
Les chiffres hallucinants de la fraude aux prestations sociales
Après son audition, ce mardi 3 mars, par la commission d’enquête parlementaire sur la fraude aux prestations sociales, le magistrat Charles Parts revient sur son enquête au micro de Boulevard Voltaire.
Il apporte des précisions sur cette immense fraude qui s’élève à des centaines de millions d’euros, en raison du surnombre d’étrangers immatriculés dont on ne peut contrôler l’existence réelle. Il estime qu’« à l’heure où on réforme les retraites, on devrait prendre l’argent dans la poche des voleurs plutôt que dans celle des contribuables français ».



Ainsi, nous y sommes : le premier ministre qui, en d’autres temps (ceux de son opposition au pouvoir hollandiste), dénonçait le recours gouvernemental à l’article 49.3, en use à son tour, non pour faire taire une quelconque contestation au cœur de sa majorité parlementaire (ce qui, en somme, était l’argument rituel d’usage de ce fameux article), mais pour contourner les débats parlementaires et, surtout, abréger le temps qui leur était nécessaire, selon les us et coutumes de la démocratie représentative. Le gouvernement n’a jamais caché qu’il entendait en finir avec la première lecture de la réforme des retraites avant les élections municipales qui, si l’on en croit les études d’opinion, s’annoncent piteuses pour le parti présidentiel : et la cause est entendue, à défaut que ce soit les syndicats ou les professions organisées comme celle des avocats, plus que sceptiques à l’égard d’une loi spoliatrice de leur caisse autonome de retraites, véritable « patrimoine corporatif ».

