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France et politique française - Page 5108

  • Lugdunum Suum V : le film et les photos de la marche

    600 participants pour la 5ème édition de Lugdunum Suum à Lyon.


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    Culture-Lyon

    Pour la cinquième année consécutive, les Lyonnais rendent hommage à la Vierge Marie, protectrice de la ville, avec une montée au flambeau de la colline de Fourvière. L’évènement avait rassemblé près de 600 personnes en 2011.

    Rejoignez l’évènement sur facebook.

    http://www.fdesouche.com

  • Marion Maréchal homophobe ?

    En ces temps de terrorisme intellectuel, un facheux raccourci, un "amalgame", est sytématiquement fait par les media lorsqu'ils parlent d'un opposant au "mariage" gay. L'opposant est systématiquelent taxé d'homophobe. Comme si aimer l'institution du mariage c'était haïr son prochain... 

    Marion Maréchal vient de faire les frais de ce raccourci, ô combien pratique puisqu'il vise à étouffer les protestations. La voilà qui gagne en effet sa place sur la page de "l'observatoire des déclarations homophobes" de  Libération. La donzelle a ainsi déclaré, âmes sensibles s'abstenir:

    29 novembre. « Légalement, ce n’est pas ça le critère. Si on va au bout de la logique, pourquoi interdire la polygamie ? [...] Après tout, si un homme aime plusieurs femmes, et que ces femmes l’aiment en retour, après tout, qu’est-ce qui nous l’interdit ?» 

    N'étant pas fait pour cette société menteuse et hypocrite, je cherche toujours l'homophobie dans cette remarque. En taxant cette saillie d'homophobe, Libé fait en réalité montre de la polygamophobie la plus abjecte. Car s'il est homophobe de voir dans le mariage gay un premier pas vers le mariage à trois ou plus, c'est que cette dernière option est infamante aux yeux de Libé, qu'on aurait cru plus ouvert d'esprit. Polygamophobie, on vous dit. 

    Que dit le jeune député ? Que si le mariage n'est plus la reconnaissance et la protection d'une famille, c'est à dire de deux personnes potentiellement capables, sauf accident, d'avoir des enfants; s'il devient par un coup de baguette magique la création d'un foyer fiscal en vue de l'obtention d'un agrément pour adopter (version officieuse) ; ou la reconnaissance par la société de l'amour qui unit deux personnes de même sexe (officiellement, car cette version est plus romantique et passe mieux aux yeux du téléspectateur-citoyen); il peut évoluer vers la reconnaissance de l'amour d'une personne pour plusieurs autres personnes. Ce qui est un argument de bon sens, nous l'allons montrer tout à l'heure. 

    Mettons qu'un bisexuel, ou un hermaphrodite, ait envie de se marier, mais qu'il soit frustré de devoir renoncer à un pan de sa sexualité en n'ayant le choix que d'un seul partenaire. Allons-nous dire à ce pauvre hère d'aller se faire foutre ? Non ! Il serait inhumain, pire, homophobe, de dire à Monsieur X qu'il doit choisir entre Monsieur Y et Mademoiselle Z. Ne les aime-t-il pas tous deux d'un amour vrai, pur, durable ? A bas cette fausse valeur de l'exclusivité dans le mariage. De même que la société doit prendre acte d'une situation à laquelle elle n'avait pas pensé, les "familles" homoparentales, elle doit prendre acte d'un fait vieux comme le monde : la fidélité, ça n'existe pas ! A quoi bon l'exiger encore ? Et pourquoi ne pas faire une institution de l'infidélité, ou plutôt de la supprimer en l'autorisant ? Ce serait le but du mariage à trois ou plus. Mais revenons à nos moutons. 

    Si on conspue le but premier du mariage, si l'on nie que la procréation soit sa fin première, même implicitement; si on remplace ce but par un autre qui correspond bien à notre époque de décérébrés à la tripe sensible, à savoir, la proclamation publique de l'amouuuuur, il n'est pas stupide de penser que l'on puisse arriver rapidement à la polygamie (que je défends à Libé de critiquer ! non mais ! bandes de rétrogrades ! coincés ! culs bénis !)

    Les homophiles (puisqu'il faut diviser les Français en deux camps, apparemment), rirons de ce raisonnement. Mais voyons, il s'agit de donner un statut à des familles homoparentales, diront-ils crânement. Exactement, et c'est bien là le problème ! Car lorsque l'on dit que la fin première du mariage, c'est la procréation, il est évident que l'on n'ignore pas qu'un enfant puisse être conçu hors mariage. Mais le mariage "permet" la procréation en ce qu'il assure à l'enfant d'avoir sa filiation reconnue. Un futur père marié n'a pas besoin de reconnaître son enfant avant la naissance, ou après : il déclare la naissance. Tout enfant né de sa femme sera considéré comme étant également de lui. Alors que l'enfant d'une femme non mariée peut être reconnu par n'importe quel homme (je dis homme, du moins pour l'instant...) 

