour le moins diverses. Malgré tout, on peut trouver une certaine unité à ce phénomène.
D’abord, et particulièrement en Europe, il est un trait commun qui se détache nettement : le refus de l’immigration de peuplement, de la contre-colonisation massive Sud-Nord, et le rejet de l’islamisation intolérable des pays concernés qui en découle le plus souvent.
De façon plus complexe, on peut y repérer une façon de creuset où se transcendent les clivages sociaux, générationnels ou politiques “traditionnels”, creuset façonné par les réactions multiples, non encore pleinement conscientes ni tout à fait articulées, à ladite “mondialisation” et à ses conséquences destructrices sur l’ethos des peuples tant et plus que sur le social et l’économique.
S’y élabore un peu à l’aveugle un refus du post-humanisme globalisé exclusivement technique et marchand — virtuel et festif en mode “démo” mais dévastateur et mortifère en vérité — qui réveille conjointement la conscience culturelle et la conscience politique, en remettant en jeu la question de la “gouvernance”, comme on dit aujourd’hui, et bien au-delà celle du destin des peuples et des civilisations. C’est une résistance vitale et essentiellement politique.
Cependant, “populisme” est devenu un leitmotiv dans la bouche des autorisés de parole du complexe clérico-médiatique pour parler peu ou prou du peuple, connotation péjorative et intellectuellement méprisante à la clef. C’est que le peuple renâcle à sa disparition politique, et à sa disparition tout court. Pire : il ne se laisse pas totalement berner par les idéaux si merveilleux qu’on lui ressasse à longueur de temps pour lui faire gober l’opération : l’antiracisme controuvé, le multi-culturalisme et son fabuleux “vivre ensemble”, l’européisme et son corollaire le mondialisme, l’écologisme fondamentaliste, le paritarisme et l’égalitarisme forcenés, le révisionnisme historique et le relativisme à sens unique, et tant d’autres calembredaines, contradictions logiques, délires, désarrimage de tout réel, qui font les délices de nos idéologues enragés et béats d’admiration devant leurs inventions.
Le peuple est décevant, il se rebiffe, il est populiste ! On a donc bien raison de tout faire pour en changer, ou mieux : pour ne plus avoir de peuple à considérer. À cet égard gauchistes libertariens et technocrates sont des “alliés objectifs” : les uns, soixante-huitards et leur descendance, n’ont pas digéré que ce peuple ait été incapable de faire la révolution qu’ils rêvaient de diriger et le lui font payer avec tout leur dédain, les autres entendent bien que la “gouvernance” techno-économique et le Marché s’imposent à tous, mondialement, sans plus de politique.
Hyper-individualisme et hyper-libéralisme sont deux facettes de l’hubris post-moderne : “soi-mêmisme” et oligarchie progressent de concert. Au prix de la “défaite de la pensée” comme du politique, donc au détriment total du peuple et de la société.
Car, comme le rappelle à juste titre V. Coussedière : « Il n’y a pas de politique sans peuple, ni de peuple sans politique. (…) Le peuple est une réalité vivante dont l’être-ensemble est politique ».
Cela dit, le peuple n’a jamais “produit” lui-même son idéologie politique, ce que le terme “populisme” suppose. En vérité : « Le populisme est un moment de crise de l’être-ensemble d’un peuple ».
Plus précisément, le populisme n’est pas une aspiration à une démocratie plus directe, mais à une démocratie représentative effective, avec des dirigeants et une élite fidèle : « Seul un peuple politique peut devenir populiste ». Le peuple « veut qu’on le gouverne selon son intérêt », selon l’intérêt du pays.
Le populisme n’est pas non plus la démagogie, laquelle est une réalité indépendante, consubstantielle à la démocratie elle-même, depuis l’origine : « L’irruption du démagogue sur la scène publique n’est cependant pas la cause du populisme mais sa conséquence ». Salutaire remise à l’endroit ! Le terme de populisme sert à reporter sur le peuple la responsabilité de la démagogie populiste.
« Le populisme est donc le moment où l’essence du politique est encore abritée par le peuple ». Il est l’errance de l’être politique du peuple, désemparé de se voir impuissant au moment où il faudrait agir collectivement de façon décisive, au regard des crises qui de tous côtés convergent et nous menacent vitalement. En réalité : « Il y a beaucoup plus de mémoire du politique dans le populisme du peuple que dans le mépris des experts pour ce même populisme ». Au point que c’est peut-être là que git notre ultime ressource, notre ultime possibilité d’avenir.
En l’occurrence : « Le populisme n’est pas uniquement une réaction à la perte de la capacité du peuple, il est aussi une réaction à la destruction de son être social, fondement de sa capacité politique ».
C’est ici le cœur du livre, à mon sens : l’être-ensemble “pré-politique” d’un peuple, c’est sa sociabilité. Un peuple vit des relations sociales des individus qui le composent. Il n’y a pas de solution de continuité du rapport simple de voisinage à celui des différents rôles au sein de la société, du geste quotidien à la culture, de la civilité à la civilisation d’un pays.
Dans la tradition, cette sociabilité peut avoir une base négative (Hobbes) ou se cristalliser dans une Volonté générale (Rousseau), c’est aussi bien l’amitié politique d’Aristote que la fraternité révolutionnaire. Toujours cela suppose un sentiment d’appartenance communautaire, de communauté de destin, de correspondance “civilisationnelle” : « La sociabilité naît de la similitude, de la ressemblance entre amis ».
Or : « Cette importance de la similitude condition de la sociabilité est aujourd’hui l’objet d’un véritable tabou et d’un refoulement collectif. C’est parce qu’on confond la similitude avec l’Identité qu’on refuse d’en penser l’importance politique. »
Le distinguo entre “identité” et “similitude”, le fourvoiement sur le thème de “l’identité” (qu’il n’y a pas à proprement parler, qu’il n’y a jamais eu) en lieu et place de la similitude (qui renvoie à la question essentielle de l’origine — qui est ce qui toujours nous devance), ces considérations font l’objet de remarques de premier ordre dans ce livre, importantes pour la réflexion politique.
Si l’on extrapole : en guise de “contrat social” on peut distinguer celui qui est de pure convention (les “Français de papier”) et celui qui engage les Français par l’origine, que celle-ci soit “historique” ou pleinement endossée par choix et volonté. Ce dernier est le seul fondement politique légitime.
Les civilisations de l’identité n’ont pas vraiment de rapport à l’origine, et à sa dynamique. Seul le contrat qui relie selon l’origine les hommes en Cité rompt avec l’identité et les liens premiers. C’est pourquoi il y a une connivence profonde entre les versions individualistes (soi-mêmisme post-moderne) et communautaristes (l’islamisme, par exemple…) des civilisations de l’identité contre les civilisations de l’origine. Où l’on retrouve les alliances envisagées supra… et les risques de l’apprenti sorcier.
Il faut donc « repenser la sociabilité politique du peuple ». En effet, la sociabilité, comme tout le reste, a été progressivement absolutisé en même temps que réifié : « La sociabilité n’est plus le produit des individus, de leurs actions, de leurs capacité d’agir pour l’autre ou avec l’autre, elle devient une substance, le social, ou une marchandise, le sociétal. Au lieu que la sociabilité non politique soit le fondement de la politique, on attend que la politique qu’elle fonde ou refonde le lien social. Faire de l’Etat le producteur du social lui-même est incohérent avec une vision purement politique et artificialiste du peuple. La politique, à travers la politique sociale, doit imprégner toutes les relations humaines, pour créer de toutes pièces des solidarités qui n’existent pas, puisque le peuple lui-même n’existe pas. »
V. Coussedière fait alors appel aux travaux d’un sociologue à part, G. Tarde, qui montre qu’il n’y a rapport social ou sociabilité que s’il y a effort d’imitation. On pourrait utilement remonter à la mimèsis. Le contrat peut seulement alors s’installer : « Ce n’est pas un droit commun qui fonde la similitude du peuple, mais c’est une certaine similitude du peuple qui permet à un droit commun de s’établir. » L’assimilation (assimiler, c’est rendre similaire) est donc la seule solution pour tout apport humain exogène, laquelle assimilation ne se peut donc concevoir que pour des individus, pas pour des masses, dans la durée, et cela plus ou moins selon l’éloignement culturel et civilisationnel qu’ils ont au peuple qu’ils veulent intégrer.