    Si donc le mariage instaure nécessairement une relation de filiation, comment autoriser les unions homo qui sont nécessairement stériles ? L'enfant d'une lesbienne sera-t-il, en dépit du bon sens, considéré comme l'enfant de la compagne lesbienne ? Cela signifie que des enfants pourront naître sans père, sans même la possibilité de retrouver un jour leur père biologique (test de paternité, recherches à la banque du sperme...). Cela signifie que le sperme est un liquide anodin que l'on peut déconnecter de son "émetteur". Ce cas en tout cas est moins choquant que celui, et l'on y viendra, ne vous faites pas d'illusions, des locations de ventre. Certains enfants seront privés de mère, c'est à dire de cette relation rassurante de continuité entre la vie intra-utérine et la vie de nourrisson. Même aux femmes qui n'allaitent pas, les sages femmes et puericultrices proposent de donner le premier lait, le colostrum, au nourrisson, pour ses nombreuses vertus, notamment le nombre élévés d'anticorps qu'il contient. Là on arrachera les enfants du ventre de leur mère pour les poser sur le sein stérile de son parent 1 ou parent 2. Non content de faire du corps de la femme une couveuse ultra-performante, on dira à l'enfant qu'il n'a pas de mère, et que la femme qui l'a porté l'a abandonné sans scrupule. Des mères qui ne veulent ou ne peuvent élever leur enfant, cela existe, bien sûr. Mais personne ne niera que c'est douloureux pour l'enfant. Dans le cas de la gestation pour autrui, on crée la situation de toutes pièces. On fabrique ce qui est, lors d'un processus naturel, un accident de la vie. On crée du drame, comme s'il n'y en avait pas suffisamment. 

    Mais alors, me direz-vous, quid des enfants qui sont élevés, par un accident de la vie, par une paire de même sexe ? Je vous répondrai que lorsque des lesbiennes se font, au mépris de la loi, inséminer en Belgique, elles font au sens propre un bébé toutes seules, et qu'il faut les traiter comme toutes les mères célibataires. Car c'est ce qu'elles sont. Des mères sans pères. Et lorsqu'un hétéro, père ou mère de famille, devient homo, ses enfants sont toujours le produit de la relation hétéro. Quel statut donner au nouveau conjoint ? La maman 2 sera la "marâtre", comme l'est une femme qui doit élever les enfants d'un premier mariage. Où est la difficulté ? Où est le vide juridique ? 

    Rappelons enfin que le mariage est déjà ouvert à tous. Un homme peut se marier avec n'importe quelle femme, et vice versa. Les lesbiennes choisissent tout simplement de ne pas se marier avec un homme; les gays hommes de ne pas se marier avec une femme. Mais leur homosexualité, que l'on dit non choisie, ne les en empêche pas. Ils peuvent se marier. Ils ne le souhaitent pas, c'est autre chose.

    Moi, par exemple, j'ai toujours voulu épouser ma chatte. Elle est belle, câline, intelligente, et plus fidèle que toutes les femmes qu'il m'ait été donné de rencontrer. Elle m'aime et elle me le dit de mille manières. Elle me fait rire, elle m'émeut, chaque jour je m'attache à elle davantage. Elle m'écoute, elle me comprend, elle sait quand il faut se taire et quand il faut ronronner. La compagne idéale. Je l'aime, quoi. Mais je suis célibataire. Eh oui, je n'ai pas choisi de ne tomber que sur des mégères et de tomber amoureux de ma chatte à la place. Mais je choisis de ne pas me marier avec une mégère. Je ne me sens pas exclu du mariage. Mais comme je n'aime que ma chatte, c'est une institution qui ne me concerne pas. Les homos, comme moi, s'excluent eux mêmes du mariage. Faut-il donc qu'ils nous emmerdent avec leur projet de loi, qui d'ailleurs ne concerne que quelques milliers de paires homos, quelques milliers d'enfants, dans un pays qui compte 65 millions de personnes ? Depuis quand fabrique-t-on des lois pour à peine 1% de la société ? 

    Pour conclure, devant les méthodes de voyou des journalistes, qui traitent d'homophobes des hommes politiques qui expriment leurs opinions (c'est le métier des politiques, quand même!), il faudrait trouver un terme pour les gens favorables à cette parodie de mariage. L'homophobie est un crime puni par la loi dans ce pays, il faut donc trouver quelque chose qui les fasse également passer pour des criminels. Je propose parricides (pour les lesbiennes) et marricides (pour les homos hommes). Si un défenseur de la famille doit être assimilé à un tueur d'homos en puissance, pourquoi un soutien au "mariage" gay ne pourrait-il être traité de tueur de parents biologiques en puissance ? Je vous vois vous esclaffer. Mais quand on dit de Marion Maréchal qu'elle est homophobe, ne dit-on pas qu'elle commet le délit d'homophobie ? Ne l'imagine-t-on pas avoir des envies de meurtre envers les homos ? Ne faisons-nous pas d'elle un assassin en puissance ? Eh oui, dit comme ça, ça devient d'un ridicule achevé. 