On ne peut au passage que relever la contradiction flagrante de l’idéologie multi-culturaliste, pour en souligner la duplicité : on dénonce l’attachement du peuple d’accueil à sa similitude, c’est du “populisme”, et on encense l’attachement des immigrés à la similitude de leur peuple d’origine, les encourageant à cultiver leur “différence” et à prolonger leur civilisation au beau milieu de la nôtre !
Mais qu’en est-il de la notion de “peuple” ? Elle peut être prise comme ethnos (le peuple organique et historique), comme dèmos (le peuple politique), ou comme classe sociale. Le populisme intègre ces notions, et les dépassent. Il renvoie à des classes sociales : classes populaires alliées avec tout ou partie des classes moyennes dès lors qu’ensemble ils subissent une altération de leur être politique et de leur situation sociale ; mais il reprend à son compte « l’idée » du peuple, dans l’imaginaire politique qui participe de la légende du pays. Et dans ce “peuple”, tous sont finalement repris, y compris les “experts” et autres technocrates, qui ne seraient pas ce qu’ils sont sans… le peuple dont ils font encore partie, quoi qu’ils en aient.
Ces éléments de fond se retrouvent sur un plan politique plus superficiel : le “populisme” est aujourd’hui une réaction à la crise profonde de la démocratie représentative, dénoncée en France à longueur de scrutin depuis des décennies (abstentions, votes blancs, votes nuls, etc.). F. Hollande est le plus mal élu des présidents de la Vème République, il n’a rassemblé que 39 % des inscrits et 48,6 % des votants (ne parlons pas des législatives !).
« La fracture n’est plus tant entre la gauche et la droite qu’entre les classes dominantes, indifféremment de droite ou de gauche, et les classes populaires ». (Christophe Guilluy, Fractures françaises). C’est pourquoi le populisme est attaqué à gauche comme à droite, mais aussi pourquoi gauche comme droite sont au fond scindées en deux, malgré la logique des appareils et la course aux postes et aux prébendes qu’ils structurent (le pouvoir, chacun sait qu’il n’y en a plus que l’ersatz : la classe dominante locale n’est plus que le fantoche d’une superclasse mondiale, d’une oligarchie ayant échappé à presque toutes les contraintes politiques et étatiques). Cela dans le cadre d’un jeu politique “officiel” qui maintient fictivement deux blocs “majoritaires” (majoritaires entre guillemets : même ensemble les principaux “partis de gouvernement” ne le sont plus guère, en bonne arithmétique électorale).
La fracture n’est pas entre un “peuple de gauche”, celui que je côtoie du côté de Notre-Dame des Landes, et un “peuple de droite”, celui que je côtoie dans les manifestations contre le prétendu “mariage pour tous” : ces deux là se cherchent à tâtons, recherchent leur unité première pour se retrouver et se défendre comme peuple, comme pays — malgré l’aveuglement volontaire et acharné de la classe médiatico-politique et leur incessante propagande, et malgré l’exploitation de cette situation par les démagogues.
Cette jonction est au cœur du “populisme”, qui n’est rien d’idéologique. Le populisme n’est pas un “parti” mais un rassemblement possible ; il n’est pas un programme : il est un appel, une attente. C’est à défaut que ceux qu’il touche se rabattent, partiellement et sans satisfaction réelle, sur les démagogues qui flairent ce potentiel, mais qui ne peuvent que le mal représenter, et le trahir.
Ce qui motive ce populisme, ce à quoi il est attaché, ce qu’il veut défendre ou recouvrer, n’en est pas moins précis, fort, et essentiel. Il reste à libérer sa parole, lui donner forme et expression, la structurer, en construisant les modalités d’organisation idoines à cet objectif d’émergence, dans une action volontaire et à nouveau réellement politique — au sens noble du terme, à l’opposé du mauvais théâtre de boulevard des politicailleries au stade terminal d’une Ve défigurée et agonisante.
La ligne de fracture profonde est bien entre la caste des tenants de la “mondialisation” et le désir du peuple de recouvrer une souveraineté légitime, à travers la restauration du politique à tous les échelons, à commencer par le pivot de tous : la nation, soit précisément ce que la “globalisation” cherche à ruiner et faire disparaître à toute force. En même temps que le peuple, comme par hasard… Avec toute la puissance du “système”, et l’aide des idiots utiles de toutes les variantes du totalitarisme mondialisé qui s’annonce. Nous assistons à une course-poursuite terrible entre la liquidation de nos anciennes nations et de nos peuples et la prise de conscience collective nécessaire à la reprise en main de leur destin par ces derniers.
Le livre développe et approfondit ces idées, il analyse l’histoire de la décomposition politique du peuple français au cours des dernières décennies, et il débouche sur une sorte de prospective politique : il est plus riche que ce que les extraits cités et les indications faites ici ne l’indiquent. J’invite chacun à se faire son idée en le lisant, et en poursuivant la discussion, ici et ailleurs.
Le populisme est gros d’une révolte. Il lui manque un débouché politique, non démagogique, issu de ses rangs. Si cette résistance trouve à s’unifier largement et à s’organiser, si une parole politique et le peuple se trouvent, alors ce sera une révolution, une révolution conservatrice d’un genre inédit. Populaire, elle régénèrera les élites, de la base au sommet de la société, contre tous les parvenus. Réconciliatrice, elle refondera un futur digne du passé, dans le respect de l’immémorial. Sur le mode de la reprise, elle réorientera le destin du pays.