      Àquand le manifeste des 343 homophobes? Je signe tout de suite !

    http://rivarol.over-blog.com/

  • Gauche, droite !

    En se cristallisant autour de l’élection présidentielle, la confrontation gauche-droite semble avoir gagné une force et une netteté inégalées. Mais en même temps, dans notre société dominée par l’impératif économique, ce qui distingue la droite de la gauche paraît de plus en plus flou.

    Les discours, le recours aux symboles et le battage médiatique qui leur fait écho continuent d’entretenir le spectacle de l’affrontement. Une fois les boxeurs redescendus du ring, leur gestion politique ne fait plus apparaître que des différences de dosage dans les sévères potions qui nous sont infligées.

    La gauche au pouvoir, ayant pour l’essentiel capitulé devant le libéralisme économique, et à bout de ressources pour se différencier, a dû rechercher de nouveaux territoires d’affrontement. L’écologie ? Mais l’écologisme n’a pas résisté à la crise. Le droit d’ingérence international ? Mais la droite, larguant ses dernières attaches au gaullisme, l’a adopté. Restaient les mœurs, la tradition libertaire. L’homosexualité est vieille comme le monde, mais marier des homosexuels entre eux, Socrate et Platon n’y avaient pas pensé. La gauche le fait. Au nom de l’égalité. Curieusement, Robespierre et Babeuf non plus n’y avaient pas pensé.

    Au milieu de tout cela, quelques esprits pénétrants ont cherché à déceler l’origine et la nature profonde de la distinction droite-gauche. Dans son livre sur Les Gauches françaises (Flammarion, 2012), Jacques Julliard évoque à ce propos le célèbre paradoxe de saint Augustin sur la nature du temps : « Si tu ne me demandes pas ce que c’est, je le sais ; mais si tu me le demandes, je ne le sais plus... » Il faut saluer ici l’effort exceptionnel consenti par Julliard, homme de gauche déclaré, proche de la tradition anarcho-syndicaliste, pour se tenir à sa position d’observateur lucide et tenter de démêler cet écheveau.

    UN CLIVAGE OBSCURE A L’AVENIR INCERTAIN

    Comme date symbolique d’origine de la gauche en France, il retient 1762 : l’année-charnière de la vie de Rousseau qui vit la publication du Contrat social. Ce qu’on rapprochera du mot de Maurras pour qui l’opposition à Rousseau était le « b.a. ba de l’Action française ». On pourrait penser toucher là l’opposition de fond : être de gauche, c’est croire à la souveraineté populaire, expression de la volonté générale. Ce serait, bien sûr, trop simple. [...]

    Christian Tarente - La suite sur Politique Magazine

    http://www.actionfrancaise.net

  • Il faut dissoudre SOS Racisme !

    arnaque-225x300.jpg“Nourrie aux subventions et dons divers, SOS racisme perçut en 2010, 579 000 € de subventions auxquels s’ajoutent les dons à hauteur de 100 000 € pour Pierre Bergé, 72 000 € pour la Fondation Ford et, le bouquet, 348 000 € en 2009 pour le FASILD, association dédiée à l’accueil des migrants qui elle-même vit de subventions… Sans parler des fonds spéciaux du Premier ministre mobilisés pour sauver SOS racisme de la banqueroute. On vous épargnera les détails des démêlés judiciaires, les perquisitions, les fausses factures (affaire C.Discount), les ventes de tableaux à SOS racisme, les gardes à vue, l’intervention de la Bri- gade financière et autres épisodes crapoteux. Pour simplifier, c’est 98% de ses ressources qui pro- viennent de subventions et de dons tandis que les cotisations n’en représentent que 2%.

    En somme, il est demandé aux Français de payer toujours davantage pour se faire soupçonner de racisme et insulter par une organisation qui n’est qu’une, mais non la moindre, courroie de trans- mission du Parti socialiste destinée à recycler des trotskistes en recherche d’emploi, si possible pres-tigieux. La preuve ? Jean-Philippe (Harlem) Désir, promu aux fonctions de secrétaire général du parti en question dont l’ancien locataire est devenu… Président de la république. Le tremplin semble puissant, c’est le moins qu’on puisse dire. Il n’est que temps de dissoudre cette coûteuse officine hostile à la France française. ” Lire le tract dans son intégralité.

    http://fr.altermedia.info

  • Polémia a dix ans ! (entretien avec Jean-Yves Le Gallou)

    En décembre 2002, Jean-Yves Le Gallou créait l’association loi 1901 pour une Fondation Polémia afin d’investir un domaine souvent laissé en jachère, celui des idées et de la métapolitique. Très vite, l’association s’est dotée d’un médium remarquable, Polémia (www.polemia.com) qui fait partie des sites de l’Hexagone les plus consultés.

     

    Europe Maxima revient avec son président – fondateur sur cette première décennie riche en activités variées.

     

    Europe Maxima : Polémia a dix ans. Pouvez-vous nous rappeler les raisons de sa création ?