Didier Bourjon pour NOVOpress Breizh http://fr.novopress.info/
1) « Éloge du populisme » de Vincent Coussedière, éditions Elya 16 €
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L’Europe s’islamise à l’insu de son plein gré
L’ISLAM SE FOUT DE L’IDENTITÉ DES PEUPLESQuand j’étais adolescent, je pensais que mes ancêtres étaient des idiots, des incapables et des imbéciles pour avoir accepté il y a presque 15 siècles cette religion de malheur. J’avais honte de mon peuple d’origine. J’oubliais qu’il avait simplement été battu à la guerre et qu’il s’est soumis à ses vainqueurs qui s’empressent depuis de réécrire son histoire.Cette histoire tordue que j’ai apprise moi-même à leur école et que j’ai dû désapprendre seul, par l’effort et la persévérance. En regardant la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et bien d’autres pays encore, je me rends compte que même des peuples avertis peuvent se faire islamiser dans le dos, par petites touches innocentes. En fait, c’est leur environnement politique, culturel et économique qui s’islamise sous les coups de boutoir de nouvelles populations nord africaines inassimilables.Comme d’habitude, les djihadistes islamisent le « contenant » et les chefs d’abord, puis le « contenu humain » s’adapte petit à petit après une ou deux générations. C’est une colonisation tranquille des esprits et de l’espace. Les dirigeants français nient cela, bien entendu. C’est comme lorsqu’on regarde la grande aiguille d’une montre : On la fixe des yeux et on jure qu’elle ne bouge pas, mais on la retrouve quand même à un autre endroit après « quelque temps ». On n’y a vu que du feu !Français, Françaises, ne vous étonnez pas si un jour les islamistes vous obligent à réécrire votre propre histoire. Je veux dire : ne vous en étonnez pas si par hasard vous vous en apercevez. Ils vous interdisent déjà, par leur simple présence, d’évoquer la bataille de Poitiers et de citer le nom de Charles Martel. En attendant de vous obliger à enseigner dans vos écoles que Charles Martel n’a pas combattu l’islam, mais certains soldats musulmans indisciplinés qui s’étaient adonnés au pillage.Ø Ils vous obligent déjà à réviser votre identité nationale en vous amenant à dire publiquement que l’islam est l’une des racines de la France, en attendant de devenir sa seule racine.Ø Ils affirment déjà que Victor Hugo était musulman, que le commandant Cousteau était bigot 5 fois par jour et que Bonaparte était en admiration devant le génie de la civilisation islamique.Ø Vous écoutez déjà doctement Malek Chebel vous parler de l’Âge d’Or de l’islam et d’une lecture chouette du Coran sans que personne ne lui rit au nez en direct.Ø Vous laissez déjà Bouteldja vous insulter impunément sur tous les plateaux de télévision et le MRAP vous trainer en justice à la moindre respiration non halal.Ø Vous écoutez déjà Tariq Ramadan vous ressasser que le djihad est un combat défensif, sans que personne ne lui demande de quoi les musulmans étaient-ils allés se défendre en Afrique du Nord, en Espagne, dans les Balkans, en Inde, à Vienne et à Poitiers.Ø Vous mangez déjà hallal sans le savoir et à ce train, bientôt vous fermerez vos charcuteries et vos terrasses de bars, sans le savoir non plus. Ils vous ont déjà mis à genoux en vous forçant à admettre comme vérité le plus gros mensonge de l’Histoire, à savoir que l’Occident a découvert la philosophie, les mathématiques, les sciences, l’astronomie et la technologie grâce à l’islam qui vous les a généreusement transmises (en oubliant quand-même de les transmettre aux musulmans).Ø Bientôt, vous aurez honte en vrac de Pierre et Marie Curie, de Voltaire, de Pasteur, de Flaubert, de Claude Levis Strauss, de Molière, de Louis IV et de Jean Moulin. Ces renégats avaient trahi les racines islamiques de la France !L’islam se fout de la vérité, de l’histoire et de l’identité des peuples. La seule chose qui compte pour lui est que ces peuples se soumettent à sa loi. Il exige donc qu’en gage de soumission, ces peuples révisent eux-mêmes leur histoire, travestissent eux-mêmes la vérité, renient d’eux-mêmes leur identité collective, changent eux-mêmes leurs référents culturels, profanent eux-mêmes leurs anciens lieux de cultes et discréditent eux-mêmes leurs propres symboles. C’est ce qu’ont fait tous les peuples conquis par l’arabo-islamisme. C’est ce que font la majorité des élites intellectuelles, la quasi-totalité des élus, la plupart des artistes et quasiment tous les média français. Il ne reste que le petit peuple qui enrage en silence. Et encore, ce petit peuple est lui-même infesté de gens à la naïveté suicidaire.Je dis aux Français qui collaborent et aux Français qui dorment : la France, et au-delà toute l’Europe, est à un stade bien avancé de son islamisation par le haut. Vous avez déjà accepté l’islam dès le moment où vous vous plaignez de l’islam radical et des salafistes. Cela sous-entend que vous n’avez pas de problème à vivre sous le joug d’un islam temporairement plus mou. Ne vous faites pas d’illusion : même l’islam le plus ramolli ne renoncerait pas à la charia. Même si les chefs de l’islamisme en France promulguaient un moratoire de 100 ans sur tout ce qui gêne les Français, la charia demeurera une épée de Damoclès qui s’abattra fatalement sur vos têtes un jour, tant que vous n’opposez pas massivement et officiellement un refus ferme et sans appel à l’islam. Tariq Ramadan le sait fort bien. Le fait d’essayer d’obtenir de lui une condamnation de la lapidation est considéré par ce rusé islamiste comme une sorte de négociation de votre islamisation. Ainsi donc, la France négocie son islamisation et semble être disposée à prononcer la « chahada » [profession de foi islamique] pour peu que certaines pratiques barbares soient condamnées et abandonnées par leurs futurs chefs musulmans. Sarkozy pensait qu’un président de la République qui met son cul en l’air sous la contrainte, ça peut passer, mais ordonner la lapidation d’une femme, ce n’est pas envisageable. « Pas envisageable pour le moment », répondit Tariq Ramadan en parlant de moratoire.Vous avez déjà fait de l’islam une religion d’État dés lors que vos dirigeant traitent avec l’UOIF et le CFCM, et leur transfèrent une partie de l’autorité de l’État en signe d’allégeance. L’islam est religion d’État en France du moment que vos dirigeants le célèbrent, le cajolent, le subventionnent, le protègent, lui et lui seul. En bon État islamique, la France gère les questions de hidjab, de burqa, de prières de rues, de hallal, de sacrifice de moutons, de rupture de jeûne pendant le ramadan et de « mondanités islamiques » avec les dignitaires musulmans supposément modérés. Ces dignitaires traitent les élus du peuple, notamment les maires, en véritables chefs de tribus dont il faut obtenir allégeance et loyauté. Et ils les obtiennent !Quand Dalil Boubekeur parle, il se présente en second chef d’État, la tête haute, le verbe facile et une assurance à toute épreuve. L’islam est désormais chez lui en France. Une mini république islamique dans la République. Le coucou a pondu son œuf. Plus que quelques « chefs de tribus » récalcitrants à réduire et le pays sera déclaré « dar el islam ». Les ennuis des Français seront terminés. Il ne leur restera plus qu’à apprendre les modalités techniques de la pratique islamique par la méthode Assimil. Le Maroc et l’Algérie fourniront (fournissent déjà) des professeurs payés à même les impôts - oh pardon, la « zakat » - du contribuable français.Les Français du petit peuple ne sont pas myopes. Ils voient les pressions que subissent leurs élus de la part d’une population musulmane communautariste organisée en strates :Ø la masse des musulmans pratiquants brandit comme menace de troubles à l’ordre public,Ø les musulmans modérément radicaux considérés par leurs chefs comme des réservistes,Ø les militants islamistes qui s’occupent de propagande, de lobbysme et de djihad juridique,Ø les salafistes qui font diversion etØ les terroristes qui terrorisent.Ils forment un ensemble de joueurs qui travaillent en concert dans un seul objectif : faire plier la République en faisant plier les élus et les institutions. Tous enfoncent le même clou : la charia, but ultime de la doctrine islamique.Croyez-vous que tous les africains du nord ont été islamisés un par un le lendemain du débarquement de Oqba ? Non. Il a fallu islamiser d’abord les chefs de tribus, puis marquer l’environnement physique, politique, culturel par des marqueurs musulmans. Dans cet environnement devenu désormais familier aux autochtones, les chefs n’ont eu aucun mal à islamiser leurs peuplades « en gros ». La charia suit plus tard pour veiller à ce que le processus demeure irréversible. C’est ce qu’essaient de faire les conquérants musulmans en France. Tariq Ramadan est le premier à jurer qu’il n’est pas question de charia en France. Mais dans son for intérieur il ajoute : « pour le moment ». Quel musulman, aussi modéré soit-il, serait prêt à renier définitivement et publiquement la charia ? Au mieux, il la remet à plus tard. Les plus culottés prétendent que ce sont les autres qui ont