     

    Jean-Yves Le Gallou : À l’aube du XXIe siècle, nous avons été quelques-uns à penser qu’il fallait engager de nouvelles formes d’action et de réflexion. Avec une idée-force : occuper l’espace Internet. Ce que Polémia fait pleinement aujourd’hui sur le terrain de la réflexion et de la réinformation. L’idée était de contourner les médias classiques

    Nous avions une seconde intuition : que de nouvelles lignes de fractures idéologiques et politiques allaient apparaître et qu’il fallait anticiper ce mouvement. Cette intuition s’est avérée juste : il est clair, par exemple, que nous avons des convergences avec des laïcs et des protectionnistes venus de la gauche. Et que les plus lucides – ou les plus courageux – de ces hommes et de ces femmes-là acceptent et assument ces convergences. De même que nous reconnaissons qu’il peut y avoir des choses justes dans certaines intuitions économiques et sociales de la gauche. Pour notre part, tout ce qui est dissident est nôtre ! Il est dans la vocation de Polémia de réhabiliter la fructueuse opposition des contraires.

     

    E.M. : Lors de la fondation de Polémia, vous souhaitiez vous adresser aux « jeunes guerriers économiques ». Ont-ils répondu à votre appel ?

     

    J.-Y.L.G. : Je sens percer une pointe d’ironie dans votre question ! Bien à tort ! La guerre économique fait partie des réalités de ce monde. Et les jeunes guerriers économiques ont nourri notre réflexion sur l’utilisation d’Internet, sur le patriotisme économique, sur le protectionnisme raisonnable, notamment.

    Ceci étant, c’est vrai que, s’ils ne sont pas « à leur compte », à la tête de P.M.E., plus ou moins grandes, les jeunes guerriers économiques risquent de devenir la chair à canons du Grand Capital.

     

    E.M. : En dix ans, Polémia se caractérise par un formidable activisme culturel (« Journées de la réinformation », soirées annuelles des « Bobards d’Or », Observatoire des journalistes et de l’information, conférences informelles et irrégulières, le mardi soir, avec un spécialiste, parution en ligne et en format – papier de fascicules, théorisation du « gramscisme technologique », etc.) qui vous vaut des articles et des reportages de la part de la « grosse presse » officielle. Quel premier bilan en tirez-vous ?

     

    J.-Y.L.G. : Polémia remplit trois fonctions : incubateur d’idées, encyclopédie politiquement incorrecte, et avant-garde combattante

    Comme incubateurs d’idées, nous avons été parmi les premiers à tracer les contours de ce qu’il faut bien appeler l’islamisation; les premiers aussi à tirer la sonnette d’alarme sur le halal; nous avons propagé la critique de la super-classe mondiale. Notre travail sur la novlangue s’est largement diffusé. Et le concept de réinformation, popularisé sur Radio Courtoisie, est un outil de travail pour de nombreux blogues.

    Comme encyclopédie politiquement incorrecte, notre site met plusieurs milliers de textes à la disposition de qui le veut : hommes politiques, journalistes, étudiants, blogueurs, hommes de pensée. Nos textes – créations originales de Polémia ou repris sur la toile – sont toujours bien référencés et offrent des analyses dissidentes en économie, politique, géopolitique ou sociologie.

    Comme avant-garde combattante, nous avons théorisé et mis en pratique la critique des médias. Jusqu’ici, ils étaient intouchables. Tout le monde les ménageait en cédant à leur chantage : « si vous nous critiquez, nous ne parlerons plus de vous ». À Polémia, pas de langue de bois, ni de langue de coton sur les médias. Mais le dur langage de la vérité et de la radicalité. Pour nous, les médias sont le premier pouvoir, le pouvoir sur les esprits. Il faut donc les attaquer. La fleur au fusil mais … sans gants blancs.

     

    E.M. : Le Monde du 20 juillet 2012 évoque les « mécènes » de Terra Nova, ce « laboratoire d’idées » mondialiste de feu Olivier Ferrand, proche du P.S. On y trouve Areva, Air France, Microsoft, la S.N.C.F. Sont-ils aussi les généreux donateurs de Polémia ?

     

    J.-Y.L.G. : Ne confondons pas les prostitués intellectuels, mercenaires de l’oligarchie mondiale et les forces européennes libres. Nous ne recevons pas un sou des grandes entreprises, ni de personnes fortunées.

    Notre modèle économique n’est pas marchand, c’est celui de la gratuité et de la générosité. Gratuité pour les travaux de nos contributeurs intellectuels, tous bénévoles comme notre webmestre. Générosité de nos donateurs qui financent nos manifestations publiques, selon leurs moyens, à hauteur de 30, 50, 100 ou 300 €. Un compte Paypal est ouvert sur notre site.

     

    E.M. : Quand on écoute vos détracteurs, on a l’impression qu’en dépit de moyens financiers assez faibles, Polémia serait devenue le navire-amiral de la « fachosphère » ou de la « réacosphère » qu’il serait plus approprié d’appeler la « réinfosphère ». Seriez-vous donc le chef d’orchestre d’une « Toile sombre » ?