un intellect déficient et comprennent mal la charia.N’étant plus à armes égales avec l’Occident, les conquérants islamistes ne baissent pas les bras pour autant. Ils se battent, mènent leur djihad ouvertement, mobilisent des troupes de plus en plus nombreuses, tissent des alliances avec des organisations non gouvernementales, infiltrent le monde politique, achètent littéralement la conscience des élus et utilisent la moindre faille de la loi pour la tourner à leur avantage. Comme cerise sur le gâteau, ils autorisent çà et là quelques attentats et quelques meurtres, manière de montrer la capacité de nuisance de cette idéologie immonde et tétaniser ainsi toute velléité de résistance. Ils montent haut la barre pour amener les Français à accepter un SMIG islamique dans un premier temps.Les gauchistes français ne comprennent pas que ce qu’ils appellent salafistes sont aux modérés (Moussaoui, Boubekeur, Ramadan et autres prédicateurs) ce qu’est l’aviation aux fantassins. L’aviation brise toute défense sérieuse, ce qui permet aux fantassins d’avancer à découvert jusqu’à encercler le QG ennemi et forcer les généraux à la reddition. « Les généraux » français, sont ici les élus du peuple et le gouvernement. Ils sont en train de se rendre un par un.Enfin, en France, les conquérants islamistes font leur boulot de conquérants, mais ceux qui sont censés défendre la patrie - c’est-à-dire les élus, les ministres, la société civile, les intellectuels…- ne font pas leur boulot de patriotes. C’est pour cela que l’islam pénètre en France comme dans du beurre. Sans la moindre résistance. Ceux qui essaient de résister sont de simples citoyens qui finissent neutralisés par la loi, discrédités par le politiquement correct ou intimidés par le prêt à penser matraqué jour et nuit par les média. À la moindre incartade, ils sont trainés devant les tribunaux sous l’œil goguenard des emburkées et autres kamissés, plus arrogants que jamais. Ce n’est pas pour vous décourager, mais je doute fort que les islamolucides virtuels arrivent à faire dissoudre l’UOIF, ni le CFCM, ni à faire interdire de cité le pyromane Tariq Ramadan, ni même à faire fermer le site oumma.com, cette mosquée géante chargé de la propagande islamiste, du lavage de cerveaux et du salissage de patriotes français. Ce n’est plus le ver qui est dans le fruit, mais le fruit qui est empêtré dans un enchevêtrement de vers gluants. En France, ceux qui se présentent en sauveurs de Marianne se regardent le nombril, crient cocorico, raillent les islamistes au lieu de les combattre sur le terrain, se perdent en jérémiades et demeurent sur la défensive face au MRAP, à la LICRA, à SOS Racisme et autres « intellectuels » français, collabos notoires ayant pignon sur rue. Ces terribles résistants virtuels finissent par disparaître, comme Bivouac ID et Liberty vox ou réduits à défendre leur peau comme Riposte laïque.En France, il est désormais fasciste de combattre le fascisme. On est en plein 1984 ! Du délire ! Il parait que le fascisme ne doit pas être combattu quand il a faim, quand il est au chômage et quand il est porté à bras le corps par des centaines de millions de personnes sans ressources, sans culture, sans instruction et surtout sans vergogne.Les islamistes (activistes musulmans) sont bien plus puissants que vous. Ils sont soutenus par de riches pays arabo-musulmans qui les utilisent comme Cheval de Troie pour faire chanter les pays occidentaux, presque tous en crise financière depuis des années. « Nous vous fournirons les capitaux pour relancer votre économie et du pétrole pour votre industrie et, en échange, nous vous fourgons la charia et les gens chargés de la faire respecter ». Marché de dupes. Seul le peuple pourrait faire la différence. Mais il doit renoncer à plusieurs acquis et revenir à un mode vie dans la simplicité volontaire. La lutte contre l’islamisation des pays européens passe par la réduction du train de vie des citoyens. Les riches souverains musulmans pensent que les Occidentaux sont des êtres cupides, émasculés, veules, ramollis, aux valeurs dévoyées, réduits à leur estomac et à la consommation de biens futiles. Ils seraient donc à vendre.En France, le petit peuple sait qu’il se fait entuber mais il ne sait pas quoi faire. La gauche et la droite ? C’est kifkif collabo. L’extrême droite ? Ce n’est pas beau. L’extrême gauche ? Déjà bouffée par la gauche. La monarchie ? Et que fera-t-on de la révolution française ?Les Français savent que leurs gouvernements successifs collaborent avec l’islamisme mondial afin d’avoir en contrepartie des investissements et un meilleur accès à l’énergie. C’est pour cela qu’ils se taisent et font profil bas face aux militants islamistes de plus en plus arrogants et exigeants. Ils font un effort quotidien colossal pour reculer chaque jour leur seuil de tolérance. Ce qui me fait dire que ces gens-là ne sont plus catholiques, mais bouddhistes.Formatés par près d’un siècle de propagande gauchisante prônant un mode vie rentier et un humanisme angélique, les Français font confiance à leur gouvernants qui les traitent comme des enfants. On les occupe par une course narcissique effrénée à la beauté plastique, à la mode de chiffons et de gadgets pour qu’ils oublient leur condition d’esclaves inconscients. Ils ne savent pas qu’ils vivent au-dessus de leurs moyens depuis des décennies et qu’ils ont développé une accoutumance au confort.La gauche caviar, plus capitaliste que jamais ! En France, les syndicats n’arrangent rien. Ces organisations obsolètes qui pensent les entreprises comme des kolkhozes ne veulent pas voir que la lutte n’est plus entre ouvriers et patronat, mais désormais entre pays pourvoyeurs d’énergie et de capitaux d’un côté et les français d’un autre côté. La souveraineté de la France est en jeu alors que le français de gauche pense encore à son bulletin de paie. Il est prêt à raser les murs pour aller travailler. Travailler pour payer les services prodigués à une armée d’immigrants clandestins pudiquement dénommés « sans-papiers ». Payer des allocations familiales à des bandes de délinquants déracinés, cancres, apatrides et incultes. Payer sa subvention télé pour se faire endoctriner non-stop par des merdeux hissés au rang de stars de la télévision. Payer les traites de sa voiture qui se fera cramer au prochain soulèvement de bandits en herbe affectueusement dénommés « jeunes ».Je n’ose même pas parler de cette novlangue en vogue tellement elle me débecte. Comme par exemple le concept de « islamistes radicaux » qui indique que ces élites des média n’ont pas seulement accepté l’islam, mais aussi sa forme politique qu’est l’islamisme, tant qu’il n’est pas radical. Dire que ce sont des Français qui ont inventé le néologisme « islamiste » pour distinguer le musulman qui milite pour la charia du musulman qui ne milite pas (sans toutefois être en désaccord avec l’islamiste). Bah ! Maintenant l’islamiste est fréquentable. Le méchant, c’est désormais « l’islamiste radical ». Mais comment font-ils pour distinguer l’islamiste de l’islamiste radical ?Quand ils auront accepté « les islamistes radicaux » sous la contrainte, ils vous diront alors que les nouveaux méchants sont les « islamistes radicaux intégristes ». Enfin, harcelés, relancés sans répit, encerclés, acculés dans votre conscience, vous finirez par accepter tout, pourvu qu’on ne pose pas de bombes dans vos salles de cinémas en sursis. Comme pour les autres peuples conquis, ce seront vos dirigeants et vos élites qui vous auront islamisés. Dans le futur, les islamistes pourront dire à vos descendants que leurs aïeux ont embrassé l’islam de leur propre gré, comme un seul homme, subjugués par les valeurs hautement supérieures de l’islam. C’est ce qu’ils disent aux descendants de tous les peuples conquis. Comment vous dire que l’islam est déjà en lui-même un radicalisme, un extrémisme, un intégrisme absolu ?Accepter l’islam, c’est accepter l’islamiste, l’islamiste radical, l’islamiste intégriste, l’islamiste salafiste, l’islamiste terroriste et la charia. C’est un kit. Tout vient avec, dans le même emballage. Le dernier berger perdu dans les Pyrénées le sait, mais pas les vedettes chiantes de la télévision française, ni les journalistes, ni les ministres, ni les députés, ni les maires, ni les intellectuels.À partir de mon coin perdu, je capte TV5 Monde. Quand je vois le « beau monde » qui défile sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché », je vois une France qui s’est couchée, justement. Et puis, comment les Français du peuple arrivent-ils à endurer pendant des années cet animateur fade et ridicule, en plus de ses invités pour la plupart insipides, voire stupides ? C’est du Ardisson craché.Bon courage aux Français.Arilès pour Kabyles.net
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Zemmour, Hollande fait du Sarkosy
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Acrobaties diplomatiques
Par Elie Hatem*
Si l’on juge que l’intervention en Libye s’est soldée par un fiasco, on sera d’autant plus déterminé à appeler la France au strict respect de la légalité internationale...