     

    J.-Y.L.G. : Ne tombez pas dans une vision conspirationniste et ne reprenez pas à votre compte la terminologie des médias de l’oligarchie ! En fait, tout ce qui est politiquement incorrect est nôtre. Polémia n’a pas d’ennemis chez ceux qui portent la pensée dissidente. Notre démarche est nexialiste : nous travaillons à faire se rencontrer tous les hommes de bonne volonté à condition qu’ils pensent autrement que les oligarchies dominantes.

     

    E.M. : Réfléchir & Agir (n° 31, hiver 2009) vous qualifie de « plus talentueux de la mouvance des “ nationaux-libéraux ” ». Entre la liberté et l’identité, laquelle est à vos yeux la plus importante ?

     

    J.-Y.L.G. : Liberté et identité sont indissociables. Un peuple qui perd sa liberté perd son identité. La preuve : la folle immigration des années Pompidou a vu le vote de la loi « antiraciste » Pleven (1972), précisément pour interdire tout débat sur l’immigration et l’identité française. Et quand la situation s’est aggravée les partis au pouvoir ont multiplié les lois liberticides : Fabius – Gayssot (1990), Toubon (1994), Taubira (2001). Le préalable à la reconquête de notre identité, c’est l’abrogation de toutes ces lois scélérates.

     

    E.M. : D’après nos renseignements, le premier trimestre 2013 verrait la parution sous votre signature de La tyrannie médiatique (Les assassins de l’information). S’agit-il d’une compilation des brochures éditées par Polémia et de textes mis en ligne ou d’un nouvel essai inédit ?

     

    J.-Y.L.G. : La tyrannie médiatique (Les assassins de l’information) paraîtra en février 2013. C’est un essai nourri de faits précis bien sûr rassembles dans les travaux de Polémia. C’est aussi et surtout une théorie sur les médias qui fonctionnent sur l’alliance du Grand Capital et du gauchisme de salle de rédaction.

    J’y démontre que journaux, radios, télévisions ne sont ni indépendants, ni libres. Car ils subissent la loi d’airain des banques et des financiers. Ils sont tenus en laisse par la publicité. Ils sont prisonniers des préjugés de la caste journalistique.

    « Tout ce qui est politiquement correct est nôtre » : telle est l’idéologie du pouvoir médiatique. Un cocktail de capitalisme triomphant et d’esprit de mai 1968. Vous mélangez le laisser-fairisme libre-échangiste du Financial Times et la rupture sociétale façon Libération et vous atteignez le point G de l’extase médiatique : ouverture des frontières, rupture des traditions, « antiracisme » et « mariage gay », voilà le credo.

    Les médias n’informent pas : ils éduquent, ils rééduquent, ils conditionnent. La désinformation, la novlangue, la censure, la diabolisation et le bobard sont leurs instruments.

    Le livre trace aussi les voies du renversement de cette tyrannie des temps modernes.

     

    E.M. : N’est-ce pas paradoxal que l’auteur du Défi gaulois soit édité par un fervent admirateur de Rome ?

     

    J.-Y.L.G. : Mon cœur bat à Brocéliande mais aussi à Delphes et sur le Forum romain. Et il y a de bien belles choses au musée du Vatican et à la chapelle Sixtine. Tout l’héritage européen est mien.

    D’un point de vue plus pragmatique, je suis reconnaissant à Benoît Mancheron, de Via Romana, d’avoir fait un vrai travail d’éditeur et de m’avoir poussé à écrire ce nouveau livre.

     

    E.M. : En attendant de célébrer les vingt ans de Polémia en 2022, quels sont vos projets pour la décennie qui commence ?

     

    J.-Y.L.G. : Contribuer à la chute du mur de la désinformation préalable à tout changement. Et continuer à nourrir la pensée alternative.

    Propos recueillis par Georges Feltin-Tracol. http://www.europemaxima.com/

  • « La France au risque de l'islam » de Thierry Bouclier

    Il y a tout juste un an, Polémia publiait un dossier présentant la traduction française du livre de Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux, aux éditions Le Toucan. Comme on pouvait le redouter, l’ouvrage, s’il avait connu un franc succès aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, est resté en France très confidentiel. La question posée par Caldwell était trop simple : la progression fulgurante de l’immigration en Europe n’empêchera-t-elle pas les Européens de conserver leur civilisation ?
    Pour Thierry Bouclier, avocat à la cour, la question est un peu différente : une certaine forme d'islamisation est-elle en train de gagner la société française ? Il a enquêté, recueilli des témoignages, exploré les textes législatifs, pour conclure au constat d’une société française qui se transforme pas à pas. Eric Delcroix, également juriste, grand pourfendeur des lois liberticides, présente le livre de son ancien confrère en invitant les lecteurs de Polémia à lire et à faite lire La France au risque de l’islam, « avant qu’un matin, au lever du soleil, le muezzin ne s’éveille ».
    Polémia
     