LA RECONNAISSANCE de la Palestine comme État observateur non membre des Nations unies par la France constitue-t-elle un revirement de notre diplomatie et un retour à la constante qui définit nos positions de politique étrangère, ou un moyen de se racheter à l’issue des derniers égarements et contradictions dans ce domaine ?
De Sarkozy à HollandeEn effet, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, nous avons assisté à une rupture avec nos traditions diplomatiques légalistes, respectueuses des principes et des normes internationales, notamment le jus cogens, en nous alignant sur les positions d’opportunisme politique des Américains et en nous soumettant aux groupes de pression atlantistes. Cette rupture a été poursuivie par François Hollande sous l’impulsion de son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius.
Cette politique s’est traduite par notre intervention militaire en Libye alors que, quelques années auparavant, Jacques Chirac avait bénéficié du soutien unanime des Français en s’opposant à l’intervention en Irak. Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, rappela à cette occasion, dans son fameux discours aux Nations Unies, les principes directeurs de la diplomatie française « gardienne de l’idéal de la légalité des relations internationales ». Cela renforçait notre position en tant que grande puissance indépendante, garante de l’équilibre et de l’équité.
À l’instar de l’intervention en Libye qui a provoqué un "coup d’État" et entraîné ce pays dans le chaos, notre soutien "officiel" aux mouvements terroristes islamistes en Syrie conduira non seulement au même résultat mais à la perte totale de notre place et de notre rôle au Proche-Orient. Cette ingérence dans les affaires internes syriennes nous fait perdre notre crédibilité en démontrant nos contradictions, d’autant que nous combattons dans l’Hexagone ces mêmes terroristes dont certains vont s’entraîner dans les camps des rebelles salafistes, à l’instar de Jérémy Louis-Sydney. Les Américains qui poussent François Hollande vers cette voie, comme ils l’ont fait avec Nicolas Sarkozy, ternissent notre image et redorent la leur.
Un éventuel règlement de la crise diplomatique avec l’Iran par la nouvelle administration de Barak Obama mettrait en évidence cette stratégie : alors que notre diplomatie durcit le ton avec Téhéran au sujet du nucléaire, Washington exerce la politique de la "main tendue" avec l’Iran. Dans ce même ordre d’idées, nous espérons que la position française à l’égard du conflit israélo-palestinien ait été prise en toute indépendance, affranchie d’une machination américaine qui vise en ce moment à faire chuter le gouvernement de Benyamin Netanyahu, à la veille des élections anticipées en Israël.
La réaffirmation de nos constantes diplomatiques dans la fidélité de nos engagements équidistants des protagonistes, en excluant l’intervention dans les affaires internes et les prises de position partisanes, constitue la spécificité de notre puissance politique sur la scène internationale. ❑
Élie Hatem - L’AF 2852 http://www.actionfrancaise.net
*Élie Hatem est rédacteur à L’Action Française, spécialiste des questions géopolitiques
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Discours de Jean-Marie Le Pen pour les 40 ans du Front National
Discours de Jean-Marie Le Pen, Président d’Honneur du Front National, pour les 40 ans du Front National, le samedi 8 décembre 2012.Le Front National a 40 ans.
Sa naissance officielle est datée du 5 octobre 1972.
Elle était le fruit d’un accord intervenu entre leaders patriotes : Le mouvement de Georges Bidault, les jeunes d’Ordre nouveau et avec moi, de nombreux responsables des combats de l’Algérie française.
Cette union allait être éphémère et rapidement ne restèrent au Front National avec moi, que mes compagnons et quelques dissidents d’Ordre nouveau. npi
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Interview de Jean-Marie Le Pen à
La Russie de Vladimir Poutine, désire se rapprocher de l’Europe mais l’occident, notion qui n’a plus grand intérêt pourtant, tout en gardant sa capacité de nuisance, lui tourne résolument le dos. De Chateaubriand à de Gaulle en passant par Kerillis ou par Bloy, la liste est longue pourtant des esprits qui voulaient ce rapprochement.
J’ai pensé interviewer Jean-Marie Le Pen pour <pravda.ru>, qui me fait l’honneur de publier des chroniques métapolitiques et symboliques, en anglais et en russe. Plusieurs de mes livres ont d’ailleurs été publiés en russe. J’invite mes lecteurs anglophones ou (pourquoi pas ?) russophones ou italophones à lire ce journal qui couvre d’un oeil original et politiquement averti l’actualité mondiale.
Jean-Marie Le Pen a eu la bonté de nous répondre en soulignant la proximité de vues de l’actuelle famille nationale-conservatrice et de la Russie. Cela rassurera tous les bons esprits et exaspérera tous les imbéciles, comme disait le bon Léon Bloy, qui attendait aussi les cosaques et le Saint-Esprit ! On verra...
Je reproduis les principales questions et les réponses stratégiques pour mes lecteurs francophones.
- Monsieur le président, quelles menaces, pour vous, ont remplacé la menace communiste ?
Aujourd’hui, la menace communiste, effondrée depuis 20 ans, a laissé place à une autre utopie mortifère : le mondialisme, nouvelle idéologie internationaliste et matérialiste qui n’a pour seul but que de maximiser les profits des grands capitalistes, au détriment des Etats-Nations et de leurs peuples.
A l’internationalisme socialiste qui a engendré ses héros a également succédé l’islamisme et ses martyrs. Toutes ces idéologies ayant en commun de saper les fondements de la civilisation helléno-chrétienne pour en substituer une nouvelle, qui n’est pas la notre.
- Après la réélection d’Obama, que pensez-vous de la civilisation américaine et de l’avenir de l’occident ?La réélection d’Obama n’apporte ni ne retranche rien à la "civilisation" américaine. Les Etats-Unis sont une puissance en déclin économique (malgré l’exploitation du gaz de schiste) comme géostratégique. Les tenants de "l’Empire" dont elle est le centre s’évertuent à en retarder l’effondrement, en vain. Economiquement, elle ne cesse de s’endetter et la Banque fédérale américaine est d’ailleurs aujourd’hui la seule à acheter des bons du trésor américain en créant toujours plus de dollars, ce qui aboutira inéluctablement à l’effondrement du dollars. Militairement elle ne cesse de chercher à nuire au positionnement des autres puissances régionales telles que la Russie. On le voit aujourd’hui en Syrie où s’affrontent à l’ONU les conceptions russes et chinoises du respect des pouvoirs établis et le soutien américain et occidental des insurrections aux motivations le plus souvent extrémistes et dangereuses. Ces insurrections qui ont conduit au pouvoir en Tunisie, en Egypte, des islamistes et en Irak une anarchie et un éclatement ethnique complet. Si l’Occident continue à accepter en son sein des millions d’immigrés musulmans et à soutenir les islamistes dans les pays arabo-musulmans, l’avenir de l’Occident tout entier s’annonce sombre. Sa survie même est en cause.
- Pourquoi n’avez-vous pas soutenu Sarkozy au deuxième tour ?Nicolas Sarkozy a tenu à deux reprises des discours proches de ceux du Front National pour faire venir à lui nos électeurs, avec un certain succès en 2007. Mais la politique qu’il a réellement menée durant les cinq ans de son mandat présidentiel a été radicalement opposée. Il affichait une volonté de limiter l’immigration : elle n’a jamais été aussi importante que sous sa présidence, il disait vouloir briser la délinquance mais elle n’a eu de cesse d’augmenter. Dans tous les domaines il a mené une politique contraire à l’intérêt des Français : augmentation des taxes, accroissement de l’intégration européenne... Dans ces conditions, pourquoi aurions-nous soutenu un Nicolas Sarkozy ?
- Quelle est votre opinion sur les repentances à répétition de M. Hollande ? Sur quoi déboucheront-elles ?Les repentances de M. Hollande, par exemple en ce qui concerne la guerre d’Algérie, ne sont qu’un remerciement envers ceux qui l’ont fait élire : 90 % des Musulmans de nationalité française l’ont préféré à Sarkozy qui les a servi dans les faits mais présentait une image conservatrice. Ces repentances sont criminelles. D’une part, elles ne se basent sur aucun crime historiquement avéré, d’autre part, elles n’aboutissent qu’à faire haïr la France à des personnes issues de l’immigration. Ces repentances constituent des actes de sape de la conscience et de la fierté nationale.
- Monsieur le président, comment expliquez-vous l’agressivité de l’Europe vis-à-vis de la Russie ? La Russie est-elle pour vous une démocratie ?
Les Nations européennes ne cessent de décliner en tous les domaines. Elles ne voient pas d’un bon oeil le dynamisme géostratégique de la Russie que tous croyaient morte il y a quinze ans. L’Union européenne est une véritable oligarchie où la plupart des décideurs réels n’ont aucune légitimité démocratique et il est plus aisé à ce monstre institutionnel de donner des leçons de démocratie à la terre entière que de se les appliquer à lui-même ou de les faire appliquer à certains de ses membres. Sachez que la France, par exemple, ne compte que 2 députés du Front National sur 577 élus, alors que Marine Le Pen avait réuni près d’un électeur sur cinq. Si la Russie n’est pas une démocratie parfaite (en existe-t-il une d’ailleurs ?...), l’Europe n’a certainement pas de leçons à lui donner en ce domaine !
- Quel avenir commun voyez-vous entre la Russie et l’Europe ?Pour ma part je milite pour la réalisation d’un ensemble harmonieux et animé par la volonté d’un destin commun sur l’ensemble de l’espace boréal, allant de Brest à Vladivostok. La Russie et les Europe centrale et occidentale ont de nombreux points communs et de nombreuses convergences d’intérêts. Face à un monde de plus en plus instable, en pleine explosion démographique alors que nous connaissons pour notre part un hiver démographique sans précédent et suicidaire, il est certain que notre civilisation européenne y trouverait un outil de salut. Mais il n’en va pas de l’intérêt de ce qui reste la première puissance mondiale, les Etats-Unis, ni des firmes internationales, il est donc évident que les castes aux pouvoir s’y opposeront de toutes leurs forces...
- Que faire face à l’atlantisme ?J’ai été longtemps favorable à l’OTAN, à l’époque où les chars soviétiques étaient postés à 500 km des frontières françaises et où l’URSS professait un messianisme belliqueux soutenu au sein même des nations européennes par les partis communistes européens, véritables chevaux de Troie de ce système criminel.
Aujourd’hui, cette menace s’est effondrée d’elle-même, sous le poids de ses crimes, de ses mensonges et peut-être plus encore de son inefficacité économique.
L’atlantisme n’a donc plus de raison d’être et ne constitue qu’une organisation vouée à organiser la force de frappe militaire entre les forces américaines et leurs supplétifs européens. L’Otan n’est d’ailleurs intervenue depuis lors que contre la stabilité du monde : en Yougoslavie où l’islamisme et les mafias gouvernent désormais en Bosnie et au Kosovo, en Irak où depuis dix ans l’anarchie règne, en Lybie où Kadhafi (certes dictateur mais qui assurait tout comme Saddam Hussein en Irak) la stabilité de son pays. Il faut donc en finir avec l’atlantisme qui n’est devenu que le doux nom de l’impérialisme américain !
Vous me demandiez tout à l’heure pourquoi le Front National n’avait pas soutenu Sarkozy au second tour des dernières Présidentielles, j’ajouterai que c’est aussi parce qu’il avait procédé à la réintégration complète de la France dans l’OTAN alors que le général de Gaulle, à la fin des années 60 l’avait retiré du commandement intégré.
- Vous ne savez peut-être pas qu’il y a deux millions de musulmans à Moscou... L’Etat (russe) doit-il financer la construction des mosquées ? Que faire à cet égard en France ou en Russie ?Ce n’est pas à moi de préconiser que l’Etat russe finance ou ne finance pas les lieux de cultes musulmans en Russie, je suis respectueux de la souveraineté nationale... En revanche, en France, j’y suis viscéralement opposé. L’Islam n’est pas qu’une religion, c’est aussi une civilisation, un système juridique bien souvent contraire à nos coutumes ancestrales et à nos lois séculaires. Favoriser le développement de l’Islam au sein de nos nations d’extraction chrétienne est un danger, car comme le pensait l’historien français Ernest Renan au XIXe siècle, « L’Islam a été libéral quand il était faible et violent quand il était fort ». Et si aujourd’hui des Musulmans peuvent vivre en paix avec des Chrétiens ou des incroyants dans nos pays, qu’en sera t’il quand, étant donné le rapport démographique qui joue en leur faveur, ils seront sinon majoritaires, du moins assez forts pour nous imposer de respecter leurs usages ? Nulle part dans l’histoire de l’Islam, quand ses adeptes étaient dominants, les minorités n’ont été respectées ni considérées comme ayant des droits égaux. C’est le Coran lui-même qui non seulement l’autorise mais même, l’impose.
- L’islamisation que vous dénoncez est-elle inéluctable ?L’islamisation n’est que la conséquence de l’immigration massive que connaissent nos pays, en provenance d’Asie centrale pour la Russie, en provenance du Maghreb et de l’Afrique musulmane pour l’Europe de l’ouest. L’islamisation n’est donc pas inéluctable si nous cessons de faire entrer dans nos pays des millions d’immigrés musulmans supplémentaires tous les ans et si nous imposons à ceux qui sont présents de se conformer à nos us et coutumes. Et si cela ne leur convient pas, libre à eux de pratiquer leur mode de vie ailleurs...
- Les gens ne s’y habituent-ils pas ?En France, la population commence à ressentir et à craindre cette islamisation parce qu’elle est de plus en plus rapide, visible et massive et qu’elle les touche dans leur vie quotidienne : femmes voilées dans la rue, manque de respect des libertés des femmes, interdiction du porc dans les cantines scolaires, construction de mosquées avec minaret... avec son cortège d’extrémistes qui, comme à Toulouse au printemps dernier, a assassiné au nom de l’Islam sept personnes dont trois enfants abattus par un terroriste...