    Publié à la fin de l’été dernier, La France au risque de l’islam, livre de Thierry Bouclier, tranche quelque peu avec les livres français récents contre l’islamisation de la France. Ici, l’auteur ne se laisse pas aller à dénoncer sottement le prétendu « fascisme vert » emprunté au lexique marxiste. T. Bouclier nous met en garde, de la façon la plus circonstanciée, contre les capitulations de la République française face à l’islam, contre la mise en conformité de la première aux règles de la seconde, c’est-à-dire par l’introduction subreptice de la charia, abdiquant notre identité. Certes, il lui faut faire attention face à un sujet sacralisé par la République qui a fait, depuis la loi Pleven (1972), de l’islamophobie un délit. Mais La France au risque de l’islam se présente comme un état des lieux qui devrait éviter à son auteur la correctionnelle…

     

    Thierry Bouclier met en ordre des faits – le fait et le droit – qui montrent au lecteur, insuffisamment au courant des arcanes de la vie publique, combien les politiciens de la droite parlementaire sont en phase avec ceux de la gauche pour mettre nos lois et règlements en conformité avec l’islam. Utiles rappels de Nicolas Sarkozy, premier président de la République ayant participé à un repas de rupture du jeûne du ramadan (iftar), François Fillion, premier ministre, inaugurant la mosquée géante d’Argenteuil ou Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, se déguisant en grand Mamamouchi pour inaugurer celle de Clermont-Ferrand. Quant à la gauche, elle achève de démontrer par l’action qu’elle est historiquement anticatholique, mais nullement fermée aux autres religions, aucune superstition exotique ne rebutant son ouverture à « l’altérité ».

     

    Le « Printemps arabe », c’est ici et maintenant

     

    Il est vrai que les magistrats sont à l’unisson de la décadence, depuis l’arrêt Montcho (Conseil d'Etat, 11 juillet 1980) qui a reconnu la polygamie comme source légitime de droit. On sait aussi ce qu’il en a été des condamnations de la courageuse Brigitte Bardot pour sa lutte contre la sauvagerie de l’abattage halal, lequel rapporte plus de 150 millions d’euros de taxes religieuses à l’islam (alors que l'Eglise est privée de la dîme depuis 1789) et ce pour des viandes dont plus des 2/3 sont imposées, à leur insu, à l’ensemble des consommateurs. Un arrêt de la Cour administrative d’appel de Lyon du 17 juillet 2007 a même reconnu la kalafa, sorte d’adoption islamique révocable, apparemment tout comme le Conseil général et la Caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis. Le « Printemps arabe », cher à notre classe politique, c’est ici et maintenant…

     

    La loi de 1905 a été vidée de sa substance : d’une part, par l’ordonnance du 21 avril 2006 (merci à la droite !) sur les baux emphytéotiques : désormais les collectivités publiques peuvent aider à la construction de mosquées ; d’autre part, par cinq arrêts du Conseil d'Etat en date du 19 juillet 2011, l’ « intérêt public local » ouvre des perspectives illimitées à l’islamisation, jusque dans ses mœurs les plus primitives. Et l’auteur de conclure : « Le débat sur la réforme de la loi de 1905 est obsolète. »

     

    La bienveillance masochiste de l'Eglise

     

    Nos politiciens et nos magistrats affectent, avec une hypocrisie consommée, comme le remarque Thierry Bouclier, de considérer, belle langue de bois, que nous connaissons des problèmes liés aux religions en général, alors que les seules difficultés résident dans l’islam et lui seul. Remarquez que l'Eglise, tournée fille facile, n’y voit plus rien à redire, poussant la bienveillance masochiste jusqu’à former les imams… à l’Institut catholique de Paris – « la Catho » ! – et les élèves des écoles catholiques vont à la mosquée recevoir des leçons de tolérance. Thierry Bouclier remarque à bon escient à cet égard : « Il est peu probable que les directeurs d’établissement catholique et les professeurs qui y enseignent, quasi tous laïcs, aient une connaissance approfondie des évangiles et de la doctrine de l'Eglise. En revanche, après avoir lu le dossier que le secrétariat de l’enseignement catholique leur a préparé, ils seront imbattables sur l’islam. »

     

    Sous l’égide des droits de l’homme, le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, a pu dire au sujet des cantines scolaires : « Nous servons de la viande halale par respect pour la diversité, mais pas de poisson [le vendredi] par respect de la laïcité » ! Sous l’égide des droits de l’homme veule, préfets et justice interdisent la soupe au cochon parce que haram (illicite) pour les SDF, mais laissent distribuer la chorba, la soupe halale…

     

    Thierry Bouclier nous met en garde : « Un bilan des quelques années qui ont vu la substance du pays modifiée davantage qu’en plusieurs siècles d’Histoire … avant qu’un matin, au lever du soleil, le muezzin ne s’éveille ». A lire, à faire lire.

     

    Eric Delcroix http://www.polemia.com
    7/12/2012

     

    Thierry Bouclier, La France au risque de l’islam, Editions Via Romana /Rémi Perrin, septembre 2012, 186 pages.

  • Témoignage d’un prof de français : « Le niveau baisse inexorablement »

    Loys Bonod, 37 ans, est professeur de français, certifié de lettres classiques. Il enseigne depuis quatorze ans, dont huit ans dans plusieurs collèges de ZEP, des Mureaux à Sarcelles. Répondant à l’interview d’une blogueuse, son jugement est sans appel. Extraits :

    « Ces derniers [les élèves] ont besoin de cadres clairs et rassurants« .

    « L’orthographe et la grammaire sont aujourd’hui réduites à la portion congrue. Et pourtant, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement… A ce sujet, les élèves ne font que trop peu d’exercices répétitifs, pourtant nécessaires car structurants« .

    « Evidemment, face à la baisse inexorable du niveau, il a fallu diminuer considérablement les exigences (sujets simplifiés, consignes de notation complaisantes…). Résultats : on est obligé aujourd’hui de fournir des formations de français à des étudiants ou des salariés qui savent à peine lire ou écrire« .

    « Autre constat : la diminution dramatique des horaires en français. [...] Sur l’ensemble d’une scolarité, on a ainsi perdu trois ou quatre années de français. Un élève de troisième a maintenant le niveau d’un élève de CM2 des années 70 ou 80 ! Les dictées du brevet correspondent à un niveau de primaire« .

    « En rejetant tout ce qui pouvait présenter trop de difficultés, on a privilégié la notion de plaisir dans les nouveaux programmes. Cela a pu sembler une bonne idée sur le papier. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Au collège, on invite à étudier des œuvres de jeunesse, assez pauvres au niveau littéraire. Résultat : les élèves ne sont plus familiarisés avec les textes classiques, leur syntaxe élaborée et leur vocabulaire riche et nuancé« .

    Hé oui, en relâchant les exigences de la langue française, on ne met plus à la disposition des élèves les outils pour penser. Faute de syntaxe, les jeunes français ne savent plus structurer ni organiser leur pensée. Faute de vocabulaire, ils ne savent plus l’expliciter et peinent à l’exprimer…

    http://www.contre-info.com/

  • L'ecole laïque, source d' abrutissement, de perversion et de désordre social.

    Des réformes que veut mettre en œuvre Vincent Peillon, le grand public retient surtout, parce que les gros médias y mettent l’accent, qu’elles portent sur les « rythmes scolaires » ; que les parents, pas plus que les professeurs, ne les acceptent en l’état ; et qu’il va lui falloir négocier dur pour parvenir à imposer ses vues d’ici à 2012. Mais tout cela reste du domaine matériel et de l’organisation, même si le caractère monolithique des changements envisagés est bien symptomatique de l’un des grands maux de l’Education nationale : le refus de laisser le choix aux parents de choisir un établissement, des méthodes, des rythmes qui conviennent le mieux à leurs convictions et à ces enfants de chair et d’os qui sont les siens.

    Mais le plus grave est ailleurs. Le ministre de l’Education, grand connaisseur de Jean Jaurès et de Ferdinand Buisson, grand promoteur de la laïcité, a multiplié ces derniers jours les initiatives et discours montrant le rôle idéologique qu’il veut confier à « son » école, outil de propagande et d’endoctrinement.

    Ainsi a-t-il promis de faire entrer l’enseignement de l’Economie sociale et solidaire. C’était jeudi, lors du Salon de l’Education co-organisé avec la Ligue de l’Enseignement, que flanqué de Benoît Hamon, il annonçait un « accord-cadre » en voie de signature avec l’association ESPER (association Economie sociale partenaire de l’Ecole de la République) qui entend jouer un rôle « dans les enseignements de la maternelle à l’université ». Vincent Peillon s’en est réjoui « au nom des valeurs humanistes qui sont les siennes », parce que cela va ajouter les « valeurs » de l’ESS à l’économie.

    Et si les enfants apprenaient d’abord à lire et à écrire ? Si on leur apprenait qu’un chef d’entreprise qui réussit peut faire autant et plus pour la société, dans son ordre, qu’une association – financée par des fonds publics de préférence pris sur la richesse créée – qui sous-paye ses employés et dont la « valeur » est toujours fonction de ses objectifs et de la manière de les atteindre (ou non) ?

    Lire et écrire ? Sans doute. Mais Vincent Peillon veut d’abord que les enfants du CP apprennent une langue étrangère, ce sera « obligatoire », a-t-il annoncé, aux termes de la loi cadre qui sera votée début 2012. Foi de polyglotte, il n’y a rien de pire que d’apprendre une langue étrangère de manière scolaire à cet âge-là, avec des professeurs médiocres et alors qu’on ne maîtrise pas la lecture et l’écriture de sa propre langue. Ce n’est pas la bonne « fenêtre ». A moins que ce soit en immersion totale dans une classe de petits Anglais, par exemple. Remarquez, on pourrait imaginer l’immersion d’un petit Français de souche dans une classe arabophone et voir s’il maîtrise l’arabe en fin d’année… mais je m’égare.