- Que pensez-vous enfin de la politique occidentale en Libye ou surtout maintenant en Syrie ? Et de l’attitude russe ?Cette attitude, comme je vous le disais tout à l’heure, est criminelle puisqu’elle substitue ou vise à substituer des régimes qui sont certes des dictatures mais qui apportent à leur pays stabilité et respect des minorités religieuses, notamment chrétiennes, par le chaos et l’avènement de dictatures islamistes qui ne laissent à ceux qui ne sont pas de la même confession le choix qu’entre la valise ou le cercueil... comme un des slogans des rebelles syriens le prouve : « les chrétiens au Liban et les alaouites au cimetière ». Mais les soutiens occidentaux de la subversion préfèrent alors se boucher les oreilles...
La politique russe en la matière est bien plus censée : elle respecte la souveraineté et l’intégrité des Etats tout en étant réaliste puisque préférant la stabilité au chaos.
Pravda, le 27/11/2012. Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info -
Billet du jour : Cécile Duflot a des idées... dévastatrices !
Les français sont désormais habitués à cet anti-cléricalisme à géométrie variable, aussi féroce contre l’Eglise Catholique que soumis à Israël. La République maçonnique, dans sa tradition anti religieuse et anti-goys (non-juifs), maintient son hostilité à toute forme de contrôle de l’immigration, et persiste à classer à l’extrême droite, tout organisme ou parti politique qui affirme qu’un clandestin doit être reconduit à la frontière sans conditions.Rappelons au passage que le Parti Solidaire Français qualifie d'extrême droite l'extrême du capitalisme. En effet, si dans une logique parlementaire la droite est la famille du capital, l'extrême droite ne peut alors être que l'extrême de cette logique financière. L'extrême droite c'était Nicolas Sarkozy, la droite aujourd'hui, c'est François Hollande! Bienvenue dans cette France ou le socialisme du P.S est pro sioniste, capitaliste et se laisse pousser par la tempête mondialiste sans opposer de résistance, bien au contraire.
Le Canard Enchaîné qui n’en est pas encore à militer ouvertement pour le contrôle de l'immigration, publie deux articles qui ont toute leur places dans Minute ou Riposte Laïque, en jouant la carte de la « stigmatisation des populations déjà victimes du racisme et de la discrimination » !Dans le premier, le « journaliste », Didier Hassoux, nous apprend que l’arrivée massive de « nouveaux étrangers en situation irrégulière » dans le langage Canard Enchaîné (en clair, des clandestins sans autorisation de circuler sur le territoire) risque de mettre, cet hiver, la politique d’hébergement d’urgence dans l’impossibilité de fonctionner en région parisienne!Selon l’auteur de l’article, il y aurait en Seine-Saint-Denis, plus de 7.000 sans-papiers recensés au 31 juillet 2011, et 1000 de plus en 2012, soit une progression de 15 % en un anLes malheureux nouveaux venus, sous les conseils judicieux d'élus qui trahissent le Peuple, avaient occupés, non pas une mosquée (comme cela aurait du être le cas pour des musulmans), mais la basilique de Saint-Denis. Matignon, ne voulant pas froisser l’Union européenne, il n'était pas question de les expulser.Le premier ministre, J.M.Ayrault a donc demandé à Cécile Duflot de trouver des solutions. Un lieu d’hébergement leur était proposé dans le Val d’Oise, mais là encore, les clandestins défendus par toutes le officines antiracistes (financées par nos impôts), se sont octroyés le luxe de le refuser, expliquant que ce lieu était trop loin de Paris. Ces derniers ont d’autre part imposés l'exigence de demeurer tous ensemble.C'est alors que la République trouve la solution ; un hôtel trois étoiles, à 150 euros la nuit, près du Stade de France à Saint-Denis. Toujours selon l’article, l’hébergement d’urgence, dans la seule Ile-de-France, serait réservé entre 80 et 95 % à des étrangers en situation irrégulière. Ce qui coûte annuellement 410 millions d’euros au contribuable français, en plus du plan d’urgence supplémentaire de 50 millions d’euros réclamé par Cécile Duflot... Car la ministre du Logement à d'autres tours dans son sac à main en nous pondant la douce suggestion de régulariser les 8000 clandestins! Ce qui, d'après elle, leur donnerait accès plus facilement aux logements sociaux...Premier article décoiffant, mais, à côté de lui, dans le même esprit, un dénommé I.B. nous suggère un papier intitulé : « Allah santé de l’Etat ». On y apprend qu’un ancien « imam » d’Argenteuil, kurde irakien, Yashar Ali, est assigné à résidence, dans une petite ville bretonne, Arostrenen, depuis cinq années et demi. Pour le garder à l’œil, la République lui offre le gite et le couvert, à hauteur de 1.500 euros par mois. Mais avant d’être envoyé en Côtes d’Armor, le sympathique imam avait été logé, durant trois ans, dans un hôtel trois étoiles, en Lozère, à Mende. Depuis huit ans, ce brave disciple du salafisme en France, nous a donc coûté la bagatelle de 155.000 euros.On est en droit de s’interroger, à la lecture de tels articles, sur la réaction de nos compatriotes, qui, en région parisienne, fréquentent tous les jours les transports en commun, avec ses heures d'attentes interminables, dans des conditions de confort difficiles, avec des retards de plus en plus fréquents. Les clandestins exigent la proximité parisienne, et ils l’obtiennent !Dans un contexte où le gouvernement Hollande-Ayrault demande 33 milliards d’économies en 2013! Après le serrage de ceinture de 7 milliards pour cette année 2012, quel va être l'avenir des millions de retraités, qui ont cotisé toute leur vie, lorsqu'ils apprendront ce à quoi vont servir leurs futurs prélèvements, souvent sur de petites retraites, eux qui, déjà en grand nombre ne peuvent plus se soigner, quand les clandestins bénéficient de l’AME ou de l’ASPA! Bien entendu, sans avoir jamais donné un centime à la France.Ceux qui ont des logements précaires ou qui dorment dans leur voiture, faute de pouvoir se payer un toit, apprécieront également les largesses de la ministre du logement. La France déjà victime des banques et de la diaspora de ses richesses, les classes moyennes, qui subissent un véritable holocauste fiscal, et qui doivent s'acquitter des loyers astronomiques, savoureront également ces quelques chiffresL’explication est pourtant fort simple : le Parti Socialiste ose parler de justice sociale, quand les Français modestes sont victimes de sa préférence immigrée… Tout est dit...Le Parti Solidaire Français, demande au gouvernement de suspendre toutes les aides au logement aux non français et de répondre défavorablement à la demande de régularisation de ces clandestins qui n'ont aucun passe droit sur la population française en règle! Population française qui je le rappel détient le droit à disposer comme il l'entend de l'entière surface de son territoire selon les principes bancales de la démocratie moderne (normalement souveraineté du peuple) et de la République (historiquement, cause de la plèbe et plaidée par le tribun). Toute personne qui prend la décision de quitter sa Patrie pour venir « squatter » celle des autres, se met ouvertement au service du capital apatride, et devient par conséquent un traître Pour nous le combat de la gauche, la véritable gauche, celle des français qui aiment la France, se situe en premier lieu contre ceux qui exploitent nos travailleurs et ceux qui participent à la destruction de leur outil de travail ainsi qu'à leur droit à disposer d'eux mêmes. La Vraie gauche, reste consciente que « l'immigration est l'arme du capital » et que cette phrase de Karl Marx devrait être inscrite à la porte de tous les grands syndicats nationaux. Sans cela, démagogie, mensonges et spoliations resteront l'avenir des enfants de France!Défendez la France face au mondialisme, rejoignez la Révolution Nationale et Socialiste!Thomas WERLET http://partisolidaire.blogspot.frPrésident du Parti Solidaire Français -
Le populisme face à la haine du peuple
Entretien avec Christophe Boutin*
« Populisme ambiant », comme écrivait avec mépris Libération. Toujours ce même fantasme de la bête immonde qui guette, la même idéologie en carton-pâte pour effrayer l'électeur au fond de sa chaumière. Que recouvre vraiment « l'irrésistible montée des populismes », de la France à l'Amérique du Sud, des États-Unis à la Suisse (la Suisse ! rendez-vous compte) ?