    Economie solidaire à la sauce socialiste, la confusion des langues dès le CP, cela ne suffit évidemment pas à vous créer une société certifiée conforme aux rêves de Vincent Peillon. Avec Aurélie Filipetti, ministre de la Culture, il a également annoncé la semaine dernière la mise en place dès la prochaine rentrée d’un « parcours d’éducation artistique et culturelle » tout au long de la vie scolaire, dans le temps pré-scolaire, scolaire, para-scolaire et de préférence en impliquant toutes les générations pour « permettre à tous les jeunes, sur tous les territoires, d’accéder à l’art et à la culture de la petite enfance à l’université ».

    Louable objectif. A lire les textes ministériels de part et d’autres, on se trouve confronté à des textes lourds et vides de sens, multipliant les mots creux et les poncifs, sans comprendre rien de ce qui sera concrètement inculqué aux enfants. C’est une « démarche partenariale », rassurez-vous, avec les « collectivités locales », qui saura privilégier les « zones urbaines sensibles et les zones rurales ».

    On peut suppléer aisément au manque de précision des promesses de Vincent Peillon et d’Aurélie Filipetti en regardant ce qui se fait déjà : la promotion d’une littérature enfantine désespérante et le choix quasi systématique de l’« art contemporain », puisque le ministère de la Culture en fait bien ses priorités.

    On notera d’ailleurs que le comité de pilotage de la consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle, installé la semaine dernière par Mme Filipetti, aura à sa tête Marie Desplechin. Que souhaite celle-ci pour l’école ? Qu’on en finisse avec l’enseignement de l’orthographe et de la grammaire – la structure et l’intelligence de la langue – pour laisser place à la créativité… Les autres membres du comité ne sont pas précisément des « réactionnaires ».

    On en oublierait presque la « morale laïque », qui fera pourtant son entrée dans les écoles en 2015. Dimanche, Peillon a jugé « inacceptable » que des enfants refusent l’enseignement de « théories scientifiques » au nom de la religion. L’évolution, donc, mais aussi l’idéologie du genre et l’incitation à la débauche qui est à la base de « l’éducation sexuelle », et demain, l’égale valeur et dignité du mariage « hétéro » et du « mariage » homo. 

    JEANNE SMITS

  • L’automobiliste, souffre-douleur de leur République !

     Le ministère de l’Intérieur a annoncé il y a quelques jours que douze millions de points ont été retirés en France en 2011, soit une augmentation de plus de 19 % par rapport à 2010, un chiffre record ! Jamais depuis la création du permis à points il y a tout juste vingt ans, en 1992, on n’avait connu une telle situation. Ce sont les excès de vitesse qui constituent, et de très loin, la première infraction. 5 660 403 contraventions (78 % du total des infractions, + 13,56 % par rapport à 2010) ont ainsi été infligées à des automobilistes qui sont de plus en plus le souffre-douleur et la vache-à-lait de la République. Par ailleurs, près de cent mille personnes (85 067 exactement) se sont vu retirer tous les points de leur permis, perdant ainsi le droit de conduire leur véhicule. Cette situation est ubuesque : en effet les personnes qui, du fait de leurs obligations professionnelles ou familiales, doivent prendre quotidiennement la voiture s’exposent à perdre rapidement des points de leur permis. L’expérience prouve en effet que, même en faisant attention, en restant vigilant, il est quasiment impossible de ne jamais dépasser les vitesses légales autorisées, sauf à avoir toujours les yeux sur le compteur, ce qui est d’ailleurs dangereux. Par cette loi détestable l’on transforme d’honnêtes citoyens en délinquants puisque désormais un nombre grandissant d’automobilistes qui ont perdu tout leur capital de points, la peur au ventre, prennent le risque de conduire sans permis en poche parce que c’est pour eux une nécessité vitale. On en arrive à des situations potentiellement dramatiques car si ces personnes ont un accident de circulation leur assurance refusera de les prendre en charge car elles roulent sans le précieux sésame rose.

    Chacun le voit, cette traque chaque jour renforcée de l’automobiliste (on annonce sans cesse des radars supplémentaires tant fixes que mobiles et de plus en plus sont installés sur les feux rouges) est un moyen pour les gouvernements successifs d’amasser facilement des fonds en pressurant les citoyens. Ce que le régime ne prend pas dans la poche des contribuables par le biais des contributions directes et indirectes, des impôts nationaux et locaux, il le prélève par le biais d’amendes dont le montant est de plus en plus exorbitant. Lorsqu’il faut payer 90 ou 135 euros pour un petit excès de vitesse ou l’oubli du port de la ceinture de sécurité, cela crée pour les personnes ayant des ressources modestes, un budget serré, des emprunts à rembourser une situation dramatique.

    http://fn56.hautetfort.com/