De Nicolas Sarkozy à Marine Le Pen, Ségolène Royal ou Jean-Luc Mélenchon : tous ont en commun cette marque infâme d'être dénoncés comme populiste. Est-ce que ce terme garde une signification ? En a-t-il déjà eu une ?
Le terme de « populisme » moderne, le seul qui nous intéresse ici, celui qui est utilisé depuis maintenant vingt ans, est essentiellement une marque stigmatisante, une hétéro-définition infligée à un mouvement politique pour le discréditer. Ce n'est qu'une fois imposé par l'adversaire qu'il est repris par certains mouvements qui tentent d'en retourner le contenu négatif, se flattant alors de leur lien supposé avec un peuple difficilement contournable en démocratie.
Ce terme permet de dénoncer un démagogue flattant l'opinion publique en ce qu'elle a de plus mauvais et usant des bas instincts de la plèbe pour parvenir au pouvoir. Un mouvement dont le discours est nécessairement « simpliste », incapable de rendre compte de la complexité des enjeux du pouvoir dans le monde moderne ; incapable aussi de sortir des préjugés pour affronter la modernité.
Si l'on se place maintenant sur les quelques invariants des populismes, on retrouve, populismes de droite ou de gauche confondus, quelques thématiques simples. La première est le présupposé que la politique est menée dans nos démocraties par une élite coupée des réalités, une classe fermée sur elle-même, mêlant politique, finance et médias. Cette classe se projetterait dans un avenir où disparaissent les identités nationales, ethniques, culturelles, pour ne laisser subsister qu'une différence sociale exacerbée. La seconde est le présupposé de l'existence d'un peuple formant encore une communauté cohérente - groupe national à droite, mélangé de classe sociale à gauche -, dont les valeurs doivent pouvoir structurer à nouveau le discours politique. En quelque sorte, nous nous trouvons en face d'un discours qui reprend la distinction maurrassienne classique du « pays légal » opposé au « pays réel ». S'y ajoute enfin la revendication d'un double lien entre le leader populiste et le peuple. Le premier passe par une identité de discours et par l'incarnation du peuple dans le leader ; le second se traduit par la référence appuyée à une démocratie directe au moins partielle, se concrétisant notamment autour de votations référendaires sur les grands sujets de société.
De Jean-Claude Michéa à Alain de Benoist, nous trouvons la même analyse de cette invention récente du « populisme » : un concept fourre-tout, bien pratique pour discréditer tout mouvement ou idée, qui prendrait le peuple à témoin pour remettre en cause les abus et les privilèges de l'hyper-classe mondialisée ? Tous ceux qui n'adhèrent pas à « l'idéologie d'une démocratie radicale déracinée » ?(1)
Pour nombre d'adversaires du populisme, il s'agit simplement de discréditer tout mouvement, de gauche ou de droite, qui met en cause la domination d'un pouvoir auquel ils participent directement ou indirectement. La politique serait une chose bien trop sérieuse pour être laissée au peuple, et l'histoire de la construction européenne a ici valeur d'exemple caricatural, des discours des « pères fondateurs » aux référendums contournés. Le populisme remplace ainsi dans son rôle délégitimant le terme de "fascisme" largement usité dans la fameuse « reductio ad hitlerum », devenu trop éloigné des réalités des mouvements accusés et trop daté pour jouer pleinement son rôle de repoussoir.
D'autres adversaires du populisme ne se situent pas sur cette approche cynique. Leur conception de la démocratie postule l'existence d'un citoyen abstrait, pouvant vivre coupé de ses sphères d'appartenance, qui vont de la famille à la nation et aux analyses purement rationnelles. Un citoyen qu'ils ne trouvent pas, et pour cause, dans la réalité. En attendant le moment où l'homme sera capable de dépasser son intérêt personnel pour penser en citoyen idéal, ils se défient des mouvements populaires - des « émotions populaires » comme on disait. Et de ce que le registre de l'émotion et de l'irrationnel permet de déclencher les mouvements des foules, on conclut par une défiance envers tout sentiment, suspectant jusqu'à la philia aristotélicienne, nécessaire pourtant à la vie de la Cité, mais qui définit nécessairement un Autre.
En retournant cette question du populisme, qu'apprend-on sur les adversaires du populisme ?
Vous le voyez, il n'y a pas un, mais des adversaires du populisme. Cela va de l'héritier de Sieyès, cherchant dans une élection à plusieurs degrés la solution à des débordements populaires dont il faut sans doute toujours se méfier, jusqu'au dirigeant infatué de son pouvoir. Mais si le second méprise le peuple, ce n'est pas le cas du premier.
« Selon l'usage commun, un gouvernant élu qui écoute un bon peuple est populaire, mais s'il écoute un mauvais peuple, il est populiste. » (1) Drôle de conception de la démocratie, non ?
D'où l'importance de la démocratie sondagière, pour nous donner à toute force les images de ce « bon peuple » qui valideraient les choix de la modernité. Mais l'instrument semble cassé, et il devient de plus en plus délicat de camoufler l'écart actuel entre une opinion publique revue et corrigée par les questions, et les panels, tandis que se multiplient par ailleurs les actions répressives (textes nouveaux, institutions ad hoc, actions en justice) contre la liberté d'expression d'une tout autre opinion publique.
Car, pour finir, en tant qu'expert de l'abstention (2), ne peut-on lier les deux phénomènes de désengagement populaire à l'égard de la politique et cette défiance extrême - certains populistes diraient ce mépris - envers le peuple par une partie des élites ?
Le vote suppose que le citoyen se reconnaisse dans un discours présenté par un homme ou une formation, en sachant qu'il est impossible de trouver une adéquation parfaite. Un choix se fait alors entre les offres politiques en fonction de priorités qui peuvent être analysées de manière rationnelle ou triées en fonction de ressentis. Encore faut-il que l'offre politique soit réelle, c'est-à-dire qu'elle permette aux formations présentes sur la scène politique de participer par des élus à l'élaboration de la norme. Lorsque l'offre n'est que de pure forme et que le citoyen n'a pas l'impression de pouvoir peser par son vote sur les choix politiques, il se tournera vers d'autres formes de participation, qui vont des associations à la grève, mais peuvent aussi déboucher sur la violence. La démocratie suppose le débat non seulement lors du choix des dirigeants, mais aussi lors de l'établissement de la norme. Si un système électoral permet de confiner ce débat en excluant de manière systématique certaines problématiques et en le resserrant entre deux approches presque identiques, l'électeur se sent dépossédé de sa parcelle de souveraineté... et n'est guère tenté de venir cautionner par sa présence aux urnes un système dont il se sent exclu.
Propos recueillis par David Sellos LE CHOC DU MOIS moi 2011
1) Chantal Delsol, La nature du populisme ou les figures de l'idiot. Les éditions Ovadia, Nice, 2008, 218 p.
2) Christophe Boutin, L'abstentionnisme électoral ; apaisement ou épuisement. Actes du colloque des 29 et 30 novembre 2001, F.-X. de Guibert.
*Christophe Boutin est politologue, professeur des Universités. Dernier ouvrage paru : Les grands discours politiques du XXe siècle (Flammarion, 2009).

